Pézenas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Pézenas
Pézenas
Le cours Jean Jaurès
Blason de Pézenas
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Intercommunalité Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée
Maire
Mandat
Armand Rivière
2020-2026
Code postal 34120
Code commune 34199
Démographie
Gentilé Piscénois
Population
municipale
8 280 hab. (2017 en diminution de 0,44 % par rapport à 2012)
Densité 280 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 38″ nord, 3° 25′ 25″ est
Altitude Min. 13 m
Max. 96 m
Superficie 29,56 km2
Élections
Départementales Canton de Pézenas
(bureau centralisateur)
Législatives Septième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Pézenas
Géolocalisation sur la carte : Hérault
Voir sur la carte topographique de l'Hérault
City locator 14.svg
Pézenas
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pézenas
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pézenas
Liens
Site web ville-pezenas.fr

Pézenas est une commune française située dans le département de l'Hérault, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Piscénois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situation de Pézenas.

Commune traversée par la rivière la Peyne, Pézenas est située dans la plaine du fleuve l'Hérault, à environ 20 kilomètres de la mer Méditerranée, 51 kilomètres à l'ouest de Montpellier et 23 kilomètres à l'est de Béziers. Elle est facilement accessible par l'autoroute A75 (axe Clermont-Ferrand - Béziers) et par l'autoroute A9 (axe Orange - frontière avec l'Espagne).

Le tableau ci-dessous présente les distances routières en kilomètre entre Pézenas et les dix plus grandes villes françaises et villes étrangères sur la mer Méditerranée[1].

Paris Marseille Lyon Toulouse Nice Nantes Strasbourg Montpellier Bordeaux Lille Barcelone Valence Gênes Rome
734 km 214 km 349 km 202 km 373 km 767 km 839 km 51 km 443 km 951 km 303 km 644 km 568 km 1 072 km

Communes limitrophes et proches[modifier | modifier le code]

Pézenas vue générale depuis le Sud-Est.
Communes limitrophes de Pézenas
(Distances : à vol d'oiseau / par la route)[2]
Nizas (6.00 / 6,92 km)
Caux (7.21 / 8,27 km)
Roujan (10.39 / 11,25 km)
Margon (9.81 / 13,25 km)
Alignan-du-Vent (6.58 / 7,44 km)
Adissan
(8.28 / 10,01 km)
Lézignan-la-Cèbe (3.89 / 4,37 km)
Cazouls-d'Hérault (5.74 / 7,50 km)
St-Pons-de-Mauchiens (9.40 / 11,21 km)
Montagnac (5.39 / 6,48 km)
Aumes (3.48 / 5,74 km)
Puissalicon
(15.11 / 23,76 km)
Pézenas Balaruc-le-Vieux
(21.13 / 28,63 km)
Abeilhan (10.55 / 12,30 km)
Tourbes (3.99 / 5,60 km)
Montblanc (8.54 / 15,76 km)
Nézignan-l'Évêque (4.62 / 5,65 km)
Saint-Thibéry
(7.06 / 9,37 km)
Loupian (15.55 / 19,46 km)
Mèze (14.79 / 18,48 km)
Pinet (9.11 / 11,33 km)
Castelnau-de-Guers (3.33 / 4,43 km)

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Pline l'Ancien cite l'oppidum latinum dans l’Histoire naturelle pour sa production de laines. Cependant, en dehors de tout témoignage archéologique, on ne peut attribuer à Pézenas une origine antique. La crise de l'Empire allait plonger la ville dans une obscurité totale jusqu'aux temps féodaux. Il est difficile d'estimer le moment précis de la christianisation de Pézenas, on sait seulement que la région piscénoise passa au IXe siècle entre les familles des comtés d'Agde, lieu de l'évêché, puis de Béziers, Carcassonne, Albi et Nîmes.

L'époque médiévale[modifier | modifier le code]

Vue de Pézenas
Gravure par Tassin(1634)

L'église Saint-Pierre, mentionnée en 1189, prieuré de l'abbaye de la Chaise-Dieu, aujourd'hui disparue, était le centre de gravité de la cité. En 1605, ses ruines sont utilisées pour la construction de la seconde enceinte fortifiée de la ville[3].

La date de l'installation du château sur la butte dominant la ville n'est pas connue avec précision ; la construction doit vraisemblablement dater du XIe siècle. Entre 1131 et 1140, une commanderie du Temple est implantée à Pézenas, isolée par un enclos fortifié, les bâtiments étaient répartis autour d'un cloître. En 1312, elle est affectée aux Hospitaliers de la Langue de Provence.

En 1262, la famille Salvignac, installée à Montpellier, vend au roi Louis IX les seigneuries de Pézenas et de Tourbes pour 3 000 livres tournois. Pézenas devient ainsi ville royale[4], son souverain exerce au sein du château le droit de justice et garantit le bon déroulement des foires[5]. L'octroi de celles-ci, première décision de protection royale, va être à l'origine de la fortune de la cité. Les foires annuelles axées sur le commerce de laine et de drap, attirent les marchands, notamment Jacques Cœur après son installation à Montpellier en 1442, qui créa à Pézenas un comptoir.

La ville reste fidèle au futur Charles VII pendant la guerre de Cent Ans, elle est ainsi épargnée et récompensée pour cette fidélité. Le futur roi lui accorde le droit d'établir un grenier à sel et le privilège d'ajouter à ses armes un franc quartier d'or au dauphin d'azur.

La puissance de la ville s'accroit grâce à son ouverture sur le monde marchand du Languedoc et au-delà sur le bassin méditerranéen (Catalogne, Provence, Ligurie, Toscane) et vers Lyon au nord.

À cette puissance économique s'ajoute une puissance politique. En effet en 1456 se tiennent pour la première fois les États de Languedoc qui garantissent une autonomie de la province, l'importance politique de Pézenas va durer plus de deux siècles.

L'âge d'or : la Renaissance et le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Vue cavalière par Matthäus Merian[6] (vers 1650)

Avec l'arrivée et la présence des Montmorency comme gouverneurs du Languedoc pendant un siècle, l'influence de Pézenas continue de croître.

Anne de Montmorency, puissant connétable de France, est promu gouverneur en 1526 pour avoir soutenu militairement et politiquement le roi François Ier, particulièrement lors de la négociation du traité de Madrid qui permet la libération du roi, fait prisonnier lors de la bataille de Pavie en 1525. Trente sept ans après, en 1563, son fils Henri Ier de Montmorency lui succède. Il fait construire le château de la Grange des Prés, aux portes de Pézenas, nouveau lieu de pouvoir militaire et diplomatique. Le château comporte un magnifique jardin à l'italienne. Il se rallie à Henri de Navarre qui le promeut connétable de France après être devenu le roi Henri IV. Il se retire en 1612 dans son château de la Grange des Prés avant de décéder deux ans après à 80 ans après être resté cinquante et un ans gouverneur du Languedoc.

Porte Faugères

Son fils, Henri II de Montmorency, lui succède. La charge de gouverneur du Languedoc lui a été reconnue dès le jour de son baptême (27 juin 1597), donnée par Henri IV, son parrain. Le roi Louis XIII le nomme amiral lorsqu'il a 17 ans, puis, en 1619, il devient chevalier du Saint-Esprit. Il s'oppose à l'édit des Élus promulgué par Richelieu en 1629, qui porte atteinte à l'autonomie politique des provinces, le gouverneur de la province se retrouve de fait rebelle à l'autorité royale. Dès 1630, il trouve appui auprès de Gaston d'Orléans, frère du roi, opposant lui aussi au cardinal de Richelieu. Cette même année, les trésoriers de France établissent leur siège à Pézenas dans la maison de Lauriol. Depuis déjà un siècle, par ordonnance de François Ier, les séances de l'assiette du diocèse d'Agde se tenaient à Pézenas, dans la grande salle de la maison consulaire[7].
Le 22 juillet 1632, Michel Particelli d'Émery, représentant du roi Louis XIII aux États de Languedoc, est arrêté à Pézenas sur ordre d'Henri II de Montmorency[8]. Les relations déjà tendues entre le Languedoc et le pouvoir royal rentrent dans une crise irréversible. L'appui de Gaston d'Orléans a été fatal à Montmorency. Gaston d'Orléans est entré en France les armes à la main, a ravagé la campagne de la Bourgogne, du Bourbonnais, de l'Auvergne sans parvenir à se faire ouvrir aucune place forte, il presse Montmorency de le recevoir en Languedoc, celui-ci l'accueille imprudemment. Gaston d'Orléans a négocié avec le roi d'Espagne l'envoi en Languedoc d'un corps de troupes, ceci constitue un crime de lèse-majesté.

Le suivant, le gouverneur du Languedoc est battu et arrêté à Castelnaudary par l'armée royale.

Porte d'entrée du château

Richelieu combat l'idée qu'un fils ou frère du roi, ou un prince du sang puisse troubler le royaume. Louis XIII n'ayant pas de fils à cette date, Gaston d'Orléans est le prince héritier, destiné à lui succéder, ilest donc impossible de l'atteindre. Il choisit de faire un exemple pour que personne ne se croit au-dessus du châtiment et que le frère du roi ne puisse plus trouver de complice. Louis XIII décide donc de livrer Montmorency au parlement de Toulouse.

Une commission extraordinaire du Parlement de Toulouse, présidée par le garde des sceaux Châteauneuf, juge et condamne à mort le rebelle pour crime de lèse-majesté comme le souhaite le cardinal de Richelieu. Après avoir demandé pardon à son souverain et rendu son bâton de maréchal et son cordon de l’ordre du Saint-Esprit, il est décapité à huis clos, le 30 octobre 1632 à Toulouse, sans que le roi Louis XIII ne lui accorde sa grâce. Le cardinal de Richelieu ordonne, l'année suivante, la destruction du château de Pézenas, qui surplombait la ville, pour renforcer son autorité et celle du roi sur la province.

La mort d'Henri II de Montmorency marque la fin de la lignée mâle des Montmorency. La sœur d'Henri II, Charlotte-Marguerite de Montmorency, épouse depuis 1609 de Henri II de Bourbon-Condé[Note 1] prince de Condé, joue un rôle important pour l'avenir de la seigneurie de Pézenas [9]. C'est son influence forte auprès de la reine Anne d'Autriche qui pousse le roi Louis XIII à lui laisser les biens des Montmorency : la seigneurie de Pézenas reste sous l'influence de la puissante famille Montmorency. Aux yeux des piscénois, Charlotte-Marguerite est l'héritière de la tradition des Montmorency, son action et sa gestion attentives de la seigneurie sont respectées. Elle se revendique elle-même comme seigneur de Pézenas. Dans une missive adressée en janvier 1649 à son représentant à Pézenas (M. de Paulian), elle signe « De par Madame la princesse douairière de Condé, duchesse de Montmorency et comtesse de Pézenas. Ainsi est assurée la transmission de la richesse et du pouvoir de la Maison de Montmorency au profit de la Maison de Condé.

La seigneurie de Pézenas échoit ensuite à Armand de Bourbon, prince de Conti, fils de Charlotte-Marguerite de Montmorency et d'Henri II de Bourbon-Condé.

Maison consulaire
(ancien Hôtel de Ville)

En 1660, après la mort de Gaston d'Orléans, il devient gouverneur du Languedoc. Le prince s'installe à Pézenas, la nouvelle cour vit avec davantage encore de raffinement qu'aux temps des Montmorency, attirant Molière à trois reprises et où gravitent, parmi les puissants libertins, Daniel de Cosnac, l'intendant du prince et futur archevêque d'Aix et le comte d'Aubijoux, gouverneur de la ville de Montpellier. La troupe de Molière, l'Illustre Théâtre, prend alors le titre de « comédiens de S.A.S. le prince de Conti ». Mais sous l'influence de sa femme et nièce de Mazarin, Anne-Marie Martinozzi, et de son confesseur l'évêque d'Alet, Nicolas Pavillon connu pour son intransigeance morale, le prince de Conti finit par « brûler ce qu'il a adoré », revient à une foi ardente et retire sa protection à Molière et sa troupe avant de mourir en 1666.

Les États de Languedoc se déroulent à trois reprises à Pézenas. En 1622, la cour des aides de Montpellier, obligée de fuir devant l'émeute qui sévissait dans cette ville, se réfugia à Pézenas pour y tenir son assemblée. La première séance eut lieu le 21 février 1622 dans la salle de l'Hôtel de ville après une messe solennelle du Saint-esprit célébré par les pères Observatins. En 1630, les trésoriers de France établirent leur cours à Pézenas dans la maison de Lauriol. Depuis déjà un siècle, par ordonnance de François Ier, les séances de l'Assiette du Diocèse d'Agde se tenait à Pézenas, dans la grande salle de la Maison Consulaire.

Après la tenue des derniers États de Languedoc, en 1692, le déclin politique de Pézenas s'amorce. Les États généraux cessent d'être tenus dans les villes de la province, ils se fixent à partir de 1737 à Montpellier.

Les successeurs de Conti abandonnent pour Versailles le comté de Pézenas qui entre, en 1783, dans l'apanage du comte de Provence.

Un XVIIIe siècle florissant[modifier | modifier le code]

Si le déclin est politique, l'influence économique de Pézenas se prolonge et fructifie.

Plan de l'enceinte de la ville et château de Pézenas dressé entre 1746 et 1749[10]

Les foires de la cité sont plus fréquentes, cinq fois par an ; elles développent le commerce et les échanges de draps, de petites étoffes, des laines et de cotons. Les tanneries sont alimentées par des peaux issues de Provence. Les Cévennes proches fournissent le bois pour la fabrication de tonneaux de vins et eaux-de-vie qui seront exportés depuis le port de Sète vers les ports de l'Europe septentrionale, jusqu'en mer Baltique.

Les négociants font partie des acteurs principaux de la société piscénoise, aux côtés de l'aristocratie locale, des médecins, avocats, notaires et artisans nombreux. Les terres qui bordent la ville sont mieux exploitées, les anciennes demeures sont rénovées, quelques hôtels particuliers sont encore construits. L'aisance de la ville se manifeste aussi par l'importance des cultures maraichères (on compte 72 jardins dans la petite vallée de la Peyne) et l'existence de routes nouvelles ou meilleures facilite le transport des productions locales de vins, de céréales, issues des oliviers. La ville est devenue florissante durant ce siècle qui précède la Révolution.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de sociétés révolutionnaires. La plus importante et la plus ancienne est la « société des amis de la constitution », créée en 1790. Après la chute de la monarchie, elle change de nom pour « société populaire montagnarde et régénérée des sans-culottes » afin de marquer sa distance vis-à-vis de l’Ancien Régime et son soutien aux changements en cours. Elle porte ensuite le nom de « société des amis de la liberté et de l’égalité ». Elle est très fréquentée, avec 651 membres en vendémiaire an III. Deux clubs moins importants existent, la « société républicaine de l’espérance de la patrie », créée par 10 membres en 1793, et la société du salut public, éphémère[11].

La plus importante des trois sociétés soutient activement ses homologues : elle intervient ainsi pour soutenir la création d’une société dans les bourgs voisins de Florensac et de Saint-Georges[12].

Entre 1790 et 1794, la commune de Conas est rattachée à Pézenas[13].

XIXe siècle & XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le développement des déplacements voit se renforcer une route principale (qui deviendra route nationale) qui traverse la cité sur un axe est-ouest, de Montpellier vers Béziers. En 1863, la construction de la gare du Midi s'achève même si le tracé ferroviaire principal relie Montpellier à Béziers par Sète et Agde. Depuis la gare du Nord, construite en 1872, apparait une promenade plantée qui rejoint le Quay, futur cours Jean Jaurès. Dans l'ancienne église des pénitents noirs où est installé le théâtre municipal depuis 1804, d'importants travaux de rénovation sont menés, notamment l'installation de huit colonnes en fonte pour remplacer des colonnes en bois.

Le XIXe siècle est plus limité en termes de nouvelles constructions, comparé avec les siècles précédents. La grande bourgeoisie se partage entre les hôtels particuliers du centre historique et les châteaux voisins, au cœur des exploitations viticoles. Seules deux demeures d'importance sont construites, l'hôtel Plauche dans la rue Anatole France et l'hôtel de Juvenel, rue Henri Reboul.

La ville, loin des champs de bataille, reste à l'écart des bombardements des deux guerres mondiales.

La baronne Louise Baldy (1886-1949) protège la famille de Szprinka Borensztejn lors de son passage en Languedoc (1940-1942). Elle leur vient en aide à plusieurs reprises et réussit à cacher cette famille juive d'origine belge dans un couvent de Béziers puis leur offre pour refuge sa propre maison de campagne à Pézenas. Le 15 novembre 2011, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem lui décerne le titre de Juste parmi les nations[14].

En juin 1965 le patrimoine piscénois est protégé par la création d'un secteur sauvegardé. Avant cette étape importante, des protections partielles ont lieu, en 1913, 1930 et surtout pendant la seconde guerre mondiale où plusieurs hôtels particuliers sont classés.

Le riche patrimoine de la ville trouve son complément dans les collections du Musée de Vulliod Saint-Germain, créé en 1942 à la suite de la donation à la ville par le baron François de Vulliod, de l'ancien hôtel de la comtesse de Saint-Germain, remanié en 1900 par l'architecte biterrois Paul Harant.

Après 1980, sous l'impulsion d'une politique de défiscalisation, créée bien plus tôt (Loi Malraux), pour les investisseurs dans la restauration de l'immobilier ancien, le centre historique se rénove. Les hôtels particuliers sont intérieurement remaniés pour offrir de plus petits appartements ; en effet, la finalité de ces investissements est la location et la protection ne touche souvent que l'extérieur du bâti.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
19?? 1931 Philémon Chapel    
1931 1941 Jean Bène SFIO Avocat, révoqué par le Régime de Vichy
1941 1945 Raoul Peuchot   Maire désigné par le Régime de Vichy
1945 1947 Jean Bène SFIO Avocat, conseiller général (1945 à 1951), Président du conseil général (1951 à 1979)
1947 1953 Joseph Garbal DVD  
1953 1977 Jean Bène SFIO puis PS Avocat, Président du conseil général de l'Hérault (1951 à 1979), sénateur (1947 à 1971)
1977 1983 Louis Audibert DVG  
1983 1995 Pierre Guiraud PCF puis PS Enseignant, Conseiller général (1979 à 2015), vice-Président du conseil général (2012 à 2015)
1995 2020 Alain Vogel-Singer[15] DVD Ancien dirigeant d'entreprise
2020 En cours Armand Rivière[16],[17] PS, DVG[16] Collaborateur parlementaire[18]
Les données manquantes sont à compléter.

Finances Publiques[modifier | modifier le code]

Les données budgétaires de la ville[19] en 2018 se présentent comme suit :

  • Produits de fonctionnement : 11,91 M€ (11,65 M€ en 2014 ; 10,63 M€ en 2008) ;
  • Charges de fonctionnement : 10,75 M€ (11,28 M€ en 2014 ; 10,51 M€ en 2008) soit un résultat comptable de 1,16 M€ (0,52 M€ en 2014 ; 0,124 M€ en 2008) ;
  • Ressources d'investissement[Note 2] : 2,998 M€ (2,998 M€ en 2014 ; idem en 2008) ;
  • Emplois d'investissement[Note 3] : 3,006 M€ (2,995 M€ en 2014 ; 4,776 M€ en 2008) ;
  • Capacité d'autofinancement[Note 4] : 1,891 M€ (1,068 M€ en 2014 ; 0,411 M€ en 2008) ;
  • Fonds de roulement[Note 5] : 2,49 M€ (0,720 M€ en 2014 ; 0,905 M€ en 2008) ;
  • Encours de la dette[Note 6] : 13,574 M€ (13,365 M€ en 2014 ; 19,4 M€ en 2008) ;
  • Annuité de la dette[Note 7] : 1,811 M€ (1,914 M€ en 2014 ; 1,748 M€ en 2008) ;
  • Annuité de la dette par habitant : 1591€ (1564€ en 2014 ; 2192€ en 2008 ) contre 956€ en moyenne en France (939€ en 2014 ; 883€ en 2008).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pézenas est jumelée avec

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2017, la commune comptait 8 280 habitants[Note 8], en diminution de 0,44 % par rapport à 2012 (Hérault : +6,24 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 1496 9038 0598 2507 8477 9787 7597 7137 375
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 2157 2047 5747 3147 9667 3646 9276 7206 595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 0736 9286 9406 9467 3277 3646 9376 3976 530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
7 1989 1037 7077 5197 6137 4438 5118 2518 156
2017 - - - - - - - -
8 280--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les listes nominatives de recensement de population ont été numérisées et sont consultables en ligne sur le site des Archives départementales de l’Hérault[24].

L'INSEE définit la population légale par la population dite municipale qui atteint 8 244 habitants fin 2013, en baisse de 2,3 % par rapport au recensement de 2008, alors que la population du département de l'Hérault a augmenté de 7,1 % et celle de la France de 2,5 % sur la même période.

À cette population municipale, il convient d'ajouter 362 personnes dite population comptée à part [Note 9] à fin 2012 (contre 410 fin 2008).

Au total, Pézenas compte, fin 2013, 8 606 habitants contre 8 849 fin 2008, soit une baisse de 2,7 %.

Avec 8 187 habitants recensés en 2016, la population a continué de baisser très légèrement, de l'ordre de 0,2% par an entre 2011 et 2016 (elle baissait de l'ordre de 0,5 % par an entre 2005 et 2010). Mais cette situation s’inscrit dans un contexte de hausse de la population dans la Région Occitanie (rythme annuel moyen de +0,8 %) et en France (rythme annuel moyen de +0,4 %). La population du département de l'Hérault augmente beaucoup plus rapidement, au rythme annuel moyen de 1,3%, très largement tiré par un solde entrées/sorties très dynamique qui explique 80% de cette croissance. En revanche, à Pézenas, le solde naturel (naissance - décès) explique une grande part de la baisse de la population de la ville car le solde apparent des entrées (arrivées) sorties (départs) de la ville joue un rôle positif plus relatif. Au niveau régional, c'est au contraire le solde entrées sorties qui explique largement la croissance de la population.

Économie[modifier | modifier le code]

Logo VPAH.svg

Située au cœur de la vallée de l'Hérault, Pézenas est une ville avec une grande variété de commerces et d'artisans, qui accueille de nombreux métiers d'art, dont des meilleurs ouvriers de France et deux entreprises du label patrimoine vivant[25],[26].

Le Guide Vert, des éditions Michelin, attribue à la ville « 2 étoiles : Mérite un détour »[27].
Environ 149 500 personnes ont visité Pézenas (en 2015) d'après les données fournies par l'Office du tourisme, dont plus de 7 000 visiteurs ont choisi une visite guidée du centre historique de la ville. Depuis la fin du XVe siècle, un marché alimentaire et de textile se tient le samedi en centre-ville[28].
La ville compte quatre hôtels, dont un classé 4*, deux classés 3* et un classé 2*, des chambres d'hôtes dont une partie est située dans le cœur historique, trois campings, dont un municipal, un gîte de séjour[29].


Distinctions, réseaux et labels

En 1980, Pézenas reçoit la distinction internationale de la « Pomme d'or » consacrée aux meilleurs sites touristiques d’Europe[30].

Pézenas est membre des associations Les Plus Beaux Détours de France et des « Villes et Métiers d'Art »[31]

Depuis 2002, elle fait partie du réseau des Sites & cités remarquables de France et des Villes et Pays d'art et d'histoire.
Elle est dotée d'une Maison des Métiers d'Art, située dans l'ancienne maison consulaire, au coeur de la vieille ville, sur la place Gambetta. Cet espace d'exposition et de vente de créations de pièces uniques et de séries limitées est géré par les Ateliers d'art de France, fédération qui défend et promeut les intérêts de 6 000 artisans d'arts et d'artistes de la matière et manufactures d'art[32].
En plus d'une quarantaine d'artisans, une quinzaine d'antiquaires et brocanteurs sont installés sur l'ancienne route nationale 9-113 qui traverse la ville.

Enfin, la ville a reçu le label Grand Site Occitanie[33].


Les données de l'Insee permettent de dresser les chiffres clés de la commune[34].

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2017, la part des ménages fiscaux qui payent l'impôt sur le revenu atteint seulement 36 % (1 445 foyers) et diminue par rapports aux années antérieures (39.5 % en 2015 ; 41.7 % en 2013 ; 47.7 % en 2012), elle se situe à un niveau très inférieur au niveau régional (46.6 %).

La médiane du revenu disponible atteint à Pézenas 17 140 . Elle était de 16 816  en 2015 et de 16 318  en 2013. La médiane régionale atteint 20 180  en Occitanie, 18 % plus élevé qu'à Pézenas.

Le taux de pauvreté a progressé entre 2015 et 2017 pour atteindre 27.0 % (26.3 % en 2015 ; 27.0 % en 2013 et 26.8 % en 2012), largement supérieur aux taux régional (16.8 %).

Emploi - Chômage[modifier | modifier le code]

En 2016, le taux d'activité des 15 à 64 ans atteint 70.5 %, stable par rapport à 2015 (70.5 % en 2013 et 69.2 % en 2012), inférieur de 2,2 points au niveau régional (72.7 %) et de 3,3 points avec le niveau national (73.8 %).

L'évolution de l'emploi total au lieu de travail se dégrade en s'accélérant, il a baissé entre 2011 et 2016 de 1.2 % (de 0.6 % entre 2010 et 2015) alors qu'il augmentait de 0.5 % sur la période 2008 à 2013 et de 1.1 % entre 2007 et 2012. Entre 2011 et 2016, l'évolution de l'emploi en Occitanie a augmenté de 0.5 % et s'avère stable en France.

Dans le bassin d'emploi d'Agde Pézenas, le plus lourdement touché par le chômage en France (taux de chômage fin 2015 : 18.2 %), le taux de chômage en 2016 des 15 à 64 ans à Pézenas atteint 24.1 % (stable par rapport à 2015 ; 24.0 % en 2013 et 21.5 % en 2012) contre 15.4 % en Occitanie et 14.1 % en France.

Entreprises, établissements[modifier | modifier le code]

À fin 2015, Pézenas compte 1 579 établissements actifs (administration publique, enseignement, santé et action sociale inclus) contre 1627 fin 2014. Ils sont répartis dans l'Agriculture pour 4.4 % (69 établissements) (part régionale : 8.0 %, part en France : 6.0 %) ; dans l'industrie pour 5.3 % (84 établissements) (région : 5.9 %, France : 5.3 %) ; dans la construction pour 8.2 % (130 établissements) (part régionale : 11.8 %, par en France : 10.1 %).

La part des établissements du commerce, des services et des transports atteint pour 67.5 % (1 066 établissements) (région : 59.4 %, France : 64.8 %). Au sein de ce dernier secteur, Pézenas se caractérise par une part nettement supérieure aux références régionales et nationales dans le commerce et la réparation automobile. Elle représente 25.7 % des établissements de la ville, comparée à une part régionale de 14.9 % et nationale de 13.8 %. Enfin, la part de l'administration publique dont l'enseignement, la santé, l'action sociale, représente 14.6 % des établissements actifs de la ville (part en région : 14.9 %, en France : 13.8 %).

D'après les données Kompass[35], au 2e trimestre 2020, Pézenas recule d'un rang en se plaçant au 11e rang du département, par le nombre de ses établissements (administration publique, enseignement, santé, action sociale et associations inclus) derrière respectivement Montpellier, Béziers, Sète, Agde, Castelnau-le-Lez, Lunel, Mauguio, Lattes, Frontignan et La Grande-Motte.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2016, la part des ménages propriétaires atteint 48.1 % (stable par rapport à 2013), elle est très inférieure à la part régionale (59.2 %) et nationale (57.6 %).

La part des résidences secondaires atteint 7.6 % en 2015, inférieure au niveau français (9.6 %), et largement inférieure au niveau régional (15.7 %) lui-même influencé fortement par les infrastructures touristiques du littoral méditerranéen et des montagnes pyrénéennes.

Les logements vacants représentent 15.2 % en 2015 (14.5 % en 2013), un niveau très supérieur au niveau régional (8.5 %) et national (8.1 %), représentant 783 logements[Note 10].

Patrimoine et culture locale[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de Pézenas

Les armoiries se blasonnent d'argent aux trois fasces de gueules, et un franc quartier d'or chargé d'un dauphin d'azur, le tout sous un chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Les armes furent données à Pézenas par le dauphin de Valois, futur roi Charles VII, par lettres patentes signées à Pézenas le 28 mars 1419 pour la noble conduite des piscénois qui repoussèrent l'armée anglo-bourguignonne cherchant à s'emparer du château et de son fort.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Escalier de l'hôtel de Lacoste (XVIe)
.

La ville ancienne dispose d'un secteur sauvegardé de 17 hectares, un des plus anciens de France (le 14e), créé le 21 juin 1965 par le ministère des Affaires culturelles. Elle compte plus de trente immeubles inscrits ou classés Monuments historiques.

Quelques jours avant la loi du 7 juillet 2016 portant sur la création des Sites patrimoniaux remarquables[Note 11],[36], le secteur sauvegardé a été fortement élargi pour atteindre 58 hectares[37].

Les toits et les ferronneries méritent une attention particulière. Le cours Jean-Jaurès (anciennement cours Molière), restauré en 2012, permet d'admirer les façades bâties sur les anciens remparts médiévaux.

  • La collégiale Saint-Jean, (XVIIIe siècle), œuvre de Jean-Baptiste Franque, de style toscan, consacrée en 1760 : elle contient des orgues construites par Jean François l'Epine, terminées en 1759, rénovées en 1843 par Augustin Zeiger puis en 1852 par Aristide Cavaillé-Coll, et restaurées sous la direction des monuments historiques par Daniel Birouste en 1995. Le trésor de la collégiale présente de nombreux objets sacrés provenant des églises de la ville.
  • Église Sainte-Ursule : rue Henri-Reboul, bâtie en 1686 par le maître-maçon Antoine Carrier et devenue paroissiale après le Concordat. Elle conserve un retable en bois doré et une Vierge Noire.
  • Le théâtreLogo monument historique Inscrit MH (1995)[47], ancienne chapelle des Pénitents noirs, rue Henri-Reboul, fin XVIe puis réaménagé en 1803 pour être une salle de spectacle jusqu'à sa fermeture en 1947. Après plusieurs années de rénovation, financée par la ville, les collectivités territoriales, le ministère de la Culture et l'Union Européenne, il a été rouvert en mai 2012.
  • Le musée de Vulliod Saint-Germain qui regroupe des collections autour de l'histoire de la ville. Dans la salle consacrée à Molière, trône le fauteuil du comédien (acquis par une souscription nationale), qui était placé non loin du musée, chez le barbier Gely. Des expositions temporaires sont organisées par l'association Les Amis de Pézenas.
  • Le ghetto. C'est vers 1298 que les juifs, venus d'Espagne, du Portugal et d'Italie, se seraient établis à Pézenas, probablement attirés par ses foires. Pézenas possède les traces de l'ancienne communauté juive, expulsée du royaume de France par la suite. Quartier circonscrit à deux rues (rue de la Juiverie et rue des Litanies) qui reste relativement ouvert sur la ville et dont l'architecture garde encore aujourd'hui les traces. La communauté disparut probablement après 1394, année d'expulsion définitive des juifs du royaume de France par Charles VI.
  • Le monument à Molière, par Jean-Antoine Injalbert. Inauguré en 1897, le buste de Molière est entouré par une soubrette, figurée par la Lucette de monsieur de Pourceaugnac, représentant la comédie, et un satyre représentant la satire ; sur la face arrière, masques des comédiens Coquelin cadet (1848-1909) et Jeanne Ludwig (1867-1898) de la Comédie-Française.
  • Le monument aux morts. La statue en bronze du poilu est une œuvre du sculpteur Joachim Costa (1888 - 1971), conçue en 1920 et fondue en 1922 par la Fonderie Rudier. L'artiste s'est nettement démarqué des modèles apparus lors de la floraison des monuments aux morts. Avec une force expressive incontestable, il a choisi de représenter un simple soldat, casque à la main, appuyé sur une canne sculptée où s'enroule un serpent. Le péristyle qui entoure le poilu est dû à l'architecte Béraud, achevé en 1924[48].
  • Le parcours de sculptures dédiées à Boby Lapointe (place Boby-Lapointe, parc Sans-Souci, hôpital local, cours Jean-Jaurès, place Canabasserie). Un musée lui est également dédié dans l'ancienne boutique du Barbier Gely, où Molière venait chercher son inspiration, place Gambetta.
  • Le hameau de Conas, en particulier son église Saint-Martin, de style gothique et son moulin (XIVe – XVIIe siècle), classé monument historique depuis 2012.
  • Aux environs de Pézenas, une série dite de "maisons des champs" : les grangeots (ou granges) apparaissent très tôt dans l'histoire de la cité avant qu'ils ne soient transformés à partir du XVIe siècle en demeures d'agrément tout en conservant une fonction agricole. Le terme de château n'apparait qu'au XIXe siècle sauf pour les châteaux de Loubatières et de la Grange-des-Prés. Ces "maisons des champs" se nomment notamment Saint-Julien, Larzac, Roquessol, Fondouce, Saint-Martin-de-Graves, Saint-Jean de Bébian.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Pézenas[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive, classée en ordre croissant d'années de naissance).

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive, classée en ordre croissant d'années de naissance).

  • Jacques Cœur (vers 1395/1400 - 1456), marchand et banquier. Il réside dans sa maison située au no 7 de la rue Émile-Zola.
  • Anne de Montmorency (1493-1567), proche du roi François Ier qu'il conseille sur le plan militaire, le roi le nomme gouverneur du Languedoc en 1526.
  • Henri Ier de Montmorency (1534-1614), fils d'Anne de Montmorency, gouverneur du Languedoc, connétable de France. Il fait construire le Château de la Grange des Prés, renforçant le poids politique et diplomatique de la ville.
  • Charlotte-Marguerite de Montmorency (1594-1650), fille d'Henri Ier de Montmorency. Après l'exécution de son frère, Henri II de Montmorency, elle joue un rôle important pour conserver la seigneurie de Pézenas dans la famille Montmorency puis pour la transmettre aux Condé - elle est l'épouse d'Henri II de Bourbon-Condé - à Armand de Bourbon, son fils.
  • Henri II de Montmorency (1595-1632), fils d'Henri Ier de Montmorency, gouverneur du Languedoc. Il se soulève contre le cardinal de Richelieu, qui le fit arrêter puis exécuter à Toulouse.
  • Jean-François Sarrasin (1614-1654), écrivain et poète d'origine normande, il se retire à Pézenas à la fin de sa vie.
  • Claude Bazin de Bezons (1617-1684), avocat, intendant du Languedoc de 1654 à 1674, séjourne à Pézenas.
  • Molière (1622-1673), comédien et dramaturge. Pézenas est un lieu de séjour de prédilection pour Molière et son Illustre Théâtre lors des nombreuses tournées et voyage en province entre 1646 et 1657, après son premier échec à Paris. Lieu d'inspiration aussi, Molière observe les caractères des personnages qu'il mettra en scène dans ses comédies notamment dans la boutique du barbier Gély.
  • Armand de Bourbon, prince de Conti (1629-1666), gouverneur du Languedoc, protecteur de la troupe de Molière. Il meurt dans son château de la Grange des Prés à Pézenas.
  • François Barrême (1638-1703), mathématicien, il enseigne au collège de Pézenas où il engage son agrandissement en prélevant dans sa fortune personnelle. En 1682, il publie un traité d'arithmétique élémentaire ("livre des comptes faits") qui le fait passer à la postérité sous le nom commun de barème. Une rue de la ville porte son nom.
  • Jean-Baptiste Massillon (1663-1742), homme d'église et orateur. Son bref séjour à Pézenas (1684-1685), comme régent des classes de cinquième et quatrième du collège des oratoriens, lui permet de s'exercer à l'art oratoire dans les églises de la ville et des villages voisins.
  • Gabriel François Venel (1723-1775), chimiste, inventeur l’eau de Seltz. Né dans le village voisin de Tourbes, décède à Pézenas.
  • Robert Clive (1725-1774), major-général britannique, noble anglais (1er baron Clive de Plassey et pair d'Irlande), ancien gouverneur du Bengale. Il aurait introduit la recette des petits pâtés lors de son séjour à Pézenas en 1768.
  • Jean Baptiste Pillement (1728-1808), peintre rococo. Après la révolution de 1789, il vit plusieurs années à Pézenas.
  • Jean François l'Epine (1732 - 1817), maitre facteur d'orgue, comme son père. Issu d'une famille picarde, il s'installe à Pézenas en 1754 où il construit les orgues de la collégiale Saint-Jean. Il réalise et relève de nombreuses orgues dans le Languedoc. Il décède à Pézenas en 1817, la même année que sa femme piscénoise, Gabrielle Panier.
  • Jean Combescure (1819-1900), professeur, homme politique, sénateur de l'Hérault, décède à Pézenas.
  • Joachim Costa (1888-1971), sculpteur. Il passe son enfance à Pézenas avant de se former à Paris aux côtés d'Antonin Injalbert et à l'École des Arts Décoratifs. En 1920 il est sollicité pour réaliser le monument aux morts de la ville, où il élève un poilu de bronze.
  • Jean Gau (1902-1979), navigateur français natif de Sérignan, décède à Pézenas.
  • Charles Alliès (1903-1988), directeur du lycée des métiers de la ville, homme politique, sénateur de l'Hérault. Le lycée des métiers de Pézenas porte son nom.
  • François Hüe (1905-1972), ornithologue, défenseur de la nature et de l'environnement, homme de lettres. Ancien président de la Société nationale de protection de la nature (SNPN), fondateur en 1968 de la Fédération française des sociétés de protection de la nature et de l'environnement, rebaptisée en 1990 France Nature Environnement.
  • Paul-Henri Vergnes (1905-1974), ténor, passe son enfance à Pézenas et dans le village voisin de Castelnau-de-Guers.
  • Edmond Charlot (1915-2004), premier éditeur d'Albert Camus et éditeur de la France libre à Alger durant les années 1940. Il s'installe à Pézenas de 1980 à sa mort.
  • Georges Sutra de Germa (1930-1995), viticulteur à Pézenas, homme politique, député européen (1979-1989). Défenseur et acteur de la viticulture et de la construction européenne, il est le 2e président de la Maison de l'Europe à Montpellier de 1989 jusqu'à son décès.
  • Alain Robert (1962), grimpeur en solo intégral, s'est établi à Pézenas.

Cliquez sur une image pour l'agrandir, ou survolez-la pour afficher sa légende.

Manifestations culturelles, festivités[modifier | modifier le code]

  • Rencontre cinématographique de Pézenas (février)
  • Printival Boby Lapointe[55] : Festival de chanson française (avril)
  • Molière dans tous ses éclats : Festival de théâtre créé en 2009 (juin)
  • Mirondela dels Arts[56] : Théâtre, musique, humour, danse, arts plastiques, artisanat
  • Les Estivales de l'Illustre Théâtre[57] (juillet / août)
  • La Maman des Poissons : Festival de littérature jeunesse (novembre)
  • Pézenas enchantée[58] : Festival d'Art lyrique (octobre)

Carnaval[modifier | modifier le code]

Le carnaval de Pézenas *
Image illustrative de l’article Pézenas
Poulain de Pézenas Animaux totémiques
Domaines Pratiques rituelles
Pratiques festives
Lieu d'inventaire Pézenas
Héraut
* Descriptif officiel Ministère de la Culture (France)

Le carnaval de Pézenas est une fête traditionnelle où chacun participe et joue son propre rôle (souvent celui d'un jour ou d'un soir). Il est organisé, chaque année, autour du Mardi gras. Il débute avec la Saint-Blaise (saint patron de Pézenas). Le jour de Mardi gras, l'animal totémique de la ville, le poulain de Pézenas, sort dans les rues de la cité. C'est ce jour-là que les déguisements sont de sortie, même si certains préfèrent porter le « panel » (chemise de nuit blanche).

Le carnaval de Pézenas, comme bon nombre d'autres carnavals en France, a été inscrit en 2019 au Patrimoine immatériel français dans la rubrique "Pratiques sociales et festives". Le Ministère de la Culture précise que les pratiques sociales et festives (fêtes communautaires, fêtes communales, foires…) sont des activités coutumières qui structurent la vie quotidienne et sont familières à tous les membres de la communauté, même si tous n’y participent pas. Petites réunions ou célébrations sociales et commémorations de grande ampleur, elles réaffirment l’identité de leurs participants en tant que groupe ou société et sont liées à des événements importants (passage des saisons, moments du calendrier agricole, périodes d’une vie humaine…).

La veille du Mardi gras, le lundi soir (Lundi Gras) est organisé un charivari dans le cœur de la vieille ville par l'association "Fadas du Tamarou"[59] avec son fameux Tamarou. Les Piscénois, machous, carnavaleux déambulent en « panel » dans les rues aux rythmes de musiques traditionnelles. Ils s'arrêtent pour effectuer des danses tout aussi traditionnelles (feu aux fesses, danse du soufflet...).

Le samedi et le dimanche précédents est organisé, depuis 1979, mais avec quelques interruptions (de 1990 à 1993, 2008, 2013), un spectacle dit « Spectacle des Machous » de l'Association Lous Machous. Certains habitants de Pézenas, réunis en association, montent sur les « planches » de la Maison du peuple pour « pasticher » la vie locale et faire la fête. La dérision, l'art satirique... relèvent d'une longue tradition locale que l'on nomme « Machade » et que de nombreuses personnes ont perpétué à l'occasion des fêtes du carnaval ou à d'autres moment. Métan'œuf (ancienne association piscénoise) en avait fait également sa spécialité. Différentes associations piscénoises ou collectifs œuvrent pour promouvoir, faire vivre, défendre et perpétuer les traditions de la ville en organisant des expositions, projections, discussions, spectacles, stages, bals, festivités... et en maintenant des contacts entre les Piscénois quel que soit leur lieu de travail ou de résidence.

La Mirondela dels Arts[modifier | modifier le code]

Festival estival de Pézenas, la Mirondela dels Arts[60] a pour objectif de présenter une programmation éclectique (théâtre, musique, humour, danse) afin de promouvoir une culture populaire. Le festival s'accompagne de la promotion de l'artisanat d'art local par l'organisation d'ouvertures nocturnes deux fois par semaine en juillet et août.

Créé en 1966, à l'initiative de Gabriel Lanet, Henri Domens et Gérard Vogel-Singer, tous trois membres des Amis de Pézenas[61], elle avait pour but d'animer et de faire connaître, durant la saison estivale, le quartier historique qui venait d'être classé secteur sauvegardé. Basée sur une idée simple et nouvelle pour l'époque, l'installation d'artistes et d'artisans dans les boutique-échoppes a fait de la Mirondela dels Arts une attraction touristique reconnue.

Depuis 1986, elle inclut un festival d'été qui a permis de recevoir des comédiens et artistes variés : Michel Galabru, Francis Huster, Francis Perrin, Jean Piat, Roger Hanin, Carole Bouquet, Georges Wilson; mais aussi des musiciens et chanteurs : Alexandre Lagoya, Didier Lockwood, Dee Dee Bridgewater, Michel Leeb, Charlélie Couture, Richard Bohringer; des danseurs : Compagnie Antonio Gadès, Antonio Najarro; des humoristes : Mado la Niçoise, Patrick Bosso, Marianne James, Christelle Chollet, les Chevaliers du fiel.

Figures emblématiques[modifier | modifier le code]

Le Poulain de Pézenas[modifier | modifier le code]

Poulain de Pézenas

Le Poulain de Pézenas est le symbole de la ville : il sort notamment pour le jour du Mardi-Gras, le premier dimanche de juillet pour l'inauguration de la Mirondela dels Arts, quelques jours avant Noël pour le Nadal de la ville.

La légende veut que Louis VIII, partant en croisade (contre les Albigeois ou « Cathares »), dut laisser sa jument malade à Pézenas. À son retour, quelle ne fut pas sa surprise de retrouver sa jument vivante et de voir à ses côtés un petit poulain. Il fit immortaliser l'événement en faisant construire un poulain en bois.

Il est vêtu d'une « robe » bleue, garnie d'étoiles, sur laquelle est dessiné le blason de la ville. Deux personnages montent ce cheval de bois (aujourd'hui en aluminium) : Estiennette et Estienou. Un meneur le guide dans les rues de la ville. Une musique, composée de tambours, fifres et hautbois, le fait farandoler et danser le rigaudon.

Logo du patrimoine culturel immatériel (UNESCO).

En 1989, le poulain de Pézenas s'envole pour l'Inde (New Delhi et Mumbai) où il participe à la présentation des identités culturelles françaises dans le cadre de l'année de la France en Inde, en compagnie de la Tarasque de Tarascon et du géant du Nord Jean le Bûcheron de Steenvoorde. À cette occasion, une nouvelle armature, plus légère et démontable est construite pour pouvoir être transportée par avion.

En 2005 le poulain acquiert une reconnaissance mondiale. En effet, l'Unesco a proclamé patrimoine culturel immatériel de l'humanité les Géants et dragons processionnels de Belgique et de France dont fait partie le Poulain de Pézenas.

L'Unesco précise que "les processions traditionnelles d'effigies de géants, d'animaux ou de dragons recouvrent un ensemble original de manifestations festives et de représentations rituelles. Apparues à la fin du XIVe siècle dans les processions religieuses de nombreuses villes européennes, ces effigies ont conservé un sens identitaire pour certaines villes de Belgique (Ath, Bruxelles, Termonde, Malines et Mons) et de France (Cassel, Douai, Pézenas et Tarascon) où elles restent des traditions vivantes".

Saint Blaise[modifier | modifier le code]

Saint Blaise est le patron de la ville. Il est fêté chaque premier week-end de février au cours de déambulations et spectacles profanes dans le centre historique et une messe lui est dédiée.

Lucette[modifier | modifier le code]

Le sculpteur Jean-Antoine Injalbert choisit Lucette pour figurer aux côtés de Molière sur le monument érigé en 1897 à Pézenas, au cœur du square Molière, à l'initiative d'Albert Paul Alliès.

Lucette est un des personnages les plus languedociens du répertoire de Molière. L'auteur a affublé Léonard de Pourceaugnac de deux épouses prétendues. L'une qui est Nérine déguisée, est de Saint-Quentin, l'autre qui est Lucette, de Pézenas. Chacune affirme être lié à lui par mariage, et projette de le faire pendre.

Spécialités gastronomiques locales[modifier | modifier le code]

  • Le petit pâté de Pézenas, spécialité sucrée-salée, en forme de bobine ou de tarte, se déguste légèrement réchauffé, généralement en début de repas. Une confrérie, La très noble et très gourmande confrérie du petit pâté de Pézenas[62], créée en 1991, veille à sa promotion et à défendre cette recette « exotique ». Elle tient en général un chapitre par an où elle intronise de nouveaux membres. La tradition enseigne que Lord Robert Clive, gouverneur du Bengale, a laissé sa recette aux boulangers de Pézenas lors de son séjour dans la cité en 1768[63] de retour des « Provinces de l'Empire des Indes ». Il est composé de viande de mouton (agneau), de saindoux, de citrons, de cassonade, de noix de muscade, de cannelle et de jaune d'œuf. Il pourrait trouver ses origines dans les plats de l'Empire moghol, tels que le keema et le naan ;
  • Le berlingot de Pézenas (sucrerie). On en ignore l'origine. Le sucre est dressé en bâtonnet et parfumé à diverses essences (anis, menthe, café, citron…) ;
  • Le ragoût d'escoubilles (en occitan : « les restes ») est un plat traditionnel du Languedoc. Il est aussi le plat de la période carnavalesque à Pézenas : c'est un ragoût fait à partir des restes de saucisses, de viandes, de céleris, d'olives vertes, de carottes et de champignons. On le sert avec des pommes de terre. Le 23 février 2020, le ragoût d'escoubilles a eu son premier championnat du monde à Pézenas. Il était organisé, dans le cadre du Carnaval, par le XV Poquelin, club vétéran de rugby. Dans la Cour d'honneur de l'Hôtel de Ville, il a rassemblé 20 équipes de cuisiniers[Note 12].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

L'Illustre Théâtre[modifier | modifier le code]

L'Illustre Théâtre de Pézenas est à la fois un théâtre de 250 places présentant une programmation à l’année et une compagnie professionnelle.

C’est pour rendre hommage à la fameuse troupe de Molière qu’a été ainsi baptisé L’Illustre Théâtre. En 2001, une propriété familiale consacrée à la vigne et au vieillissement du vin, a été transformée en théâtre.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le ciné-club « Jean Renoir » a été créé en 1949 par de fervents cinéphiles à l’époque de la grande vague de créations culturelles de l’après-guerre et des fédérations de ciné-clubs. Il fut même un des acteurs du lancement en 1962 de la Rencontre cinématographique de Pézenas avec la fédération aujourd’hui devenue la F.C.C.M.

La salle de cinéma actuelle, rebaptisé « Le Molière » dans les années 1960, est classé « art et essai », se tournant vers le cinéma d’auteur et proposant régulièrement des films en version originale, des opérations en partenariat avec les écoles, collèges et lycées de la Ville, des rencontres avec des professionnels du cinéma.

Le cinéma accueille également tout au long de l’année les dispositifs périscolaires et propose aussi des séances scolaires en relation avec les programmes de l’Éducation nationale. Il est aussi tourné vers des films grand public, en sortie nationale, avec des tarifs attractifs.

Le centre historique de Pézenas a été le lieu de tournage en 1961 des principales scènes extérieures du film Cartouche réalisé par Philippe de Broca, sorti en 1962.

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

Club de rugby à XV de la ville de Pézenas, ses couleurs sont le Violet et le Blanc. Sous le nom de Stade piscénois, il a été officiellement créé le 17 février 1921. Mais depuis le 2 juillet 1914, le rugby avait une structure officielle à travers l'association sportive La Languedocienne.

Le stade piscénois[64] évolue dans le Championnat de France de rugby à XV de 3e division fédérale pour la saison 2015-16.

Le stade piscénois et son école de rugby sont un club formateur dont sont sortis quelques professionnels du rugby évoluant dans les hauteurs du championnat national (aujourd'hui Top 14) et, parfois même, dans le XV de France notamment : Louis Vaccassy, Georges Fraissinet, Michel Fabre, Patrick Faure, Philippe Gallart, Alain Bousquet, Guillaume Taussac, Olivier Llari, Yoan Audrin.

À Pézenas, le rugby se pratique sur deux terrains : le stade (mythique, historique mais malheureusement, peut-être, en voie de disparition) Louis-Trigit et le stade municipal.

Palmarès

Des clubs associatifs « vétérans » existent également et pratiquent le ballon ovale : Les Vieux Crampons, Les Poquelins...

Football[modifier | modifier le code]

Le club de football local est l'Étoile sportive Paulhan-Pézenas. Vainqueur de la division d'honneur du Languedoc-Roussillon en 2015, il évolue depuis le début de la saison 2015-2016 en CFA 2, cinquième niveau de la pyramide du football français. Mi-avril 2016, à cinq journées de la fin, le club était leader de sa poule.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Quant à la ville de Pézenas, c'est une des plus belles qu'on puisse voir dans l'Europe... Elle est fort agréable, dans une très belle situation, bien percée, bien bâtie, toute de pierre de taille... ». Le Mercure Galant, février 1702[65].
Marcel Pagnol (1948), Studio Harcourt

« C'est sans doute parce qu'il trouvait enfin le calme de l'esprit et du cœur que Molière se mit à flâner, à rêver, à observer et c'est alors qu'il vient s’asseoir pour la première fois dans la boutique du barbier Gély, qui devait devenir aussi célèbre que son petit-fils Figaro... La boutique du barbier de Pézenas a tenu jusqu'ici une assez grande place dans l'histoire anecdotique, il me semble qu'elle devait passer dans l'histoire littéraire, parce qu'un grand événement littéraire s'y est produit. C'est là que Molière s'est orienté et qu'il a découvert la voie de son génie. Si j'avais l'honneur d'être piscénois, je laisserai agir ce petit grain de partialité où se cristallise notre tendresse pour notre ville natale, et je dirais avec une sincérité audacieuse : Jean-Baptiste Poquelin naquit à Paris en l'an 1622, mais c'est à Pézenas, en 1650, que Molière est né »

« Si la merveilleuse petite cité qui se trouve à quelques cents mètres d'ici peut revendiquer beaucoup de gloires ; si elle a tenu au cœur de la province, un rôle historique éminent ; si elle est associée à des grands évènements ; si elle a vu défiler les plus illustres personnages, rois, reines, maréchaux, ministres, orateurs sacrés, poètes, écrivains, que sais-je ? si elle peut s'enorgueillir des noms des Montmorency, des Conti et de tant d'autres qui ont marqué dans les annales du Languedoc et de la France ; si elle a reçu Louis XIV et si deux de ses fils ont facilité au Premier Consul l'avènement de l'Empire, c'est tout de même Molière qui domine tout ! Quand on se trouve dans la cour de l'Hôtel d'Alfonce ou sur la place consulaire, dans la boutique du perruquier Gely, une émotion indicible vous envahit, l'on tressaille. C'est que Molière est beaucoup plus qu'un Français de génie, c'est une part du génie de la France. »

Pour sûr qu'elle était d'Antibes

C'est plus près que les Caraïbes

C'est plus près que Caracas

Est-ce plus loin que Pézenas ?

Je ne sais pas

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Alberge, Histoire de Pézenas par les rues et les places, éd. de la Tour Gile, 2004.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claude Alberge, M. Christol, Jean Nougaret, Guide de Pézenas, 4e éd., 1987. (épuisé)
  • Albert-Paul Alliès, Une ville d'États : Pézenas aux XVIe et XVIIe siècles (illustrations de Georges Maury, Émile Beaume, Injalbert... / préface de Michel Galabru), 5e édition, 2005. Editions Domens, Pézenas.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Albert-Paul Alliès, Notes sur Pézenas suivies des biographies, Montpellier, impr. Firmin et Montane, 48 p.
  • Anne Blanchard, « De Pézenas à Montpellier : transfert d'une ville de souveraineté (XVIIe siècle) », Revue d’Histoire Moderne & Contemporaine, 1965, 12, p. 35-49. Numérisé sur Persee.
  • M.E. Bonnefont, Pézenas le temps d'une balade, éd. Bonnefont, 2003.
  • Henri De Cadolle, « Les Grasset à Pézenas », L’ami de Pézenas, no 67,‎ , p. 11-14
  • Joseph Coulouma, « Aqueduc romain de Pézenas », Cahiers d'histoire et d'archéologie, no 45,‎ , p. 502-506
  • Bernard Davit et Jean-Claude Audemar, Les statues de Pézenas : « machade », Paulhan, éd. du Griffoul, 175 p.
  • Alphonse Delouvrier, Histoire de Pézenas, ville latine, seigneurie féodale, comté, chef-lieu de canton et de ses environs (Hérault), Nîmes, Lacour éditeurs, coll. « Coll. Redivida », (notice BnF no FRBNF34126005, lire en ligne)
  • Joseph Desmazes, Notice historique sur le Château de Pézenas, Montpellier, Impr. de l’Éclair, 31 p.
  • Paul Fabris, Pézenas, ville consulaire, Montpellier, F. Fabris, , XII-302 p. (notice BnF no FRBNF36598630)
  • Fédération historique du Languedoc méditerranéen et du Roussillon, Pézenas : ville et campagne, XIIIe-XXe siècles : actes du XLVIIIe congrès de la Fédération historique du Languedoc méditerranéen et du Roussillon, Pézenas, 10-11 mai 1975, Montpellier, Fédération historique du Languedoc méditerranéen et du Roussillon, , 406 p.
  • Fenouil, Chemins de fer d'intérêt local : chemin de Pézenas à Béziers [mémoire descriptif de l'agent-voyer en chef Fenouil], Montpellier, Ricard frères, , 22 p.
  • Gilles Garrigues, « Un musée vivant à Pézenas », Connaissance du pays d'Oc, Montpellier, no 10,‎ , p. 43-46 (notice BnF no FRBNF34376116)
  • « Le Poulain de Pézenas », Bulletin du syndicat d'initiative de Montpellier, Montpellier, no 7,‎
  • Emmanuel Leroy Ladurie, Histoire du Languedoc, coll. "Que sais-je?", Presses universitaires de France, Paris, 1re éd., 1962
  • Micheline Mazet, Contribution à l'étude démographique du canton de Pézenas : 1787-1800, S.l., s.n., , 180 p. 2 vol. (iii, 180 f.)
  • Francis Médina, « Les Ursulines à Pézenas », L'ami de Pézenas, no 64,‎ , p. 20
  • Yvette Médina, « Le collège oratorien de Pézenas », L'ami de Pézenas et Le Petit bleu de Pézenas, no 26,‎
  • Mission archives 34, Archives anciennes et modernes de Pézenas : répertoire numérique détaillé, Montpellier, Mission archives 34, , 182 p.
  • Moulinas, Le collège de Pézenas, Pézenas, L. Pioch, , 77 p.
  • Jean Nougaret, Pézenas, évolution urbaine et architecturale du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle, Études sur Pézenas et l'Hérault, année 1979, numéro spécial. (épuisé)
  • Jean Nougaret, Pézenas, Hérault, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Languedoc-Roussillon, 2007 3e édition, 104 p. (ISBN 978-2-907276-19-1)Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • (en) Nougaret Jean, Pézenas : architectural heritage, Montpellier, ACPLR, , 116 p. (ISBN 978-2-907276-20-7)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Nougaret, Le théâtre de Pézenas, Hérault, Montpellier, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Languedoc Roussillon, (ISBN 2-907276-01-8)
  • Hélène Palouzie, Le trésor de la collégiale Saint-Jean de Pézenas, Arles, Actes Sud, , 93 p.
  • P.P. Poncet, Histoire de la ville de Pézenas, des origines à 1733, La Dominitienne, 1992.
  • François Resseguier, Archives de la ville de Pézenas : inventaires et documents, Montpellier, impr. de J. Lauriol, , 264 p. (notice BnF no FRBNF34017733)
  • Jean Servières, « Aux origines des chemins de fer dans l'Hérault : 1, Agde ou Pézenas, la querelle des tracés », Études sur Pézenas et sa région, Pézenas, Amis de Pézenas, no 4,‎ , p. 15-37 (notice BnF no FRBNF34356274)
  • Jacques Trahine, La classe 1889 dans les cantons de Florensac, Agde, Montagnac, Pézenas, Roujan, Servian, S.l., s.n., , 128 p.

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

  • Série : Délibérations consulaires et communales (1376-1981) [88 registres]. Fonds : Archives communales de Pézenas; Cote : 126 PUB, 1MI. Pézenas : Mairie de Pézenas. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Concrètement pour les Condé, l'union du prince de Condé avec Charlotte-Marguerite de Montmorency est le point de départ de leur reconquête financière. Elle est richement dotée : 300 000 livres par son père, 150 000 livres par le roi, 150 000 livres par son oncle, Charles de Montmorency-Damville, sans enfant.
  2. Emprunts subventions : recettes qui visent à financer les investissements réalisés par la commune et à rembourser le capital des emprunts contractés.
  3. Opérations en capital affectant le patrimoine communal telles que travaux d'équipement et remboursement des emprunts.
  4. Excédent de produits de fonctionnement qui sert entre autres à rembourser des emprunts ou financer de nouveaux investissements.
  5. Trésorerie de la commune.
  6. Valeur représentant la somme que la commune doit rembourser aux créanciers (dont les banques). L'encours est l'encours total au 31 décembre de l'année N.
  7. Sommes des intérêts d'emprunts et du montant du remboursement du capital de la commune.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  9. Le concept de population comptée à part est défini par le décret no 2003-485 publié au Journal officiel du 8 juin 2003, relatif au recensement de la population. La population comptée à part comprend certaines personnes dont la résidence habituelle (au sens du décret ci-dessus cité) est dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence sur le territoire de la commune : 1. Les mineurs dont la résidence familiale est dans une autre commune mais qui résident, du fait de leurs études, dans la commune. 2. Les personnes ayant une résidence familiale sur le territoire de la commune et résidant dans une communauté d'une autre commune, dès lors que la communauté relève de l'une des catégories suivantes : - services de moyen ou de long séjour des établissements publics ou privés de santé, établissements sociaux de moyen ou de long séjour, maisons de retraite, foyers et résidences sociales ; - communautés religieuses ; - casernes ou établissements militaires. 3. Les personnes majeures âgées de moins de 25 ans ayant leur résidence familiale sur le territoire de la commune et qui résident dans une autre commune pour leurs études. 4. Les personnes sans domicile fixe rattachées à la commune au sens de la loi du 3 janvier 1969 et non recensées dans la commune.
  10. Sur ce même sujet, il est à noter un calcul fortement différent des données INSEE avec un taux de logements vacants estimé à seulement 4 %, résultat de deux campagnes de recensement réalisées en 2016 et 2017 par la Ville de Pézenas, l'Agglomération Hérault-Méditerranée et les Services Fiscaux.
  11. La création des Sites patrimoniaux remarquables, dont Pézenas fait partie, a pour objectif de protéger et mettre en valeur le patrimoine architectural, urbain et paysager de nos territoires. Les sites patrimoniaux remarquables sont « les villes, villages ou quartiers dont la conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, au point de vue historique, architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public. Le dispositif doit permettre d’identifier clairement les enjeux patrimoniaux sur un même territoire. Ces enjeux sont retranscrits dans un plan de gestion du territoire qui peut prendre deux formes : soit un plan de sauvegarde et de mise en valeur (document d’urbanisme), soit un plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine (servitude d’utilité publique)
  12. Le premier titre a été remporté par Janine Jouves, Bertrand Pailhès et Rose Pailhès.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Via Michelin Itinéraires », sur viamichelin.fr (consulté le 31 mai 2020), "itinéraires conseillés par Michelin"
  2. Distances vers : Adissan, Lézignan-la-Cèbe, Cazouls-d'Hérault, Saint-Pons-de-Mauchiens, Montagnac, Aumes, Balaruc-le-Vieux, Loupian, Mèze, Pinet, Castelnau-de-Guers, Saint-Thibéry, Nézignan-l'Évêque, Montblanc, Tourbes, Abeilhan, Puissalicon, Alignan-du-Vent, Margon, Roujan, Caux et Nizas, publié sur le site fr.distance.to (consulté le ).
  3. Pézenas Hérault, Jean Nougaret, Éditions l'Inventaire général des monuments historiques et des richesses artistiques de la France.
  4. Marc Antoine René de Voyer Argenson, Mélanges tirés d'une grande bibliothèque..., Moutard, 1783
  5. Jean Combes, « Les foires en Languedoc au Moyen Âge», Annales Économies, Sociétés, Civilisations, 13e année, N. 2, 1958, p. 235 et suivantes
  6. vue extraite de la Cosmographia Galliae, collection Willet-Holthuysen, Amsterdam
  7. Albert Paul Alliès, Une ville d'états : Pézenas au XVIe et XVIIe siècles.
  8. Une plaque relate cet évènement dans la cour de l'hôtel de Landes de Saint-Palais
  9. Claire Buchet, "Hériter d'un réseau et le pérenniser" : l'exemple de Charlotte-Marguerite de Montmorency in Les Frondeuses du Grand Condé, Études du CRESC. Université Paris 13, mars 2008
  10. Archives départementales de l'Hérault FRA034-C4107-0001
  11. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 414.
  12. Dubost, ‘’Le réseau des sociétés…’’, op. cit., p. 391
  13. [1]
  14. « Louise Baldy », sur www.ajpn.org (consulté le 16 juin 2020).
  15. #Pézenas : quatrième mandat pour Vogel-Singer (DVD), piblié le sur le site de La Marseillaise (consulté le ).
  16. a et b Résultats des élections municipales et communautaires dans l'Hérault, publié le sur le site du Conseil départemental de l'Hérault (consulté le ).
  17. Armand Rivière élu à Pézenas : J’aime notre ville, elle a une âme et elle me le rend, publié le sur le site du Midi libre (consulté le ).
  18. Armand Rivière, publié sur le site viadeo.journaldunet.com (consulté le ).
  19. « Budget des villes », sur journaldunet.com (consulté le 26 juin 2020) d'après les données du ministère de l'Économie.
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  24. Listes nominatives de recensement de population consultables en ligne
  25. « David Dalichoux », sur patrimoie.vivant.com (consulté le 18 août 2020).
  26. « Siffre faience », sur patrimoie.vivant.com (consulté le 18 août 2020).
  27. « Pézenas », sur voyages.michelin.fr (consulté le 7 juin 2020).
  28. « Commerces et marchés », sur ville-pézenas.fr (consulté le 17 août 2020)
  29. « Campotel de Pézenas », sur m.herault-tourisme.com
  30. (en) « Golden Apple Award », sur fijet.net (consulté le 5 décembre 2015)
  31. « Pézenas », sur vma.asso.fr (consulté le 6 juin 2020).
  32. « Maison des métiers d'Art », sur atelierdart.com (consulté le 18 août 2020)
  33. « Pézenas », sur tourisme-occitanie.com (consulté le 6 juin 2020)
  34. « INSEE », sur insee.fr (consulté le 26 juin 2020)
  35. http://fr.kompass.com/d/herault/fr_91_34/
  36. « Sites patrimoniaux remarquables », sur gouv.fr (consulté le 6 août 2020). L'objectif est de donner une meilleure lisibilité pour les porteurs de projets et pour les habitants de ces sites
  37. http://www.ville-pezenas.fr/wp-content/uploads/2017/08/arrete-extension-pzenas-sign-24-06-2016-plan.pdf
  38. Notice no PA00103644, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. Notice no IA34000528, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. Notice no IA34000522, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. Notice no PA00103636, base Mérimée, ministère français de la Culture
  42. Notice no PA00103653, base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. Notice no IA34000519, base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. Notice no PA00103641, base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. Notice no PA00103646, base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. Notice no PA00103658, base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. Notice no PA00103662, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. Pézenas Hérault, Images du patrimoine, Jean Nougaret.
  49. Site sur Boby Lapointe
  50. Portrait d'Anne de Montmorency par Corneille de Lyon, vers 1533-1536, Boston, musée des Beaux-Arts.
  51. Portrait d'Henri Ier de Montmorency, anonyme, Londres, The Weiss Gallery.
  52. Portrait de Charlotte-Marguerite de Montmorency par Pierre Paul Rubens, Pittsburgh, The Frick Art Museum.
  53. Portrait d'Henri II de Montmorency, peinture anonyme, Paris, Musée du Louvre.
  54. Portrait de Molière peint par Nicolas Mignard (1658) Collection de la Comédie-Française, Paris.
  55. Site du festival Printival Boby Lapointe
  56. Mirondela dels Arts
  57. Les Estivales de L'Illustre Théâtre
  58. Pézenas enchantée
  59. Fadas du Tamarou
  60. http://mirondeladelsarts.com/
  61. http://amis-pezenas.com/lassociation/
  62. « La Confrérie du Peit Pâté de Pézenas », sur www.confreriesdulanguedocroussillon.com (consulté le 8 juin 2020).
  63. Belles régions de France, no 11, août-sept.-oct. 2012, p. 72
  64. Stade Piscénois
  65. Pézenas Hérault, Jean Nougaret, Éditions l'Inventaire général des monuments historiques et des richesses artistiques de la France
  66. Discours prononcé à l'occasion du 50e anniversaire du Monument dédié à Molière.
  67. Extrait du discours prononcé le 30 juin 1957 au château de la Grange de Près à l'occasion des fêtes qui ont été célébrées pour le tricentenaire du départ de Pézenas de Molière et de l'Illustre Théâtre.