Golfe du Lion

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Golfe du Lion
Carte du golfe du Lion.
Carte du golfe du Lion.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la France France
Subdivisions
territoriales
Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur
Géographie physique
Type Golfe
Localisation Mer Méditerranée
Coordonnées 43° N 4° E / 43, 443° Nord 4° Est / 43, 4

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Golfe du Lion

Géolocalisation sur la carte : Méditerranée

(Voir situation sur carte : Méditerranée)
Golfe du Lion

Le golfe du Lion est une partie de la mer Méditerranée qui baigne le littoral sableux des régions françaises du Languedoc-Roussillon et de la Provence, depuis les Pyrénées jusqu'à l'ouest de l'agglomération deToulon, selon certaines cartes. Dans les faits, il est couramment admis que ce Golfe s'étend du Cap de Creus en Espagne, (Province de Gérone) dont la pointe est visible sur toutes les cartes marines, au Massif du Cap-Sicié, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, (Département du Var) qui représente l'un des points le plus au sud de cette région et de ce département.

La côte se caractérise par la présence quasi continue d'un cordon lagunaire et de nombreux étangs. Quelques massifs, le plus souvent calcaires, bordent ces vastes étendues planes. Ainsi la montagne de la Clape dans l'Aude, l'ancien volcan du mont Saint-Loup au Cap d'Agde ; séparé de l'ancienne île de Sète, le mont Saint-Clair, par le vaste étang de Thau. Vient ensuite le massif de la Gardiole directement à l'ouest de Montpellier.

Les ports principaux sont Port-Vendres, Port-la-nouvelle, Agde, Sète, le Grau du Roi et Marseille. La côte a vu l'implantation de nombreux ports de plaisance (Port-Leucate, Cap d'Agde, La Grande-Motte, Port-Camargue…)

Le Golfe du Lion présentent de nombreux fleuves côtiers dont les principaux sont l'Aude, l'Orb et l'Hérault, le principal cours d'eau qui rejoint le golfe étant le Rhône qui forme par l'action de ses deux bras principaux, le delta de Camargue.

Le golfe du Lion a été cité par le parolier et chanteur sétois Georges Brassens dans sa chanson Supplique pour être enterré à la plage de Sète.

Sommaire

Étymologie[modifier | modifier le code]

Il existe au moins trois hypothèses pour expliquer l'origine du nom du golfe du Lion, les deux premières se référant à l'animal de la famille des félidés, la troisième se référant à une évolution sémantique :

1. Le « lion dangereux »

Le golfe du Lion à Sète

Le nom actuel du golfe est apparu au plus tard au XIIIe siècle (en latin médiéval sinus Leonis, mare Leonis, en occitan golf del/dau Leon, en catalan golf del Lleó, en espagnol golfo de León) et pourrait venir de la comparaison avec un lion : cela suggèrerait simplement que cette partie de la mer est aussi dangereuse qu'un lion, car elle connaît des vents violents et soudains qui menacent les bateaux (les marins et les pêcheurs connaissent très bien ces dangers[1]).

Cette comparaison avec un lion se retrouve dans plusieurs sources convergentes : le dictionnaire français de noms de lieux de Deroy et Mulon[2], le grand dictionnaire occitan de Mistral[3], la célèbre Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d'Alembert[4] et plusieurs textes en latin depuis le XIIIe siècle[5]. Ces sources, notamment Deroy et Mulon, Diderot et d'Alembert, rejettent l'hypothèse selon laquelle le nom aurait une relation avec la ville de Lyon, qui est beaucoup trop loin du golfe.

2. Le « lion couché »

Le pic Saint Loup, lion couché

Une deuxièle hypothèse traditionnelle évoqué dans la région Montpellieraine verrait dans le Pic Saint-Loup, dont la crête rappelle un lion couché, un amer qui aurait inspiré, par son aspect, le nom du golfe. Selon cette idée, le pic Saint-Loup, dernière éminence avant la côte et située à l'extrémité méridionale sud de Massif Central, est le premier repère terrestre visible à partir d'une embarcation qui double les marais de Camargue pour s'engager dans le golfe. Cette observation serait particulièrement nette lorsque soufflent mistral et tramontane qui sont des vents de terre dégageant l'atmosphère.

L'aspect inquiétant de cette curiosité géologique, auquel s'ajoutent les rugissements du vent qui semblent en provenir, aurait stimulé l'imagination des marins et donné naissance à une tradition maritime retranscrite postérieurement[6].

3. Le « Sinus Gallicus »
Un nom antérieur, pendant l'Antiquité romaine, était sinus Gallicus en latin classique, ce qui signifie « golfe Gaulois »[7]. Selon certains experts, cette appellation pourait, dés lors, être due à une déviation de ce terme latin qui lui aurait été attribuée par les romains en raison de la présence de lagunes le long du Golfe. Cette appellation aurait ensuite été déformée en « Launis » puis francisée en Lion[8].

Géographie[modifier | modifier le code]

Les fleuves du golfe du Lion[modifier | modifier le code]

L'Aude près de son embouchure à Fleury
L'Hérault près de son embouchure à Agde
Le Lez près de son embouchure à Palavas-les-flots
Embouchure du Petit-Rhône

De nombreux petits cours d'eau côtiers de différentes tailles se jettent dans le golfe du Lion et reçoivent ainsi la dénomination de « Fleuve côtier » quand leur longueur est inférieure à deux cent kilomètres. Il en existe de nombreux cours d'une longueur de quelques kilomètres, notamment dans les Pyrénées-Orientales, tels que la Massane, la Muga, la Riberette (dénommée également « La Tassio », et la Baillaury. La Berre est le seul fleuve côtier de moins de vingt kilomètres du départements de l'Aude.

Depuis l'ouest ( Frontière franco-espagnole), jusqu'à l'est (Département du Var), les dix principaux fleuves se jetant dans le Golfe du Lion sont :

Les dix principaux fleuves du Golfe du Lion
L'Aude est le principal fleuve français à se jeter dans le golfe du Lion après le Rhône. Ce fleuve présente un bassin hydrographique important qui s'étend, inégalement, sur six départements : l'Aude, les Pyrénées-Orientales, l'Ariège, la Haute-Garonne, le Tarn, l'Hérault (la Haute-Garonne et le Tarn ne sont concernés que par le cours des affluents ou sous-affluents du fleuve).
Le Rhône a le deuxième débit de tous les fleuves s'écoulant en Méditerranée, après le Nil, si toutefois on ne tient pas compte de la mer Noire, où se jettent en particulier le Danube et le Don. Finissant dans une mer sans marée, le fleuve a formé un delta avec des bras qui se sont déplacés globalement d'ouest en est au cours de la période historique.
Article connexe : Delta du Rhône.

Le littoral du golfe du Lion[modifier | modifier le code]

Le littoral de l'ancienne région du Languedoc-Roussillon s'étend sur 200 km environ entre la Camargue et la frontière espagnole. Ce littoral présente de nombreux étangs de type lagunaire deux petits massifs montagneux et un ancien volcan.

Les étangs du golfe du Lion[modifier | modifier le code]

Étang de Vaccarès
Étang de l'Or
Étang de Thau
Étang du Méjean
Étang de Pissevache
Les principaux étangs du Golfe du Lion
  • Les étangs des Bouches-du-Rhône

Les massifs montagneux du golfe du Lion[modifier | modifier le code]

Le massif de la Clape depuis l'étang de La Palme
  • Le massif de la Clape

Le massif de la Clape de la Clape est un petit massif calcaire de 15 000 hectares séparant Narbonne du littoral et de Narbonne-plage.

Une route permette de joindre ces deux villes traverse la partie sud-ouest de cette montagne et offre de belles vues sur l'environnement de ce massif. Le nom de la Clape signifierait « tas de cailloux » en occitan.

Article connexe : Massif de la Clape.
  • Le massif des Albères

Le massif des Albères, (en catalan : serra de l'Albera ou massís de l'Albera, est un massif de montagnes qui constitue la partie la plus orientale de la chaîne pyrénéenne.

Le massif des Albères est délimité à l'ouest par le col du Perthus et la rivière de Rome, à l'est par la mer Méditerranée entre Argelès-sur-Mer en France et Port-Bou et Llançà en Espagne. Les Albères dominent la basse vallée du Tech et la plaine du Roussillon au nord et la plaine de l'Empordà au sud.

Article connexe : Massif des Albères.

Le Volcan d'Agde[modifier | modifier le code]

Le volcan d'Agde

Le « complexe volcanique d'Agde » s'étend sur environ 15 km2 et comprend trois cônes stromboliens dont les restes sont le Mont Saint-Loup (112 m d'altitude), le petit Pioch (35 m, mais ce sommet a été décapé en grande partie par une carrière d'exploitation de la pouzzolane, actuellement transformée en décharge de déchets) et le mont Saint-Martin (55 m) en partie englobé dans l'urbanisation de la station balnéaire du Cap d'Agde.

Une coulée basaltique est visible à hauteur de la plage de la conque qui est une plage de sable foncé constitué de débris basaltiques dont la forme concave, en conque, est le résultat de l'érosion entre des reliefs basaltiques plus résistants qui sont les restes de dykes, dont au sud les rochers dit des « deux frères ».

Les courants maritimes du golfe du Lion[modifier | modifier le code]

Le courant Liguro-Provençal[modifier | modifier le code]

Le golfe du Lion est concerné dans sa totalité par le courant liguro-provençal. Ce dernier trouve son origine dans le golfe de Gênes, suite à la fusion des courants marins Est Corse (en provenance du canal corse située entre la toscane et le cap Corse) et Ouest Corse, situé au large d'Ajaccio. Ce courant longe ensuite successivement les côtes italiennes, françaises et espagnoles, jusqu’au plateau des Baléares[9].

En hiver, ce courant se rapproche des côtes. Du mois de janvier à la mi-mars, il ne fait que 20 à 30 km de large, il est alors plus rapide. De juin à décembre, il est large de 40 à 50 km et ralentit en conséquence.

Article connexe : Courant liguro-provençal.

Les principaux ports de plaisance du golfe du Lion[modifier | modifier le code]

Le port Saint-Ange
Le port de Cap d'Agde
Capitainerie de Port-Camargue

Ces ports sont classés géographiquement, depuis la frontière franco-espagnole jusqu'à Marseille avec, en indication, le nombre de places (chiffres de l'année 2004, arrondis)

  • Pyrénées-orientales

Cerbère : 150 (en période estivale uniquement),
Banyuls-sur-Mer : 370,
Port Vendres : 254,
Collioure : 126,
Argelès-sur-Mer : 800,
Saint-Cyprien : 2200,
Canet en Roussillon: 1000,
Le Barcarès (Port-Saint-Ange) : 750,

  • Aude

Port-Leucate : 1100,
Gruissan (2 ports) : 1300,
Narbonne-Plage : 600,

  • Hérault

Cap d'Agde (2 ports et berges de l'Hérault) : 4100[10]
Sète : 150,
Frontignan : 600,
Palavas-les-Flots : 1020,
Carnon : 700,
La Grande-Motte : 1430,

  • Gard

Le Grau-du-Roi (Port-Camargue) : 4600,

  • Bouches du Rhône

Port-Saint-Louis-du-Rhône (3 ports) : 700 (+2200 à sec),
Fos-sur-Mer (Saint-Gervais) : 840,
Carry-le-Rouet : 560,
Marseille (6 ports) : 6900.

Climat[modifier | modifier le code]

Le golfe du Lion présente localement des particularités météorologiques notamment dues à la présence d'un climat spécifiquement venteux dont deux régimes de vents régionaux connus tels Le Mistral et la Tramontane. Ces deux vents ont les mêmes causes météorologiques et sensiblement les mêmes effets, seules l'orientation et la localisation changent, les couloirs montagneux utilisés sont donc différents. Les couloirs d'accélération utilisés sont :

  • pour la Tramontane : entre le Nord des Pyrénées et le Sud du Massif central,
  • pour le Mistral : entre l'Est du Massif central et l'Ouest des Alpes (vallée du Rhône)..

Mistral et Tramontane[modifier | modifier le code]

  • Le Mistral
    • Le Mistral (en provençal mistrau, en languedocien magistrau, en catalan mestral, en corse maestrale) est un vent catabatique et un vent de couloir de nord-ouest à nord, très froid en hiver et souvent violent, qui concerne le nord du bassin de la Méditerranée occidentale. Il peut souffler à plus de 100 km/h en plaine, notamment dans la basse vallée du Rhône. Il concerne donc généralement le secteur Camargue, le Delta du Rhône, jusqu'au Grau du Roi mais quelquefois, il peut souffler du nord-nord-est sur tout la côte du Languedoc, jusqu'au cap Béar. Lorsque ce vent est accompagné de pluie, il est alors dénomme Mistral noir[11].
  • La Tramontane
    • La Tramontane est le nom donné à plusieurs vents soufflant en Méditerranée occidentale. En Catalogne et en Languedoc, la Tramontane est le vent du Nord-Nord Ouest provenant des massifs montagneux et soufflant en direction du golfe du Lion. Il s'agit d'un vent froid, sec et violent, cependant, dans le langage populaire, le mot tramontane peut aussi désigner un vent de la Méditerranée occidentale soufflant du continent vers la mer.

Vents marins[modifier | modifier le code]

Les vents marins (c'est à dire ne provenance de la mer) et qui sont souvent dénommés « vent d'autan » soufflent à l'opposé de la tramontane[12],[13]. Il existe également L’argade qui est un vent de sud.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le golfe du Lion (la Côte Vermeille)

Le Golfe du Lion est le résultat d'une extension de la croûte et c'est donc géologiquement un domaine océanique : croûte océanique amincie bordée par des marges passives. Cette extension est due au déplacement vers le Sud et le Sud-est de la subduction de la plaque africaine à l'Oligocène-Miocène, à cause du retrait du slab sous l'effet du poids de la plaque en subduction. Cela a entraîné l'effondrement de la chaîne pyrénéo-provençale et la rotation vers l'Est de la Corse et de la Sardaigne.

L'orogenèse des Pyrénées à l'Éocène a compressé et épaissi la croûte. Les géologues spécialisés dans le pétrole supposent l'existence de nappes aux frontières marines du talus.

Histoire[modifier | modifier le code]

La bataille navale de Maguelonne[modifier | modifier le code]

Une modeste bataille navale opposa six bâtiments de guerre anglais à quatre navires français (« La Borée », « La Pauline », « Le Lyon » et « Le Robuste ») en octobre 1809. Celle-ci se déroula entre le port de Sète et la lagune de Maguelone (Hérault), non loin de Palavas-les-flots . La bataille fut dirigée et surveillée depuis la côte par le général Charles Louis Joseph de Gau de Frégeville[14].

Le naufrage de « l'Amphitrite »[modifier | modifier le code]

En route pour l'île antillaise de Trinidad en novembre 1839, l'Amphitrite, un navire marchand de deux cents tonneaux en provenance du vieux port de Marseille, sombra après avoir croisé une trombe marine à quelques encablures de l'île de Maguelone (Hérault), située entre Palavas-les-flots et Sète[15].

Le naufrage du « Roger-Juliette »[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1947, lors d'un épisode de forte mer, le pinardier le Roger-Juliette fit naufrage à quelques centaines de mètres de la plage Les Mouettes à Frontignan. Ce naufrage fit six victimes sur un équipage de sept marins, et relança la nécessité d'avoir une force de sauvetage en mer sur cette partie de la côte méditerranéenne[16].

Les zones naturelles protégées[modifier | modifier le code]

Le Parc national des Calanques[modifier | modifier le code]

Espace naturel terrestre et marin, le parc national des Calanques est situé aux portes de la ville de Marseille et s'étend sur un massif littoral constitué de falaises calcaires, de criques et d'îlots qui constituent des écosystèmes relativement préservés pour de nombreuses espèces vivantes. Ce vaste espace méditerranéen comprend le massif des Calanques, les îles de l'archipel du Riou, le massif de Saint-Cyr et une partie du massif Canaille, qui inclut les falaises Soubeyranes, plus hautes falaises maritimes d’Europe[17].

Le Parc naturel régional de Camargue[modifier | modifier le code]

paysage du littoral camarguais

Le Parc naturel régional de Camargue est un parc naturel régional situé dans le sud de la France, à l'ouest de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il a été créé le [18]. Il comprend une grande partie de la Grande Camargue entre les bras du delta du Rhône.

La plus grande partie de la Camargue gardoise et de l'Île de Camargue (partie centrale du parc) sont inscrits sur la liste des zones humides d'importance internationale de la convention de Ramsar[19].

Avec la commune d'Arles, ce parc est essentiellement situé sur le territoire de la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer, située entre les deux bras du Rhône.

Articles connexes : Camargue et Delta du Rhône.

Le Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée[modifier | modifier le code]

Le territoire du Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée (70 000 ha) est composé des Corbières maritimes et d’un vaste complexe lagunaire, il représente en France l’un des derniers grands sites naturels préservés de cette ampleur en bord de Méditerranée.

En 10 km à vol d’oiseau, on passe de la mer et des lagunes -vastes étendues d’eau saumâtre, appelées ici étangs (de Bages-Sigean, de La Palme, de Pissevaches, de l'Ayrolle, de Gruissan) et séparées de la mer par le cordon sableux du lido -au massif des Corbières avec son point culminant, sur le parc, à 707 m au Montoullié de Périllou.

Le Parc naturel marin du golfe du Lion[modifier | modifier le code]

Le cap Cerbère

Le Parc naturel marin du golfe du Lion est le troisième parc naturel marin français (avec l'outremer) et le premier de l'espace Méditerranéen français. Cet espace protégé couvre l'ensemble des eaux situées au large du département des Pyrénées-Orientales et de l'Aude, soit un peu moins de 4 020 km2 d’espace marin pour environ un peu moins de cent kilomètres de côtes et concerne douze communes du littoral[20].

Le Parc naturel marin du golfe du Lion est un parc naturel marin destiné à protéger la zone maritime côtière s'étend sur plus de 100 km de côte entre Leucate dans l'Aude à Cerbère dans les Pyrénées-Orientales (35 km de côte rocheuse et 65 km de côte sableuse).

Il compte plus de 1200 espèces animales et environ 500 espèces végétales dans les écosystèmes sous-marins.

La faune du golfe du Lion[modifier | modifier le code]

Les oiseaux[modifier | modifier le code]

Le golfe du Lion et son ensemble lagunaire abrite plusieurs espèces d'oiseaux essentiellement marin, dont :

Oiseaux :

Flamant rose à Sigean

Galerie[modifier | modifier le code]

Le golfe du Lion dans la culture et les traditions populaires[modifier | modifier le code]

Le « Petit train de Palavas » et Albert Dubout[modifier | modifier le code]

Entrée du musée Dubout

Immortalisé par de célèbres caricatures, le petit train de Palavas, dénommé officiellement « train de Montpellier à Palavas » était un train qui circula entre la ville de Montpellier et la station balnéaire de Palavas-les-Flots, du 6 mai 1872 au 31 octobre 1968. Ce train permettait aux habitants de Montpellier d'aller se baigner dans les eux du golfe du Lion mais offrait également aux pécheurs de Palavas la possibilité d'aller directement vendre le produit de leurs pêches directement aux Halles de Montpellier.

La ligne a été croquée par le dessinateur Albert Dubout dès 1922. Il a représenté un « petit train » carnavalesque et déformé, et en a profité pour se moquer gentiment des passagers estivants généralement avec leurs grosses femmes et leurs petits maris.

Après la fin du service, deux chansons ont évoqué le Petit Train de Palavas : une qui servit pour le film de Roger Bessière sur ce train[21], paroles d'André Pierre et musique de Claude Estienne, la seconde avec des paroles de Pierre Nicot et une musique de Jack Starling.

Pour garder le souvenir de cette époque, un musée du Train a été créé en 1996 non loin de la Redoute de Ballestras, au Parc du Levant à Palavas. Il permet de découvrir une vieille locomotive à vapeur avec sa voiture, entièrement restaurées ainsi que 54 dessins du célèbre dessinateur sur le thème du Petit Train[22]. Un autre musée célèbre le dessinateur Albert Dubout dans l'ancienne redoute de Ballestras[23].

Article connexe : Redoute de Ballestras.

Le cimetière marin de Sète et Paul Valéry[modifier | modifier le code]

Le golfe du Lion depuis le cimetière marin de Sète.

Le cimetière, entièrement situé en bordure du golfe du Lion, a été créé vers 1680 afin d'y ensevelir les premiers travailleurs employés à la construction du môle Saint-Louis. Le cimetière a d'abord porté le nom de « Cimetière Saint-Charles » et a reçu le nom de « Cimetière marin » le .

Il est à l'origine d'un des plus beaux poèmes de Paul Valéry dédiée à cette partie de la Méditerranée et dénommé Le cimetière marin (1920).

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée !
Ô récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux !

Paul Valéry, né à Sète, est un écrivain, poète et philosophe français, lui-même enterré dans ce ce cimetière.

Le théâtre de la mer de Sète et Ben Harper[modifier | modifier le code]

Le théâtre de la mer de Sète

Le Théâtre de la Mer est un théâtre à ciel ouvert de la ville de Sète, en France qui fut un ancien fort dénommé fort Saint-Pierre[24].

Le fort Saint-Pierre fut réaménagé en théâtre à partir de 1959, et put ouvrir ses portes en 1960. Il n'était initialement pas destiné à la musique mais au théâtre, d'où son ancien nom de Théâtre Jean Vilar. Pendant des années, sous l'impulsion de l'acteur Jean Deschamps (acteur), de nombreux grands comédiens français sont venus s'y produire. Cette scène est tombée en désuétude malgré plusieurs tentatives de relance, notamment dans les années 1980 puis dans les années 1990 avec un rattachement à la scène nationale.

Invité à deux reprises, guitariste, auteur, compositeur et chanteur américain Ben Harper a entamé une chanson le dos tourné au public car il voulait admirer le reflet de la lune sur les flots et le ballet des oiseaux marins qui traversaient le faisceau des projecteurs[25].

Le musée de la mer de Sète et les pêcheurs du Golfe[modifier | modifier le code]

Situé rue Jean Vilar, non loin du port de Sète et de sa célèbre corniche, le musée de la Mer présente l'histoire du port, des hommes qui l'ont bâti et aménagé et des traditions séculaires qui l'ont animé (notamment la joute nautique). Des tableaux, des dessins, des documents photographiques, et de nombreux objets et instruments, sans oublier de nombreuses vidéos et des bornes interactives, permettent de se référer au passé et au présent maritime de la ville [26].

Le golfe du Lion dans les sports[modifier | modifier le code]

Les joutes nautiques languedociennes[modifier | modifier le code]

Joutes nautiques à Frontignan

Sur la côte du Languedoc, les joutes se pratiquent régulièrement depuis le XVIIe siècle. dans huit villes de l’Hérault (Béziers, Agde, Marseillan, Mèze, Balaruc, Frontignan, Sète, Palavas) et dans une ville du Gard (Le Grau-du-Roi). La ville de Sète, point central de cette activité sportive très populaire compte jusqu'à six sociétés de joutes plus une société-école, cas unique en France et la région en compte dix-sept.

Le Grand Prix de la Saint-Louis est le plus prestigieux tournoi de joutes nautiques. Cette compétition existe depuis 1743 et la 264e édition s'est tenue du 22 au le long du canal royal. La finale de l'épreuve reine, les poids lourds, s'est tenue le lundi 28 août. Le musée Paul-Valéry de Sète offre un espace d'exposition permanente aux joutes.

Les cent milles du Golfe du Lion[modifier | modifier le code]

Les « cent milles du golfe du Lion », devenu en 2015, les « cent milles de l'Aude », est une régate organisée par le Yacht-club de la station de Gruissan en collaboration avec le Yacht-Club de Port Leucate et le comité Départemental de Voile de l’Aude. Les équipages s'affrontent au coeur du golfe entre Sète et Leucate[27].

Les principaux monuments du golfe du Lion[modifier | modifier le code]

Le Château d'If à Marseille[modifier | modifier le code]

Le château d'If est une fortification française édifiée sur les ordres du roi François Ier, entre 1527 et 1529 sur l'îlot d'If de l'archipel du Frioul, proche des îles de Ratonneau et Pomègues au centre de la rade de Marseille.

Le Phare de la Méditerranée à Palavas[modifier | modifier le code]

Le golfe du Lion depuis le Phare de la Méditerranée

Le Phare de la Méditerranée est une tour d'observation de 43 mètres, située au centre de la ville française de Palavas-les-Flots. Ce bâtiment, qui offre une vue remarquable sur le golfe du Lion, a été aménagé suite à rénovation entre mars 1998 et janvier 2000 de l'ancien château d'eau de Palavas-les-flots[28].

Abritant un espace de congrès, l'office de tourisme de la ville et un restaurant panoramique tournant, le Phare de la Méditerranée bénéficie depuis 2004, d'une animation lumineuse enveloppe ce Phare une fois la nuit tombée, le rendant visible au large de la côte et de puis le port de Sète et la station de La Grande-Motte.

Le Phare du Mont Saint-Clair à Sète[modifier | modifier le code]

Le phare du Mont-Saint-Clair, construit en 1903, est situé sur le flanc du Mont-Saint-Clair, à Sète. Il est au-dessus du cimetière marin et du musée Paul-Valery, proche du fort Richelieu[29].

D'une hauteur de 23 mètres, mais juché sur le mont saint-Clair, le phare qui est la propriété de l'État, domine la côte du golfe du Lion de plus de 92 mètres. Sa portée est de 29 milles et il a été classé à l'inventaire des monuments historiques en 2011[30].

Le Fort de l'île de Brescou à Agde[modifier | modifier le code]

Fort de l'île de Brescou à Agde

L'île de Brescou se trouve dans le territoire de la commune d'Agde (Hérault), à environ un demi mille marin de l'entrée de port Richelieu (Le Cap d'Agde) et à un peu moins de trois milles de l'embouchure de l'Hérault. C'est l'unique île de la région Languedoc-Roussillon[31].

Un modeste fort a été bâti en 1586 par le vicomte de Joyeuse, Guillaume de Joyeuse, pour empêcher que le rocher ne serve de point d'appui aux espagnols lors des guerres de religion ; il fut augmenté en 1604-1605 puis en 1610. Le détail de ce premier fort est inconnu ; il devait cependant être assez sommaire, avec quelques tours plus ou moins enveloppées de murailles.

L'Église Notre-Dame-des-Anges de Collioure[modifier | modifier le code]

Clocher de l'église Notre-Dame-des-Anges

L'église « Notre-Dame-des-Anges » de Collioure, se situe dans le port de Collioure, dans le département des Pyrénées Orientales.

Cette église, datant des XIIIe siècle et XVIIe siècle est entièrement entourée par les eaux du golfe du Lion. Elle présente, en outre, la particularité de posséder un clocher qui fut un ancien phare médiéval et qui, durant l'année 1809, suite à une décision du Conseil Municipal local fut coiffé d'une coupole s'inspirant de modèles originaires de Toscane. Cette décision fut d'autant plus facile que, selon les autorités maritimes de l'époque, le port n'avait plus besoin d'un phare. Autre particularité, qui rattache cette église au monde de la pêche, le fond du bénitier situé à l'entrée de l'édifice est orné de quatre poissons nageant dans l'eau.

Cette église qui est la propriété de la commune, fut classée par arrêté préfectoral du 3 janvier 1923, puis inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1992[32].

Le Phare du cap Béar à Port-Vendres[modifier | modifier le code]

Situé non loin de la frontière espagnole, le phare du cap Béar se présente sous la forme d'une tour pyramidale (section carrée) en pierres apparentes avec chaînage d'angle et encorbellement à la partie supérieure.

Le phare, ses annexes et le site alentour a été classé monument historique par arrêté du après avoir été inscrit le . Il est actuellement la propriété de l'État.

Le golfe du Lion dans les Arts[modifier | modifier le code]

Le golfe dans la peinture[modifier | modifier le code]

Claude Joseph Vernet, né à Avignon le et mort à Paris le , est un peintre, dessinateur et graveur français, célèbre pour ses marines. Il a notamment peint les ports de Marseille et de Sète.
Le bord de mer à Palavas, toile de Gustave Courbet
Gustave Courbet, né le à Ornans, près de Besançon (Doubs), et mort le à La Tour-de-Peilz en Suisse, est un peintre et sculpteur français, chef de file du courant réaliste. Celui-ci séjourna en 1854 invité par son ami Alfred Bruyas collectionneur, en1857 et 1869. Il y peint d'abord une huile sur toile de 27 × 46 cm : Le Bord de la mer à Palavas (visible à Montpellier au musée Fabre), puis les bords de la mer à Palavas huile sur toile de 60 x73 5 cm (visible au Muma, le Havre) et aussi mer calme a Palavas huile sur toile 74 x 93 cm de 1857 (visible au musée Paul Valery a Sète) dont la variante de 1869 est visible au Metropolitan museum of Art ( New-York).
Émile Beaussier[33] est un peintre français né le à Avignon (Vaucluse). Il s'est particulièrement illustré dans la peinture de marines en signant plusieurs tableaux représentant le port de Marseille et de Martigues.
Pierre François est un peintre français, né le à Sète, spécialiste d’une figuration débridée, mort le et inhumé au cimetière marin de Sète, face au golfe du Lion. Il est l'auteur de nombreuses illustrations marines, notamment dans l'ouvrage de Yves Rouquette, dénommé « Sète et son archipel » et paru aux éditions Loubatières.

Le golfe au cinéma[modifier | modifier le code]

Ces films, dont la liste figure ci-dessous, permettent de découvrir de nombreuses vues présentant le Golfe du Lion :

Le golfe à la télévision[modifier | modifier le code]

  • Sète, Frontignan et Palavas-les-flots
    • Candice Renoir est une série télévisée policière française créée par Solen Roy-Pagenault, Robin Barataud et Brigitte Peskine, et diffusée à partir du 19 avril 2013 sur France 2.

Le golfe dans la chanson[modifier | modifier le code]

  • « La Mer » de Charles Trénet
    • « La Mer » est une chanson de 1946 de Charles Trenet. En 1943, alors qu'il se rend de Montpellier à Perpignan en train en compagnie du chanteur Roland Gerbeau, du pianiste Léo Chauliac et de son secrétaire, Charles Trenet observant le paysage défiler, longeant souvent la côte méditerranéenne est inspiré et en une vingtaine de minutes écrit la chanson « La Mer », s'inspirant de la côte languedocienne et du golfe du Lion et surtout de l’étang de Thau qui défilait à la fenêtre de son wagon[35].

«...La mer
Les a bercés
Le long des golfes clairs
Et d'une chanson d'amour
La mer
À bercé mon cœur pour la vie...»

  • « Supplique pour être enterrée sur la plage de Sète » de G. Brassens
    • Cette chanson a été écrite, composée et interprétée par Georges Brassens et sortie en 33 tours en 1966 sur l'album album éponyme. Georges Brassens, bien que demeurant à Paris depuis le milieu de la Seconde guerre mondiale est né à Sète en 1921, a gardé un très fort attachement pour sa ville natale dans laquelle il souhaiterait être inhumé. Il cite le golfe du Lion dans la chanson :

«...Trempe, dans l'encre bleue du golfe du Lion,
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion...»

et n'hésite pas à évoquer, non sans un humour assez grinçant, les pratiques balnéaires des touristes qui viennent sur la plage de Sète :

«...Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances...»

Le texte de cette chanson fait aussi référence à Paul Valéry, lui-aussi né à Sète, et à son poème « Le Cimetière marin » en espérant que « mon cimetière soit plus marin que le sien ». Le chanteur sera finalement inhumé dans le cimetière du « Py » qui domine l'étang de Thau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Michel, La langue des pêcheurs du golfe du Lion, Paris, 1964, D'Artrey.
  2. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  3. Frédéric Mistral (1878-1886), Lou Tresor dóu Felibrige ou dictionnaire provençal-français, Aix-en-Provence, 1979, Edisud, cf. articles « gou » (golf, 'golfe') et « lioun » (leon, 'lion').
  4. [1]
  5. [2], [3]
  6. [4]
  7. http://encyclopedie.arbre-celtique.com/gallicum-mare-gallicus-sinus-golfe-du-lion-10286.htm
  8. Essai sur le département de l'Aude par C-J Barante sur Books.google
  9. Site du LEGOS, page sur le courant Le courant Liguro-Provençal en Méditerranée
  10. Site des Ports du Cap d'Agde,
  11. Site de météosud, page sur le Mistral
  12. Diagramme de la tramontane et de l'autan
  13. Les vents régionaux - Météo-France
  14. Site "cabotages", page sur la bataille navale de Maguelone
  15. Site "cabotages", page sur le naufrage de l'Amphitrite
  16. Jean Valette, Frontignan, regards sur le XXe siècle, p.71-72-73
  17. Carte interactive sur le site du parc
  18. « Parc de Camargue : 40 ans et de nouveau défis dans le delta », La Provence,
  19. (en) « Camargue », sur Service d’information sur les Sites Ramsar (consulté le 18 mars 2015)
  20. Site du Parc marin du Golfe du Lion
  21. www.sparadra.org/photo1660.htm
  22. Site de l'office de tourisme, page sur le musée du train
  23. Site de la ville de Palavas, page sur la redoute de ballestras
  24. « Sète, Théâtre de la Mer »
  25. Site du Point, page sur le théâtre de la mer de sète]
  26. Site de la ville de Sète, page consacrée au musée
  27. Site du yacht-club de Gruissan, page sur les cent milles de l'Aude
  28. Site de l'office de tourisme de Palavas, page sur le phare de la Méditerranée
  29. « Phare du Mont Saint Clair », sur http://phares-de-france.pagesperso-orange.fr/
  30. Site de l'inventaire des monuments historiques, page sur le phare du Mont-Saint-Clair
  31. IGN
  32. Site des monuments historiques, page sur l'église Notre-Dames-des-Anges de Collioure]
  33. Dénomination d'usage selon la signature de ses tableaux : E. Beaussier pour Émile Beaussier.
  34. Marseille veut jouer les premiers rôles au cinéma, 9 octobre 2015, sur 20minutes.fr, consulté le 6 décembre 2015.
  35. Nelson Montfort, Le roman de Charles Trenet, Éditions du Rocher,‎ 2013, 300 p. (ISBN 978-2268075105)

Articles connexes[modifier | modifier le code]