Parc pyrénéen de l'art préhistorique

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Parc de la Préhistoire
Image illustrative de l'article Parc pyrénéen de l'art préhistorique

Ouverture juillet 1994
Superficie 13 ha
Pays Drapeau de la France France
Département Ariège
Commune Tarascon-sur-Ariège
Type de parc parc à thème
Site web http://www.sites-touristiques-ariege.fr/
Coordonnées 42° 51′ 20″ nord, 1° 34′ 29″ est

Géolocalisation sur la carte : Ariège

(Voir situation sur carte : Ariège)
Parc de la Préhistoire

Géolocalisation sur la carte : France

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Parc de la Préhistoire

Le parc de la Préhistoire[1], est un parc-musée consacré à la Préhistoire dans les Pyrénées, situé près du village de Banat sur la commune de Tarascon-sur-Ariège. Ouvert en 1994, il a pour objectif de faire découvrir au grand public le mode de vie et l'art à l'époque de la Préhistoire, à travers un espace muséographique et des ateliers d'animations situés en extérieurs. Il fait partie des Grands Sites de Midi-Pyrénées.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le parc de la préhistoire est situé près de Banat, à 3 kilomètres de Tarascon-sur-Ariège et 1,5 kilomètre de la RN 20. Il est implanté à proximité de plusieurs lieux importants de la Préhistoire dans les Pyrénées, comme la grotte de Niaux, de Bédeilhac ou de la Vache à Alliat. Le parc domine la rive droite de la Courbière.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Parc de la Préhistoire a été créé en 1994 par le Conseil général de l'Ariège. Son président Robert Naudi eut l'idée de mettre à profit l'existence d'importantes grottes ornées dans le département (une douzaine) pour créer un pôle d'attraction centré sur l'art préhistorique[2]. Une ouverture en avant-première eut lieu le 30 juillet 1994. Le parc fut ouvert à partir d'avril 1995 et reçut 54 000 visiteurs dès la première année. Faisant partie des Grands Sites de Midi-Pyrénées, il est aujourd'hui l'un des lieux touristiques les plus fréquentés d'Ariège[3].

En juin 2009, le parc s'est enrichi du Centre de ressource documentaire Jean Clottes, le préhistorien Jean Clottes ayant fait don de ses archives documentaires et photographiques ainsi que de sa bibliothèque scientifique au département de l’Ariège.

Le site est géré par le département à travers le Service d'Exploitation des Sites Touristiques en Ariège (SESTA), un service du Conseil général de l'Ariège[4].

Description du parc[modifier | modifier le code]

La visite étant organisée autant en intérieur qu'en extérieurs, le parc est fermé en hiver.

Le Grand atelier[modifier | modifier le code]

Le bâtiment muséographique principal (appelé Le Grand atelier) s'étend sur une surface d'environ 3 000 m2.

Il contient en particulier les répliques grandeur nature des ensembles pariétaux majeurs que sont le « Salon noir » de la grotte de Niaux (le nombre des visites de celle-ci étant limité pour des raisons de conservation) et la grande frise de la grotte de Marsoulas (fermée au grand public toujours pour raisons de conservation) ; la restitution visuelle des deux ensembles a été améliorée grâce aux moyens offerts par la photographie ultra-violette. Un autre fac-similé grandeur nature contenu dans le Grand atelier est celui d'une partie du réseau Clastres de la grotte de Niaux, inaccessible au public, dans laquelle des traces de pas d'enfants sont visibles.

L'exposition contient les reproductions des principales œuvres de l'art préhistorique dans les Pyrénées, tel que le propulseur découvert au Mas d'Azil dit « du faon à l'oiseau ». Le Grand atelier abrite enfin des expositions temporaires sur le thème de l'art préhistorique.

Les extérieurs[modifier | modifier le code]

Le parc de 13 hectares, en partie arboré, est agrémenté de lacs, jeux d'eaux et cascades. La zone appelée Les Gours reproduit le trajet d'un ruisseau, de bief en bief, à travers une gorge étroite et tortueuse. Un circuit de découverte conduit à plusieurs ateliers d'animations permettant de mieux connaître la vie des hommes au Magdalénien, la taille des outils en silex, l'allumage d'un feu ainsi que leurs diverses formes de campements, ainsi que de s'exercer au tir de sagaie à l'aide du propulseur ou à la peinture rupestre à l'aide des ocres naturelles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On trouve indifféremment dans la presse et les autres publications diverses appellations : parc pyrénéen d'art préhistorique, parc pyrénéen de la Préhistoire ou parc de la Préhistoire tout court. En 2012, parc de la Préhistoire est utilisé par l'organisme chargé de sa gestion.
  2. Jean Clottes, Les cavernes de Niaux : art préhistorique en Ariège, Seuil, coll. « Arts Rupestres », , p. 44
  3. Avec le château de Foix, la Grotte de Niaux, la Grotte du Mas d'Azil ou le Palais des Evêques de Saint-Lizier.
  4. Rubrique Direction DAC sur le site du Conseil Général de l'Ariège.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Clottes, « Le parc pyrénéen d'art préhistorique », Les Dossiers d'archéologie, no 216, 1996, p. 66-67.
  • Jean Clottes, Christopher Chippindale, « The Parc Pyrénéen d'Art Préhistorique, France: beyond replica and re-enactment in interpreting the ancient past », The Constructed Past, experimental archaeology, education and the public, Routledge, London, New York, 1999, p. 194-205, (ISBN 978-0-415-11768-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]