Aimargues

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Aimargues
La mairie d'Aimargues.
La mairie d'Aimargues.
Blason de Aimargues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Aigues-Mortes
Intercommunalité Communauté de communes de Petite Camargue
Maire
Mandat
Jean-Paul Franc
2014-2020
Code postal 30470
Code commune 30006
Démographie
Gentilé Aimarguois
Population
municipale
4 822 hab. (2012)
Densité 182 hab./km2
Population
aire urbaine
78 658 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 09″ N 4° 12′ 33″ E / 43.6858, 4.209243° 41′ 09″ Nord 4° 12′ 33″ Est / 43.6858, 4.2092
Altitude Min. 3 m – Max. 13 m
Superficie 26,48 km2
Localisation

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Liens
Site web aimargues.fr

Aimargues (prononcé [e.maʁg]) est une commune française située dans le département du Gard en région Languedoc-Roussillon. Elle fait partie de la Petite Camargue.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aimargues se situe entre Nîmes (24 km) et Montpellier (27 km), à 20 km des plages du Languedoc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gallargues-le-Montueux Gallargues-le-Montueux Vauvert Rose des vents
Lunel N Vauvert
O    Aimargues    E
S
Massillargues Saint-Laurent-d'Aigouze Le Cailar

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Vidourle, Razil, Cubelle et Rhôny.

Située en basse vallée du Vidourle, Aimargues a une altitude très faible. Le point culminant de la commune d'Aimargues est situé à une hauteur de 13 mètres au-dessus du niveau de la mer et le niveau moyen à 8 mètres. Quelques rivières et ruisseaux sont situés sur le territoire du village, tels le Razil[1], le Rhôny[2], le Poul, la Cubelle[3] ou encore l'Estanion[Note 1]. La commune est composée pour une grande partie de terrains d'alluvions modernes, mais aussi subapennins et du diluvium alpin à l'extrémité nord du territoire et possède un plan d'eau nommé la Ginouze.

Inondations[modifier | modifier le code]

Un épisode cévenol a conduit à la désastreuse crue du Vidourle le qui a inondé 85 % de la surface de la commune, 90 % des foyers[4], et fait des dégâts matériels et humains extrêmement importants. Le 3 décembre, une nouvelle crue a lieu, donnant à Aimargues l'« aspect d'une ville en guerre »[4].

Dix ans après, aucun aménagement majeur n'est encore réalisé. Une association, Aimargues prévention et protection des inondations (APPI), dirigée par Bernard Jullien, réclame des travaux aux pouvoirs publics, notamment la restauration des 5,5 kilomètres de digue existants, construits par Henri Pitot, et la construction d'une digue de second rang. Des aménagements voient pourtant le jour à Gallargues-le-Montueux, Lunel, Marsillargues et Saint-Laurent-d'Aigouze, faisant, pour Jullien, des Aimarguois les « grands oubliés ». L'APPI interpelle régulièrement les « décideurs » politiques[4]. Jullien, le maire Jean-Paul Franc et le député Étienne Mourrut sont reçus par Nathalie Kosciusko-Morizet en [5],[6]. La municipalité s'oppose encore au PPRI, « risqu[ant] d'être mis en place sans qu'aucune protection du village n'ait été réalisé » selon le maire, lequel pointe du doigt le Syndicat d'aménagement du Vidourle (SIAV)[7] et estime « anormal d'avoir repoussé [...] la réalisation de [la] digue »[8].

Les travaux débutent finalement en 2014[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d'Aimargues est caractéristique du Sud de la France : c'est un climat méditerranéen avec été chaud[10].

Aimargues n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Montpellier Fréjorgues.

Relevé météorologique de Fréjorgues
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 3 5 8 11 14 17 16 14 10 6 3 8,9
Température moyenne (°C) 6,5 7,5 10 12,5 16 19,5 22,5 21,5 19 15 10,5 7,5 13,9
Température maximale moyenne (°C) 11 12 15 17 21 25 28 27 24 20 15 12 18,9
Record de froid (°C)
date du record
−15
28/01/1947
−17,8
05/02/1963
−9,6
07/03/1971
−1,7
06/04/1970
0,6
04/05/1967
5,4
10/06/1956
8,4
07/07/1962
8,2
09/08/1955
4,4
21/09/1977
−0,7
23/10/1974
−5
24/11/1956
−12,4
27/12/1962
Record de chaleur (°C)
date du record
20,9
19/01/2007
22
02/02/1985
27,4
18/03/1997
27,1
26/4/2006
35,1
28/05/2006
37,2
25/06/2003
37
07/07/1982
36,8
16/08/1987
34,1
06/09/1970
29,8
01/10/1983
27,1
03/11/1970
21,6
19/12/1987
Nombre de jours avec gel 11 8 4 0 0 0 0 0 0 0 4 8 35
Précipitations (mm) 60 60 70 50 50 40 20 50 80 120 70 70 740
Nombre de jours avec précipitations 8 6 8 8 9 6 3 6 7 9 9 10 89
Nombre de jours avec neige 2 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
Nombre de jours avec brouillard 1 1 2 1 1 1 2 2 2 1 1 1 16
Source : Relevé météo de Fréjorgues[11]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
11
2
60
 
 
 
12
3
60
 
 
 
15
5
70
 
 
 
17
8
50
 
 
 
21
11
50
 
 
 
25
14
40
 
 
 
28
17
20
 
 
 
27
16
50
 
 
 
24
14
80
 
 
 
20
10
120
 
 
 
15
6
70
 
 
 
12
3
70
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare d'Aimargues.

La gare d'Aimargues n'est plus aujourd'hui qu'un simple arrêt du train en partance du Grau-du-Roi et abrite quelques logements.

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Aimargues est traversée par la Route des plages, aussi appelée quatre-voies. La commune comporte aussi de nombreuses routes et chemins vicinaux.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Aimargues est l'une des 79 communes membres du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du sud du Gard et l'une des 51 communes du pays Vidourle-Camargue. Elle fait partie de l'aire urbaine de Saint-Gilles-Vauvert. Enfin, la commune est membre du syndicat mixte pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise, avec sept autres communes du sud du département.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Des travaux pour la construction d'un centre culturel, regroupant la bibliothèque, le service Jeunesse et des salles destinées aux associations, ont débuté mi-[12] dans un ancien garage transformé en appartements de location[13]. Inauguré en [14], il porte désormais le nom de centre Aimé-Gileni. Il accueille également les locaux de la section locale de la CGT-FO, dirigée par Géraldine Ravel[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestation du nom[modifier | modifier le code]

Année Nom Document
813 Armasanica, in Littoraria Dom J. Mabillon et dom L. d'Achery, Acta Sanctorum ordinis S. Benedicti, 1668
931 Armacianicus Cartulaire du chapitre cathédral de Notre-Dame de Nîmes[16]
944 Villa Armacianicus Cartulaire du chapitre cathédral de Notre-Dame de Nîmes
961 Armacianicus Cartulaire du chapitre cathédral de Notre-Dame de Nîmes
965 Villa Armatianicus Cartulaire du chapitre cathédral de Notre-Dame de Nîmes
1007 Armacianicus Cartulaire du chapitre cathédral de Notre-Dame de Nîmes
1015 Villa Armacianicus Cartulaire du chapitre cathédral de Notre-Dame de Nîmes
1031 Villa Armacianicus Cartulaire du chapitre cathédral de Notre-Dame de Nîmes
1080 Mansus de Armadanicis Cartulaire du chapitre cathédral de Notre-Dame de Nîmes
1102 Armadanicæ, Armasanicæ Cartulaire de l'abbaye de Psalmodie
1145 Armadanicæ Histoire de Languedoc[17]
1256 Armasanicæ Léon Ménard, notes manuscrites I
1384 Armasanicæ Dénombrement de la sénéchaussée
1435 Armargues Léon Ménard, notes manuscrites III
1447 Emargues Léon Ménard, notes manuscrites III
1462 Locus Armazanicarum Registre-copie de lettres royaux[Note 2] de la sénéchaussée de Beaucaire et de Nîmes, pour les annéees 1461 et 1462
1572 Eymargues Ursy, notaires de Nîmes, XVIe et XVIIe siècles
Source : Dictionnaire topographique du département du Gard[18]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Provençal Eimargue, languedocien Aimargue, du roman Aimargues, Aymargues, Emargues, Armargues, Margues, Armasanegues, du bas latin Armadanicae, Armatianicae, Armatianicus, Armacianicus, Armasanica[19].

Les habitants sont appelés les Aimarguois, Aimarguoises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le nom d’Aimargues dérive d'Armacianicum, une villa du Ve siècle mentionnée pour la première fois en 813 dans le cartulaire de l’abbaye bénédictine de Psalmody[20]. La population se répartit dans les nombreuses autres villæ du territoire : Saint-Sylvestre-de-Teillan, au sud, Saint-Michel-de-Varanègues, à l’ouest, Saint-Gilles-de-Missignac, Saint-Roman-de-Malaspelles, au nord, Saint-Cirice de Margues et surtout Saint-Saturnin de Nodel, à l’est.

Le XIIe siècle signe le déclin et la désertion progressive de ces paroisses et voit l'émergence du village d'Aimargues[20], dont le château, édifié avant 1185, sous le nom de castrum Armasanicarum, est placé sous la dépendance de la famille d'Uzès[20]. En 1119, le pape Gélase II se rend à Aimargues. Il séjourne au monastère de Teillan dont il consacre l'église. Au cours des années 1160-1190, un grand nombre de castra et de villæ deviennent possessions des Templiers dans la basse Vallée du Rhône. C'est le cas d'Aimargues, en 1161, qui joue un rôle important comme centre de recrutement pour le Temple de Saint-Gilles. Les frères Armand de Bordel, Raimon Alazandi et Pons Arimandi étaient originaires d'Aimargues[21].

Louis IX, partant pour la croisade en Palestine, fait étape dans la cité avant de s'embarquer au port d'Aigues-Mortes. Son frère Alphonse de Poitiers et sa femme Jeanne y séjournent en . Leurs testaments respectifs, en français et en latin, sont datés d'Aimargues. Dès le XIIIe siècle, le castrum et son agglomération sont répertoriés dans le cadre de l'évêché de Nîmes qui y nomme un archiprêtre. Un recensement de 1328 quantifie 520 feux, soit 2 080 habitants environ[20]. À la suite de la peste noire de 1347-1352, il ne reste 56 ans plus tard que 50 feux lorsque le dénombrement de la sénéchaussée de 1384[18] est établie, soit 200 habitants environ.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Aimargues devient chef-lieu d'une viguerie en 1540. En 1565, avec l'érection en duché-pairie du vicomté d'Uzès par Charles IX, la seigneurie d'Aimargues passe sous la domination de la maison de Crussol et devient le principal fief de la Basse-Vistrenque. Elle est instituée en baronnie en 1632[20].

Les guerres de religion marque particulièrement le village aux XVIe et XVIIe siècles. En 1579, par la paix de Nérac, Aimargues devient une place de sûreté pour les protestants, et cela jusqu'à l'Édit de Nantes, en 1598. En 1616, le château est démantelé. En 1629, après plusieurs sièges, sur ordre du cardinal de Richelieu, les remparts sont à leur tour démolis[20]. Ses pierres servent à la construction de la muraillasse de Saint-Rémy[22].La Tour de Fayard, demeure Renaissance ruinée, reste debout jusqu'à la première moitié du XXe siècle, mais elle doit être démolie par la suite. Il n'en subsiste que sa partie inférieure[20].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Aimargues quitte la tutelle d'Uzès dès la Révolution. Lors de la mise en place du département du Gard, en 1790, elle est érigée en chef-lieu de canton au sein du district de Nîmes et intègre les communes du Cailar et de Saint-Laurent-d'Aigouze. Cependant elle est intégrée au canton de Vauvert dès 1800.

Jean Bastide dit Jarret, soldat d'origine aimarguoise dans les Gardes-Françaises, qui se trouve à Paris avec son régiment, prend part à la Prise de la Bastille le 14 juillet 1789. En 1792, les Sans-Culottes dévastent les châteaux de Malherbes et de Saint-Michel.

En 1815, les catholiques royalistes massacrent les bonapartistes : c'est la Terreur blanche.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Du 27 août au , Aimargues est occupé par un contingent d'Autrichiens.

Au cours du XIXe siècle des édifices religieux sont construits ou reconstruits. Le premier est le temple, bâti en 1824 à l'architecture originale en façade, puis la première église paroissiale qui est transformée en halle en 1870. Devenue salle Georges Brassens, après ravalement, elle est maintenant consacrée aux spectacles et expositions divers [20]. Sur cette même place, une nouvelle église est édifiée entre 1864 et 1869, à l'instigation du curé Roland Lempereur (1817-1888[23]), dans un style néo-romano-gothique possédant un haut clocher en façade repérable à de longues distances et dont le concepteur est l'architecte Henri Révoil. On lit sur sa façade l'inscription « Liberté, égalité, fraternité » qui fut placée après la victoire électorale de la gauche républicaine et anticléricale contre les royalistes en 1905[20]. Pour autant, la section locale de l'Action française, présidée par Joseph Calazel[24], continue de compter 600 adhérents[25].

Augustin Pourreau, maire durant la Seconde Guerre mondiale.

Au début du XXe siècle, la commune jouit d'une certaine prospérité qui lui vient de sa position d'important centre viticole. Malheureusement, les ravages du phylloxéra signent peu à peu son déclin. Aimargues est durement touchée en 1910 par deux grèves agricoles : la seconde conduit à l'occupation militaire de la commune et à la révocation du maire Jean Joujou. Le climat se détend cependant après les nouvelles élections municipales de 1911. Cependant, la mairie est, en 1924 encore occupée, huit jours durant, par les anarchistes[26] ; de violents heurts opposent catholiques et anarchistes à l'occasion de la visite de l'évêque de Nîmes, Jean Justin Girbeau, le . Un groupe anarchiste se constitue. En 1929, celui-ci invite Nestor Makhno à Aimargues ; sa femme et sa fille y résident un an.

Article détaillé : Groupe anarchiste d'Aimargues.

Sous le Régime de Vichy, Augustin Pourreau, maire de la commune, « rencontr[e] de nombreuses difficultés dans l'administration de [la] commune, en raison de l'important mouvement anarchiste avant-guerre »[27]. Dans les années 1950, l'anarcho-communiste Georges Fontenis, fait salle comble lors d'un meeting à Aimargues[26].

Plaque commémorative au cimetière d'Aimargues.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Aimargues compte 9 neuf morts : André Thérond, Henri Pagès, Joseph Lloret (résistant[28]), Raoul Teulon, Antoine Martinez, Étienne Prouvèze, Émile Pourreau, Yvon Guiraud et Jean Mailho (membre de la 2e DB[29],[30]), 3 morts en déportation, Paul Perrier (militant anarchiste), Henri Langlade (opérateur radio[31]) et Gaston Bêchard (syndicaliste, adjoint au maire de Montceau-les-Mines) et un disparu, Pascal Rouget.

La commune redevient chef-lieu de canton en 1992 avec la création du canton de Rhôny-Vidourle[32]. Cependant, à la suite du redécoupage cantonal de 2014, le canton de Rhôny-Vidourle est supprimé et Aimargues rejoint le canton d'Aigues-Mortes.

Le [33], en souvenir de la venue de Buffalo Bill en Camargue en 1905, le chef indien Tasunka Kokipapi est reçu à Aimargues et, au cours d'une cérémonie en présence de Patrick Bonton et d'Anne-Marie Quatrevaux[33], le manadier Pierre Aubanel est admis dans la tribu Lakota sous le nom de « Zintkala Ohitika », signifiant « Oiseau qui vole avec force et détermination »[34].

L'affaire du Coral[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire du Coral.

L’affaire du Coral ou affaire du lieu de vie, ou encore affaire des « ballets bleus du Coral »[35] est une affaire d'abus sexuels sur mineurs qui éclata en France en 1982 dans un « lieu de vie » éducatif installé dans une ancienne exploitation agricole à Aimargues. Très médiatisée à l'époque, l'affaire se distingua par la mise en cause de plusieurs personnalités publiques, ce qui donna lieu à des soupçons de manipulation d'origine politique ou policière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Élections à Aimargues.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Article détaillé : Liste des maires d'Aimargues.
  • Origine, ancien Régime : On parle d’échevins, conseillers, maire perpétuel, alternatif mi-triennal.
  • De 1789 à 1799 : Révolution française, Première République, Directoire, les maires sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles.
  • De 1799 à 1848 : Consulat, Premier Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, les maires sont nommés par le préfet.
  • Du 3 juillet 1848 à 1851 : Seconde République, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.
  • De 1851 à 1871 : Second Empire, les maires sont nommés par le préfet.
  • De 1871 à aujourd'hui : les maires sont élus par le conseil municipal.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1944 Jean Jourdan Anarchiste Ouvrier agricole
Président du Comité de Libération
1944 1944 René Bernard SE Ouvrier agricole
Président du Comité de Libération
1944 1945 Louis Guiraud SE Receveur des postes
Président du Comité de Libération
1945 1945 Roger de Lestrade[36]    
1945 1963 Joseph Chatellier app. PCF Ouvrier agricole
Membre du Comité de Libération en 1945
1963 1977 Albert Fontanieu SFIO
puis PS
Ingénieur
mars 1977 mars 1989 René Dupont PCF Employé à l'URSSAF
Conseiller général du canton de Vauvert [37]
puis du canton de Rhôny-Vidourle (1992-2001)
mars 1989 mars 2008 Jean Bruchet PS (1989-1994)
puis DVG (1994)
puis PS (à partir de 1994)
Inspecteur central des impôts[38] retraité
Ancien conseiller municipal de Lunel
Conseiller régional du Languedoc-Roussillon (1992-2004)
Vice-président de la Communauté de communes de Petite Camargue (2001-2008)
mars 2008 en cours Jean-Paul Franc SE Cariste à la Source Perrier
Vice-président de la Communauté de communes de Petite Camargue (2008-2014)
Président de la Communauté de communes (depuis 2014)
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal aimarguois comprend 27 membres, dont le maire, 8 adjoints, 18 conseillers municipaux[39].

Depuis les dernières élections municipales, sa composition est la suivante :

Groupe Président Effectif Statut
« Unis pour Aimargues »
SE
Jean-Paul Franc 22 majorité
« Auprès d'Aimargues »
SE
Michaël Manen 3 opposition
« Liste pour Aimargues »
DVD
Louis-Paul Andraud 1 opposition
« Tous pour Aimargues »
DVG
Pierre-Yves Legros 1 opposition

En 2013, la commune est lauréate du concours national des Marianne d'or de la République française, dans la catégorie démocratie locale. L'attribution de cette récompense est motivée pour avoir « redonné en cinq ans à la commune des bases de gestion saines et retrouvé des marges pour investir et innover », en ayant su « [revisiter et dynamiser les politiques municipales de logements, petite enfance, culture, sécurité, qualité de l’eau, emplois, aménagements urbains » et « conjuguer modernité et traditions »[40]. Une première cérémonie est organisée, avant que ne suive une seconde, décentralisée, dans la mairie d'Aimargues le , en présence du député Gilbert Collard[41].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Aimargues est dotée d'une déchèterie intercommunale, située au lieu-dit Madame. La communauté de communes de Petite Camargue gère la collecte hebdomadaire des ordures ménagères de la commune.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 18 février 2012, Aimargues n'est jumelée avec aucune commune[42].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 4 822 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 763 1 720 1 770 1 936 2 182 2 325 2 347 2 611 2 651
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 618 2 702 2 859 2 834 2 833 2 625 2 708 2 731 2 766
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 813 2 762 2 718 2 663 2 546 2 506 2 536 2 523 2 544
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 202 2 252 2 218 2 547 2 988 3 442 4 090 4 173 4 224
2012 - - - - - - - -
4 822 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2004[44].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0-14 ans = 20  %, 15 à 29 ans = 17,6  %, 30 à 44 ans = 21,8  %, 45 à 59 ans = 20,2 %, plus de 60 ans = 20,3 %)
  • 51,2 % de femmes (0-19 ans = 18,6  %, 15 à 29 ans = 16,9  %, 30 à 44 ans = 22,1  %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 22,8 %)

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Aimargues en 2007 en pourcentage[45].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,3 
6,1 
75 à 89 ans
8,3 
14,0 
60 à 74 ans
14,2 
20,2 
45 à 59 ans
19,5 
21,8 
30 à 44 ans
22,1 
17,6 
15 à 29 ans
16,9 
20,0 
0 à 14 ans
18,6 
Pyramide des âges du département du Gard en 2007 en pourcentage[46].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,9 
75 à 89 ans
9,9 
14,6 
60 à 74 ans
15,1 
21,3 
45 à 59 ans
20,9 
19,9 
30 à 44 ans
19,8 
17,7 
15 à 29 ans
16,1 
19,1 
0 à 14 ans
17,0 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Située dans l'académie de Montpellier, la ville bénéficie d'une école maternelle (école Ventadour) et de deux écoles primaires — l'une, publique (école Fanfonne Guillierme), l'autre, privée (école li Gardianouns)[47].

Les établissements d'enseignement secondaire les plus proches sont le collège Roger Contrepas à Marsillargues et le lycée Geneviève Anthonioz-de Gaulle à Milhaud.

On trouve également les services périscolaires suivants : un restaurant scolaire intercommunal, la crèche halte-garderie Les Trois pommes, la crèche d'entreprise Chloé-Béchard, le service Jeunesse municipal, ainsi qu'une bibliothèque.

Santé[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune se trouvent quatre médecins généralistes, trois chirurgiens-dentistes, sept kinésithérapeutes, huit infirmières, un podologue, un vétérinaire, trois orthodontistes, un pharmacien et deux psychologues[48]. Une délégation de la Croix-Rouge française ainsi qu'une association de donneurs de sang sont à la disposition des habitants. La ville accueille une maison de retraite privée, la résidence Fanfonne Guillierme.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Aimargues est sous la protection d'une brigade territoriale de proximité de la gendarmerie nationale ainsi que des effectifs de la police municipale.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Aimargues accueille plusieurs manifestations culturelles et festivités.

Fête votive[modifier | modifier le code]

Salon des arts[modifier | modifier le code]

Le salon des arts aimarguois, qui a porté le nom d'Art'Aimargues[49],[50],[51], se déroule pendant la fête. En 2015, l'invité d'honneur est Michel Tombereau[52].

Autres activités[modifier | modifier le code]

  • Le festival Western Longhorn, au mas Saint-Rémy[53]
  • Le tournoi international de football Dylan-et-Brandon-Doméon
  • Le marché, qui a lieu le dimanche, et ses variantes : le marché du terroir, des vins...
  • La Journée de rassemblement des gens de la Bouvine en hommage à Fanfonne Guillierme, au mois de mars :
    • Depuis 1989, le premier dimanche de mars, une fête de tradition et de rassemblement des gens de Bouvine est consacrée à Fanfonne Guillierme, à laquelle s'associe la Nacioun gardiano. Chaque année, Aimargues pavoise aux couleurs — bleu azur et or — de la manade Guillierme et, devant la statue située à l'emplacement des anciennes arènes, sont prononcés les rituels acampados (discours). Des arlésiennes, dont la reine d'Arles et ses demoiselles d'honneur, rejoint l’église Saint Saturnin pour assister à la traditionnelle messe en provençal; puis a lieu la bénédiction des chevaux devant le parvis de la mairie. Une abrivado et une roussataïo (lâcher de juments et leurs poulains) ont lieu sur les boulevards. La journée se clôture par une course taurine dénommée la « Royale Fanfonne Guillierme » comptant pour le Trophée des As.
  • Le marché d'artisanat et produits du terroir, organisé chaque année[54]
  • Le Forum des associations[55]
  • Le Noël d'Antan[56]

Aimargues profite également des différentes animations organisées par l'école intercommunale de musique de Petite-Camargue, basée à Vauvert, avec de nombreux concerts, les fêtes de la musique en juin, ses stages de batterie et de jazz.

Une foire aux asperges réputée, ainsi qu'une fête de la Petite Camargue[57], s'y tenaient autrefois[58].

L'association Litoraria, qui possède son siège à Aimargues, a pour mission de mettre en valeur le patrimoine historique et archéologique de Petite Camargue. Fondée en 2001[59], elle a succédé à l'Association culturelle d'Aimargues, active dans les années 1970[60].

Faits divers[modifier | modifier le code]

Le , un taureau échappé pénètre à l'intérieur de l'hôtel de ville ; le fait est noté dans Le Petit Provençal du 16 octobre[61].

En 1957, Lucien Guiraud, adjoint au maire d'Aimargues, abat Armand Rogati[62].

En , dans le cadre de la fête votive, la gendarmerie est prise d'assaut par 200 personnes réclamant la libération de deux personnes interpellées pour une bagarre[63].

Le , Marine Le Pen fait une visite remarquée à Aimargues[64],[65],[66].

Le , le stade René-Dupont est investi par des gens du voyage qui menacent de mort le maire, Jean-Paul Franc[67],[68]. Gilbert Collard apporte son « soutien » à ce dernier[69], et ils interpellent alors de conserve le ministre de l'Intérieur[70],[71],[72],[73]. Le stade est finalement évacué sans heurts par les gendarmes[74].

En , Laurence Barra et Anne Warnery doivent rembourser à la commune des sommes indûment perçues au titre d'indemnité d'administrateur du CCAS[75]

En , Chloé Béchard, cavalière de 25 ans, habitant Aimargues et montant avec la manade Aubanel, meurt dans une chute lors de la fête votive d'Aigues-Mortes[76]. En , à l'initiative du conseiller municipal Michaël Manen, la nouvelle crèche d'entreprise est inaugurée au nom de « Chloé-Béchard »[77],[78].

En , un homme de 31 ans habitant un pavillon à Aimargues[79] est arrêté à Lunel lors d'une opération antiterroriste visant à démanteler une filière de départ en Syrie[80]. Jean-Paul Franc déclare sur Sud Radio qu'il « respecte la population maghrébine, représentée au conseil municipal », et qu'il « espère qu’il n’y aura pas de stigmatisation »[81].

Le , la deuxième édition du concours de miss Petite Camargue a lieu à Aimargues[82],[83],[84]. C'est Alice Ongaro, de Remoulins, qui est élue[85],[86].

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade Baptistin Guigue.
Une course camarguaise dans les arènes d'Aimargues.

Dans les années 1870 et 1880, Aimargues possède un haras, dépendant de celui de Perpignan. Des courses hippiques y sont organisées, notamment en 1884. Il est supprimé en 1893[87].

Aimargues est dotée de deux stades de football, le stade René-Dupont, anciennement dénommé Bella-Vista et inauguré en [88], et un plus récent nommé stade Baptistin-Guigue ; d'un plateau multi-sports, ainsi que de salles de judo et de musculation au-dessus de la salle Lucien-Dumas ; de deux centres équestres ; enfin, des arènes Léopold-Dupont.

Article connexe : Course camarguaise.

Les arènes d'Aimargues font partie de la tradition de la course camarguaise. Des toro-piscine s'y déroulent également.

Le premier rassemblement de bouvino a lieu en mars à Aimargues[89]. Aimargues accueille plusieurs manades sur son territoire, à savoir les manades Arlatenco, du Cougourlier, Félix, Michel Lagarde, Margé, L'Occitane et Saint-Pierre.

On peut enfin voir à Aimargues plusieurs aires de jeux, ainsi que le boulodrome Charles-Constant (terrain dédié au jeu de la pétanque).

Associations sportives[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs associations dans le domaine sportif[90]. La principale est le club taurin La Balestilla, fondé en sous le nom de club taurin aimarguois et, à ce titre, l'un des plus vieux cercles taurins de France après ceux de Vauvert, Avignon, Nîmes, Marseille et Arles. Il est considéré comme avant-gardiste, car apolitique et acceptant en son sein les femmes. Subissant la concurrence de nouveaux clubs tels que La Carella, l'Union taurine Aubanel-Baroncelli et le club des indépendants, il est mis en sommeil dans les années 1970. Il est cependant réactivé dès l'hiver 1982 par un groupe de bénévoles autour de Robert Roux, dit Galline. Il est présidé successivement par le notaire Tondut, Joseph Bouïrel, Jean Servière, Xavier Venture, Gustave Orighoni, Léopold Orighoni, Jacques Surjus, Christian Catalan, Robert Roux, Michel Puech, Jean-Paul Dumas, Jacques Servière et Régis Conesa ; il a notamment comme présidents d'honneur Fernand Granon, Fanfonne Guillierme, le médecin Jean-Claude Malzac et Léopold Dupont[61]. Il appartient à l'Union des clubs taurins Paul Ricard[91].

Le Stade olympique aimarguois (SOA), fondé en 1920, est champion du district Gard-Lozère en 2015[92],[93]. Il fut notamment présidé par René Dupont[94]. Il organise chaque année le tournoi international de football Dylan-et-Brandon-Doméon.

Médias[modifier | modifier le code]

Après l'élection municipale de 2008, « Aimargues le journal » succède au journal « J'Aimargues » fondé par le précédent maire. En 2015, « AimarGazette » voit le jour à son tour.

Aimargues fait partie du territoire couvert par le quotidien Midi Libre, par la télévision locale TV SUD[95] et par les programmes de France 3 Midi-Pyrénées.

Cultes[modifier | modifier le code]

En 1614, les Pénitents Gris s'installent à Aimargues. Le culte catholique est rétabli en 1635. La paroisse tombe alors sous la coupe des abbés de Saint-Ruf. En 1654, les Récollets Paul-Antoine Saliers et Marc-Antoine Reboul y installent un couvent. Son emplacement est situé actuelle rue du Couvent. Le 3 ventôse an II (), les biens de l'église des Récollets sont liquidés[96].

Les Aimarguois disposent aujourd'hui de lieux de culte catholique et protestant.

La paroisse catholique fait partie du doyenné de Vauvert au sein du diocèse de Nîmes[97].

La paroisse protestante dépend de l’Église réformée de France[98].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Aimargues en 2009[99]
Taxe Part communale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 11,03 % 9,65 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 22,58 % 14,30 % 4,86 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 63,53 % 44,07 % 5,37 %
Taxe professionnelle (TP) 18,87 % 11,87 % 4,30 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[100]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

La commune accueille des entreprises d'envergure nationale, dont Eminence et Royal Canin, mais reste principalement tournée vers l'agriculture : fruits et légumes (asperges, melons, etc.), et la culture de la vigne.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'activité agricole est axée sur la production viticole. La commune compte plusieurs vignerons et domaines[101].

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Du XVIIIe siècle, il subsiste au Plan de Cray un bel hôtel particulier ainsi qu'une glacière, construite en 1786-1788, à la sortie du village, vers la cave coopérative. Ce petit bâtiment circulaire à toit en coupole est resté en service jusqu’en 1906, et a fait l’objet d'une restauration en 1990-1991[20].

Château de Teillan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Teillan.

 Inscrit MH (1995)[102]

Le Château de Teillan est situé à trois kilomètres au sud du village, il date de la seconde moitié du XVIe et du XVIIe siècle. C'est un ancien castrum romain qui portait autrefois le nom de Villa Tellianis puis de Mas de l'Irle. Il fut vendu à l'abbaye de Psalmody au XIIe sièclee. Ce qui illustre le château est le corps de logis, le pigeonnier et le parc - composé au XIXe siècle autour des stèles antiques - avec tout son mobilier, ainsi que les nombreuses façades et toitures des communs et de la serre. On peut notamment y voir : un pigeonnier, une noria, un mikvé, un logis, un grand parc, des communs, une serre, une grande porte de style ancien. Dans le parc, se trouve toujours une collection d'antiquités romaines réunies par le propriétaire des lieux[20].

Mas[modifier | modifier le code]

Le mas de Praviel.

Le mas de Praviel est une élégante construction de la fin du XIXe siècle à proximité du château de Teillan. Il possède un belvédère à son 3e étage. Il existe aussi une multitude de mas, vingt-six au total, qui sont situés sur le territoire de la commune, comme le Grand Malherbes ou les mas de Rieutord, Buade, Bord, Saint-Blancard. Ils constituent une richesse économique et culturelle remarquable.

Mas de Malherbes[modifier | modifier le code]

Érigé au XVIe siècle, il est d'abord la demeure de Hyacinthe Fontanès, trésorier de Louis XV.

En , le château est pillé par la garde nationale d'Aimargues, alors que le propriétaire est le comte Bourgeois-Moynier. Le 3 germinal an III de la République, il vend les ruines du château et les terres attenantes pour une somme de 80 000 livres.

Il est par la suite longtemps la propriété de la famille Ménard-Dorian, de Lunel, qui comprend comme membres célèbres l'homme politique Paul Ménard-Dorian et sa fille Pauline Ménard-Dorian, femme de lettres, petite-fille par alliance de Victor Hugo, modèle de Marcel Proust, qui tint salon au mas, et où elle meurt en 1941. C'est Marguerite, sœur de Jean, qui hérite du domaine. Elle y reçoit notamment Jean Cocteau, Paul Éluard, Max Jacob, Léon Daudet, Erik Satie, Léon Blum, Folco de Baroncelli-Javon et Fanfonne Guillierme[103].

Ancienne église Sainte-Croix et hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Sur la place de l'église, un ensemble monumental est formé par l'ancienne église Sainte-Croix et sa tour d'horloge transformée en halle au moment de la construction de l'actuelle église puis en salle polyvalente « Georges Brassens », à laquelle succède l'hôtel de ville. La façade de ce dernier est richement ornée. La mairie est elle-même accolée à l'ancien hôtel des postes, qui devient ensuite la salle Élisabeth-Kruger, et le siège de l'association Litoraria. L'église Sainte-Croix, première église paroissiale a été datée des croisades. Laissée en ruines lors des guerres de religion, elle fut restaurée en 1611. Elle prit le double vocable de Sainte-Croix et Saint-Saturnin, lors de la sécularisation de l'abbaye de Psalmodie. En 2003 des fouilles effectuées ont mis au jour un secteur du cimetière, où se trouvaient des sarcophages du VIe siècle. Les dernières tombes remontaient au XVIe siècle[20].

Divers[modifier | modifier le code]

  • Les deux lavoirs de la commune témoignent bien du passé. En effet, l'un d'entre eux (datant de 1905) est encore quasi-intact même si le second, situé au nord du village, sur les quais de la Fontaine (datant de 1875), est presque détruit ; il en subsiste seulement le bassin. Leur restauration a eu lieu au XXe siècle.
  • La Glacière : située au sud du village, c'est une construction circulaire enterrée, bâtie en pierres et surmontée d'un dôme. Au XVIIIe siècle, elle conservait la glace en été pour les familles les plus riches. Elle a été restaurée en 1991.
  • Le château d'Andron, qui était autrefois la résidence de la grande manadière Fanfonne Guillierme.
  • L'hôtel de Cray, qui héberge la brigade de gendarmerie du village de 1912 à 2012, et la police municipale depuis lors.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Stèles funéraires antiques[modifier | modifier le code]

L'église Saint Saturnin.

Logo monument historique Classé MH (1978)[104]

Des stèles funéraires antiques et un monument sépulcral de l'Antiquité sont situés au cimetière d'Aimargues. Par ailleurs, il existe huit stèles funéraires antiques situées depuis 1635 au lieu-dit Le Grand Teillan.

Église Saint-Saturnin et Sainte-Artimidora[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Saturnin et Sainte-Artimidora, l'une des rares églises en France possédant encore l'inscription « République Française, Liberté, Égalité, Fraternité » sur sa façade, a été édifiée sous le Second Empire par l'architecte Henri Antoine Révoil. Son clocher particulièrement élancé culmine à 38 mètres. L'église renferme les reliques de sainte Artimidora dans leur châsse, ainsi qu'un tableau d'inspiration religieuse représentant Jésus portant sa croix, peint en 1548 par Simon de Châlons et restauré en 1990. À l'intérieur, elle comporte également une élévation sous les voûtes de la nef à croisées d'ogives et bas côtés et aussi un transept et un chœur tous deux éclairés par des roses et vitraux datant de 1869 exécutés par les ateliers du célèbre maitre verrier parisien Édouard Didron. Au fil du temps, les murs intérieurs ont été blanchis : ils dissimulent l'important décor néo-gothique très coloré d'origine.

Temple[modifier | modifier le code]

Le temple d'Aimargues a été construit en 1824. Aujourd'hui les célébrations sont occasionnelles, mais le temple abrite toujours les archives de l'Église Réformée à Aimargues. Il est le deuxième plus petit de la région, après celui d'Aigues-Mortes.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Aimargues peut également compter sur la présence de plusieurs salles municipales, Lucien-Dumas, Georges-Brassens, Élisabeth-Kruger, réparties dans le centre du village. Leurs fonctions sont diverses et variées, même si la plupart sont affectées aux associations.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • L'étang de pêche de la Ginouze, d'une superficie de six hectares, situé au nord-est de la commune. Il est possible d'y faire des randonnées. Le site était autrefois utilisé pour l'exploitation de graviers et de rejets de déchets ménagers, jusqu'à sa rénovation en 1990.
  • Les prés dits du mas de Charron et ceux de La Palunette.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fanfonne au mas de Praviel
Le Radeau de la Méduse, de Géricault

Mortes[modifier | modifier le code]

Vivantes[modifier | modifier le code]

  • Pierre Parsus (né en 1921), artiste peintre, sculpteur et illustrateur, installé à Aimargues pendant 5 mois en 1952, chez Bernard Kruger, au domaine de Saint-Michel[112].
  • Jean Lafont (né en 1922), manadier, ayant vécu à Aimargues.
  • Claude Sigala, éducateur, directeur du Coral, principal protagoniste de l'affaire du Coral.
  • Robert Campredon, géologue, ayant vécu à Aimargues[113].
  • Jean-François Galéa (né en 1944), artiste peintre, qui a établi son atelier à Aimargues et expose au salon d'art.
  • Vidal de Rueda (né en 1944), également artiste peintre, vit à Aimargues[114],[115].
  • Pierrick Her (né en 1946), artiste peintre contemporain, vivant à Aimargues.
  • Michel Falguières (né en 1949), écrivain, enseignant retraité, a enseigné à Aimargues avant de s'installer à l'étranger.
  • Gabriel Brun, président du Félibrige Languedoc-Roussillon, est né à Aimargues. Vivant à Aigues-Mortes, il est boucher au Grau-du-Roi[116].
  • Jean-Marie Delpas, baryton, d'une famille originaire d'Aimargues.
  • Thierry Félix (né en 1969), raseteur puis manadier, possède la manade Félix à Aimargues.
  • Laurent Pit (date de naissance inconnue), ancien enseignant, comédien, a grandi à Aimargues. Il est le fils de Serge Pit, enseignant et proviseur, ancien adjoint au maire d'Aimargues.
  • Mallorie Hide, chercheuse.
  • Fulcran Fezard (né en 1977), épéiste[117],[118], habitant Aimargues[119],[120].
  • Cyril Devauchaux, photographe, ayant vécu à Aimargues[121].

Lieu de tournages cinématographiques[modifier | modifier le code]

Les rues et bâtiments d'Aimargues ont plusieurs fois servi de décor au tournage de scènes de films et de téléfilms[122] :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Aimargues Blason Coupé d'azur et d'argent à la croix haussée d'or posée en bande brochant sur la partition[123].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Aimargues possède la même devise que Paris, fluctuat nec mergitur, que l'on traduit par « elle est agitée par les flots et elle ne sombre pas », en référence aux armoiries de la ville : d'azur, à la rivière d'argent, ombrée d'azur, sur laquelle est une croix flottant à dextre de sable[124].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. un mas local en tire son nom
  2. Lettres royaux : Lettres de chancellerie expédiées aux nom du prince.
    Remarque : Lettres royaux est une façon archaïque de parler, conservée longtemps par l'usage de la chancellerie, les adjectifs en al étant, dans l'ancien français, semblables au masculin et au féminin, attendu qu'ils proviennent d'adjectifs latins en alis, qui ont même forme pour ces deux genres.
    Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Paris, L. Hachette,‎ 1873-1874, 4 vol. ; gr. in-4 (notice BnF no FRBNF30824717), p. 283, t. 3
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Razil (Y3521460) » (consulté le 28 août 2014)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Rhony (Y3520540) » (consulté le 28 août 2014)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Cubelle (Y3520560) » (consulté le 28 août 2014)
  4. a, b et c Sophie Landrin, « Dix ans après la crue, Aimargues toujours inondable », Le Monde,‎ , p. 12 (lire en ligne)
  5. Véronique Bennouar-Bonacchi, « Le maire Jean-Paul Franc sera reçu par la ministre de l'Environnement », Midi libre,‎ (lire en ligne)
  6. « Deux Aimarguois ont été reçus au ministère de l'Ecologie », Midi libre,‎ (lire en ligne)
  7. « Jean-Paul Franc : "La consolidation de la digue prioritaire" », Midi libre,‎ (lire en ligne)
  8. « Lettre du Maire d'Aimargues, Jean-Paul Franc », Vidourle, no 21,‎ , p. 11 (lire en ligne)
  9. Marie-Hélène Touchet, « Digue d'Aimargues : le plus gros chantier de l'aménagement du Vidourle débute », midilibre.fr.
  10. « Aimargues », sur annuaire-mairie.fr
  11. « Météo de la région de montpellier », sur meteo-montpellier.fr (consulté le 22 février 2012)
  12. « établissements scolaires de la commune », sur aimargues.fr (consulté le 7 février 2015)
  13. « D'anciens logements vétustes métamorphosés en un lieu dédié à la culture », Aimargues le journal no 9, , p. 23.
  14. Aimargues le journal no 19, , p. 6-7
  15. Tony Duret, « AIMARGUES Le syndicat Force Ouvrière s’implante dans la commune », objectifgard.com.
  16. Eugène Germer-Durand (Editeur scientifique), Cartulaire du chapitre de l'église cathédrale Notre-Dame de Nîmes, Nimes, A. Catélan,‎ , In-8°, CLXII-403 p. (notice BnF no FRBNF34124838)
  17. (fr+la) Claude Devic et Joseph Vaissette, Histoire générale de Languedoc, Toulouse, J.-B. Paya,‎ 1840-1846, 10 vol. ; in-8 (notice BnF no FRBNF36384293)
  18. a et b Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale,‎ , in-4, XXXVI-298 p. (notice BnF no FRBNF30500934), p. 4-5
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  21. « Les Templiers d'Aimargues », sur templiers.net (consulté le 7 février 2015)
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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