Midi libre

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Midi libre
Image illustrative de l’article Midi libre
Logo du Midi libre.

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidien
Genre Presse régionale
Diffusion 96 753 ex. (2018)
Fondateur Armand Labin
Date de fondation
Ville d’édition Saint-Jean-de-Védas

Propriétaire Les Journaux du Midi (Groupe La Dépêche)
Rédacteur en chef Olivier Biscaye
ISSN 0397-2550
Site web midilibre.fr
Supplément

TV Magazine

Logo jusqu'en 2013.

Midi libre est un journal quotidien régional français, fondé en 1944 dont le siège se trouve à Saint-Jean-de-Védas, près de Montpellier. Il est diffusé dans la moitié est de la région Occitanie. Après avoir été racheté par le groupe Le Monde à ses actionnaires historiques en 2001, puis en 2007 par le Groupe Sud Ouest, basé à Bordeaux, il appartient depuis 2015 au Groupe La Dépêche basé à Toulouse.

Historique[modifier | modifier le code]

Midi libre est publié pour la première fois le lors de la Libération de Montpellier à plus de 50 000 exemplaires ; il est alors l’« organe du comité régional du mouvement de libération nationale » comme l’indique son sous-titre. Ce premier numéro relate notamment l’arrivée de Charles de Gaulle à Paris.

À la Libération de Montpellier, les deux grands quotidiens Le Petit Méridional et L'Éclair sont interdits pour avoir paru sous l'occupation. Leurs locaux sont occupés par la Résistance, Le Petit Méridional par les Milices patriotiques du Front national (FN) créé par les communistes et L'Éclair par le Mouvement de libération nationale (MLN). Dans les anciens locaux de L'Éclair, s'installe un nouveau journal Midi libre dont Lucien Roubaud, chef régional du MLN et président du Comité de libération, a inventé le titre. Dans les anciens locaux du Petit méridional, le Front National installe un autre quotidien La Voix de la Patrie dirigée par Louis Mardon.

Dans les deux nouveaux quotidiens, sont intégrés les journalistes des deux anciens titres qui peuvent prouver leurs titres de Résistance. C'est Lucien Roubaud qui choisit le journaliste d'origine roumaine Armand Labin, dit Jacques Bellon dans la Résistance, comme directeur de Midi libre. Pendant plusieurs années, la ligne des deux quotidiens présente, selon E. Martin, maire de Montpellier à la Libération, « la même doctrine qui était celle de la Résistance ». En 1947, malgré l'opposition des journalistes et grâce au ministre de l'Information Jacques Soustelle, Jean Bène, ancien président du MLN pour le département de l'Hérault, prend le contrôle de Midi libre. Le conflit avec la rédaction se solde par le maintien de Jacques Bellon et par un nouveau partage des actions : 32 % à deux parlementaires socialistes (Jean Bène, sénateur, et Jules Moch, député) ; 32 % au MLN ; 32 % aux journalistes et 4 % au parti radical.

À la mort de Jacques Bellon, en 1956, Maurice Bujon devient PDG de Midi libre et le demeure jusqu'en 1996 date à laquelle son fils Claude lui succède. Mais deux ans plus tard, en octobre 1998, celui-ci est évincé par les actionnaires du groupe de presse. De 1946 à sa mort en 1953, le journaliste Emmanuel Gambardella, élu en 1949 président de la Fédération française de football, a été président du conseil d'administration du journal.

Félix Torrès dans une brochure publiée à l’occasion du cinquantième anniversaire du journal écrit que « Midi libre a su survivre, se développer, gagner sans cesse de nouveaux lecteurs, évincer ses rivaux régionaux de l’Hérault et du Gard, acquérir ceux de l’Aveyron, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales… La formule des années 1950-60 est plus que jamais vraie : « des Alpes aux Pyrénées, de l’Auvergne à la mer ».

Le siège du journal à Saint-Jean-de-Védas.

Le siège de l'entreprise a été déménagé à Saint-Jean-de-Védas, dans la proche banlieue de Montpellier, près de l'autoroute A9. Les terrains ne manquaient pas à l'époque, ce qui a permis d'y construire les bâtiments nécessaires aux nouvelles et spacieuses rotatives.

Midi libre est un des titres d'un groupe régional (Les Journaux du Midi), avec L'Indépendant et Centre Presse aveyronnais.

Après avoir été racheté par le groupe Le Monde à ses actionnaires historiques en 2001, il passe en 2007 au Groupe Sud Ouest qui est basé à Bordeaux.

En juin 2015, le groupe La Dépêche du Midi basé a Toulouse, annonce l'officialisation de l'acquisition du groupe Les Journaux du Midi, pour un montant de 15 millions d'euros. Dans le même temps, il annonce la suppression de 300 postes, répartis à parts égales entre les deux groupes qui ont respectivement 800 et 920 employés[1], soit légèrement moins qu'annoncé précédemment[2].

Le 29 mai 2019 une partie des salariés du groupe décide de se mettre en grève afin de protester contre un plan de réorganisation qui devrait impliquer plus de 25 mutations "contraintes"[3]. Les méthodes de management du rédacteur en chef, Olivier Biscaye, sont pointées du doigt par les salariés alors que le Midi Libre subit des pertes financières régulières[4],[5].

Ligne et indépendance éditoriale[modifier | modifier le code]

En 2010, la rédaction du quotidien reproche à sa direction son soutien trop voyant au président de la région Georges Frêche, alors dissident du Parti socialiste[6].

En février 2016, alors que le Midi libre est avec La Dépêche du Midi le seul journal qui applaudit le remaniement gouvernemental, le magazine Le Point souligne le « quasi monopole de Toulouse à Montpellier » de Jean-Michel Baylet, actionnaire majoritaire, avec sa famille, des Journaux du Midi, le chercheur Franck Bousquet rappelant qu'« il n'y a pas dans l'histoire récente d'autres exemples de ministre propriétaire de journaux »[7].

Le maire de Béziers Robert Ménard a à plusieurs reprises reproché au Midi libre sa ligne éditoriale. En 2016, une affiche municipale titre : « A qui appartient Midi Libre. à J-M Baylet, ministre des Collectivités territoriales ». La société des journalistes du Midi Libre, la Sojomil, a condamné une attitude « qui met en cause de façon primaire l'indépendance de la rédaction du journal Midi Libre » soulignant que « ce ne sont pas les dirigeants du groupe qui dictent sa ligne éditoriale »[8],[9].

En matière de couverture sportive, il est parfois reproché au magazine de fortement privilégier le rugby à XV au détriment du rugby à XIII, alors que le journal à son siège en Occitanie et qu'il appartient au même groupe que l'Indépendant et la Dépêche du Midi.

Diffusion[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des journaux édités sur papier, la diffusion imprimée baisse de manière importante chaque année depuis 2000.

  • Édition papier du Midi libre
Diffusion en semaine (source OJD-ACPM[10])
Titre 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Midi Libre 121 881 117 960 113 297 107 598 103 704 96 753
  • Édition papier du Midi libre dimanche
Diffusion le dimanche (source OJD-ACPM[11])
Titre 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Midi Libre Dimanche 166 650 160 924 154 766 147 820 142 874 133 131
  • Site Midilibre.fr
Moyenne par jour (source OJD-ACPM[12])
décembre
2018
MidiLibre.fr
site fixe
visites 130 353
visiteurs 93 702
pages vues 461 252
MidiLibre.fr
site mobile
visites 132 548
visiteurs 105 543
pages vues 247 071

Activité et résultats de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Le journal appartient à la Société du Journal Midi Libre. En 2017, son chiffre d'affaires a atteint 74 238 300 euros et un résultat (négatif) de 593 600 euros. Le journal a employé, en 2017, 330 collaborateurs[13].


Éditions[modifier | modifier le code]

Midi libre diffuse 14 éditions différentes :

Condamnation[modifier | modifier le code]

En décembre 2015, Midi libre est condamné par le Tribunal Correctionnel de Nîmes pour avoir refusé un droit de réponse à Julien Sanchez (FN), maire de Beaucaire[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Libération du Languedoc méditerranéen par Roger Bourderon, Hachette, 1974.
  • Deux carrières : Jean Bène et Paul Coste-Floret, Pôle Sud, 1996, vol. 2.
  • Notices biographiques de Jacques Bellon, Jean Bène, Emmanuel Gambardella, Louis Mardon, Lucien Roubaud dans le Dictionnaire de biographie héraultaise par Pierre Clerc, 2 vol, Montpellier, Éditions Pierre Clerc et Nouvelles Presses du Languedoc, 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rachat des Journaux du Midi par La Dépêche », sur ladepeche.fr, La Dépêche du Midi, (consulté le 28 mars 2019).
  2. Sophie Rahal et Hubert Vialatte, « Le rachat des Journaux du Midi entraînera 300 suppressions de postes », sur lesechos.fr, Les Échos, (consulté le 28 mars 2019).
  3. « Les journalistes du journal Midi Libre en grève ce mercredi », sur FIGARO, (consulté le 30 mai 2019)
  4. « Le climat social se tend au journal « Midi Libre » », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2019)
  5. « Grève à la rédaction de Midi Libre », sur La LettreM, (consulté le 30 mai 2019)
  6. «Midi libre» trop friand d’infos Frêche, liberation.fr, 23 mars 2010
  7. Dirigée par Baylet, "La Dépêche du Midi" encense le gouvernement, lepoint.fr, 12 février 2016
  8. Jérémie Maire, Entre Robert Ménard et “Midi Libre”, c'est un vrai combat de coqs, telerama.fr, 18 août 2016
  9. Entre Ménard et le Midi Libre, c'est la guerre, lejdd.fr, 17 août 2016
  10. « Midi Libre », OJD-ACPM, sans date (consulté le 28 mars 2019)
  11. « Midi Libre Dimanche », OJD-ACPM, sans date (consulté le 28 mars 2019)
  12. « site MidiLibre.fr », OJD-ACPM, sans date (consulté le 28 mars 2019)
  13. « Société du journal Midi Libre (saint jean de vedas) », sur www.societe.com (consulté le 11 avril 2019).
  14. « Communiqué de presse de la Ville de Beaucaire », sur villedebeaucaire.cmail19.com, Ville de Beaucaire, (consulté le 28 mars 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]