Puycelsi

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Puycelsi
Puycelsi vue de la montée vers la Grésigne.
Puycelsi vue de la montée vers la Grésigne.
Blason de Puycelsi
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Vignobles et Bastides
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Rabastinois - Tarn et Dadou - Vère Grésigne et Pays Salvagnacois
Maire
Mandat
Claude Labranque
2014-2020
Code postal 81140
Code commune 81217
Démographie
Population
municipale
463 hab. (2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 38″ nord, 1° 42′ 39″ est
Altitude 280 m (min. : 132 m) (max. : 367 m)
Superficie 39,2 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Puycelsi (précédemment Puicelcy-en-Albigeois [Archives consulaires et municipales jusqu'à la fin du Second Empire][1] - en occitan Puègcèlsi) est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Porte de l'Irissou et tour de la prison.

Le village est perché sur un piton rocheux qui domine de 150 m la vallée de la Vère, à proximité de la forêt domaniale de la Grésigne. Sur la commune coule le Tescounet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme de podio celso en 1259.

Ce toponyme est purement latin : « podium » signifie « hauteur, colline » et donne puy ou ou pech, puech (et variantes) suivant la région. La deuxième partie 'celsus' signifie « élevé ».

Puycelsi est donc une « colline, hauteur élevée ».

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville est fondée au Xe siècle par les moines bénédictins de l'abbaye d'Aurillac, à proximité d'un ancien site préhistorique.

Lieu convoité, elle subit plusieurs sièges, en particulier par Simon de Montfort durant la croisade des Albigeois (1211-1213). Le château fut démantelé à l'occasion du traité de Meaux en 1229, et ses ruines furent déblayées en 1830 pour aménager la place actuelle du Grand Saint-Roch.

La ville fut aussi assiégée par les pastoureaux en 1320 et par les Anglais en 1386 (guerre de Cent Ans). Elle ne fut jamais prise de force.

En 1791, les localités et paroisses de Saint-Nazaire-de-Larroque, de Saint-Martin-d'Urbens et de Notre-Dame-de-Mespe sont détachées du territoire de Puycelsi pour former la commune de Larroque[2]. Le village, chef-lieu de commune, est jusqu'en 1850 un lieu prospère avec presque 800 habitants. La population totale de la commune comprenant les hameaux des anciennes paroisses de Laval, Saint-Catherine, Lacapelle, Saint-Julien, s'élevait à 2 450 habitants. La Première Guerre mondiale et l'exode rural entre les deux guerres l'ont rendu exsangue. Quasiment abandonné dans les années 1950, le village, qui bénéficia de l'adduction d'eau en 1960 seulement, fut restauré par des résidents secondaires qui remirent en état la plupart de ses maisons.

Dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie, un hameau de forestage a été construit en 1962 à l’écart de la ville, au lieu-dit la Janade, à destination de familles de harkis. Transformé par la suite en village de vacances, il est devenu aujourd'hui un hameau résidentiel.

Actuellement, la population permanente du village de Puycelsi comprend 98 habitants dont 30 % d'étrangers (Anglais, Belges, Néerlandais, Canadiens...). Puycelsi est composée de 499 habitants (recensement publié en 2012), avec une densité de 12,73 personnes par km2.

Maison Renaissance.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Puycelsi

Son blasonnement est : D'azur au château donjonné de trois tourelles d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1985 mars 2001 Claude Bouyssières PS Conseiller général du Tarn
mars 2001 mars 2014 Henry Féral    
mars 2014 en cours Claude Labranque    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 463 habitants, en diminution de -5,51 % par rapport à 2008 (Tarn : 2,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 520 1 520 1 730 1 876 2 026 2 082 2 153 2 206 2 145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 137 2 085 2 131 1 868 1 833 1 739 1 716 1 596 1 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 443 1 215 1 097 844 798 796 770 664 650
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2013
503 535 480 442 453 495 494 488 463
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château des capitaines-gouverneurs.
  • Remparts du XIVe siècle. La porte de l'Irissou possède un double système de défense. Elle se trouve à proximité de la tour de la prison ; le tout surplombe les lices.
  • Chapelle Saint-Roch 1703.
  • Château des capitaines-gouverneurs XVe siècle.
  • Chapelle Saint-James dite « des templiers ».
  • Nombreuses maisons des XVe et XVIe siècles dont la mairie.
  • Église Saint-Corneille des XIVe et XVe siècles de style gothique méridional avec une seule nef, avec un retable de 1689, restauré en 1985 et d'autres mobiliers classés (pietà du XVe siècle, christ philictère en bois...).
  • Au pied du village, verger-conservatoire régional créé par le département du Tarn en 1986 pour contribuer à la sauvegarde de 800 espèces d’arbres fruitiers traditionnelles et menacées (pommiers, poiriers, pruniers et cerisiers).
  • À partir du village (altitude : 299 mètres), le sentier du Patrimoine, aménagé en 1987, est composé de plusieurs boucles de la vallée de l'Audoulou jusqu'au massif de Montoulieu en forêt de Grésigne (altitude 498 mètres).
  • À l'ouest du village, au-dessous des éboulis de la falaise du Rouzet, site moustérien fouillé au cours des années 1975-1987 sous la direction de André Tavoso.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Essais
  • Claude Bouyssières, Grésigne, histoire d'une Forêt convoitée, 294 pages, 1999
  • Claude Bouyssières, Puicelcy, lieu de Mémoire, 1996, 303 p.
  • Les Premiers Chasseurs de la Vère, 24 pages, juin 1987
Fictions
  • Gudule. La Maison aux volets fermés. Averbode, juillet-août 2005, n° 11-12, 48 p. (Récits-Express). Le village de Puycelsi porte le nom de Pastourou. Gudule a déclaré : « Le point de départ est un incident qui m'est arrivé lors de mon installation à Puycelsi : mon chat a disparu. J'en ai tiré un texte fantastique. »[8]
  • Anne Duguël. Le Petit Jardin des fées. Ed. Mic-Mac, 2010, 176 p. ISBN 978-2-91746017-7. Le village de Puycelsi porte le nom de Pastourou.
  • Gudule. Parlez-moi d'amour in Baisers de sang : 20 histoires érotiques de vampires : anthologie / présentée par Alain Pozzuoli. Paris : les Belles lettres, 2005, p. 35-44. (ISBN 2-251-49162-7)
  • Stéphane Furlan. Ville rose sang. Pau : Éd. Cairn, coll. "Du noir au Sud", 2014, 517 p. (ISBN 978-2-35068-362-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Panneau explicatif sur la place du village Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]