Alès

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Alès (homonymie) et Alais.

Alès
Alès
Centre-ville d'Alès
Blason de Alès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
(sous-préfecture)
Arrondissement Alès
(chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de Alès-1
Alès-2
Alès-3
Intercommunalité Alès Agglomération
(siège)
Maire
Mandat
Max Roustan
2014-2020
Code postal 30100
Code commune 30007
Démographie
Gentilé Alésiens[1]
Population
municipale
39 535 hab. (2015 en diminution de 4,05 % par rapport à 2010)
Densité 1 707 hab./km2
Population
aire urbaine
114 093 hab. (2014)
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 41″ nord, 4° 04′ 54″ est
Altitude Min. 116 m
Max. 356 m
Superficie 23,16 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ales.fr

Alès (prononcer /alɛs/) est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie. Elle est considérée comme la « capitale » des Cévennes.

Forte de 39 535 habitants (2015) et d'une densité de 1 707 hab./km2, Alès est la seule commune du département à dépasser une densité de 1 000 hab./km2. Par sa population, elle est la deuxième commune du Gard et la treizième de la région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Alésiens et Alésiennes.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située à 44 km au nord-nord-ouest de Nîmes, la ville d'Alès est édifiée dans une boucle du Gardon d'Alès dans la plaine, au pied des Cévennes. Considérée comme la « capitale » régionale[2], la cité cévenole constitue une bonne base de départ pour la découverte des Cévennes. La ville subit une extension géographique vers le sud.

Les villes notables les plus proches sont :

Rose des vents Rodez (191 km[3])
Mende (102 km[4])
Paris (672 km[5])
Clermont-Ferrand (258 km[6])
Lyon (247 km[7])
Montélimar (100 km[8])
Aubenas (74 km[9])
Rose des vents
Mont Aigoual (80 km[10])
Millau (141 km[11])
N Orange (74 km[12])
Carpentras (95 km[13])
O    Alès    E
S
Montpellier (81 km[14])
Toulouse (329 km[15])
Mer Méditerranée (82 km[16]) Nîmes (44 km[17])
Avignon (72 km[18])
Marseille (164 km[19])

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Alès
Cendras Saint-Martin-de-Valgalgues Saint-Privat-des-Vieux
Saint-Jean-du-Pin Alès Saint-Privat-des-Vieux
Saint-Christol-lès-Alès Saint-Christol-lès-Alès Saint-Hilaire-de-Brethmas

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Alès est méditerranéen, c’est-à-dire de type Csa selon la classification de Köppen-Geiger. Les saisons sont bien marquées, les hivers sont doux et pluvieux et les étés sont chauds et secs.

Table climatique d'Alès
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,8 1,3 4,2 6,6 10,1 13,5 15,9 15,6 13,2 8,9 4,8 2,1 8,1
Température moyenne (°C) 4,9 6 9,3 12 15,5 19,5 22,2 21,7 18,7 13,8 9 5,8 13,2
Température maximale moyenne (°C) 9 10,7 14,4 17,4 21 25,5 28,6 27,9 24,2 18,8 13,3 9,5 18,4
Précipitations (mm) 60 57 64 53 62 51 31 52 80 98 65 62 735
Source : « Table climatique Alès », sur climate-data.org


Alès, étant à la porte des Cévennes, souffre en automne (octobre/novembre) d'épisodes cévenols, ce sont de très violents orages causant de grandes inondations. En quelques heures, des centaines de millimètres d'eau peuvent tomber, soit l'équivalent de plusieurs mois de pluie. Cependant, la ville a pu se doter d'infrastructures suffisamment sûres pour éviter des dégâts gravissimes ou mortels[20].

Le climat de la région d'Alès est mesuré depuis 2014 à l'aide des relevés de la station météorologique de Saint-Hilaire-de-Brethmas qui se situe dans Alès Agglomération[21].

Transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le réseau, baptisé NTecC (Nouveau Transport en commun Cévenol), s'étend sur 100 communes du bassin alésien et est divisé en 2 zones. La gare routière, située juste à côté de la gare SNCF en centre-ville, constitue le nœud du réseau urbain et suburbain. Alès est également desservie par plusieurs lignes régionales du réseau liO.

Routes[modifier | modifier le code]

Rail[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare d'Alès.
La gare SNCF.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d’Alès est attesté sous la forme Alesto (sans date) à l'époque mérovingienne[22], ensuite sous la forme latinisée Alestum en 1120[23], puis Alest en 1190 et 1344, Alez ou Allès en 1435, Alais à partir de 1694[23]. En 1926, la graphie du nom de la ville est fixée. Sous l'impulsion du professeur Artigues, Alais devient donc Alès. À la fin des années 1980, la municipalité essaya de renommer la ville Alès-en-Cévennes afin de bénéficier des retombées d'images positives liées aux Cévennes. Albert Dauzat et Charles Rostaing considèrent le radical Al- comme une racine pré-latine obscure. Ils identifient un suffixe pré-latin -estum[24]. Ils rapprochent ce nom d’Alles-sur-Dordogne (Alas 1228, Alès jusqu'au XIXe siècle).

Les habitants d'Alès se nomment les Alésiens et les Alésiennes[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Certaines dénominations de quartiers, comme Larnac ou Croupilhac, témoignent de l'existence d'exploitations agricoles à l'époque gallo-romaine[réf. nécessaire].

Les fouilles sur la colline de l'Ermitage ont permis de mettre au jour des vestiges d'habitats gaulois du Ier siècle av. J.-C.[25], dont une mosaïque de l'époque de Jules César (première moitié du Ier siècle av. J.-C.). Ses dimensions (35 m2) et la qualité de ses décors permettent de situer Alès comme un oppidum tirant profit de sa situation à la frontière de la Gaule indépendante et de la province romaine de Gaule transalpine pour établir un commerce fructueux[26]. Un premier état de sol avec de la chaux a été retrouvé sous la mosaïque, datant de quelques années auparavant, ce qui laisse à penser qu'un "premier" état mosaïqué a existé.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alès était une cité sur la voie Regordane entre Le Puy et Saint-Gilles.

La famille d'Anduze puis sa descendante Narbonne Pelet était suzeraine d'Alès. On retrouve Raymond Pelet[27], coseigneur d'Alès, participant à la première croisade.

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège d'Alès.

En 1629, Louis XIII assiège la ville, alors haut-lieu de la résistance protestante, qui capitule après neuf jours. Le dimanche 17 juin 1629 au matin, Alès se rend, les quelque 2 300 hommes présents en ses murs ne purent rien devant l'armée du roi. Louis XIII fait son entrée à la tête de ses troupes par la porte de la Roque, accompagné par Richelieu en habit militaire. Les huguenots furent autorisés par le roi à partir pour Anduze contre la promesse expresse de ne plus porter les armes contre le roi. Le , Richelieu accorda aux protestants la paix d'Alès ou l'Édit de grâce. Cet édit, qui leur retirait les places fortes mais leur confirmait les garanties religieuses de l'édit de Nantes, a été signé par Richelieu au camp de Lédignan. Louis XIII aurait logé à l'auberge du Coq Hardi, dans la Grand'rue. Cette rue, aujourd'hui disparue comme tout le quartier, se situait au bas de l'actuelle rue Jules-Cazot. On peut voir le blason au restaurant du Coq Hardi, rue Mandajors.

Un fort de type Vauban, à l'instar de la citadelle de Montpellier, fut bâti après la révocation de l'édit de Nantes sur un point haut de la vieille ville, à l'emplacement des anciens châteaux des seigneurs afin d'y installer une garnison au milieu de la zone tenue par les protestants. Il a abrité un temps une maison d'arrêt. Dans les premières années du XVIIIe siècle éclata la révolte populaire dite « des Camisards ». En 1694 a été créé, sur ordre de Louis XIV, l'évêché d'Alais, dont les titulaires les plus actifs furent Mgr Charles de Bannes d'Avéjan et Mgr Jean-Louis du Buisson de Beauteville. Le dernier évêque, Mgr Louis-François de Bausset, abandonna son poste pendant la Révolution et l'évêché fut supprimé peu après, en 1790.

Époque industrielle[modifier | modifier le code]

Mine de Ladrecht à Saint-Martin-de-Valgalgues au nord d'Alès, chevalement du puits Fontanes, fermée en 1985.

Industrie liée à la houille[modifier | modifier le code]

Le crassier du site de Rochebelle après sa combustion, en mai 2009.
Sur le site de Ladrecht, le chevalement en béton du puits Destival (ici dans les années 1960) a été démoli en 2002, celui du puits Fontanes a été préservé.
Fresque réalisée en 1981 sur le site de la mine de Ladrecht en souvenir de la grève des mineurs de 1980-1981.
Article connexe : Mines de charbon des Cévennes.

Alès fut l'un des berceaux des charbonnages des Cévennes, à l'époque de Pierre-François Tubeuf et des premiers entrepreneurs du charbon français. Le charbon de terre est exploité depuis au moins le XIIIe siècle. La pénurie de bois qui survient au XVIIIe siècle stimule son exploitation. Le charbon est utilisé pour la production de chaux qui nécessite la cuisson de roche calcaire. Le charbon permet aussi de produire de l'acier. Ces exploitations étaient alors artisanales et indépendantes.

En 1773, l'entrepreneur Pierre-François Tubeuf obtient la concession exclusive des mines dans toute la région des Basses-Cévennes. Il fait creuser de nouveaux puits plus profonds et plus sophistiqués : systèmes de ventilation et de drainage. En 1788 Tubeuf crée la verrerie de Rochebelle et confie la gestion à l'abbé Bérard. Tubeuf entre en conflit avec les propriétaires terriens, et finalement, il est chassé en 1786. La concession dite « de Rochebelle et Cendras » est toutefois renouvelée à sa veuve et ses enfants en 1802.

1828 : cession à Bérard pour sa société d'exploration de mines qui est en train de créer les forges et fonderies de Tamaris, puis création de la société civile de Rochebelle et Trellys.

1834 : absorption par la Cie des Fonderies et Forges d'Alais qui exploite principalement pour l'usage de ses usines.

À partir du milieu du XIXe et jusqu'au milieu du XXe siècle, l'histoire de la ville est intimement liée à l'extraction du charbon. Elle va devenir un important centre industriel de la région surtout à partir de 1840, date à laquelle Alais est reliée par la ligne de chemin de fer Beaucaire-La Grand-Combe (une des premières en France) grâce à Paulin Talabot. D'autres lignes furent ensuite créées pour transporter le charbon, notamment la ligne Alès-Bessèges. La ville d'Alais est alors le pôle principal du bassin houiller des Cévennes.

Le , une ordonnance royale institua à Alais une école pratique destinée à former des maîtres-ouvriers-mineurs. Ce n'est qu'en novembre 1845 que la première promotion fut installée dans les locaux du collège d'Alais. Cet établissement est aujourd'hui une école d'ingénieurs réputée, l'école des Mines d'Alès.

1873 : modification du nom en Cie des Mines, Fonderies et Forges d'Alais.

1878 : séparation difficile des activités et création avec des capitaux lyonnais de la S.A. des « Houillères de Rochebelle » qui renouvelle les installations, creuse de nouveaux puits de mine etc. Nationalisation en 1946 au sein des « Houillères du Bassin des Cévennes » (secteur sud). Concentration progressive sur le siège modernisé de Ladrecht (puits Fontanes et Destival).

Le site de Rochebelle, dans la commune, sur la rive droite du Gardon, a cessé son activité en 1968, celui de Ladrecht en 1985.

Du 5 mai 1980 au 10 juin 1981, une grève des mineurs de Ladrecht, fut la plus longue d'Europe avec occupation du fond (13 mois). Une grande peinture symbolique en solidarité avec les mineurs a été réalisée en 1981 sur le mur de soutènement en béton du puits Fontanes.

Aujourd'hui, si le chevalement métallique de Fontanes sur l'ancienne mine de Ladrecht a pu être sauvegardé dans le cadre de la Communauté de Communes du Grand Alès, si la molette du puits Destival a trouvé une place sur un rond-point de Saint-Martin-de-Valgalgues, le chevalement béton du puits Destival, très dégradé, présentait un danger pour les personnes qui travaillent sur le site (chutes de blocs de béton). Aussi, après consultation des collectivités, les autorités ont décidé de le démolir. Au cours de la démolition, le bâtiment voisin affecté à la collecte des déchets de la Communauté de communes a d'ailleurs été très sérieusement endommagé.

Il était cependant important de maintenir sur ce lieu le souvenir de l'histoire industrielle et sociale ancrée dans la mémoire collective des populations du bassin minier d'Alès et de sa région.

Au nord-ouest de la ville, aux portes des habitations, s'élève le mont Ricateau (du nom d'un ancien directeur des houillères locales), crassier de l'ancien site minier de Rochebelle. Depuis un incendie de forêt (24 juillet 2004), ce terril est entré en combustion souterraine.

Production de soie[modifier | modifier le code]

En juin 1865, Jean-Baptiste Dumas fait appel à son ancien élève, Louis Pasteur pour venir étudier une maladie inconnue qui décime les élevages de vers à soie. Louis Pasteur arrive à Alais le 7 juin 1865 et s'installe à la magnanerie de Pont de Gisquet[28] sur la route qui mène à Saint-Jean-du-Pin. Après quatre années de recherche, il découvre comment identifier les papillons malades et permet ainsi leur éradication avant que tout l'élevage ne soit infesté. Il sauve ainsi en partie l'industrie de la soie dans les Cévennes. Mais elle déclinera à cause de la concurrence asiatique, amplifiée par l'ouverture du Canal de Suez.

Une difficile reconversion[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la reconversion du bassin minier gardois, la Manufacture française de pianos (MFP) s'installa en 1973 à Alès. Elle a fabriqué des instruments sous la marque Rameau, Gaveau, Érard, puis Pleyel en 1997. En 2007, Pleyel a définitivement fermé son implantation alésienne (43 salariés).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ville est libérée par la 1re DB[29] le 21 août 1944.

Depuis la Libération[modifier | modifier le code]

Cette photo montre la nette séparation entre les bâtiments anciens préservés (à droite) et les constructions récentes des années 1960 bâties sur la partie du centre ancien démoli.

Grève des mineurs de 1948[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Jean-Baptiste côtoie les bâtiments modernes.

Le 28 octobre 1948, lors de la grande grève des mineurs, réprimée sur ordre du ministre socialiste Jules Moch qui envoie des blindés en Lorraine, les mineurs de la région d'Alès sont en grève. Lors d'une manifestation, un maçon solidaire, Max Chaptal, tente de franchir un barrage sur un pont. Il est abattu d'une rafale de mitrailleuse tirée d'un char. Les chars tirent au canon sur plusieurs barrages des grévistes. C'est à ce moment-là que naît le slogan CRS-SS[30],[31],[32]. Un quai du centre-ville porte son nom en mémoire de cet évènement.

Centre-ville des années 1960[modifier | modifier le code]

À la fin de l'année 1956 et durant les années 1960-70, sous les mandats de Paul Béchard et Roger Roucaute, une grande partie du centre historique d'Alès remontant à la période médiévale, en mauvais état général, située à l'ouest et au nord de la cathédrale en direction du Gardon, fut entièrement rasée pour laisser place à une architecture typique des « grands ensembles » des années 1960 de type ZUP et barres HLM. L'ancien lycée Jean-Baptiste Dumas, édifié à la fin du XIXe siècle, sur le même modèle que celui du lycée Daudet de Nîmes, et auquel on accédait par une rotonde d'angle surmontée d'une horloge fut également démoli. Son espace abrite aujourd'hui le théâtre ("Le Cratère") et la médiathèque. L'ancien théâtre à l'italienne, installé au sein de l'ancienne église des Cordeliers donnant sur la place de l'Hôtel de ville, fut encore démoli dans les années 1960. Le bâtiment de la "gare du Rhône" du début du XXe siècle, ancienne ligne reliant Alais à Bagnols-sur-Cèze, désaffecté, disparut...

Lors de cette période furent détruits : l'ancienne maison consulaire ; l'ancienne auberge du Coq Hardi dont la façade avait été certes remaniée en 1898 dans le « style troubadour » avec tour arborant mâchicoulis et créneaux ; de l'autre côté de la rue, une maison dont l'ornementation des arcades « en pointe » au rez-de-chaussée et les fenêtres à croisée de meneaux des étages faisait la transition entre le gothique flamboyant et la Renaissance datait aussi du milieu du XIXe siècle et ne manquait pas de compléter cet ensemble fort pittoresque. Dans le quartier de la rue Soubeyranne l'ancien couvent des Dominicains avec son cloître à voûtes d’arêtes, ses escaliers à balustres, la chapelle de la Présentation surmontée d'un clocher pointu en tuiles d'écailles vernissées à pans coupés, l'ancien hôtel des « Ours de Mandajors » d'époque Louis XV aux riches décors intérieurs, la place du Marché -de forme rectangulaire- à proximité des quais du Gardon et dont les rez-de-chaussée des maisons comportaient soixante arcades (cette place dont l'ordonnancement n'était pas sans rappeler celles de Sommières ou d'Uzès était prolongée d'une rue arborant le même type d'architecture), la « maison des Appeaux » la « maison Ollier » pourtant inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1955 arborait, pour sa part, une remarquable façade d'époque Louis XV richement ornée de sculptures et balcons ouvragés, la place de l'Abbaye qui comportait encore des vestiges de l'ancienne abbaye Sainte-Claire, etc. Signalons enfin de nombreuses rues et passages étroits, parfois couverts, des venelles, avec des arches de soutènement comme à Sommières.

Alès s'est actuellement lancée dans un projet de rénovation de son centre-ville avec pour objectif un développement durable à travers la réalisation d'un écoquartier[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le quartier des Cévennes, grand ensemble de logements construit dans les années 1960.
Le quartier de Rochebelle sur la rive droite du Gardon.
Alès sous la neige vue depuis Conilhères en janvier 2010.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Alès.

Liste des maires depuis la Libération :

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Gabriel Roucaute PCF Député du Gard (1945-1958)
1947 1948 Paul Béchard SFIO Député du Gard (1945-1948, 1951-1955) puis de la quatrième circonscription du Gard (1958-1967)
Secrétaire d'État à plusieurs reprises (entre 1946 et 1948)
1948 1953 Marcel Barreau SFIO Conseiller général du canton d'Alès-Ouest (1949-1955)
1953 1965 Paul Béchard SFIO Député du Gard (1945-1948, 1951-1955) puis de la quatrième circonscription du Gard (1958-1967)
Conseiller général du canton de Pont-Saint-Esprit (1958-1973)
Président du conseil général du Gard (1961-1973))
Sénateur du Gard (1955-1958)
1965 1985 Roger Roucaute PCF Député de l'Ardèche (1945-1951, 1956-1958)
Député de la troisième circonscription du Gard (1962-1978)
1985 1989 Gilbert Millet PCF Député de la quatrième circonscription du Gard (1967-1968, 1973-1981, 1988-1993)
1989 1995 Alain Fabre PS  
1995 en cours Max Roustan UMP puis LR Député de la quatrième circonscription du Gard (1993-1997, 2002-2012)
Conseiller régional du Languedoc-Roussillon (1998-2002)
Sénateur (démissionnaire) en 2017
Président d'Alès Agglomération
Les données manquantes sont à compléter.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Les cantons d'Alès.

Alès est l'une des deux sous-préfectures du Gard, avec Le Vigan. L'arrondissement d'Alès comprend douze cantons.

La commune d'Alès est divisée en trois cantons dont elle est le chef-lieu :

Alès est le siège d'un tribunal de grande instance.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[37],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 39 535 habitants[Note 2], en diminution de 4,05 % par rapport à 2010 (Gard : +4,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 0208 9449 3879 90612 07713 56615 88417 83818 871
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
20 08420 25719 96419 23020 89322 25522 51424 35624 382
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
24 94027 43529 83136 45542 02143 24841 38534 73136 893
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
41 36042 81844 24543 26841 03739 34639 94340 85139 535
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2014, la suivante :

  • 45,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 17 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 16,1 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, 60 à 74 ans = 16,6 %, 75 à 89 ans = 9,6 %, 90 ans et plus = 1,1 %) ;
  • 54,7 % de femmes (0 à 14 ans = 14,6 %, 15 à 29 ans = 15,6 %, 30 à 44 ans = 15,1 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, 60 à 74 ans = 18 %, 75 à 89 ans = 15,2 %, 90 ans et plus = 2,1 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (31,7 %) est en effet supérieur aux taux national (24,4 %) et départemental (27,6 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,7 %) est supérieur de plus de trois points au taux national (51,6 %).

Pyramide des âges à Alès en 2014 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ans ou +
2,1 
9,6 
75 à 89 ans
15,2 
16,6 
60 à 74 ans
18 
19,1 
45 à 59 ans
19,4 
16,1 
30 à 44 ans
15,1 
20,6 
15 à 29 ans
15,6 
17 
0 à 14 ans
14,6 
Pyramide des âges du département du Gard en 2014 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ans ou +
1,7 
7,5 
75 à 89 ans
10,3 
17,2 
60 à 74 ans
17,6 
20,7 
45 à 59 ans
20,6 
18,1 
30 à 44 ans
17,9 
16,8 
15 à 29 ans
15,2 
18,9 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Lycée Professionnel Privé Cévenol
  • Lycée de La Salle.
  • Lycée Jean-Baptiste Dumas.
  • Lycée Jacques Prévert.
  • Lycée Bellevue

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

  • École des mines d'Alès, grande école d'ingénieurs.
  • Institut de Formation en Soins Infirmiers (I.F.S.I.) du centre hospitalier d'Alès[42].
  • Institut Européen de Mécanique Sportive (I.E.M.S.), grande école de techniciens supérieurs en compétition automobile.
  • IFC

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Concert de l'Épiphanie, concert gratuit de musique classique, au Cratère (premier dimanche de janvier)
  • Début mars, le Festival Cinéma d'Alès Itinérances propose plus de 200 films dans 6 salles de la ville et accueille tous les ans près de 45 000 spectateurs.
  • Festival de la Meuh Folle (mars), festival de musiques actuelles.
  • Depuis 2008, Alès accueille le Pôle National des Arts du Cirque de la Verrerie, dans le quartier de Rochebelle. Le Pôle est à l'origine de plusieurs festivals dans la région, notamment la Semaine du cirque (début juin) ou Cirque en marche (novembre) à Alès.
  • Week-end de l'Ascension, feria d'Alès dans les arènes du Tempéras. La ville est membre de l'Union des villes taurines françaises.
  • Nuit des Musées (mai). Mis en place en 2005, cet événement propose la découverte des musées en nocturne.
  • Semaine des Fous Chantants d'Alès, dernière semaine de juillet. 1 000 choristes travaillent ensemble durant une semaine sous la direction de chefs de chœur internationaux en hommage musical à un grand chanteur francophone. Concert final le dernier samedi de juillet.
  • Scène nationale Cratère Théâtre
  • Cratère Surfaces, festival des arts de la rue (début juillet).
  • Estiv'Alès, animations en cœur de ville (juillet-août)
  • Nuit des Camisards, pièce de théâtre retraçant les débuts de la guerre des camisards, jouée en plein air (juillet-août)
  • Fête des associations (septembre)
  • Semaine cévenole (octobre, tous les deux ans). Cet événement gratuit, créé en 2010 par la Ville d’Alès, vise à décliner, à chaque édition, un pan de l’histoire cévenole. Le programme, très riche à chaque édition, comprend des défilés costumés dans les rues de la ville, un repas populaire en plein air, un marché artisanal avec ateliers de fabrication, un campement militaire, des projections de films, des spectacles vivants sur scène, des tournois de chevalerie, des feux d’artifice, des expositions, des visites guidées, des concerts[43].
  • Festivités de Noël (décembre)

Sports[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Stade Pierre-Pibarot
  • Pôle Mécanique Alès-Cévennes
  • Stade d'athlétisme Raphaël-Pujazon
  • Centre nautique Le Toboggan (2 bassins dont 1 ludique)
  • Halle des sports de Clavières
  • Golf Club Alès Ribaute, à Ribaute-les-Tavernes
  • Stade de la Montée de Silhol
  • Piscine municipale d'été de Cauvel (2 bassins)
  • Patinoire « Skating Center »
  • Salle de roller de La Prairie
  • Centre équestre
  • FitPoints
  • Parc de la Tour Vieille, mini-golf

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Unité ayant été stationnée à Alès :

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Deux titres de presse sont distribués à Alès : le Midi libre, quotidien régional créé le à Montpellier et dont une agence est implantée à Alès depuis 1944 — l'édition locale couvre un territoire d'une centaine de communes, correspondant à l'arrondissement d'Alès —, et Alès Agglo, mensuel gratuit d'Alès Agglomération.

Télévision[modifier | modifier le code]

Deux chaînes de télévision locales sont diffusées à Alès et dans sa région :

  • France 3 Languedoc-Roussillon est diffusée à Alès sous le nom de « France 3 Pays Gardois ». Elle propose, en plus des programmes régionaux de France 3, une édition locale consacrée au Gard lors du 12/13 et du 19/20.
  • ViàOccitanie, sous l'appellation ViàPays Gardois.

Radio[modifier | modifier le code]

Plusieurs stations de radio locales peuvent être reçues à Alès :

Internet[modifier | modifier le code]

L'actualité de la ville d'Alès est relayée sur internet par les sites suivants:

  • ales.fr : actualité d'Alès et de son agglomération, agenda, communiqués, clips vidéo.
  • objectifgard.com : actualité politique, économique, culturelle et sportive de la ville d'Alès et du département du Gard.

Économie[modifier | modifier le code]

Alès est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Alès Cévennes. Elle gère l'aérodrome d'Alès Cévennes et le centre de formation d'apprentis.

Alès abrite le siège social de 867 entreorises dont 21 réalisant un chiffre d'affaire de plus de 10 millions d'euros[49].

Foires[modifier | modifier le code]

Trois foires traditionnelles ont lieu chaque année :

  • foire de la Saint-Antoine, le 17 janvier ;
  • foire de printemps, le 27 avril ;
  • foire de la Saint-Barthélémy, le 24 août ;

Ces dates sont reportées au jour suivant si elles correspondent à un dimanche ou à un jour férié.

  • Fête de la Châtaigne (septembre-octobre)

Industries[modifier | modifier le code]

  • PGO, constructeur automobile spécialisé dans les petites séries : Speedster II, Cévennes 180 (présenté au Mondial de l'Automobile 2004). Le rythme de production de PGO est d'une voiture par jour. PGO a été placé en redressement judiciaire en octobre 2018[50].
  • Crouzet Automatismes (Groupe Schneider Electric) : fabrication de micro-moteurs électriques - siège social à Valence.
  • Merlin Gerin (Groupe Schneider Electric) : fabrication de disjoncteurs - employait 346 personnes en 2016.
  • LFB Biomanufacturing (Groupe LFB) : fabrication biotechnologique de protéines thérapeutiques - employait 67 personnes en 2017.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de production de l'olive de Nîmes.

En octobre 2015, l'association L214 diffuse une vidéo montée à partir de plusieurs heures de rushs filmés en caméra cachée dans l'abattoir municipal d'Alès avec un commentaire d'Hélène de Fougerolles. On y voit l'abattage dans une grande souffrance de chevaux, cochons et bovins ainsi que de mauvaises conditions d'hygiène. Les images reprises par de nombreux médias poussent le maire Max Roustan à fermer à titre conservatoire l'abattoir et le parquet à ouvrir une enquête pour cruauté envers les animaux[51]. L'abattoir municipal abattait pour le commerce hallal, qui n'impose pas que la bête soit étourdie avant d'être abattue[52], 30 à 40 % des animaux[53].

Alès accueille le siège de l'association Nature et progrès.

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu médian annuel des Alésiens s'élève à 14 720 €. Il est moins élevé que le revenu médian de la France.

60,2 % des foyers fiscaux de la ville sont non imposables

Elle affiche un taux de pauvreté de 28,4 %, soit 14,5 points de plus que le taux de pauvreté français (13,9 %)[54].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Le fort Vauban[modifier | modifier le code]

Vue du fort depuis les quais du Gardon.
Article détaillé : Fort Vauban (Alès).

Le fort Vauban (XVIIe siècle) est inscrit Monument historique. La citadelle d'Alès, dite fort Vauban, fut construite en 1688 au lendemain de la révocation de l'Édit de Nantes. Elle fut édifiée sur la butte de la Roque qui dominait la ville, à l’emplacement des deux châteaux des seigneurs d’Alès. Son rôle était double : abriter une garnison qui contrôlait ceux dont la religion protestante venait d’être interdite et enfermer les récalcitrants. Entouré de son parc, il est le lieu, en été, de nombreux spectacles dans son théâtre de verdure et alentour. Très bel escalier en "fer à cheval" dit de la Maréchale.

La colline de l'Ermitage[modifier | modifier le code]

La colline de l'Ermitage est le lieu de vestiges d'un oppidum pré-romain (classé Monument historique). Depuis le belvédère de la chapelle surmontée d'une statue de la Vierge, dite "Notre-Dame des Mines", point de vue unique sur la ville et panorama grandiose sur les Cévennes.

L'Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de ville d'Alès.
Article détaillé : Hôtel de ville d'Alès.

L'Hôtel de ville (XVIIIe siècle) voit sa façade, donnant sur la place, inscrite Monument historique. Avec la toiture, elles furent construites en 1752 par l'architecte Rollin. Dans la cage d'escalier on peut admirer le vitrail commandé par la municipalité à l'artiste Pierre-André Benoit et le tableau peint par Cabannes commémorant la signature de la paix d'Alès.

Les arènes du Tempéras[modifier | modifier le code]

Arènes du Tempéras, à Alès.
Article détaillé : Arènes du Tempéras.

Construites en 1891 pour accueillir des courses espagnoles, elles se sont heurtées aux interdictions de la loi et ne retrouvent leur fonction initiale qu'en 1966. Elles ont une capacité d'accueil de 3 300 places.

Mairie Prim'[modifier | modifier le code]

Édifice labellisé Patrimoine du XXe siècle, Mairie Prim' est l'ancienne agence centrale du Crédit Agricole d'Alès, construite en 1972 par Joseph Massota. Cet immeuble est remarquable par sa façade animée de brise-soleil et ses volumes intérieurs. On remarque également l'escalier, le plafond de la salle de conférences, l'entrée décorée par un mural de céramique de l'artiste Pierre Saint-Paul.

Fontaine Estelle et Némorin[modifier | modifier le code]

La statue d'Estelle et Némorin, deux personnages d'une pastorale de Jean-Pierre Claris de Florian, fut érigée en 1896, à l'initiative de la Société scientifique et littéraire d'Alais. Initialement, elle représentait Florian en gentilhomme, debout, une épée au côté, sur un socle de pierre sur lequel étaient adossés Estelle et Némorin. Cette statue de Florian ainsi que le cartouche furent fondus en 1942 sous le régime de Vichy. Seuls subsistent Estelle et Némorin, d'où sortent plusieurs jets d'eau, le tout étant entouré d'un bassin circulaire[55],[56].

Autres édifices[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Jean-Baptiste

La cathédrale Saint-Jean-Baptiste (XVIIIe siècle) est classée Monument historique. Elle est édifiée sur les restes d'une ancienne église carolingienne, elle-même située sur l'emplacement d'un temple gallo-romain. Le clocher-porche, massive tour carrée, possède quelques éléments de l'édifice antérieur datant des XIIe et XVe siècles. À l'origine surmonté d'un dôme recouvert de plomb détruit par la foudre en 1775, il est surmonté d'un gracieux campanile en forme de flèche en fer forgé datant de 1776 qui abrite la cloche des heures. La nef est couverte de voûtes sur croisées d'ogives dont la hauteur atteint 20 mètres et le chœur est entouré d'une imposante colonnade de style Louis XVI. Une haute coupole surmonte la croisée du transept.

Le temple protestant[modifier | modifier le code]

Le temple protestant

Le temple actuel se trouve à l’emplacement d’un temple qui fut inauguré en 1563 et démoli en 1685, année de la révocation de l’édit de Nantes.

Au tout début du XVIIIe siècle, les pénitents érigèrent leur chapelle sur le site.

À la Révolution française, la chapelle des Pénitents fut vendue comme bien national et « acquise aux enchères publiques, le 14 décembre 1792 par le sieur Teissier, agissant au nom des citoyens non catholiques d’Alais. » La confrérie des pénitents, soutenue par le curé Taisson, s’est ensuite réunie, à partir de 1814, dans la sacristie de l’église Saint-Jean, avant d’acquérir en 1820, avec l’aide financière des fidèles, l’ancienne église du couvent des Capucins. Suite au lancement d’une souscription, le site fut acheté par l’Église réformée et une contribution de la ville.

De style néo-roman, l'édifice se distingue des autres temples de la région par la recherche décorative qui l'anime. Venant remplacer l'ancienne chapelle devenue trop petite pour accueillir les fidèles, le temple fut construit entre 1864 et 1869 sur les plans de l'architecte Henri Révoil. À l'intérieur, on peut admirer de remarquables sculptures de Paul-Hubert Colin, les vitraux du maître-verrier avignonnais Martin mais aussi du mobilier (chaire et bancs) du menuisier nîmois Nougaret[57].

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Rochebelle[modifier | modifier le code]

Notre-Dame-de-l'Assomption de Rochebelle

Construite au XIXe siècle par l'architecte Henri Révoil, c'est une église paroissiale de style néo-roman qui présente un plan à trois nefs, avec un transept peu marqué. Le chœur est prolongé par une abside profonde, flanquée de deux absidioles formant les chapelles. La coupole du clocher en forme de tiare supporte une statue de la Vierge Marie, haute de 4,5 mètres, faite en cuivre repoussé.

L'église Saint-Joseph[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Joseph

L'église Saint-Joseph (XIXe siècle) a pour originalité les deux chapelles attenantes rassemblées en une seule en 1910 pour accueillir une communauté plus nombreuse. Le chœur de l'église actuelle est installé dans la nef de l'ancienne chapelle des religieuses du Sacré-Cœur. Pour pallier l'effet de fond plat, un trompe-l'œil a été dessiné par M. Delorme du service patrimoine de la Ville d'Alès. Les travaux ont été effectués par l'artiste peintre Madeleine Pons.

L'ancien palais épiscopal[modifier | modifier le code]

L'ancien palais épiscopal (XVIIIe siècle) est visible de l'extérieur. Il est l'actuel siège de la Caisse d'Épargne, classé Monument historique.

La chapelle de l'Ermitage de Notre-Dame-des-Mines[modifier | modifier le code]

La chapelle de l'Ermitage de Notre-Dame-des-Mines (XIIIe siècle) est surmontée d'une statue de la Vierge Marie en fonte peinte en blanc et offre un superbe panorama sur la ville. Au début du XXe siècle l'Ermitage est un lieu de pèlerinage, où l'on accède à pied par des chemins très pentus, et il le restera jusque dans les années 1950. En 1872 les bâtiments furent achetés par l'abbé Bourély, abbé de Rochebelle, à un particulier qui en avait fait sa résidence d'été. Il y instaura un culte à Notre-Dame-des-Mines et y fit installer la statue de la Vierge Marie en 1874, laquelle fut donnée par des administrateurs des forges d'Alais. L'abbé Bourély œuvra pour l'Ermitage à la suite du vœu qu'il fit en 1854 de remercier la Vierge d'avoir épargné Alais des fléaux de la peste et du choléra[58].

L'ancienne église des Cordeliers[modifier | modifier le code]

L'ancienne église des Cordeliers (XVIIe siècle-XIXe siècle) est l'actuel bureau d'information touristique de la ville d'Alès.

L'église Saint-Éloi de Tamaris[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Éloi de Tamaris

L'église Saint-Éloi de Tamaris (XIXe siècle) fut conçue par l'architecte Henri Révoil.

Autres édifices[modifier | modifier le code]

  • Abbaye ruinée de la Gleisette (XIIIe siècle), sur la colline de Saint-Germain-de-Montaigu.
  • Ermitage Saint-Julien-des-Causses, sur la colline de l'Ermitage.
  • Église Sainte-Bernadette (XXe siècle)

Parcs et environnement[modifier | modifier le code]

Alès, ville à « 4 fleurs »[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, la ville d'Alès fait partie des 226 communes françaises qui bénéficient du label « ville fleurie » avec « 4 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris. Cette distinction soumise tous les trois ans à l’appréciation d’un jury national et renouvelé en 2011, 2014 et 2017 à Alès, récompense la qualité du travail des équipes du service des Espaces verts de la ville et s'assure que les critères d'évaluation sont bien respectés[61].

Marianne d'Or[modifier | modifier le code]

Le concours national de la Marianne d’Or récompense chaque année le dévouement, la créativité, les innovations et la passion pour la démocratie de proximité des élus de la République.

En 2007, la Ville d’Alès a reçu une Marianne d’Or pour sa politique environnementale (sur 25 Mariannes de ce type remises en France)[62].

Éco-trophée[modifier | modifier le code]

En 2009, la Ville d’Alès a reçu le prix national des trophées Éco-actions pour son hôpital, premier établissement de santé en France à être construit selon les normes Haute qualité environnementale[62].

Capitale française de la biodiversité[modifier | modifier le code]

En 2010, Alès est primée « capitale française de la biodiversité » en recevant le second prix de ce concours européen parmi 80 villes candidates. Elle a de nouveau été primée en 2013, 2014 et 2015[62].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Multiplex CinéPlanet : huit salles pour 1 312 places avec Dolby Atmos.

Art et culture[modifier | modifier le code]

Le théâtre du Cratère.
  • Théâtre du Cratère

Le Cratère accueille chaque année, de septembre à juillet, plus de 80 000 spectateurs pour ses spectacles largement ouverts aux expressions artistiques. Le théâtre, la danse, la musique, le cirque et les arts de la rue sont privilégiés en donnant une priorité à la création contemporaine, avec une politique de résidences et de partenariats.

Avec une salle de 885 places, et un plateau de 21 mètres très professionnellement équipé, le Cratère bénéficie d’un outil performant qui a fait l’objet d’une importante rénovation et d’une extension entre 2003 et 2005. Une deuxième salle de 190 places y a notamment été aménagée. Ces travaux ont permis de placer la scène nationale d’Alès parmi les tout premiers pôles culturels en région tant par sa capacité, que sa qualité[63].

  • Médiathèque Alphonse-Daudet

Inaugurée le 15 janvier 2000, la médiathèque Alphonse-Daudet va connaître un agrandissement de 900 m2, la création d'une entrée directe et unique, l'aménagement d'espaces modulables, d'un coin lecture/café et d'un espace jeux vidéo, ainsi que l'implantation d'un service drive pour récupérer ses emprunts réservés par internet sans descendre de voiture. Parallèlement, 110 000 documents vont être triés et les collections renouvelées afin de les rendre compatibles, par l'insertion de puces électroniques, avec le système d'automatisation des prêts qui sera proposé. La réouverture de la médiathèque est prévue fin 2019[64].

  • Conservatoire intercommunal Maurice André

En 2018, la qualité de l'enseignement de l'école de musique d'Alès Agglomération est reconnue par la Direction régionale des Affaires culturelles par une labellisation qui lui accorde le titre de conservatoire. Il comprend actuellement 1 465 élèves pour 65 professeurs, 22 disciplines y sont enseignées au sein de dix sites présents dans Alès Agglomération. Le conservatoire intercommunal Maurice André propose 80 concerts, auditions ou rencontres musicales chaque année[65].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Dans son roman Le Petit Chose, Alphonse Daudet a utilisé son expérience de surveillant pendant deux ans dans une des écoles de la ville d'Alès.

Monuments et lieux remarquables à proximité[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sciences[modifier | modifier le code]

Arts et lettres[modifier | modifier le code]

Maurice André, trompettiste, né à Alès.

Armée[modifier | modifier le code]

Médias et spectacles[modifier | modifier le code]

Julien Doré, auteur-compositeur-interprète, né à Alès.

Sports[modifier | modifier le code]

Romain Dumas, pilote automobile, né à Alès.

Autres[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes du Gard.
Blason d'Alès

Les armes d'Alès se blasonnent ainsi :

De gueules au demi-vol d'argent[69].

Ce blason est directement hérité de la famille noble du marquis Bérard de Montalet de Saint-Pierre (son château est le château de Potelières, au nord d'Alès), grande famille nobiliaire du Languedoc, qui fut maire d'Alès (Nobiliaire de Provence, de René Borricand ; Histoire de la noblesse du Comtat Venaissin, de Pithon-Curt[70]).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alès, capitale des Cévennes: vie politique, religieuse, intellectuelle, économique et sociale / Marcel Bruyère . - Nîmes : Mauger, 1948
  • Alès au fil des ans et des hommes : chronologie et lexique de l'histoire d'Alès des origines à 1900 / Jean Médard. - Alès : Amis du vieil Alais, 1992
  • Alès plurielle et singulière / Jean Carrière, Jean-Pierre Chabrol ; photogr. Alain Gas. - Marguerittes : Equinoxe, 1991
  • La Cathédrale Saint-Jean d'Alès / Paul-Jean Roux. - Avignon : Aubanel, 1953
  • Cent cinquante ans de l'École des Mines d'Alès / photogr. Raymond Depardon, photogr. Tony Iacoponelli. - Alès : École des Mines d'Alès, 1993.
  • Description de la ville d'Alais et de ses environs / François Bonnal-Ollive. - Avignon : Niel, 1788
  • Étude sur la ville d'Alais : origines de la ville, ses agrandissements successifs / Amédée Gros. - Alès : Martin, 1893
  • Histoire de la ville d'Alais : de 1250 à 1340 / Achille Bardon. - Nîmes : Lacour, 1988
  • Histoire de la ville d'Alais : 1341-1461 / Achille Bardon. - Nîmes : Lacour, 1990
  • Précis des usages et coutumes de l'arrondissement d'Alès / I. Platon. - Nîmes : Lacour, 1991
  • Promenade dans Alès / Alain André ; préf. Auguste Roustan. - Montpellier : Presses du Languedoc, 1995
  • Recherches historiques sur la ville d'Alais / Duclaux-Monteil ; J.M. Marette ; Maximin Dhombres. - Alès : Martin, 1860. Lire en ligne.
  • Le Vieil Alais disparu / Jean Médard ; ill. Michel Vincent. - Alès : Amis du vieil Alais, 1988
  • Le Vieil Alais oublié, t. I et t. II / Jean Médard, Michel Vincent. - Alès : Amis du vieil Alais, 1989
  • Alès Insolite / Alain André / préf. Thierry Montaner. - Montpellier Nouvelles Presses du Languedoc, 2006.
  • Le grand livre du vieil Alès disparu / Michel Vincent avec "l'association pour le musée du vieil Alais" et " Cévennes Magazine" – Nîmes, imprimerie Delta Color, 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b habitants.fr, « Gard > Alès (30100) » (consulté le 24 juin 2012)
  2. Marcel Bruyère, Alès, Capitale des Cévennes : Vie politique, Religieuse, Intellectuelle, Économique et Sociale, Lacour - Ollié, , 2e éd. (ISBN 978-2-7504-2143-4)
  3. Alès - Rodez
  4. Alès - Mende
  5. Alès - Paris
  6. Alès - Clermont-Ferrand
  7. Alès - Lyon
  8. Alès - Montélimar
  9. Alès - Aubenas
  10. Alès - Mont Aigoual
  11. Alès - Millau
  12. Alès - Orange
  13. Alès - Carpentras
  14. Alès - Montpellier
  15. Alès - Toulouse
  16. Alès - Le Grau-du-Roi
  17. Alès - Nîmes
  18. Alès - Avignon
  19. Alès - Marseille
  20. « Comment expliquer les déluges répétitifs et les inondations dans le Sud-Est de la France ? (vidéo) - notre-planete.info », sur www.notre-planete.info (consulté le 25 septembre 2017)
  21. « Météo Alès : Prévisions Observations Webcams à Alès Cévennes Gard », sur www.meteoales.fr (consulté le 16 avril 2018)
  22. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 10a
  23. a et b M. Bruyère, Alès, capitale des Cévennes: vie politique, religieuse, intellectuelle, religieuse et sociale - Nîmes, 1948
  24. A. Dauzat et Ch. Rostaing, op. cit.
  25. « CNRS », sur cat.inist.fr (consulté le 7 février 2015)
  26. Fabienne Olmer, « UMR5140 Archéologie des sociétés méditerranéennes : Découverte d’une mosaïque exceptionnelle à Alès », site du CNRS, « cnrs.fr », sur www.cnrs.fr (consulté le 7 février 2015), consulté le 22 octobre 2008
  27. « Raymond Ier de Narbonne-Pelet », sur genealogiequebec.info (consulté le 7 février 2015)
  28. « Visible sur GoogleStreet », sur maps.google.fr (consulté le 7 février 2015)
  29. Stéphane Simonnet, Claire Levasseur (cartogr.) et Guillaume Balavoine (cartogr.) (préf. Olivier Wieviorka), Atlas de la libération de la France : 6 juin 1944- 8 mai 1945 : des débarquements aux villes libérées, Paris, éd. Autrement, coll. « Atlas-Mémoire », (1re éd. 1994), 79 p. (ISBN 978-2-746-70495-4 et 2-746-70495-1, OCLC 417826733, notice BnF no FRBNF39169074), p. 32
  30. « La révolte du Pays noir », sur Le Parisien, (consulté le 22 mars 2017)
  31. Achille Blondeau, « déroulement et enjeux de la grève de 1948 »
  32. Dominique Simonnot, Plus noir dans la nuit: La Grande grève des mineurs de 1948, Calmann-Lévy, 2014. [1]
  33. Comparateur de territoire - Unité urbaine d'Alès, consulté le 6 mai 2018.
  34. Insee - Chiffres clés Évolution et structure de la population de la communauté d'agglomération Alès Agglomération au recensement de 2013, consulté le 3 novembre 2016.
  35. Comparateur de territoire - Aire urbaine d'Alès, consulté le 6 mai 2018.
  36. Arrondissement d'Alès, consulté le 6 mai 2018.
  37. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  38. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  39. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  40. « Évolution et structure de la population à Alès en 2014 », sur insee.fr (consulté le 8 mai 2018)
  41. « Résultats du recensement de la population du Gard en 2014 », sur insee.fr (consulté le 8 mai 2018)
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  49. « Créer des listes personnalisées d'entreprises avec Verif.com », sur www.verif.com (consulté le 25 octobre 2018)
  50. nc, « pgo... », midi libre,‎ 20 octobre 2018 8h17
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