Damien Alary

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Damien Alary
Damien Alary, en 2009.
Damien Alary, en 2009.
Fonctions
Président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon
En fonction depuis le
Prédécesseur Christian Bourquin
Robert Navarro (intérim)
Président du Conseil général du Gard
Prédécesseur Alain Journet
Successeur Jean Denat
Député de la 5e circonscription du Gard
Prédécesseur Alain Danilet
Successeur William Dumas
Maire de Pompignan
Prédécesseur Marcel Valat
Successeur Claude Reynard
Conseiller général du canton de Saint-Hippolyte-du-Fort
Prédécesseur François Léonard
Successeur canton supprimé
Biographie
Nom de naissance Damien Joseph Marius Alary
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Pompignan (Gard)
Nationalité Française
Parti politique PS (1976-2010)
DVG (2010)
PS (depuis 2010)
Profession Technicien en agriculture,
chargé d'études à la
Direction départementale de l'agriculture du Gard
Religion Catholique

Damien Alary

Damien Alary, né le à Pompignan, est un homme politique français.

Socialiste, il est président du conseil général du Gard de 2001 à 2014, puis brièvement du conseil régional de Languedoc-Roussillon de 2014 à 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de viticulteurs[1], il perd sa mère jeune[2]. Se déclarant « cévenol »[2], il est marié et a un fils[3], Yannick, né en 1976[2], qui devient notaire à Alès[4].

Il est catholique, « comme tout le monde l'est à Pompignan »[1].

Profession[modifier | modifier le code]

Enfant, il veut devenir chirurgien[2]. À onze ans, il travaille dans les vignes[1]. Il entre finalement à la direction départementale de l'agriculture, où il exerce pendant vingt-sept ans[1] la profession de technicien en agriculture, puis de chargé d'études[3] ; chargé de l'installation des jeunes agriculteurs[1], il quitte ce poste en 1997[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il estime que ses deux « pères politiques » sont Francis Cavalier-Bénézet — qui l'a « encouragé à résister et à [se] battre » — et Georges Frêche[5].

Il adhère au PS en 1977[3] après une rencontre avec Michel Rocard[2].

En 1979, il est élu maire de Pompignan ; en 1986, conseiller régional du Languedoc-Roussillon, et, en 1988, conseiller général du canton de Saint-Hippolyte-du-Fort[3].

Élu député dans la 5e circonscription du Gard en 1997, puis réélu en 2002, il siège au groupe socialiste.

Après avoir présidé, sous la présidence d'Alain Journet, le groupe socialiste au sein du Conseil général du Gard de 1998 à 2001, il en est élu président en 2001[3].

En 2004, il est élu premier vice-président du Conseil régional[2]. Après les élections régionales de 2004 et pour cause de cumul de mandats, il démissionne, contre l'avis de ses proches et de François Hollande[2], de son mandat de député, au profit de son suppléant William Dumas[3]. Il s'agirait d'une première sous la Ve République[1].

En , lors d'une réunion publique à Vauvert, il dénonce la baisse des financements des collectivités territoriales de la part de l'État, et déclare : « Si l'État est en faillite, qu'il arrête tout et qu'il démissionne, sinon qu'il paye ses dettes[6]. »

En 2009, il voyage avec Georges Frêche en Jordanie[2].

Le , il est exclu du Parti socialiste à la suite de son ralliement à la liste conduite par Georges Frêche contre celle du PS.

Le , après le décès de Georges Frêche, le groupe des socialistes exclus et des apparentés au Conseil régional élit son candidat à la présidence de la région Languedoc-Roussillon. Damien Alary perd contre Christian Bourquin par 13 voix contre 18 à bulletins secrets. Le 10 novembre suivant, Christian Bourquin est élu président du conseil régional, et Robert Navarro ravit à Damien Alary le poste de premier vice-président qu'il détenait depuis 2004. Damien Alary demande ensuite sa réintégration au PS, qu'il obtient alors.

Entretemps, Damien Alary reçoit, le au palais du Luxembourg[3],[2], la Légion d'honneur des mains de Simone Veil. Il est l'une des deux seules personnes qu'elle ait jamais épinglé de la décoration[2].

Souffrant d'un cancer des cordes vocales[1] qu'il révèle lui-même en 2011[7], Damien Alary maintient la totalité de ses fonctions et mandats électifs. En , il affirme « [être] encore bon pour le service » et « intact dans [son] engagement »[2].

Après avoir envisagé une candidature à l'élection municipale de 2014 à Nîmes, Damien Alary annonce sa renonciation le [8],[9]. Françoise Dumas est alors investie.

Après la mort de Christian Bourquin, le , Damien Alary annonce sa candidature à la présidence du conseil régional de Languedoc-Roussillon[10]. Il est élu par le conseil régional le 29 septembre suivant[11].

En , dans le cadre des modifications des régions françaises, est annoncé la création d'un poste de président-délégué de région. Cette mesure, principalement à son initiative, est rapidement nommée par la presse « loi Alary ». L'opposition dénonce son coût pour le contribuable[12].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Loisirs et passions[modifier | modifier le code]

Il est fan de Jean Gabin et d'Alain Bashung[2].

L'ermitage du bois de Monnier, près de Pompignan, où il a l'habitude de se retirer, est son endroit préféré[2].

Parodie[modifier | modifier le code]

Il fait l'objet d'un compte parodique sur Twitter[13]. Le , il annonce porter plainte pour « usurpation d'identité d'une autorité publique »[14].

Décoration[modifier | modifier le code]

Il est chevalier de la Légion d'honneur et officier du Mérite agricole[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Arnaud Boucomont, « Conseil régional du Languedoc-Roussillon : jour J pour Damien Alary », midilibre.fr.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m « Il n'a pas dit son dernier mot », L'accent du Sud, no 12,‎ , p. 16-17
  3. a, b, c, d, e, f, g et h « Biographie », damienalary.wordpress.com.
  4. « Yannick ALARY ASSOCIE », notaires.fr.
  5. Thierry Montaner, « Gard : l’hommage à Francis Cavalier-Bénézet », midilibre.fr.
  6. « Le conseil général du Gard part à la rencontre des habitants », Midi Libre,‎ , p. 10
  7. « Alary révèle qu’il est atteint d’un cancer », sur midilibre.fr,‎
  8. Coralie Mollaret, « MUNICIPALES 2014. Damien Alary renonce à la mairie de Nîmes ! »
  9. Coralie Mollaret, « MUNICIPALE 2014. Damien Alary, le renoncement ! », objectifgard.com.
  10. « Damien Alary en piste pour la présidence du conseil régional », sur ladepeche.fr,‎
  11. « Damien Alary (PS) élu président du conseil régional du Languedoc-Roussillon », Midi-Libre, 29 septembre 2014
  12. Polémique autour de la future "loi Alary" et son poste de président-délégué de région, france3-regions.francetvinfo.fr, 5 août 2015
  13. Coralie Mollaret, « SCOOP. Twitter : On a retrouvé l’auteur du compte parodique de Damien Alary ! », objectifgard.com.
  14. Tony Duret, « NÎMES Damien Alary riposte et porte plainte contre le “Alary Masqué” ! », objectifgard.com.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Blog officiel
  • Fiche sur le site de l'Assemblée nationale