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Étang de Berre

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Étang de Berre
Image illustrative de l’article Étang de Berre
Photo satellite de l'étang de Berre (Copernicus Sentinel-2 ESA, produit S2MSI2A).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 50″ N, 5° 05′ 31″ E
Type Lagune méditerranéenne
Superficie 155 km2
Longueur 20 km
Largeur 16,5 km
Périmètre 80 km
Altitude m
Profondeur
 · Maximale
 · Moyenne

m
m
Volume 980 millions de m3
Hydrographie
Bassin versant 1 700 km2
Alimentation Mer Méditerranée, Arc, Touloubre, Cadière, Durançole, Canal usinier EDF de la Durance
Émissaire(s) canal de Caronte
Divers
Site officiel http://www.etangdeberre.org
Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône
(Voir situation sur carte : Bouches-du-Rhône)
Étang de Berre
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Étang de Berre
Vue de la colline de Saint-Etienne

L'étang de Berre est une lagune méditerranéenne d'eau saumâtre située à l'ouest de Marseille, dans le département français des Bouches-du-Rhône (région Provence-Alpes-Côte d'Azur). Avec 155 km², s'agit de la plus grande lagune de France.

L’étang de Berre est le milieu aquatique central d'un complexe lagunaire beaucoup plus large rassemblant l’étang de Vaïne, l’étang de Bolmon, le canal du Rove et l’étang de l’Olivier. Tous ces plans d’eau sont en interaction permanente, avec des échanges d’eau libre entre eux. Cet ensemble de lagunes d’une superficie de 170 Km², représente une des plus grandes zones lagunaires d’Europe.

L’étang de Berre est bordé de grands linéaires de rives naturelles entre lesquelles se trouvent 16 plages surveillées de "qualité excellente" pour la baignade (données ARS). Outre la baignade, ces plages accueillent également de nombreux loisirs nautiques de voiles légères, d’aviron, des sentiers de promenade, de petits ports de plaisance et des clubs équestres.

L’industrie, installée depuis les années 1930, se limite aujourd’hui à deux sites au niveau de Berre l’Étang et de La Mède (commune de Châteauneuf-les-Martigues), et à la présence de l’aéroport de Marseille-Provence situé sur la commune de Marignane. Ces sites industriels occupent une dizaine de kilomètres du linéaire de la lagune sur un total de plus de 80km.

L’écologie de la lagune connait un renouveau depuis les années 2000 avec des paliers successifs de restauration, permettant aujourd’hui de trouver un nouvel équilibre compatible avec le développement d’un écosystème équilibré. Si la biodiversité est encore relativement pauvre par rapport à un état écologique idéal, elle montre néanmoins un dynamisme très encourageant.

Les actions permettant la restauration de l’écosystème sont portées par de nombreux acteurs locaux institutionnels et associatifs sous la coordination du Gipreb, syndicat mixte en charge de l’étang de Berre.

Image panoramique
Panorama sur l'étang de Vaïne depuis le plateau de Vitrolles.
Voir le fichier

Géographie

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Bathymétrie de l'étang de Berre (en provençal).

Créée par la remontée des eaux lors des dernières glaciations, cette petite mer intérieure se compose aujourd'hui de deux sous-ensembles : la lagune principale et celle de l'étang de Vaïne à l'est. Le cordon dunaire du Jaï sépare l'étang de Berre de l'étang de Bolmon au sud-est. Sa superficie totale de 15 500 hectares en fait la deuxième lagune d'Europe après le Mar Menor, en Espagne.

Hydrographie

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L'étang de Berre est le réceptacle naturel en eau douce de l'Arc, la Touloubre, la Durançole qui sont trois petits fleuves côtiers. La rivière Cadière transite par l’étang de Bolmon. Le bassin versant naturel de l’étang de Berre s’étend sur 1 700 km2.

Depuis 1966, la lagune reçoit les apports d’eau douce du canal EDF dérivant les eaux de la Durance, désormais principale source de son alimentation (80%) en eau douce[1], ce qui a entraîné des modifications très importantes de son écologie[2].

L'étang de Berre communique avec la mer Méditerranée par le canal de Caronte, au sud-ouest. Le canal de Marseille au Rhône, qui le relie à l'Estaque, au sud-est, est obstrué depuis 1963 par un éboulement dans le tunnel du Rove.

La température de l'étang de Berre est comprise entre 5 et 32 °C (moins d'inertie que la mer, ce qui explique une température plus froide en hiver et plus chaude en été). Le vent dominant est le mistral, qui peut y souffler fort.

Le site internet du Gipreb[3] indique en temps réel la température de l'eau, la force et direction du vent ainsi que la salinité de l'eau[4].

Écologie de la lagune

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Les rives de l'étang de Berre ont connu de fortes modifications depuis le début du XXe siècle. L’installation de l’activité aéronautique dès les années 20 puis l’installation de 2 raffineries dans les années 1930.

Malgré cela, la lagune recèle aujourd'hui de nombreuses richesses naturelles. La diversité des espaces naturels offre aux oiseaux une multitude de milieux. L'étang de Berre et ses alentours accueillent plus de 250 espèces d'oiseaux sédentaires ou migrateurs.

Des observatoires ornithologiques situés sur les propriétés du Conservatoire du littoral à la Poudrerie de Saint-Chamas et au bord de l'étang de Bolmon permettent leur observation.

L'état écologique de l'étang de Berre est suivi par le Gipreb depuis 1994[5]. La réduction des pressions sur l’écosystème entamée dès les années 1971 par les acteurs industriels puis poursuivis par les villes riveraines et EDF, conduisent à de lentes améliorations de la qualité des eaux. Ces améliorations se concrétisent à partir de 2010 par une inversion de tendance sur deux paramètres essentiels pour la biodiversité que sont les peuplements de plantes aquatiques lagunaires (zostères) et le peuplement côtier de macrobenthos (espèces animale de plus de 1 mm peuplant les fonds de la lagune).

Après de nettes améliorations entre 2014 et 2017, l'année 2018 est marquée par une crise anoxique sans précédent à la fin de l'été : près de 93 % de la surface de la lagune est affectée par une disparition de l'oxygène, entraînant de fortes mortalités de la macrofaune benthique, en particulier les palourdes. La note présentée par le Gipreb [6] sur le sujet décrit un "effet cocktail" : c'est la conjonction de plusieurs phénomènes qui ont conduit à cette crise écologique majeure (fortes pluies et turbinages EDF importants entre février et juin, fortes chaleurs et absence de vent durant l'été, forte stratification en salinité durant l'été, demande en oxygène forte par la macrofaune benthique récemment réapparue).

L’étang de Berre se caractérise aujourd’hui par une immense lagune dont les eaux sont compatibles avec le développement des principales espèces cibles pour ces milieux. Ces espèces de poissons, de mollusques, de crustacés, d’algues ou de plantes marines présentent la particularité de pouvoir tolérer des variations fortes de la salinité et de la température. L’ensemble des peuplements est soumis à une variabilité saisonnière dont une part est naturelle et liée au climat, et l’autre est liée aux activités humaines notamment la production d’énergie hydroélectrique.

Les espèces phares de végétaux sont les zostères qui recouvrent 75 ha en 2025 contre 6 000 ha dans les années 1960, et moins de 1 ha au début des années 2000. Le peuplement algal est aujourd’hui bien représenté avec des espèces typiques des milieux lagunaires : ulves, gracilaires, codium fragile et bien d’autres.

De nombreux animaux marins sont également présents et objets d’une pêche commerciale : anguilles, loup, muge, daurade pour les poissons, palourdes et crabes bleus pour les mollusques et les crustacés. Des hippocampes, des syngnathes et de nombreuses nudibranches sont également fréquemment observés[7].

Réintroduction de la zostère

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Depuis 2024, une équipe de chercheurs internationaux et d'experts du Gipreb, soutenus aussi par des partenaires privés, réalisent une transplantation d'herbiers de zostères dans la lagune[8] pour plusieurs années afin de participer à la régénération de la population de zostères, quasiment décimée en 1990 avec une surface estimée à 1,2 ha et qui couvre en 2023 une surface d'environ 42,6 ha[9]. Un des objectifs de cette campagne de réintroduction est d'atteindre une population de zostères couvrant 1 500 hectares, ce qui permettrait d'être en accord avec la Directive Cadre sur l'Eau (DCE)[9].

Natura 2000 est un réseau de sites naturels remarquables dont l'objectif est de contribuer à la préservation de la biodiversité à l'échelle de l'Union Européenne. La richesse écologique autour de l’étang de Berre, particulièrement les marais et zones humides, a permis la désignation de quatre sites Natura 2000 :

  • Les « Garrigues de Lançon et chaînes alentour » (ZPS FR9310069) sont situées entre la vallée de la Durance et l’étang de Berre, et sont constituées d’une vaste mosaïque d’habitats (garrigues, zones agricoles, forêts, falaises, etc.) sur 21 communes (Alleins, Aurons, Barben, Berre-l’Étang, Charleval, Cornillon-Confoux, Coudoux, Éguilles, Fare-les-Oliviers, Lamanon, Lambesc, Lançon-Provence, Mallemort, Pélissanne, Rognes, Roque-d’Anthéron, Saint-Cannat, Saint-Chamas, Salon-de-Provence, Ventabren, Vernègues), et sont animées par la métropole Aix-Marseille Provence.
  • Les « Etangs entre Istres et Fos » (ZSC FR9312015) est un secteur enclavé entre sites industriels et agglomération urbaine. Le site est composé d’un ensemble de basses collines, zones humides et parcelles agricoles sur les communes de Fos-sur-Mer, Istres, Port-de-Bouc et de Saint-Mitre-les-Remparts.

Un peu d'Histoire

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Le canal de Caronte

Créée par la remontée des eaux lors des dernières glaciations, cette petite mer intérieure est nommée " étang " : ce terme utilisé résulte d'une traduction littérale des termes anciens estanh ou estang[10].

Le nom existe également dans la langue régionale locale (le provençal) : estang de Berro ou mar de Berro[1], en graphie mistralienne (dite « phonétique ») ; estanh de Bèrra ou mar de Bèrra, en graphie classique.

De l'Antiquité au début du XIXe siècle

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Les Romains colonisent l'étang de Berre à l'Antiquité, profitant d'une terre fertile et de l'eau douce des rivières. Son nom latin était alors Stagnum Mastromela. Les Romains développent alors de petits villages orientés vers le travail de la terre (vigne, olivier, exploitation des salines).

Jusqu’à l’avènement des systèmes d’irrigation issus de la Durance et du Verdon à partir de 1559 et permettant le transfert d’eau depuis la Durance vers le bassin versant de l’étang de Berre, les trois affluents naturels fonctionnent de manière temporaire avec des périodes d’assec lors des sécheresses prolongées[11].

Au XIXe siècle

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L'étang de Berre devient un site stratégique pour l'implantation d'activités économiques e tindustrielles. À cet effet, de nombreux travaux d'aménagements sont réalisés :

  • Entre 1847 et 1925 : approfondissement du chenal d'abord à −3 m puis travaux successifs portant la profondeur du chenal de Caronte de −3 à −6 m puis à −9 m de profondeur en 1925.
  • 1925 : Mise en service du canal du Rove reliant la lagune à la rade de Marseille[12].
Carte de l'étang de Berre.

Histoire de l'industrie autour de la lagune

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  • En 1910, Henri Fabre y fait décoller le premier hydravion. Cet événement motivera le choix de la création de l'aéroport de Marseille-Provence sur les rives de la lagune en 1922, à l’initiative du colonel Jacques Théodore Saconney[13].
  • En 1928, installation des raffineries Shell à Berre, puis des Raffineries de Provence (futur Total) à la Mède (commune de Châteauneuf-les-Martigues). Une loi est votée en 1957 pour interdire la pêche dans l'étang de Berre[14] en raison de l'accumulation de la pollution d'origine chimique dans la chair des poissons. Les pêcheurs sont indemnisés pour le dommage causé puis vendent leurs droits de pêche. Le site prend encore de l'ampleur du côté du golfe de Fos-sur-Mer avec la création et le développement du complexe sidérurgique, source de nombreux emplois.
  • En 1966, la centrale hydroélectrique de Saint Chamas, dernier maillon de la chaine Durance-Verdon, est mise en service et déverse des eaux douces dérivées de la Durance en grande quantité. La salinité qui était alors de 32, baisse brutalement et une stratification des eaux (douces en surface et plus salée au fond) s’installe durablement.
  • Durant les années 1970, on enregistre une explosion démographique due au succès du développement économique de la zone. Des villes nouvelles sont créées aux abords de la lagune sous le nom d'agglomération nouvelle du Nord-Ouest de l'étang de Berre. En 1971, on note la mise en place du SPPPRI sur l'étang de Berre puis Fos et l'entrée en application par les industriels locaux de normes de rejets plus strictes que les normes nationales.
  • En 1991, le vote de la directive européenne sur les eaux résiduaires urbaines (ERU) impose à toutes les villes le traitement de leurs eaux usées. Bien que nécessitant de lourds investissements, les systèmes de traitement des eaux (réseaux et ouvrages de traitement) sont progressivement mis à niveau et entrainent une baisse de l’eutrophisation de la lagune. Le dernier ouvrage de traitement mis aux normes européennes est la station d’épuration de Vitrolles en 2006. Depuis, des améliorations permanents des réseaux et ouvrages sont portés par les villes et la Métropole Aix-Marseille-Provence.
  • Les pollutions chimiques ayant été fortement réduites de 1970 à 1990, la pêche des poissons a pu être rouverte en 1994. Cette amélioration de l’écosystème se poursuit avec l’ouverture de la pêche des naissains de moules en 2008 puis la pêche des palourdes en 2018.

Le cas particulier de la centrale EDF de Saint-Chamas

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la Centrale hydroélectrique de Saint-Chamas

Depuis 1966, la lagune reçoit les eaux douces de la Durance par le canal EDF. Ce canal usinier EDF alimente la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas.

Les conséquences sur la lagune

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Cet apport considérable d'eau douce et de limons a eu d'importantes conséquences hydrologiques pour la lagune[15].

L'eau douce représente en moyenne un apport de 3,3 milliards de mètres cubes par an (mesuré sur la période 1966-93) soit environ 3,7 fois le volume de la lagune. Dans le même temps, les apports moyens en sédiment sont de 520 000 t/an. Les limons s'accumulent dans certaines zones, au nord de la lagune.

De ce fait, la salinité chute rapidement et se produit la stratification des eaux liée à la différence de densité entre l'eau douce déversée et l'eau de mer entrant en profondeur. Avec les apports accrus en nutriments, il s'ensuit une eutrophisation du milieu.

On a constaté une dégradation des peuplements à affinité marine, l'apparition d'une macrofaune euryhaline et la quasi-disparition des herbiers jusqu'aux années 2010. Enfin, en raison de la stratification haline et de l'eutrophisation, des conditions d'anoxie prévalent dans les eaux profondes privant ainsi la vie benthique d’oxygène, et entrainant sa disparition.

La mobilisation des populations locales et des communes riveraines pour restaurer la lagune

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En 1991, un référendum d'initiative locale est organisé, 250 000 riverains se mobilisent et votent à 95 % pour l'arrêt des rejets EDF.

Entre 1993 et 2000

  • Plan Barnier : limitation des rejets de limons à 200 000 tonnes par an (réels 310 000 tonnes par an).
  • Limitation des apports d'eau douce à 2,7 puis 2,1 milliards de mètres cubes sur douze mois et à 0,4 milliard de mètres cubes entre le 1er mai et le 30 septembre.
  • Début du suivi écologique de la lagune (qualité de l'eau et des sédiments, biocénoses).
  • 1994 : Rétablissement du droit de pêche[16].
  • La salinité moyenn augmente les années de faibles apports d'eau douce mais la stratification verticale reste très marquée et à l'origine d'épisodes d'anoxie fréquents et prolongés en période estivale. L'eutrophisation est encore bien présente avec des blooms phytoplanctoniques marqués en été et en automne.

2000

  • Les collectivités locales, les associations, EDF et les organisations professionnelles représentant le monde industriel et les pêcheurs valident la création du Gipreb. Sous une forme de "Groupement d’Intérêt Public pour la Réhabilitation de l’Etang de Berre", cet organisme a en charge le suivi écologique du milieu, la concertation et la construction d’un programme pluri-annuel d’actions en faveur de la restauration de l’équilibre de l’écosystème. Il met en avant la nécessité de cesser totalement le déversement des eaux douces de la Durance dans l'étang, pour éviter les conséquences négatives sur la biodiversité[17].

2022

Le ministre de la Transition écologique relance les études.

2023

Un protocole d'accord est signé entre EDF et le Gipreb au tribunal judiciaire de Marseille suite à une médiation pénale engagée à l'initiative du procureur de la République. Le dispositif mis en place est expérimental et fixé à une durée de 4 ans. Il précise les conditions de mise en œuvre de tests et d’évaluations de nouvelles modalités de rejets d’eau douce de la chaine Durance/Verdon dans l’Étang de Berre, où EDF s’engage à adopter une gestion adaptée de la production d’électricité en fonction des saisons. En contrepartie du respect de cet engagement, le Gipreb renonce à toutes actions judiciaires à l’encontre d'EDF. À l’issue de cette expérimentation, un avis collégial d’expertise scientifique indépendante sera émis et les membres du Comité stratégique seront sollicités sur les suites à donner à l’expérimentation.

Organisation administrative

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Les communes qui bordent la lagune sont au nombre de dix : Istres, Miramas, Saint-Chamas, Berre-l'Étang, Rognac, Vitrolles, Marignane, Châteauneuf-les-Martigues, Martigues et Saint-Mitre-les-Remparts.

Site de loisirs de proximité

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Port d'Istres

Le climat méridional venté et ensoleillé de l'étang de Berre, associé à la sécurité d'un plan d'eau fermé, offrent une étendue propice aux sports nautiques et en font un site privilégié pour tous, débutants, amateurs, clubs et compétiteurs. Les ports de Saint-Chamas, Berre, Martigues et Istres sont très dynamiques, et proposent notamment des activités nautiques et de la voile dans leurs clubs respectifs.

Plusieurs clubs nautiques[18] affiliés à la Fédération française de voile (FFV), proposent la pratique de la voile légère (catamaran de sport, funboard,voile, wingfoil, kitesurf, windsurf...), parmi eux, les plus dynamiques organisent des régates, mais aussi le Championnat de France Extrême Glisse Foil, le Jaï Wingfoil Classic, le Championnat de France d’eau libre, le Championnat de France handisport voile, le Championnat de France Voile espoirs :

Dans la fiction

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  • Le roman Les Six Compagnons à l'Étang de Berre, paru en 1983, se déroule quasiment en totalité dans la zone de l'étang de Berre.
  • Le roman Le Butor étoilé (2025) de Sigolène Vinson, est consacré à l'étang de Berre[23]. Quant au roman La Palourde (2023) de la même autrice, il plante le décor sur l'étang de Berre.

Notes et références

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  1. Fiche Débit du canal sur le site Infos.etangdeberre
  2. FicheCourantologie sur le site Infos.etangdeberre
  3. « Etang de Berre, l'inattendu - Gipreb », sur etangdeberre.org (consulté le )
  4. « L'étang de Berre - Données en direct », sur etangdeberre.org (consulté le )
  5. « État écologique de l'étang de Berre », sur etangdeberre.org.
  6. « Note sur la crise anoxique de 2018 », sur etangdeberre.org.
  7. « La faune et la flore, le livre ! », sur GIPREB - Etang de Berre (consulté le )
  8. Morel-Bonnard Julie, « "Une nurserie pour les poissons" : des scientifiques tentent de relancer la biodiversité de l'étang de Berre en transplantant des herbiers », sur France3 Régions, (consulté le ).
  9. a et b GIPREB, « Rapport du suivi écologique 2023 », sur etangdeberre.org, (consulté le ).
  10. « étang en occitan - Français-Occitan dictionnaire | Glosbe », sur fr.glosbe.com (consulté le )
  11. Publishers' International ISBN Directory 2013, De Gruyter, (ISBN 978-3-11-027802-6, lire en ligne)
  12. « Canal de navigation de Bouc à Martigues (canal de Caronte) », sur dossiersinventaire.maregionsud.fr (consulté le ).
  13. Louis François, « L'aéroport de Marseille-Marignane », dans Les Études rhodaniennes, 1929, vol. V, no 1, p. 163–165
  14. Loi no 57-897 du 7 août 1957 portant interdiction de la pêche dans l'étang de Berre, JORF no 183 du 8 août 1957, p. 7813, sur Légifrance
  15. Marcel Dalaize, « Berre, un étang dans l'Etat » [vidéo], sur CNRS Images, (consulté le ).
  16. Loi no 94-114 du 10 février 1994 portant diverses dispositions concernant l'agriculture - Titre V : Dispositions visant à rétablir le droit de pêche dans l'étang de Berre, JORF no 35 du 11 février 1994, p. 2326–2333 (2332), NOR AGRX9300158L, sur Légifrance
  17. GIPREB, « Dossier d'information sur les résultats d'études des études en cours », Recherche et mise au point technique de la dérivation des rejets EDF dans l'étang de Berre.,‎ , p. 1-8 (lire en ligne [PDF])
  18. « Il y a 50 club(s) dans le département Bouches-du-Rhône », sur le site de la Fédération française de voile
  19. Site du Club nautique marignanais
  20. Site du Cercle de voile de Martigues
  21. Site du Club Nautique Berrois
  22. Site du Club Nautique d'Istres
  23. « Sigolène Vinson : « L’étang de Berre mérite qu’on mette des mots sur les blessures qu’on lui a infligées » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )

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Articles connexes

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Liens externes

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