Retirada

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Hommage trilingue aux Républicains espagnols à la frontière franco-espagnole du coll dels Belitres.

La Retirada, du mot « retraite (des troupes) » en espagnol et catalan, est l'exode des réfugiés espagnols de la guerre civile. À partir de février 1939, ce sont plus de 450 000 républicains qui franchissent la frontière franco-espagnole à la suite de la chute de la Seconde République espagnole et de la victoire du général Franco.

Les autorités françaises ont sous-estimé l'ampleur de l'exode. En mars, ce sont 264 000 Espagnols qui se serrent dans les camps des Pyrénées-Orientales quand la population départementale s’élève à moins de 240 000 personnes.

On trouve parfois la francisation Retirade.

Exode[modifier | modifier le code]

Dès le début de 1938, l’armée française anticipe la chute des Républicains et un exode éventuel. Elle estime les besoins d’hébergement à 5 000 personnes pour la 17e région militaire de Toulouse, et 10 000 pour la 16e région militaire de Montpellier[1],[2]. Des plans sont réalisés pour répartir les réfugiés entre Matemale, Canet, Argelès-sur-Mer (capacité d’accueil de 3 000 personnes), Saint-Cyprien (capacité illimitée)[1]. Mais les travaux n’avaient pas commencé en janvier 1939, à l’arrivée des premiers réfugiés[1] malgré la demande, mi-janvier, du gouvernement républicain espagnol au gouvernement français d’accueillir 150 000 réfugiés civils[3].

Les premiers réfugiés arrivent à la fin de décembre 1938 et au début de janvier 1939[4]. La France met en place un dispositif d’empêchement[3]. Mais la chute du front de Catalogne et la prise de Barcelone par les phalangistes, le 26 janvier 1939, entraînent la débâcle des forces républicaines et le début de l’exode massif[5]. Dans un premier temps, devant l’afflux de militaires et de civils vers la frontière française, le gouvernement Daladier propose à Franco d’organiser une zone neutre entre Andorre et Portbou. Le dictateur espagnol refuse, considérant les fuyards comme des prisonniers de guerre[2].

La frontière est alors ouverte le 27 janvier par le gouvernement français[6], afin de leur permettre d’échapper à l’impitoyable répression phalangiste (35 000 exécutions)[7]. Cette ouverture n’est, dans un premier temps, concédée qu’aux civils[3], les gardes mobiles et le 24e régiment de tirailleurs sénégalais faisant le tri, repoussant même les hommes valides[8], par la force au besoin[9]. Lors de l’entrée sur le territoire français, les réfugiés sont dépouillés de tout : armes, mais aussi bijoux, argent liquide, etc.[10],[11].

Mais, dès le 28 janvier, le dispositif de filtrage est converti en dispositif d’accueil[10]. Le 2 février, 45 000 Espagnols sont déjà arrivés en France, ce qui provoque la décision de fermer à nouveau la frontière aux hommes, et l’internement sur la plage d’Argelès de ceux qui sont déjà entrés le 5 février, avant que le gouvernement ne revienne dessus le 9[12].

À partir du 5 février, ce qui reste de l'armée républicaine est autorisée à franchir la frontière : ce sont 250 000 combattants qui s’ajoutent aux 250 000 premiers réfugiés. Les 30 derniers avions de l’aviation républicaine atterrissent à Carcassonne[12]. Les présidents Juan Negrín (gouvernement), Manuel Azaña (République), Martínez Barrio (Parlement), Lluís Companys (generalitat de Catalogne) et José Aguirre (celle du Pays basque) franchissent la frontière dès ce jour, avec le trésor catalan[13]. Les derniers contingents à passer la frontière, et parmi eux, la division Durruti qui est enfermée à Mont-Louis[14], arrivent en bon ordre[15]. Ils gardent même avec eux leurs prisonniers[16]. La frontière est fermée le 9 février[17]. Contrairement aux craintes du gouvernement français, l’exode se passe sans incidents notables[18].

Les troupes franquistes contrôlent la plupart des passages à partir du 11 février[19], même si quelques passages comme la route de Molló reste cependant ouverte encore jusqu’au 13 février[20].

Début 1939, les autorités estiment le nombre de réfugiés à environ 500 000 ou plus, dont un tiers de femmes, enfants et vieillards[17]. Sur ce total, 330 000 sont hébergés dans l’urgence dans les Pyrénées-Orientales, et plus de 130 000 sont évacués dans les départements des deux tiers sud de la France[17].

Ces réfugiés sont majoritairement originaires du nord-est de l’Espagne : Catalogne (à 36, 5 %), Aragon (18 %), Levant espagnol (14,1 %)[21].

Les camps[modifier | modifier le code]

Mémorial érigé pour les espagnols de la retirada, internés dans le camp du Barcarès en 1939.

La France est complètement débordée par ce drame humanitaire. Elle désarme, trie, tente d’appréhender les problèmes sanitaires, au cœur d'un hiver particulièrement rude. L’essentiel étant de garder la main sur les réfugiés, six régiments d’infanterie, quatre de cavalerie plus des éléments organiques sont mobilisés[22].

Pyrénées-Orientales[modifier | modifier le code]

Trois zones de regroupement sont créées[6] :

Des camps de concentration sont installés en catastrophe sur les plages, les réfugiés construisant eux-mêmes leurs baraquements[25].

Les prisonniers franquistes, qui avaient franchi la frontière le 8, sont internés à part, à Amélie-les-Bains et au stade d’Elne[26].

Les conditions de vie y sont déplorables, sans installations sanitaires. Saint-Cyprien est même déclaré officiellement « zone paludique ». De février à juillet 1939, 15 000 personnes meurent dans les camps, la plupart de dysenterie[27], soit un taux de mortalité supérieur à 60 ‰.

Le 23 février, une organisation est progressivement mise en place par le gouvernement. Le général Ménard est nommé pour organiser un réseau de camps[6]. Des camps de contrôle ou de triage sont créés au Boulou et à Bourg-Madame qui orientent vers des camps spécialisés.

En mars, 264 000 Espagnols se serrent dans les camps du Roussillon, quand la population départementale s’élève à moins de 240 000 personnes[28]. En avril 43 000 réfugiés sont encore retenus à Argelès-sur-Mer, 70 000 au Barcarès, 30 000 à Saint-Cyprien. Il faut attendre le début du printemps 1939 pour voir des camps être créés à la périphérie des Pyrénées-Orientales, notamment à Agde et Bram.

Pyrénées-Atlantiques[modifier | modifier le code]

Le camp de Gurs est au départ prévu pour les militaires espagnols et les volontaires des brigades internationales[6].

Les centres d'hébergement dans le reste de la France métropolitaine[modifier | modifier le code]

En premier lieu, même si ce n’est pas quantitativement le plus important, figurent bien sûr dans les dispositifs d’accueil ceux fournis par le gouvernement espagnol et ses émanations, ainsi que par les organisations espagnoles. Ainsi, l’ambassade d’Espagne possède des biens qu’elle utilise pour héberger les réfugiés depuis le début de la guerre civile. C’est le cas du château de la Valette à Pressigny-les-Pins (Loiret)[29].

Le gouvernement du Pays basque organise également des évacuations, au moment de la campagne du Nord et de la chute de Bilbao. C’est la deuxième grande vague de réfugiés d’Espagne vers la France, en mai-juin 1937, qui concerne 120 000 personnes. Le gouvernement mobilise une flotille qui transporte les réfugiés du nord de l’Espagne vers les ports de l’ouest de la France, Pauillac, Le Verdon, La Pallice, Saint-Nazaire, Nantes[30]. Une fois débarqués, ces réfugiés sont transportés dans différents centres d’accueil dans toute la France. Mais au moment de la Retirada, les hommes en âge de combattre sont internés dans les camps du sud de la France, en application des décrets de novembre 1938 sur l’internement des étrangers « indésirables »[31] alors que les civils sont transférés dans des centres d'hébergement. Ces civils représentent un contingent d'environ 130 000 personnes[17]. Ce sont des femmes, enfants et vieillards qui sont dispersés et transportés par convois ferroviaires dans le reste de la France : soixante-dix-sept départements accueillent chacun entre 1 200 et 4 500 réfugiés[27],[19]. Dans chaque département, plusieurs types de locaux ont été repérés et réquisitionnés par les autorités préfectorales pour accueillir les réfugiés. Les communes rurales sont mises à contribution : on héberge dans chacune des groupes de quelques dizaines à quelques centaines de personnes, dans des halles, des bâtiments d’État désaffectés (prisons, casernes…), des haras, des maisons inhabitées, des colonies de vacances, inutilisées en cette saison, et prêtées par des municipalités de gauche ou des syndicats, des bâtiments industriels eux aussi désaffectés, etc.[32],[33]. Dans certains cas, les conditions de vie dans ces centres d'hébergement n'ont rien à envier aux situations sanitaires des camps de concentration. Les centres d'hébergement pour les civils font partie intégrante du dispositif d'encadrement et de contrôle des réfugiés espagnols sur le sol français.

Des camps spécialisés sont installés dans le sud de la France[6] :

  • le camp de Bram (Aude) est destiné à l’internement des civils et des vieillards ;
  • le camp d'Agde (Hérault) est moins spécialisé, il sert à désengorger les camps des Pyrénées-Orientales ;
  • le camp de Septfonds (Tarn-et-Garonne) accueille les hommes valides, pouvant être recrutés par les compagnies de travailleurs étrangers (CTE) ;
  • le camp du Vernet et la briqueterie de Mazères (Ariège) sont prévus pour l’internement des anarchistes, notamment ceux de la colonne Durruti (10 000 à 12 000 au total) ;
  • le camp de Gurs (voir plus haut).
  • le camp de Rieucros (Lozère), est le premier camp d'internement français ouvert pour les étrangers indésirables en janvier 1939. En octobre 1939, il est utilisé par les autorités françaises pour y interner les femmes indésirables, et notamment des réfugiées espagnoles repérées par les autorités pour leurs actes d'indiscipline ou leurs opinions politiques[34].

D’autres camps sont encore ouverts à Montolieu, au Barcarès, Ogeu, Saint-Vincent-de-Tyrosse, Talence, Moutiers[précision nécessaire][35].

Dans tous ces lieux d’hébergement, c’est l’improvisation qui domine. Là où des lieux avaient été préparés, les réfugiés accueillis sont bien plus nombreux. Partout, on manque de couchages, de moyens de chauffage, de moyens d’assainissement. L’armée française consent, tardivement, à louer des couvertures[32]. Pour les exilés déplacés dans le centre de la France, le ravitaillement est généralement jugé suffisant par les réfugiés eux-mêmes, même si les aliments français sont parfois surprenants pour des Espagnols,[36].

Les Espagnols arrivent exténués, après une période plus ou moins longue de privations. Ils offrent donc un terrain favorable aux épidémies, même dans les petits groupes dispersés dans la France de l’intérieur. Une quarantaine sévère est mise en place, et pour faire face aux épidémies à l’intérieur des camps, des hôpitaux de campagne sont installés dans les principaux[36]. p. 40 : Plusieurs maladies épidémiques touchent les exilés : diphtérie, typhoïde, rougeole, oreillons, coqueluche[37]. Les vaccinations des enfants sont prévues, mais doivent souvent attendre que les maladies et les blessures soient soignées, ainsi que toutes les affections dermatologiques[38].

Les séparations de famille au cours de l’exode, puis de la répartition des réfugiés dans toute la France sont nombreuses. Plusieurs enfants se retrouvent seuls, sans aucun de leurs parents. Les couples et les familles séparées sont nombreux. Pour permettre les retrouvailles, ou au moins un échange de nouvelles, de nombreux journaux offrent leurs services[39] :

  • l'Indépendant des Pyrénées-Orientales propose plusieurs pages pour publier des annonces permettant de retrouver des membres de la famille perdus. Un service spécialisé s’y consacre. Le journal envoie des exemplaires dans toutes les préfectures, pour qu’elles les fassent suivre dans les camps de leur département ;
  • Le Populaire, journal officiel de la SFIO suit cet exemple ;
  • de leur côté, les Espagnols exilés mettent en place leurs propres journaux d’exil, qui publient de longues listes d’avis de recherche. C’est le cas de Voz de Madrid (financé par le gouvernement Negrín), d’España expatriada (publié par Solidarité internationale antifasciste), de Reconquesta (organe de l’Alliance nationale de Catalogne), de Treball et Midi, journaux du Parti socialiste unifié de Catalogne.

Camps d’Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

Les Espagnols des poches du Levant (région de Valence et d’Alicante) fuient par la mer et arrivent nombreux en Afrique française du Nord. Parmi les embarcations utilisées, on peut citer le charbonnier anglais Stanbrook, navire de 1 500 tonnes qui évacua environ 3000 personnes d’Alicante le 28 mars[40].

Ces réfugiés sont internés dans des camps dits d’accueil, mais qui étaient en réalité des camps de travail forcé : à Boghari (Camp Morand), Suzoni. Environ 15 000 Espagnols réfugiés en France métropolitaine y sont déportés à l’été[41]. Au total, on évalue le nombre d’Espagnols passés dans les camps d’Afrique du Nord à environ 30 000. Parmi les 50 camps utilisés pour interner des Espagnols, les principaux sont, outre ceux déjà cités, ceux de Relizane, Bouarfa, Settat, Oued-Akrouch, Kenadsa, Tandara. Des camps disciplinaires, ou punitifs, sont installés à Hadjerat M'Guil, Ain el-Ourak, Meridja, Djelfa[42], Berrouaghia[43].

Les départs[modifier | modifier le code]

Certains émigrent en Amérique du Sud, d'autres sont renvoyés en Espagne où certains sont incarcérés ou exécutés. Le Mexique notamment accueille 15 000 émigrants (premier départ de Sète le 24 mai) ; entre 10 000 et 25 000 Espagnols quittent la France pour d’autres pays[44].

Assez rapidement, un certain nombre de réfugiés sont rapatriés en Espagne, 57 000 par Hendaye et 43 000 par Le Perthus[6].

Les exilés pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La plupart sont enrôlés dans des compagnies de travailleurs étrangers, convertis par Vichy en groupements de travailleurs étrangers. Fin 1940, 200 000 travaillent dans de tels groupements : 75 000 dans les fortifications, 25 000 dans les rangs de l’organisation Todt, 20 000 dans les mines et l’agriculture, le restant dans les usines[45].

L'entrée en guerre de la France, en , accentue la répression envers les exilés dont certains sont déportés vers les camps d'extermination nazis. Le statut de réfugié politique ne leur est accordé que le 15 mars 1945.

Les exilés depuis 1945[modifier | modifier le code]

Dans les Pyrénées-Orientales[modifier | modifier le code]

La retirada a constitué un apport humain et culturel aux Pyrénées-Orientales. Une fraction importante de cette population espagnole et catalane choisira d'y rester ou y reviendra après avoir été dispersée, à la sortie des camps. Au fil du temps et du travail des générations, au poids démographique s'ajouteront un poids économique et un poids culturel très concret.

Ainsi se développent en Pyrénées-Orientales, la sardane et la corrida, la paella et le flamenco[14].

Les plus célèbres des exilés en Pyrénées-Orientales sont :

Commémorations du 70e anniversaire de la Retirada 1939-2009[modifier | modifier le code]

À l'occasion de l'anniversaire de la Retirada, un ensemble de manifestations sont organisées pour la première fois, de part et d'autre de la frontière, entre la Généralité de Catalogne, le conseil général des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon.

L'intérêt mobilise de nombreuses villes des Pyrénées-Orientales, les associations des enfants d'exilés espagnols[46], le MUME, le musée mémorial de l'exil de La Jonquera[47] et les collèges et lycées français autour d'une période de l'histoire de France relativement ignorée[48].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Pailhes 2011, p. 20
  2. a et b Mesquida 2011, p. 29
  3. a, b et c Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 35
  4. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 20-21
  5. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 23
  6. a, b, c, d, e et f Pailhes 2011, p. 21
  7. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 26
  8. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 36
  9. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 37-38
  10. a et b Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 38
  11. Mesquida 2011, p. 30
  12. a et b Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 40
  13. Grando et alii, op. cit., p. 46.
  14. a et b Les Pyrénées-Orientales : Encyclopédie illustrée du Pays catalan, Privat, 2002, p. 63.
  15. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 42
  16. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 42-43
  17. a, b, c et d Pailhes 2011, p. 22
  18. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 41
  19. a et b Alain Gardant, « L’enfance pendant les deux conflits mondiaux », L’enfance dans le Cher (1830-1945), consulté le 25 mars 2013, p. 3.
  20. Grando et alii, op. cit., p. 49.
  21. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 14
  22. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 186
  23. Grando et alii, op. cit., p. 52.
  24. Grando et alii, op. cit., p. 44.
  25. Les routes de l'exode en 1940, chemins croisés: réfugiés espagnols et l'exode des français Intervention de Denis Peschanski sur France Inter, 31 juillet 2010.
  26. Grando et alii, op. cit., p. 43-44.
  27. a et b Josette Lesueur, Gérard Lesueur, Les travailleurs espagnols en Ubaye, 1939-1940, Barcelonnette, Sabença de la Valeia, 2010, collection « Cahiers de la Vallée », (ISBN 2-908103-54-0), p. 8.
  28. Nicolas Lebourg, Le Camp du Barcarès : quelques instantanés.
  29. Marie Bardisa, « Château de la Valette », Base Mérimée, 15 juin 1995, mise à jour le 2006, consultée le 26 mars 2013
  30. Geneviève Dreyfus-Armand, « Les enfants, ces oubliés de la diaspora républicaine espagnole », in Rose Duroux, Exils, passages et transitions : Chemins d’une recherche sur les marges, Presses universitaires Blaise Pascal, 2008, p. 37.
  31. Dreyfus-Armand, Les enfants..., op. cit., p. 35.
  32. a et b Dreyfus-Armand, Les enfants..., op. cit., p. 39.
  33. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44, p. 42-43.
  34. Mechtild Gilzmer, Camps de femmes. Chroniques d'internées, Rieucros et Brens, 1939-1944., Autrement,‎ , 272 p. (ISBN 9782746700284, lire en ligne)
  35. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 62
  36. a et b Sodigné-Loustau, L’accueil des réfugiés..., p. 43-44.
  37. Dreyfus-Armand, Les enfants..., op. cit., p. 40.
  38. Sodigné-Loustau, L’accueil des réfugiés..., p. 44.
  39. Dreyfus-Armand, Les enfants..., op. cit., p. 41.
  40. Mesquida 2011, p. 43
  41. Mesquida 2011, p. 45
  42. Mesquida 2011, p. 47
  43. Mesquida 2011, p. 51
  44. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 72
  45. Grando, Queralt et Febrés 1991, p. 149
  46. Fils et Filles de Républicains Espagnols et Enfants de l'Exode.
  47. (ca) Musée mémorial de l'exil.
  48. voir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Serge Barba, De la Frontière aux Barbelés : les chemins de la Retirada 1939, Trabucaire, 2009 (ISBN 978-2849740866).
  • Joseph Bartoli, Laurence Garcia, Georges Bartoli, La Retirada : exode et exil des républicains d'Espagne, Actes Sud, 2009 (ISBN 978-2742780402).
  • Anne Boitel, Le Camp de Rivesaltes, 1941-1942, Mare nostrum éditions, 2001.
  • Pierre Cros, Saint-Cyprien de 1939 à 1945, le village, le camp, la guerre, éditions Trabucaire, Canet-en-Roussillon, 2001.
  • Geneviève Dreyfus-Armand et Émile Temime, Les Camps sur la plage, un exil espagnol, Éditions Autrement, 2008 (ISBN 978-2862605449).
  • Geneviève Dreyfus-Armand, L’Exil des Républicains espagnols en France, Albin Michel, Paris, 1999.
  • Gabrielle Garcia, Isabelle Matas, La Mémoire retrouvée des républicains espagnols, Paroles d’exilés en Ille-et-Vilaine, éditions Ouest-France, Rennes, 2005.
  • René Grando, Jacques Queralt et Xavier Febrés, Camps du mépris : des chemins de l’exil à ceux de la Résistance (1939-1945). 500 000 républicains d’Espagne indésirables en France, Perpignan, Llibres del Trabucaire,‎ , 2e éd. (ISBN 2-905828-32-3).
  • Jacques Issorel, Collioure 1939 : les Derniers Jours d’Antonio Machado, Mare nostrum éditions, Perpignan, 2001.
  • Emilia Labajos-Perez, L'Exil des enfants de la guerre d’Espagne (1936-1939), la maison aux géraniums, L’Harmattan, Paris, 2005.
  • Progreso Marin, Exil, Témoignages sur la guerre d'Espagne, les camps et la résistance au franquisme, Loubatières (ISBN 2-86266-448-08[à vérifier : ISBN invalide]).
  • Evelyn Mesquida, La Nueve, 24 août 1944 : ces Républicains espagnols qui ont libéré Paris, Paris, Le Cherche Midi,‎ (ISBN 2749120462).
  • Denis Peschanski, La France des camps, l’internement 1938-1946, Gallimard, Paris, 2002.
  • Serge Pey (dessins de Joan Jorda), Les Poupées de Rivesaltes, Quiero éditions, 2010.
  • Vladimir Pozner, Espagne premier amour, Julliard, 1965.
  • Grégory Tuban et Josep Sangenis, Février 1939 : La retirada dans l'objectif de Manuel Moros, Mare Nostrum, 2008 (ISBN 2908476703).
  • Grégory Tuban, Les Séquestrés de Collioure. Un camp disciplinaire au Château royal en 1939, Mare nostrum éditions, Perpignan, 1993.
  • L'Ange de la retirada (bande dessinée) scénario Serguei Dounovetz ; ill. Paco Roca, Saint-Jean de Védas : 6 pieds sous terre, Plantigrade, 2010 (ISBN 978-2-35212-055-1).
    • L'album existe aussi dans une trad. espagnole : El ángel de la retirada. Barcelone : Bang, Chispa, 2010, 62 p. (ISBN 9788415051244).
  • Archives Départementales 66, Enllà de la Pàtria Au-delà de la patrie : exil et internement en Roussillon de 1939 à 1948, Trabucaire, 2011 (ISBN 978-2849741320).
  • Albino Garrido, Une longue marche - De la répression franquiste aux camps français, Toulouse, Éditions Privat, 2012 (ISBN 978-2-7089-6923-0).
  • Alvaro De Orriols, Les Feux du Perthus, journal de l'exode espagnol, Toulouse, Éditions Privat, 2011 (ISBN 978-2-7089-6915-5).
  • Ernest Urzainqui-Falcon, Polvorientos caminos, itinéraire européen d'un républicain espagnol, Toulouse, Éditions Privat, 2010 (ISBN 978-2-7089-6903-2).
  • Coralie Pailhes, « Un demi-million de réfugiés espagnols », Revue française de généalogie, no 196,‎ .
  • Francesc Vidal, La Retirada et l'exil : souvenirs, Vent terral, 2014.
  • Jean Dauriach, Dans le fracas des camions : matériel et camps automobiles des Républicains espagnols dans les Pyrénées-Orientales : 1936-1940, Trabucaire, 2014.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]