Arius (prêtre)

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Arius
Arius püspök.jpg
Arius plaidant pour la suprématie de Dieu le Père.
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Arius (grec ancien : Ἄρειος), né dans les années 250 en Cyrénaïque et mort en 335 ou 336 à Constantinople, est un presbytre, théologien et ascète chrétien dont le ministère se déroule à Alexandrie et dont la pastorale innovante est à l'origine de la doctrine qui porte son nom, l'« arianisme ».

La querelle qu'il a ouverte au sujet de la Trinité a profondément divisé la chrétienté durant tout le IVe siècle, durablement influencé le christianisme en contribuant à en définir la profession de foi tandis que l'arianisme est devenu, pour des siècles, l'archétype de l'hérésie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Malgré l'importance du personnage dans l'histoire du christianisme antique et du rôle que sa doctrine y a joué, la biographie d'Arius est obscure et composée d'éléments souvent contradictoires selon qu'ils émanent de ses détracteurs ou de ses soutiens.

Origines[modifier | modifier le code]

Arius naît dans les années 250[1], selon plusieurs chercheurs aux alentours de 256 ou un peu plus tard[2], vraisemblablement en Cyrénaïque dont le clergé et la population lui seront d'un constant soutien[3], dans la Pentapole de Lybie[4], peut-être à Ptolémaïs. Il est possible qu'il ait reçu à Antioche ou Nicodémie l'enseignement de Lucien d'Antioche — qui, subordinationiste, professe l'infériorité du Fils par rapport au Père — à l'instar d'Eusèbe de Nicomédie et d'autres personnalités du christianisme oriental[5] mais les indices d'une telle formation restent ténus[6] et il est possible qu'Arius ait cherché à associer son nom à celui de personnalités ecclésiastiques prestigieuses[7]. Une influence de l'aristotélicien Anatole de Laodicée, en Syrie, voire de son élève le néoplatonicien Jamblique, à Antioche ou Apamée, sont également parfois évoquées[6].

Arius apparait clairement à l'histoire à Alexandrie au cours de la seconde décade du IVe siècle. Avant l'année 313, son parcours alexandrin reste largement hypothétique : il serait présent à Alexandrie depuis les premières années de la persécution des chrétiens qui, initiée par Dioclétien[8], débute en 303 pour ne cesser qu'en 313[9], période durant laquelle il aurait montré un certain courage dans l'assistance à la communauté opprimée[10].

Durant cette période, il est ordonné diacre par l'évêque Pierre d'Alexandrie qui, fuyant la persécution, voit ses prérogatives en matière d'ordination reprises par Mélitios de Lycopolis, ce qui crée un différend schismatique[9] dans lequel Arius aurait pris parti pour ce dernier, une accusation rapportée par certains de ses détracteurs mais qui semblent douteuse[11]. Arius, excommunié par Pierre, se serait ensuite réconcilié avec son successeur Achilas qui l'aurait alors ordonné « presbytre »[12]. D'après certains commentateurs[13], Arius et Alexandre d'Alexandrie se seraient portés candidats à la succession d'Achilas, une compétition qui tournant à l'avantage du second, serait à l'origine de la rivalité des deux hommes[14].

Ministère alexandrin[modifier | modifier le code]

Toutefois le thème de l'ambition déçue est récurrent dans la littérature des polémiques chrétiennes[14] et il apparaît qu'après sa nomination, Alexandre accorde à Arius l'autorité pour « exposer les Écritures », ce qui permet de faire remonter l'activité pastorale d'Arius au plus tard en 313[15]. Déjà dans la force de l'âge, ce dernier se voit confier la communauté chrétienne du nom de « Baucalis » probablement dans le quartier de l'emporion, au sein de laquelle, par son allure austère, son ascétisme et sa science[16], il gagne une grande considération[8] ainsi qu'une réputation de directeur de conscience[15] qui, combinés à ses qualités de prédicateurs et de dialecticien, lui confèrent une grande autorité et une certaine popularité[16].

Il a en outre pris l'habitude de mettre ses réflexions théologiques en vers et de les psalmodier à son auditoire qui retient facilement ces cantiques[17], un moyen efficace de populariser et diffuser ses idées[18] reprises par des matelots, des artisans et des voyageurs[19], ainsi que de peut-être singulariser son ministère dans une ville qui connait une émulation entre différents prédicateurs[20]. Ainsi, d'après Épiphane, il reçoit l'allégeance d'un certain nombre de prebytres et de diacres alexandrins, d'une communauté de vierges vivant dans l'ascèse qui s'attachent à sa paroisse[15] ainsi que d'évêques comme celui de Ptolemaïs, Secundus[2].

C'est fort de cette popularité, probablement vers 318 ou 319, à une époque où il n'existe pas de dogme formel concernant l'articulation entre les trois « personnes » de la Trinité, qu'il entre en conflit avec l'évêque Alexandre, particulièrement au sujet des relations entre le Père et le Fils[16]. La querelle qu'il ouvre à ce sujet va diviser profondément la chrétienté et générer un courant chrétien appelé « arianisme » dont l'influence perdure dans certaines régions jusqu'au VIe siècle[21] voire au VIIe siècle[22] et qui, pour des bien des siècles ensuite, devient l'archétype de la « déviation chrétienne »[23] et de l'hérésie[16].

Doctrine d'Arius[modifier | modifier le code]

Les sources[modifier | modifier le code]

De l'enseignement d'Arius, il ne demeure que les extraits qu'en relatent des tiers qui sont souvent des adversaires théologiques à ses idées — particulièrement Athanase d'Alexandrie —, ses écrits ayant été perdus ou détruits[24]. Ces fragments sont loin de représenter la pensée systématique d'Arius et, même dans le cas où ces extraits sont transmis correctement, on ne peut assurer qu'il s'agisse de ses propres priorités théologiques sans qu'on ne puisse davantage le nier[25].

Il existe trois textes relativement complets que l'on peut attribuer directement à Arius : une confession de foi adressée à Alexandre d'Alexandrie et signées d'Arius et de onze de ses partisans datée d'environ 321[26], ensuite une missive adressée par le presbytre à Eusèbe de Nicomédie datée de la même époque[26], enfin une confession de foi adressée en 328 ou 335 à Constantin par Arius et son disciple Euzoios[25]. S'y ajoutent une quarantaine de vers « d'un raffinement et d'une concision qui dénotent d'un penseur de métier », rapportés — dans l'objectif de les fustiger[27] — par Athanase[28], constituant le reliquat d'un plus vaste mélange de prose, de vers et de chansons, aujourd'hui disparu, intitulé Thalie (en grec : Θάλεια, « Banquet »)[29].

La doctrine[modifier | modifier le code]

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A Alexandrie, Arius professe une doctrine que l'on peut résumer en quatre propositions principales[30] :

  • Dieu est unique et non engendré. Tout ce qui est en dehors de lui est créé ex nihilo par sa volonté ;
  • Le Logos est un intermédiaire entre Dieu et le monde, antérieur au monde mais non éternel : il fut un temps où le Logos n'existait pas :
    • Le Logos est donc créé, il est engendré mais cet engendrement doit s'entendre comme une filiation adoptive (Dieu inspire le Logos, le Christ, le Fils de l'Homme mais il est une créature naturelle et mortelle que Dieu a « pris sous son aile ». Arius tente ainsi, d'un côté, de relayer les idées de Celse sur la conception adultérine du Christ, sans s'attaquer directement à sa conception virginale et de l'autre à se protéger d'un engendrement du Christ par le Père dans un acte physiologique (voir concile d'Antioche, ci-bas).
    • Le Logos est alors faillible par sa nature, mais sa droiture morale l'a gardé de toute chute. Il est inférieur à Dieu, mais il est une créature si parfaite qu'il n'en peut être créée qui lui soit supérieure.

La crise arienne[modifier | modifier le code]

Alexandre d'Alexandrie et son secrétaire et fils spirituel Athanase, professent d'autres théories en ce temps où le débat christologique est animé. La christologie d'Alexandre professe que « Le Fils est une incarnation du Dieu d'Israël ». Sa théorie est assez proche de celles développées par ceux des gnostiques qu'on finira par nommer docètes. On aboutit vite à un rapport de force entre l'évêque Alexandre et Arius, simple prêtre. En effet Arius soutient que le « Fils » ayant été créé par le « Père », a pris naissance et n'est donc pas éternel, établissant ainsi une hiérarchie dans la relation Père-Fils. Alexandre d'Alexandrie lui opposait la doctrine du Fils éternel, immuable et de même nature que le Père.

Alexandre convoque donc un premier concile régional qui réunit sa centaine d'épiscopes en 318. Arius y est excommunié après avoir refusé de signer une profession de foi qui correspondait à une rétractation totale de sa théologie.

Synode de Bithynie[modifier | modifier le code]

Arius se réfugie en Bithynie où il reçoit le soutien de l'évêque Eusèbe de Nicomédie, ville alors capitale de l'empire d'Orient. Proche de la Cour, Eusèbe jouit d'une réputation d'érudit qu'il met dans la balance pour pérenniser la cause d'Arius à une époque où le débat théologique est chose normale, aucune dogmatisation n'étant encore intervenue. Eusèbe motive d'autres prélats et, en vue d'atteindre un compromis, convainc Arius d'écrire une profession de foi. Arius maintient la supériorité du Père sur le Fils.

Ses vues sont déclarées acceptables par le concile de Nicomédie. L'excommunication prononcée précédemment par le concile d'Alexandrie est levée. C'est la première fois que le concile local d'une église locale lève l'excommunication prononcée par une autre ce qu'interdira, en 325, le concile de Nicée.

Tentatives de solution de la crise[modifier | modifier le code]

Ossius de Cordoue[modifier | modifier le code]

Constantin qui s'intéresse depuis longtemps au christianisme, en garde auprès de lui un conseiller aux affaires spirituelles, Ossius de Cordoue, l'un des rares théologiens occidentaux de l'époque. Il le mandate pour enquêter sur les querelles alexandrines.

On est certain qu'il rencontra Alexandre et possiblement Athanase. On pense qu'il ne rencontra pas Arius ; le contraire eût été considéré comme une offense au puissant évêque monarchique. Toutefois, il s'embarque pour Antioche où Arius s'est réfugié. Il arrive pour la préparation du concile d'Antioche dans laquelle il compte bien intervenir.

Concile d'Antioche[modifier | modifier le code]

En 325, Ossius propose à Arius un troisième brouillon de profession qu'il a probablement préparé avec Alexandre et Athanase, en sorte que la situation se retrouve une station en arrière[pas clair].

Le texte d'Ossius prévoit :

  • Il reconnaît un seul Seigneur Jésus-Christ (en quoi la seigneurie se déplace du Père vers le Fils),
  • qui est fils unique engendré et non créé
  • le Fils existe depuis toujours (on reconnaît l'influence de la théologie de Jean),
  • il est immuable et inaltérable (en quoi on reconnaît l'influence du néo-aristotélisme),
  • il est l'image non de la volonté mais de l'existence réelle du Père.

S'ajoutent à la profession de foi une série d'anathèmes, c'est-à-dire de malédictions portées sur ceux qui seraient d'un avis différent. C'est la première fois que ce type de procédé est utilisé.

Du fait de la présence d'Ossius, envoyé de l'empereur, de nombreux évêques ariens se sont excusés, Paulin de Tyr par exemple. Or, Antioche est la métropole d'une région très étendue : la Cappadoce, le Liban avec Tyr, la Syrie, l'Arabie et les marches de la Perse. Ce territoire est très étendu mais pas énormément peuplé non plus que de chrétien.

Il se trouve donc 60 évêques pour signer la profession de foi d'Ossius et trois pour la rejeter, Théodore de Laodicée, Narcise de Néromias et Eusèbe de Césarée. Tous trois sont excommuniés et anathématisés. Ossius avait prévu que l'idée qu'Eusèbe de Césarée pût être excommunié ferait le tour du monde connu en un rien de temps et il imaginait que cela nuirait à sa réputation et affaiblirait sa crédibilité de théologien. Mais le concile d'Antioche laisse une porte de sortie, prévoyant une prochaine réintégration, au Concile d'Ancyre (Ankara) qui procédera à l'élection du successeur de Philologion d'Antioche.

Le concile de Nicée[modifier | modifier le code]

Constantin surprend tout le monde en déplaçant le concile de 300 km d'Ancyre à Nicée. Les 400 convocations pour le concile de Nicée doivent parfois rattraper en cours de route les évêques déjà partis pour Ancyre. À cette occasion, le concile, jusqu'ici local et destiné à régler des questions locales dans la vie d'une église, se mute en concile œcuménique de toutes les églises et par la même occasion en un tribunal qui condamnera Arius en 325. Les évêques présents y adoptent le terme homoousios (traduit par consubstantialité) signifiant que le Fils est de même substance que le Père.

Bien qu'il soit anathématisé et exilé en Illyrie, Arius et sa doctrine connaissent un certain succès, notamment dans la province de Libye. En 330, Constantin envoie une lettre publique à Arius et ses partisans[31]. Il revient sur les conclusions du concile de Nicée dans des termes insultants pour le prêtre. Pour l'empereur, il s'agit essentiellement de maintenir une union parmi les chrétiens, considérés comme un facteur d'unité dans l'empire.

Réintégration[modifier | modifier le code]

Toutefois, Arius demeure soutenu par Eusèbe de Césarée et Eusèbe de Nicomédie qui le fait rappeler d'exil par Constantin. Les deux évêques convoquent un synode à Jérusalem où il est décidé de réintégrer Arius au sein de l'Église[32], ce à quoi semble s'opposer un évêque nicéen de Constantinople, soit Alexandre soit Paul[33]. Quoi qu'il en soit, Arius meurt à Constantinople, en 335 ou 336[34], dans des conditions encore une fois obscures[35], avant que la réconciliation ait pu être opérée[32].

Postérité[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Homoiousisme, Anoméisme et Homéisme.

Dans l'Empire[modifier | modifier le code]

Constantin se fit baptiser sur son lit de mort par un évêque arien, Eusèbe de Nicomédie[36]. Constance, son fils et successeur ainsi que les empereurs Constance II et Valens qui régnèrent sur l'Orient furent également ariens et la controverse trinitaire se poursuivra pendant plus de cinquante ans, jusqu'au concile de Constantinople en 381.

Aux frontières de l'Empire[modifier | modifier le code]

L'action de l'évêque arien Wulfila (311-383) entraîna la conversion à l'arianisme des peuples germains. En 589, Récarède Ier, roi Wisigoth d'Espagne, sera le dernier souverain à se convertir à la foi de Nicée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Rowan Williams, Arius : Heresy and Tradition, William B. Eenlmans Publishing Company, , revised edition éd. (ISBN 9780334028505, lire en ligne), p. 30
  2. a et b (en) Richard Patrick Crosland Hanson, The Search for the Christian Doctrine of God: The Arian Controversy 318-381 AD, A&C Black, (ISBN 9780567030924, lire en ligne), p. 3
  3. (en) Rowan Williams, Arius : Heresy and Tradition, William B. Eenlmans Publishing Company, , revised edition éd. (ISBN 9780334028505, lire en ligne), p. 29
  4. Elle comprenait les cinq villes de Cyrène, Bérénice, Arsinoë, Apollonia et Ptolémaïs, dans le nord-ouest de la Cyrénaïque.
  5. au nombre desquelles Astérios, Theognis de Nicée, Maris de Chalcédoine, Athanase d'Anazarbe, Antoine de Tarse, Léontios d'Antioche, Alexandre, ... cf. Sophie Métivier, La Cappadoce, IVe-VIe siècle : une histoire provinciale de l'empire romain d'orient, Publications de la Sorbonne, (ISBN 9782859445225), p. 190
  6. a et b (en) Rowan Williams, Arius : Heresy and Tradition, William B. Eenlmans Publishing Company, , revised edition éd. (ISBN 9780334028505, lire en ligne), p. 31
  7. (en) David Rankin, « Arianism », dans Philip Francis Esler (éd.), The Early Christian World, Taylor & Francis, (ISBN 9780415164979, lire en ligne), p. 237-238
  8. a et b Hubertus R. Drobner, Les Pères de l'Église : Sept siècles de littérature chrétienne, Fleurus, (ISBN 9782718907529, lire en ligne), p. 259
  9. a et b (en) Rowan Williams, Arius : Heresy and Tradition, William B. Eenlmans Publishing Company, , revised edition éd. (ISBN 9780334028505, lire en ligne), p. 33
  10. Richard E. Rubenstein, (trad. Marc Saint-Upéry, préf. Michel Vovelle), Le jour où Jésus devint Dieu : L'« affaire Arius » ou la grande querelle sur la divinité du Christ au dernier siècle de l'Empire romain, La Découverte, (ISBN 9782707142184, lire en ligne), p. 73-74
  11. (en) Richard Patrick Crosland Hanson et R. P. Hanson, The Search for the Christian Doctrine of God : The Arian Controversy 318-381 AD, A&C Black, (ISBN 9780567030924, lire en ligne), p. 4
  12. Marie-Françoise Baslez, Les Premiers bâtisseurs de l'église, Fayard, (ISBN 9782213672878, lire en ligne), p. 156
  13. Théodoret de Cyr (h.e. I.2, 6.14-18) et Philostorge (h.e. I.3, 6.8-10)
  14. a et b (en) Rowan Williams, Arius : Heresy and Tradition, William B. Eenlmans Publishing Company, , revised edition éd. (ISBN 9780334028505, lire en ligne), p. 40
  15. a, b et c (en) Rowan Williams, Arius : Heresy and Tradition, William B. Eenlmans Publishing Company, , revised edition éd. (ISBN 9780334028505, lire en ligne), p. 32
  16. a, b, c et d Alain Le Boulluec et Éric Junod, Anthologie des théologiens de l'Antiquité, Editions du Cerf, (ISBN 9782204111560, lire en ligne), pt158
  17. Annick Martin, « Le fulgurant succès d'Arius », dans Marie-Françoise Baslez, Les Premiers Temps de l'Église, Gallimard, (ISBN 978-2-07-030204-8), p. 694
  18. Richard E. Rubenstein, (trad. Marc Saint-Upéry, préf. Michel Vovelle), Le jour où Jésus devint Dieu : L'« affaire Arius » ou la grande querelle sur la divinité du Christ au dernier siècle de l'Empire romain, La Découverte, (ISBN 9782707142184, lire en ligne), p. 73
  19. Annick Martin, « Le fulgurant succès d'Arius », dans Marie-Françoise Baslez, Les Premiers Temps de l'Église, Gallimard, (ISBN 978-2-07-030204-8), p. 692
  20. Épiphane de Salamine cite des prebytres alexandrins du nom de Kollouthos, Karpones et Sarmatas qui attirent également des fidèles « selon l'éloge et l'inclinaison qu'ils suscitaient » ; cf. Annick Martin, « Le fulgurant succès d'Arius », dans Marie-Françoise Baslez, Les Premiers Temps de l'Église, Gallimard, (ISBN 978-2-07-030204-8), p. 692
  21. Bruno Dumézil et Magali Coumert, Les royaumes barbares en Occident, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je » (no 3877), (ISBN 9782130627364, lire en ligne), pt46
  22. Michel Balard, Le Moyen-âge en occident, Hachette, (ISBN 9782011818355, lire en ligne), p. 30
  23. (en) Rowan Williams, Arius : Heresy and Tradition, William B. Eenlmans Publishing Company, , revised edition éd. (ISBN 9780334028505, lire en ligne), p. 1
  24. Richard E. Rubenstein, (trad. Marc Saint-Upéry, préf. Michel Vovelle), Le jour où Jésus devint Dieu : L'« affaire Arius » ou la grande querelle sur la divinité du Christ au dernier siècle de l'Empire romain, La Découverte, (ISBN 9782707142184, lire en ligne), p. 271
  25. a et b (en) Rowan Williams, Arius : Heresy and Tradition, William B. Eenlmans Publishing Company, , revised edition éd. (ISBN 9780334028505, lire en ligne), p. 95
  26. a et b (en) Philip Francis Esler, The Early Christian World, Taylor & Francis, (ISBN 9780415164979, lire en ligne), p. 240
  27. Alain Le Boulluec et Éric Junod, Anthologie des théologiens de l'Antiquité, Editions du Cerf, (ISBN 9782204111560, lire en ligne), pt170
  28. Synodis, 15 et Orationes Contra Arianos I, 5-6
  29. Annick Martin, « Le fulgurant succès d'Arius », dans Marie-Françoise Baslez, Les Premiers Temps de l'Église, Gallimard, (ISBN 978-2-07-030204-8), p. 693
  30. Grégory Woimbée, Leçons sur le Christ, Introduction à la christologie, Artège, 2013, p. 215.
  31. Pierre Maraval, Lettres et Discours de Constantin, Paris, Les Belles Lettres,
  32. a et b Hubertus R. Drobner, Les Pères de l'Église : Sept siècles de littérature chrétienne, Fleurus, (ISBN 9782718907529, lire en ligne), p. 261
  33. Dariusz Spychala, « Saint Paul et Macédonius ou la lutte pour le trône de l'évêque de Constantinople sous le règne de Constance II », dans Sebastian Ruciński (éd.), Studia Lesco Mrozewicz ab amicis et discipulis dedicata, Poznan, Instytut Historii UAM, (ISBN 9788389407924), p. 379
  34. Plus rarement, 337 ; pour les différentes options retenues par les chercheurs, voir Dariusz Spychala, « Saint Paul et Macédonius ou la lutte pour le trône de l'évêque de Constantinople sous le règne de Constance II », dans Sebastian Ruciński (éd.), Studia Lesco Mrozewicz ab amicis et discipulis dedicata, Poznan, Instytut Historii UAM, (ISBN 9788389407924), p. 379
  35. (en) Richard Patrick Crosland Hanson, The Search for the Christian Doctrine of God : The Arian Controversy 318-381 AD, A&C Black, (ISBN 9780567030924, lire en ligne), p. 265
  36. Eusèbe de Césarée, De vita Constantini, IV, 68-64

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages et articles spécialisés[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard Patrick Crosland Hanson, The Search for the Christian Doctrine of God : The Arian Controversy 318-381 AD, A&C Black, (ISBN 9780567030924, lire en ligne)
  • Peter Van Nuffelen, « La réintégration d'Arius », dans Un héritage de paix et de piété : étude sur les histoires ecclésiastiques de Socrate et de Sozomène, Peeters Publishers, (ISBN 9789042915411, lire en ligne), p. 30-41
  • Richard E. Rubenstein, (trad. Marc Saint-Upéry, préf. Michel Vovelle), Le jour où Jésus devint Dieu : L'« affaire Arius » ou la grande querelle sur la divinité du Christ au dernier siècle de l'Empire romain, La Découverte, (ISBN 9782707142184, lire en ligne)
  • Annick Martin, « Le fulgurant succès d'Arius », dans Marie-Françoise Baslez, Les Premiers Temps de l'Église, Gallimard, (ISBN 978-2-07-030204-8), p. 690-698
  • (en) Rowan Williams, Arius : Heresy and Tradition, William B. Eenlmans Publishing Company, , revised edition éd. (ISBN 9780334028505, lire en ligne)
  • (en) David Rankin, « Arianism », dans Philip Francis Esler (éd.), The Early Christian World, Taylor & Francis, (ISBN 9780415164979, lire en ligne), p. 237-259
  • Charles Kannengiesser, Arius and Athanasius : two Alexandrian theologians, Variorum, (ISBN 9780860783145, lire en ligne)
  • Charles Kannengiesser, Athanase d'Alexandrie, évêque et écrivain: une lecture des traités Contre les Ariens, Editions Beauchesne, (ISBN 9782701010748, lire en ligne)

Ouvrages généralistes[modifier | modifier le code]

  • Alain Le Boulluec et Éric Junod, Anthologie des théologiens de l'Antiquité, Editions du Cerf, (ISBN 9782204111560, lire en ligne)
  • Hubertus R. Drobner, Les Pères de l'Église : Sept siècles de littérature chrétienne, Fleurus, (ISBN 9782718907529, lire en ligne)
  • J.-M. Le Mayeur et al., Histoire du Christianisme - tome 2 - naissance d'une chrétienté, Desclée, 1995, p. 249-274.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]