Félines-Minervois

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Félines-Minervois
Image illustrative de l'article Félines-Minervois
Blason de Félines-Minervois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Saint-Pons-de-Thomières
Intercommunalité Communauté de communes Minervois Saint-Ponais Orb-Jaur
Maire
Mandat
Jean-Pierre Pastre
2014-2020
Code postal 34210
Code commune 34097
Démographie
Gentilé Félinois
Population
municipale
463 hab. (2014)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 48″ nord, 2° 36′ 05″ est
Altitude 149 m (min. : 143 m) (max. : 916 m)
Superficie 29,87 km2
Localisation

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Félines-Minervois

Félines-Minervois (en occitan Felina de Menerbés) est une commune française située dans le département de l'Hérault et la région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

C'est la commune la plus à l'ouest du département de l'Hérault. Située à l'extrême sud du Massif central, sur le versant méridional de la Montagne Noire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Félines-Minervois

Les armes de Félines-Minervois se blasonnent ainsi : d'or, à deux fasces de sable accompagnées de six coqs du même, 3,2,1.[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Aux limites de la commune, dans les grottes de l'Abeurador sises dans la Montagne noire, ont été découverts des pépins de lambrusques datés de 10 000 ans[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Félines, de même que Cassagnoles, était fief des seigneurs de Ventajou. Le château de Ventajou, dont les premières mentions datent de 813[3], fut rasé par Simon de Montfort lors de la croisade des Albigeois. Les ruines du château sont toujours visibles. Elles ont été très partiellement restaurées dans les années 2000.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Période moderne[modifier | modifier le code]

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Anciennement nommé Félines-Hautpoul, en référence à la famille Hautpoul, anciens seigneurs locaux, par décret du 18 janvier 1929, Félines-Hautpoul prit le nom de Félines-Minervois[4]

Félines était rattaché au département de l'Aude jusqu'en 1933[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Pierre Pastre SE Retraité
mars 2001 mars 2008 Régis Agussol    
1984 1989 André Séguy    
1971 1984 Jean Louvière    
1965 1971 René Mathieu    
1947 1965 Charles Barthe    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 463 habitants, en augmentation de 13,76 % par rapport à 2009 (Hérault : 6,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
595 619 702 758 888 891 859 836 809
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
798 764 712 710 737 781 754 716 750
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
825 773 730 696 653 704 671 592 565
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
546 530 467 428 394 389 371 449 463
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

(résultat 2011 en attente de validation)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Dolmens du plateau de La Planette.
  • Église du XVIIe siècle. Dans cette église est conservée une dalle gravée des Ve et VIe siècles. Elle était utilisée autrefois comme linteau d'une maison du village, elle constituait peut-être à l'origine un élément d'un chancel (clôture du chœur de l'église). Elle est ornée de croix, de rouelles, de fleurons, d'orants (personnages qui prient les bras levés), d'une facture très naïve.
  • Ancienne carrière de marbre. Exploitée pour ses gisements de marbre turquin ou griotte du XVIIe au XVIIIe siècle.
  • Ruines du château et du village de Ventajou. À partir du XIe siècle la population s'est regroupée sous les pentes du château. Le village est desservi par l'église Saint-Nazaire à l'écart des habitations. Défendu dès le mois d'août 1209 par Pierre-Roger de Ventajou, les défenseurs de cette citadelle ont résisté jusqu'à fin juillet 1210. En représailles, Simon de Montfort a fait abattre son donjon. Le château de Ventajou est reconstruit peu après. Château et village ne sont abandonnés qu’au XIVe siècle, après la chevauchée du prince de Galles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Roger de Ventajou, seigneur et défenseur du château de Ventajou qui se soumit en 1210 à Simon de Montfort.
  • Marcel Lignières né à Félines-Minervois en 1868 et décédé à Saint-Chinian en 1972. Instituteur, directeur d'école à Béziers et Montpellier, membre de l'Escolo moundino et de la Cigalo lengadouciano dont il fut l'archiviste, membre correspondant de la Société Littéraire et archéologique de Béziers. Il a publié Bentajou (1899), Cours élémentaire de grammaire et d'éducation civique, en collaboration avec Moustier et Bru (1928), Charlotte (1931), Grammaire pratique de langue d'Oc (1951), l'arpo d'Eolo (1956), L'hérésie albigeoise et la croisade (1964), La crounico de Moussu Tailhavigno (ms.), Lou vouiage en enfer (ms.).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 42.
  2. Michel Bouvier, Le vin, c'est toute une histoire, Jean-Paul Rocher Éditeur, Paris, 2009, p. 27. (ISBN 978-2-917411-23-0) (notice BnF no FRBNF42049612)
  3. http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=18522638
  4. http://archives-pierresvives.herault.fr/archives/fonds/FRAD034_3P
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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