Latour-de-Carol

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Latour-de-Carol
Début de la ligne ferroviaire de Cerdagne et de ses « petits trains jaunes » à Latour-de-Carol.
Début de la ligne ferroviaire de Cerdagne et de ses « petits trains jaunes » à Latour-de-Carol.
Blason de Latour-de-Carol
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Les Pyrénées catalanes
Intercommunalité Communauté de communes de Pyrénées Cerdagne
Maire
Mandat
Cécile Houyau
2014-2020
Code postal 66760
Code commune 66095
Démographie
Gentilé Carolans
Population
municipale
422 hab. (2014)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 27′ 57″ nord, 1° 53′ 23″ est
Altitude Min. 1 209 m – Max. 2 080 m
Superficie 12,63 km2
Localisation

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Latour-de-Carol (La Tor de Querol en catalan) est une commune française, située en Cerdagne, dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Carolans et les Carolanes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune est située en Cerdagne, à une altitude minimum de 1 209 m, près de la frontière avec l'Espagne.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Latour-de-Carol[1],[2]
Porta
Latour-de-Carol[1],[2] Enveitg
Guils de Cerdanya
(Espagne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie de 1 209 à 2 080 mètres[3].

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Carol, affluent en rive droite du Sègre, traverse la commune du nord au sud.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le train jaune s’arrête en gare de Latour-de-Carol - Enveitg, gare internationale, entre les réseaux français et espagnol, située sur la commune voisine d'Enveitg. Elle possède trois écartements de voie différents : 1 000 mm (Ligne de Cerdagne), 1 435 mm (SNCF) et 1 668 mm (RENFE)[5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Latour-de-Carol est divisé en plusieurs hameaux, tous situés à proximité de la vallée du Carol. Ceux-ci sont, du nord au sud : Quers, Riutès, Latour-de-Carol et Iravals. On trouve également des hameaux plus isolés : San Pere de Sedret, au sud-ouest d'Iravals, et Salit au nord-est de Riutès[1].

Logement[modifier | modifier le code]

La commune de Latour-de-Carol compte, en 2009, 486 logements. Parmi ceux-ci, 40,2 % sont des résidences principales, 48,6 % sont des résidences secondaires et 11,2 % sont vacants. 63,4 % des ménages de Latour-de-Carol sont propriétaires de leur résidence principale[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est la Tor de Querol[7] ; les habitants sont els Querolans.

Le hameau de Carol qui a donné son nom à la tour (aujourd'hui disparue) se situe plus haut dans la vallée, au nord-ouest sur la commune de Porta[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'habitation datent de 600 av. J.-C. et se trouvent à l'emplacement du hameau d'Iravals. Le peuplement s'est déplacé à partir du XIIIe siècle autour du hameau de Latour-de-Carol, délaissant en partie Iravals[8].

Le , la commune de Porta est créée par détachement de Latour-de-Carol[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Pyrénées catalanes.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1858 1870 Laurent Vigo    
         
mars 2001 2008 Albert Truno    
mars 2008 21 février 2014 Marcel Peytavi[10],[11]   Ancien proviseur du lycée Joffre (Montpellier)
mars 2014 en cours Cécile Houyau[12]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1359 1365 1378 1515 1553 1709 1720 1765 1774
90 f 91 f 26 f 8 f 3 f 81 f 95 f 1 122 H 1 156 H
1789 - - - - - - - -
223 f - - - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1365 : dont 8 f pour Sainte-Eulalie et 5 f pour Yravals ;
  • 1378 : dont 4 f pour Ques, 5 f pour Ruitès, 3 f pour Sainte-Eulalie et 6 f pour Yravals ;
  • 1515 : dont 2 f pour Ques, 1 f pour Ruitès et 1 f pour Yravals ;
  • 1553 : pour Sainte-Eulalie ;
  • 1720 : pour la vallée de Carol ;
  • 1774 : 1156 H ou 109 f, dont 71 f pour Latour-de-Carol seulement, 33 f pour Carols et 5 f pour Iravals.

Le hameau de Sainte-Eulalie est aujourd'hui sur la commune d'Enveitg et celui de Carol sur la commune de Porta[1].

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 422 habitants, en augmentation de 1,44 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 073 1 295 1 318 1 463 1 501 1 635 660 761 661
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
695 704 734 776 631 574 615 602 540
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
548 556 529 538 554 627 570 474 383
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
359 359 381 390 364 367 386 410 422
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[17] 1975[17] 1982[17] 1990[17] 1999[17] 2006[18] 2009[19] 2013[20]
Rang de la commune dans le département 95 104 99 112 117 118 115 116
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école communale.

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Latour-de-Carol et Enveitg. Latour possède une école primaire avec section maternelle et élémentaire entre le CE2 et le CM2, et Enveitg accueille l'école élémentaire pour le CP et CE1[21]. L'école est située au sud du bourg.

Le secteur du collège est Bourg-Madame[22].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 26 décembre[8] ;
  • Fête communale : 15 août[8].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage est de 22 877 €[23].

En 2010, le revenu fiscal médian par unité de consommation est de 18 519 €[6].

Emploi[modifier | modifier le code]

L'effectif total de l'emploi sur Latour-de-Carol en 2009 est de 118 personnes, parmi lesquelles 75,1 % sont salariées. L'effectif total a diminué de 2,6 % de 1999 à 2009[6].

En 2009, le taux d'activité des 15-64 ans est de 70,6 % et le taux de chômage de 6,1 %. La commune comprend au 17 demandeurs d'emploi toutes catégories confondues, parmi lesquels figurent 12 demandeurs d'emploi de catégorie A[6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

  • La gare de Latour-de-Carol a été popularisée par Brigitte Fontaine dans sa chanson Lettre à monsieur le chef de gare de La Tour de Carol.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Association pour la protection du patrimoine et de la mémoire collective de Latour de Carol, André Balent et Bernadette Truno (photogr. Pierre Vinche), Latour-de-Carol, Latour-de-Carol, Mairie de Latour-de-Carol, , 39 p. (notice BnF no FRBNF37168542)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  2. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 23 mars 2013)
  3. Notice Cassini
  4. « Plan séisme » (consulté le 29 mars 2017)
  5. Rossel, Aléxia. Le train jaune. Portet-sur-Garonne : Loubatières, 2010, p. 60-61
  6. a, b, c et d INSEE, résumé statistique pour la commune de Latour-de-Carol
  7. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  8. a, b et c Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  9. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  10. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  11. L'Indépendant, Décès de Marcel Peytavi, maire de Latour-de-Carol, 22 février 2014
  12. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. [xls] Académie de Montpellier, « Effectifs détaillés par école en 2012 », (consulté le 26 juillet 2013)
  22. Inspection académique des Pyrénées-Orientales, « Circonscription de Prades », (consulté le 26 juillet 2013)
  23. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).