Marciac

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Marciac
Marciac
Festival Jazz in Marciac, 2005.
Blason de Marciac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Intercommunalité Communauté de communes Bastides et Vallons du Gers
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Louis Guilhaumon
2020-2026
Code postal 32230
Code commune 32233
Démographie
Population
municipale
1 208 hab. (2019 en diminution de 3,51 % par rapport à 2013)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 30″ nord, 0° 09′ 45″ est
Altitude 154 m
Min. 142 m
Max. 247 m
Superficie 20,60 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Pardiac-Rivière-Basse
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel de la Mairie

Marciac (Marciac en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'église de l'Assomption, classée en 1910, le couvent des Augustins, classé partiellement en 1910 puis inscrit partiellement en 1928, et l'église des Augustins, inscrite en 1949.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Marciac est une commune de Gascogne située en Rivière-Basse. La commune se trouve au sud du département du Gers en limite des Hautes-Pyrénées.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Marciac se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cours de la rivière Bouès à Marciac.

La commune est dans le bassin de l'Adour, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[3]. Elle est drainée par l'Arros, le Bouès, le Laüs, le Larté, un bras de l'Arros, le ruisseau des Alems et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 25 km de longueur totale[4],[Carte 1].

L'Arros, d'une longueur totale de 30,8 km, prend sa source dans la commune d'Esparros et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Adour à Izotges, après avoir traversé 54 communes[5].

Le Bouès, d'une longueur totale de 62,5 km, prend sa source dans la commune de Burg et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans l'Arros à Beaumarchés, après avoir traversé 32 communes[6].

Le Laüs, d'une longueur totale de 21 km, prend sa source dans la commune de Laguian-Mazous et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Bouès à Juillac, après avoir traversé 9 communes[7].

Le ruisseau de Larté, d'une longueur totale de 17 km, prend sa source dans la commune de Sauveterre et s'écoule vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans l'Arros à Plaisance, après avoir traversé 9 communes[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[9]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[9]

  • Moyenne annuelle de température : 13,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 895 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[12] complétée par des études régionales[13] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Maubourguet », sur la commune de Maubourguet, mise en service en 1886[14] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[15],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,1 °C et la hauteur de précipitations de 876,3 mm pour la période 1981-2010[16]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Auch », sur la commune d'Auch, mise en service en 1985 et à 37 km[17], la température moyenne annuelle évolue de 13,1 °C pour 1981-2010[18] à 13,5 °C pour 1991-2020[19].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 4] est recensée sur la commune[20] : le « cours de l'Arros » (1 675 ha), couvrant 41 communes dont 20 dans le Gers et 21 dans les Hautes-Pyrénées[21].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Marciac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[22],[I 1],[23]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (84,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,7 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), forêts (9,4 %), prairies (9 %), zones urbanisées (5,9 %), eaux continentales[Note 6] (1,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Marciac dérive - par glissement orthographique - du nom de famille de son fondateur, le sénéchal de Toulouse et d'Albi Guichard de Marzé[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Marciac est une bastide royale, fondée tout à la fin du XIIIe siècle (1298) à la suite d'un paréage entre Étienne de Lupé, abbé de la Case-Dieu, Arnaud-Guilhem III, comte de Pardiac et le sénéchal de Toulouse, Guichard de Marzé, qui construisit la bastide, lui donna ses coutumes et lui laissa son nom. Les coutumes furent confirmées en 1300 par le roi de France Philippe IV le Bel. La ville originelle était entourée d'une enceinte percée de huit portes, comportant des tourelles tout et autour de laquelle était creusé un large fossé. De larges privilèges firent le succès rapide de cette bastide.

La ville nouvelle détourna à son profit le chemin de Saint-Jacques qui passait jusque-là à Saint-Justin et se dirigeait sur Maubourguet. Quatre hôpitaux peuplèrent la ville, ainsi que les ordres religieux des Augustins, des Dominicains et l'ordre du Saint-Esprit[26].

C'est une bastide à deux axes de modèle gascon (église en retrait par rapport à la place centrale). Elle est organisée autour d'une place centrale à arcades, qui est la plus grande place du Gers (133 x 78 mètres) et dont la vocation d'origine, militaire, permettait de loger au besoin un millier de soldats (Marciac fut édifiée dans la zone-limite des influences françaises et anglaise). La bastide est divisée en parcelles (îlots), avec des rues parallèles et perpendiculaires les unes aux autres. La forme de la cité, parfaitement symétrique, s'inscrit dans un rectangle ovalisé de 598 x 394 mètres[27]. Le projet de restitution architecturale du Marciac du XIVe siècle (projet "Marciac Intra Muros"[1]), lancé par l’association MIM, l'INRAP, l'ENSA et la mairie de Marciac, va permettre aux visiteurs de la bastide d'être immergés dans sa "gloire architecturale", dont les 1 750 mètres de son ex-rempart[28] représentaient une pièce maîtresse.

En 1569, le sieur de Sérignac, lieutenant du chef protestant Montgomery, mit la bastide à rançon et causa quelques dégâts à ses églises. L'église Notre-Dame de Marciac possède le plus haut clocher du département du Gers (87 m).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis 1965, la commune a élu des maires de tendance socialiste, et par ailleurs depuis 1958, des conseillers généraux placés à la gauche de l'échiquier politique, à l'instar de nombre de communes et de cantons du Gers.

Le conseil municipal est composé de quinze élus, compte tenu du nombre de ses habitants.

Conseil municipal de Marciac (mandature 2020-2026).
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Marciac pour tous » PS Jean-Louis Guilhaumon 13 Majorité
« Marcia vous appartient » DVG Nathalie Barrouillet 2 Opposition

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie à côté de la maison des abbés de l'abbaye de la Case-Dieu, avec des fenêtres à meneaux, et l'office de tourisme
Liste des maires successifs[29]
Période Identité Étiquette Qualité
1850   Jean François Dumestre    
1852   Auguste Doubrere    
1871 1879 Auguste Dessens    
1880   Gabriel Ducasse    
1882   Nicolas Clément Jacquemin    
1883 1900 Louis Carrere    
05-1900 05-1904 Pierre Joseph Rigaud    
05-1904 04-1908 Clément Cols    
05-1908 1910 Joseph Rigaud    
10-12-1919 17-05-1925 Henri Guichard    
17-05-1925 21-02-1926 Hyppolite Baudean    
21-02-1926 12-05-1929 Pierre Lestrade    
12-05-1929 18-05-1935 Henri Guichard    
18-05-1935 02-05-1937 Gratien Bistos    
02-05-1937 13-09-1944 Jean François Salles    
13-09-1944 18-05-1945 Léon Capdetrey    
18-05-1945 22-09-1946 Alcide Ancillon    
22-09-1946 12-12-1948 Alexandre Furcatte    
12-12-1948 10-05-1953 Eugène Castagnon    
10-05-1953 30-03-1965 Jean Laubadere    
30-03-1965 17-03-1989 Gérard Toulouse    
1995 En cours Jean-Louis Guilhaumon[30] PS Retraité de l'enseignement
Conseiller régional (10e vice-président)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[32]. En 2019, la commune comptait 1 208 habitants[Note 7], en diminution de 3,51 % par rapport à 2013 (Gers : +0,58 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 4121 4891 6051 6711 7781 9551 9121 9051 887
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 8481 9011 8831 9141 9561 8251 6291 5461 484
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 4491 3311 1001 0861 1381 0981 1281 025996
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
1 0651 1311 1191 2111 1601 2211 2331 2431 224
2019 - - - - - - - -
1 208--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège de Marciac propose une option jazz depuis l'année scolaire 1992-1993, ce qui lui a permis de doubler le nombre d'élèves. Un internat a même été créé dans un des bâtiments de la commune, qui abritait autrefois une « université ouvrière », sorte d'école des métiers manuels.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Marciac est notamment connue pour son festival de jazz de renommée internationale : Jazz in Marciac (42e édition en 2019), qui a lieu la première quinzaine du mois d'août. Les principaux concerts se déroulent sous un chapiteau de 5 000 places ou plus selon la configuration, installé sur le terrain de sports de la commune. Un festival "Off" se tient sur la place centrale, par ailleurs ponctué de nombreuses animations et expositions à travers tout le village ; le festival a rassemblé plus de 225 000 visiteurs en 2014 (chiffres officiels de l'organisation), un record de fréquentation - et une sorte d'exploit - en regard des dimensions de Marciac et de la faible taille de sa population.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de Marciac est aujourd'hui largement axée sur son festival de jazz et les réalisations culturelles et touristiques qui lui sont notamment liées. L'agriculture, le commerce, les services et l'artisanat sont bien représentés dans la commune, ainsi que l'administration, de par le statut de chef-lieu de canton de Marciac. Une entreprise, qui travaille dans le domaine du recyclage des tissus usagés, a vu le jour en 2012 et a pris partiellement "Le Relais" de l'industrie du meuble, autrefois florissante à Marciac.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le conseil régional d'Occitanie a reconnu Marciac comme étant l'un des 40 Grands Sites d'Occitanie pour son patrimoine, son intense activité culturelle ainsi que pour sa capacité d'accueil touristique.

Le festival international de jazz Jazz in Marciac, qui se déroule la première quinzaine d'août depuis 1978, accueille en effet plus de 200 000 visiteurs chaque année (chiffres officiels du festival).

Le festival Paysages In Marciac a lieu fin juillet - début août et concerne l'agroécologie, les sols vivants, les couverts et l’agroforesterie[35].

Place centrale[modifier | modifier le code]

Le centre de gravité de la ville est une longue place rectangulaire à couverts (arcades) où se trouvait une halle démolie en 1871.

Des maisons à cornières aux énormes piliers de bois la bordent.

La mairie, fière de ses trois étages, et la remarquable maison Guichard, siège de l'office de tourisme, la jouxtent. À côté de la mairie se trouve l'ancienne maison des abbés de l'abbaye de la Case-Dieu avec sa façade en pierre et ses fenêtres à meneaux[36]

Châteaux[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Marciac

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[37] est un édifice gothique du XVe siècle au clocher-porche carré. Sa très imposante flèche subit la fortuite concurrence de celle de l'ancienne chapelle du couvent des Augustins. Ses trois nefs et son chœur pentagonal abritent des sculptures du XIVe siècle mais de tradition encore romane.

L'église est classée au titre objet des monuments historiques depuis 1910[38].

Ancien couvent des Augustins

De l'ancien couvent des Augustins[39] ne restent que le clocher octogonal du XIVe siècle, la façade et le portail. Au XIXe siècle, la galerie sud du cloître ayant survécu aux guerres de religion serait parti aux États-Unis ou bien aurait été transférée dans une propriété de la région parisienne[40]. Des recherches effectuées pas Céline Brugeat semblent confirmer la première hypothèse, indiquant que cloître aurait été acheté par le magnat de presse américain William Randolph Hearst, et serait aujourd'hui exposé dans son Hearst Castle, sur la côte centrale de Californie[41].

La façade ouest de l'église des Augustins de Marciac est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1949[42].

Chapelle Notre-Dame-de-la-Croix de Marciac

La chapelle Notre-Dame-de-la-Croix, lieu d'apparition - le - de la Vierge Marie[43] et devenu plus tard un lieu de pèlerinage, est située au cœur d'un agréable parc[44].

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune compte un musée d'histoire naturelle, un cinéma, un espace consacré à l'histoire du jazz (Les Territoires du Jazz) et un office du tourisme.

L'Astrada (destinée en occitan) est une salle de spectacle de 500 places inaugurée en . Cet auditorium se substitue à la salle des fêtes devenue trop exigüe pour accueillir les sessions d'automne, d'hiver et de printemps de Jazz in Marciac ; des spectacles annexes ainsi que des conférences seront proposés dans cette nouvelle salle pendant le festival d'été. La salle fonctionnera à l'année, avec une programmation culturelle et musicale variée. Cette réalisation a pour but de devenir un véritable pôle culturel d'envergure régionale, à la suite de l'inscription de la bourgade du jazz à la liste des Grands Sites de Midi-Pyrénées. Elle deviendra scène conventionnée (la deuxième du Gers après "Circuits" à Auch) après une année d'essai.

Marciac dispose d'autre part d'un ensemble de galeries d'art et d'ateliers d'artistes dont la galerie Espace Eqart la plus importante, dont le fondateur et celui qui en fut le directeur pendant près de quinze ans est Fred Noiret et l'Âne Bleu la plus ancienne ainsi que l'atelier de la Baguenaude, les trois principaux lieux d'expositions. Rémi Trotereau, peintre et sculpteur s'y installe en juin 2013 ainsi qu'Annie Casanova, artiste peintre.

Espaces récréatifs[modifier | modifier le code]

Marciac vue de son lac.

Depuis 1962, Marciac est doté d'un lac artificiel bordé d'une résidence hôtelière, d'un café et d'un mini-port dont l'architecture est inspirée de La Nouvelle-Orléans, d'une péniche-restaurant ayant appartenu à la ville de Sète (installée en 1963) et d'une piscine aqualudique.

Des arènes accueillent des courses landaises.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Laforgue, né en 1782 à Marciac et mort à Dresde (Allemagne) en 1852, connu en tant que réviseur du texte des "Mémoires de Giacomo Casanova" publié - avec un grand succès - en 1826[45].
  • Dominique de Sabail (1757-1799), avocat en parlement, juge de paix de Castelnau en 1790, membre du directoire du département des Hautes-Pyrénées, entre 1790 et 1793, époux de Marianne d'Aydie Lacoste (1758-1818), propriétaire du château d'Aydie dans le Madiran. Il acquit, au nom et pour le compte de son ami, Pierre Clair de Fondeville, lors d' enchères publiques qui se sont déroulées entre le et le , l'abbaye de la Case-Dieu, pour le prix de 250 000 livres. Il est le grand-père d'Alfred Sabail, de Plaisance[46].
  • Jean Baptiste de Doat (1732-1792)[47], conseiller du Roi, juge en chef et magistrat royal à Eauze, époux de Jeanne de Mibielle, qui organisa en tant que délégué du procureur général et syndic du département du Gers, la vente aux enchères publiques entre le et le , de l'abbaye de la Case-Dieu[48]. Il est le grand oncle de Jean François Doat de Plaisance.
  • Jacques Nolot, cinéaste né en 1943 à Marciac[49].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier d'azur aux cinq fleurs de lys d'or ordonnées en sautoir, au second de gueules aux deux clefs adossées d'argent[50].

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Courtès (dir.), Communes du département du Gers, vol. III : Arrondissement de Mirande, Auch, Société archéologique et historique du Gers, , 437 p. (ISBN 2-9505900-7-1, notice BnF no FRBNF40101206)
  • Paul Mesplé, Marciac. L'église Notre-Dame, p. 33-42, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société française d'archéologie, Paris, 1970.
  • Jacques Barnouin, Pierre-Henri Ardonceau et Bernard Deubelbeiss Le fabuleux destin de Marciac. Du rêve des fondateurs à la passion du jazz, Albi, Un Autre Reg'art, livre relié, 180 pages, 2014. Livre dont Marciac est le héros

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[11].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Marciac » sur Géoportail (consulté le 11 décembre 2021).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Plan séisme
  3. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  4. « Fiche communale de Marciac », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  5. Sandre, « l'Arros »
  6. Sandre, « le Bouès »
  7. Sandre, « le Laüs »
  8. Sandre, « le Larté »
  9. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  10. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  11. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  12. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
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