Carmaux

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Carmaux
Vue sur le centre-ville de Carmaux.
Vue sur le centre-ville de Carmaux.
Blason de Carmaux
Héraldique
Carmaux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Bureau centralisateur de Carmaux-1 Le Ségala
Carmaux-2 Vallée du Cérou
Intercommunalité Communauté de communes Carmausin-Ségala
(siège)
Maire
Mandat
Alain Espié
2014-2020
Code postal 81400
Code commune 81060
Démographie
Gentilé Carmausins, Carmausines
Population
municipale
9 542 hab. (2014)
Densité 674 hab./km2
Population
aire urbaine
17 468 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 00″ nord, 2° 09′ 32″ est
Altitude 235 m (min. : 228 m) (max. : 340 m)
Superficie 14,16 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Carmaux est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Carmausins et Carmausines.

Elle est connue pour ses activités industrielles passées, en particulier sa verrerie et l'exploitation du charbon, ainsi que pour avoir été le cadre d'une étape décisive dans la carrière politique de Jean Jaurès, député de la ville de 1893 à 1898 et de 1902 à sa mort.

Son aire urbaine comptait 17 468 habitants en 2009.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carmaux est située sur le Cérou et sur l'ancienne route nationale 88. La commune se trouve aux confins de différentes zones géographiques, entre le Ségala, le Quercy, le Rouergue et le Languedoc, sur les premiers reliefs du Massif central. Elle est construite sur un important gisement de charbon, communément appelé le Bassin carmausin, qui marqua profondément l’histoire de la ville et de ses alentours. Elle est située, notamment, à 17 km au nord d'Albi, 76 km de Toulouse, 47 km de Rodez et 535 km de Paris[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Carmaux
Monestiés Almayrac Sainte-Gemme
Saint-Benoît-de-Carmaux Carmaux Rosières
Blaye-les-Mines Le Garric Rosières

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Carmaux est traversée par la rivière du Cérou (affluent de l’Aveyron), ainsi que par deux cours d’eau affluents du Cérou : le Céroc et le Candou et dans sa partie nord elle est bordée par le lac de la Roucarié sur le Céret.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Carmaux se situe sur l'axe Toulouse - Albi - Rodez - Lyon. Elle est desservie par la D 2088, anciennement RN 88. Cette dernière, aujourd’hui déviée, passe à environ 4 km de Carmaux. La ville bénéficie d'une voie rapide pour rejoindre Albi et l'A68, permettant ainsi de faire la liaison entre Carmaux et Toulouse en 2×2 voies de manière quasi-ininterrompue. Carmaux est partiellement reliée en 2×2 voies à Rodez via la RN 88, et devrait l’être totalement d'ici 2015.

En ce qui concerne le réseau secondaire, Carmaux est desservie par la D 91 qui la relie à Monestiés et Cordes-sur-Ciel côté ouest, et à Valderiès puis Réquista côté est. La commune est également reliée à Rieupeyroux et Villefranche-de-Rouergue via la D 905.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Carmaux possède une gare SNCF, desservie par la ligne ToulouseRodez du TER Midi-Pyrénées. Elle constitue un terminus de cette ligne.

Bus[modifier | modifier le code]

Carmaux est desservie par les lignes 701 (Carmaux – Albi) et 711 (Carmaux – CagnacAlbi) du réseau départemental TarnBus.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Carmaux est divisée en plusieurs quartiers, dont (d’ouest en est et du nord au sud) : la Courtié, la Boujassié, la Peyrotte, la Favarelle, Gourgatieu, le Roucan, la Manne, le Pré-Grand, le Candou, Cérou, Europe, Cambous, Sainte-Cécile, la Mouline, la Garrigue, la Peyre, Verrerie, Rajol, Solages, la Lande, la Benq, La Croix Haute, le Fontanas, Lendrevié, la Sapanarié, la Jinquié, Bicoq.

Trois de ces quartiers sont classés en zone urbaine sensible : Cambous, Cérou et Europe qui constituent la ZUS Carmaux Quartiers Nord, soit 1 466 habitants[2].

Aménagement[modifier | modifier le code]

Les principaux aménagements déjà réalisés[modifier | modifier le code]
  • En 1969, le centre historique de Carmaux (Rajol), jugé insalubre, fut détruit et remplacé par une cité HLM, un grand boulevard (boulevard Charles-de-Gaulle) et une vaste place arborée (place de la Révolution).
  • En 1980, le parc du Pré-Grand fut détruit pour accueillir une nouvelle usine d’aviation : Air Océan.
  • En 2000, la Tour de la verrerie datant de 1965 (la plus haute du Tarn avec ses 15 étages) fut démolie et remplacée par des petits immeubles modernes.
  • En 2011, un parcours de santé longeant la rivière du Cérou et reliant les parcs de la ville a été créé[3].
  • En 2012, la barre d'immeuble de la rue Gineste (80 logements) a été démolie en vue de son remplacement par 36 logements collectifs[4],[5].
  • En 2013, l'ancienne piscine municipale du Caneton a été remplacée par un nouveau centre aquatique, L'Odyssée.
  • En 2014, l'ancien cinéma du Lido a été remplacé par un complexe cinématographique de quatre salles en centre-ville.
  • En 2014, les trottoirs et la voirie de l'avenue Jean-Jaurès ont subi une réfection totale.
  • En 2015, le projet de gare multimodale, attenant à la gare SNCF historique, a vu le jour.
Les projets d’aménagement[modifier | modifier le code]

La ville poursuit ses projets d'amélioration des logements sociaux et d’embellissement du centre-ville[6].

Vue générale de Carmaux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Carmaux

Son blasonnement est : D'azur à trois rochers d'argent, posés 2 et 1. Ce blason fut attribué à la paroisse de Carmaux le 20 décembre 1703. Il s'agit des armoiries de la famille de Ciron, alors seigneurs du lieu, qui les avait fait enregistrer en 1696.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Carmaux provient, sans certitude prouvée, du nom gaulois Carmantius ou Caramantius[7]. Le village est appelé Caramons ou Carmoulx au XIIIe siècle, puis temporairement Cramaux au XVIe siècle jusqu'au XIXe siècle, qui ne vient pas de cremar (brûler), mais qui est une transcription déformée de Caramaux prononcé en langue d'oc en roulant les r.

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Carmaux relevait depuis le XIIe siècle de la châtellenie de Castelnau-de-Bonefous. En 1229, le château de Carmaux est un fief militaire de la baronnie de Monestiès. Il relève des évêques d'Albi. À cette époque, le charbon n'est pas encore la principale ressource du lieu : on y tisse surtout le chanvre, récolté sur les rives du Cérou dans ce qu'on appelle "lous cambous".

La seigneurie de Carmaux appartenait à la famille Delpuech[8], seigneure de Cagnac où des affleurements de charbon étaient déjà exploités sur les bords du Cérou, puis au XVe siècle à Géraud Hébrard, seigneur de Saint-Félix, puis à ses descendants jusqu'à Hercule d'Hébrard, fils du viguier de Najac. Au début du XVIe siècle, la seigneurie est revenue à Sébastien Delpuech, seigneur de Cagnac jusqu'en 1696.

Jean-Baptiste de Ciron (1615 - 1684), conseiller, puis président au parlement de Toulouse de 1674 à 1724, achète la seigneurie de Carmaux. Déjà vers 1550, son aïeul Jean de Ciron[9], marchand à "Caramoulx", gérait certains puits de mine. Le fils de Jean-Baptiste, Jean-Baptiste II (1650 - 1726), est anobli par sa charge de président à mortier, et s'intitule seigneur-marquis de Carmaux. Sa fille apporte une partie de la seigneurie en dot, par son mariage en 1724 avec François Paul de Solages, et à sa famille qui rachète le complément. La terre de Carmaux est alors estimée à 250 000 livres. Antoine Paulin de Solages, fils des précédents sera dans la famille de Solages le dernier à prendre ce titre de courtoisie de "marquis de Carmaux".

Le département du Tarn jouissait depuis le XVe siècle d'une longue tradition verrière, à travers ses verreries de la forêt domaniale de la Grésigne et de la Montagne Noire. La première était utilisée au maximum par les verriers, lors de la visite de Louis De Froidour de Sérizy, à qui Colbert confie la rédaction de l'ordonnance sur le fait des Eaux et Forêts du , aboutissant à limiter l'utilisation du bois pour les verreries.

Le dernier frère d'Antoine Paulin, Gabriel de Solages a réussi à accroître l'importance de l'entreprise et contourner les difficultés de transport, en recourant au charbon de Carmaux, et en consommant sur place la plus grande partie de ses produits : il fit construire une verrerie à bouteilles pour laquelle il sollicita une concession, accordée par arrêt du Conseil d'État du .

Pour la fabrication des bouteilles en verre noir, il fit appel à des verriers de la Grésigne et du Champenois, hautement qualifiés. La verrerie ira jusqu'à atteindre 800 ouvriers en 1882[10], qui constituent une corporation ouvrière privilégiée, bénéficiant de salaires élevés. Après la Révolution, il conserve le monopole des mines de charbon, qui emploient 200 personnes en 1800.

En 1873 la Société des mines de Carmaux (SMC) devient propriétaire des houillères ; les besoins d'extraction sont importants et les effectifs de mineurs augmentent rapidement : on en dénombre 2000 en 1880 et presque 3500 en 1900[11].

En 1892 la grande grève des mines de Carmaux éclate à la suite du licenciement de Jean-Baptiste Calvignac, ouvrier de la mine, maire de Carmaux depuis le . Les mineurs sont soutenus par Jean Jaurès qui est élu député du Tarn, comme socialiste indépendant, lors de l'élection partielle du .

Le , au lendemain du débarquement Allié de Provence, est déclenché la "bataille de Carmaux". La garnison allemande va se rendre, mais Carmaux libérée reste à la merci d'une contre attaque allemande. Durant les deux jours suivants, fait rare dans l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, 2000 maquisards tiendront tête et repousseront 2500 soldats allemands, permettant ainsi la liberation de Rodez et Albi. Première ville du Sud-Ouest libérée par ses propres moyens, Carmaux recevra la Croix de guerre.

Le , le Centre Autorails de Carmaux reçoit le 1er autorail de la série X 2800 de la SNCF, l'X 2801. Le centre autorails de Carmaux est fermé en 1958 et ses autorails sont alors transférés à Toulouse.

L’exploitation charbonnière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Compagnie minière de Carmaux.

La verrerie[modifier | modifier le code]

Origines et histoire[modifier | modifier le code]

La première verrerie de Carmaux fut inaugurée le par Gabriel de Solages, dans son domaine de Blaye. Ils avaient obtenu un arrêt du Conseil du Roi pour ce faire. Elle consommait le charbon de Carmaux. Jusque dans les années 1850, sa production ne dépassait pas les 500 000 bouteilles par an et l'entreprise comptait une centaine d'employés. En 1856, la verrerie fut louée à Eugène Rességuier (un riche marchand de bouteilles toulousain) qui fit construire en 1862 une nouvelle verrerie, la Verrerie Sainte-Clotilde, à proximité de la toute récente gare reliant Carmaux à Albi à partir de 1857 et à Toulouse à partir de 1864. Sous l'impulsion de Rességuier, cette industrie prit de l'ampleur. La Verrerie Sainte-Clotilde comptait 300 ouvriers en 1880. À la suite de différents processus de mécanisation et à l'achat de cinq nouveaux fours Siemens, elle comptait 800 employés en 1887 qui travaillaient alors au rythme des 3 × 8. La production atteignit 30 000 bouteilles par jour. La crise du phylloxera et la mécanisation portant atteinte au travail et aux salaires des verriers, ces derniers créèrent la chambre syndicale des verriers de Carmaux en 1890[12].

Ancienne verrerie Sainte-Clotilde.

Les grèves de 1895[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grèves de Carmaux de 1892-1895.

En , l'un des salariés de la Verrerie Sainte-Clotilde, Jean-Batiste Calvignac, fut licencié en raison d’une absence liée à son activité syndicale. Afin de le soutenir, les autres ouvriers répliquèrent par une grève générale qui allait durer environ quatre mois. Intransigeant, Eugène Rességuier imposa un lock-out. Malgré le soutien apporté par Jean Jaurès aux ouvriers, Rességuier parvint, avec l’appui des autorités préfectorales, à redémarrer l’usine en employant des ouvriers recrutés dans toute la France. Les anciens salariés grévistes de la verrerie décidèrent, avec l’appui de Jean Jaurès et de donateurs, de créer, en 1896, une nouvelle verrerie entièrement autogérée à Albi. Parallèlement, la Verrerie Sainte-Clotilde continua toutefois à fonctionner jusqu’en 1931. Le travail y était devenu moins artisanal en raison de la mécanisation de l’opération de soufflage.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la grande grève des mineurs de 1948, les mineurs sont confrontés à une répression intense. Des mineurs sont tués par la police et des corons occupés militairement. En riposte, le syndicat CGT des mines, la FNSS décide l'arrêt des opérations de sécurité des mines (dont l'exhaure). Le 19 octobre, le gouvernement fait procéder à la réquisition des personnels de sécurité, décret signé par le maire socialiste Jean Vareilles qui juge la grève trop politisée[13]. Il refuse également de faire partie du comité de soutien[14]. Après la fin de la grève, le maire accepte que le conseil municipal formule un vœu d'amnistie pour les mineurs condamnés pour fait de grève, en ayant à l'esprit que tous les mineurs condamnés l'ont été pour des faits connexes des faits connexes, et que donc son vœu n'a aucune portée pratique dans le département[15].

Pendant cette grève, la solidarité ouvrière joue à plein, les dons alimentant des soupes populaires servies à des milliers de personnes quotidiennement à Carmaux[16]. Les instituteurs de Carmaux font une collecte de 84 000 FF[17] et les mineurs reçoivent encore 25 tonnes de pommes de terre des paysans de la Corrèze et 2 000 litres de vin des viticulteurs de l'Hérault[18]. Les 36 enfants de 17 familles sont accueillis par des personnes solidaires à Toulouse[19]. Plus tard, avec la répression impitoyable, les familles de six mineurs condamnés à la prison pour fait de grève reçoivent une aide de la CGT compensant la perte de salaire, qui envoie aussi un peu d'argent aux prisonniers pour leur permettre de cantiner[20]. La libération de deux d'entre eux donne encore lieu à un rassemblement d'une trentaine de personnes le 21 février[21]. Et alors que la reprise du travail était effective pour 60 % des mineurs le 20 novembre, une étude des Houillères relève que les deux tiers des Espagnols sont encore grévistes, et recommande de les écarter des postes des postes de représentation des ouvriers[22]. Plusieurs groupes de mineurs polonais sont expulsés, eux aussi pour fait de grève, ainsi qu'un mineur italien, dont la mère âgée de 80 ans reste en France : son loyer est payé par la CGT[23]. Un total de 26 mineurs licenciés sont indemnisés par la CGT pendant des durées allant de quelques jours à plusieurs mois[24]. D'autres mineurs sont rétrogradés (27)[25].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution de 1789, la communauté de Carmaux dépend de la sénéchaussée de Toulouse et du diocèse d'Albi. En 1790, la commune de « Crameaux » est rattachée au nouveau canton de Valderiès, district d'Albi.

La commune de Carmaux devient provisoirement chef-lieu de canton le 2 décembre 1790 composé des communes de Carmaux, Sainte-Gemme, Blaye, Labastide-Gabausse, Rosières, Saint-Benoît et Taïx. En l'an X de la République (1802), le canton de Carmaux est supprimé et la commune est rattachée au canton de Monestiés, arrondissement d'Albi.

Loi du 7 juillet 1889, création du canton de Carmaux avec le rattachement des communes de Labastide-Gabausse, Rosières, Saint-Benoît rattachées auparavant au canton de Monestiés.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Carmaux.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Carmaux est de 31,41 actes pour 1000 habitants[26]. S’il est légèrement supérieur à celui du département du Tarn (25,0/1000), il reste toutefois nettement inférieur à ceux des principales communes du département : Albi (49,30/1000), Castres (61,28/1000), Mazamet (47,07/1000), Graulhet (42,98/1000), et à la moyenne nationale (57,29/1000). Le taux d’élucidation des affaires par la police de Carmaux est l’un des plus forts du département, soit 50,90 %, contre une moyenne nationale de 37,61 % et départementale de 31,4 %.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Neckarsulm PartnerStaedte.jpg

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en annuel[28],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 9 542 habitants, en diminution de -6,54 % par rapport à 2009 (Tarn : 2,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
849 1 040 1 518 1 440 1 765 1 881 2 143 2 520 2 678
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 743 4 043 4 758 5 010 6 160 6 905 8 059 9 591 10 068
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
10 956 10 894 11 064 11 273 11 607 11 129 10 448 11 136 11 485
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
14 565 14 755 13 208 12 113 10 957 10 231 10 273 9 933 9 542
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[31] 1975[31] 1982[31] 1990[31] 1999[31] 2006[32] 2009[33] 2013[34]
Rang de la commune dans le département 4 5 5 5 6 5 6 7
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

Avec 10 116 habitants, Carmaux est la sixième commune du Tarn la plus peuplée. Toutefois, son unité urbaine[35] de 17 327 habitants[36] la classe au quatrième rang des agglomérations tarnaises, derrière Albi, Castres et Mazamet.

Économie[modifier | modifier le code]

À l’instar d’un grand nombre de villes industrielles, Carmaux a connu une crise économique sans précédent, des années 1970 jusqu’à la fin des années 1990, en raison du déclin puis de la cessation de l’industrie charbonnière. Depuis les années 2000, elle connaît un nouveau dynamisme économique, malgré une reconversion difficile :

Pour la reconversion du site de la mine à ciel ouvert, les élus locaux ont choisi un pôle multiloisirs, Cap'Découverte inauguré en juin 2003. Cependant, la fréquentation s’est avérée insuffisante par rapport aux prévisions ayant motivé le projet et sa gestion a été sévèrement critiquée en 2005 par la Chambre régionale des comptes de Midi-Pyrénées, puis par la Cour des comptes.

CCA International Carmaux (anciennement Qualiphone), comptant près de 700 salariés (le deuxième employeur privé du Tarn après Pierre Fabre, et l’un des plus grands centres d’appels de France[37]), s’est implanté sur la commune en mai 2002.

Deux nouvelles zones commerciales ont ouvert en 2009 (avenue de l’Europe) et 2010 (avenue Jean-Baptiste-Calvignac).

La démographie de Carmaux atteste ce nouvel essor économique, l’agglomération ayant vu sa population augmenter au dernier recensement de 2006, pour la première fois depuis 1962[38].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Carmaux en 2009[39]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 13,97 % 0,00 % 9,39 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 30,51 % 0,00 % 20,42 % 4,72 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 99,35 % 0,00 % 68,37 % 11,23 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,63 % 16,17 % 4,12 %

La taxe professionnelle est perçue par la communauté de communes du Carmausin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments de la ville[modifier | modifier le code]

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Parcs et jardins de la ville[modifier | modifier le code]

  • Parc du Pré Grand (1924 - 1977) ; construit par la Société des Mines de Carmaux, transféré au Houillères du Bassin d'Aquitaine en 1946 puis aux Houilleres du Bassin Centre-Midi et vendu à la commune de Carmaux en 1978 qui l'a transformé en zone industrielle.
  • Parc de la Verrerie et son île, appartenant au Domaine de la Verrerie. Une statue de Paul Niclausse représentant Ludovic de Solages y est exposée.
  • Parc du Candou (1927) ; construit par la Société des Mines de Carmaux, transféré au Houillères du Bassin d'Aquitaine en 1946 puis aux Houillères du Bassin Centre-Midi et vendu à la commune de Carmaux en 1978.
  • Parc Jean-Jaurès, ou parc de la Sérinié (1933).
  • Jardins privés en bordure du Cérou.

Les alentours[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Carmaux est dotée de plusieurs écoles primaires, d’un collège en centre-ville (collège Victor-Hugo), et d’un complexe scolaire comprenant : un collège (collège Augustin-Malroux) ; un lycée d’enseignement général (lycée Jean-Jaurès) ; un lycée professionnel (lycée Aucouturier). Les lycées et le collège Augustin-Malroux sont situés sur le territoire de la commune de Blaye-les-Mines. En matière d’enseignement supérieur, Carmaux accueille en partie l’École des Mines d'Albi-Carmaux.

En ce qui concerne l'enseignement artistique, Carmaux dispose notamment d'une antenne du conservatoire de musique et de danse du Tarn.

Culture[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Événements culturels[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Carmaux possède une salle omnisports (située près du parc du Candou), un stade (stade Jean-Vareilles), une base nautique (lac de la Roucarié), des terrains et clubs de rugby, football, tennis, handball, basket-ball, musculation, une piscine, un skatepark (Cap'Découverte), etc.

Événements sportifs[modifier | modifier le code]

  • National de Pétanque, se déroulant chaque mois d’août au parc du Candou.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Club de rugby à XV, l'US Carmaux évoluant dans le championnat de France de 3e division fédérale pour la saison 2006-2007. L'USC Rugby a été sacrée championne de France de 1re division en 1951, inscrivant ainsi le nom de Carmaux sur le bouclier de Brennus.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune de Carmaux est dotée d'un hôpital, la polyclinique Sainte-Barbe.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

L'échaudé triangulaire à base de pâte à pain anisée est une spécialité de la ville de Carmaux.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Événements divers[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue de Jean Jaurès, né à Castres, député de Carmaux.
Joueurs de rugby à XV

Voir aussi : Catégorie:Naissance à Carmaux

Divers[modifier | modifier le code]

Carmaux au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques arrondies au kilomètre
  2. Recensement de 2006
  3. Article de La Dépêche - parcours santé
  4. Article de La Dépêche - démolition barre rue Gineste
  5. Appel d'offres
  6. Article de La Dépêche
  7. Toponymie du pays d'Oc
  8. voir Les origines de la commune de Cagnac-les-Mines
  9. voir Compagnie minière de Carmaux, découverte du charbon et la famille de Ciron
  10. Site du Musée du Verre
  11. Site Carmaux on Line
  12. Carmaux : un exemple dans la révolution industrielle
  13. Jean-Louis Vivens, Conflit social ou affrontement politique ? La grève des mineurs en France en 1948 sous les angles de la solidarité ́et de la répression, mémoire de Master 2, 2015, p. 67.
  14. Jean-Louis Vivens, op. cit., p. 87.
  15. Jean-Louis Vivens, op. cit., p. 184.
  16. Jean-Louis Vivens, op. cit., p. 91.
  17. Jean-Louis Vivens, op. cit., p. 90.
  18. Jean-Louis Vivens, op. cit., p. 98.
  19. Jean-Louis Vivens, op. cit., p. 120.
  20. Jean-Louis Vivens, op. cit., p. 135 et 137.
  21. Jean-Louis Vivens, op. cit., p. 139.
  22. Jean-Louis Vivens, op. cit., p. 142.
  23. Jean-Louis Vivens, op. cit., p. 144 et 147.
  24. Jean-Louis Vivens, op. cit., p. 162.
  25. Jean-Louis Vivens, op. cit., p. 167.
  26. Tous les chiffres donnés dans ce chapitre sont issus des statistiques de 2008, fournies par le site web de l'Assemblée Nationale, [1]
  27. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  31. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  32. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  33. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  34. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  35. Cette unité urbaine est constituée de Carmaux, Blaye-les-Mines, Saint-Benoît-de-Carmaux, Le Garric et Rosières
  36. Recensements INSEE 2006 et 2007
  37. Article de La Dépêche sur CCA International
  38. Évolution démographique de l'unité urbaine de Carmaux
  39. (fr) « Impôts locaux à Carmaux »
  40. Monuments Historiques et Immeubles protégés sur Carmaux
  41. Chronologie des luttes anti-carcérales en France de 1971 à 1989

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de référence
  • Louis Calmels, De Carmaux médiéval à Monestiés Combefa et au Néo-Carmausin, Imprimerie P. Carrère, 1932
  • Rolande Trempé, Les mineurs de Carmaux (1848-1914) (2 volumes), Éditions Ouvrières, 1971
  • Patrick Trouche, Sept siècles d'exploitation du charbon dans le pays carmausin, préface de Rolande Trempé, Association Histoire des mines du Carmausin, Blaye-les-Mines, 1980
  • Joan Wallach Scott, Les verriers de Carmaux, traduit de l'anglais par Thérèse Armingon, Flammarion, 1982
  • Jean-François Kowalik, Pierre-Christian Guiollard, Aimé Malphettes, Mineurs de fond au XXe siècle dans les houillères du bassin de Carmaux-Albi (Tarn), Éditions Guiollard, 2005
Autres ouvrages
  • Jean Guirado, Dernières lueurs souterraines, Vent Terral, 2005
  • Gérard Gorgues, Une histoire des mines de Carmaux, Éditions Hersoc, 2002
  • Jean Vareilles, Carmaux des origines au XXe siècle, Vent Terral, 1992

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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