Decazeville

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Decazeville
Decazeville
Élie Decazes - Statue située place Decazes à Decazeville
Blason de Decazeville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Intercommunalité Communauté de communes Decazeville Communauté
(siège)
Maire
Mandat
François Marty
2020-2026
Code postal 12300
Code commune 12089
Démographie
Gentilé Decazevillois(e)
Population
municipale
5 360 hab. (2017 en diminution de 9,69 % par rapport à 2012)
Densité 386 hab./km2
Population
aire urbaine
18 792 hab.
Géographie
Coordonnées 44° 33′ 35″ nord, 2° 15′ 23″ est
Altitude Min. 163 m
Max. 454 m
Superficie 13,88 km2
Élections
Départementales Canton de Lot et Dourdou
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

Decazeville, en occitan La Sala[1], est une ville du département français de l'Aveyron et de la région Occitanie.

Elle a été créée au XIXe siècle en raison de la présence d'un gisement de houille, et dans le contexte de la révolution industrielle. C'est le charbon qui a causé le développement de la commune, faisant (selon les Charbonnages de France CdF) de Decazeville (qui a produit de 1966 à l'arrêt de l'exploitation à ciel ouvert en juin 2001) un point majeur de la production charbonnière dans le département avec plus de 10 millions de tonnes de charbon produites.

Elle doit son nom au duc Élie Decazes (1780-1860), homme politique et fondateur de l'usine à l'origine de la ville.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Decazeville
Boisse-Penchot Livinhac-le-Haut Flagnac
Viviez Decazeville
Aubin Firmi

Site[modifier | modifier le code]

La commune de Decazeville se trouve dans la vallée d'un ruisseau affluent du Lot appelé riou mort (forme occitane du mot ruisseau) à environ 200 m d’altitude.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Ces composantes du paysage ont été fortement marquées et modifiées par l'industrie minière qui a laissé un énorme trou dit fosse de la découverte de Lassalle, correspondant à l'extraction de millions de tonnes de charbon, mis en sécurité et repaysagé sous l'égide de CdF entre 2001 et 2007 (pour un coût d'environ 30 millions d'euros). Selon CdF, « 110 millions de tonnes de charbon ont été extraites dans l'Aveyron, 200 millions de tonnes de stériles ont été déplacées sur les découvertes (...) Les travaux de réhabilitation ont nécessité de déplacer 6 millions de m3 de terres,construire 10 km d'ouvrages hydrauliques enrochés, reboiser 40 hectares et enrocher sur un kilomètre, le tour du lac de 8 hectares en fond de fosse de la découverte de Lassalle »[2]

À côté de cette découverte se trouve un terril appelé crassier localement, composé de « crasses », de déchets organiques, de minéraux non intéressants (grès, argile, rhyolite...) et de stériles ou résidus de mine et d'usine (schistes, cendres). Ce crassier culminait à plus de 400 m d'altitude puis il s'est légèrement affaissé avec le temps.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville de Decazeville a un climat plutôt tempéré chaud. De grosses averses s'abattent toute l'année sur Decazeville. Même lors des mois d'été (juin, juillet, août) les précipitations sont assez importantes. Decazeville affiche une température annuelle moyenne de 12,8 °C. Il tombe en moyenne 721 mm de pluie par an. Pour conclure, le climat est humide avec peu de sécheresse.

Transports[modifier | modifier le code]

Les autobus du Transport Urbain du Bassin (TUB) reliant les communes et villes autour de Decazeville, c’est-à-dire Viviez, Aubin, Cransac, Firmi, et Combes permettent un déplacement aisé dans l’agglomération. Ce transport interurbain est géré par la société Cars Sauterel à Aubin.

Axe ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ville de Decazeville de par son activité sidérurgique et minière importante à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, bénéficie depuis le 30 août 1858 d’un raccordement au réseau ferré via la ligne Viviez à Decazeville (n°743000 du réseau ferré national), antenne de la ligne Capdenac à Rodez[3][4]. Cette ligne d’une longueur de 4,5 km en cul-de-sac est déclarée d’utilité publique le 7 avril 1855. Elle dessert la gare de marchandises dans le quartier de Fontvergnes[5] et par la suite, une gare voyageurs est construite à Decazeville à partir de 1861[6]. À partir de 1900, la ligne est complétée par des arrêts supplémentaires à Laubarède et la Vitarelle, puis à Fontvergnes où un arrêt voyageurs vient compléter la gare de marchandises déjà existante[7]. Suite au déclin économique du bassin minier, en raison de la crise sidérurgique et du charbon, le service voyageurs est arrêté le 6 août 1973 et le service marchandises le 30 septembre 1989. Par décret, la ligne est déclassée le 27 mai 1990 pour permettre l’aménagement de la route nationale 140[8]. Depuis cette époque, la gare de Viviez-Decazeville située à proximité, assure le services voyageurs et marchandises et cette dernière dessert Albi via Rodez, Paris via Brive ou Toulouse via Capdenac-Gare.

Axes routiers[modifier | modifier le code]

La commune de Decazeville est traversée par une route départementale reliant le nord de Martel (presque de Cressensac) à Rodez (RD 840 - anciennement RN 140).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville et le nom sont récents : le lieu s'appelait auparavant "La Salle" ou "Lasalle" (La Sala en occitan), qui désignait au Moyen Âge une maison forte de petite noblesse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et époque moderne[modifier | modifier le code]

La Salle produisait du charbon dès le XVIe siècle, exporté par le Lot vers Bordeaux, mais en petites quantités. Louis XIV et ses successeurs, malgré les protestations de la paroisse, dotèrent leurs maîtresses de mines.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Statue de François Cabrol.

Le duc Decazes (1780-1860) qui hérita des mines, créa en 1826, avec l’aide du polytechnicien François Gracchus Cabrol, les Houillères et Fonderies de l'Aveyron qui allaient faire de ce village-rue un grand centre sidérurgique[1]. Au début de la Monarchie de Juillet, la cité prit le nom de Decazeville[9]. Les actes d'état civil de cette commune commencent en 1835. L'apogée fut atteinte au début du XXe siècle avec une population active de 9 000 travailleurs et une production d'un million de tonnes de fonte par an. Cette activité, aujourd'hui déclinante, a amené Decazeville à se diversifier et a développer d'autres industries : métallurgie, sidérurgie, industrie du bois, chaudronnerie, production de tubes en acier.

C'est parce qu'il y avait (et il y a toujours) du minerai de fer dans le vallon de Saint-Christophe-Vallon, Valady et Marcillac-Vallon que l'industrialisation sur le bassin sidéro-métallurgique de Decazeville fut possible. C'est sur le causse comtal que se trouvaient les extractions de minerai de fer (Solsac, Mondalazac...), ramené ensuite sur Decazeville et Firmi dans les hauts-fourneaux (des fours à coke, des fours à griller pour faire couler de la fonte) par le biais d'un transport aérien par pylônes, puis par une voie de chemin de fer à voie étroite (66 cm) réalisée par François Cabrol de 1852 à 1856. Cette voie est composée de 10 tunnels maçonnés et travaillés esthétiquement et de trois ponts dont un viaduc appelé par trois noms différents : viaduc de l'Ady, pont de Malakoff et pont Cabrol. De nos jours, ces ouvrages sont devenus des vestiges perdus dans des parcelles privées et / ou en ruines. Le viaduc de l'Ady a été détruit petit à petit entre 1945 et 1965. Le pont rouge, par contre à Marcillac-Vallon, a été restauré dans les années 1990 et est devenu un symbole de l'industrialisation localement.

Une grève de six mois de 2 000 mineurs en 1886 provoqua le déploiement de troupes et de nombreuses arrestations[10].

Après des années de privation et de rationnement, en période de forte inflation et alors que le récent statut du mineur est remis en cause, la grande grève des mineurs de 1948 se déclenche. Elle dure près de deux mois, et un grand mouvement de solidarité se dessine. Les mineurs reçoivent un camion de vivres collectées par le Parti communiste français, qui est livré le 5 novembre[11]. De même, l'adjoint au maire refuse de signer l'ordre de réquisition des mineurs faisant partie des équipes de sécurité (17 octobre)[12] ou les enfants de mineurs sont pris en charge le temps de la grève par des personnes solidaires à Millau[13].

Le bassin minier est connu pour une autre grève qui eut lieu de 1961 à 1962 et où plus de 1 500 mineurs restèrent 66 jours au fond de la mine entre le et le [14]. La dernière mine a définitivement fermé en juin 2001.

Ayant subi de plein fouet le déclin de l'industrie minière, cette ville comporte désormais de nombreuses friches industrielles tout en gardant un caractère populaire lié à son passé minier et industriel.

L'ancienne zone industrielle du centre de la ville a subi des étapes de dépollutions ces 20 dernières années. Elle est en cours de réaménagement et pourra devenir une nouvelle zone d'activités.

Récapitulatif :

Arrêt des exploitations minières souterraines avec puits et galeries : 1966.

Arrêt de l'exploitation minière en découverte à ciel ouvert : 2001.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1941 Paul Ramadier SFIO Député, conseiller général de 1928 à 1941 et de 1945 à 1962)
1941 1944 Georges Tourtonde   Nommé par le Gouvernement de Vichy[15]
1945 1959 Paul Ramadier SFIO Président du Conseil, conseiller général
1965 1971 René Rouquette PSU Instituteur, conseiller général de 1962 à 1976
1971 1977 Yves Roques PS  
1977 1995 Pierre Delpech app. PCF puis DVG Médecin, conseiller général de 1976 à 1994
1995 2010 Pierre Gadea PS Président de la communauté de communes, conseiller général de 1994 à 2001
2010 2014 Jean Reuilles PS  
avril 2014 En cours
(au 19 septembre 2020)
François Marty[16],[17] DVC Ancien cadre
Président de la communauté de communes Decazeville Communauté (2020 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Espagne Utrillas (Espagne)
  • Drapeau de l'Italie Coazze (Italie)
  • Drapeau de l'Angleterre Bolsover (Angleterre) depuis 1962. Le jumelage Decazeville-Bolsover-Shirebrook voit le jour à partir de 1957 dans le cadre d’une coopération éducative et culturelle portée par Rita Inns, enseignante britannique de français, qui va effectuer de nombreux séjours scolaires à Decazeville et sa région[18]. Il faudra attendre 1962 avant qu’un traité de jumelage soit signé entre les municipalités de Bolsover et de Decazeville, lors d’une cérémonie officielle rehaussée par la participation de l’orchestre d’harmonie Lyre decazevilloise[19]. Côté musique, ce jumelage contribue à l'organisation d'une tournée en Angleterre de l'orchestre d'harmonie decazevillois en 1980[20]. Plus généralement, l’organisation de ces séjours éducatifs et culturels - côté britannique – est repris par Jims Sawyer entre 1987 et 1997, avant une mise en sommeil du jumelage[18].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].

En 2017, la commune comptait 5 360 habitants[Note 1], en diminution de 9,69 % par rapport à 2012 (Aveyron : +1,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
2 7154 1546 3235 9388 8428 6207 1068 7109 547
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
9 62510 7028 8719 63411 53612 96114 14414 08914 261
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
15 21012 36512 13811 51011 85510 53210 2318 8047 754
1999 2006 2011 2016 2017 - - - -
6 8056 2945 9175 3555 360----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[25] 1975[25] 1982[25] 1990[25] 1999[25] 2006[26] 2009[27] 2013[28]
Rang de la commune dans le département 4 4 5 6 6 6 6 6
Nombre de communes du département 306 303 304 304 304 304 304 304

Au début du XXe siècle, Decazeville comptait 11 536 habitants[29].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La nuit du jazz "New Orleans" (1991-2014)[modifier | modifier le code]

Jean Meyniel, organisateur de la nuit du jazz "New Orleans" à Decazeville.

La nuit du jazz « New Orleans » est un événement musical populaire[30] organisé à Decazeville à l’initiative de Jean Meyniel (décédé en juin 2017)[31], amateur de jazz et président de l’office de tourisme de Decazeville[32],[33]. Lancée en 1991 sous l’appellation « Nuit du jazz », la première édition gratuite présente en tête d'affiche Daniel Sidney Bechet[34]. L’année suivante, l'appellation nuit du Jazz est complétée par New Orleans.

Le festival "Mines de Jazz" (depuis 2003)[modifier | modifier le code]

Le festival « Mines de Jazz » est un événement culturel et musical[35] autour du jazz qui se déroule tous les ans[36] à Decazeville depuis 2003, sur quatre jours au printemps. Organisé par l’association « Mines de Jazz – 2e rappel », association loi 1901 installée avenue Cabrol à Decazeville[37], ce festival développe aussi des interactions avec son territoire : programmation au cinéma de Decazeville[38], exposition photos[39], actions éducatives dans les écoles[40][41].

Le festival de feux d'artifice de Decazeville (1998-2017)[modifier | modifier le code]

Un festival intercontinental de feux d'artifice est créé en juillet 1998[42] sur le site de l'ancienne mine à ciel ouvert : La Découverte. Ce rendez-vous populaire annuel qui attire jusqu’à 20 000 personnes - autour d'artificiers internationaux - est porté par le comité des festivités decazevilloises[43] et Marco Garcia - artificier local - à l'origine de ce festival[44]. Après une édition 2014 très délicate[45] - notamment en raison des décisions prises autour des risques météorologiques[46] - et deux années supplémentaires de déficit, la dernière édition de ce festival se déroule en juillet 2017[47][48].

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Decazeville est située sur la Via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Noailhac et de sa chapelle Saint-Roch. La commune suivante est Livinhac-le-Haut où l'on trouve, à nouveau, une chapelle Saint Roch. Bien sûr, l'étape de Decazeville (fondée au XIXe siècle) portait un autre nom dans le Guide du Pèlerin d'Aymeri Picaud (XIIe siècle).

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville dispose de plusieurs établissements d'enseignement disposant de services de restauration scolaire.

Écoles publiques[modifier | modifier le code]

Écoles privées[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La ville de Decazeville dispose d'un hôpital, le centre hospitalier Pierre Delpech (anciennement Hospice Tinel), sis 60, avenue Prosper Alfaric.

Une nouvelle maison de santé a été inaugurée en 2014, permettant de regrouper sur un même site différents praticiens afin d'obtenir une collaboration transverse[57]. Outre l'aspect purement sanitaire, la construction de cette entité juxtaposant la pépinière d'entreprises se veut le symbole du renouveau de la zone centrale.

Sports[modifier | modifier le code]

Club de rugby à XV, le Sporting Club decazevillois évolue en Fédérale 2 pour la saison 2017-2018[58] et sera maintenu de justesse dans cette division grâce au jeu des rattrapages administratifs[59]. Après une saison 2018-2019 qui n'a pas été à la hauteur[60] (8 défaites consécutives depuis début 2019), ce club de rugby descend en Fédérale 3 pour la saison 2019-2020[61].

Médias[modifier | modifier le code]

Trois journaux quotidiens couvrent l'actualité locale : Centre Presse (Aveyron), La Dépêche du Midi et Midi libre.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

La ville est dotée d'une Maison commune emploi formation et d'une pépinière d'entreprises.

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Musique et chant[modifier | modifier le code]

  • La Lyre decazevilloise photographiée en mai 2018.
    La Lyre decazevilloise : Il s'agit de l'une des plus anciennes associations de la ville, fondée en 1900, qui regroupe aujourd'hui un orchestre d'harmonie et une école de musique.
  • L'Avenir decazevillois : Il s'agit d'une association de Decazeville, fondée le 24 octobre 1968[68], qui regroupe une batterie-fanfare et une école de musique[69]. Cette formation musicale, héritière de la clique de l'Alerte puis de la fanfare des sapeurs -pompiers, est placée sous la direction du tambour-major Jean-Claude Dal (successeur de Charles Tochon)[70]. Cette batterie-fanfare assure essentiellement des prestations protocolaires parfois accompagnée par l'orchestre d'harmonie de la Lyre decazevilloise[71]
  • Orgue Cavaillé-Coll de Decazeville (1874).
    Orgue Cavaillé-Coll : L’orgue Aristide Cavaillé-Coll de Decazeville est un orgue de tribune (12 jeux) d'esthétique romantique, inauguré le 11 octobre 1874 en l’église Notre-Dame[72]. Selon l'inventaire de la société Cavaillé-Coll, il est enregistré sous la référence "CC 426/423" pour un montant de 18 000 francs de l'époque[73]. Modernisé en 1889 par Théodore Puget[74], la console, séparée et tournée face à la nef, comporte deux claviers manuels de 54 notes chacun (grand-orgue, 6 jeux ; récit expressif, 6 jeux) et un pédalier à l'allemande[75]. Sa dernière restauration d’envergure remonte à 1990 par Pascal Quoirin et Jean Boissonnade. L’orgue est classé monument historique depuis le 4 mars 1994[76]. Selon les opportunités, il est joué en concert par des organistes invités[77],[78] ou des pèlerins de passage[79].

Monuments, musées et sites remarquables[modifier | modifier le code]

  • Peinture : Dans l'église moderne du XIXe siècle Notre-Dame, on peut admirer un chemin de croix symboliste unique du XIXe siècle (1863) du peintre Gustave Moreau. Une œuvre originale en 14 chefs-d'œuvre d'un maître de la couleur et de la lumière. (Commandée par Élie Cabrol, fils de François)
  • Sculpture : Au monument aux morts de Decazeville, se trouvent 4 bas-reliefs en bronze du maître André Galtier avec une massive lampe de mineur en bronze d'art.
  • Le mausolée Cabrol dans le cimetière de Miramont.
  • Dans différents lieux de la ville, on trouve 4 statues de bronze représentant :

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  • Dans un ancien bâtiment industriel : musée de l'A.S.P.I.B.D. (Association de Sauvegarde du Patrimoine Industriel du Bassin de Decazeville-Aubin) Ce musée a pour objectif de mettre en valeur toutes les activités industrielles locales de la mine, du charbon, du fer, de l'acier, de la fonte, du zinc du verre et de la brique. Sur place : 600 m2 d'expositions de matériels miniers et métallo-sidérurgique, machines, documents, plans, photographies d'époques, reconstitutions, véhicules et maquettes. Des visites commentées sont aussi organisées en période estivale par l'office de tourisme de la ville.
  • À Aubin, se trouve le Musée de la mine Lucien Mazars destiné à garder en mémoire tout le patrimoine issue de la mine sur le bassin houiller. Sur place : documents et objets divers d'époque et simulation d'un coup de grisou dans une galerie artificielle.
  • Le musée des mémoires de Cransac renferme des documents, photographies et maquettes détaillées des mines Cransac ainsi que sur la résistance de la seconde guerre mondiale.
  • Site de La Découverte, ancienne mine à ciel ouvert accompagné du chevalement métallique du puits Central. (Seul chevalement restant.) Véritable amphithéâtre de verdure, les sentiers de La Découverte permettent de belles promenades.
  • Peintures murales de la Société de secours minière de Decazeville, réalisées en 1940 par un couple d'artistes belges en exode, Auguste et Constance Equeter[80].

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Musée de géologie Pierre-Vetter[modifier | modifier le code]

La ville abrite depuis 1977 le musée régional de géologie Pierre-Vetter (du nom de son fondateur), consacré surtout aux gisements de la période du carbonifère[81]. Le bâtiment nécessitant des travaux d’envergure a été fermé au public début 2017, ce qui soulève la question du devenir des collections[82]. Le futur de ce bâtiment fait l’objet d’une délibération du conseil municipal de Decazeville en avril 2019 : transfert de l’agence Crédit Agricole de Decazeville en lieu et place du musée Pierre-Vetter[83]. La démolition de l’édifice est effective en août 2020, avant la réalisation d’une nouvelle structure qui abritera les activités de l’agence bancaire[84]. Les collections ont été déménagées en interne et font l’objet d’un inventaire sous l’égide de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC)[85]. En 2020, le musée Pierre-Vetter continue malgré tout d’œuvrer pour la diffusion de la culture scientifique et la valorisation du patrimoine naturel à travers de nombreuses manifestations "hors les murs" organisées tout au long de l'année[86].

Pierre Vetter, fondateur du musée géologique[modifier | modifier le code]

Pierre Vetter, né en 1919 dans la Loire-Atlantique, décédé en 1998, était un géologue diplômé de la faculté des sciences de Toulouse[87]. Il débuta sa carrière professionnelle en 1947 aux Houillères du Bassin d'Aquitaine, afin d'assurer l'étude géologique des bassins houillers de Decazeville et de Carmaux[88]. En 1968, il soutint une thèse de Docteur ès Sciences sous le titre : "Géologie et Paléontologie des bassins houillers de Decazeville, Figeac et du Détroit de Rodez"[89][90]. Désireux de préserver les roches et les fossiles qu’il collecta inlassablement tout au long de sa carrière, il créa en 1977 le Musée de Géologie de Decazeville. Il en fut le conservateur à titre bénévole et s’investit complètement pour populariser les sciences de la Terre auprès du grand public, en particulier auprès des plus jeunes. Le Musée prit officiellement son nom en 1996[81].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Decazeville

Les armes de la commune de Decazeville se blasonnent ainsi :
De gueules à deux hauts fourneaux d’or, accouplés, les récupérateurs au centre, leur tuyauterie de sinople, accompagnés en pointe d’une foi d'argent parée d'or, au chef d’argent chargé de trois lampes anciennes de mineur de sable allumées de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Loïc Randeynes, Musiques à ciel ouvert : petites histoires et grandes anecdotes de 120 ans de musique d'harmonie à Decazeville. Maco Distribution, 26 octobre 2020, 240 p., 27 cm (ISBN 979-10-699-5372-7), notice BNF 1000000058645.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleBénédicte Boyrie-Fénié et Jean-Jacques Fénié (ill. Patrick Mérienne), Toponymie des pays occitans : Gascogne, Languedoc, Provence, domaine nord-occitan, Bordeaux, Éd. Sud-Ouest, coll. « Sud-Ouest université », , 479 p., cartes, couv. ill. en coul. ; 23 cm (ISBN 978-2-87901-808-9, ISSN 1242-6334, notice BnF no FRBNF41181230), p. 302
  • Gilbert Bou, Gustave Moreau à Decazeville : 14 tableaux dans l'église Notre-Dame, Rodez, Ed. du Rouergue, , 75 p., ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 28 cm (ISBN 978-2-8126-0136-1, notice BnF no FRBNF42217784)
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel, La Sala : Boissa, Flanhac, Las Juniás, Livinhac, Sent-Antin, Sent-Partem / Christian-Pierre Bedel et les habitants del canton de La Sala, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 231 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-05-X, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36652253)
  • (oc) Joan Bodon, Andrieu Pradèl et Sèrgi Mallet (préf. Ives Roqueta), Los carbonièrs de La Sala, Enèrgas (81350 Valdériès), Vent terral, coll. « Viure al païs » (no 1), , 181 p., couv. ill. ; 23 cm (ISSN 0338-8859, notice BnF no FRBNF34576196)
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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

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