Mouvement radical, social et libéral

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Mouvement radical, social et libéral
Image illustrative de l’article Mouvement radical, social et libéral
Logotype officiel.
Présentation
Coprésidents Laurent Hénart
Sylvia Pinel
Fondation
Fusion de PR et PRG
Siège 1, place de Valois
75001 Paris, France
Co-secrétaires généraux Nathalie Delattre
Guillaume Lacroix
Co-trésorier Jean-Bernard Bros
Jean-Marc Gabouty
Slogan « Ouverts, unis, indépendants »
Positionnement Centre[1] (centre droit[2],[3],[4],[5] à centre gauche[6])
Idéologie Radicalisme
Social-libéralisme
Républicanisme
Laïcisme
Solidarisme
Fédéralisme européen
[réf. nécessaire]
Affiliation européenne ALDE
Adhérents 15 000 revendiqués[7]
Couleurs           Bleu et mauve clair
Site web lemouvementradical.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Bertrand Pancher et Philippe Vigier (LT)
Sénat Jean-Claude Requier (RDSE)
Parlement européen Guy Verhofstadt (ADLE)
Représentation
Députés
17 / 577
Sénateurs
14 / 348
Députés européens
2 / 74
Conseillers départementaux
97 / 1 757
Conseillers régionaux
62 / 4 108

Le Mouvement radical, social et libéral — dont le nom officiellement déposé dans ses statuts est le Mouvement radical (social libéral) [8],[a], pouvant être abrégé en Mouvement radical voire en MRSL ou en MR — est un parti politique français centriste fondé le par la fusion du Parti radical et du Parti radical de gauche.

Création[modifier | modifier le code]

En , est envisagée une fusion du Parti radical et du Parti radical de gauche[9],[10], souvent présentée comme une réunification s'agissant de deux partis revendiquant leur filiation avec le Parti républicain radical et radical-socialiste (nom officiel du Parti radical, qui en est juridiquement le seul continuateur, le PRG ayant été fondé par les soutiens d'une motion minoritaire lors du congrès de Suresnes en 1971).

Le 15 et , les deux partis se rassemblent lors d'universités d'été communes à Montpellier[11].

Congrès fondateur[modifier | modifier le code]

Logotype du congrès fondateur du Mouvement radical, social et libéral.

La « réunification » de la famille radicale est soumise au vote lors de congrès organisés par chacun des deux partis le 9 décembre 2017, avant une transition de deux ans[12]. Les nouveaux statuts ont été adoptés avec 86 % des voix et la plate-forme politique à 89 %[13].

Il est co-présidé, durant une période de transition de deux ans, par Laurent Hénart et Sylvia Pinel[14]. Il est donc l'héritier direct du Parti républicain radical et radical-socialiste, plus ancien parti de France, fondé en 1901.

Le siège du mouvement est situé 1, place de Valois, dans les locaux historiques du Parti radical, le PRG quitte donc son siège du 13 rue Duroc[15].

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Des responsables du parti ont par ailleurs cité Manuel Valls ou Emmanuelle Cosse parmi les personnalités politiques susceptibles de rejoindre le Mouvement radical (social libéral)[13].

Plusieurs personnalités et membres des deux partis se sont opposés à cette création ou à ses modalités (cf. infra).

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le parti est dénommé « Mouvement radical (social libéral) »[8],[13]. Les votants avaient également le choix pour la dénomination « Mouvement des progressistes et radicaux »[13] (15% des voix). D'autres propositions comme « Les progressistes » avaient été formulées lors du débat préalable au vote qui porta, notamment, sur l'adjectif radical qui « [pouvait] être associé à “extrême”, un contresens pour une formation qui se place au centre de l'échiquier politique ». A contrario, André Rossinot et Jean-Michel Baylet (présidents d'honneur respectifs du Parti radical et du Parti radical de gauche) ont défendu le maintien du terme radical.

Parmi les formulations distinctes du libellé officiellement déposé dans les statuts du parti, on relève d'autres façons de composer le nom du parti comme « Mouvement radical, social et libéral »[a] et des variantes pouvant être considérées comme irrespectueuses des habitudes typographiques, comme « Mouvement Radical / Social-Libéral » régulièrement utilisée sur le site internet du MRSL [16],[17],[18] ou encore celle retenue pour son logotype, « MOUVEMENT RADICAL Social - Libéral ».

Le parti est souvent abrégé Mouvement radical[19],[20],[21], parfois en MRSL[22],[23] et plus rarement en MR[24].

Ses membres sont appelés les radicaux [21].

Valeurs, idées et programme politiques[modifier | modifier le code]

À l'occasion de son congrès fondateur, le Mouvement radical, social et libéral a réaffirmé sa fidélité aux valeurs défendues par le parti radical :

Dans la déclaration politique[25] adoptée ce même jour, le Mouvement radical pose « un socle commun de principes et de valeurs, dans la perspective de construire une République moderne » :

Positionnement politique, alliances, réseaux[modifier | modifier le code]

Positionnement au centre, au centre droit et au centre gauche[modifier | modifier le code]

Le Mouvement radical se place « au cœur de l’espace central » et peut logiquement être positionné au centre de l'échiquier politique en ce qu'il procède de la fusion d'un parti généralement positionné au centre gauche (PRG) et d'un parti généralement positionné au centre droit (Parti radical). Néanmoins, le MRSL ne revendique que rarement un positionnement centriste (souvent associé à la tradition démocrate-chrétienne en France), mais se réclame du radicalisme. Le parti est également régulièrement positionné au centre droit[2], voire à droite[4] par les médias. Certains de ses membres, comme l'ancien député Roger-Gérard Schwartzenberg, souhaite au contraire que le MRSL s'ancre au centre gauche « à l’image de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste qu’avait créée Mitterrand en 1965[6] ».

Au niveau parlementaire, le positionnement du MRSL n'est pas évident (cf. infra).

Au niveau national, entre majorité présidentielle et oppositions parlementaires[modifier | modifier le code]

Au niveau national, le Mouvement radical se revendique indépendant des alliances qui étaient celles du PRG (notamment avec le Parti socialiste) et du Parti radical (notamment avec Les Républicains), mais aussi vis-à-vis de La République en marche.

Bien que deux de ses membres siègent au Conseil des ministres, le MRSL ne soutient pas l'action du gouvernement dans sa globalité.

Avant la création du MRSL, les six députés qui en sont membres aujourd'hui ont tous voté en faveur de la déclaration de politique générale prononcée par le Premier ministre Édouard Philippe à l'Assemblée nationale, au titre de l'article 49 de la Constitution (engagement de la responsabilité du gouvernement)[26]. En novembre 2017, quatre députés se sont abstenus sur le projet de loi finances pour 2018 (Jeanine Dubié, Olivier Falorni, Bertrand Pancher, Sylvia Pinel) et deux, membres également de LREM, ont voté pour (Stéphane Claireaux, Philippe Huppé)[27]. Il est traditionnellement admis qu'un député membre de la majorité parlementaire manifeste son appartenance à celle-ci en votant la confiance au gouvernement et en faveur du budget lors de son adoption chaque année. Majoritairement, les futurs députés MRSL ont donc adopté une position intermédiaire, similaire à celle d'une partie des députés centristes ou de droite « constructive » et plus distante de celle des trois députés socialistes qui ont voté la confiance au gouvernement en juillet 2017, mais contre le budget 2018 en novembre.

La majorité des députés MRSL ont voté contre la loi pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie[28] le 22 avril 2018 alors que les députés LREM, MoDem composant la majorité et UDI (opposition constructive) ont très largement voté en sa faveur[29].

Persistance des alliances respectives du PRG et du PRV au niveau local[modifier | modifier le code]

Dans les collectivités territoriales, le Mouvement maintient les alliances locales que ses deux partis fondateurs avaient pu préalablement nouer. Il en résulte que dans plusieurs collectivités, des élus membres du MRSL sont susceptibles de siéger dans des groupes politiques différents, voire opposés politiquement. C'est par exemple le cas en région Auvergne-Rhône-Alpes, où une partie siège au sein du groupe centriste « Les Démocrates » (UDI-MoDem) au sein de la majorité de Laurent Wauquiez et d'autres dans son opposition au sein du groupe du Parti radical de gauche[30].

En avril 2018, André Rossinot, président de la métropole de Nancy et ancien président du Parti radical, annonce qu'il apporte son soutien à Emmanuel Macron. Nadine Morano considère que ce ralliement « brise l’alliance et le contrat de projet conclus » entre LR et les centristes à Nancy. Laurent Hénart précise quant à lui qu' « André Rossinot ne quitte pas le Mouvement radical »[31].

Liens avec Les Centristes d'Hervé Morin[modifier | modifier le code]

Le 20 mars 2018 des dirigeants nationaux du MRSL participent au lancement du mouvement « Territoires ! » dirigé par Hervé Morin[32], président de Les Centristes, qui prône, pour sa part, le maintien de l'alliance traditionnelle des partis centristes issus de l'UDF avec ceux de droite comme Les Républicains. Hervé Morin participe le lendemain à une conférence publique du MRSL à Toulouse, en présence de ses deux co-présidents[33].

Réseaux associatifs[modifier | modifier le code]

Le 14 mars 2018, les deux co-présidents reçoivent les responsables du Comité Laïcité République.

Catherine Michaud, conseillère d'arrondissement à Paris et présidente de GayLib, mouvement associé à l'UMP puis à l'UDI depuis 2013, a rejoint le MRSL[34]. GayLib devient un organisme associé au MRSL le 18 juin 2018[35].

Élections[modifier | modifier le code]

Élections législatives partielles[modifier | modifier le code]

Pour le second tour de l'élection législative partielle de mars 2018 dans la première circonscription de Mayotte, le MRSL soutient la candidate divers gauche (ex-PS, députée sortante siégeant au groupe LREM) Ramlati Ali[36].

Élections européennes de 2019[modifier | modifier le code]

Souvent considéré comme un allié probable de LREM, le MRSL prend ses distances vis-à-vis de l'option d'une liste commune aux élections européennes lors de son conseil national du 10 juin 2018 consacré à l'Europe. Laurent Hénart y pose comme condition que tous les partis qui s'uniraient s'engagent à siéger au groupe ADLE et Sylvia Pinel a exprimé ses doutes sur le principe même d'une liste commune : « je ne suis pas certaine qu'on ait la même vision que LREM »[37].

Organisation, instances nationales[modifier | modifier le code]

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le MRSL prévoit un statut d'adhérent[38] qui paie une cotisation, ce qui lui donne le droit de participer pleinement à la démocratie interne du mouvement ainsi qu'un statut de coopérateur, qui ne paie pas de cotisation et ne détient donc pas de droit de vote pour désigner les instances locales et nationales.

L'organe suprême du MRSL est le congrès[38] qui réunit, au moins une fois l'an, des délégués (seuls détenteurs d'un droit de vote) et l'ensemble des adhérents et coopérateurs qui souhaitent y participer. Le MRSL est aussi doté d'une instance de réflexion organisée en commissions thématiques dénommée « Atelier ».

Les fédérations départementales élisent un comité national qui met en œuvre les résolutions adoptées par le congrès. Le bureau national est une émanation de ce comité, dédiée « à la réflexion du mouvement »[38].

La présidence nationale du MRSL est directement élue par les adhérents[38].

Le 24 janvier 2018, le MRSL réunit à Paris son premier comité national en présence de ses deux co-présidents et, notamment, de Jacques Mézard, Didier Bariani, Émile Zuccarelli, André Rossinot, Jean-Michel Baylet, Roger-Gérard Schwartzenberg et Thierry Cornillet[39].

Direction nationale[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 2018, le MRSL publie l'organigramme de son « équipe nationale » sur son site internet[40], composée de neuf personnalités issues du PRG, sept du Parti radical, une de La Gauche moderne (mouvement associé au PRV) et une divers gauche (apparenté au PRG) :

  • Co-présidents : Sylvia Pinel (ex-PRG) et Laurent Hénart (ex-PRV) ;
  • Co-secrétaires généraux : Nathalie Delattre (ex-PRV) et Guillaume Lacroix (ex-PRG) ;
  • Commission des statuts : Didier Maus (ex-PRV), président

Au niveau territorial[modifier | modifier le code]

Au niveau territorial, le MRSL se structure principalement en fédérations départementales (ex. Aude[41], Cher[42]) dirigés par un délégué départemental et regroupées au niveau régional ou interrégional (ex. Centre-Val de Loire - Auvergne-Rhône-Alpes[43], Bretagne - Normandie[44]) sous l'autorité d'un président ou de co-présidents régionaux. Au sein des fédérations, le Mouvement radical peut aussi se structurer en cercles locaux[38].

Présidents des fédérations départementales[45]
Département Président Parti d’origine
Maine et Loire Patrice Renard PRV
Pas-de-Calais Anthony Blondeau PRV
Var Dominique Blanc

Au niveau parlementaire[modifier | modifier le code]

Lors de son congrès fondateur, le Mouvement radical a exprimé l'intention de créer un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale[13] sans y parvenir immédiatement.

Au Sénat, le MRSL est majoritaire (11 sur 21 sénateurs) au sein du groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), héritier du groupe de la Gauche démocratique qui a toujours été principalement composé de radicaux.

Néanmoins, dans toutes les assemblées, les parlementaires du MRSL sont divisés entre plusieurs groupes de centre gauche, de centre droite ou siègent en tant que non-inscrits. Une majorité d'entre eux (sénateurs, députés et membres du Parlement européen confondus) siège au sein d'un groupe de centre gauche (RDSE). Une forte minorité est membre de groupes de centre droit / droite (UAI, UC, LR, RTLI, ADLE). Quelques-uns siègent également au centre, au sein du groupe LREM. Enfin, une majorité (⅗) des députés MRSL siège actuellement comme non inscrits (cf. infra).

Le 17 avril 2018, un article de L'Obs indique que « sous l'égide du député Bertrand Pancher, des radicaux mais aussi des centristes et des écologistes travaillent à dépasser le seuil nécessaire de quinze députés pour pouvoir constituer un groupe en bonne et due forme. »[46] Outre les membres du MRSL, parmi les députés susceptibles d'adhérer à cette démarche, l'article cite des membres du groupe UAI : Philippe Vigier (CENT), Charles de Courson (CENT), Thierry Benoit (UDI) et Yannick Favennec Becot (UDI, ex-UMP) ; des membres du groupe LaREM issus d'EÉLV : François-Michel Lambert et Matthieu Orphelin ; deux députés DVG de la Guadeloupe apparentés au groupe MoDem : Justine Benin et Max Mathiasin ; et des non inscrits : les trois députés Femu a Corsica, ainsi que l'ancien candidat à la présidentielle Jean Lassalle, issu du MoDem.

Personnalités membres du Mouvement radical[modifier | modifier le code]

Membres du gouvernement[modifier | modifier le code]

Deux membres du gouvernement ont été nommés ministres alors qu'ils étaient membres du PRG et sont aujourd'hui adhérents du MRSL :

Cependant, le Mouvement radical (social libéral) ne se considère pas lié par une participation gouvernementale, comme l'a précisé sa co-présidente, Sylvia Pinel, le 12 mars 2018 « Nous sommes libres. (…) nous n’avons pas d’accord de gouvernement. Le fait que deux ministres soient issus des rangs des radicaux n'a pas fait l'objet de discussions entre formations politiques. » [42]

Parlementaires[modifier | modifier le code]

Avertissement. Le parti étant de création récente, l'appartenance au Mouvement radical (social libéral) des parlementaires issus du Parti radical et du PRG n'est pas toujours clairement établie. Cette section recense principalement les parlementaires revendiqués par le MRSL via une liste publiée sur son site internet officielle[47],[48] (liste qui semble comporter des erreurs, Thierry Cornillet n'y figurant pas dans un premier temps y a été finalement intégré, d'autres élus étant par ailleurs revendiqués par l'UDI et font partie, pour certains, de sa direction nationale[49]).

Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Députés membres du Mouvement radical (social libéral)
Nom Parti d'origine Groupe à l'Assemblée
Bertrand Pancher Parti radical Libertés et territoires
Olivier Falorni Sans étiquette Libertés et territoires
Sylvia Pinel Parti radical de gauche Libertés et territoires
Jeanine Dubié Parti radical de gauche Libertés et territoires
Stéphane Claireaux Parti radical de gauche - Cap sur l'avenir La République en marche
M'jid El Guerrab[50] La République en marche Libertés et territoires
Philippe Huppé[51] Parti radical La République en marche

Le , à l'exception de Stéphane Claireaux et de Philippe Huppé, ils rejoignent tous le nouveau groupe Libertés et territoires.

Députés radicaux également membres du parti La République en marche[52]
Nom Parti d'origine Groupe à l'Assemblée
Pascale Boyer Parti socialiste - Divers gauche La République en marche
Alain Tourret Parti radical de gauche La République en marche
Anne Blanc Parti radical de gauche La République en marche
Joël Giraud Parti radical de gauche La République en marche
Stéphanie Kerbarh Parti radical de gauche La République en marche
Jacques Krabal Parti radical de gauche La République en marche
Fabrice Le Vigoureux Parti radical de gauche La République en marche
Didier Martin Parti radical de gauche La République en marche
Stéphane Mazars Parti radical de gauche La République en marche
Bruno Questel Parti socialiste - Parti radical de gauche La République en marche

Les députés radicaux (revendiqués ou non par le Mouvement radical) qui siègent au sein du groupe LREM ont signé, excepté Stéphane Claireaux, une tribune en mai 2018[52] affirmant leurs liens avec le Mouvement radical, tout en participant à l'activité partisane et parlementaire de LREM.

En avril 2018, le député LREM Bruno Questel participe à la réunion constitutive de la fédération MRSL de l'Eure au sein du bureau de laquelle il siègera de droit[53] mais ne fait pas partie des députés revendiqués par le parti.

Stéphanie Kerbarh participe en juillet 2018 à la constitution de la fédération radicale de la Seine-Maritime[54].

Sénat[modifier | modifier le code]

Sénateurs clairement membres du Mouvement radical (social libéral)
Nom Parti d'origine Groupe au Sénat
Jean-Marie Mizzon Parti radical Union centriste
Sylvie Vermeillet Parti radical Union centriste
Alain Chatillon Parti radical Les Républicains
Nathalie Delattre Parti radical Rassemblement démocratique et social européen
Jean-Marc Gabouty Parti radical Rassemblement démocratique et social européen
Véronique Guillotin Parti radical Rassemblement démocratique et social européen
Franck Menonville Parti radical Rassemblement démocratique et social européen
Daniel Chasseing Parti radical République et territoires
Joseph Castelli Parti radical de gauche Rassemblement démocratique et social européen
Éric Gold Parti radical de gauche Rassemblement démocratique et social européen
Françoise Laborde Parti radical de gauche Rassemblement démocratique et social européen
Maryse Carrère Parti radical de gauche Rassemblement démocratique et social européen
Jean-Claude Requier Parti radical de gauche Rassemblement démocratique et social européen
Raymond Vall Parti radical de gauche Rassemblement démocratique et social européen

En avril 2018, le MRSL revendique l'adhésion de 21 sénateurs[47], dont plusieurs sont membres de la direction nationale de l'UDI (ex. Dominique Vérien, secrétaire générale adjointe de l'UDI) et/ou ont fait savoir qu'ils ne participeraient pas au MRSL (ex. Sophie Joissains, vice-présidente de l'UDI et co-initiatrice du Club « Génération 1901 »).

Ancien membre du Parti radical, Alain Marc ne figure pas en avril 2018 parmi les sénateurs revendiqués par le MRSL.

Parlement européen[modifier | modifier le code]

Députés européens clairement membres du Mouvement radical (social libéral)
Nom Parti d'origine Groupe au Sénat
Dominique Riquet Parti radical Alliance des démocrates et libéraux pour l'Europe
Thierry Cornillet Parti radical Alliance des démocrates et libéraux pour l'Europe

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

À l'échelon local, le MRSL revendique en avril 2018[47] l'adhésion de 62 conseillers régionaux, 97 conseillers départementaux et 110 conseillers municipaux.

Il compte également plusieurs maires et présidents d'intercommunalité :

Auvergne-Rhône-Alpes

Centre-Val de Loire

Grand Est

Hauts-de-France

Nouvelle-Aquitaine

Occitanie

Oppositions, critiques et départs à la suite de la « réunification » des radicaux[modifier | modifier le code]

Parmi les anciens membres du parti radical « valoisien »[modifier | modifier le code]

Logotype déposé à l'INPI par le député Yves Jégo

En préalable au congrès du 9 décembre, le député Yves Jégo annonce quitter le parti radical pour rester membre de l'UDI. Il ne s'oppose pas au principe de la réunification mais rejette le calendrier choisi et l'orientation visant à exclure a priori la possibilité d'un maintien des radicaux au sein de l'UDI. Le 10 décembre 2017, il dépose la marque « les valoisiens, le centre droit social, laïc et européen » à l'INPI[56].

Laurent Degallaix, ancien député et maire de Valenciennes où il a succédé à Jean-Louis Borloo, rejette la création de « petites chapelles » et reste membre de l'UDI. La députée UAI Béatrice Descamps, investie par l'UDI et élue dans son ancienne circonscription en juin 2017, ne rejoint pas le Mouvement radical en décembre 2017 et déclare rester non cartée[57]. Elle rejoint cependant en avril 2018 la direction nationale de l'UDI[49] tout en étant revendiquée comme adhérente du MRSL sur le site internet de ce dernier.

Le 17 janvier 2018, le sénateur Vincent Delahaye est présent aux vœux de l'UDI[58].

Dominique Vérien, membre du Parti radical lors de son élection, est désormais adhérente directe à l'UDI[59].

Jean-Marie Bockel, fondateur de La Gauche moderne (composante du Parti radical), reste membre de la direction nationale de l'UDI[60] jusqu'au congrès de l'UDI de mars 2018. Il fait partie des sénateurs revendiqués par le MRSL en avril 2018[47] et devient rapporteur de la commission Europe. Présenté comme sénateur UDI par KTO, il exprime le 20 avril 2018 sa prise de distance avec la gouvernance de l'UDI mais son attachement au groupe Union centriste[61].

En février 2018, Jean-François Longeot et Pierre Médevielle, anciens membres du Parti radical, participent aux activités de l'UDI[62].

Patricia Lalonde, membre de l'UDI et du Parti radical lors des élections de 2014, ne mentionne pas ce dernier sur sa fiche officielle[63], contrairement à Thierry Cornillet et Dominique Riquet avec qui elle siège au groupe ADLE.

Club « Génération 1901 » (UDI)[modifier | modifier le code]

Logotype de Génération 1901.

À l'issue du congrès, d'autres élus radicaux font de même : Michel Zumkeller (député), Sophie Joissains (sénatrice et vice-présidente déléguée) et Daniel Leca (conseiller régional, président délégué du groupe UDI-UC au conseil régional des Hauts-de-France, secrétaire général adjoint)[64]. Avec d'autres élus nationaux, locaux et responsables de fédérations, ils expliquent leur démarche dans une tribune et entendent rassembler les valoisiens restés à l'UDI dans un club informel appelé Génération 1901[65]. L'objectif de ce club est de créer des passerelles entre l'UDI et le Mouvement radical.

Parmi les anciens membres du Parti radical de gauche[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Radicaux de gauche.

Le , Virginie Rozière (députée européenne S&D) et Stéphane Saint-André (ex-député et maire de Béthune) co-signent une tribune contre la fusion dans le Huffington Post[66]. Celle-ci est soutenue par une vingtaine d'autres élus et militants du PRG. Elle débouchera sur la création des Radicaux de gauche, le [67].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logotype du Mouvement radical (social libéral) adopté en 2017 après sa création.

Le logotype du Mouvement radical (social libéral) est construit à partir de l'Hexagone, agencé afin de signifier le mouvement et l'union, coloré à la manière d'une « cocarde républicaine Cocarde française » (dont il modifie les couleurs, le rouge devenant rose et en inverse l'ordre, le bleu étant positionné à l'extérieur, comme sur la cocarde anglaise cocarde anglaise) et dessinant un R en défonce, initial du mot radical[68].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b La dénomination statutaire officielle du parti est d’une part « le Mouvement radical (social libéral) » ; elle a d’autre part été insérée dans un logotype sous la forme « Mouvement radical social-libéral ». Quant à elle, la forme « Mouvement radical, social et libéral » est l'intitulé retenu pour le titre et le texte de cet article car, d’une part, elle respecte les conventions sur les titres et, d’autre part, elle est un compromis correct sous les aspects syntaxique et typographique, ceci en vertu des conventions typographiques adoptées par Wikipédia.

Références[modifier | modifier le code]

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  5. « Le bouleversement du paysage des partis politiques en une infographie », sur Le Monde.fr (consulté le 26 mars 2018).
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  10. « Réunification: les radicaux ont-ils les moyens de leur ambition? », sur lecentrisme.com, (consulté le 5 août 2017).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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