Le Grau-du-Roi

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Le Grau-du-Roi
Le Grau-du-Roi
Le vieux phare du Grau-du-Roi.
Blason de Le Grau-du-Roi
Blason
Le Grau-du-Roi
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Camargue
Maire
Mandat
Robert Crauste
2020-2026
Code postal 30240
Code commune 30133
Démographie
Gentilé Graulens
Population
municipale
8 438 hab. (2021 en augmentation de 0,05 % par rapport à 2015)
Densité 154 hab./km2
Population
agglomération
17 358 hab. (2016)
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 17″ nord, 4° 08′ 14″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 11 m
Superficie 54,73 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine Le Grau-du-Roi
(banlieue)
Aire d'attraction Le Grau-du-Roi
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton d'Aigues-Mortes
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web ville-legrauduroi.fr

Le Grau-du-Roi (en provençal lo Grau dau Rei [norme classique] ou Lou Grau dóu Rèi [norme mistralienne]), est une commune camarguaise, plus précisément de Petite Camargue, située dans le sud-est de la France, dans le sud du département du Gard en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Vidourle et par un autre cours d'eau. Incluse dans la Camargue (delta du Rhône), la commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (la « Petite Camargue » et la « petite Camargue laguno-marine »), cinq espaces protégés (le « bois du Boucanet », la « Camargue Gardoise », l'« Espiguette », la Camargue et la Petite Camargue) et treize zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Le Grau-du-Roi est une commune urbaine et littorale qui compte 8 438 habitants en 2021, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Le Grau-du-Roi fut en effet bénéficiaire de la mission Racine à partir de 1963. Bien qu'elle se soit ainsi largement développée grâce au tourisme de masse, auquel elle doit notamment Port Camargue ou son Seaquarium, la ville a su garder son identité camarguaise. Le Grau-du-Roi est ainsi renommé pour ses abrivado et bandido qui ont lieu lors de sa fête votive, pour ses arènes entièrement dédiées à la course camarguaise ainsi que pour son vieux phare. L'est de la commune est occupé par la pointe de l'Espiguette, une vaste zone naturelle protégée qui abrite le phare de l'Espiguette, classé au titre des monuments historiques.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'ancien phare du Grau d'Aigues-Mortes, inscrit en 2012, et le phare de l'Espiguette, classé en 2012. La commune est située dans l'agglomération du Grau-du-Roi et fait partie de l'aire d'attraction du Grau-du-Roi. Ses habitants sont appelés les Graulens ou Graulennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Grau-du-Roi est situé dans le sud du département du Gard à la limite de l'Hérault et de La Grande-Motte, sa voisine à l'ouest. C'est l'unique commune maritime du département. La commune d'Aigues-Mortes est limitrophe de la commune du Grau-du-Roi.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Voilier sur le plan d'eau du Vidourle.

Construite de part et d'autre d'un grau, brèche dans le cordon littoral ouverte naturellement vers 1570 au lieu-dit Gagne-Petit, entre l'embouchure du Vidourle et celle du Rhône, cette station offre 18 km de sable fin.

La commune est entourée d'étendues d'eau :

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du Grau-du-Roi est méditerranéen de type côtier (étage méso-méditerranéen) avec des hivers relativement doux et des étés chauds. Les précipitations ne sont pas très abondantes (moyenne annuelle : 540 mm en 55 jours), l'été est la saison la moins pluvieuse (cumul le plus faible en juillet avec 14 mm), l'automne est la saison la plus arrosée (75 mm en octobre), un pic secondaire de précipitations est observé au printemps, en avril et début mai (par débordements des précipitations convectives diurnes qui touchent l'intérieur des terres). Le record de précipitations en 24 heures est de 144 mm le lors d'un épisode orageux méditerranéen (à ne pas confondre avec les épisodes cévenols qui ne concernent pas le littoral)[1].

Même si les températures peuvent parfois être remarquables, celles-ci atteignent rarement des valeurs extrêmes, en raison de la proximité de la mer. Cependant, la géographie locale et la prédominance des vents de terre limitent le caractère maritime du climat de la baie d'Aigues-Mortes. Le record de froid est de −12 °C (10 et [2]), le record de chaleur est de 38,4 °C ([3]). La présence d'étangs peut provoquer un inconfort en été en raison de la température ressentie provoquée par le taux d'humidité. Le réchauffement climatique a nettement fait diminuer le nombre annuel de jours de gel, qui était de 15 sur la période 1951-1980[4], et se trouve aujourd'hui à 9 (période 1991-2020[5])[1].

Le vent est un élément important du climat local : on enregistre annuellement 255 jours de vent soutenu (supérieur à 36 km/h), mais peu de vent fort (82 jours avec rafale supérieure à 57,6 km/h) comparé au reste du golfe du Lion et de la Camargue. Le vent régional largement dominant est le mistral rhodanien, orienté au Nord ou Nord-Nord-Est. Contrairement à Marseille par exemple, c'est ce vent qui est appelé mistral dans toute la Petite Camargue comme en vallée du Rhône (mistral signifie « vent qui souffle en maître »). La tramontane est quant à elle orientée au Nord-Ouest, elle souffle parfois en rafales turbulentes déferlant des Cévennes (tramontane signifiant « vent qui souffle à travers la montagne »). Mistral et tramontane sont des vents secs. Le ponant (vent d'Ouest) est également présent, mais beaucoup moins que le mistral et la tramontane. Les vents humides sont le marin et le levant (de secteur Sud, Sud-Est et Est), ils soufflent surtout à l'automne, précédant généralement les épisodes pluvieux. Enfin, les journées sans vent régional sont rythmées par l'alternance de la brise de mer diurne et la brise de terre nocturne, particulièrement à la fin du printemps et en été où la brise de mer peut dépasser 40 km/h. Ainsi, les moments de vent calme (inférieur à 1 km/h de moyenne sur 10 minutes) sont très rares[6],[1].

Il est important de signaler que contrairement à une certaine croyance populaire, le mistral et la tramontane ne sont pas forcément des vents froids, ils peuvent même être très chauds au point que sur le littoral, tous les records estivaux de chaleur ont été enregistrés lors de moments de mistral ou tramontane, tout simplement car lorsqu'ils ne soufflent pas, la brise de mer, moins chaude et plus humide, est systématiquement établie l'après-midi. La prédominance du régime de brise en été fait que sur les plages, la température maximale de la journée est souvent atteinte bien plus tôt que dans l'intérieur des terres (où le thermomètre continue de grimper jusqu'en fin d'après-midi). Enfin, le caractère réchauffant ou refroidissant du mistral et de la tramontane dépend de la provenance de la masse d'air et de l'intensité de l'effet de subsidence (parfois appelé « foehn cévenol ») pour la tramontane[1].

Grau-du-Roi, normales 1991-2020, record depuis 1951
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,6 4,9 7,8 10,4 14,1 17,8 20,1 19,9 16,3 13,2 8,6 5,4 12
Température moyenne (°C) 8 8,7 11,7 14,2 17,9 21,9 24,3 24,1 20,4 16,7 11,9 8,7 15,7
Température maximale moyenne (°C) 11,9 12,4 15,6 18 21,8 25,3 28,4 28,3 24,4 20,2 15,3 12 19,5
Record de froid (°C)
date du record
−9,5
12/1/1987
−12
10/2/1956
−5,5
7/3/1971
1,5
6/4/1970
5
7/5/1957
7
4/6/1984
13
8/7/1954
12
30/8/1986
7
21/9/1977
2,3
30/10/2012
−2
23/11/1998
−8
27/12/1962
−12
10/2/1956
Record de chaleur (°C)
date du record
20,2
19/1/2007
22,8
22/2/2019
25,7
23/3/2019
28,7
8/4/2011
32,3
24/5/2011
38,4
17/6/2022
36
7/7/1982
36,9
23/8/2023
34
25/9/1983
31,2
11/10/2011
24
3/11/1970
20
12/12/1961
38,4
17/6/2022
Nombre de jours avec température minimale ≤ –5 °C 0 0,2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0,1 0,3
Nombre de jours avec gel 3,2 3 0,3 0 0 0 0 0 0 0 0,5 2,3 9,3
Nombre de jours avec température maximale ≤ 0 °C 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Nombre de jours avec température maximale ≥ 25 °C 0 0 0,1 0,4 5,1 17,8 28,1 28,6 13,1 1,2 0 0 94,6
Nombre de jours avec température maximale ≥ 30 °C 0 0 0 0 0,3 3,7 9,5 7,7 0,8 0,1 0 0 22,1
Nombre de jours avec température maximale ≥ 35 °C 0 0 0 0 0 0,1 0 0,1 0 0 0 0 0,2
Record de vent (km/h)
date du record
112
3/1/2018
125
8/2/1984
130
6/3/2017
111
3/4/2003
101
4/5/2010
112
28/6/2017
90
29/7/1996
150
6/8/1999
120
27/9/1992
115
10/10/1987
130
7/11/1982
150
28/12/1999
150
6/8/1999
Nombre de jours avec rafales ≥ 57,6 km/h 7,7 8,8 10,2 8,8 6,6 4,6 4,2 4,1 5,6 6,6 7,7 7,4 82,4
Nombre de jours avec rafales ≥ 100,8 km/h 0,3 0,3 0,3 0,1 0 0 0 0,1 0,1 0,1 0,1 0,3 1,7
Précipitations (mm) 51,1 33,6 35 52,9 36,3 26,3 13,6 31,7 74,2 74,7 67 44,5 541
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
102,4
8/1/2018
67,8
2/2/2009
97,8
1/3/2018
58
9/4/2003
64
3/5/1999
63
5/6/1973
51
30/7/1982
100
31/8/1991
144
22/9/2003
129
25/10/1976
87
5/11/1963
71
28/12/1972
144
22/9/2003
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 5,6 4,2 4,1 5,5 4,9 3,1 2,2 3,1 4,4 5,6 6,6 5,3 54,6
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 1,5 1 1,1 1,9 1,3 0,9 0,4 0,9 2,2 2,4 2,1 1,3 16,9
Nombre de jours avec neige 0,6 0,2 0,2 0 0 0 0 0 0 0 0,1 0,1 1,1
Nombre de jours d'orage 0,1 0,1 0,1 0,4 1 1,2 1,2 1,4 1,5 1,4 1,1 0,3 9,8
Nombre de jours avec brouillard 0,8 0,8 1,4 1,1 0,5 0,4 0,5 0,9 1,5 1,3 1 1 11,1

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Le Grau-du-Roi possède une gare située sur la ligne Nîmes - Le Grau-du-Roi. Elle est desservie par des trains TER Occitanie qui effectuent des missions entre Nîmes et Le Grau-du-Roi.

En 2024 cette ligne doit accueillir un train électrique (à batterie) conçu par la société Alstom[7].

Axes routiers[modifier | modifier le code]

L'accès au Grau-du-Roi se fait par l'autoroute A9, sortie n°26 « Gallargues ».

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le Grau-du-Roi est desservie par le réseau régional de transports Lio.

Les lignes du réseau Lio relient Nîmes au Grau-du-Roi et Le Grau-du-Roi à Montpellier via La Grande-Motte située dans le département voisin, l'Hérault.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[8],[9].

La commune fait également partie de la Camargue (delta du Rhône), un territoire reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 1977 pour ses nombreux bombements sources de diversité : bourrelets alluviaux des bras anciens et actuels du Rhône et cordons dunaires élaborés par les courants marins et les rivages historiques de la Méditerranée. Entre ces replis encore en partie boisés, dans les dépressions, se répartissent des terres basses occupées par les lagunes bordées de steppes salées, les marais à roselières en partie exploités pour la coupe du roseau et les étangs - dont le plus grand, le Vaccarès, occupe 6 500 hectares[10],[11].

Cinq autres espaces protégés sont présents sur la commune :

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 1]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[21] :

  • la « petite Camargue », d'une superficie de 34 412 ha, une grande zone humide littorale indissociable de la Camargue provençale. Il comprend deux ensembles très intéressants : d'une part une zone laguno-marine avec un important massif dunaire actif avec de nombreuses dunes vives et fixées dont certaines boisées (Genévriers et Pins pignons) et d'autre part une zone fluvio-lacustre constituée de marais et d'étangs doux à saumâtres[22]

et un au titre de la directive oiseaux[21] :

  • la « petite Camargue laguno-marine », d'une superficie de 15 681 ha, qui accueille plus de 240 espèces d'oiseaux et constitue un site de nidification régulier pour plus de 50 espèces, un important site d'accueil en hiver, particulièrement favorable aux oiseaux d'eau, aux laro-limicoles, à l'Outarde canepetière et à de nombreux passereaux, ainsi qu'une étape de migration (automne, printemps) pour plus de 160 espèces[23].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Neuf ZNIEFF de type 1[Note 2] sont recensées sur la commune[24] :

  • les « arrière-dunes de l'Espiguette » (58 ha)[25] ;
  • l'« étang de Port-Camargue » (21 ha)[26] ;
  • l'« étang du Repaus et bras du Rhône de Saint-Roman » (1 724 ha), couvrant 2 communes du département[27] ;
  • le « lagune de la Sicarex » (27 ha)[28] ;
  • « le Boucanet » (206 ha)[29] ;
  • le « marais de Salonique » (501 ha)[30] ;
  • la « plaine de Montago » (83 ha)[31] ;
  • les « salins d'Aigues-Mortes » (3 340 ha), couvrant 3 communes du département[32] ;
  • le « salins de Petite Camargue » (3 499 ha), couvrant 3 communes dont 1 dans les Bouches-du-Rhône et 2 dans le Gard[33] ;

et quatre ZNIEFF de type 2[Note 3],[24] :

  • la « Camargue fluvio-lacustre et laguno-marine » (82 788 ha), couvrant 8 communes dont 2 dans les Bouches-du-Rhône et 6 dans le Gard[34] ;
  • le « Camargue gardoise » (42 422 ha), couvrant 12 communes dont 11 dans le Gard et 1 dans l'Hérault[35] ;
  • le « dunes de l'Espiguette » (489 ha)[36];
  • l'« étang de Figuérasse » (435 ha)[37].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Grau-du-Roi est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[38],[I 1],[39]. Elle appartient à l'unité urbaine du Grau-du-Roi, une agglomération inter-départementale regroupant 2 communes[I 2] et 17 337 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[I 3],[I 4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Grau-du-Roi, dont elle est la commune-centre[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 3 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 5],[I 6].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[40]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[41],[42].

Le-Grau-du-Roi est l'une des 79 communes membres du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) du sud du Gard et fait également partie des 34 communes du Pays Vidourle-Camargue. Elle est l'une des 4 communes du SCOT soumise à la Loi littoral.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des zones humides (44,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (44,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones humides côtières (44,3 %), eaux maritimes (15,6 %), cultures permanentes (12,2 %), zones urbanisées (8,2 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (5,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4 %), forêts (0,9 %), eaux continentales[Note 6] (0,6 %)[43].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune du Grau-du-Roi est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon[44]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[45].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Montpellier/Lunel/Maugio/Palavas, regroupant 49 communes du bassin de vie de l'Montpellier et s'étendant sur les départements de l'Hérault et du Gard, un des 31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Rhône-Méditerranée[46], retenu au regard des risques de submersions marines et de débordements du Vistre, du Vidourle, du Lez et de la Mosson. Parmi les derniers événements significatifs qui ont touché le territoire, peuvent être citées les crues de septembre 2002 et de septembre 2003 (Vidourle) et les tempêtes de novembre 1982 et décembre 1997 qui ont touché le littoral. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[47],[48]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 2003 et 2015[49],[44].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux du Grau-du-Roi.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 57,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 2 069 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 2031 sont en aléa moyen ou fort, soit 98 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[50],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[51].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[52].

La commune est en outre située en aval des barrages de Sainte-Croix et de Serre-Ponçon, deux ouvrages de classe A[Note 7]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages[54].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune duGrau-du-Roi est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[55].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom occitan est lo Grau dau Rei (norme classique) ou Lou Grau dóu Rèi (norme mistralienne)[56].
Racine occitane gras, grau (en languedocien), du roman gras, grads, grad, gra, du catalan grau, du bas latin grassius, du latin gradus : embouchure d'un fleuve, bouche, chenal, coupure par laquelle la mer communique avec un étang du littoral[56].

Ses habitants sont appelés les Graulens et les Graulennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l’époque des croisades, la commune d’Aigues-Mortes était un port royal bien que la mer ne soit jamais venue jusqu'au pied de ses remparts. Les navires partaient par un chenal creusé à travers les étangs jusqu'à la mer.

C’est à la fin du XVIe siècle que le Rhône, en pénétrant en torrent dans les eaux du Repausset, ouvre le grau dont il est question, au lieu-dit de Consac de Gagne Petit. À partir de ce moment sont entreprises de longues séries de travaux pour maintenir cette ouverture sur la mer afin de préserver la navigation dans le port d’Aigues-Mortes.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le port du Grau est relié depuis 1725[57] par un chenal de six kilomètres à Aigues-Mortes. En 1727 sont construits dans la mer deux môles empierrés prolongés dans l’étang du Repausset.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Bien que n'étant pas une commune à part entière, le lieu est renommé, au cours de la Révolution française, Grau-le-Peletier[58].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Rive droite.
Carte du Grau-du-Roi et d'Aigues-Mortes en 1891

Le chenal, rectifié en 1845, est l’actuel canal entre Le Grau-du-Roi et Aigues-Mortes. Le phare de l'Espiguette est, quant à lui, édifié en 1869. Au fil des années, bâtiments administratifs, cabanes et maisons, posent les bases d’un village de pêcheurs. D’abord section de la commune d’Aigues-Mortes en 1867, la commune du Grau-du-Roi est créée par un décret du [59].

En 1854, Le Grau-du-Roi est encore simplement un hameau de pêcheurs. La pêche et l’agriculture assurent à la population quelques ressources : le tourisme reste embryonnaire, même si, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, la mode des bains de mer tend à se généraliser. Ces immersions sont encore essentiellement considérées comme traitements médicaux, et les instituts qui se sont montés sur les plages accueillent surtout des populations indigentes. Mais pouvoirs publics et habitants ont compris que leur richesse se trouvait là, sur ces plages de sable fin, entre mer et soleil. En 1855 une œuvre d'hygiène infantile est fondée « dans le but de faciliter aux personnes pauvres ou peu aisés, l'usage des bains de mer. Elle fut reconnue d'utilité publique en 1869 »[60].

En 1909, le prolongement de la ligne de chemin de fer de Nîmes Aigues-Mortes est une véritable bouffée d’oxygène : les baigneurs arrivent nombreux et les productions locales, comme le poisson et le raisin blanc, sont enfin expédiées vers les marchés nationaux. Après des années d’efforts, de travaux et de règlements sanitaires, le , un décret du Président de la République classe enfin Le Grau-du-Roi station climatique et balnéaire. La première guerre mondiale a relativement épargné le village.

Monument aux morts.

En , la Seconde Guerre mondiale marque beaucoup plus profondément la population. Après la défaite de 1940, le Grau est situé en zone non occupée. Cependant, à partir de , les troupes ennemies sont physiquement présentes et les conflits touchent directement les civils. Le Grau-du-Roi doit subir l’occupation, avec ce que cela implique de restrictions, de sacrifices et de compromissions. Le conseil municipal est rapidement révoqué pour être remplacé par une délégation spéciale. Cette même année, la vie du village passe par une nouvelle phase : les troupes allemandes s’installent sur tout le littoral. Une partie de la population est contrainte à l’exode. La côte gardoise représente juste une vingtaine de kilomètres, mais du fait des risques de débarquement, les ouvrages et les installations militaires sont particulièrement nombreux sur ces lieux. Ainsi, les plages de la commune sont hérissées de toutes sortes de systèmes antichars et de pyramides en béton, de blockhaus… 800 hectares de vignes et 200 hectares d’herbages sont transformés en champ de mines. Dans le village, les Allemands font également construire des casemates abritant des canons et des mitrailleuses. L’entrée du canal est fermée par un filet anti sous-marin et une rampe lance-flammes. Les portes et les volets des maisons servent à fabriquer des plates-formes et des encuvements en bois. En 1944, les derniers mois d’occupation se révèlent les plus pénibles, car les troupes d’occupation, gagnées par la défaite, renforcent les brimades et les réquisitions. Le Grau-du-Roi est libéré au mois d’août.

Capitainerie de Port Camargue.

Ce n'est qu'à partir des années 1960 que Le Grau-du-Roi surmonte véritablement les dégâts causés par la guerre. La station amorce alors un réel développement touristique et économique. Afin de rationaliser l’aménagement du littoral, l’État met alors en place le plan Racine. L’architecte Jean Balladur est chargé du dossier. Il doit imaginer des structures capables de satisfaire l’afflux touristique tout en respectant la qualité de vie des autochtones et en préservant l’environnement. C’est dans le cadre de ce programme que le grand chantier de Port Camargue est lancé en 1968.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville du Grau-du-Roi.

De 1789 à 1799, les agents municipaux, les maires, sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt au moins équivalent à dix journées de travail. De 1799 à 1848, la constitution du 22 frimaire an VIII () revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus pour six ans. Du à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants. De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Depuis 1871, les maires sont élus par le Conseil municipal à la suite de son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1879 1884 Amédée Rédarès    
1884 1892 Jacques Mézy    
1892 1896 Ange Delorenzi    
1896 1896 Léon Pommier    
1896 1897 Joseph Dumas    
1897 1897 Jacques Mézy   Président de la délégation spéciale
1897 1905 Jean Gourdon    
1905 1919 Louis Ponsole    
1919 1925 Auguste Vincent    
1925 1940 Antonin Revest Rad. Conseiller général du canton d'Aigues-Mortes
Révoqué par le Gouvernement de Vichy[61]
1941 1944 Jean Tourette   Président de la délégation spéciale
1944 1945 Antonin Revest   Président du comité de Libération
1945 1965 Belsamond Ramain PSU Médecin
1965 1983 Jean Bastide PSU puis PS Médecin
Conseiller général du canton d'Aigues-Mortes (1945-1961 et 1967-1973)
Député de la deuxième circonscription du Gard (1973-1978)
1983 2014 Étienne Mourrut RPR puis UMP Conseiller général du canton d'Aigues-Mortes (1985-2002)
Conseiller régional du Languedoc-Roussillon (1986-1992)
Député de la deuxième circonscription du Gard (2002-2012)
2014 En cours Robert Crauste SE Médecin
Conseiller régional du Languedoc-Roussillon (2004-2015)
Conseiller départemental du canton d'Aigues-Mortes depuis 2021
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal graulen comprend 29 membres.

Depuis les dernières élections municipales, sa composition est la suivante :

Composition du conseil municipal
Groupe Président Effectif Statut
« TENONS LE CAP »
LREM
Robert Crauste 23 majorité
« UN NOUVEAU SOUFFLE POUR LE GRAU »
SE
Charly CRESPE 6 opposition

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Dossenheim (Allemagne)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1881. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[63].

En 2021, la commune comptait 8 438 habitants[Note 8], en augmentation de 0,05 % par rapport à 2015 (Gard : +2,49 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 0441 0601 1871 2601 2791 2911 2751 3041 348
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
1 4621 7331 6811 9772 3633 3543 9634 1525 253
1999 2006 2007 2012 2017 2021 - - -
5 8757 8928 1738 4988 5178 438---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[58] puis Insee à partir de 2006[64].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Course camarguaise dans les arènes du Grau-du-Roi.
Bandido lors de la fête votive.

Les arènes du Grau-du-Roi, inaugurées en 1960, sont les arènes de la commune. Elles peuvent contenir 3 000 personnes[65]. Elles sont entièrement dédiées à la course camarguaise, mais lors de la fête votive du Grau-du-Roi on assiste aussi à des abrivados et des bandidos. Depuis 2006 une sculpture signée Ben K de trois cocardiers est érigée à leur entrée.

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 5 511 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 9 690 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 410 [I 7] (20 020  dans le département[I 8]). 48 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 10] (43,9 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 9] 12,7 % 13,7 % 15,7 %
Département[I 10] 10,6 % 12 % 12 %
France entière[I 11] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 4 431 personnes, parmi lesquelles on compte 67,5 % d'actifs (51,7 % ayant un emploi et 15,7 % de chômeurs) et 32,5 % d'inactifs[Note 11],[I 9]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est la commune-centre de l'aire d'attraction du Grau-du-Roi[Carte 3],[I 12]. Elle compte 3 223 emplois en 2018, contre 3 293 en 2013 et 3 201 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 2 355, soit un indicateur de concentration d'emploi de 136,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 39,9 %[I 13].

Sur ces 2 355 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 1 450 travaillent dans la commune, soit 62 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 74,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,4 % les transports en commun, 18,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,1 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

1 636 établissements[Note 12] sont implantés au Grau-du-Roi au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 16].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 1 636 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
87 5,3 % (7,9 %)
Construction 113 6,9 % (15,5 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
790 48,3 % (30 %)
Information et communication 19 1,2 % (2,2 %)
Activités financières et d'assurance 37 2,3 % (3 %)
Activités immobilières 125 7,6 % (4,1 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
167 10,2 % (14,9 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
151 9,2 % (13,5 %)
Autres activités de services 147 9 % (8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 48,3 % du nombre total d'établissements de la commune (790 sur les 1 636 entreprises implantées au Grau-du-Roi), contre 30 % au niveau départemental[I 17].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010 2020
Exploitations 15 13 8 7
SAU[Note 14] (ha) 462 495 334 437

La commune est dans la « Plaine Viticole », une petite région agricole occupant le sud-est du département du Gard[67]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] sur la commune est la viticulture[Carte 4]. Sept exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 16] (15 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 437 ha[69],[Carte 5],[Carte 6].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Le Sable-de-Camargue, appelé auparavant vin de pays des sables du Golfe du Lion, depuis le décret du , est un vin français d'indication géographique protégée. Le décret de l'INAO créant ce nouveau label a été publié en date du .

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

C'est le second port de pêche français en Méditerranée après Sète[70].

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

La marque Little Marcel a été créée en 2005 au Grau-du-Roi[71].

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Dotée du plus grand port de plaisance d'Europe avec Port Camargue[72], la ville est devenue un pôle touristique majeur du littoral languedocien.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Le centre-ville, construit autour du canal reliant les étangs (et Aigues-Mortes) à la mer (Grau) conserve encore aujourd'hui son cachet traditionnel. Au-delà du cœur historique, les maisons et immeubles de vacances, s'étalent au rythme des décennies : à l'ouest, se trouve le quartier du Boucanet qui s'étend du centre-ville jusqu'au bois du Ponant (dit aussi pinède du Boucanet) et à l'est, au-delà du centre-ville, se trouve le quartier du palais de la mer puis Port Camargue.

Maison du Dauphin.
  • L'ancien phare couvert d'un lanternon en cuivre (1828).
  • La maison dite du dauphin, face à l'église, typique de l'architecture 1900.
  • La villa Parry, Belle Époque, à côté du phare, abrite un centre culturel. Le balcon-terrasse est supporté par des colonnes en fonte ouvragées.
  • La villa Rédarès, bel exemple d'architecture balnéaire Art déco des années 1920, dernier vestige de ce style sur la commune, a été démolie en . Le nouvel hôtel de ville a été édifié à sa place en 2013.
  • Le Château Leenhardt, un monument devenu emblématique du Grau (Plage Rive droite), construit vers 1875 par le négociant Henri Leenhardt (1822-1904)[73], a été démoli dans les années 1970, après un siècle d'existence. Sa construction avait été l'occasion d'un test original d'utilisation de briques de sable qui lui donnaient une couleur grise particulière. De nombreuses cartes postales le montre lorsqu'il est devenu pension de famille protestante. Nombre de baigneurs se faisaient prendre en photo sur la plage qui bordait l'édifice.
  • Les quais et les façades préservés en grande partie le long du chenal du port de pêche au sein desquels la redoute du XVIIIe siècle pourrait avoir été englobée au XIXe siècle (découverte récente rive gauche).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

L'Espiguette.
  • Le site naturel de l'Espiguette et son phare édifié en 1869.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Le Grau-du-Roi Blason
Parti : au premier d'or aux deux thons de gueules posés en pal et rangés en fasce en pointe, surmontés d'une grappe de raisin du même feuillée de sinople, au second d'azur au lion d'or lampassé de gueules ; aux deux bisses d'argent entrelacées brochant en pal sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[20].
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[53].
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  9. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  10. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  11. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  12. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  13. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  14. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  15. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  16. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[68].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune urbaine - définition » (consulté le ).
  2. « Unité urbaine 2020 du Le Grau-du-Roi » (consulté le ).
  3. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  7. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 au Grau-du-Roi » (consulté le ).
  8. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans le Gard » (consulté le ).
  9. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 au Grau-du-Roi » (consulté le ).
  10. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans le Gard » (consulté le ).
  11. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  13. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 au Grau-du-Roi » (consulté le ).
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  15. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  16. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 au Grau-du-Roi » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  3. « Climatologie de l'année 2022 au Grau-du-Roi - METEO CAMARGUE », sur meteocamargue.free.fr (consulté le )
  4. « Climatologie de la période 1951-1980 au Grau-du-Roi - METEO CAMARGUE », sur meteocamargue.free.fr (consulté le )
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  6. « Répartition des vents au Grau-Du-Roi - MÉTÉO CAMARGUE », sur meteocamargue.free.fr (consulté le )
  7. Fred Gautier, « Un train à batterie pour améliorer l'offre de service sur la ligne SNCF Nîmes - Le Grau-du-Roi en 2024 », sur midilibre.fr, (consulté le ).
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  11. « Réserve de biosphère de la Camargue (delta du Rhône) - zone tampon - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
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  21. a et b « Liste des zones Natura 2000 de la commune duGrau-du-Roi », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
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« Hisser haut le Grau-du-Roi, blog officiel », sur hisserhaut.org (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Maudet (préf. Jean-Robert Pitte), Terres de taureaux : Les jeux taurins de l'Europe à l'Amérique, Madrid, Casa de Velázquez, coll. « Bibliothèque de la Casa de Velázquez », , 1re éd., 512 p. (ISBN 978-84-96820-37-1 et 84-96820-37-8, lire en ligne), Annexe CD-Rom 112 pages
  • Jean-Baptiste Maudet, Terres de taureaux : les jeux taurins de l'Europe à l'Amérique, Madrid, Casa de Velasquez, , 512 p. (ISBN 978-84-96820-37-1 et 84-96820-37-8, lire en ligne)
  • Frédéric Saumade, Des sauvages en occident, les cultures tauromachiques en Camargue et en Andalousie, Paris, Mission du patrimoine ethnologique, 1994 et 1995, 275 p. (ISBN 978-2-7351-0587-8 et 2-7351-0587-3)
  • Frédéric Simien, Le Grau-du-Roi, Saint-Cyr-sur-Loire, A. Sutton, , 128 p. (ISBN 978-2-84910-672-3)
  • Frédéric Simien, La Camargue fille du Rhône et de la mer, Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), A. Sutton, coll. « Passé Simple », , 192 p. (ISBN 978-2-84910-767-6).
  • Albaric Alain, Le Grau-du-roi, éditions du Vent Large, 1995.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]