Marciac

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Icône de paronymie Cet article possède des paronymes ; voir : Marcillac et Marcilhac.

Marciac
Marciac
Festival Jazz in Marciac, 2005.
Blason de Marciac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Pardiac-Rivière-Basse
Intercommunalité Communauté de communes Bastides et vallons du Gers
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Louis Guilhaumon
2014-2020
Code postal 32230
Code commune 32233
Démographie
Population
municipale
1 247 hab. (2015 en augmentation de 0,65 % par rapport à 2010)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 30″ nord, 0° 09′ 45″ est
Altitude 154 m
Min. 142 m
Max. 247 m
Superficie 20,60 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la Mairie

Marciac (Marciac en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de Gascogne située en Rivière-Basse. La commune se trouve au sud du département du Gers en limite des Hautes-Pyrénées.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marciac[1]
Juillac Tourdun Scieurac-et-Flourès
(sur 50 m)
Armentieux,
Auriébat
(Hautes-Pyrénées)
Marciac Laveraët
Saint-Justin Ricourt Monlezun

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cours de la rivière Bouès à Marciac.

Le Bouès et son affluent gauche, le Laüs, traversent les terres de la commune, de même que le Larté, tributaire gauche de l'Arros.

La commune abrite en son sein un lac.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Marciac dérive - par glissement orthographique - du nom de famille de son fondateur, le sénéchal de Toulouse et d'Albi Guichard de Marzé[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Marciac est une bastide royale, fondée à la toute fin du XIIIe siècle (1298) à la suite d'un paréage entre Étienne de Lupé, abbé de la Case-Dieu, Arnaud-Guilhem III, comte de Pardiac et le sénéchal de Toulouse, Guichard de Marzé, qui construisit la bastide, lui donna ses coutumes et lui laissa son nom. Les coutumes furent confirmées en 1300 par le roi de France Philippe IV le Bel. La ville originelle était entourée d'une enceinte percée de huit portes, comportant des tourelles tout et autour de laquelle était creusé un large fossé. De larges privilèges firent le succès rapide de cette bastide.

La ville nouvelle détourna à son profit le chemin de Saint-Jacques qui passait jusque-là à Saint-Justin et se dirigeait sur Maubourguet. Quatre hôpitaux peuplèrent la ville, ainsi que les ordres religieux des Augustins, des Dominicains et l'ordre du Saint-Esprit[3].

C'est une bastide à deux axes de modèle gascon (église en retrait par rapport à la place centrale). Elle est organisée autour d'une place centrale à arcades, qui est la plus grande place du Gers (133 x 78 mètres) et dont la vocation d'origine, militaire, permettait de loger au besoin un millier de soldats (Marciac fut édifiée dans la zone-limite des influences françaises et anglaise). La bastide est divisée en parcelles (îlots), avec des rues parallèles et perpendiculaires les unes aux autres. La forme de la cité, parfaitement symétrique, s'inscrit dans un rectangle ovalisé de 598 x 394 mètres[4]. Le projet de restitution architecturale du Marciac du XIVe siècle (projet "Marciac Intra Muros"[2]), lancé par l’association MIM, l'INRAP, l'ENSA et la mairie de Marciac, va permettre aux visiteurs de la bastide d'être immergés dans sa "gloire architecturale", dont les 1 750 mètres de son ex-rempart[5] représentaient une pièce maîtresse.

En 1569, le sieur de Sérignac, lieutenant du chef protestant Montgomery, mit la bastide à rançon et causa quelques dégâts à ses églises. L'église Notre-Dame de Marciac possède le plus haut clocher du département du Gers (87 m).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis 1965, la commune a élu des maires de tendance socialiste, et par ailleurs depuis 1958, des conseillers généraux placés à la gauche de l'échiquier politique, à l'instar de nombre de communes et de cantons du Gers.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie à côté de la maison des abbés de l'abbaye de la Case-Dieu, avec des fenêtres à meneaux, et l'office de tourisme
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Jean-Louis Guilhaumon[6] PS Retraité de l'enseignement
Conseiller régional (10e vice-président)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2015, la commune comptait 1 247 habitants[Note 1], en augmentation de 0,65 % par rapport à 2010 (Gers : +1,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 4121 4891 6051 6711 7781 9551 9121 9051 887
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 8481 9011 8831 9141 9561 8251 6291 5461 484
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 4491 3311 1001 0861 1381 0981 1281 025996
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015
1 0651 1311 1191 2111 1601 2211 2331 2431 247
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège de Marciac propose une option jazz depuis l'année scolaire 1992-1993, ce qui lui a permis de doubler le nombre d'élèves. Un internat a même été créé dans un des bâtiments de la commune, qui abritait autrefois une « université ouvrière », sorte d'école des métiers manuels.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jazz in Marciac.

Marciac est notamment connue pour son festival de jazz de renommée internationale : Jazz in Marciac (37e édition en 2014), qui a lieu la première quinzaine du mois d'août. Les principaux concerts se déroulent sous un chapiteau de 5 000 places ou plus selon la configuration, installé sur le terrain de sports de la commune. Un festival "Off" se tient sur la place centrale, par ailleurs ponctué de nombreuses animations et expositions à travers tout le village ; le festival a rassemblé plus de 225 000 visiteurs en 2014 (chiffres officiels de l'organisation), un record de fréquentation - et une sorte d'exploit - en regard des dimensions de Marciac et de la faible taille de sa population.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de Marciac est aujourd'hui largement axée sur son festival de jazz et les réalisations culturelles et touristiques qui lui sont notamment liées. L'agriculture, le commerce, les services et l'artisanat sont bien représentés dans la commune, ainsi que l'administration, de par le statut de chef-lieu de canton de Marciac. Une entreprise, qui travaille dans le domaine du recyclage des tissus usagés, a vu le jour en 2012 et a pris partiellement "Le Relais" de l'industrie du meuble, autrefois florissante à Marciac.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le conseil régional Midi-Pyrénées a reconnu Marciac comme étant l'un des 25 Grands Sites de Midi-Pyrénées pour son patrimoine, son intense activité culturelle ainsi que pour sa capacité d'accueil touristique. Le festival international de jazz Jazz in Marciac, qui se déroule la première quinzaine d'août depuis 1978, accueille en effet plus de 200 000 visiteurs chaque année (chiffres officiels du festival).

Place centrale[modifier | modifier le code]

Le centre de gravité de la ville est une longue place rectangulaire à couverts (arcades) où se trouvait une halle démolie en 1871.

Des maisons à cornières aux énormes piliers de bois la bordent.

La mairie, fière de ses trois étages, et la remarquable maison Guichard, siège de l'office de tourisme, la jouxtent. À côté de la mairie se trouve l'ancienne maison des abbés de l'abbaye de la Case-Dieu avec sa façade en pierre et ses fenêtres à meneaux[11]

Châteaux[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[12] est un édifice gothique du XVe siècle au clocher-porche carré. Sa très imposante flèche subit la fortuite concurrence de celle de l'ancienne chapelle du couvent des Augustins. Ses trois nefs et son chœur pentagonal abritent des sculptures du XIVe siècle mais de tradition encore romane.

De l'ancien couvent des Augustins[13] ne restent que le clocher octogonal du XIVe siècle, la façade et le portail. Au XIXe siècle, la galerie sud du cloître ayant survécu aux guerres de religion serait parti aux États-Unis ou bien aurait été transférée dans une propriété de la région parisienne[14]. Des recherches effectuées pas Céline Brugeat semblent confirmer la première hypothèse, indiquant que cloître aurait été acheté par le magnat de presse américain William Randolph Hearst, et serait aujourd'hui exposé dans son Hearst Castle, sur la côte centrale de Californie[15].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La chapelle Notre-Dame-de-la-Croix, lieu d'apparition - le 14 septembre 1654 - de la Vierge Marie[16] et devenu plus tard un lieu de pèlerinage, est située au cœur d'un agréable parc[17].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune compte un musée d'histoire naturelle, un cinéma, un espace consacré à l'histoire du jazz (Les Territoires du Jazz) et un office du tourisme.

L'Astrada (destinée en occitan) est une salle de spectacle de 500 places inaugurée en mai 2011. Cet auditorium se substitue à la salle des fêtes devenue trop exigüe pour accueillir les sessions d'automne, d'hiver et de printemps de Jazz in Marciac ; des spectacles annexes ainsi que des conférences seront proposés dans cette nouvelle salle pendant le festival d'été. La salle fonctionnera à l'année, avec une programmation culturelle et musicale variée. Cette réalisation a pour but de devenir un véritable pôle culturel d'envergure régionale, à la suite de l'inscription de la bourgade du jazz à la liste des Grands Sites de Midi-Pyrénées. Elle deviendra scène conventionnée (la deuxième du Gers après "Circuits" à Auch) après une année d'essai.

Marciac dispose d'autre part d'un ensemble de galeries d'art et d'ateliers d'artistes dont la galerie Espace Eqart la plus importante, dont le fondateur et celui qui en fut le directeur pendant près de quinze ans est Fred Noiret et l'Âne Bleu la plus ancienne ainsi que l'atelier de la Baguenaude, les trois principaux lieux d'expositions. Rémi Trotereau, peintre et sculpteur s'y installe en juin 2013 ainsi qu'Annie Casanova, artiste peintre.

Espaces récréatifs[modifier | modifier le code]

Marciac vue de son lac.

Depuis 1962, Marciac est doté d'un lac artificiel bordé d'une résidence hôtelière, d'un café et d'un mini-port dont l'architecture est inspirée de La Nouvelle-Orléans, d'une péniche-restaurant ayant appartenu à la ville de Sète (installée en 1963) et d'une piscine aqualudique.

Des arènes accueillent des courses landaises.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier d'azur aux cinq fleurs de lys d'or ordonnées en sautoir, au second de gueules aux deux clefs adossées d'argent[20].

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Mesplé, Marciac. L'église Notre-Dame, p. 33-42, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société française d'archéologie, Paris, 1970.
  • Jacques Barnouin, Pierre-Henri Ardonceau et Bernard Deubelbeiss Le fabuleux destin de Marciac. Du rêve des fondateurs à la passion du jazz, Albi, Un Autre Reg'art, livre relié, 180 pages, 2014. Livre dont Marciac est le héros

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. J. Barnouin, P.-H. Ardonceau, B. Deubelbeiss, Le fabuleux destin de Marciac : du rêve des fondateurs à la passion du jazz, Albi, Un Autre Reg'Art, 2014, page 12
  3. B. Cursente, G. Loubès, Villages Gersois, Publication de la Chambre d'Agriculture du Gers, 1991
  4. J. Barnouin, P.-H. Ardonceau, B. Deubelbeiss, Le fabuleux destin de Marciac : du rêve des fondateurs à la passion du jazz, Albi, Un Autre Reg'Art, 2014, pages 34-35 et page 83
  5. Christine Le Noheh, Christian Darles, Henri Molet, Christophe Requi, Fouille archéologique aux origines de la bastide de Marciac. Le chemin de ronde. AFAN, 2001
  6. Site de la préfecture - Fiche de Marciac
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. Stéphane Abadie, Marciac. La maison des abbés de La Casedieu, dans Bulletin monumental, 2016, tome 174, no 2, p. 195-200, (ISBN 978-2-901837-63-3)
  12. Notice no PA00094856, base Mérimée, ministère français de la Culture : Église
  13. Notice no PA00094855, base Mérimée, ministère français de la Culture : Ancien couvent des Augustins
  14. J. Barnouin, P.-H. Ardonceau, B. Deubelbeiss, Le fabuleux destin de Marciac : du rêve des fondateurs à la passion du jazz, Albi, Un Autre Reg'Art, 2014, pages 95-99
  15. « Le cloître de Marciac serait chez «Citizen Kane» », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  16. J. Barnouin, P.-H. Ardonceau, B. Deubelbeiss, Le fabuleux destin de Marciac : du rêve des fondateurs à la passion du jazz, Albi, Un Autre Reg'Art, 2014, pages 73-75
  17. Collectif La chapelle Notre Dame de la Croix à Marciac. L'histoire des origines à nos jours. Association MCPT, 2007
  18. J. Barnouin, P.-H. Ardonceau, B. Deubelbeiss, Le fabuleux destin de Marciac : du rêve des fondateurs à la passion du jazz, Albi, Un Autre Reg'Art, 2014, pages 94-95
  19. J. Nolot Bio-filmographie, 2014 . [1]
  20. Banque du blason.
  21. L'AS marciacaise rugby