Loup gris en France

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Loup des Apennins dans un parc à loups.

En France, le Loup gris (Canis lupus lupus) était autrefois présent sur l'ensemble du territoire métropolitain. Il est devenu une espèce extirpée au cours du XIXe siècle à la suite de sa prédation avérée ou supposée sur le bétail et sur les humains ainsi qu'à cause des superstitions et croyances populaires négatives et erronées sur sa nature.

Le loup est réapparu naturellement du fait de l'extension des populations italiennes sur le territoire français. Depuis sa réapparition, de nombreux débats sur l'avenir du loup en France opposent les éleveurs de bétail, les chasseurs et les défenseurs de la biodiversité.

Le suivi hivernal de 2017-2018 a permis de recenser environ 430 loups en France, soit une augmentation de 20% par rapport à l'année précédente selon l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS)[1].

Le loup a laissé son empreinte dans la culture française, par exemple au travers de l'affaire de la bête du Gévaudan, et par le biais de contes et de légendes comme Le Petit Chaperon rouge, le loup vert de Jumièges, et bien d'autres.

Description des loups actuels[modifier | modifier le code]

Article principal : Canis lupus.

Apparence[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Loup gris commun et Canis lupus italicus.

En France, il existait traditionnellement des populations de Loup européen appelé aussi Loup gris commun (Canis lupus lupus), la sous-espèce de Loup gris la plus commune en Eurasie. Toutefois, au XXIe siècle, des populations du sud de la France correspondent précisément aux caractéristiques du Loup d'Italie (Canis lupus italicus) dont les études morphologiques valident en 2002 une différenciation avec ceux du reste de l'Europe[2]. Il est moins imposant que le loup commun, mais peut tout de même atteindre une longueur de 1 mètre 20. Le mâle pèse généralement de 30 à 35 kilos alors que la femelle pèse quant à elle, entre 20 et 25 kilos. Son pelage est de couleur caramel mêlée de gris et de noir, devenant plus clair sur le ventre et sur le buste. Ses oreilles sont courtes, arrondies et droites[3].

Jean-Baptiste Oudry : Le loup et l'agneau (d'après la fable de La Fontaine)

Comportement[modifier | modifier le code]

Au XXIe siècle, l'animal est très discret, craintif et reste isolé sauf dans les Alpes où il est permanent et où certaines observations confirment la présence simultanée de plusieurs loups. En 2015, les loups ont attaqué des troupeaux et ont tué près de 9 000 animaux (principalement des ovins) en France[4] entraînant une dépense de l’État estimée à 2,5 millions d'euros rien que pour l'indemnisation des éleveurs[5].

Habitat[modifier | modifier le code]

Les populations lupines sont majoritairement présentes dans les forêts de feuillus en montagne. Elles peuvent également se retrouver dans des chênaies, dans des pinèdes ou encore dans des garrigues sur tout le contour méditerranéen.

Nourriture[modifier | modifier le code]

Ce canidé se nourrit de gros gibiers (cerfs, chevreuils, sangliers, chamois, mouflons) mais aussi de lièvres ou encore de plus petits mammifères. Il peut aussi attaquer des animaux d'élevage pour se nourrir.

Historique[modifier | modifier le code]

Attaques d'humains[modifier | modifier le code]

Ex-voto dans l'église Notre-Dame-de-la Pitié à Roquebrune-sur-Argens.

Les attaques du loup contre des humains ne relèvent pas de l'imaginaire ou du fantasme, même si les témoignages sont rares avant le Haut Moyen Âge. Dans l'Antiquité gréco-romaine, Aristote évoque le loup anthropophage, et deux stèles funéraires en Asie mineure nomment des victimes humaines[6]. Le loup constituait surtout une nuisance concurrentielle aux éleveurs et aux chasseurs. Les attaques sont depuis restées très rares, le loup prédateur restant méfiant à l'égard de ce gibier aux réactions imprévisibles. Il lui préfère de loin le mouton que les humains de leur côté élèvent pour son lait, sa laine et sa viande ; d'où une concurrence particulièrement exacerbée. C'est ce qu'ont établi Gerhardo Ortalli et Robert Delort.

Lanternes à loup (en métal, datant du XIXe siècle, Musée du loup, Le Cloître-Saint-Thégonnec)

Un dépouillement non exhaustif d'archives des registres paroissiaux menée par Jean-Marc Moriceau dénombre à partir des débuts de l'Ancien Régime, jusqu'en 1918, plus de 1 100 cas de prédation de l'homme par le loup, nettement distingués des décès à la suite de morsures de loups enragés (plus de 400 à partir des mêmes sources), en France (territoire métropolitain actuel), entre les années 1580 et 1842. Les victimes sont en très grande majorité des enfants ou adolescents isolés, voire des femmes se soulageant. Cette prédation de l'homme, jugée inhabituelle par les contemporains eux-mêmes, pourrait être favorisée (selon l'auteur de l'étude) par les guerres et troubles politiques qui, en parsemant les campagnes de cadavres sans sépulture, développeraient chez une minorité de loups un goût pour la chair humaine. Bien que marginaux vis-à-vis de la mortalité sous l'Ancien Régime, ces cas ont eu une répercussion sur l'imaginaire collectif, nourrissant la peur du loup[7]. Selon l'auteur, l'affaire de la bête du Gévaudan est bien un cas d'anthropophagie lupine qu'il explique scientifiquement. À partir de 1764 un couple de grands loups a pris goût à la chair humaine après la guerre de Sept Ans (1756-1763) ; épaulés par une dizaine de loups communs prédateurs qui agissaient efficacement dans une contrée en comptant des centaines (et disparaissaient blessés par l'homme dans des ravins), attaquaient le plus souvent des filles, comme à l'habitude au printemps ou pendant des hivers à température clémente (permettant la sortie du bétail). Des journalistes en mal de scoops depuis la fin de la guerre en firent un thème d'écriture à sensation autour de la bête pendant trois ans, le temps de la destruction de tous les loups communs de la région. Toujours d'après Jean-Marc Moriceau les adultes de sexe masculin ne sont attaqués que par les loups enragés et encore seulement dans la mesure où ils s'éloignent de leurs domiciles. Ils s'intéressent plus aux enfants et jeunes filles moins agiles.

Saint Hervé et son loup (groupe statuaire, Musée du loup, Le Cloître-Saint-Thégonnec).

La Gazette de France du écrit :

« Plusieurs lettres de Bretagne annoncent que, dans la partie de cette province qu'on appelle Cornouaille, il a paru une troupe de loups d'espèce étrangère et avide de sang humain. Ils diffèrent des loups ordinaires en ce que leur tête est plus allongée, leurs pattes plus larges et leurs ongles plus aigus[8]. »

Toutefois ponctuellement, au début du XIXe siècle, les guerres révolutionnaires et surtout napoléoniennes particulièrement longues, meurtrières et étendues géographiquement, entraînèrent un essor considérable des populations de loups et par voie de conséquence des attaques de soldats par des meutes de prédateurs. L'horreur de quelques attaques réelles, probables ou possibles, enflamme alors les imaginations. Ainsi il est rapporté qu'une attaque en pleine nuit de 80 soldats qui se déplaçaient à pied se solda par la mort de tous les militaires, retrouvés dévorés au milieu de 200 ou 300 animaux tués dans le combat. Il faut toutefois préciser que le journaliste français Louis Viardot, qui est à l'origine de cette anecdote qu'il situe en Russie en 1812, se contente d'affirmer dans ses Souvenirs de chasse (1846), qu'elle lui fut racontée comme étant authentique, sans autre précision de source ni de lieu. Il la qualifie lui-même « d'incroyable »[9]. D'autres attaques de ce genre se terminèrent moins tragiquement : quelques hommes survécurent et devinrent, sous la Restauration, braconniers ou louvetiers[10].

Toutefois dans les dix siècles de conflit, une curieuse exception apparaît. Selon une étude de Xavier Halard, le loup et l'homme ont bien cohabité en Normandie[11]. La région dépendait économiquement de la culture fourragère et non du bétail et les épidémies ou famines ne provoquèrent aucun cas d'anthropophagie lupine, à tel point que les louvetiers furent mal accueillis par les populations locales.

L'extermination par l'homme du loup sauvage[modifier | modifier le code]

Si le loup ne s'est historiquement que très peu attaqué à l'homme, celui-ci s'est très tôt employé à exterminer le canidé. Parallèlement à la domestication du chien, il y eut toujours des rapports de concurrence difficiles entre le loup gris et l'homme.

Dès le Moyen Âge, l'extermination (plus par le fait que le loup s'attaque au gibier et au bétail qu'à la peur collective suscitée par le loup mangeur d'homme) débute par l'organisation de grandes battues[Note 1] par les seigneurs (la Louveterie est créée par Charlemagne dans ce but) et l'octroi de primes à celui qui parvient à le tuer ou à le piéger (trappes et fosses à loup avec des pieux, pièges à mâchoires, collet et nœud coulant, capture de louveteaux à la tanière, etc.)[12].

Nombre de loups tués en France
Années Nombre d'individus
1882 423 (sur 4 mois)
1883 1316
1884 1035
1885 900
1886 760
1887 900
1888 505
1889 515
Source : Bulletin du ministère de l'agriculture.
Piège à loups au manoir de Penhoat en Plounéour-Ménez (Finistère).

Les loups étaient jadis très répandus dans tout l'hémisphère nord (leur effectif est estimé entre 15 000 et 20 000 à la fin du XVIIIe siècle sur le territoire national[13]), puis les effectifs ont été régulés, et aboutissant à une extermination dans la seconde moitié du XIXe siècle en Europe occidentale et en Amérique du Nord : à l’époque, du fait d’une chasse humaine abusive et/ou d’une déforestation massive, les populations de grands herbivores sauvages furent fortement réduites ou même éliminées. Cela eut pour conséquence de priver les loups de leurs sources naturelles de nourriture, les obligeant ainsi à se rabattre sur les animaux d’élevage pour tenter de survivre. Il en résulta des conflits croissants avec les éleveurs qui amenèrent les loups à être pourchassés sans relâche[14]. Au moins 5 000 loups ont été tués en Picardie au XIXe siècle[15] . Les travaux de Louis Pasteur faisant également du loup le principal vecteur sauvage de la rage. Une prime était attribuée aux personnes abattant un loup, environ l'équivalent d'un salaire de journalier par loup tué en France, voire plus pour une louve pleine. Cette récompense entraînait des abus, aussi était-il obligatoire de présenter aux autorités la tête du loup avec ses oreilles découpées et conservées[12].

Ainsi en France, une loi du 3 août 1882 demande la destruction du loup[16] : plus de 1 300 loups sont détruits en 1883 sur le territoire national (chassés par des lieutenants de louveterie, piégés, empoisonnés à la strychnine ou à la noix vomique laissées à l'intérieur de cadavres), puis quelques centaines chaque année jusqu'en 1902[12].

Henri de Tingy de Nesmy[17], chassa le loup dans la région de Ploërmel et au-delà jusqu'en Vendée ; il en aurait tué peut-être 2 000[18]. Frank Davies[19], un pasteur britannique, a raconté ses souvenirs de chasse aux loups en Bretagne vers 1854[20].

Alors qu'à la fin du XVIIIe siècle, le loup est présent dans la majorité des pays européens ; en 1940, il a totalement disparu du territoire français et de la plupart des pays voisins. Seules deux populations lupines se sont maintenues en Espagne et dans les Abruzzes en Italie qui en 1976 le classe dans les espèces menacées, évitant son extinction sur le territoire européen[12].

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Conservation des populations sauvages[modifier | modifier le code]

En France, comme dans de nombreux pays, les loups ont mieux survécu dans les zones reculées et près des frontières. Cependant au XIXe siècle ils avaient presque disparu. C'est l'époque à partir de laquelle la courbe de sa population diminue inéluctablement. De 5 000 au début du XIXe siècle, la population lupine en France est réduite à 500 en 1900. Les derniers loups disparaissent du territoire national dans les années 1930[21].

La dépouille d'un loup tué dans le bois de Valloires (dans le Pas-de Calais) en 1830 est conservée par le Muséum d'histoire naturelle de Lille. Des loups ont survécu plus tardivement en échappant aux battues en passant de la France à la Belgique (selon le côté duquel ils étaient pourchassés). Le dernier loup officiellement reconnu dans le Pas-de-Calais a été tué dans le bois de Créquy (Ternois, Pas-de-Calais) en 1871[22]. Cependant un autre a été abattu un peu plus au sud, dans le Nord de la Somme en 1880. En 1937, un loup est abattu dans le Limousin, connu comme la région des derniers loups de souche française[23].

Des mesures dérogatoires au statut de protection peuvent être mises en œuvre lorsque des troupeaux sont soumis à des attaques répétées : effarouchement (lumineux, sonore ou tir non létal), tir de défense de l'éleveur ou du berger, tir de prélèvement[24].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Réapparition du loup en France[modifier | modifier le code]

Loup gris européen en captivité dans le Massif central, cousin très proche du Canis lupus italicus.

C'est officiellement[25] le 5 novembre 1992 que les deux premiers loups ont été aperçus dans les Alpes -Maritimes, dans le parc national du Mercantour[26], formant la meute Vésubie-Tinée, meute historique du retour du loup en France. Des analyses ADN de loups installés en France et en Italie ont montré qu'il s'agissait d'individus appartenant à la même sous-espèce. La population lupine, qui s'étendait déjà en Italie a fait sa réapparition dans le nord de l'Italie, puis en France, dans le parc national du Mercantour, non par l'intermédiaire des Abruzzes mais par les Alpes ligures et le nord des Apennins[27]. Sa réinsertion est donc naturelle, et non volontaire, favorisée par l'exode rural qui a permis la reforestation et l'instauration de plans de chasse ainsi que la création d'espaces protégés. Une « Zone de présence permanente » (ZPP) est établie lorsque des loups occupent un territoire précis durant au moins deux hivers consécutifs. Une ZPP peut correspondre soit au territoire d'une meute, soit à celui d'un loup solitaire.

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Carte représentant le retour du loup en France depuis les années 2000. Source : ONCFS

En 2000, il y avait une trentaine de loups dans les Alpes françaises, dont une vingtaine dans le massif du Mercantour[28]. En 2009, il y avait entre 180 et 200 loups en France[29]. Il existe vingt-neuf zones de présence permanente (ZPP) en 2011 dont vingt-six sont situées dans les Alpes, deux dans les Pyrénées et une dans les Vosges.

En 2011, la présence du loup a été attestée dans le massif des Vosges, après une période de forts soupçons (dus aux attaques de bétail). Un cliché, a été pris le 8 juillet 2011 par un piège photographique sur le territoire de la commune du Bonhomme en Alsace, à la limite entre les départements des Vosges et du Haut-Rhin. La photographie a été authentifiée par l'ONCFS[30]. La présence de louveteaux a été enregistrée fin août 2013, dans la partie haut-rhinoise du parc[31]. Les louveteaux seraient nés en mai 2013[32]. Il s'agit de la première reproduction confirmée en France en dehors des Alpes[33].

Le retour du loup dans les Vosges en 2011 est une étape importante de sa réapparition en France. En effet la présence du canidé est désormais confirmée dans la totalité des massifs français (Vosges, Jura, Pyrénées, Alpes, Massif central) que le loup a recolonisés naturellement.
Par ailleurs, au printemps 2012, des dizaines d'attaques sont attribuées au loup en plaine, dans l'ouest des Vosges et le sud de la Meuse[34].

Un loup a par ailleurs été vraisemblablement observé à Gedinne, dans les Ardennes belges à proximité de la frontière française, en juillet et août 2011[35],[36], ainsi qu'à Duiven aux Pays-Bas à la même époque, en provenance d'Allemagne[37].

En 2013, la Mutualité sociale agricole ArdècheDrômeLoire met en place un « dispositif pour accompagner les éleveurs touchés par les attaques de loups[38]. » En avril, un loup a été formellement identifié sur la commune de Cellier-du-Luc après avoir été photographié par un dispositif de la Direction départementale des territoires[39]. En fin d'année 2013, le nombre de ZPP passe de 29 à 31 avec la création de la ZPP « Tournairet » dans les Alpes-Maritimes et « Grands Causses-Mont Lozère » dans le sud du Massif-Central.

Le , un loup est pris en photo dans le cadre du programme de suivi des lynx dans le massif du Donon à Walscheid en Moselle. Une identification est en cours car il se peut qu'il s'agisse d'un loup venant d'Allemagne et non des Alpes[40]. Le , ce loup a pu être identifiée dans la région de Lunéville[41].

Le , un loup est retrouvé mort victime d'un tir de chasse à Coole dans la Marne. Son identification doit permettre de déterminer s'il s'agit d'un loup venant des Vosges ou bien des Ardennes belges. À ce jour, il est le représentant le plus proche de Paris, située à environ 150 kilomètres à l'Ouest de Coole[42].

En mars 2014, le retour du loup dans l'Aude est confirmé dans le massif du Razès puis suspecté près de la ville de Carcassonne[43].

Le , un loup très affaibli par une grave blessure à la patte, causée par un piège, est abattu en Dordogne, dans un poulailler où il s'était réfugié[44]. Alors que les plus proches zones de présence permanente de l'espèce en France sont éloignées (Grands Causse-Mont Lozère), c'est une première pour la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes depuis la réapparition de l'espèce en France. Le dernier loup français avait été tué en 1940 à Javerlhac[45], à une cinquantaine de kilomètres à vol d'oiseau.

Le , un loup est observé sur le pont de la Valloire à La Ferrière en Isère[46].

En juin 2017, c'est à Bellegardes dans le Gard qu'un viticulteur observe un loup[47]. Le 26 octobre, plusieurs loups sont observés près de l'agglomération de Nîmes[48]. L'ONCFS leur impute la mort de 16 ovins[49].

Entre le 17 septembre et 21 octobre 2017, plusieurs observations d'un grand canidé sont faites dans le département de la Somme. Le 23 novembre il est confirmé qu'il s'agissait d'un loup gris[50].

Le 23 novembre 2017, dans le département des Bouches-du-Rhône, un loup est retrouvé mort après avoir été percuté par une voiture à Salon-de-Provence[51].

Durant l'hiver 2016-2017, la population est estimée à environ 360 individus répartis sur 57 ZPP[52],[53]. En été 2017, le nombre de ZPP a été augmenté à 63[54]. Ces statistiques montrent que la population de loups arrive à survivre en France. Mais, ayant tué 9 788 brebis en 2016 (surtout dans les Alpes-Maritimes), et 8 964 en 2015, elle reste sous la menace des abattages voulus principalement par les milieux agricoles. Une éventuelle cohabitation est vivement débattue, particulièrement avec la Fédération nationale ovine[52].

Le suivi hivernal de 2017-2018 a permis de recenser 430 loups, soit une augmentation de 20% par rapport à l'année précédente. Le nombre de ZPP est passé de 57 à 74 durant la même période[55].

En 2019 la population a atteint les 530 loups en France, ce qui constitue un gain de 23,26% par rapport à l'année 2018. Par ce chiffre, la population dépassant le seuil de viabilité de la race, l'ONCFS va pouvoir passer à la seconde partie du plan loup présenté par le gouvernement.[56]


Zones de présence permanente (ZPP) du loup en France (Suivi hivernal 2016/2017)[57]
align="center" |Alpes
align="center" |Massif central
align="center" |Pyrénées
align="center" |Vosges

Évolution des quotas d'abattage[modifier | modifier le code]

En 2016-2017, le gouvernent autorise l'abattage de 36 loups au total. Deux arrêtés pris la même année permettent néanmoins l'abattage de deux loup supplémentaires, ce qui porte le nombre de spécimens tués légalement à 40 sur cette période[58].

En juillet 2017, un nouvel arrêté autorise l'abattage de 40 loups durant l'année 2017/2018[58].

Le plan national d'actions[modifier | modifier le code]

En novembre 2017, un Plan national d’actions (2018-2023) est présenté à Lyon. Il prévoit de créer un nouveau plafond d'abattage en pourcentage de la population. Par ailleurs, les périodes ne seront plus compté du 1er juillet au 30 juin, mais seront calés sur l'année civile (du 1er janvier au 31 décembre). Le nombre de loups pouvant être tués sera porté à 10 % de la population par an à partir de janvier 2019, avec une possibilité d'élever ce pourcentage à 12 %, si le seuil est atteint avant la fin de l'année civile[59].

À partir le 8 janvier 2018, ce plan a été soumis à la consultation publique et a recueilli plus de 5700 contributions, ce qui a conduit à une version actualisée du plan[60]. Il comporte cinq familles de mesures ː

Des mesures pour mieux connaître l'espèce ː mise en place de programmes de recherche et création d’un centre de ressources rassemblant l’état des connaissances sur l’espèce.

Des mesures pour protéger les troupeaux face aux attaques des loups ː renforcement de la protection dans les foyers d’attaques, mise en place d’un réseau structuré de « chiens de protection », mise en place d’un observatoire.

Des mesures pour protéger l'espèce ː Le plan loup se donne comme objectif d’atteindre 500 loups d’ici 2023. Une fois l’objectif atteint, le dispositif de gestion de la population de loups sera réexaminé.

Des mesures pour aider les éleveurs à se défendre en cas d'attaque ː gestion privilégiant les tirs de défense de janvier à septembre ; tirs de prélèvements possibles de septembre à décembre ;

les tirs de défense simple sont possibles pour permettre aux éleveurs de se défendre en cas d’attaques ; possibilité de réaliser des tirs d’effarouchement sans formalité administrative.

Des mesures pour soutenir l'élevage et le pastoralisme dans les zones de présence du loup ː aide à l’emploi ; soutien aux filières de produits agricoles de qualité ; mesures d’amélioration des conditions de vie des bergers.

Statut de protection[modifier | modifier le code]

  • Convention de Berne du 19 septembre 1979 :
    • Annexe 2 : Sont notamment interdits : a) toute forme de capture intentionnelle, de détention et de mise à mort intentionnelle; b) la détérioration ou la destruction intentionnelle des sites de reproduction ou des aires de repos; c) la perturbation intentionnelle de la faune sauvage, notamment durant la période de reproduction, de dépendance et d'hibernation, pour autant que la perturbation ait un effet significatif eu égard aux objectifs de la présente Convention; d) la destruction ou le ramassage intentionnel des œufs dans la nature ou leur détention, même vides; e) la détention et le commerce interne de ces animaux, vivants ou morts, y compris des animaux naturalisés, et de toute partie ou de tout produit, facilement identifiables, obtenus à partir de l'animal, lorsque cette mesure contribue à l'efficacité des dispositions de cet article.
  • Directives européennes du 21 mai 1992 et du 27 octobre 1997 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages :
    • CE/92/43 - Annexe 2 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 2 : espèces animales et végétales d'intérêt communautaire dont la conservation nécessite la désignation de zones spéciales de conservation modifiée par la Directive 97/62/CE : prioritaire.
    • CE/92/43 - Annexe 4 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 4 : espèce strictement protégée, la capture et la mise à mort intentionnelle est interdite tout comme la perturbation des phases critiques du cycle vital et la destruction de leurs aires de repos et de leurs sites de reproduction.
    • CE/92/43 - Annexe 5 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 5 : espèce d'intérêt communautaire dont le prélèvement dans la nature et l'exploitation sont susceptibles de faire l'objet de mesures de gestion.
  • Arrêté
    • Un arrêté du 23 avril 2007 fixe la liste des mammifères terrestres protégés sur l'ensemble du territoire[61].
  • Dérogations
    • La France s'est engagée à assurer la protection intégrale du loup (dont par dédommagement de brebis tuées), mais, à la demande des bergers et d'élus locaux, des dérogations ont été accordées dans certaines zones géographiques, pour le tir de quelques loups chaque année et à certaines conditions (mesures de protection et d'effarouchement avant autorisation de tirs de défense, pour les troupeaux situés « à proximité » de zones reconnues à risque d'attaque de moutons par des loups). En 2012 un nouvel arrêté a autorisé le tir de 11 loups dans l'année, avec des critères assouplis. La validité de ce texte été contestée, dont par l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) qui a annoncé, le 19 juin 2012, qu'elle « dépos[ait] une plainte auprès de la Commission européenne contre l'État français à la suite de la publication au lendemain du deuxième tour des élections présidentielles d'une réglementation “encore plus permissive” en matière de destruction des loups[62]. »

Le loup dans la culture française[modifier | modifier le code]

Article principal : Loup dans la culture européenne.
  • Dans la mythologie celtique, Lug est une divinité majeure. Il est le dieu de la communication, gardien des arts. Ce dernier est représenté avec deux loups à ses côtés. L'origine du mot indo-européen « leuks » signifiant lumière proviendrait du mot « lug » signifiant loup. Les Volces sont des populations celtiques et ibériques ayant vécu à l'époque de l'Empire Romain (en 200 av. J.-C.) dans le Sud de la Gaule. Même si l'origine étymologique du mot « Volcae » est controversée, certains affirment qu'il puiserait son origine du mot « loup »[63].
  • Chez les Gaulois, l'instructeur de Merlin l'Enchanteur et guide spirituel du Roi Arthur faisant également partie des derniers grands druides se nommait « Bleiz » signifiant loup en breton. Ce dernier vivait en ermite dans la forêt et soignait les animaux sous le regard de plusieurs loups. Son protecteur, le Dieu Belen, a pour attribut le loup. Ainsi, Bleiz était surnommé « l'Homme-Loup »[64].
  • Au Moyen Âge, le loup était souvent associé au Diable. Vers l'an 1000, des historiens médiévaux décrivent un climat terrible sur l’Europe qui est touchée par une accablante famine. Les humains se mangeaient entre eux alors que des milliers de cadavres furent dévorés par les loups qui commencèrent alors par agresser puis tuer les vivants. En ces temps, le Loup était un animal omniprésent, fort et rusé, ce qui apprivoisait une peur collective très ancrée dans les sociétés. C'est à partir de là que le loup gagna sa réputation de "Grand mangeur d'Homme"[65]. Charlemagne fut également à l'origine de la Louveterie qui était une sorte de légion ayant pour objectif d'éradiquer les loups en France. Cette institution existe toujours aujourd'hui mais a bien sûr adapté ses principes à travers les époques[66].
  • Poète français de grande renommée, Jean de la Fontaine a écrit parmi ses 243 fables, 14 dont le thème principal est le loup. Parmi ces dernières, on retrouve les plus réputées comme Le Loup et l'Agneau, Le Loup devenu berger, Le loup et le chien, Le Loup et la Cigogne[67]
  • De 1764 à 1767, une terrible hécatombe eut lieu dans les vastes contrées du Gévaudan faisant officiellement 119 morts et 52 blessés. Ces attaques sanguinaires furent rattachées à un grand loup, vu et décrit par des dizaines de personnes. L'affaire était d'une importance telle que le Royaume de France et l'Europe contribuèrent à organiser des battues géantes dans le but de tuer ce loup. On attribua à l'animal le nom de « Bête du Gévaudan »[68].
  • Dès le XVIIe siècle, de multiples récits, fables et morales s'incrustent dans la culture française avec de grands classiques tels que Le Petit Chaperon rouge de Charles Perrault réadapté plusieurs fois au cours du temps dans différents arts (romans, cinéma...) ou encore les fables de La Fontaine...

Expression[modifier | modifier le code]

L'expression "À la queue-leu-leu" provient du mot "leu" qui désignait le loup en vieux français[69].

Musées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  • Appelées « huées », les paysans faisant office de rabatteurs.
  • Références[modifier | modifier le code]

    1. ONCFS, « Flash info du Réseau Loup hiver 2017-2018 », Flash info du Réseau Loup,‎ (lire en ligne)
    2. (en) R.M. Nowak et N.E. Federoff, « The systematic status of the Italian wolf Canis lupus », Acta Theriologica, no 47,‎ , p. 333-338 (lire en ligne, consulté le 30 avril 2012)
    3. « Maison des Loups - Lupus Italicus en France », sur maisondesloups.com.
    4. « Près de 9 000 ovins tués par le loup en 2015 » dans Le Républicain lorrain du 15 janvier 2016.
    5. Sudouest.fr et AFP, « Attaques de loups : près de 9 000 ovins tués en France en 2015 », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne).
    6. http://www.journaldelenvironnement.net/article/anticiper-le-retour-du-loup-parmi-les-hommes,37963
    7. Jean-Marc Moriceau, « Mythe ou réalité ? Les loups mangeurs d’hommes », L'Histoire, no 299, juin 2005, p. 64-69, (ISSN 0182-2411).
    8. La Gazette du 17 juillet 1781, texte cité au "Musée du loup" du Cloître-Saint-Thégonnec.
    9. Genevieve Carbonne, Les loups, Larousse, 2003 ; elle s'appuie sur Louis Viardot, Souvenirs de chasse, Paulin 1846, 2e édition 1849, p. 138-139. Cet auteur précise que les restes des victimes ont été enterrées sur le lieu de la tragédie ; la première édition de l'encyclopédie Tout l'Univers relate cette tragédie à la notice intitulée « Le loup est-il redoutable ? »
    10. Robert Delort Les animaux ont une histoire, Seuil, collection : Points Histoire. 2 février 1993, 503 pages. (ISBN 978-2-02-019514-0 et 978-2020195140), p. 264.
    11. Le loup en Normandie aux XIVe et XVe siècles, Annales de Normandie, 1983.
    12. a b c et d Jean-Marc Moriceau, L'Homme contre le loup. Une guerre de deux mille ans, Fayard, 2011, 488 p. (ISBN 2-213-63555-2).
    13. Le gouvernement autorise l’abattage de 40 loups, lefigaro.fr, 20 juillet 2017
    14. Le Loup : biologie, mœurs, mythologie, cohabitation, protection…, de Jean-Marc Landry, éditions Delachaux & Niestlé (ISBN 978-2-603-01215-4) ; pages 183 et 191 (pour le deuxième tirage corrigé de 2004) ; ce livre est également réédité sous l’ (ISBN 978-2-603-01431-8).
    15. François Beauvy, Histoire des loups en Picardie, Trosly-Breuil (Oise), Le Trotteur ailé, , 181 p., page 171
    16. Instructions ministérielles sur la destruction de loups
    17. Henri de Tingy de Nesmy, né le à Nesmy (Vendée), décédé le à Pleucadeuc (Morbihan).
    18. François de Beaulieu, "Quand on parle du loup en Bretagne", éditions Le Télégramme, 2004, (ISBN 2-84833-096-1)
    19. Frank Davies, en fait révérend E.W.L. Davies, vint chasser deux années de suite en Bretagne, probablement en 1854 et 1855, mais ne publia ses souvenirs en anglais que vingt ans plus tard en 1875.
    20. Frank Davies, "Chasse aux loups et autres chasses en Bretagne", éditions des Montagnes Noires, 2012, (ISBN 978-2-919305-22-3)
    21. L’histoire du loup en France, Chronologie d’une destruction. www.loup.org
    22. Atlas des mammifères du Nord-Pas-de-Calais, Gonn
    23. Le loup en Limousin : petite histoire d'une grande disparition, L. Souny, 2002.
    24. Effarouchement et tirs de loup
    25. Des loups erratiques ont sans doute recolonisé la France dès la fin des années 1980.
    26. Site officiel du loup et des grands prédateurs en France
    27. « Cause et historique du retour du loup en France »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
    28. Florence Englebert, Le loup, 100 questions-réponses sur une réapparition, Tressan, La Plage,
    29. Loup.developpement-durable.gouv.fr - Le site de l'État consacré au loup, Bilan du suivi hivernal 2009/2010
    30. Article du Républicain Lorrain
    31. France 3 « Lorraine - Des louveteaux entendus sur le massif Vosgien », Thierry Gelhaye, 30 août 2013.
    32. « Ferus - Loup : première reproduction dans les Vosges ! », 2 septembre 2013.
    33. Site consacré au loup établi en commun par le ministère de l'Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement et le Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du Territoire - Première reproduction en dehors des Alpes (17 octobre 2013) :

      « Cet été et pour la première fois depuis le retour du loup en France, un évènement de reproduction a été détecté en-dehors des Alpes, au sein de la meute des Vosges (ZPP identifiée il y a deux ans), lors des opérations de hurlement provoqué. »

    34. Voir sur acafc.net.
    35. Le loup est de retour en Belgique… après un siècle - Le Soir, .
    36. Loup de Gedinne: "seule une enquête ADN peut donner une certitude sur l'animal", La Libre, .
    37. Le loup est de retour aux Pays-Bas sur wallonie.be, .
    38. [vidéo]MSA, « Les morsures invisibles », sur msa-ardeche-drome-loire.fr, (consulté le 9 juin 2013).
    39. « Un loup flashé par un radar en Ardèche », Le Parisien, .
    40. « Le loup est en Moselle », Républicain lorrain, (consulté le 14 février 2014).
    41. « MONDON : LE LOUP Y EST », Est Républicain, (consulté le 4 avril 2014).
    42. « COOLE (51). Premières analyses sur la mort du loup », L'union presse, (consulté le 12 février 2014)
    43. « Aude : le loup aux portes de Carcassonne ? », L'indépendant, (consulté le 4 avril 2014)
    44. Illustration AFP/ Martin Bureau, « L'animal abattu en Dordogne en octobre dernier était bien un loup », sur SudOuest.fr (consulté le 19 juin 2016)
    45. Jacques Baillon, Le loup en France au XXe siècle, Lille, The Book Edition, , 133 p. (ISBN 978-2-9548042-0-0), p. 87 :

      « C'est en 1940, très exactement le 6 décembre à 17h30 qu'à Javerlhac fut abattu le dernier loup par un chasseur local. »

    46. Voir sur ledauphine.com.
    47. Voir sur france3-regions.francetvinfo.fr.
    48. Voir sur bfmtv.com.
    49. Voir sur midilibre.fr.
    50. Voir sur midilibre.fr.
    51. Voir sur francebleu.fr.
    52. a et b La population de loups augmente en France
    53. « Bilan du suivi hivernal de la population de loups / Hiver 2016-2017 »
    54. « Le loup : biologie et présence en France »
    55. « La France compte de plus en plus de loups », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
    56. « Population de 530 loups estimée en France, seuil de viabilité dépassé », sur lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le 9 juin 2019)
    57. « N°36 Bulletin Loup septembre 2017 », ONCFS,
    58. a et b Audrey Garric, « Le gouvernement autorise l’abattage de 40 loups dans l’année », Le Monde,‎ (résumé)
    59. Audrey Garric, « Le gouvernement expose son plan loup pour les six prochaines années », Le Monde,‎ (lire en ligne)
    60. « Plan national d’actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage », sur agriculture.gouv.fr, (consulté le 13 septembre 2018)
    61. NOR : DEVN0752752A.
    62. L. Radisson, « Protection du loup : l'Aspas saisit la Commission européenne », brève d'information d'Actu-environnement, 20 juin 2011.
    63. ↑ Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, errance.,
    64. « HugeDomains.com - RhedaE-Magazine.com is for sale (Rheda E- Magazine) », sur hugedomains.com (consulté le 2 juillet 2016).
    65. Jehanne, « Le loup au Moyen âge. - Vivre au Moyen âge » (consulté le 2 juillet 2016)
    66. agence-web-platinum.com, « Histoire de la Louveterie », sur louveterie.com (consulté le 2 juillet 2016).
    67. « Le loup dans les fables de Jean de la Fontaine » (consulté le 2 juillet 2016).
    68. « L'histoire de la Bête du Gévaudan », sur betedugevaudan.com (consulté le 2 juillet 2016).
    69. "Musée du loup" , Le Cloître-Saint-Thégonnec.
    70. Site du Muséoloups.

    Annexes[modifier | modifier le code]

    Bibliographie[modifier | modifier le code]

    • Julien Alleau, « « À qui peut-on faire croire ce genre de sornettes ? » », Sens-Dessous, Édition de l'Association Paroles, no 12,‎ , p. 51-62 (lire en ligne).
    • Hervé Boyac (Sous la direction de), Le loup : Un nouveau défi français, Allain Bougrain Dubourg (Préface), Yves Paccalet (Préface), Editions De Borée, collection Beaux livres, 2017
    • L. Durand-Vaugaron, « Le Loup en Bretagne pendant cent ans, 1773-1872, d'après les documents inédits », Annales de Bretagne, vol. 70, nos 70-3,‎ , p. 291-338 (lire en ligne)
    • L. Durand-Vaugaron, « Le Loup en Bretagne pendant cent ans, 1773-1872, d'après les documents inédits (suite et fin) », Annales de Bretagne, vol. 71, nos 71-2,‎ (lire en ligne)
    • Éric Fabre et Julien Alleau, « La disparition des loups ou essai d’écologie historique », dans Stéphane Frioux et Émilie-Anne Pépy (dir.), L'animal sauvage entre nuisance et patrimoine : France, XVIe-XXIe siècle, Lyon, ENS Éditions, coll. « Sociétés, Espaces, Temps », 2009, (ISBN 978-2-84788-198-1), p. 25-34, lire en ligne.
    • François Grout de Beaufort, Écologie historique du loup, Canis lupus L. 1758, en France, thèse d'État ès Sciences, université de Rennes I, 1988, 1074 p. multigr.
    • François Grout de Beaufort (ill. Jeane Meunier), Encyclopédie des carnivores de France, t. 1 : Le Loup en France, éléments d'écologie historique, Puceul, Société française pour l'étude et la protection des mammifères, , 32 p. (ISBN 2-905216-09-3).
    • Xavier Halard, « Le loup aux XIVe et XVIe siècles en Normandie », Annales de Normandie, nos 33-3,‎ , p. 189-197 (lire en ligne).
    • Alain Molinier et Nicole Molinier-Meyer, « Environnement et histoire : les loups et l'homme en France », Revue d'histoire moderne et contemporaine, t. XXVIII,‎ , p. 225-245 (lire en ligne).
    • Alain Molinier, « État des recherches sur les loups en France à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe », dans Alain Couret et Frédéric Oge (dir.), Études / Semaine internationale de l'animal, mai 1987, Toulouse. Histoire et animal. vol. 2 : Des animaux et des hommes, Toulouse, Presses de l'Institut d'études politiques, , 552 p. (ISBN 2-903847-30-4), p. 457-462.
    • Jean-Marc Moriceau, Histoire du méchant loup : 3000 attaques sur l'homme en France, XVe-XXe siècle, Paris, Fayard, , 623 p. (ISBN 978-2-213-62880-6, présentation en ligne).
      Réédition augmentée : Jean-Marc Moriceau, Histoire du méchant loup : la question des attaques sur l'homme en France, XVe-XXe siècle, Paris, Pluriel, coll. « Pluriel », , 634 p. (ISBN 978-2-8185-0505-2).
    • Jean-Marc Moriceau, L'homme contre le loup : une guerre de deux mille ans, Paris, Fayard, , 479 p. (ISBN 978-2-213-63555-2, présentation en ligne).
      Réédition augmentée : Jean-Marc Moriceau, L'homme contre le loup : une guerre de deux mille ans, Paris, Pluriel, coll. « Pluriel », , 573 p. (ISBN 978-2-8185-0324-9).
    • Jean-Marc Moriceau (dir.) et Philippe Madeline (dir.), Repenser le sauvage grâce au retour du loup : les sciences humaines interpellées, Caen, Pôle rural MRSH-Caen / Presses universitaires de Caen, coll. « Bibliothèque du Pôle rural » (no 2), , 254 p. (ISBN 978-2-9510796-6-3, présentation en ligne).
    • Jean-Marc Moriceau (dir.), Vivre avec le loup ? : trois mille ans de conflit, Paris, Tallandier, , 618 p. (ISBN 979-10-210-0524-2).
    • Claude-Catherine Ragache et Gilles Ragache, Les loups en France : légendes et réalité, Paris, Aubier, coll. « Floréal », , 255 p. (ISBN 2-7007-0264-6).
    • Jean-Michel Teulière, Le Loup en Limousin, petite histoire d'une grande disparition, Éditions Souny,

    Article connexe[modifier | modifier le code]

    Article principal : Loup gris.

    Liens externes[modifier | modifier le code]