Sauclières

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Sauclières
Image illustrative de l'article Sauclières
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Causses-Rougiers
Intercommunalité Communauté de communes Larzac et Vallées
Maire
Mandat
Daniel Atcher
2014-2020
Code postal 12230
Code commune 12260
Démographie
Gentilé Saucliérois
Population
municipale
138 hab. (2014)
Densité 3,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 37″ nord, 3° 22′ 04″ est
Altitude Min. 580 m – Max. 1 341 m
Superficie 38,81 km2
Localisation

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Sauclières

Sauclières est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Jean-du-Bruel Dourbies Rose des vents
Nant N Alzon
O    Sauclières    E
S
La Couvertoirade Campestre-et-Luc

Site[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Il y a 200 millions d'années, les dinosaures ont laissé les empreintes de leur passage à la Baurette, notamment du genre Grallator avec une espèce particulière "Grallator sauclierensis".

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au temps des Romains, Sauclières est un lieu de passage et de liaison. L'axe naturel Nîmes-Le Vigan vers le Larzac et Millau par la vallée de la Dourbie passait par là.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Sauclières est le siège d'un prieuré bénédictin (église du XIIe siècle) relevant de l'abbaye de Nant, possessions de l'Abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert et dépendances du château d'Algues (Nant).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La voie ferrée Le Vigan - Tournemire[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la voie ferrée Le Vigan - Tournemire (aujourd'hui désaffectée) a été construite, et la gare de Sauclières était la principale étape.

Les travaux que l'on peut qualifier de gigantesques ont duré 11 ans. Le trajet de 62 km comporte 37 tunnels, 14 viaducs, des passages en remblai, en tranchée, des aqueducs, et des ponts innombrables, le tout en pierre de taille et pour un coût de 31 164 000 Francs de l'époque. Sur cet itinéraire, Sauclières était la gare principale en raison de la topographie des lieux (au sommet des pentes les plus sévères - 33/1000), nécessitant le dédoublement et l'approvisionnement des machines (eau, charbon…). Sauclières était quasiment à égale distance du Vigan et de Tournemire. Par ailleurs, la gare assurait la desserte des communes de Saint-Jean-du-Bruel, Dourbies, Lanuéjols, Trèves et Campestre-et-Luc.

Le mouvement des voyageurs (diligences) et des marchandises (attelages de bœufs et de chevaux) donnait une animation permanente aux alentours de la gare où étaient programmés chaque jour trois trains mixtes (voyageurs-marchandises) dans les deux sens. Cette période qui dura environ un quart de siècle fut l'apogée de la commune de Sauclières, tant en ce qui concerne la population que l'activité économique diversifiée. La population d'environ 700 habitants en 1880 a probablement dépassé les 1 000 pendant la décennie des travaux de construction, pour retomber et ne cesser de décroître à partir de 1914. Le train a supplanté le transport hippomobile, mais l'âge d'or de la vapeur ne dura que quelques décennies.

La construction de la ligne de chemin de fer a été pour Sauclières une source de prospérité et de progrès. De nombreuses personnes, directement ou indirectement, y trouvèrent un emploi. Ainsi, dans la construction, les tailleurs de pierre exploitèrent les carrières locales pour construire des maisons particulières et des bâtiments publics. Les produits agricoles trouvèrent des débouchés : le bois vers la distillerie (Progil), le boisage des galeries de mines, les piquets de vigne, le fumier, le fourrage vers les exploitations du Languedoc. Une industrie (« le câble ») s'installa pour assurer l'expédition du minerai provenant par câble aérien des mines de Villemagne, dans le massif de l'Aigoual.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours Daniel Atcher PS Retraité de la fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 138 habitants, en diminution de -26,2 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
718 799 1 769 1 845 1 876 869 837 894 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
794 766 737 684 691 712 651 980 592
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
574 614 555 471 463 393 366 325 299
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
279 242 198 173 202 189 187 147 138
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église romane du XIIe siècle[5]. Elle possède un petit campanile au sommet de son clocher, une caractéristique courante aux alentours, à la frontière de Gard, de la Lozère et de l'Aveyron.
  • Fontaine de la place. Etablie il y a environ 130 ans, elle comporte une colonne supportant une vasque et une coquille de grès voir.
  • Four à pain communal[6].
  • Architectures des maisons édifiées en grès rose.
  • Le Musée d'Automates.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. René Quatrefages), Nant : La Cavalariá, La Cobertoirada, L'Espitalet, Sauclièiras, Sent-Joan-del-Bruèlh / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Nant, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 239 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-20-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36685848)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]