Orléans

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Orléans
La cathédrale Sainte-Croix et la ligne B du tramway.
La cathédrale Sainte-Croix et la ligne B du tramway.
Blason de Orléans
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire (préfecture)
Département Loiret (préfecture)
Arrondissement Orléans (chef-lieu)
Canton Orléans-1
Orléans-2
Orléans-3
Orléans-4
Intercommunalité Orléans Métropole (siège)
Maire
Mandat
Olivier Carré
2015-2020
Code postal 45000 (rive droite)
45100 (rive gauche)
Code commune 45234
Démographie
Gentilé Orléanais[1]
Population
municipale
114 977 hab. (2014en augmentation de 1.55 % par rapport à 2009)
Densité 4 184 hab./km2
Population
aire urbaine
430 159 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 09″ nord, 1° 54′ 32″ est
Altitude Min. 90 m – Max. 124 m
Superficie 27,48 km2
Localisation

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Liens
Site web www.orleans-metropole.fr
Statue équestre de Jeanne d'Arc.

Orléans ([ɔ.ʁle.ˈɑ̃]) est une commune française, du centre de la France, chef-lieu du département du Loiret et de la région Centre-Val de Loire. Orléans est aussi la capitale de l'ancienne province historique de l'Orléanais.

La ville compte 114 977 habitants (au ) et appartient à Orléans Métropole regroupant 22 communes pour un total d'environ 280 000 habitants et à l'aire urbaine d'Orléans comprenant 90 communes pour un total d'environ 430 000 habitants. C'est la préfecture régionale mais également la métropole la plus proche de Paris.

Le logo Orléans Métropole en 2017

Orléans est classée « Ville d'art et d'histoire », et est aux portes de la région naturelle de la Sologne, aux portes des plaines de Beauce, au milieu du Val de la Loire classé au patrimoine mondial de l'humanité, ainsi qu'aux portes de la forêt d'Orléans. Ses habitants s'appellent les Orléanais.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Le pont de l'Europe.

Situation[modifier | modifier le code]

Capitale de l'Orléanais, à 115 kilomètres au sud-ouest de Paris, Orléans est située en bordure nord de la Sologne, en bordure sud de la Beauce et de la forêt d'Orléans.

Orléans se trouve dans le coude septentrional de la Loire, qui la traverse d'est en ouest. La ville appartient au secteur de la vallée de la Loire situé entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire, qui a été classé patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en l'an 2000.

Cinq ponts permettent le franchissement du fleuve : le pont de l'Europe, le pont du Maréchal Joffre, le pont George V (appelé aussi pont Royal), servant de passage au tramway, le pont René Thinat et le pont de Vierzon (ferroviaire).

Au nord de la Loire (rive droite - cote 102 au pont Georges V, cote 110 à la place du Martroi), se trouve une petite butte qui monte légèrement jusqu'à la cote 125 à la Croix Fleury, à la limite de Fleury-les-Aubrais.

Inversement, le sud (rive gauche) présente une légère dépression autour de 95 mètres d'altitude (à Saint-Marceau) entre la Loire et le Loiret. Situé dans le lit majeur de la Loire, ce secteur est classé en zone inondable.

Dans les années 1960 a été créé le quartier Orléans-la-Source, sur des terrains achetés à la commune de Saint-Cyr-en-Val, à une dizaine de kilomètres au sud de la ville originelle. Bien que la Source soit séparée du centre par le Val d'Orléans et le Loiret qui prend sa source dans le parc Floral de la Source, il est territorialement contigu au quartier de Saint-Marceau. Situé hors du lit majeur de la Loire, le quartier de la Source a une altitude variant de 100 à 110 mètres environ.

Les quartiers[modifier | modifier le code]

Plan des secteurs d'Orléans
Les six secteurs d'Orléans : nord (gris), ouest (orange), est (rouge), centre-ville (jaune), Saint-Marceau (bleu), La Source (vert).

La ville se compose de dix quartiers regroupés en six secteurs, quatre au nord de la Loire (rive droite) et deux au sud. Chaque secteur est doté d'une mairie de proximité et, depuis le mandat commencé en 2014, d'un conseil consultatif de quartier. En réalité, les secteurs au nord de la Loire sont divisés en deux ou trois quartiers, tandis qu'au sud chacun des deux autres secteurs se confond avec un grand quartier. Auparavant, il existait douze conseils, un pour chaque quartier (dix au nord, et deux au sud)[2].

Rive droite, le centre-ville est délimité par les boulevards appelés mails et qui suivent le tracé des anciens remparts ; il est divisé en deux quartiers, Bourgogne - République, correspondant à l'hypercentre et Carmes - Bannier, à l'ouest de la rue de la République et de la rue Royale. Le secteur est comprend Saint-Marc - faubourg Bourgogne et Argonne Sud, à l'est du centre ville ; La Barrière Saint-Marc - La Fontaine, au nord-est, le moins peuplé d'après le recensement INSEE de 1999 ; Argonne - Nécotin - Belneuf, au nord-est. Le secteur nord regroupe les quartiers Gare - parc Pasteur - Saint-Vincent et Acacias - Blossières - Murlins. Enfin, le secteur ouest est constitué des quartiers Châteaudun - Dunois - faubourg Bannier, au nord-ouest et Madeleine, à l'ouest[3].

La rive gauche se divise en deux secteurs correspondant chacun à un quartier. Saint-Marceau se trouve immédiatement au sud de la Loire. La Source, plus au sud, à l'orée de la Sologne, est le quartier le plus peuplé et le plus vaste implanté sur des terrains achetés à la commune de Saint-Cyr-en-Val et hébergeant entre autres un hôpital, l'université, des grandes entreprises et des centres de Recherche, l'accès s'effectue par la sortie no 2 de l'autoroute A71 (Orléans-la-Source ; Olivet-la-Jarry)[3].

Quatre zones sont identifiées comme quartiers prioritaires de la politique de la ville : une grande partie du quartier Argonne, une petite partie du quartier Blossières, le territoire autour de l'avenue Dauphine à Saint-Marceau et une partie du quartier de La Source, au sud-ouest du campus[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Orléans
Saran Fleury-les-Aubrais Semoy
Saint-Jean-de-la-Ruelle Orléans Saint-Jean-de-Braye
Saint-Pryvé-Saint-Mesmin
Olivet
Ardon Saint-Jean-le-Blanc
Saint-Cyr-en-Val

Climat[modifier | modifier le code]

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Orléans possède un climat de type océanique dégradé (Cfb sur la classification de Köppen : « climat tempéré chaud, sans saison sèche, à été tempéré »).

En moyenne, par an, on relève : 56,3 jours de brouillard, 16,1 jours d'orages et 12,4 jours de neige.

Le record de précipitations en 24 h est de 63,4 mm () et la rafale de vent maximale mesurée est de 166 km/h (). La hauteur maximale de neige fut de 33 cm le [5].

Les relevés suivants ont été effectués à la station Météo France de la base aérienne 123 Orléans-Bricy à 125 m d'altitude :

Tableau climatologique d'Orléans sur la période 1981-2010 (records depuis 1938).
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,1 0,9 3 4,8 8,6 11,5 13,3 13,2 10,5 7,9 4 1,7 6,7
Température moyenne (°C) 4,5 4,4 7,6 10 13,9 17,1 19,4 19,2 15,9 12,2 7,2 4,4 11,3
Température maximale moyenne (°C) 6,7 7,9 12,1 15,2 19,1 22,6 25,4 25,2 21,3 16,4 10,4 7 15,8
Record de froid (°C)
date du record
−19,8
25-01-1940
−16,4
07-02-2012
−12,9
01-03-2005
−4,5
30-04-1938
−3
07-05-1957
0,8
01-06-2006
3,7
17-07-1938
4,2
22-08-1946
−0,8
20-09-1952
−4,5
28-10-1950
−15,3
30-11-2010
−16,5
21-12-1938
−19,8
25-01-1940
Record de chaleur (°C)
date du record
16,6
15-01-1975
21,4
24-02-1990
26,5
25-03-1955
29,8
16-04-1949
32,7
27-05-2005
36,9
27-06-2011
40,3
28-07-1947
39,9
06-08-2003
33,8
01-09-1953
30,1
01-10-1985
21,8
06-11-1955
18,6
16-12-1989
40,3
28-07-1947
Ensoleillement (h) 66,4 87,3 140,5 176,2 207 216,6 221,3 224,6 179,2 121,1 70,6 56,6 1 767,3
Précipitations (mm) 52,3 44,4 46,4 49,4 64,2 44,8 59,9 50 50,5 64,4 58 58,2 642,5
Source : Météo France
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6,7
1,1
52,3
 
 
 
7,9
0,9
44,4
 
 
 
12,1
3
46,4
 
 
 
15,2
4,8
49,4
 
 
 
19,1
8,6
64,2
 
 
 
22,6
11,5
44,8
 
 
 
25,4
13,3
59,9
 
 
 
25,2
13,2
50
 
 
 
21,3
10,5
50,5
 
 
 
16,4
7,9
64,4
 
 
 
10,4
4
58
 
 
 
7
1,7
58,2
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville d'Orléans tire son nom actuel d'une évolution phonétique du nom Aurelianum, qui lui fut donné par l'empereur romain Aurélien. Dans l'Antiquité la cité du peuple celtique des Carnutes s'appelait Cenabum.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Cenabum et Histoire d'Orléans.

Cenabum a été fondée pendant l'Antiquité. Elle fut une place forte gauloise, l'une des villes principales de la tribu des Carnutes dont l'assemblée annuelle des druides est restée célèbre. La métropole des Carnutes était alors Chartres. Port de commerce majeur pour la corporation des nautes de la Loire, elle fut le lieu d'un célèbre massacre des marchands internationaux par un parti autochtone. Cet évènement donna un prétexte à César, alors en campagne pour la conquête de la Gaule. Elle fut conquise et détruite par César en 52 av. J.-C., puis reconstruite à la romaine.

La ville a toujours été un point de passage stratégique de la Loire car elle se situe sur le point du fleuve le plus au nord, donc au plus près de Paris. Or les ponts étaient rares et la Loire dangereuse. La ville connut un tel essor économique, que l’empereur romain Aurélien l'a refondée comme capitale d'une nouvelle cité détachée des Carnutes. Elle fut nommée Aurelianum puis simplement Orléans par simplification et évolution phonétique[6].

Accompagnés des Vandales, les Alains franchissent la Loire en 408. Un de leurs groupes, dirigé par Goar, accepte de se joindre aux forces armées romaines. Aetius l'installe sur la Loire et à Orléans. Mais ces Alains, turbulents, sont très mal perçus par les autochtones. Un jour, estimant ne pas être payés assez vite ou suffisamment, ils n'hésitent pas à tuer des sénateurs d'Orléans.

À Orléans toujours, sous le roi Sangiban, les Alains se joignent aux forces d'Aetius qui s'opposent à Attila qui avait envahi la Gaule vers 450. Attila assiège Orléans en 451, et y est défait par la coalition d'Aetius, de Mérovée et de Théodoric[7]. Ils prennent part à la bataille des champs Catalauniques. Une centaine de localités de l'Orléanais se souviennent de l'installation de ce peuple : Allaines, Allainville, etc.

La bataille d'Orléans se déroula en 463 entre les forces de l'Empire romain du magister militum Ægidius, soutenu par Childéric Ier, et les troupes du royaume wisigoth. Frédéric, le frère du roi wisigoth Euric, y est tué selon la chronique d'Hydace de Chaves.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Orléans est l'une des trois villes les plus riches de France avec Rouen et Paris, toujours grâce à sa proximité avec Paris et sa situation sur la Loire. À l'époque mérovingienne, Orléans est la capitale du royaume d'Orléans à la suite du partage en quatre du royaume de Clovis Ier. Clovis y tient, en 511, un concile important tant religieusement que politiquement.

Deux siècles plus tard, Orléans joue un grand rôle lors de la renaissance carolingienne. À l'époque capétienne, Orléans est la capitale d'un comté puis d'un duché tenu en apanage par la maison de Valois-Orléans. C'est dans la cathédrale d'Orléans, fief de la famille capétienne, qu'a lieu, en 987, le double sacre d'Hugues Capet et de son fils Robert le Pieux (né et baptisé à Orléans[7]), pierre angulaire d'un pouvoir de huit siècles. Pour cette raison, le comté (puis à partir du XIVe siècle le duché) d'Orléans était traditionnellement donné comme apanage au fils cadet du roi.

Les monastères et leurs écoles se multiplient.

Couronnement de Louis VI le Gros.

En 1108, Louis VI le Gros est sacré dans la cathédrale d’Orléans par l'archevêque de Sens. Il s'agit d'un des rares sacres capétiens n'ayant pas eu lieu à Reims. Il empêche la création d’institutions communales en 1138[8].

En 1306, l'université d'Orléans, la quatrième de France après Paris, Toulouse et Montpellier, est fondée par le pape Clément V. Attirant des intellectuels de toute l'Europe, elle se spécialise dans le droit. Elle contribue au prestige de la ville.

Le titre de duc d'Orléans est créé en 1306 par le roi de France. Les ducs d'Orléans, dont le duché a été fondé au XIVe siècle, ne venaient presque jamais dans leur ville. En tant que frères ou cousins du roi, ils faisaient partie de sa Cour et avaient peu l'occasion de la quitter. Officiellement leur château était celui de Blois. Le duché d'Orléans était le plus vaste de tous. Il débutait à Arpajon, continuait à Chartres, Vendôme, Blois, Vierzon, Montargis. Le fils du duc portait le titre de duc de Chartres. Les héritages de grandes familles et les mariages ont permis aux ducs d'accumuler une richesse colossale.

Orléans est aussi la ville de Jeanne d'Arc. Pendant la guerre de Cent Ans, cette jeune femme a joué un rôle très important à Orléans. En 1428, les Anglais assiègent la ville. Sur la rive sud, un châtelet dit « des Tourelles » protégeait l'accès au pont. La levée du siège de la ville, en 1429 par Jeanne d'Arc marque le début de la reconquête des territoires occupés par les Anglais. La ville qui était assiégée en vain depuis des mois par les Anglais fut libérée le , avec l'aide des grands généraux du royaume, Dunois et Florent d'Illiers. Les habitants lui vouèrent dès lors une admiration et une fidélité qui durent encore aujourd'hui. Ils la nommèrent « la pucelle d'Orléans » et lui offrirent une maison bourgeoise dans la ville. Ils contribuèrent également à la rançon pour la délivrer lorsque celle-ci fut faite prisonnière, en vain, car Charles VII, le dauphin devenu roi grâce à elle, garda l'argent pour lui.

Une fois la guerre de Cent Ans terminée, la ville retrouva sa prospérité. La situation stratégique de son pont lui a permis de collecter les droits de passage. La ville attirait des commerçants de partout[9].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le roi Louis XI a largement contribué à la prospérité de la ville. Il dynamisa l'agriculture de l'Orléanais. Les terres exceptionnelles de la Beauce favorisent les cultures. Il relança la culture du safran à Pithiviers. Aux XVe et XVIe siècles, la ville est l'une des plus belles de France. Églises et hôtels particuliers s'y multiplient.

Maison d'un marchand (XVIe s.).

La famille de Valois-Orléans accédera au trône de France par Louis XII puis François Ier. Plus tard à la Renaissance la ville bénéficia des passages des riches châtelains allant dans le Val-de-Loire devenu très à la mode, à commencer par le roi lui-même, Chambord, Amboise, Blois, Chenonceau étant des domaines royaux.

Drapeau de la province de l'Orléanais.

Les guerres de religion troublent fortement cette prospérité. La ville abrite de nombreux protestants, d'abord des étudiants germaniques, puis des Orléanais convertis. Jean Calvin est reçu et hébergé à l'université d'Orléans. Il rencontre des luthériens et y écrit une partie de ses thèses réformistes. En remerciement de cette protection, le roi d'Angleterre Henry VIII, inspiré des pensées du réformateur pour la religion anglicane, offre une bourse à l'université.

Du au , les états généraux y furent réunis. Ce fut à cette époque que mourut le roi François II, le fils aîné de Catherine de Médicis et d'Henri II, le dans l'hôtel Groslot d'Orléans, avec à ses côtés sa femme, Marie Stuart.

Lors de la première guerre de religion, Condé fait d'Orléans la capitale de l'insurrection protestante. De janvier à avril 1563, la ville subit un siège rude de la part des armées catholiques du duc de Guise, elle est reprise et ses remparts sont démantelés[10].

Cathédrale Sainte-Croix.

La cathédrale fut plusieurs fois reconstruite. La dernière version a vu sa première pierre posée par Henri IV, et les travaux s'étalèrent sur un siècle, offrant ainsi un mélange de style fin Renaissance et époque Louis XIV. Elle est l'une des dernières cathédrales construites en France et non des moins spectaculaires.

Avec la révocation de l'édit de Nantes (1685), elle perd ses derniers protestants.

L'ordre monarchique engendre une nouvelle prospérité reposant sur le commerce fluvial qui atteint son apogée au XVIIIe siècle. C'est alors que la ville prend la forme qu'on lui connaît encore. La fortune locale repose à cette époque avant tout sur le commerce des vins et alcools produits localement, également la fabrication du vinaigre, le traitement et le commerce des sucres coloniaux (la ville compte alors 11 raffineries de sucre[7]), et le travail des étoffes. D'autres corps de métiers, au nombre de 70, jouent aussi un rôle important ; il y a par exemple 10 blanchisseries pour la cire (le miel du Gâtinais est déjà connu à l'époque). Avec deux jours de marché par semaine (les mercredis et samedis), il s'y vend environ 1 500 muids de bled chaque semaine[7] - 1 muid d'Orléans fait 600 livres, et 1 livre faisant en moyenne 450 g cela donne plus de 400 tonnes de céréales changeant de main chaque semaine.

Jean-Baptiste Poquelin, plus connu sous le pseudonyme de Molière, vint lui aussi y étudier le droit à Orléans, mais il participa au carnaval pourtant interdit par les règles non laïques de l'université et fut pour cela renvoyé de l'établissement.

Révolution[modifier | modifier le code]

L'Orléanais dans ses limites du XVIIIe siècle — dont Orléans était la capitale — et les communes et départements actuels.

En 1790, la province de l'Orléanais est démantelée et le département du Loiret est créé, avec Orléans comme chef-lieu.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1852 est créée la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, qui édifie la célèbre gare d'Orsay. Plus que la Révolution, c'est l'arrivée du chemin de fer et la perte des colonies sucrières qui, pendant un temps, bouleversent l'économie de la ville.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, la ville se présente encore comme enjeu stratégique géographiquement. Le 13 octobre 1870, la ville est occupée par les Prussiens. L'armée de la Loire est constituée sous les ordres du général d'Aurelle de Paladines et se base en Beauce à proximité de la ville (voir l'article Bataille d'Orléans).

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Place de la Gare dans les années 1930.
Place du Martroi à la même époque.

La Seconde Guerre mondiale frappe la ville de plein fouet. Les destructions sont nombreuses. Pendant la guerre, les Allemands font de la gare d'Orléans Fleury-les-Aubrais une gare centrale pour leur logistique ferroviaire. Deux camps de transit sur le chemin de la déportation sont ouverts, à Pithiviers et à Beaune-la-Rolande. Le pont Georges V est rebaptisé « pont des Tourelles »[11].

À la Libération, l'aviation alliée bombarde intensément la ville et la gare. Les dégâts sont très importants. Orléans est libéré le [12], par les troupes du général Patton.

Dans les années qui suivent sa libération, la ville est l'une des premières reconstruites : le plan de reconstruction et d'aménagement de Jean Kerisel et Jean Royer est adopté dès 1943 et les travaux commencent dès le début de l'année 1945. Cette reconstruction se fait pour une part à l'identique, comme la rue Royale et ses arcades, mais aussi ailleurs par la mise en œuvre de procédés de préfabrication innovants, comme l'îlot 4 sous la direction de l'architecte Pol Abraham[13].

Dans les années soixante, la ville est marquée par une expansion démographique et la décentralisation industrielle, et par la création du quartier de la Source où s'installent le campus et le parc Floral.

En 1969, la rumeur d'Orléans concerne la disparition supposée de jeunes femmes dans certaines boutiques de vêtements tenues par des Juifs. Edgar Morin en a fait une étude détaillée dans un essai éponyme, décrivant la naissance, la diffusion et l'extinction d'une rumeur publique dans des villes de moyenne importance.

La grande ville d'autrefois est aujourd'hui une ville moyenne de 275 000 habitants en comptant son agglomération. Rivale de Tours sur le plan régional, elle est depuis 1964 le siège de la préfecture de région[14].

Orléans en dehors de la France[modifier | modifier le code]

Lorsque la France colonise l'Amérique, elle conquiert un territoire dans la vallée du fleuve Mississippi, baptisé fleuve Colbert, de l'embouchure jusqu'à sa source aux frontières du Canada. Il est baptisé Louisiane et la capitale est nommée La Nouvelle-Orléans en l'honneur du régent de Louis XV, le duc d'Orléans. Elle est peuplée de 8 000 Français et Cadiens chassés du nord-est par les troupes britanniques.

Devant Québec, se trouve l'île d'Orléans ainsi nommée en l'honneur du duc d'Orléans.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Planification[modifier | modifier le code]

SCOT de l'agglomération orléanaise[modifier | modifier le code]

La communauté d’agglomération Orléans Val de Loire a approuvé le schéma de cohérence territoriale (SCoT) de l'agglomération orléanaise le [15]. Il s'agit d'un document de planification stratégique intercommunale qui définit les grands projets et les orientations pour un territoire à l’échelle de 20 ans[16]. Sa révision a été engagée en 2014 afin de prendre en compte le nouveau cadre législatif (lois « Grenelle » et ALUR) et les nouveaux documents cadres approuvés (schéma régional d'aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT), plan de prévention des risques d'inondation (PPRI), le schéma régional de cohérence écologique (SRCE), etc), mais surtout de répondre aux évolutions du territoire en intégrant de nouveaux grands projets déjà définis ou à définir[15].

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2013, le Plan d'occupation des sols (POS), mis à jour régulièrement, tenait lieu de plan local d'urbanisme (PLU)[17].

Après une longue phase d'élaboration et notamment une enquête publique en juin 2013, le conseil municipal a approuvé par une délibération du 25 octobre 2013 un nouveau plan local d'urbanisme[18].

Règlementations environnementales[modifier | modifier le code]

La Loire est protégée ou inscrite dans différents classements et règlementations à Orléans.

Le site fait partie du site du « Val de Loire de Chalonnes à Sully-sur-Loire » (85 394 ha), classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) en 2000[19].

Le site est doublement classé au niveau européen : il appartient depuis 2002 à la zone spéciale de conservation « vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une surface de 7 120 hectares, dans la directive Habitat de Natura 2000, pour les espèces et milieux liés à la dynamique du fleuve[20]. Il est également classé zone de protection spéciale en directive oiseaux de Natura 2000 depuis 2003 au sein d'une zone géographique assez similaire. Cette zone, de 7 684 ha, s'intitule « Vallée de la Loire et du Loiret »[21].

Le site est classé au niveau national par un arrêté de 1988 au titre de la loi du 2 mai 1930 au sein du « site de Combleux », d'une superficie de 285 hectares, pour la qualité de ses paysages[22].

Le SAGE (schéma d'aménagement et de gestion des eaux) est en cours d'élaboration.

Projets actuels[modifier | modifier le code]

  • Le quartier sensible de l'Argonne, est en cours de requalification[Quand ?] dans le cadre du projet national de l'ANRU.
  • La construction de la deuxième ligne du tramway (traversant l'agglomération d'est en ouest) en 2010-2011 s'est accompagnée de plusieurs chantiers de renouvellement urbain notamment dans les rues du faubourg Madeleine, des Carmes, Jeanne-d'Arc, autour de l'hôtel de ville et de la cathédrale. En prévision du départ de l'hôpital Madeleine prévu en 2015, la ville procède à la requalification de voies urbaines et à la création de parkings souterrains (parking souterrain Cheval-Rouge de 350 places pour 10 millions d'euros, et parking souterrain des mails de 400 à 500 places)[23].
  • Le GPV (« Grand Projet de Vie ») a été mis en place[Quand ?] dans le quartier de La Source pour revaloriser une partie de ce quartier.
  • Un projet de parc aquatique est actuellement en cours sur le site de l'ancienne prison d'Orléans, mais reste encore en attente de confirmation.
  • Le projet Interives : Ce projet aura pour but le réaménagement de la zone industrielle située derrière la gare des Aubrais, en quartier de bureau, habitations et commerces. La fin du projet est actuellement prévu pour 2035. Ce nouveau projet sera équipé d'un système de transports par câble (télécabine) reliant la futur place Danton à l'arrêt de tram "Gare des Aubrais", pour faciliter le déplacement des riverains vers ce nouveau quartier.[24]

Bien que la ville ait beaucoup souffert des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux bâtiments et quartiers anciens ont subsisté parmi les constructions plus contemporaines. La ville est assez touristique avec environ 1 100 000 visiteurs par an.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

Orléans est un carrefour autoroutier : l'A10 (Paris-Bordeaux) passe à proximité, et l'A71 y débute, allant vers la Méditerranée via Clermont-Ferrand où elle devient la A75.

Par ailleurs, l'A19, ouverte en juin 2009, permet de relier, sur 100 km environ, l’autoroute A10 (Paris-Orléans) au niveau d’Artenay au nord d’Orléans, à l’autoroute A6 (Paris-Auxerre-Beaune-Lyon). La circulation routière y est particulièrement difficile, la ville étant classée seconde parmi les villes de plus de 100 000 habitants en termes d'embouteillage en 2010 (derrière Nantes et loin devant Paris)[25]. Toutefois, en 2013, Orléans ne faisait plus partie des 10 villes les plus problématiques en France[26].

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La gare routière d'Orléans est située à proximité du centre commercial Place d'Arc et de la gare SNCF d'Orléans. Elle est utilisée pour les services de transport par autocar.

Infrastructures ferroviaires[modifier | modifier le code]

Le tramway à Orléans.

La gare SNCF d'Orléans est, avec la gare des Aubrais, l'une des deux principales gares ferroviaires de l'agglomération. Anciennement située place Albert 1er, elle a été reculée de quelques mètres pour céder la place à un centre commercial. Elle dispose de 7 voies à quai en impasse (terminus) et est fréquentée par environ 2 600 000 voyageurs par an.

Les transports urbains de l'agglomération orléanaise sont assurés par la Keolis Orléans Val de Loire sous le nom commercial de TAO (nouveau nom de SEMTAO).

Orléans est équipée depuis le d'une première ligne de tramway qui relie le nord et le sud de l'agglomération sur 18 km et, depuis le , d'une seconde ligne de tramway est-ouest de 11 km de long entre Saint-Jean-de-Braye et La Chapelle-Saint-Mesmin.

Quelques chiffres clés : 22 communes desservies, 32 lignes de bus, dont 3 navettes et 8 lignes de service à la demande, 2 lignes de tramway, 201 bus, 43 rames de tramway, 26,4 millions de voyageurs (103 000 voyageurs par jour environ).

Projet de TGV[modifier | modifier le code]

Une ligne TGV est actuellement à l'étude pour un trajet Paris – Orléans – Bourges – Clermont-Ferrand – Lyon. Une autre, surnommée POLT (Paris – Orléans – Limoges – Toulouse, avec un éventuel lien vers l'Espagne), n'a pas abouti, principalement pour des raisons financières. Cependant, un TGV y circulait et assurait le trajet direct Brive-la-Gaillarde – Limoges-Bénédictins – La Souterraine – Châteauroux – Vierzon – Les Aubrais – Juvisy – Marne-la-Vallée-Chessy – Aéroport Charles-de-Gaulle TGV – Lille-Europe, au rythme d'un aller-retour quotidien, uniquement les week-ends. Il a été supprimé le , pour des raisons de rentabilité.

Circulation douce[modifier | modifier le code]

Tracé de l'EuroVelo 6.
Articles détaillés : Vélo'+ et EuroVelo 6.

Depuis le , Orléans dispose d'un système de vélos en libre-service baptisé « Vélo'+ », qui propose 350 vélos répartis sur 34 stations (2015)[27]. Orléans a été ainsi la quatrième ville française à proposer ce type de service, après La Rochelle (1974), Rennes (1998) et Lyon (2005).

L'EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d'« Eurovéloroute des Fleuves », est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Orléans en reliant Saint-Nazaire à Constanţa, en Roumanie[28]. C'est la plus célèbre véloroute européenne. Longue de 3 653 km, elle traverse l'Europe d'ouest en est, de l'océan Atlantique à la mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l'itinéraire de trois des plus grands fleuves européens : la Loire, le Rhin et le Danube.

Navigation fluviale[modifier | modifier le code]

La Loire en crue à Orléans.
La Loire charriant de la glace, lors des grands froids de février 2012.
Article détaillé : Port d'Orléans.

Au niveau de la ville, la Loire est séparée longitudinalement en Grande Loire au nord, autrefois navigable, et en Petite Loire au sud par une digue submersible, appelée le dhuis. Cette digue est intégrée dans un ensemble plus vaste d'aménagements permettant la navigation de la marine de Loire.

Autrefois important axe de navigation et de transport de marchandises, la Loire n’est aujourd’hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu’à Nantes environ.

Les bateaux étaient traditionnellement à fond plat, avec un grand mât (pour prendre le vent au-dessus des berges) escamotable (pour passer sous les ponts) : gabarre, futreau… Ces derniers, à des fins touristiques, sont toujours visibles près du pont Royal.

Le débit irrégulier du fleuve limitait fortement la circulation, en particulier la remontée de celui-ci, qui pouvait être cependant aidée par le halage des navires.

Un bateau à roues du type « Inexplosible » commandé par la mairie, est installé à quai au mois d'août 2007. Situé face à la place de la Loire, il accueillait un bar qui a fait faillite en mars 2009. Il a été repris au mois de juin suivant.

Tous les deux ans, le Festival de Loire rappelle le rôle joué par le fleuve dans l'histoire de la Ville.

S'y abouche, rive nord du fleuve, près du centre ville, le canal d'Orléans, qui rejoint Montargis mais qui n'est plus en activité dans sa totalité. Son trajet orléanais est parallèle au fleuve, séparé de ce dernier par un muret, lieu de promenade. Son dernier bief avait été transformé en piscine extérieure dans les années 1960, puis comblé. Il a été rouvert en 2007 pour les fêtes de Loire, dans le but de le faire revivre en y installant un port de plaisance.

Risques naturels et technologiques majeurs[modifier | modifier le code]

La commune d'Orléans est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement de la Loire ou de ruisseaux), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique. Elle est également exposée à un risque technologique : le transport de matières dangereuses et le risque industriel[29]. Entre 1985 et 2016, onze arrêtés ministériels de reconnaissance de catastrophe naturelle ont été pris pour le territoire de la commune d'Orléans dont trois pour des inondations et coulées de boue et huit pour des mouvements de terrains[30].

Risque d'inondation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Risque d'inondation dans le Loiret.
Zone inondable de la commune d'Orléans.

La Loire est à l'origine des dégâts les plus importants sur la commune en cas de crue majeure. Les crues historiques sont celles de 1846, 1856, 1866 et 1907. Aucune crue n'a atteint depuis 1907 les hauteurs atteintes lors de ces événements catastrophiques[31].

La zone inondable de la commune d'Orléans couvre une surface de 833 hectares, soit 30 % du territoire communal. Cette zone se répartit en 121 ha en espaces agricoles, 85 ha en eau, 71 ha en espaces naturels, 4 ha en serres et 552 ha en surfaces urbanisées[32]. 22 698 personnes résident dons cette zone[33]. Elle fait partie du val d'Orléans qui s’étend sur 33 km de longueur, du hameau de Bouteille à l’amont au confluent du Loiret à l’aval, et couvre une partie du territoire de la commune[34]. Ce val est protégé par une levée en terre, la levée d'Orléans, de 45 km de longueur, interrompue à 3,5 km environ en amont du confluent du Loiret. Il est inondé par le remous de la Loire dans la confluence du Loiret dès les premières crues simulées[35]. Cette levée a été renforcée sur toute sa longueur. Le niveau de protection historique est celui visé par la construction du déversoir de Jargeau, aménagé à la fin du XIXe siècle à l'emplacement des brèches qui s'étaient produites en 1846, 1856 et 1866 et conçu initialement pour fonctionner au-delà de la cote de Loire à l'échelle d'Orléans proche de 6 m (crue de 1825, n'ayant pas occasionné de brèches). Les lignes d’eau en crue ont toutefois beaucoup changé depuis du fait de l’évolution morphologique du lit de la Loire, conséquence des ouvrages de navigation qui ont été réalisés au XIXe siècle et de l’extraction massive de matériaux en deuxième partie du XXe siècle. Le déversoir ne remplit donc plus sa fonction de protéger la levée d’Orléans des surverses et il ne permet plus de définir l’objectif de protection du système d’endiguement[36].

L'analyse menée dans le cadre de l'étude de danger des digues, montre qu'aujourd'hui, le niveau de protection apparent de la levée est associé à une crue de période de retour d'environ 200 ans, soit une hauteur d'eau à l'échelle d'Orléans estimée à 5,75 m[37]. Les zones de surverses probables mises en évidence se situent de l'amont vers l'aval, à Guilly, Tigy et Saint-Denis-en-Val (lieu-dit de Château Lumina)[37]. Par ailleurs, ces études montrent aussi que des défaillances avant dépassement des ouvrages sont probables, en particulier à Guilly, Tigy et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin. Pour le secteur de Guilly, la probabilité de rupture n'est plus négligeable dès la crue de période de retour de 70 ans, soit une cote d'environ 4,60 m à l'échelle d'Orléans. Cette cote définit le niveau de sûreté actuel de la digue d'Orléans et correspond au seuil de déclenchement du plan d'évacuation massive de l'agglomération d'Orléans en cas de crue[37].

Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du val d'Orléans - val amont, approuvé le [38]. Deux nouveaux types de zones sont apparues par rapport au précédent PPRI, plus restrictives pour une meilleure protection des usagers : la zone de dissipation d'énergie (ZDE) et la zone d'expansion de crue (ZEC). Dans la ZDE, située immédiatement à l’arrière des levées, qui serait fortement impactée en cas de brèche ou de rupture de digue, toute construction nouvelle est interdite. La ZEC quant à elle correspond aux secteurs naturels ou agricoles qu’il convient de préserver pour l’étalement des eaux en cas d’inondation et éviter l’accroissement des risques[39]. La ZDE d'Orléans, d'une superficie de 3 ha, englobe l'hippodrome et une partie du Champ de Mars, elle concerne les bâtiments à l'angle de la rue du champ de course et de l'avenue du champs de Mars[40].

Deux documents permettent de définir les modalités de gestion de crise et d'organisation des secours : au niveau départemental, le Dispositif ORSEC départemental spécialisé déclenché en cas d'inondation de la Loire, le plan ORSIL[Note 1], et au niveau communal le plan communal de sauvegarde[41].

Risque de mouvements de terrain[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune peut être concerné par un risque d'effondrement de cavités souterraines non connues. Une cartographie départementale de l'inventaire des cavités souterraines et des désordres de surface a été réalisée. Il a été recensé sur la commune plusieurs effondrements de cavités[42]. Par ailleurs le sol du territoire communal peut être faire l'objet de mouvements de terrain liés à la sécheresse. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[43]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. Celui-ci a particulièrement affecté le Loiret après la canicule de l'été 2003. Une grande partiedu territoire de la commune est soumise à un aléa « faible » face à ce risque, selon l'échelle définie par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Une partei au nord de la Loire est soumise à un aléa « fort »[44].

Transport de matières dangereuses[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses peut survenir en cas d'accident impliquant une unité mobile (ex. camion) ou une canalisation transportant des matières dangereuses (toxique, inflammable...). Une matière dangereuse est une substance susceptible de présenter un danger et des conséquences graves pour l'homme et son environnement. À Orléans, les facteurs de risque sont le transport routier empruntant les grands axes comme les RD2152, RD 2020 ou RD 2060, le transport ferroviaire et le gazoduc qui passe au nord de la zone industrielle du quartier de la Source[29],[45].

Risque industriel[modifier | modifier le code]

La commune d’Orléans est exposée au risque industriel lié à la présence d'une entreprise classée au titre des installations classées pour la protection de l'environnement, soumises à autorisation avec servitude d’utilité publique (classement SEVESO seuil haut)[46] : « Dépôt de Pétrole d’Orléans », une entreprise de stockage pétrolier, localisée sur la commune de Saint-Jean-de-Braye, au nord-est d‘Orléans, dont le périmètre de danger empiète sur le quartier Belneuf. La loi 2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages prévoit la mise en place des Plans de prévention des risques technologiques (PPRT) pour les établissements industriels soumis à la directive Seveso et à autorisation avec servitudes au titre de la législation des installations classées pour la protection de l’environnement. Le PPRT relatif à Dépôt de Pétrole d’Orléans a été prescrit par arrêté préfectoral du [47], a vu son délai d'approbation prorogé à de multiples reprises[48].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Orléans

Les armes d'Orléans se blasonnent ainsi :

« De gueules, à trois cailloux en cœur de lys d'argent, deux et un, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or »[49].

On peut aussi trouver : « D'or à trois cœurs de gueules ». L'augmentation de chef de France n'est pas donnée[50].

On trouve parfois, de manière fautive, le blasonnement suivant :

« De gueules à trois fleurs de lys d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or »[51].

  • À noter que la gravure qui accompagne ce blason montre quant à elle trois cœurs de lys - vus du dessus. Ce cœur de lys serait, alors, non pas celui d'un lys véritable, le lys ayant 6 tépales, mais une hypothétique vue de dessus du meuble fleur de lys. Probable est aussi la déformation progressive du cœur héraldique, similaire à celui du jeu de cartes.
Certains auteurs règlent le problème en parlant de tiercefeuille, laquelle est définie comme un trèfle sans tige (une feuille en haut deux en bas). Le blason deviendrait alors : « de gueules, à trois tiercefeuilles renversées d'argent, etc. ».


Blason d'Orléans sous l'Empire

Les armes d'Orléans sous le Premier Empire se blasonnaient ainsi : « Parti d'azur et de gueules ; l'azur à une statue de Jeanne d'Arc, armée de pied en cap, d'or, soutenue d'une terrasse d'argent ; le gueules à trois tierce feuilles, deux et une, d'argent ; au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or. »[52].

Devise[modifier | modifier le code]

Hoc vernant lilia corde (donnée par Louis XII, alors duc d'Orléans) « C’est par ce cœur que les lys fleurissent » ou « Ce cœur fait fleurir les lys ».


Économie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Orléans est le siège de la chambre de commerce et d'industrie du Loiret. Elle gère l’Arboria, le port d’Orléans et le port de plaisance de Briare. L'aéroport d'Orléans - Saint-Denis-de-l'Hôtel est la seule voie d'accès aérienne de l'agglomération ; il est surtout destiné à l'aviation d'affaires et au fret.

La ville appartient également à l'Espace métropolitain Val de Loire-Maine.

À une heure en train de la capitale, 5 980 personnes effectuent l'aller-retour tous les jours entre Paris et Orléans pour y travailler[53].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 070 €[54]. En 2013, la part des ménages fiscaux non imposable s'élevait à 35,5 %[55].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 2013, pour la commune s'élève à 16,1 %[55].

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Cinq grands secteurs d'activités sont représentés.

L'informatique, les télécommunications, l'électronique et l'instrumentation. Orléans accueille notamment : Techcity (devenu Téléperformance), Expertline, Louis Harris, TDSI. L'agglomération compte d'autres opérateurs comme CMC-The Phone House (devenu Téléperformance à Fleury-les-Aubrais), BNP Paribas (Saran), laboratoires GREMI, CERI, LASEP, LEES, LESI, LIFO, le centre de recherche technologique Plasma Laser, Hitachi, Jabil circuits automotive, IBM, REDeutsch, Lexmark International ou CILAS.

L'automobile est présente via la sous-traitance, avec une usine de fabrication de pneumatiques du groupe français Michelin.

La pharmacie : Orléans est incluse dans le premier pôle pharmaceutique de France (premier producteur pharmaceutique d'Europe en volume depuis 1975) avec 70 % de la production nationale. Un médicament sur deux est produit en région Centre-Val de Loire[56]. Elle accueille notamment les entreprises Servier, Sanofi, Famar France, Merck, Pfizer (site européen de conditionnement), McNeil (site européen de production forme liquide), le centre de biophysique moléculaire et l'institut de chimie organique et analytique.

La cosmétique : la « Cosmetic valley » est un pôle national de compétitivité, qui fait de la région Centre la deuxième région pour la cosmétique et les parfums. L'agglomération accueille notamment les entreprises Christian Dior, Gemey, Shiseido, Sephora et Caudalie[57].

Le transport et la logistique : Orléans et sa région sont les plus gros employeurs de la filière logistique, avec 9 000 salariés et constituent la troisième plate-forme logistique de France[57].[réf. nécessaire] Environ 400 entreprises ou établissements sont spécialisés dans le conditionnement, l'entreposage, le transport parmi lesquels le Groupe SEB, Quelle, Deret, Norbert Dentressangle, Premium logistic, Hays logistique, Transeco, Stockalliance, Giraud, Calberson ou Amazon.fr.

L'environnement : Orléans regroupe différentes structures publiques liées à l'environnement comme la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement du Centre (DREAL), l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA), le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement du Loiret (CAUE) ou le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM). L'institut français de l'environnement (Ifen) était également basé à Orléans jusqu'à sa suppression par un décret du . Avec 93 entreprises et quelque 2 400 salariés, Orléans arrive en tête de la filière régionale dans les domaines du recyclage, de la gestion des déchets et de l'eau.[réf. nécessaire]

Centres commerciaux[modifier | modifier le code]

La ville possède deux centres commerciaux en centre-ville : Place d'Arc (31 000 m2, 65 boutiques) et les Halles Châtelet (50 boutiques). D'autres centres commerciaux sont installés en périphérie : Cap Saran à Saran (50 boutiques), Aushopping Saint-Jean à Saint-Jean-de-la-Ruelle (61 boutiques), Auchan Olivet et ZAC expo Sud au sud de la Loire, (50 boutiques), Chécy Belles Rives à Chécy (37 boutiques), E. Leclerc Olivet-La Source, E. Leclerc Fleury-les-Aubrais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le maire d'Orléans depuis le est Olivier Carré, député du Loiret (1re circ.), à la suite de la démission pour raisons de santé de Serge Grouard[58].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Orléans.
L'hôtel de ville et la cathédrale.
Liste des maires pendant la Cinquième République
Période Identité Étiquette Qualité
... 1959 Pierre Ségelle[59] SFIO Médecin
Ministre (1946 → 1947 et 1949 → 1950)
Député du Loiret (1945 → 1958)
1959 1971 Roger Secrétain[60] UDR Journaliste et écrivain
Député du Loiret (1951 → 1958)
1971 23 mars 1978[61] René Thinat[62] RAD Conseiller général (1973 → 1976)
Conseiller régional (1974 → 1978)
Décédé en fonction
1978 31 juillet 1980[63] Gaston Galloux[64]   Pharmacien
Décédé en fonction
1980 1988[65] Jacques Douffiagues[66] UDF-PR Ministre des Transports (1986 → 1988)
Député du Loiret (1978 → 1981 et en 1986)
Démissionnaire
1988[65] 1989 Jean-Louis Bernard UDF-RAD Chirurgien
Député du Loiret (1993 → 2012)
1989 2001 Jean-Pierre Sueur PS Secrétaire d’État (1991 → 1993)
Député du Loiret (1981 → 1991)
Sénateur du Loiret (2001 → )
2001 28 juin 2015[65] Serge Grouard UMP puis LR Haut fonctionnaire
Député du Loiret (2002 → )
Démissionnaire
28 juin 2015[58] en cours Olivier Carré[67] LR Chef d’entreprise
Député du Loiret (2007 → )

Division cantonale[modifier | modifier le code]

Orléans est découpé en cinq fractions cantonales constituées de quatre cantons entiers (Orleans-1, Orleans-2, Orleans-3 et Orleans-4) et d'une fraction du canton de La Ferté-Saint-Aubin. Les limites territoriales de ce découpage cantonal sont entrées en vigueur en mars 2015, en application du décret du [68]. Auparavant la ville avait été découpé en 3 cantons de 1801 à 1806, 5  cantons de 1806 à 1973, 5 cantons de 1973 à 1982 et 6 de 1982 à 2015. Les tableaux ci-près présentent l'évolution de ce découpage et de la population de chaque fraction cantonale.

Fraction Pop 2013 Pop 2014
Orléans-1 23560 23666
Orléans-2 26741 26454
Orléans-3 14862 15081
Orléans-4 35982 36449
La Ferté-Saint-Aubin 13230 13327
Total 114375 114977
1801 1806-1973 1973-1982[69] 1982-2015[70] 2015[68] -
Code Nom Code Nom
Orléans-1
Orléans-2
Orléans-3
Olivet
Chécy
Orléans-Ouest
Orléans-Nord-Ouest
Orléans-Nord-Est
Orléans-Sud
Orléans-Est
Orléans-1
Orléans-2
Orléans-3
Orléans-4
Orléans-5
23 Orléans-Bannier 13 Orleans-1
24 Orléans-Saint-Marc-Argonne
21 Orléans-Bourgogne 14 Orleans-2
25 Orléans-Saint-Marceau
22 Orléans-Carmes 15 Orléans-3
41 Orléans-La Source 16 Orléans-4
Fleury-les-Aubrais 34 Fleury-les-Aubrais 06 Fleury-les-Aubrais
Olivet 35 Olivet 12 Olivet
40 Saint-Jean-le-Blanc 20 Saint-Jean-le-Blanc
Saint-Jean-de-la-Ruelle 36 Saint-Jean-de-la-Ruelle 19 Saint-Jean-de-la-Ruelle
Chécy 38 Chécy
Saint-Jean-de-Braye 37 Saint-Jean-de-Braye 18 Saint-Jean-de-Braye
Ingré Ingré 39 Ingré

Jumelages et relations internationales[modifier | modifier le code]

La ville d'Orléans est jumelée[71] avec :

Orléans est « cousine » de La Nouvelle-Orléans. Le Orléans annonce qu'elle va venir en aide après le passage de l’ouragan Katrina. Elle a ainsi effectué des dons en direction des sinistrés de Louisiane.

Orléans a été marraine de guerre du village de Vauquois, dans le département de la Meuse, en Lorraine. La ville a apporté une aide financière à la reconstruction du village, entièrement détruit pendant la Première Guerre mondiale.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune d'Orléans sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Orléans Maire Olivier Carré 2015 2020
Cantonales Orléans-Bannier Conseillère générale Joëlle Beauvallet 27 mars 2011 2015
Orléans-Bourgogne Conseillère générale Estelle Touzin 27 mars 2011 2015
Orléans-Carmes Conseiller général Jean-Pierre Gabelle 16 mars 2008 2015
Orléans-Saint-Marc-Argonne Conseillère générale Micheline Prahecq 16 mars 2008 2015
Orléans-Saint-Marceau Conseiller général Michel Brard 16 mars 2008 2015
Orléans-La Source Conseiller général Michel Ricoud 16 mars 2008 2015
Législatives 1re circonscription Député Olivier Carré
2e circonscription Député Serge Grouard
6e circonscription Député Valérie Corre
Régionales Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[72] 2021[73]
Présidentielles France Président de la République François Hollande
Autres résultats : Élections à Orléans

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Jardin Jacques-Boucher.

Le parc Pasteur, de 4,5 hectares au nord du centre-ville, est créé en 1927 sur d'anciens jardins ouvriers situés sur le terrain d'un cimetière désaffecté (le cimetière Saint-Vincent). Outre une statuaire datant essentiellement des années 1920, et un élément d'architecture réutilisé (le portail monumental de Saint-Samson, XVIIe siècle), on y trouve un grand bassin central, un théâtre pour enfants, des manèges, des jeux, ainsi qu'un petit train à vapeur en circuit fermé, offert en 1952 par la ville de Wichita (États-Unis), cité jumelle d'Orléans. Le parc possède aussi un ou deux courts de tennis et un espace sportif polyvalent. On y trouve aussi trois stèles dédiées aux combattants de différents conflits (parmi eux Pierre Ier de Serbie — guerre de 1870 — ainsi que les résistants et les déportés de la Deuxième Guerre mondiale).

  • Le jardin des Plantes de 3,5 hectares est situé au sud de la Loire ; il est créé en 1836 à partir d'un jardin botanique de 1640.
  • Le parc floral de La Source, créé en 1963, fait près de 35 hectares. Il est centré sur la source du Loiret (le bouillon), qui est, en fait, une résurgence de la Loire.
  • Le parc Anjorrant.
  • Le parc de la Fontaine de l’Etuvée au nord-est vers Saint-Jean-de-Braye, est un parc semi-naturel.
  • Le parc du Moins-Roux au sud en direction d'Olivet.
  • Le jardin de l’Evêché derrière la cathédrale.
  • Le parc Léon-Chenault derrière l'église Saint-Marceau.
  • Le jardin Jacques-Boucher.
  • Le jardin de l'Hôtel Groslot.
  • Le jardin de la Charpenterie.

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Sites de collecte, de traitement et de valorisation des déchets de la communauté urbaine d'Orléans Métropole, avec localisation de la commune d'Orléans.

La collecte, le traitement et la valorisation des déchets est une compétence exclusive de la communauté urbaine Orléans Métropole depuis 2000 (l'intercommunalité était alors communauté de communes). La collecte des déchets ménagers (résiduels[Note 2] et multimatériaux) est effectuée en porte-à-porte sur toutes les communes de la communauté urbaine. Un réseau de six déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, cartons…)[74].

Une unité de traitement permettant la valorisation énergétique (l’incinération des déchets ménagers résiduels) et la valorisation matière des autres déchets (corps creux, corps plats et multimatériaux) est en service sur la commune de Saran depuis 1996. Elle est exploitée par la société ORVADE, filiale du groupe Veolia[75].

Santé[modifier | modifier le code]

Vue intérieure de l'ancien hôpital, porte Madeleine.

Le centre hospitalier régional d'Orléans est situé dans le quartier d'Orléans-la-Source et a été inauguré en janvier 2017, fusionnant plusieurs sites.

4 cliniques privées ont été réunis dans un pôle de santé privé Nord, baptisé Oréliance, situé à Saran. Seule la Clinique de l'Archette subsiste à Olivet

Éducation[modifier | modifier le code]

La ville d'Orléans accueille le rectorat de l'académie d'Orléans-Tours, dont elle est le chef-lieu, ainsi que la direction académique du Loiret.

Université[modifier | modifier le code]

  • Le campus de l'université d'Orléans est situé à Orléans-la-Source. L'université compte 4 UFR (Unité de formation et de recherche) : Lettres, Langues et Sciences Humaines ; Droit, Économie et Gestion ; Sciences ; Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS).
  • Orléans dispose de son école d'ingénieur portant le nom de Polytech Orléans elle appartient au réseau Réseau Polytech, l'un des trois plus grands réseaux d'école d'ingénieur en France. Elle résulte de la fusion en 2002 des anciennes ESEM (École Supérieure des Énergies et des Matériaux) et ESPEO (École Supérieure des Procédés Électroniques et Optiques). Polytech Orléans dépend de l'université d'Orléans et se trouve sur le campus de La Source. Polytech Orleans est accréditée par la commission des titres d'ingénieurs (CTI) et membre de la Conférence des grandes écoles (CGE).
  • Un Institut universitaire de technologie disposant de départements de : GTE (Génie Thermique et Énergie) ; Chimie ; GMP (Génie Mécanique et Physique) ; INFO (Informatique); QLIO (Qualité Logistique Industrielle et Organisation); GEA (Gestion des Entreprises et des Administrations)
  • Institut d'administration des entreprises d'Orléans (IAE Orléans)
  • Institut universitaire professionnalisé (IUP Orléans)
  • Une école publique de masso-kinésithérapie située sur le campus de l'université

Écoles supérieures[modifier | modifier le code]

Deux écoles supérieures d’enseignement supérieur public :

Quatre écoles supérieures d’enseignement supérieur privé :

Lycées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : liste des lycées du Loiret.
  • Lycée-Benjamin Franklin, lycée polyvalent ;
  • Lycée Pothier, lycée d'enseignement général et technologique et classes préparatoires aux grandes écoles ;
  • Lycée Jean-Zay, lycée polyvalent ;
  • Lycée Charles-Péguy, lycée d'enseignement général et technologique ;
  • Lycée Voltaire à Orléans-la-Source, lycée d'enseignement général et technologique (BTS NRC ; communication ; MUC ; SP3S ; notariat) ;
  • Lycée Paul-Gauguin à Orléans-la-Source, lycée professionnel.
  • Lycée Saint-Charles, lycée privé général et classes préparatoires aux grandes écoles ;
  • Lycée Sainte-Croix-Saint-Euverte, lycée privé polyvalent ;
  • Lycée Saint-Paul Bourdon Blanc, lycée privé polyvalent ;
  • Lycée de l'horticulture et du paysage de la Mouillère, lycée privé agricole.

Garnison[modifier | modifier le code]

Orléans est une importante ville de garnison avec, en 2015, la présence du 43e bataillon de transmissions[76] caserné au Quartier Bellecombe.

L'état-major de la 2e brigade blindée et la 2e compagnie de commandement et de transmissions y ont également tenu garnison de 1999 à 2010, date de leur transfert à Illkirch-Graffenstaden près de Strasbourg[77].

L'Armée américaine disposait d'une base, construite après la Seconde Guerre mondiale, dans la commune voisine d'Olivet[78]. Depuis le départ des troupes américaines en 1967 la base appartient à l'Armée française, actuels quartiers Valmy et Maison Fort. Elle est aujourd'hui utilisée par le 12e régiment de cuirassiers [79] auquel est rattaché l'escadron d’éclairage et d’investigation de la 2e brigade blindée[80].

La Direction des approvisionnements en produits de santé des armées et la Pharmacie centrale des armées sont installées au camp militaire d'Orléans-Chanteau.

Unités ayant tenu garnison à Orléans :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie d'Orléans.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[81],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 114 977 habitants, en augmentation de 1,55 % par rapport à 2009 (Loiret : 2,42 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
51 500 41 937 42 651 40 233 40 161 40 272 42 584 45 788 47 393
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
46 922 50 798 49 100 48 976 52 157 57 264 60 826 63 705 66 699
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
67 311 68 614 72 096 69 048 70 611 71 606 73 155 70 240 76 439
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
84 233 95 828 106 246 102 710 105 111 113 126 113 130 114 185 114 977
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[82] puis Insee à partir de 2006[83].)
Histogramme de l'évolution démographique

Immigration[modifier | modifier le code]

En 2010, la ville comptait 17 142 immigrés soit 15 % de sa population (dont 76 % nés hors d'Europe)[84].

Cultes[modifier | modifier le code]

Christianisme[modifier | modifier le code]

Catholicisme[modifier | modifier le code]
Cathédrale Sainte-Croix.

Orléans est, avec sa cathédrale Sainte-Croix, le siège d’un diocèse catholique romain. La ville fait partie du doyenné d’Orléans. Le territoire de la commune occupe tout ou partie de quatre zones pastorales (Orléans-Centre, Orléans-Est, Orléans-Nord et Orléans-Sud).

Le centre-ville relève de la zone Orléans-Centre, qui comprend la Cathédrale Sainte-Croix ainsi que les paroisses : Saint-Donatien, Saint-Paterne, l'Saint-Pierre-du-Martroi, la Saint-Aignan, Sainte-Jeanne-d'Arc, l'Saint-Paul-Notre-Dame-des-Miracles, Saint-Laurent, l'Notre-Dame-de-Recouvrance et Saint-Vincent[85].

La zone d'Orléans-Est comprend les paroisses Saint-Marc et Saint-Jean-Bosco

La zone Orléans-Nord comprend les paroisses Notre-Dame-de-Consolation, rattachée au groupement paroissial de Fleury-les-Aubrais, et Notre-Dame-des-Blossières

La zone Orléans-Sud comprend les paroisses Saint-Marceau et Saint-Yves[86]

En 2011, selon le quotidien La République du Centre, qui ne donne aucune source pour cela, environ 15 % des catholiques pratiquants de l'agglo orléanaise « seraient » favorables, dans les offices religieux, à la forme tridentine du rite romain ou « forme extraordinaire du rite romain ». Autorisée de nouveau par le pape Benoît XVI, cette liturgie, plus longue et plus solennelle, accorde au latin et au chant grégorien, une place plus importante que dans la « forme ordinaire » du rite[87].

Protestantisme[modifier | modifier le code]
Le temple du XIXe siècle.

Le culte protestant est célébré à Orléans au temple protestant d'Orléans

Orthodoxie[modifier | modifier le code]

La chapelle du Campo-Santo est mise à disposition de la paroisse orthodoxe du Christ-Sauveur, qui relève de la Métropole orthodoxe grecque de France et donc de l'Église orthodoxe de Constantinople.

Antoinisme[modifier | modifier le code]

Un temple utilisé par le culte antoiniste est situé 7 rue des Juifs, et a été dédicacé le [88].

Judaïsme[modifier | modifier le code]

La communauté juive célèbre le culte israélite à la synagogue d'Orléans, installée dans une chapelle dépendant autrefois de l'évêché.

Islam[modifier | modifier le code]

La ville possède également 6 lieux de cultes musulmans, deux mosquées et quatre salles de prière[89].

Activités sportives[modifier | modifier le code]

La patinoire du Baron.
Clubs
Infrastructures
Événements

Autrefois Orléans organisa le Circuit d'Orléans (un Grand Prix automobile).

La ville accueille de nos jours l'Open d'Orléans, un tournoi ATP Challenger Series[103].

La ville a reçu les championnats du monde d'escrime 1988, le championnat du monde de volley-ball féminin des moins de 18 ans 1995 ainsi que le départ d'une étape des Tours de France cyclistes 1964, 1966, 1974, 1985, 1987 et 2001. Depuis 2009, la Coupe du Monde de sabre dame se déroule au Zénith d'Orléans.

La ville accueille, la 13e semaine de l'année, l'Orléans International Challenge qui se déroule au palais des Sports. Cette compétition internationale de badminton est organisée par le CLTO Badminton.

Médias[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

  • France 3 Orléans Loiret : chaîne locale publique sur l'actualité du Loiret et de sa métropole
  • Orléans TV, chaîne lancée début 2007 sur le réseau hertzien dans un premier temps puis sur la TNT n'existe plus, la chaîne ayant fait faillite.
  • M6 Orléans puis Six' Orléans était une chaîne d'information locale qui disparait en 2004, le jour de ses 10 ans.

Les chaînes de la TNT sont recevables sur Orléans grâce au site de diffusion de Traînou, à la Plaine Poteau.

Un réémetteur TNT est disponible à Dunois[104].

Radio[modifier | modifier le code]

Le Groupe 1981 (ex-Start puis Sud Radio Groupe) est basé à Orléans. Il détient plusieurs radios locales en France (Vibration, Forum, Wit FM, Blackbox...). Il a racheté Sud Radio en 2005 aux Laboratoires Fabre mais l'a revendu à Fiducial en 2013.

Presse[modifier | modifier le code]

  • La République du Centre, dont le siège de la rédaction se trouve à Orléans et qui possède plusieurs éditions locales, dont celle d'Orléans
  • L'Étudiant autonome, journal des étudiants orléanais dont le siège de la rédaction est situé sur le campus de La Source
  • La Tribune d'Orléans, journal gratuit d'informations locales paraissant chaque jeudi (le journal a cessé son activité le 12 septembre 2015 et a été regroupé avec L'Hebd'O, devenant ainsi La Tribune/Hebd'O, magazine [gratuit] d'information d'Orléans et d'Orléans Métropole, paraissant chaque mercredi)
  • Edith Magazine, féminin mensuel gratuit d'Orléans et son agglomération.

Internet[modifier | modifier le code]

Fêtes et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Les fêtes johanniques, chaque début mai, restent la manifestation populaire la plus importante d'Orléans. Les « Fêtes de Jeanne d'Arc » sont actuellement (2016) promues pour être inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO[108].
  • La fête de la Saint-Fiacre, du quartier Saint-Marceau (construit sur des anciens vergers et potagers), se déroule chaque année depuis 1806 (sauf durant les deux guerres mondiales) et honore, sur trois jours, les métiers horticoles. Elle a lieu le week-end le plus proche de la Saint-Fiacre, fin août.
  • La fête de la Saint-Aignan, en novembre, dans le quartier du même nom, a été remplacée à partir de 2005 par un festival de musique : le festival de travers[109].
  • Le festival de jazz d'Orléans, Orléans'jazz, est une série de manifestations musicales durant le mois de juin depuis 1991.
  • Le concours international de piano du XXe siècle a été créé par la pianiste et pédagogue Françoise Thinat en 1994 et se déroule tous les deux ans.
  • Le festival de Loire rassemble en septembre, tous les deux ans les années impaires, une importante batellerie avec des manifestations autour de ce thème[110].
  • La Grande braderie a lieu traditionnellement fin juillet (sauf en 2005 et 2006 où elle s'est déroulée fin août).
  • Archilab rassemble à l'automne des rencontres internationales d'architecture comportant diverses expositions. La création de cet évènement a eu lieu en 1999 ; il se déroule depuis tous les deux ans.
  • Le forum des Droits humains (anciennement forum des droits de l'Homme) a lieu à chaque rentrée. Ce forum permet à la population de l'Orléanais d’échanger des informations, réflexions et points de vue sur les droits Humains bafoués. Le forum se déroule sous la forme de conférences-débats, projections, ateliers[111]
  • La fête foraine, a lieu chaque année à la fin mai et du début juin sur le parking du parc des expositions et des congrès d'Orléans. Elle réuni chaques années des dizaines de manège à sensatIon, et reçoit des milliers de visiteurs.
  • La set électro, festival de musiques électroniques, se tient chaques années au cours du mois de mai sur le parvis du théâtre d'Orléans à l'occasion des fêtes Johanniques. Le set electro a reçu récemment de grand DJs comme Yves V, les Nervo, Joachim Garraud... L'édition 2016 avait accueillie plus de 30 000 spectateurs fan de musique électronique.
  • Festival Orléans joue à la mi-septembre[112]. Festival sur les jeux de société, jeux de rôle, jeux de figurines, qui a été créé en 2014 sous l'impulsion des acteurs associatifs et des boutiques spécialisées de la région orléanaise.
  • Durant le mois de décembre sont organisés plusieurs marchés de Noël. En 2016, ils sont situés place du Martroi, place de la Loire, et place de la République[113]. La cathédrale Sainte-Croix accueille également des projections lumineuses animées sur sa façade.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Cathédrale d'Orléans.
Hôtel des Créneaux.
La médiathèque
vue depuis la place Gambetta.
Façade de l'hôtel Groslot.
« Le petit Voisins ». Époque Renaissance, 1527 (à l'origine, refuge et hôtellerie appartenant à l'abbaye de Voisins, située à Saint-Ay, à quelques kilomètres d'Orléans).
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  • L'enceinte gallo-romaine. Visible à plusieurs endroits de la ville :
    • au pied du transept nord la cathédrale (IVe siècle) (base de tour et portion de mur sur 2,5 m de hauteur depuis le fond du fossé)
    • rue de la Tour-Neuve, portion de mur d'enceinte d'environ H=6 m l=50 m qui sert d'appui à la vinaigrerie Dessaux (aujourd'hui disparue), à côté de l'actuelle salle municipale Eiffel ;
    • place Louis-XI, servant de rampe d'escalier donnant vers une cave gothique voûtée sous la voie publique (le mur servait de fondation à l'ancienne église qui occupait le site jusqu'à la Révolution) ;
  • L’hôtel Groslot, construit entre 1550 et 1555 pour Jacques Groslot, bailli d'Orléans par Jacques Androuet du Cerceau. François II y mourut en 1560. Charles IX, Henri III et Henri IV y séjournèrent. L'hôtel fut restauré en 1850. Le bâtiment, avec une façade décorée d'un appareil de briques, abrite la mairie d'Orléans depuis 1790 (actuelle salle des mariages) ;
  • L’hôtel de la Vieille Intendance (début XVIe siècle) (ou bien encore hôtel Brachet, anciennement « Maison du Roy »), véritable château de style gothique-Renaissance construit en briques[114]. Aujourd'hui siège du tribunal administratif d'Orléans, l'on peut admirer sa façade flanquée de deux tourelles depuis la cour d'honneur qui ouvre sur la rue de la Bretonnerie. Mais la plus belle vue sur cette demeure qui accueillit les plus hauts dignitaires du royaume de passage à Orléans, et peut-être les rois eux-mêmes (Henri IV, Louis XIII, Louis XIV), peut être obtenue depuis ses jardins, accessibles au public depuis la rue d'Alsace-Lorraine.
  • L'hôtel de la Motte-Sanguin (XVIIIe siècle) et ses jardins, hôtel particulier construit sur ordre du duc d'Orléans[115], Louis-Philippe d'Orléans (1747-1793) dit « Égalité » en raison de son soutien aux révolutionnaires. Surnommé « l'homme le plus riche du monde », celui-ci vota la mort de son cousin le roi Louis XVI. De style classique, c'est une résidence que l'on pourrait qualifier de princière (voire royale car le fils de Philippe-Égalité a accédé au trône de France sous le nom de Louis-Philippe Ier).
  • La salle des thèses, ancienne bibliothèque de l'université d'Orléans fondée en 1306 (bien que son origine soit plus ancienne). Ce bâtiment gothique est une construction du XVe siècle qui était voisine des « Grandes Écoles », monument gothique malheureusement perdu au XIXe qui abritait les cours. De renommée internationale (présence d'un fort contingent germanique notamment), Jean Calvin, Molière, La Boétie ou encore le pape Clément V et de nombreuses autres célébrités y étudièrent et/ou y enseignèrent ;
  • L’école d'artillerie, ancienne école militaire du XIXe siècle édifiée en bordure des quais de Loire, près du pont René-Thinat[116]. Ce bâtiment en pierre de style classique est souvent confondu avec le château de la Motte Sanguin qui est situé tout à côté, sur la motte elle-même ;
  • L'hôpital et sa chapelle dit « Hôpital Madeleine » dont l'essentiel est d'époque Louis XIV (XVIIe siècle). Aujourd'hui il demeure une antenne du centre hospitalier régional d'Orléans (CHR) ;
  • La maison de Louis XI (fin du XVe s.), place Saint-Aignan. Construite par le souverain qui vénérait particulièrement saint Aignan[117] ;
  • La maison de Jeanne d'Arc, où elle séjourna du 24 avril au (en fait, une reconstitution approximative, l'originale ayant été d'abord frappée d'alignement vers le début du XXe siècle, puis détruite par un incendie, du fait des bombardements de juin 1940) ;
  • La place du Martroi, cœur symbolique de la cité, comporte en son centre une statue équestre monumentale de Jeanne d'Arc (où cette dernière est plus grande que son cheval), sculptée par Denis Foyatier. Cette statue fut brisée pendant la Seconde Guerre mondiale puis réparée par le sculpteur Paul Belmondo, père du célèbre acteur ; les bas-reliefs du piédestal sont dus au sculpteur Vital Dubray ;
  • La chancellerie (XVIIIe s.) du duc d'Orléans, place du Martroi. Seule la façade a survécu aux bombes de la Seconde Guerre mondiale. Un monument jumeau postérieur abrite la CCI du Loiret de l'autre côté de la rue Royale (côté est) ;
  • La Porte Bannier, découverte en 1986 et se situant à l'aplomb de la statue de Jeanne d'Arc. Elle date du XIVe siècle. On y accède, lors de certaines circonstances, par une trappe située sur la place du Martroi. Il est également possible de l'admirer depuis une fenêtre aménagée dans le parking souterrain sous la place ;
  • Les quais de Loire (XVIIe-XIXe s.) du Port d'Orléans, pavés en amont et en aval du pont George-V, vestiges du florissant commerce de Loire qui fit la richesse de la cité depuis la préhistoire jusqu'à l'invention de la machine à vapeur ;
  • Le dhuis (ou les dhuis), digue anciennement pavée (vestiges visibles) en milieu de la Loire s'étendant sur des kilomètres, en amont et en aval de la cité, destiné à canaliser les eaux du fleuve ainsi qu'à autoriser la navigation en des périodes de moindre débit de celui-ci ;
  • Le château de La Source (XVIIe - XIXe s.), dominant le parc Floral et la source du Loiret ;
  • La Tour blanche, seule tour encore en élévation subsistant de l'enceinte gallo-romaine. En réalité, seule sa base est réellement de cette époque en raison de campagnes de rénovation successives au cours des siècles jusqu'à ce que l’extension de l'enceinte vers l'est sous Louis XI (3e enceinte) ne la prive de son utilité défensive. Elle jouait encore son rôle défensif lors du siège d'Orléans. Elle abrite actuellement le service archéologique de la Ville d'Orléans ;
  • La salle de l'Institut, place Sainte Croix, est une petite salle de concert au sein du conservatoire qui peut également se transformer en salle de bal grâce à un plancher modulable. Elle est d'acoustique remarquable ;
  • La rue de Bourgogne, ancien decumanus romain (axe majeur est-ouest) que continuent de longer les centres religieux, politiques et commerciaux de la cité. Elle demeure le cœur symbolique de la ville. Elle est particulièrement longue (plus de 1 km) et est bordée d'hôtels particuliers ainsi que de demeures de tous âges et de tous styles. Elle accueille une grande diversité de populations de toutes conditions et de toutes origines (étudiants, bourgeois, ouvriers, immigrés…). C'est par son extrémité est (porte Bourgogne), aujourd'hui au croisement de la rue de la Fauconnerie, que Jeanne d'Arc entra pour la première fois dans la cité en 1429. Avant les bombardements de 1940 et 1944, la rue de Bourgogne se prolongeait sans réelle interruption par la rue du Tabour et la rue des Carmes jusqu'à l'extrémité ouest de la ville (porte Madeleine et porte Saint-Jean), soit près du double de sa longueur actuelle ;
  • La rue Royale (XVIIIe s.) et ses arcades marchandes, largement reconstruite à l'identique après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, chef-d’œuvre d'urbanisme. Les perspectives monumentales qu'elle offre (sur la statue de Jeanne d'Arc place du Martroi notamment) rappellent celles de grandes métropoles européennes (Turin, Rome, Vienne…) dont celle de la rue Royale de Paris entre la place de la Concorde et l'église de la Madeleine ou encore celles de la rue de la Paix ou de la rue de Rivoli… ;
  • La rue Jeanne d'Arc (XVIIIe -XIXe s.), grande artère faisant face à la cathédrale Sainte-Croix et ouvrant une formidable perspective sur celle-ci. Elle est longée d'immeubles cossus, en pierre de taille pour la plupart, remarquablement homogènes bien que tous différents en raison de strictes règles d'urbanisme, adoptées dès l'origine du projet ayant donné lieu à la destruction de toute la partie centrale de la vieille ville qui se situait en lieu et place ;
  • L’hôtel Cabu, appelé aussi maison de Diane de Poitiers, construit par Philippe Cabu, avocat en 1547, sur des plans de l'architecte Androuet du Cerceau ;
  • L’hôtel Hatte, du XVe siècle. Il abrite actuellement le Centre Charles-Péguy ;
  • L’hôtel Toutin, du XVIe siècle ;
  • L’hôtel Pommeret, du XVIe siècle qui accueille aujourd'hui la Chambre régionale des Comptes ;
  • L’hôtel Ducerceau, du XVIe siècle ;
  • L’hôtel des Créneaux, ancien hôtel de ville gothique-renaissance (XIVe – XVe siècle) très ostentatoire et richement décoré. Il est surmonté d'un beffroi (tour de guet / clocher) gothique. Il abrite actuellement une partie du Conservatoire d'Orléans[118] ;
  • La maison de Jean Dalibert, du XVIe siècle ;
  • Le cabinet Jacques Boucher (XVIe s.), autrefois attenant à l'hôtel du même nom, place Charles-De-Gaulle, aujourd'hui visible depuis le jardin public qui lui doit également son nom ;
  • La maison de la Coquille (XVIe s.), ornée d'une « coquille Saint-Jacques ». Elle était en effet proche de la chapelle Saint-Jacques, rue des Hostelleries-Sainte-Catherine et proche de la porte du Pont, point de passage des pèlerins en route pour l'Espagne depuis le nord de l'Europe ;
  • La maison des Chevaliers du Guet (XVIe s.), hôtel particulier en brique et pierre qui aurait abrité les gens d'armes chargés de l'ordre dans la cité (controversé) ;
  • Les immeubles et anciens hôtels particuliers de la rue d'Escure (XVIIe siècle-XVIIIe siècle) ;
  • La préfecture : ancien monastère bénédictin, construit en 1670 et abritant la préfecture depuis 1800. Il contient un escalier d'honneur en fer forgé monumental, datant de 1680 (inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 2005, ne se visite qu'au cours de certaines circonstances) ;
  • Le pont de l'Europe, dessiné par Santiago Calatrava, est un pont en arc bow-string incliné particulièrement original ;
  • Le pont Royal ou pont George-V, le plus ancien, gardé au sud par deux anciens postes de perception de l'octroi ;
  • Le pont des Tourelles, construit en 1140 et détruit en 1760 (d'abord par une inondation), fut le premier pont en pierre d'Orléans (un peu en amont du pont Royal, la base des piles affleure encore, en période de basses eaux) ;
  • Statue La Baigneuse par Paul Belmondo, rue Royale, inaugurée le  ;
  • Statue de Jean Calvin, par Daniel Leclercq, en face du temple, inaugurée le [119] ;
  • La bibliothèque des sciences du campus d'Orléans la Source (2005), Équerre d'argent 2005, dessinée par Florence Lipsky et Pascal Rollet, architectes ;
  • La mairie-bibliothèque de l'Argonne, prix d'architecture AMGVF AMO 1996, dessinée par Alain Poivet, architecte ;
  • Le palais épiscopal ou ancien évêché, datant des XVIIe et XVIIIe siècles, dont le portail d'entrée est classé Monument historique depuis le et le bâtiment principal ainsi que les jardins d'agrément depuis le [120]. Depuis janvier 2014, il abrite le Centre international universitaire de recherche (université d'Orléans et Studium)[121] ;
  • La médiathèque inaugurée en 1994 par François Mitterrand[122] ;
  • Le palais de justice.
  • Le châtelet, dont il ne reste qu'une tour et une partie du portail d'entrée. Forteresse dont les origines sont antérieures au Xe s., siège du pouvoir royal et seigneurial dans la cité durant des siècles (logis, tribunal etc.) ;
  • Le canal d'Orléans ;
  • Les Turbulences (2013), musée du FRAC Centre, conçu par le cabinet d'architecture Jacob & Mac Farlane. Bâtiment aux lignes futuristes, couvert d'un revêtement de LED et inséré dans une ancienne caserne militaire du XIXe siècle ;

Les quartiers les plus anciens de la ville situés dans l'espace délimité par les mails (quartier Bourgogne notamment) présentent des centaines de façades d'architecture médiévale ou Renaissance en pierre ou à pans de bois (colombages). Toutes ont été (ou ont vocation à être) rénovées selon une politique municipale constante depuis 2001.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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La tour-clocher Saint-Paul.
Le Campo Santo.

Musées[modifier | modifier le code]

Hôtel Cabu (XVIe siècle).
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Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Salles de spectacle : le Zénith d'Orléans, grande salle de spectacle polyvalente pouvant accueillir près de 7 000 personnes ; le théâtre d'Orléans constitué de plusieurs salles pour le théâtre, la danse et les concerts ; l’Institut musical d'Orléans comporte une salle d'un peu moins de 400 places consacrée à la musique classique ; l'Astrolabe est la salle de concert phare pour les musiques actuelles à Orléans. Géré par l'association antirouille, pour le compte de la ville d'Orléans, l'Astrolabe présente de septembre à juin un panel sonore impressionnant. Pour accueillir les artistes de rock, électro, pop, musique du monde, hip-hop et autres, mais surtout pour l'auditoire, 550 places sont disponibles dans l'Astrolabe et 180 places dans l'Astroclub ; le théâtre Gérard Philipe avec près de 600 places, ouvert en 1973 et rénové en 2006 ; le théâtre du parc Pasteur, avec près de 100 places, consacré essentiellement à des spectacles pour enfants.
  • Les cinémas : à part un cinéma indépendant, les cinémas d'Orléans arborent l'enseigne Pathé : le cinéma Pathé place de Loire de 12 salles, face à la Loire ; le cinéma Pathé place d'Arc de 6 salles au nord du centre-ville près de la gare a fermé le mardi , en toute discrétion[144] ; le cinéma Les Carmes classé Art et Essai de 3 salles en centre ville. Le Select-Studios a fermé ses portes en 2008. Un multiplexe Pathé de 9 salles a ouvert ses portes au début du mois de septembre 2008 à Saran, commune limitrophe du nord d'Orléans[145].
  • Bibliothèques : la ville dispose d'un réseau de six médiathèques.
  • FRAC Centre : Fonds régional d'art contemporain de la région Centre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

François II, roi de France.

Personnalités politiques et personnalités religieuses[modifier | modifier le code]

Armée[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Arts plastiques[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Théâtre et cinéma[modifier | modifier le code]

Sciences[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Professions diverses[modifier | modifier le code]

Orléans à l'écran[modifier | modifier le code]

Orléans a servi de décors pour plusieurs tournages, dont :

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Cotignac d'Orléans : pâte à base de gelée de coing, citée par Rabelais et qui se retrouve sur les tables des Noces de Cana, tableau de Paul Véronèse. Elle est présentée dans de petites boîtes cylindriques en bois, appelées fripounes.[réf. nécessaire]
  • Vinaigre : la remontée de la Loire par des futreaux, barges plates chargées de barriques de vin à destination de la capitale, était souvent difficile et aléatoire du fait des variations de débit du fleuve royal. Lorsque le vin tournait « aigre », on le débarquait à Orléans où est née ainsi une tradition vinaigrière dont le plus célèbre représentant est la vinaigrerie « Martin Pouret », toujours en activité. Une autre entreprise, la vinaigrerie Dessaux a donné son nom au quartier qui l'abritait jusqu'en 1984 (elle n'existe plus actuellement). André Dessaux, dirigeant de cette entreprise familiale, résistant, déporté puis brièvement maire d'Orléans à la Libération (premier maire d'Orléans libérée[156]), mourut le , des suites de sa déportation. Ses deux fils, Yves et Georges furent tués dans les combats de la Résistance.
  • Vignobles : l'Orléanais comprend deux appellations d'origine contrôlée Orléans (AOC) depuis 2006, Orléans et Orléans-Cléry, les vignes étant situées sur les communes de Mareau-aux-Prés, Cléry-Saint-André, Saint-Hilaire-Saint-Mesmin et Olivet.
  • En 2006, plusieurs pâtissiers se sont associés pour créer une nouvelle spécialité gastronomique afin de redonner du cachet à la ville. En effet, ils créèrent les macarons aux fruits d'Orléans, disponibles dans plusieurs pâtisseries, du centre-ville notamment.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. ORSIL = Organisation des Secours en cas d’Inondation Loire.
  2. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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  136. « L'ancienne église Saint-Pierre-Le-Puellier », notice no PA00098847, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  138. « L'ancien couvent des Minimes », notice no PA00098840, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Yves Babonaux et al., Histoire d'Orléans et de son terroir, tome 1. Des origines à la fin du XVIe siècle, Horvath, coll. « Histoire des villes de France », , 550 p. (ISBN 978-2717102765).
  • Jean Vassort, Christian Poitou, Histoire d'Orléans et de son terroir, tome 2. XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, Horvath, coll. « Histoire des villes de France », , 364 p.
  • Jacques Bonnet et al., Histoire d'Orléans et de son terroir, tome 3. De 1870 à nos jours, Horvath, coll. « Histoire des villes de France », , 343 p.
  • René Biémont, Orléans, H. Herluison, (réimpr. 1991), 507 p.
  • Jacques Debal, Orléans : une ville, une histoire, t. I : Des origines à la fin du XVIe siècle, Orléans, X-Nova, , 197 p. (ISBN 2-912924-00-6).
  • Jacques Debal, Orléans : une ville, une histoire, t. II : De 1598 à 1998, Orléans, X-Nova, , 208 p.
  • Orléans et ses environs à pied, Fédération française de randonnée pédestre, coll. « TopoGuides », , 80 p. (ISBN 978-2751401855).
  • Collectif, Orléans d'antan, HC éditions, coll. « Villes d'antan », (ISBN 978-2357200142).
  • Léon de Buzonnière, Histoire architecturale d'Orléans, Le livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France » (réimpr. 1994), 530 p.
  • Eugène Lepage, Les rues d'Orléans, Le livre d'histoire, coll. « Monographies des villes et villages de France », (réimpr. 1994), 472 p.
  • Françoise Michaud-Fréjaville, Cahiers de recherches médiévales, vol. 12 : Une ville, une destinée : Orléans et Jeanne d'Arc. En hommage à Françoise Michaud-Fréjaville, Orléans / Paris, CEMO / Honoré Champion, (lire en ligne).
  • Guide Orléanais 1900, Corsaire Éditions, 194 p. (ISBN 978-2910475192).
  • Louis d'Illiers. Lorsque finissait le siècle. Édition présentée, établie et illustrée par Julie Bertrand-Sabiani, Corsaire Éditions 2010 (ISBN 978-2-910475-34-5).
  • Anne Debal-Morche, Eric Moinet, Christian Trézin, Martine Lainé, Orléans, la Préfecture : ancien prieuré de Bonne-Nouvelle, AREP-Centre éditions, coll. « Itinéraire du patrimoine, no 134 », 1997 (ISBN 2-905813-16-4).

Rapports[modifier | modifier le code]

  • Plan de prévention des risques d'inondations dans le Val d'Orléans - Agglomération Orléanaise - Rapport de présentation, (lire en ligne) - Règlement - Carte 1 et carte 2 du zonage réglementaire d'Orléans.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]