Madrid

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la capitale de l'Espagne. Pour les autres significations, voir Madrid (homonymie).
Madrid
Blason de Madrid
Héraldique
Drapeau de Madrid
Drapeau
Image illustrative de l'article Madrid
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Statut Municipalité
Communauté autonome Madrid Communauté de Madrid
Province Madrid Communauté de Madrid
Comarque Aire métropolitaine de Madrid
District judic. Madrid
Budget 5 586 087 701 euros (2008)
Maire
Mandat
Manuela Carmena (AM)
2015-2019
Code postal 28001-28080
Démographie
Gentilé Madrileño/a, Matritense (es)
Madrilène (fr)
Population 3 141 991 hab. (2015[1])
Densité 5 168 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 26′ 00″ Nord, 3° 41′ 00″ Ouest
Altitude 657 m
Superficie 60 800 ha = 608 km2
Rivière(s) Le Manzanares
Divers
Saint patron Isidore le Laboureur
Localisation
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Madrid
Liens
Site web www.madrid.es

Madrid (prononcé [ma.ˈdʁid] ; en espagnol [ma.ˈðɾið]) est la capitale et la plus grande ville de l'Espagne. Située en plein cœur du royaume, elle est également la capitale et la ville la plus peuplée de la Communauté de Madrid. En tant que capitale d'État, elle abrite la plupart des institutions politiques du pays, dont le Palais royal, le siège du gouvernement et le Parlement.

Comptant une population d'environ 3,2 millions d'habitants intra-muros sur une superficie totale de 604,3 km2, au sein d'une aire urbaine d'environ 6,5 millions d'habitants en 2014[1], Madrid est la troisième ville de l'Union européenne en nombre d'habitants, derrière Londres et Berlin.

Ville globale, elle abrite le siège de nombreuses institutions, dont l'Organisation mondiale du tourisme, l'Organisation des États Ibéro-américains, l'Académie royale espagnole et l'Institut Cervantes. Considérée comme le principal centre financier de l'Europe du Sud[2], elle partage le statut de cœur économique de l'Espagne avec Barcelone. Elle accueille le siège social des plus grandes entreprises du pays, comme Telefónica, Repsol ou Iberia.

Les bâtiments d'architecture récente côtoient des constructions de style néo-classique, telles que la porte d'Alcalá, la place de Cybèle ou la cathédrale de l'Almudena. Ville d'art, ses trois principaux musées, le musée du Prado, le musée Reina Sofía et le musée Thyssen-Bornemisza, comptent parmi les plus visités au monde[3]. En outre, Madrid abrite deux des plus grands clubs de football au monde, le Real Madrid et l'Atlético de Madrid.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Très proche du centre géographique de la péninsule ibérique, la colline des Anges (Cerro de los Ángeles), à environ 50 km au sud de la Sierra de Guadarrama, la ville s'étend sur le plateau de la Meseta entre 600 et 700 mètres au-dessus du niveau de la mer. Située à une altitude de 657 m, Madrid est la deuxième plus haute capitale européenne, après Andorre-la-Vieille, qui s'élève à 1 013 m.

Nichée au sud de la Meseta centrale, la ville appartient au bassin hydrographique du Tage.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau de Madrid est le Manzanares, qui traverse la ville du nord au sud en passant par le mont du Pardo où il alimente le barrage du même nom. C'est là qu'il reçoit les eaux des ruisseaux Manina et Tejada. Une fois le mont dépassé, la rivière poursuit son cours par la cité universitaire, puis brièvement par la Casa de Campo, où le ruisseau Meaques se jette dans son lit.

Le Manzanares baigne ensuite l'espace urbain, vers le pont du Roi, où il est rejoint par le ruisseau Leganitos et par un autre ru qui passe sous la rue de Ségovie. Puis c'est au tour du ruisseau de la Fuente Castellana de s'y fondre. Il sert ensuite de frontière entre plusieurs arrondissements de la capitale, laissant au sud-ouest la Latina, Carabanchel, Usera et Villaverde et, au nord-est, Centro, Arganzuela, Puente de Vallecas et Villa de Vallecas. À la limite entre Arganzuela et Puente de Vallecas, il reçoit les eaux de l'Abroñigal, dont le lit coïncide presque totalement avec le parcours de l'autoroute M-30, et celles du Butarque, non loin de l'arrondissement de Villaverde.

Lorsqu'il quitte la ville proprement dite, le Manzanares entre à Getafe par l'est, voyant ainsi le ruisseau Culebro le rejoindre. C'est à Rivas-Vaciamadrid qu'il se jette dans le Jarama.

Climat[modifier | modifier le code]

Madrid sous la neige.

La ville de Madrid jouit d'un climat méditerranéen à influence continentale. La capitale est marquée par des hivers relativement modérés, avec des gels fréquents et de la neige occasionnelle. Durant cette période, les températures peuvent descendre jusqu'à -4 °C, tandis que les étés sont très chauds. Juillet et août affichent fréquemment des températures journalières supérieures à 30 °C.

La température moyenne à Madrid est de 14 °C, avec un maximum de 40,6 °C, enregistré au parc du Retiro le , et un minimum de -10,1 °C le .

Madrid reçoit peu de précipitations. Ces dernières s'établissent autour de 400 mm par an, atteignant leur minimum en été. La pluie ou la neige tombent en moyenne 49 jours par an. S'il tombe 56 mm de pluie en novembre et décembre, le mois d'août est le plus sec avec 10 mm.

Les températures sont relevées au niveau de trois stations de l'Agence d'État de la météorologie (AEMET), respectivement situées au parc du Retiro, à l'aéroport de Barajas et à celui de Cuatro Vientos.

Relevé météorologique de Madrid Buen Retiro Park
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,6 3,7 5,6 7,2 10,7 15,1 18,4 18,2 15 10,2 6 3,8 9,7
Température moyenne (°C) 6,1 7,9 10,7 12,3 16,3 21 24,8 24,4 20,5 14,6 9,7 7 14,6
Température maximale moyenne (°C) 9,7 12 15,7 17,5 21,4 26,9 31,2 30,7 26 19 13,4 10,1 19,4
Record de froid (°C) −10,1 −9,1 −5,1 −1,6 0,6 4,4 8,5 9,2 4 0,4 −3,4 −9,2 −10,1
Record de chaleur (°C) 19,9 22 26 30,1 34,3 38,8 39,5 40,6 37 30 22,7 18,6 40,6
Ensoleillement (h) 148 157 214 231 272 310 359 335 261 198 157 124 2 769
Précipitations (mm) 37 35 26 47 52 25 15 10 28 49 56 56 436
Nombre de jours avec précipitations 6 6 5 7 8 4 2 2 3 6 6 7 63
Source : [4]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9,7
2,6
37
 
 
 
12
3,7
35
 
 
 
15,7
5,6
26
 
 
 
17,5
7,2
47
 
 
 
21,4
10,7
52
 
 
 
26,9
15,1
25
 
 
 
31,2
18,4
15
 
 
 
30,7
18,2
10
 
 
 
26
15
28
 
 
 
19
10,2
49
 
 
 
13,4
6
56
 
 
 
10,1
3,8
56
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Plan de Madrid par Pedro Teixeira (1656).
Plan de Madrid (1762).

Le centre historique de Madrid correspond à l'ancienne médina, construite sur un emplacement stratégique. À cette époque, elle permet en effet de dominer la vallée du Manzanares, traversable à gué à cet endroit. L'extension de la ville originelle est limitée par la rivière ainsi que par un fossé aujourd'hui occupé par la rue de Ségovie. Au nord s'élève la forteresse musulmane (alcazaba) et au sud s'étendent les quartiers mozarabe et juif.

Lorsque Philippe II hisse Madrid au rang de capitale, elle n'est pas apte à recevoir la Cour et l'ensemble des administrations afférentes. Conjointement avec les autorités locales, la Couronne établit un règlement intitulé Carga de Aposento qui stipule que tout propriétaire d'un bâtiment de plus d'un étage doit céder l'un de ses niveaux pour le logement des fonctionnaires et du personnel de la Cour. Mécontents de cette décision, de nombreux Madrilènes réagissent en faisant construire les fameuses casas a la malicia. Il s'agit de demeures ne comportant qu'un seul véritable étage, de sorte que leur propriétaire n'a pas à obtempérer audit règlement. Cette façon de contourner la loi a pour conséquence un rapide étalement urbain qui se réalise en une quarantaine d'années. Ce phénomène, par la suite conjugué à une nouvelle croissance en hauteur des bâtiments, configure l'essentiel de la morphologie de Madrid jusqu'au XIXe siècle.

L'inévitable développement urbain se voit limité par le cours du Manzanares et Madrid doit par conséquent s'étendre vers l'est. À partir du règne de Charles III, les artères qui débouchent sur l'actuel Prado deviennent des espaces de divertissement et de villégiature de l'aristocratie. C'est d'ailleurs à cette époque que la Couronne conçoit le paseo del Prado, premier tronçon d'un axe nord-sud qui s'étend aujourd'hui jusqu'au paseo de la Castellana.

La croissance galopante du XVIe siècle ne laisse pas le loisir d'aménager des places publiques et c'est pourquoi le règne de Joseph Ier est caractérisé par l'ouverture de semblables espaces. Cette intense activité urbanistique lui vaut le surnom de Pepe Plazuelas (littéralement « Jojo placettes »).

Pendant plusieurs siècles, la ville connaît peu de nouvelles extensions et il faut attendre l'œuvre du marquis de Salamanca, au XIXe siècle, pour que la capitale fasse l'objet d'un vaste programme de construction. Après avoir abattu la muraille de Philippe IV, l'architecte Carlos María de Castro fait réaliser de nouveaux quartiers au nord de la ville, vers l'actuel périphérique M-20. Au début du XXe siècle, l'urbaniste Arturo Soria fait bâtir sa célèbre Cité linéaire. Cette époque est également propice au percement de grandes avenues, dont l'exemple le plus célèbre est la Gran Vía.

Le périphérique M-30 définit le centre de la capitale, surnommé « amande centrale » (almendra central). Au-delà, Madrid comprend pour l'essentiel d'anciennes communes annexées après la guerre civile. Il s'agit également de quartiers nouveaux édifiés sur d'anciens terrains agricoles ou en remplacement de bidonvilles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne attestation de nom de la ville remonte à 932 dans un document latin, Ad civitatem quae dicitur Magerit. Selon l'orientaliste Jaime Oliver Asín, le terme de Magerit était également connu en castillan ancien. Ce vocable, qui doit se prononcer Maŷriţ ou Maǧrīţ, serait à rapprocher de l'arabe Madǧra (مَجْرَى), mot qui désigne un ruisseau, un canal ou un aqueduc[5], [6]. Un des deux pluriels de ce nom est Madǧriat (مجريات), terme qui fait référence à un cours d'eau avec des ruisseaux. Au XIIe siècle, le toponyme évolue vers Madrit puis vers Madrid, dénomination attestée au XIVe siècle[7].

D'autres étymologies existent, ainsi celle qui rapproche ce nom du terme madroño, qui désigne l'arbousier en espagnol. Cet arbre, présent sur les armoiries de la ville, était vraisemblablement le seul qui poussait dans la région à l'époque où le roi Alphonse VI s'en empara, au milieu du XIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Madrid.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vestiges de la fortification musulmane.

Fondée par l'émir cordouan Muhammad Ier vers la fin du IXe siècle, Madrid remplit le rôle d'une forteresse protégeant Tolède, l'antique capitale wisigothe. En 1047, le roi Ferdinand Ier de Castille entre dans Madrid, mais jugeant le lieu peu intéressant, il l'échange contre un tribut au roi de Tolède.

Madrid appartient définitivement au royaume de Castille quand Alphonse VI prend la ville de Tolède en 1085. Mais en 1109, La ville est détruite par les Almoravides qui ne sont expulsés définitivement de la région qu'en 1132, après la victoire d'Alphonse VII à Villarrubia de los Ojos. Madrid étend progressivement sa domination sur d'autres villes comme Ségovie.

Au cours des siècles suivant, le développement de la ville se poursuit, avec notamment la construction d'édifices religieux. Des sessions des Cortes s'y déroulent dès le début du XIVe siècle. Au cours du siècle suivant, sous les règnes de Jean II et d'Isabelle la Catholique, de nouvelles règles d'urbanisme sont édictées et obligent, entre autres, Madrid à se doter de rues pavées.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1525, le roi de France François Ier est fait prisonnier lors de la bataille de Pavie par l'armée de Charles Quint. Il est emprisonné à Madrid durant un an dans la tour des Lujanes. Un traité de paix est signé entre les deux puissances et François Ier peut rentrer en France, laissant à Madrid ses deux fils comme garantie jusqu'à l'accomplissement des clauses dudit traité.

En 1547, le prince héritier Philippe crée la Puerta del Sol et dix ans plus tard, la princesse Jeanne, sa sœur, fonde le couvent de religieuses franciscaines des Déchaussées royales.

En juin 1561, alors que la ville compte déjà 30 000 habitants, Philippe II transporte la cour de Tolède à Madrid, l'installant dans l'antique alcazar. Il fait ainsi de la ville la capitale du royaume d'Espagne[8].

Madrid perd provisoirement son titre de siège du pouvoir royal quand Philippe III décide le 11 janvier 1601 d'installer la cour à Valladolid, mais, face au mécontentement populaire, la ville sera de nouveau désignée comme capitale de l'Espagne le [9].

Le XVIIe siècle est marqué par de grands travaux d'aménagement comme la création de la Plaza Mayor et du palais du Buen Retiro.

La dynastie des Bourbons[modifier | modifier le code]

La Plaza Mayor lors de l'entrée de Charles III dans Madrid, par Lorenzo Quirós en 1760.
Vue de Madrid, par Francisco Goya, 1788, musée du Prado.

En 1700, Madrid voit arriver Philippe V, le premier roi de la dynastie des Bourbons,

Le , un incendie détruit l'Alcazar, symbole de la dynastie des Habsbourg en Espagne. Le roi décide de la construction d'un nouveau palais royal dont la première pierre est posée dès le . La Casa de Correos (« maison de la Poste »), actuel siège du gouvernement de la communauté autonome de Madrid, est édifiée à partir de 1766. Le parc du Buen Retiro est ouvert au public l'année suivante.

Joseph Bonaparte (Joseph Ier, roi d'Espagne)[modifier | modifier le code]

Le , le peuple de Madrid se soulève contre les troupes françaises. Cette scène sera immortalisée par Francisco de Goya, tout comme le , jour de répression des Français. C'est le début du règne de Joseph Bonaparte comme nouveau roi d'Espagne. Mais en 1812, il doit fuir Madrid après la bataille de Majadahonda, et les troupes françaises seront expulsées d'Espagne un an plus tard. Le , Ferdinand VII fait une entrée triomphale dans les rues de Madrid.

Restauration des Bourbons[modifier | modifier le code]

Théâtre royal de Madrid.

Le , un soulèvement de la Garde Royale est étouffé après des affrontements au Prado et sur la Plaza Mayor. L'année suivante, le , le général Riego est pendu, puis décapité[10].

Dans le domaine économique, en 1831, la ville ouvre une des premières bourses de valeurs d'Europe[11], cinq ans après l'inauguration du Palais Brongniart à Paris.

Le , la reine Isabelle II inaugure le Théâtre Royal. Le , la ligne de chemin de fer entre Madrid et Aranjuez est inaugurée par la souveraine espagnole, et les travaux du canal Isabel II commencent le 11 août de la même année.

Madrid moderne[modifier | modifier le code]

De nombreux édifices vont être construits ou voir leurs travaux débuter durant les années suivantes. Ce sera le cas de la Bibliothèque nationale en 1866, la Caisse d'Épargne et le Mont de Piété en 1870, et l'apparition en 1871 des premiers tramways tirés par des chevaux. La cathédrale de la Almudena est commencée le et terminée le . L'architecte Carlos Velasco Peinado présente son projet de Gran Via qui reproduira, avec son quartier des affaires, le goût autrichien pour l'architecture grandiose. En 1898, on procède à l'électrification de la première ligne de tramway à Madrid entre les quartiers de Salamanca et Argüelles, en passant par la Puerta del Sol. Le 3 octobre les premières lignes électrifiées de tramways sont inaugurées entre Sol et Serrano et entre Recoletos et Hipódromo.

Cathédrale de la Almudena.
Plaza de Toros de Las Ventas.

Le premier numéro du journal ABC, fondé par Torcuato Luca de Tena, est publié à Madrid le .

Plusieurs attentats ont lieu durant les années qui suivent : le , le couple royal Alphonse XIII et Victoire Eugénie sortent indemnes d'un attentat dans la Calle Mayor. Le , c'est le président du Conseil, José Canalejas, qui est assassiné à la Puerta del Sol par un anarchiste du nom de Manuel Pardiñas. Le le président du Conseil Eduardo Dato est à son tour assassiné sur la Place de l'Indépendance.

Le , Madrid reçoit la visite d'Albert Einstein qui participe à plusieurs conférences scientifiques à l'université, à l'Athénée de Madrid et à la Real Academia. Il est reçu par la famille royale.

Les travaux de construction de l'aéroport de Madrid Barajas débutent en 1929.

Le , deux jours après le triomphe des Républicains aux élections municipales, le roi quitte la capitale. La Seconde République espagnole est proclamée et le lendemain est formé le premier Conseil Municipal Républicain présidé par Pedro Rico López. Mais dès le 10 mai, les premiers troubles surgissent à Madrid et plusieurs églises sont incendiées.

Les nouvelles arènes de Madrid, la Plaza de Toros de Las Ventas, sont inaugurées le .

Guerre civile[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre d'Espagne.

Le , Madrid fête la victoire du Front populaire emmené par Manuel Azaña aux dernières élections générales. Mais des événements ne vont pas tarder à plonger la capitale espagnole dans le chaos : le lieutenant de la Guardia de Asalto (corps de police républicain) José Castillo est assassiné le 12 juillet, puis, quelques heures plus tard, le député monarchiste José Calvo Sotelo est assassiné à son tour par des sympathisants républicains. Le 17 juillet, des manifestants exigent la distribution d'armes devant les rumeurs de renversement de la République.

Le 22 août, un incendie se produit dans la prison Modelo, suivi par l'assassinat de plusieurs dirigeants politiques du centre et de la droite.

Le 27 août, Madrid est bombardée par les troupes rebelles. La première Junte de défense de la ville est créée le 8 octobre, puis le gouvernement décide de quitter Madrid le pour établir la capitale de la République à Valence. Le lendemain, le 7 novembre 1936, commence la bataille de Madrid.

Madrid va se défendre contre les attaques rebelles pendant de nombreux mois. La capitale, bastion républicain, sera alors contournée. Mais, après la chute du gouvernement réfugié en Catalogne depuis octobre 1937, Madrid va finalement déposer les armes, et ce faisant, de manière symbolique, consacrer la défaite des Républicains. En effet, dans la nuit du 5 au 6 mars 1939, le coup d'État du colonel Segismundo Casado renverse définitivement le régime instauré en 1931. Le 28 mars, les troupes du général Franco n'ont plus qu'à faire leur entrée à Madrid.

Régime de Franco[modifier | modifier le code]

De 1948 à 1954, Madrid va intégrer dans son aire métropolitaine les communes limitrophes de la capitale.

Le , le zoo de Madrid est inauguré à la Casa de Campo.

Le , l'organisation séparatiste basque ETA assassine le président du Gouvernement, Luis Carrero Blanco dans la rue Claudio Coello.

Deuxième restauration des Bourbons[modifier | modifier le code]

Monument édifié face à la gare d'Atocha en mémoire des victimes des attentats du 11 mars 2004.

Deux ans plus tard, Francisco Franco meurt le 20 novembre 1975 à la suite d'une grave maladie. Juan Carlos est proclamé roi d'Espagne, et le 27 décembre 1978 il signe la nouvelle Constitution faisant de l'Espagne une monarchie constitutionnelle. La Constitution entre en application deux jours plus tard.

En 1981, le colonel Antonio Tejero Molina prend d'assaut le Congrès des députés, mais le roi, soutenu par la population espagnole, s'oppose fermement au coup d'État.

En 1992, Madrid porte le titre de capitale européenne de la culture.

Le 11 mars 2004, la ville est frappée par des attentats islamistes qui causent la mort de 191 personnes.

Ces trois dernières décennies, Madrid s'est affirmée comme l'une des grandes capitales européennes tant sur le plan économique que culturel, avec un très grand dynamisme et une forte croissance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Statut de capitale[modifier | modifier le code]

Bien qu'elle soit la résidence de la cour depuis 1561, la ville n'a obtenu le statut juridique de capitale qu'avec l'avènement de la Seconde République et la promulgation de sa constitution. Historiquement, Madrid n'a jamais joui officiellement du titre de ciudad (« ville »), ayant dû se contenter de celui de villa (« bourgade »). Sous la dictature franquiste, la loi du relative au régime spécial de Madrid confirme le statut de capitale, décision définitivement entérinée par la constitution de 1978. En 2006, le Parlement national adopte la loi relative au statut de capitale et au régime spécial de Madrid[12].

En vertu de ce statut, elle héberge le Palais royal, le siège du gouvernement, le Parlement, le Tribunal suprême et le Tribunal constitutionnel.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie (Ayuntamiento), qui administre la ville, comprend deux branches. La branche législative, appelée Assemblée plénière (Pleno), se compose de 57 conseillers élus au scrutin proportionnel pour quatre ans. La branche exécutive, quant à elle, appelée Junta de Gobierno, réunit le maire (Alcalde), ses adjoints (Tenientes de Alcalde) ainsi que d'autres conseillers.

Le maire[modifier | modifier le code]

Comme dans les autres villes espagnoles, le maire est élu par les membres de l'Assemblée et nomme ses adjoints. À la différence des autres communes d'Espagne, il peut ne pas présider le Pleno, lequel élit son propre président.

Maires et conseils municipaux depuis 1979[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Madrid.
Date de l'élection Répartition des sièges Maire Parti
UCD : 25 ; PSOE : 25 ; PCE : 9 Enrique Tierno Galván PSOE
PSOE : 30 ; AP-PDP-UL : 23 ; PCE : 4 Enrique Tierno Galván
Juan Barranco (1986)
PSOE
PSOE
PSOE : 24 ; AP : 20 ; CDS : 8 ; IU : 3 Juan Barranco
Agustín Rodríguez Sahagún (1989)
PSOE
CDS
PP : 30 ; PSOE : 21 ; IU : 6 José María Álvarez del Manzano PP
PP : 30 ; PSOE : 16 ; IU : 9 José María Álvarez del Manzano PP
PP : 28 ; PSOE : 20 ; IU : 5 José María Álvarez del Manzano PP
PP : 30 ; PSOE : 21 ; IU : 4 Alberto Ruiz-Gallardón PP
PP : 34 ; PSOE : 18 ; IU : 5 Alberto Ruiz-Gallardón PP
PP : 31 ; PSOE : 15 ; IU-LV : 6 ; UPyD : 5 Alberto Ruiz-Gallardón
Ana Botella (2011)
PP
PP
PP : 21 ; AM : 20 (dont 10 pour le PCE) ; PSOE : 9 ; C's : 7 Manuela Carmena AM

Arrondissements et quartiers[modifier | modifier le code]

Quartiers de Madrid.

Madrid est divisée en 21 arrondissements (distritos), subdivisés en 129 quartiers (barrios).

Article détaillé : Subdivisions de Madrid.
  1. Centre : Palacio, Embajadores, Cortes, Justicia, Universidad, Sol.
  2. Arganzuela : Paseo Imperial, Acacias, Chopera, Legazpi, Delicias, Palos de la Frontera, Atocha.
  3. Retiro : Pacífico, Adelfas, Estrella, Ibiza, Jerónimos, Niño Jesús.
  4. Salamanca : Recoletos, Goya, Fuente del Berro, Guindalera, Lista, Castellana.
  5. Chamartín : El Viso, Prosperidad, Ciudad Jardín, Hispanoamérica, Nueva España, Pza. Castilla.
  6. Tetuán : Bellas Vistas, Cuatro Caminos, Castillejos, Almenara, Valdeacederas, Berruguete.
  7. Chamberí : Gaztambide, Arapiles, Trafalgar, Almagro, Vallehermoso, Ríos Rosas.
  8. Fuencarral-El Pardo : El Pardo, Fuentelarreina, Peñagrande, Barrio del Pilar, La Paz, Valverde, Mirasierra, El Goloso.
  9. Moncloa-Aravaca : Casa de Campo, Argüelles, Ciudad Universitaria, Valdezarza, Valdemarín, El Plantío, Aravaca.
  10. Latina : Los Cármenes, Puerta del Ángel, Lucero, Aluche, Las Águilas, Campamento, Cuatro Vientos.
  11. Carabanchel : Comillas, Opañel, San Isidro, Vista Alegre, Puerta Bonita, Buenavista, Abrantes.
  12. Usera : Orcasitas, Orcasur, San Fermín, Almendrales, Moscardó, Zofio, Pradolongo.
  13. Puente de Vallecas : Entrevías, San Diego, Palomeras Bajas, Palomeras Sureste, Portazgo, Numancia.
  14. Moratalaz : Pavones, Horcajo, Marroquina, Media Legua, Fontarrón, Vinateros.
  15. Ciudad Lineal : Ventas, Pueblo Nuevo, Quintana, La Concepción, San Pascual, San Juan Bautista, Colina, Atalaya, Costillares.
  16. Hortaleza : Palomas, Valdefuentes, Canillas, Pinar del Rey, Apóstol Santiago, Piovera.
  17. Villaverde : San Andrés, San Cristóbal, Butarque, Los Rosales, Los Ángeles (Villaverde).
  18. Villa de Vallecas : Casco Histórico de Vallecas, Santa Eugenia.
  19. Vicálvaro : Casco Histórico de Vicálvaro, Ambroz.
  20. San Blas : Simancas, Hellín, Amposta, Arcos, Rosas, Rejas, Canillejas, Salvador.
  21. Barajas : Alameda de Osuna, Aeropuerto, Casco Histórico de Barajas, Timón, Corralejos.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution 1897 - 2011
Année Total
Commune
Total
province
Pourcentage
(%)
1897 542 739 730 807 74,27
1900 575 675 773 011 74,47
1910 614 322 831 254 73,90
1920 823 711 1 048 908 78,53
1930 1 041 767 1 290 445 80,73
1940 1 322 835 1 444 134 84,04
1950 1 553 338 1 823 418 85,19
1960 2 177 123 2 510 217 86,73
1965 2 793 510 3 278 068 85,22
1970 3 120 941 3 761 348 82,97
1975 3 228 057 4 319 904 74,73
1981 3 158 818 4 686 895 67,40
1986 3 058 812 4 780 572 63,98
1991 3 010 492 4 647 555 64,78
1996 2 866 850 5 022 289 57,08
2001 2 938 723 5 423 384 54,19
2003 3 092 759 5 718 942 54,08
2006 3 250 334 6 161 680 52,75
2011 3 277 034 6 271 638 52,25

La population de Madrid a connu une lente augmentation entre 1877 et 1960 en raison de l'incorporation de diverses communes limitrophes : La Alameda, Aravaca, Barajas de Madrid, Canillas, Canillejas, Carabanchel Alto, Carabanchel Bajo, Chamartín de la Rosa, Fuencarral, Hortaleza, El Pardo, Vallecas, Vicálvaro et Villaverde. Avec l'industrialisation et l'exode rural, la population explose à partir des années 1960. Elle triple ainsi entre le recensement de 1940 et celui de 1970, ce qui, conjugué à l'absence de plans d'urbanisation, entraîne la création de zones résidentielles anarchiques et de bidonvilles, principalement au sud de la capitale. Les services publics fondamentaux ne s'y installent que plusieurs années après[13].

Dès les années 1970, la croissance bénéficie aux communes suburbaines et Madrid perd des habitants. Il faut attendre 1995 pour que la croissance de la population municipale reprenne, principalement grâce à l'immigration étrangère[14]. Ainsi, selon les données officielles du , la population atteint environ 3,3 millions d'habitants contre 2,9 millions selon le recensement de 2001.

En janvier 2006, l'aire urbaine de Madrid, qui s'étale aussi sur la Castille-La Manche et la Castille-et-León, compte environ 7 millions d'habitants et la Communauté, plus de 6 millions.

En 2008, 16,9 % des Madrilènes ne sont pas originaires d'Espagne. Depuis le milieu des années 1990, en effet, la communauté de Madrid, plus encore que le reste du pays, voit arriver des milliers d'immigrants d'Afrique (notamment du Maroc), d'Amérique latine (notamment d'Équateur, de Colombie et de Bolivie), d'Europe de l'Est (notamment de Roumanie et de Bulgarie) et d'Asie (notamment de Chine et du Pakistan).

Voici un tableau qui montre les résidents étrangers de Madrid en 2015.

Pays de naissance Population
Drapeau de l'Équateur Équateur 104 184
Drapeau de la Roumanie Roumanie 52 875
Drapeau de la Bolivie Bolivie 44 044
Drapeau de la Colombie Colombie 35 971
Drapeau du Pérou Pérou 35 083
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 34 666
Drapeau du Maroc Maroc 32 498
Drapeau de la République dominicaine République dominicaine 19 602
Drapeau du Brésil Brésil 14 583
Drapeau du Paraguay Paraguay 14 308
Drapeau de l'Italie Italie 14 134
Drapeau des Philippines Philippines 10 522
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 8 420

Lieux d'intérêt[modifier | modifier le code]

Alonso Martínez[modifier | modifier le code]

Plaza de Colón.

Le quartier s'étale entre la grande place Colomb (plaza de Colón), aménagée en l'honneur de Christophe Colomb, et la place Alonso Martínez. Il est bordé à l'est par le paseo de Recoletos et au sud par Chueca. C'est un quartier calme au charme discret, étroitement surveillé car il abrite les plus hautes institutions judiciaires espagnoles (le Tribunal suprême, la Audiencia Nacional - où sont jugées les grandes affaires criminelles, notamment celles liées au terrorisme basque ou islamique - et le Conseil général du pouvoir judiciaire) ainsi que le ministère de l'Intérieur, le siège du Parti populaire, l'Institut français de Madrid...

Atocha[modifier | modifier le code]

Gare d'Atocha.

Ce quartier doit son nom à l'ancien ermitage d'Atocha, aujourd'hui basilique. Ici se trouve la gare Renfe d'Atocha, qui est la plus ancienne gare de Madrid et la plus grande d'Espagne. Construite en 1851, elle est célèbre pour son hall, qui abrite un jardin tropical, et, plus tristement, pour avoir été le point de convergence des trains de banlieue (cercanías) qui ont explosé lors des attentats du 11 mars 2004. Un monument a été inauguré à la mémoire des morts. Il a la forme d'un grand cylindre en plastique. En face de la gare, s'élève le Centre d'Art Reina Sofía, musée national d'art contemporain qui abrite des pièces maîtresses de Juan Gris, Joan Miró, Salvador Dalí et Pablo Picasso, dont le fameux Guernica.

AZCA / Nuevos Ministerios[modifier | modifier le code]

C'est le quartier d'affaires de Madrid, avec ses nombreuses tours, comme la Tour Picasso, l'Edificio BBVA et la Tour Europa. La Tour Windsor a brûlé entièrement en février 2005[15].

Un grand magasin de la chaîne El Corte Inglés y est présent. Depuis la station de métro Nuevos Ministerios, la ligne 8 rejoint tous les terminaux de l'aéroport.

Tour Picasso dans le centre des finances AZCA de Madrid.

Chueca[modifier | modifier le code]

Quartier très animé lors de la Movida madrilène, Chueca avait été déserté dans les années 1980, devenant un repaire d'héroïnomanes. Ayant bénéficié, depuis, de l'évolution urbaine et d'une politique de réhabilitation de la municipalité, Chueca est devenu un quartier branché d'avant-garde, où restaurants, bars et discothèques côtoient les boutiques de mode. C'est aujourd'hui le quartier gay de la ville. Organisé autour de la plaza Chueca, petite place haute en couleurs, il est séparé du quartier voisin de Malasaña par deux rues commerçantes très animées, la calle de Fuencarral et la calle de Hortaleza, bordées de nombreux magasins de jeunes stylistes, d'objets design ou de musique électronique.

Las Cortes[modifier | modifier le code]

Quartier petit mais dense en bâtiments abritant d'importantes institutions, qui fait la jonction entre Sol et le Prado, le long de la carrera de San Jerómino. Le bâtiment le plus notable est celui du Congrès des députés (Congreso de los Diputados). Le musée Thyssen-Bornemisza se situe dans le périmètre, ainsi que la Banque d'Espagne, le Círculo de Bellas Artes, le théâtre de la Zarzuela ou encore le grand hôtel Palace.

Gran Vía[modifier | modifier le code]

La « grand-rue » est l'avenue la plus importante du centre historique, regroupant actuellement de nombreux centres de services : cinémas, théâtres, hôtels, grands magasins, banques, ainsi que le siège central de Telefónica.

Croisement Gran Vía et rue d'Alcala
Gran Vía

En 1886, l'architecte Carlos Velasco Peinado proposa un projet de « Gran Via » à la municipalité, entre la calle Alcalá et la place San Marcial, actuelle place d'Espagne. En 1898, la municipalité demanda aux architectes Francisco Andrés Octavio et Jose Lopez Sallavery d'étudier un projet de prolongement de la rue Preciados, approuvé en 1901[16].
Les premiers travaux pour sa construction débutèrent par la pose de la première pierre par le roi Alphonse XIII le 4 avril 1910, selon un plan d'aménagement de la ville de 1862[17]. Avec ce grand projet d'urbanisme, s'inspirant de New York, s'affirma un style néo-classique madrilène établi par des architectes comme Antonio Palacios, Muguruza et Zuazo.

Durant la guerre civile, de nombreux bâtiments furent la cible des bombardements aériens ou de l'artillerie Franquiste et dont les traces de balle sont encore visibles sur de nombreux édifices. Pendant la dictature elle porta le nom d’« avenue José Antonio » en hommage à José Antonio Primo de Rivera, puis elle retrouva son nom originel après la mort de Franco.

Lavapiés[modifier | modifier le code]

Officiellement dénommé Embajadores, c'était au XVe siècle le quartier juif de Madrid. Aujourd'hui c'est un quartier populaire, accueillant de nombreux immigrés et des restaurants du monde entier. Le mélange cosmopolite attire aussi une population bohème d'artistes et de madrilènes à contre-courant. Les épiceries y proposent des ingrédients de toutes les cuisines du monde. On y trouve aussi de nombreux théâtres, des squats et des centres culturels tels que la casa encendida ou la salle de projection de la cinémathèque espagnole, le Cine Doré. Le fragile équilibre interethnique y est menacé par la forte pression spéculative des promoteurs immobiliers et la politique de « dépaupérisation » du centre-ville lancé par la mairie de Madrid. Malgré cela, le quartier continue toujours à souffrir d'une certaine réputation d'insécurité.

La Latina[modifier | modifier le code]

Quartier du centre historique, qui se déplie en petites rues tortueuses au sud de la plaza Mayor, de part et d'autre de la calle Mayor. Très fréquentée par les étudiants pour son charme, sa douceur de vivre et ses bars à tapas, la Latina entre en effervescence chaque dimanche matin à l'occasion du Rastro, le marché aux puces de Madrid, dont la tradition remonte à plusieurs siècles. C'est un immense marché en plein air où touristes et Madrilènes s'agglutinent en fin de matinée, autant pour y dénicher d'insolites objets que pour profiter de son ambiance festive.

Malasaña[modifier | modifier le code]

Originellement dénommé Maravillas, le quartier fut ensuite adopté sous le nom officiel de Malasaña. Manuela Malasaña était une jeune fille de la calle de San Andrés, tuée lors du soulèvement du dos de mayo sous l'occupation napoléonienne en 1808. Le quartier est aussi souvent désigné sous le nom de Tribunal.

Lieu incontournable de la vie nocturne madrilène, organisé autour de la plaza del Dos de Mayo et de la station de métro Tribunal, Malasaña est un quartier vivant et bigarré, dont les rues étroites abritent d'innombrables bars et discothèques attirant une clientèle jeune et animée, principalement étudiante. Le mouvement de la movida est né dans ces rues et dans des locaux qui existent toujours tels que la Via Lactea ou la Nueva Visión.

Salamanca[modifier | modifier le code]

Vue du quartier de Salamanca depuis la tour BBVA.

Ce vaste quartier doit son nom à son promoteur, le marquis de Salamanca, qui le fit ériger ex nihilo au XIXe siècle. Aujourd'hui, c'est le quartier huppé de la capitale espagnole, où résident les classes aisées. Il est délimité par le paseo de la Castellana (Ouest), la calle de Joaquín Costa (nord), la plaza Manuel Becerra (est) et le parc du Retiro (sud). La calle de Goya, la calle de Velázquez et la calle de Serrano (la rue la plus chère de Madrid) en sont les principales artères. Les larges avenues organisées en damier de Salamanca tranchent avec l'imbroglio de petites rues qui forme les autres quartiers du centre de Madrid et sont bordées d'immeubles résidentiels de haut standing, de palaces et de magasins de luxe. C'est un quartier très élégant où il fait bon flâner et faire des emplettes (à condition d'en avoir les moyens) mais peu animé le soir venu. La résidence officielle de l'Ambassadeur de France en Espagne, une magnifique villa du début de XXe siècle, se situe au cœur de Salamanca, à l'intersection de la calle de Serrano et de la calle de María de Molina.

Puerta del Sol[modifier | modifier le code]

Real Casa de Correos à Puerta del Sol.

La Puerta del Sol est située au centre de la ville et elle en symbolise le cœur. Elle est aussi le point kilométrique zéro des distances à Madrid, elle est au centre géométrique du pays. En 2011, à la suite d'une manifestation le 15 mai à l'appel du mouvement ¡Democracia Real Ya! (Une vraie démocratie, maintenant), de nombreux manifestants ont occupé la place Puerta del Sol pendant plus d'une semaine, nuit et jour. Des dizaines de milliers de personnes s'y réunirent chaque jour, débattant et s'appropriant l'espace public. À la manière de la place Tahrir au Caire lors de la révolution égyptienne de 2011, la Puerta del Sol est devenue un symbole de la lutte en faveur d'une vraie démocratie lors des manifestations de mai 2011 en Espagne.

Établissement de luxe[modifier | modifier le code]

Westin Palace Madrid.

Musées[modifier | modifier le code]

Musée Reina Sofía, Sculpture de Miró.

Palais[modifier | modifier le code]

Palais royal de Madrid.
Situé sur la plaza de Cibeles, le palais des communications est le siège principal de l'administration municipale

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Parc del Buen Retiro.

Pavillons et monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

Artères et places célèbres[modifier | modifier le code]

Puerta del Sol : statue de l'ours et l'arbousier par le sculpteur Antonio Navarro Santafe.
Plaza de Canalejas (Madrid).

Tours et gratte-ciel[modifier | modifier le code]

Les tours penchées de la Puerta de Europa.
Cuatro Torres Bussines Area.

La plupart des gratte-ciel d'architecture contemporaine sont concentrés dans le quartier d'affaires AZCA, tandis que les immeubles de grande hauteur plus anciens ont été construits en majorité sur la place d'Espagne et la Gran Vía :

Il y a quatre nouveaux gratte-ciel à Madrid, au nord de la Plaza de Castilla, dans le prolongement de La Castellana. Le quartier s'appelle Cuatro Torres Bussines Area (CTBA) :

  • Torre Caja Madrid (250 m) : siège de la caisse d'épargne Caja Madrid ;
  • Torre Sacyr (236 m) : hôtel cinq étoiles (Eurostars Madrid Tower Hotel GL) et tour de bureaux ;
  • Torre Cristal (249 m) : siège de la mutuelle d'assurances Mutua Madrileña ;
  • Torre Espacio (226 m) : ambassades d'Australie, du Canada et du Royaume-Uni, et bureaux.
Article détaillé : Liste des gratte-ciel de Madrid.

Autour de Madrid[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Madrid[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Plusieurs universités sont installées dans la communauté de Madrid.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Périphérique intérieur M30[modifier | modifier le code]

M-30 : Secteur Nord.

L'Autoroute espagnole M-30 aussi appelée Circunvalación de Madrid est une voie circulaire qui a les caractéristiques autoroutières, excepté au nord de la ville sur l'Avenida de la Ilustracion faisant le tour de la capitale espagnole. D'une longueur de 32,5 km environ, c'est l'autovia la plus chargée d'Espagne avec plus de 100 000 véhicules par jour qui y transitent et jusqu'à 300 000 véhicules sur certains secteurs à l'est de la ville.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Un train typique Metro (type 8000).

Le métro de Madrid offre un réseau dense qui le place en tête des systèmes de transports publics mondiaux. Il est ouvert de 6 h à 1 h 30. En parallèle, un réseau de tramway ainsi qu'un réseau de 215 lignes d'autobus irriguent la ville.

Enfin, on retrouve le Cercanías Madrid, qui relie le centre à la périphérie de la capitale espagnole.

Transports ferroviaires interurbains[modifier | modifier le code]

Gare d'Atocha.

La société nationale ferroviaire Renfe dessert toute la péninsule à partir de ses grandes gares ferroviaires :

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aéroport Adolfo Suárez est, avec plus de 54 millions de passagers en 2007, le 10e aéroport mondial en nombre de passagers et connaît une croissance moyenne de 15 % par an. Le terminal 4, inauguré en février 2006, a porté la capacité de l'aéroport à plus de 70 millions de passagers par an.

La ligne 8 du métro de Madrid relie l'aéroport au centre-ville entre 6 heures et 1 heures 30. En parallèle, une ligne de bus express fonctionne 24 heures sur 24 avec une fréquence de 15 à 20 minutes et relie Atocha et le centre-ville de Madrid aux différents terminaux[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Économie de la Renaissance au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Banco de España.
Bilbao édifice de la Banque.

À partir du règne de Philippe II la ville est devenue capitale. Pendant de nombreuses années, la ville resta une ville administrative, centralisant les activités de l'État.

L'industrialisation est arrivée de façon massive après la guerre civile. Elle a été concentrée dans les domaines de mécanique de précision, électronique, pharmaceutique...

Le centralisme étatique favorisa la croissance économique de la ville. De nombreuses entreprises y installèrent leur siège national pendant cette période.

Économie de 1992 à 2009[modifier | modifier le code]

Récemment, le phénomène de désindustrialisation urbaine a laissé place à des activités tertiaires. Elles ne se limitent plus à l'administration d'État, mais sont surtout financières et liées aux communications (foires, conférences, trafic aéroportuaire).

Bourse de Madrid.

Cette vaste tertiairisation a permis à Madrid d'accéder au rang de métropole financière européenne et de devenir la troisième ville d'Europe pour ce qui est du PIB[réf. nécessaire]. La ville s'est ainsi hissée au 6e rang des capitales les plus attractives de l'Union européenne, selon Cushman & Wakefield[19]. Le tourisme constitue aussi un pôle économique d'importance. La ville joue sur son image vivante, moderne et attrayante pour captiver un tourisme culturel et festif. La ville de Madrid en 2003 avait un PIB de 79 785 000 000 €, représentant 10 % du revenu national. Les secteurs économiques de la ville, le plus important est le secteur tertiaire ou des services, qui représente désormais 85,09 % de l'économie de la ville. Ce secteur comprend les services financiers (31,91 % du total du PIB) et les entreprises (31,84 % du PIB total). Le reste du PIB est fourni par l'industrie (8,96 % du PIB total), le secteur de la construction (5,93 % du PIB total). L'agriculture a un caractère résiduel, de sorte que contribue seulement 0,03 % du total.

CTBA de Madrid.

Madrid est le plus grand centre d'affaires en Espagne: En 2008, 72 % des 2000 plus grandes entreprises en Espagne avaient leur siège à Madrid [83] Et maintenant, 50,1 % des revenus des 5.000 plus grandes entreprises espagnoles sont générés par les sociétés dont le siège est à Madrid, ce qui représente 31,8 % d'entre eux [84]. Son économie est aussi tournée vers l'automobile avec le groupe français PSA, la construction navale (composants), l'agroalimentaire, l'industrie plastique, l'électronique, la télécommunication... Elle concentre 50 % des activités de haute technologie en Espagne (universités, centre de recherches, sièges d'entreprises...).

La construction est le secteur le plus dynamique de Madrid, estimé à 8,2 % en 2005. La tendance montre une augmentation de la construction non résidentielle, entraîné par le léger ralentissement de la croissance des prix immobiliers en 2005.

Mais le secteur des services menant l'activité économique de Madrid, avec 85 % du total, et occupe les deux tiers de la population active. Les fonctions administratives traditionnelles, pour accueillir l'administration publique centrale, et financières (Madrid est le foyer de nombreuses entreprises qui opèrent en Espagne et en héberge la moitié du capital financier national), ont rejoint celles liées à transport ou de la force de la ligne Madrid-Barajas. En fait, les principaux centres d'emploi et de contribution au PIB de la ville de Madrid, sont du même aéroport et l'IFEMA, le parc des expositions de la ville, avec ses 4,7 millions de visiteurs annuels est la première exposition en Espagne et un des plus importants en Europe.

De plus, Madrid est devenue l'une des villes les plus visitées en Europe, derrière Paris et Londres et est le premier en Espagne. La ville s'est développée de nombreuses activités pour les touristes, récréatives et culturelles.

Madrid, ainsi que d'un chef de file national dans les foires et expositions sont concernés, est le principal organisateur de la foire en Europe, en tenant compte à la fois des foires internationales, nationales et régionales pour ce qui est de la superficie louée par leurs exposants. Organisation a la première exposition en Espagne, l'IFEMA, qui organise des salons comme FITUR, Madrid Fusion, ARCO, SIMO TCI, le moteur et la Cibeles Madrid Fashion Week.

Vie nocturne[modifier | modifier le code]

La movida, mouvement culturel créatif, est apparue à la suite de la mort de Franco et a contribué à affirmer le caractère festif de la ville. Le mouvement initial fut favorisé par Enrique Tierno Galván, alors maire de Madrid et figure emblématique de la transition démocratique. Depuis l'operación Luna cependant, initiative de la municipalité et du gouvernement de la communauté autonome madrilène, les bars doivent fermer à trois heures, et les botellones sont interdits depuis 2002 (même s'ils demeurent toujours), ce qui a définitivement mis fin à la movida madrilène.

Les principaux quartiers de la vie nocturne madrilènes sont :

  • Barrio de Huertas : plaza de Santa Ana, calle de la Cruz, calle del Principe ;
  • Barrio La Latina: calle Cava Baja, calle de los Cuchilleros, plaza Mayor, plaza Tirso de Molina ;
  • Barrio de Chueca (jeune) : plaza de Chueca ;
  • Barrio de Malasaña (jeune) : plaza del Dos de Mayo ;
  • Barrio de Lavapiés (populaire) : plaza de Lavapiés ;
  • Barrio Argüelles/Moncloa/Bulevar (jeune) : calle Alberto Aguilera, calle de Sagasta, calle de Luchana ;
  • Barrio Salamanca (chic) : calle Jorge Juan, paseo de Recoletos.

Achats[modifier | modifier le code]

Hotel International sur la rue Arenal à Madrid.

Madrid possède un grand nombre de magasins de mode, que ce soit au centre-ville ou dans les nombreux centres commerciaux, comme Las Rozas village/Heron City Madrid. La chaîne de grands magasins espagnole, El Corte Inglés, est aussi présente partout à Madrid (Preciados, Princesa, Salamanca, Azca...)

Les principaux quartiers commerciaux sont :

  • Sol/Preciados : calle Preciados, calle del Carmen, calle de la Montera, calle de las Carretas ;
  • Gran Vía ;
  • Chueca : calle de Fuencarral, calle de Hortaleza ;
  • Salamanca (chic) : calle Serrano, calle Claudio Coello, calle de Goya ;
  • Princesa : calle de la Princesa.

Cuisine madrilène[modifier | modifier le code]

La cuisine locale est riche en charcuteries et produits consistants et s'apparente à celle de toute la Castille. Elle comprend des plats célèbres :

Sports[modifier | modifier le code]

Le plus célèbre club sportif de la ville de Madrid est le Real Madrid, considéré comme l'un des plus grands clubs omnisports du monde du fait, notamment, que ses sections football et basket-ball sont toutes deux les plus titrées en Championnat d'Europe des clubs. La section football réside au stade Santiago Bernabéu. L'autre célèbre club de football de la ville est l'Atletico Madrid, résidant au stade Vicente Calderón.

Madrid fut candidate à l'organisation des Jeux olympiques de la XXXe olympiade de l'ère moderne en 2012. Le maire José María Álvarez del Manzano fut à l'origine de cette initiative. Alberto Ruiz-Gallardón, son successeur l'a poursuivie, mais les Jeux de la XXXe olympiade de l'ère moderne ont été célébrés à Londres. La ville olympique a été choisie et annoncée lors de la 117e session du Comité international olympique (CIO), le à Singapour, Madrid avait été éliminé au troisième tour.

Madrid a été candidate aux Jeux olympiques d'été de 2016 qui auront finalement lieu à Rio de Janeiro, au Brésil. Madrid se représente pour organiser les Jeux olympiques d'été de 2020, mais échoue une nouvelle fois, devancée par Istanbul et Tokyo, désignée ville organisatrice. Madrid a été désignée « Capitale Européenne du Sport » pour l'année 2001[20]. Tous les ans, au mois de mai, la capitale espagnole accueille le tournoi de tennis des Masters de Madrid.

En 2014, Madrid devient la première ville en Europe à avoir deux clubs en finale de la ligue des champions de football. Cette finale oppose le 24 mai à Lisbonne les clubs de Atlético de Madrid au Real Madrid. En 2016, les deux clubs s'opposeront à nouveau à Milan pour la finale de la Ligue des champions.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Période musulmane[modifier | modifier le code]

Vers le IXe siècle, les seigneurs musulmans de Madrid édifient une muraille défensive dont il subsiste quelques tronçons comme dans le parc Mohammed Ier. Ils font aussi creuser des canaux d'irrigation et de transport des eaux (qanats).

Période chrétienne médiévale[modifier | modifier le code]

Entre 1083 et 1085, la ville passe sous contrôle chrétien et voit apparaître ses premières églises. Bon nombre d'entre elles sont par la suite détruites ou reconstruites dans un style différent, à l'image des églises Saint-André et Saint-Nicolas-de-Bari. Au XVe siècle, la tour et la maison des Luján sont édifiées sur l'actuelle place de la Bourgade (plaza de la Villa).

Renaissance[modifier | modifier le code]

Achats, Madrid[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Fêtes locales[modifier | modifier le code]

  • 2 mai, Fiestas del 2 de Mayo dans le quartier de Malasaña, en souvenir de l'affrontement tragique qui opposa la population aux troupes de Napoléon (1808) au cours de la guerre d'indépendance.
  • 15 mai, Saint Isidore le Laboureur. Saint patron de Madrid.
  • 12 juin, Saint Antoine de la Floride. Saint patron de Príncipe Pío.
  • Juin, Fiestas de la calle del pez.
  • Juin, Fiestas de Chueca. La Gay pride madrilène est une fête officielle de quartier.
  • Autour du 7 aout : « Fiestas de Lavapiés » dans le quartier du même nom.
  • Autour du 15 aout : « Fiestas de la Paloma » dans le quartier de la Latina.
  • 9 novembre, fête de la Vierge de l'Almudena. Sainte patronne de Madrid.

Le Carnaval de Madrid[modifier | modifier le code]

Danza de los palos (Danse des bâtons) au Carnaval de Madrid 1879[21].

Il y avait jadis un important et prospère Carnaval à Madrid, comme on peut le voir, par exemple, à la lecture du Journal des débats en 1848.

On lit le 12 mars 1848[22] :

On écrit de Madrid, le 5 mars :
La ville est tranquille. Aujourd'hui dimanche gras, de nombreuses mascarades ont parcouru les quartiers les plus fréquentés de Madrid. Le défilé des masques était tranquille et bien ordonné.

Et le 14 mars[23] :

On écrit, de Madrid, le 7 mars :
...
» Les masques ont été encore très nombreux aujourd'hui dans les rues ; l'affluence des curieux était considérable. La tranquillité de la ville n'a pas été troublée un seul instant. L'autorité continue d'être sur le qui-vive prête à réprimer toute tentative de désordre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (es) Population par communes 2015, INE
  2. (en) « Worldwide Centers of Commerce Index », sur Mastercard,‎ (consulté le 23 octobre 2014)
  3. (en)« The Art News Paper », sur www.theartnewspaper.com (consulté le 15 août 2012)
  4. http://biblioteca.ucjc.edu-stat.info/aemet.es
  5. [1]
  6. [2]
  7. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  8. Jean Lucas Dubreton, Madrid : villes et pays, Fayard, , p. 26
  9. (en) Jules Stewart, Madrid : The History, I.B.Tauris, , p. 57
  10. En días como hoy (RNE) — «La ejecución del general Rafael del Riego».
  11. Histoire de la Bourse - Site de la bourse suisse
  12. (es) Loi 22/2006 du 4 avril 2006 relative au statut de capitale et au régime spécial de Madrid, Mairie de Madrid
  13. (es) Luis Enrique Otero Carvajal «De la posguerra al Plan de Estabilización, 1939-1959» Madrid, de territorio fronterizo a región metropolitana, 13 mars 2007
  14. (es) Demografía y población
  15. [3]
  16. (es) El Mundo : 100 anos de la Gran Via
  17. [4]
  18. « Un bus à 2 euros entre Madrid et l’aéroport »,‎
  19. Dossier BFM "Les dix villes européennes préférées des dirigeants" http://www.radiobfm.com/edito/home/45529/les-dix-villes-europeennes-preferees-des-dirigeants/?photo=6#photos
  20. (en) « European Capitals of Sport List », sur European Capitals of Sport Association (consulté le 1er juillet 2009)
  21. Détail d'un dessin de Vierge d'après Urrabieta, L'Univers illustré, 1er mars 1879, 1re page.
  22. Journal des débats, 12 mars 1848, p. 2, 4e colonne.
  23. Journal des débats, 14 mars 1848, p. 3, 3e colonne.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]