Eko des garrigues

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Eko Des Garrigues
Description de l'image Ekodesgarrigues.gif.
Présentation
Pays Drapeau de la France France
Siège social

BP 5555
34070 Montpellier Cedex 03

France
Slogan L'unique alternative aux radios soupes !!
Langue Français
Site Web www.ekodesgarrigues.com
Historique
Création 1975
Diffusion
AM  Non
FM  Oui
RDS  Oui
Numérique  Non
Streaming  Oui

L'Eko des Garrigues est une radio associative non commerciale française de catégorie A. Alternative, d'avant-garde, elle est née dans l'Hérault et diffuse sur Montpellier, Nîmes, Sète et la région[Laquelle ?] depuis 1975.

Au menu, un cocktail musical explosif aux proportions variables de furia latine, de violence binaire et de mélancolie de synthèse mais aussi des spécialités régionales où les mouvances actuelles et les horizons nouveaux font leurs entrées.[Quoi ?] Rock, punk, alternatif, techno, musiques électroniques et expérimentales, mais aussi des musiques d'Afrique du Nord et du monde entier.

Un peu d'histoire[modifier | modifier le code]

L'Eko des Garrigues, pirate de 1975 à 1981, associative depuis 1977, diffuse depuis la garrigue et sous la menace des autorités, des heures et des heures de programmes alternatifs enregistrés via des émetteurs portables et mobiles de fabrication maison.

Les autorités devenant plus menaçantes elle crée le GRRRRR, le groupe résolu à réémettre en rafale les radios radiées, qui aura l'occasion de diffuser les radios de la région dont le matériel a été confisqué ou qui n'en avaient pas, comme Radio Fil à Soi (Alès), Radio Occitania (Toulouse), Radio Saint-Affrique (Aveyron), Radio Soleil (radio verte de Montpellier), Radio Clapas (Montpellier) et même Radio Fil Bleu. Elle est la première à émettre sans discontinuer dès l'avènement de Mitterrand en mai 1981, depuis Montpellier. Résolument anti-commerciale, elle émet depuis sans qu'aucune publicité n'ait jamais pollué ses programmes.

L'avant-garde[modifier | modifier le code]

Associative, alternative, curieuse, attachée à la Méditerranée et la région, elle bouleverse les codes musicaux, le ton si 'radio', si fade, si insipide des stations locales de Radio France, des radios commerciales, des réseaux et de bien d'autres encore aujourd'hui. Elle diffuse de suite les créateurs régionaux, les groupes indépendants, le rock-pop-punk bouillonnant de la 'movida' espagnole en 1982, la musique électronique en 1987… Elle aide aussi les groupes de la région en éditant plusieurs compilations vinyles, LP et singles, ainsi que des cassettes, une première régionale à l'époque. Elle crée en 86 un mensuel gratuit, La Coca International, l'agenda des musiques, des arts de rue, des festivals, de Bordeaux à Nice, distribué dans les bars et salles de concerts. Elle invente le concept des semaines radiophoniques à thème où tous les programmes de la station déclinent un sujet, chacun à sa façon. Première radio languedocienne à être diffusée sur le net, première à l'être à partir de systèmes informatiques libres, open source, elle utilise aujourd'hui tous les formats de diffusion, le streaming MP3, le système participatif PeerCast (en) et aussi le format ouvert Ogg Vorbis.

Moments choisis[modifier | modifier le code]

L'Eko, toujours très moqueuse, en un moment inoubliable, enterre définitivement le rock en 93 en invitant chaque visiteur à avouer ses méfaits dans un confessional dressé pour l'occasion à l'entrée des États Généraux du Rock sur le Peyrou de Montpellier.

L'Eko des Garrigues pour ses 10 ans, devant la mégalomanie du maire de Montpellier initiateur du quartier Antigone qui prévoit l'arrivée de la mer située à 10 kilomètres par le minuscule Lez, procède à la cérémonie du jet de sardines Media:eko-jet-de-sardines-1987.ogg devant l'hôtel de région du même quartier.

L'Eko ouvre ses antennes toutes les nuits de 94 aux EkoMobiles, sortes de free-parties teknotes, et invite les auditeurs à se réunir dans la nature pour danser ensemble autour d'un feu par exemple, en écoute collective.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Plus que jamais l'Eko se veut être une radio de découverte. Défricher, chercher des artistes qui titillent l'oreille… elle fonctionne beaucoup aux coups de cœur, à la passion. Passion de la radio, de la musique, des arts en général. La programmation est tournée vers les musiques électroniques, industrielles, expérimentales, pop-rock, post-rock, punk, hardcore… Le tout animé par une équipe de bénévoles engagés et enragés. L'Eko ouvre ses ondes aux associations, aux structures, aux groupes, dans les domaines culturels, sociaux, à ceux qui n'ont pas toujours l'occasion d'avoir un relais médiatique. L'Eko invite aussi sur ses ondes et dans ses locaux artistes et performers qui peuvent s'exprimer en direct. On citera par exemple Les Dandy-Freaks ( St Etienne ), Arnaud Michniak ( Toulouse ) L'Eko propose des musiques que l'on entend pas ou quasiment pas en radio, c'est le cas de la techno hardcore par exemple : Réalisation d'une nuit hardcore drum & bass le vendredi 4 avril 2008. Une part non négligeable de l'antenne est consacrée à la poésie sonore ( Chambre d'Eko ). En plus d'aider à la création à travers des résidences dans ses locaux, depuis 2009, l'Eko participe à la Journée de la Création Radiophonique en diffusant des pièces sonores non-stop de 0 à 24h : Preuve de l'audace sonore, une nuit entière consacrée au compositeur de musique électroacoustique Bernard Parmegiani s'est déroulée le 13 juillet 2009 pendant plus de treize heures.

Chaque jour, le combat continue, l'Eko demeure sans compromis et dans le dossier "Les Trente ans de la FM" de l'hebdomadaire Telerama n° 3204 du 8 juin 2011, l'unique alternative aux radios soupes figurait dans un top 10 très subjectif des radios qui avaient conservé un peu de l'esprit "radios libres".

Fréquences[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]