Repas gastronomique des Français

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Le repas gastronomique des Français *
UNESCO-ICH-blue.svg Patrimoine culturel immatériel
Le repas des canotiers, Auguste Renoir, 1881
Le repas des canotiers, Auguste Renoir, 1881
Pays Drapeau de la France France
Liste Liste représentative
Fiche 00437
Année d’inscription 2010
* Descriptif officiel UNESCO

Le repas gastronomique des Français *
UNESCO-ICH-blue.svg Inventaire du patrimoine culturel
immatériel en France
Domaines Savoir-faire
Pratiques festives
Lieu d'inventaire France
* Descriptif officiel Ministère de la Culture (France)

Le repas gastronomique des Français[1] est l’une des premières traditions culinaires enregistrées sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité[2]. À travers cette inscription, le 16 novembre 2010, la spécificité du repas français a été reconnue, au même titre que de nombreuses traditions sociales et culinaires dans le monde : la cuisine mexicaine[3], la diète méditerranéenne[4], le Washoku[5] (tradition culinaire des Japonais), et plus récemment (2017) l’art du pizzaiolo napolitain[6].

Définition[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cuisine française.

Le repas gastronomique des Français, tel que retenu par Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel se définit comme : « une pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes, tels que naissances, mariages, anniversaires, succès et retrouvailles. Il s’agit d’un repas festif dont les convives pratiquent, pour cette occasion, l’art du « bien manger » et du « bien boire[7] ». »

Banquet de mariage, 1921

Les mets et vins s’adaptent aux occasions et terroirs : repas de famille, entre amis, produits locaux, produits plus nobles, etc. Le repas gastronomique implique une préparation (choix des recettes, recette de chef, recette de famille, etc.) ainsi que qu’un rituel dans la présentation de la table et la dégustation des plats qui le différencie du repas quotidien.

Éléments constitutifs[modifier | modifier le code]

Le repas gastronomique des Français inclut :

-       le choix attentif des mets parmi un corpus de recettes qui ne cesse de s’enrichir ;

-       l’achat de bons produits, de préférence locaux, dont les saveurs s’accordent bien ensemble ;

Le vin, élément essentiel du repas gastronomique des Français

-       le mariage entre mets et vins ;

Le soin qu'attribuent les Français à une table bien décorée

-       la décoration de la table ;

- la conversation ou discours gastronomique[8] ».

Le schéma du repas est également bien défini et se déroule selon un ordre structuré (entrée, poisson et ou viande, fromages, desserts), qui privilégie la gradation des saveurs. Le Comité souligne que la convivialité et le partage sont au cœur du repas gastronomique des Français et que « le patrimoine culturel immatériel ne peut être patrimoine que lorsqu’il est reconnu comme tel par les communautés, groupes et individus qui le créent, l’entretiennent et le transmettent[9]". L'UNESCO reconnaît que « des personnes reconnues comme étant des gastronomes[7] », c'est-à-dire connaissant les traditions culinaires françaises, transmettent aux nouvelles générations ces traditions et en préservent la mémoire.

Notion de patrimoine culturel immatériel[modifier | modifier le code]

L’inscription du repas gastronomique des Français témoigne de l’évolution de la définition de patrimoine culturel protégé par l’UNESCO. Comme le rappelle l’agence onusienne, « ce que l’on entend par patrimoine culturel a changé de manière considérable au cours des dernières décennies[9] » et va bien au-delà des monuments et collections d’objets.

Il comprend ainsi « les traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel[9]. » Cette évolution s’est traduite par l’adoption en 2003 de la Convention pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel[10] (PCI) dont l’article 2 propose une définition large du patrimoine culturel immatériel, qui se manifeste notamment dans les domaines suivants :

(a) les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ;

(b) les arts du spectacle ;

(c) les pratiques sociales, rituels et événements festifs ;

(d) les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ;

(e) les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel. »

Inscription UNESCO[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

- 2003 : Adoption de la Convention pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel -       2006 : Ratification de la Convention par la France.

- 24 novembre 2006 : Francis Chevrier, directeur de l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation (IEHCA) propose, lors d’une conférence de presse à Tours, l’idée d’une candidature visant à faire reconnaître par l’UNESCO un élément du patrimoine gastronomique de la France.

- 5 Février 2008 : création de la Mission Française du Patrimoine et des cultures Alimentaires[11] (MFPCA).

- 23 février 2008 : discours du Président de la République Nicolas Sarkozy au Salon de l’agriculture annonçant la candidature française[12].

- 1er avril 2008 : Francis Chevrier publie dans la presse une tribune qui marque le lancement de la candidature française[13].

- 16 novembre 2010 : inscription du repas gastronomique des Français sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel[1].

Genèse de la candidature[modifier | modifier le code]

Le projet d’inscription du repas gastronomique des français au PCI est initié par l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation (IEHCA) de Tours[14]. Afin d’obtenir un appui officiel, l’Institut mène des actions de sensibilisation auprès de la classe politique[15],[16]. Il reçoit le soutien public de Nicolas Sarkozy, lors sa première visite officielle au salon de l’Agriculture en qualité de Président de la République.

Logo Repas Gastronomique des Français

En février 2008, est créée la Mission Française du Patrimoine et des Cultures Alimentaires sous forme d’association loi 1901. Présidée par Jean-Robert Pitte et dirigée par Pierre Sanner, elle est chargée de mener à bien le projet, en étroite concertation avec le gouvernement et notamment les ministères de l’Agriculture et de la Culture.

Dans le même temps, l’historienne Julia Csergo est mise à disposition par le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche afin de coordonner l’élaboration scientifique du dossier de candidature. Entre 2008 et 2010, un grand nombre d’événements sont organisés dans le cadre de la candidature (journées d’étude, rencontres, colloques[17]). Grâce à la mobilisation française, le 16 novembre 2010, le comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel réuni à Nairobi[18] décide d’inscrire le repas gastronomique des Français sur la liste du patrimoine culturel immatériel. Afin de remplir les conditions d’inscription (critère n°5[19]), il est inscrit la même année à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France[20].

Dossier de candidature[modifier | modifier le code]

Le dossier de candidature à l’UNESCO, porté par la Mission Française du Patrimoine et des Cultures Alimentaires, est accessible sur le site de l’UNESCO[21]. Il inclut notamment un film de présentation et de soutien à la candidature de la France[22].

Engagements de la France[modifier | modifier le code]

L’inscription d’un élément sur l’une des listes du patrimoine culturel immatériel (PCI) de l’UNESCO doit s’accompagner de mesures de sauvegarde afin d’en assurer la “protection et la promotion” dans le respect de la Convention PCI.

Dans ce cadre, la France s’est engagée à mettre en place un plan d’action dont les principaux objectifs sont :

1.    La transmission des valeurs du repas gastronomique des Français aux nouvelles générations.

2.    Le développement des instruments de recherche et de coopération de dimension nationale et internationale.

3.    La création d’établissements culturels dédiés.

Transmission[modifier | modifier le code]

La France s’est engagée à transmettre les valeurs du repas gastronomique des Français aux nouvelles générations, ce qui s’est notamment traduit par le développement d’outils de transmission par l’éducation et la culture dont on peut citer à titre d’exemple :  

-       Le numéro spécial TDC (textes et documents pour la classe) dédié au repas gastronomique des Français outils de sensibilisation et d’accompagnement pour les enseignants[23].

-       Le beau livre “Le repas gastronomique des Français[24]“, ouvrage collectif publiée sous la direction de Loïc Bienassis et Francis Chevrier édité par Gallimard, dans lequel auteurs, cuisiniers, critiques et universitaires reviennent sur l’histoire du patrimoine gastronomique de la France et expliquent ce qu’est pour les Français cet art du bien être autour de la table.

-       Le documentaire (52’) “A table ! Voyage dans nos habitudes alimentaires“[25], de Philippe Baron, coproduit par France Télévisions et TGA productions, avec le soutien éditorial de l’IEHCA.

Manuel et revue, outils de transmission du patrimoine gastronomique français

-       L'identité passe à table est un long entretien avec Pascal Ory[26] au sujet de la reconnaissance par l’UNESCO, de l’avenir gastronomique de l’humanité en général et de la France en particulier, publié en 2012.

-       Le manuel d’enseignement du français langue étrangère (édité par les Presses Universitaires de Grenoble), “A Table ! À la découverte du repas gastronomique des Français[27]", distribué dans la quasi-totalité des Alliances françaises.

-       Le cahier de coloriage agrémenté de recettes et d’anecdotes “A table !, tous gastronomes[28]", pour partir à la découverte de la gastronomie française, du repas des Français, de la Cité de la Gastronomie Paris-Rungis...

Recherche et coopération[modifier | modifier le code]

La France s’est engagée à développer des instruments de recherche et de coopération de dimension nationale et internationale, ce qui s’est notamment traduit par la création d’un centre de documentation, d’une unité mixte de recherche, de centres de réflexion autour du développement des territoires ...

On notera à titre d’exemple la collaboration entre l’IEHCA et les Presses Universitaires de Rennes, pour la création d’une collection d’ouvrages de recherche intitulée "La table des hommes".

Cités de la Gastronomie[29][modifier | modifier le code]

La France s’est engagée à créer des établissements culturels dédiés à ce patrimoine.

Mesure-phare de l’action de la France dans le domaine, les ministères de la Culture et de l’Agriculture ont ainsi officialisé, le 19 juin 2013, la création d’un réseau de Cités de la Gastronomie articulé autour de pôles spécifiques[30]. La MFPCA, organisme chargé d’assurer avec l’État la mise en place et le suivi des mesures de sauvegarde[31], coordonne les travaux du réseau notamment pour ce qui relève des programmes culturels, éducatifs et scientifiques.

À Tours, la « Villa Rabelais[32] », inaugurée en septembre 2016, met l’accent sur le patrimoine, les sciences humaines et sociales notamment à travers la création d’une université des sciences gastronomiques.

À Dijon, la Cité internationale de la gastronomie et du vin[33], ouvrira ses portes en 2019 dans l’ancien hôpital général à proximité du centre historique de la ville. Cette Cité aura pour mission de valoriser à la fois le repas gastronomique des Français et les « climats » du vignoble bourguignon, tous deux inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO[34].

À Lyon, en 2019, sera inaugurée, au Grand Hôtel-Dieu de Lyon, la Cité internationale de la gastronomie[35], autour des thématiques de l’alimentation et la santé.

Marché de Rungis

À Paris-Rungis, en 2024, ouvrira la Cité de la Gastronomie[36] à côté du Marché d’intérêt national de Rungis[37] dont l’objectif sera de valoriser une alimentation durable et la gastronomie responsable autour de la pratique sociale du repas.

Événements[modifier | modifier le code]

Exemple de spécialité locale : l'aligot
Plat convivial français, le boeuf Bourguignon

Traditionnellement, les célébrations autour de la gastronomie sont toujours organisées en France autour de produits de qualité, d’un plat local ou d’une cuisine régionale. Il s’agit d’autant d’occasions pour les consommateurs de rencontrer les artisans des métiers de bouche, et de découvrir nouveaux produits et savoir-faire. Ces événements festifs, souvent accompagnés d’autres manifestations artistiques et pédagogiques (conférence, atelier, exposition, etc.), participent de la transmission de la connaissance et savoirs gastronomiques[27].

Ainsi, sont organisées depuis plusieurs années différentes actions régionales, nationales et à résonance internationale.

Fête de la Gastronomie[modifier | modifier le code]

Créée en 2011 par le Ministère de l’Economie et des Finances[38] en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, est célébrée chaque année pour faire honneur à la tradition française. Elle se déroule sur trois jours, le dernier week-end de septembre partout en France. Elle est un point de rencontre entre les acteurs de la gastronomie et les consommateurs, et son objectif est de faire découvrir la richesse des traditions culinaires françaises.

Goût de France /Good France[modifier | modifier le code]

L’ensemble des événements institutionnels, dont la Fête de la Gastronomie, ont été fédérés sous la bannière Goût de France/ Good France[39]. Cette initiative lancée par le Ministère des Affaires Étrangères a pour objectif de valoriser et de promouvoir les traditions culinaires françaises à l’étranger.

L’inscription du repas gastronomique des Français permet également la valorisation de nombreux territoires et de leurs traditions culinaires. C’est le cas par exemple des initiatives de l’Association du Grand Est[40], qui regroupent cinq comités du tourisme, et organisent des événements et lancent des campagnes autour de leurs terroirs : œno-tourisme, labellisation des produits de qualité, création de routes touristiques[41], cours de cuisine, etc.

Enjeux[modifier | modifier le code]

Gastronomie et histoire de France[modifier | modifier le code]

« La reconnaissance patrimoniale du repas gastronomique des Français est l’aboutissement d’une histoire de quatre siècles qui vit la gastronomie être utilisée comme une marque de prestige par les nobles et les bourgeois, un instrument d’influence diplomatique par les rois et les présidents, un outil de promotion de la production agricole, de la diversité et des terroirs français, un symbole républicain d’unité des territoires de France[42]." La gastronomie française et les repas diplomatiques ont souvent joué un rôle capital dans les grandes heures de l’Histoire de France, révélant l'importance de la table comme un acte politique, diplomatique et culturel[43]." "Lorsque le Général de Gaulle reçoit John et Jackie Kennedy en 1961, des « suprêmes de turbot Régence » sont servis à l’Élysée. Le lendemain, le dîner de gala (servi dans la galerie des Glaces au château de Versailles) comportait une « timbale de sole Joinville » et un « cœur de filet de charolais Renaissance », reflétant bien cette adéquation entre le lieu, la cuisine et le noms des plats. Il y a une forme de roman national qui s'écrit à travers l'appellation des plats[44]."

« Gastrono-diplomatie »[modifier | modifier le code]

En 2014, Laurent Fabius, alors ministre des affaires étrangères, crée le terme de « gastrono-diplomatie » mettant en relief l’enjeu économique qui sous-tend la promotion de la cuisine française. Il cite Churchill s’adressant aux troupes britanniques pendant la seconde guerre mondiale « Nous ne nous battons pas seulement pour la France, nous nous battons également pour le champagne », pour exhorter la France à s'appuyer sur ces « avantages concurrentiels majeurs » que sont la gastronomie et l'œnologie françaises[45]. Avec 600 000 salariés, la restauration commerciale est en effet le 5e secteur d'emplois[46] en France tandis que la filière du vin (558 000 emplois directs et indirects[47] représente le 2e secteur excédentaire dans la balance commerciale française des biens, après l'aéronautique.[48] La gastronomie sert également de vitrine aux filières agro-alimentaires françaises (171 milliards de chiffre d'affaires, premier secteur d’exportation[49]), toutes créatrices de richesses et d’emplois.

Débats[modifier | modifier le code]

Un « soft power » critiqué[modifier | modifier le code]

La France s’est longtemps reposée sur sa notoriété en matière de gastronomie, ce qui explique un relatif retard de politiques volontaristes de soft power en la matière.

Comme le souligne Gilles Bragard, créateur du Club des Chefs des Chefs, la publication du classement des 50 meilleurs restaurants du magazine britannique « Restaurants »en 2014, a jeté un réel pavé dans la mare. « Car même si ce classement est controversé[50], du fait des nationalités des divers sponsors, il s’avère que le nombre insignifiant de restaurants français cités (5 en 2014) a généré de nombreux questionnements[51]." De même, certaines voix se sont élevées contre la place prise par l’industrie agroalimentaire française dans la promotion du repas gastronomique des Français[52]. Ils dénoncent notamment un « affichage marchand de la supériorité de la cuisine française », notamment en réponse à Nicolas Sarkozy, alors Président de la République française, qui déclarait la gastronomie française « meilleure gastronomie au monde[53]".

L’historienne Julia Csergo, responsable scientifique du dossier de candidature, pose aujourd’hui la question de la légitimité de son action considérant qu’elle a « inventé » le concept : « J’ignore, et personne ne le saura jamais (?), si j’ai donné un nom à une chose qui existait et qui n’en avait pas, ou si nommer une chose qui n’existait pas l’a fait exister[53] »

Cécile Duvelle, ancienne secrétaire de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, souligne quant à elle : « Il est fondamental de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un concours, ou seuls les meilleurs seraient élus. Il n’y a pas de gagnant ou de perdant s’agissant du patrimoine immatériel. Il y a un registre de valeur subjective, la valeur que la communauté accorde à son propre patrimoine. […] Nous ne sommes pas à la recherche de l’exceptionnel ou de l’unique, mais du signifiant pour les communautés concernées[54]. »

Une spécificité parfois difficile à établir[55][modifier | modifier le code]

Les comportements alimentaires attachés au repas gastronomique des Français peuvent se retrouver dans une plus ou moins grande mesure, dans les cultures et traditions d’autres pays.Certains considèrent ainsi que certaines caractéristiques du modèle contemporain du repas des Français- la culture du produit, la répartition des repas au long de la journée en trois moments (déjeuner, dîner, souper) ou encore l'association du repas à la conversation autour d'une table - relèvent essentiellement d’un héritage de la gastronomie italienne[56]. Les variations des modes de consommation autour d'un repas d'un pays à l'autre sont en effet complexes et semblent liées à une multitude de facteurs[57]. Les Suédois ont par exemple la même conception de ce qu'est « un bon repas » mais ils attachent plus d'importance à la régularité que les Français, pour lesquels c'est la convivialité qui est primordiale[58].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Décision du Comité intergouvernemental : 5.COM 6.14 - patrimoine immatériel - Secteur de la culture - UNESCO », sur ich.unesco.org (consulté le 7 décembre 2017)
  2. « Le repas gastronomique des Français | Alim'agri », sur agriculture.gouv.fr (consulté le 13 mai 2018)
  3. « La cuisine traditionnelle mexicaine - culture communautaire, vivante et ancestrale, le paradigme de Michoacán - patrimoine immatériel - Secteur de la culture - UNESCO », sur ich.unesco.org (consulté le 13 mai 2018)
  4. « La diète méditerranéenne - patrimoine immatériel - Secteur de la culture - UNESCO », sur ich.unesco.org (consulté le 13 mai 2018)
  5. « Le washoku, traditions culinaires des Japonais, en particulier pour fêter le Nouvel An - patrimoine immatériel - Secteur de la culture - UNESCO », sur ich.unesco.org (consulté le 13 mai 2018)
  6. « Qu’est-ce que le patrimoine culturel immatériel ? - patrimoine immatériel - Secteur de la culture - UNESCO », sur ich.unesco.org (consulté le 13 mai 2018)
  7. a et b « Le repas gastronomique des Français - patrimoine immatériel - Secteur de la culture - UNESCO », sur ich.unesco.org (consulté le 13 mai 2018)
  8. Le repas gastronomique des Français - UNESCO
  9. a, b et c « Le patrimoine culturel immatériel- UNESCO »
  10. « Texte de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel - patrimoine immatériel - Secteur de la culture - UNESCO », sur ich.unesco.org (consulté le 13 mai 2018)
  11. « La MFPCA », Le repas gastronomique des Français,‎ (lire en ligne)
  12. « INA »
  13. « La cuisine est un patrimoine », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  14. « Quand Tours se met à table », sur Le Monde.fr (consulté le 13 mai 2018)
  15. « Combat de toques pour l'Unesco », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  16. « Comment la gastronomie française est entrée au patrimoine de l'humanité », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  17. « La Gastronomie un patrimoine culturel vivant »
  18. « Combat de toques pour l'Unesco », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  19. « R.5 L’élément figure dans un inventaire du patrimoine culturel immatériel présent sur le territoire de(s) (l’)État(s) partie(s) soumissionnaire(s), tel que défini dans l’article 11 et l’article 12 de la Convention. »
  20. « Pratiques physiques traditionnelles - Ministère de la Culture », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 13 mai 2018)
  21. « Unesco-Candidature repas gastronomique des français »
  22. unescoFrench, « Le repas gastronomique des Français », (consulté le 13 mai 2018)
  23. « Textes et Documents pour la Classe », sur www.reseau-canope.fr (consulté le 15 mai 2018)
  24. « Le Repas Gastronomique des Français - Albums Beaux Livres - GALLIMARD - Site Gallimard », sur www.gallimard.fr (consulté le 15 mai 2018)
  25. « A table ! Voyage dans nos habitudes alimentaires - France 3 Bretagne », sur France 3 Bretagne (consulté le 15 mai 2018)
  26. « L' identité passe à table », sur www.puf.com (consulté le 15 mai 2018)
  27. a et b « Accueil », sur Site de atable-lerepasfrancais ! (consulté le 15 mai 2018)
  28. Editions spéciales PlayBac, A table !, tous gastronomes
  29. « A table avec Gargantua », sur Le Monde.fr (consulté le 15 mai 2018)
  30. « Cités de la Gastronomie - Dossier de presse | Alim'agri », sur agriculture.gouv.fr (consulté le 15 mai 2018)
  31. « Dossier de candidature de la France pour l'inscription du repas gastronomique au PCI »,
  32. Raphaël Chambriard, « https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/tours-la-cite-internationale-de-la-gastronomie-inaugure-la-villa-rabelais », La Nouvelle Republique,‎ (lire en ligne)
  33. Clara Moissonnier, Laura Gauthier, « La cité de la Gastronomie et du Vin, un nouvel espace attractif ? », Le Bien public,‎ (lire en ligne)
  34. Bruno Monier-Vinard, « Architecture : Dijon, cité du patrimoine culinaire », Le Point,‎ (lire en ligne)
  35. « Grand Hôtel-Dieu », sur www.grand-hotel-dieu.com (consulté le 15 mai 2018)
  36. « Chevilly-Larue : le nouveau visage de la Cité de la gastronomie », leparisien.fr,‎ 2018-04-01cest18:12:01+02:00 (lire en ligne)
  37. « Rungis International - Marché de Rungis », sur Marché de Rungis (consulté le 15 mai 2018)
  38. « Qu'est-ce que la Fête de la Gastronomie - Goût de France ? », Le portail des ministères économiques et financiers, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  39. « #GoutdeFrance #GoodFrance », sur www.france.fr (consulté le 15 mai 2018)
  40. Réunit les comités régionaux du tourisme d’Alsace, de Bourgogne, de Champagne-Ardenne, de Franche-Comté et de Lorraine.
  41. Par exemple, la route du Comté : http://www.comte.com/visiter/savourez-le-temps-sur-les-routes-du-comte.html
  42. Julia Csergo, La gastronomie est-elle une marchandise culturelle comme une autre ?, Chartres, Menu Fretin, , chap. 9, 10, 11
  43. Laurent STEFANINI, A la table des diplomates, l'histoire de France racontée. travers ses grands repas, 1520-2015, Paris, l'iconoclaste,
  44. Sophie RAHAL, « Cuisine et diplomatie : “Une forme de roman national s'écrit à travers l'appellation des plats” », Télérama.fr,‎ (lire en ligne)
  45. « Point de presse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international sur la promotion de la gastronomie et de l'œnologie françaises. »,
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  47. Théa OLLIVIER, « Le vin, une filière pas si bouchonnée », start.lesechos.fr,‎ (lire en ligne)
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  50. « 50 meilleurs restaurants au monde....ce que j'en pense - SimonSays », SimonSays,‎ (lire en ligne)
  51. Portail de l'IE, « Soft Power, Gastro diplomatie et Diplomatie Culinaire », Portail de l'IE,‎ (lire en ligne)
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  53. a et b Fabrice ETILE, « La culture du repas », La vie des idées,‎ (lire en ligne)
  54. « Repas gastronomique français à l’UNESCO (1): Déclassement en vue ? | Gestion des Risques Interculturels », sur gestion-des-risques-interculturels.com (consulté le 9 mai 2018)
  55. « La France va-t-elle aussi perdre le AAAAA de sa gastronomie ? », sur Le Monde.fr (consulté le 9 mai 2018)
  56. Jean Pierre POULAIN, Manger aujourd'hui. Attitudes, normes et pratiques., Paris, PRIVAT,
  57. F. BELLISLE, « Déterminants de la prise alimentaire : facteurs de l'environnement du mangeur. », Les comportements alimentaires. Quels en sont les déterminants ? Quelles actions pour quels effets ?,‎ , p. 111-112 (lire en ligne)
  58. (en) T. BILTGARD, « What it means to eat well in France and Sweden. », Food and foodways n°18,‎ , p. 209-232

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • C. Grignon, « La règle, la mode et le travail : la genèse sociale du modèle des repas français contemporains », in Aymard, Grignon & Sabban, Le Temps de manger, alimentation, emploi du temps et rythmes sociaux, MSH de l'INRA, Saclay, 1993, pp. 275-323.
  • Jean-Paul Aron, Le Mangeur du XIXe siècle, Paris, Denoël, Gonthier, 1973.
  • François Ascher, Le Mangeur hypermoderne : une figure de l’individu éclectique, Paris, Odile Jacob, 2005.
  • Loïc Bienassis, Francis Chevrier, Le repas gastronomique des Français, Gallimard, 2015.
  • Jean-Jacques Boutaud, (sous la dir.), La gastronomie au cœur de la Cité,  Éditions universitaires de Dijon, 2016, 252 p.
  • Alberto Capatti, Le goût du nouveau : origines de la modernité alimentaire, Paris, Albin Michel, 1989.
  • Noëlle Chatelet, A table, Paris, La Martinière, 2007.
  • Noëlle Chatelet, Le corps à corps culinaire, Paris, Seuil, 1998.
  • Francis Chevrier, Notre gastronomie est une culture, le repas gastronomique des Français au patrimoine de l’humanité, Paris, François Bourin éditeur, 2011
  • CNAC, L’Inventaire du patrimoine culinaire de la France, Albin –Michel, 22 vol. depuis 1989.
  • Jane Cobbi, Jean-Louis Flandrin, Tables d’hier, Tables d’ailleurs, Odile Jacob, 1999, 496 p.
  • Jean-Pierre Corbeau, Jean-Pierre Poulain, Penser l’alimentation : entre imaginaire et rationalité, Toulouse, Privat, 2002.
  • Benedetta Craveri, L’Age de la conversation, Paris, Gallimard, 2002.
  • Julia Csergo, Jean-Pierre Lemasson (dir.), Voyages en gastronomie : l’invention des capitales et des régions gourmandes, Paris, Autrement, 2008.
  • Alain Drouard, Les Français et la table : alimentation, cuisine, gastronomie du Moyen Âge à nos jours, Paris, Ellipses, 2005.
  • Alain Drouard, Jean-Pierre Williot (dir.), Histoire des innovations alimentaires : XIXe et XXe siècles, Paris, L’Harmattan, 2007.
  • Alain Ducasse, Dictionnaire amoureux de la cuisine, Paris, Plon, 2003.
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  • Jean Vitaux, Dictionnaire du gastronome, Paris, PUF, 2008.
  • Theodore Zeldin, Histoire des passions françaises, Paris, Seuil, 1980.

Revues[modifier | modifier le code]

  • A table ! Le monde dans votre assiette, La GéoGraphie, terre des hommes, N°7, Hiver 2010.
  • Cuisine, Culture, Patrimoine, Gusto, n°4, automne 2007
  • Le Nouveau Tourisme gastronomique, Espaces, Tourisme et loisirs, N°320, septembre-octobre 2014
  • Je suis ce que je mange, la pensée diététique de Platon à Michel Onfray, Philosophie magazine, n°50, juin 2011.
  • La Cuisine est elle un art ?, Beaux-Arts Magazine, n°211, décembre 2001.
  • La gastronomie, le vin, l’art, Magazine Art Presse, n°10, août -sept -octobre 2008.
  • La Grande bouffe, une société folle de cuisine, Les Inrockuptibles, n°938, 20-26 novembre 2013.
  • Le repas gastronomique des Français, TDC (Textes et Documents pour la Classe), N°1064, 15 novembre 2013
  • Littérature et gastronomie – Les mots à la bouche, Le Magazine littéraire, n° 480, novembre 2008.

Vidéos[modifier | modifier le code]

  • « A table ! , voyage dans nos habitudes culinaires », un documentaire de Philippe Baron (2015) 52 minutes, co-production TGA productions/ France Télévision

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]