1956

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Icône de redirection Cette page concerne l'année 1956 (MCMLVI en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour les autres significations, voir 1956 (Chronologie de Dada et du surréalisme).

1956 est une année bissextile commençant un dimanche.

En bref[modifier | modifier le code]

  • Institution du Club de Paris pour traiter les dettes dues à des créanciers gouvernementaux, à l’occasion de la première restructuration de la dette de l’Argentine. En accord avec le FMI, il rééchelonne le remboursement des pays endettés sur une longue période, après l’adoption de mesures de stabilisation économiques[4].
  • Poursuite de la guerre d’Algérie.

Événements[modifier | modifier le code]

Afrique[modifier | modifier le code]

Plaque de bronze représentant la rencontre entre Akenzua II, Oba du Benin, et la reine Élisabeth II, lors de sa visite au Nigeria en 1956, musée ethnographique de Stockholm.
  • 17 avril : Pierre Messmer devient haut commissaire de la République au Cameroun (fin le 29 janvier 1958[11]) dans un climat de révolte contre les autorités françaises (1956-1960).
  • 24 avril : lors d’une conférence syndicale panafricaine réunie à Bangui, la CGT et des Cheminots de l’AOF appellent à la création d’un syndicat autonome unifié[12].
  • 23 juin : vote de la Loi-cadre Defferre par le Parlement français sur l’autonomie en Afrique noire française. Elle dote les colonies de l’AOF et de l’AEF d’une large autonomie, avec une assemblée élue au suffrage universel, présidée par le gouverneur, mais dont le vice-président pourra être un autochtone[13].
  • 30 juin : des intellectuels congolais publient le « Manifeste de conscience africaine ». Ils exigent l’émancipation totale des Noirs. Une véritable bombe politique. Parution le 23 août, en réaction du Manifeste de l’ABAKO, qui affirme son opposition à la colonisation et sa volonté de préserver l’autonomie des Kongo comme des différents groupes ethniques[14]. Des partis politiques noirs apparaissent au Congo belge en vue des élections municipales qui doivent avoir lieu à Léopoldville le . Ils sont issus pour la plupart d’associations ethniques formées quand les partis politiques étaient interdits[15].
  • 8-15 juillet : congrès de Ouagadougou. Division de la CFTC et création de la CATC (Confédération africaine des travailleurs croyants), qui envisage de créer un syndicat unique pour toute l’AOF[16].
12-17 juillet : élections en Côte de l’or.

Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

  • 6 février : Guy Mollet se rend en Algérie. Il est conspué par des pieds-noirs et reçoit des jets d’objets divers, dont semble-t-il des tomates. Guy Mollet cède devant la manifestation des Algérois. Il n’y aura pas de gouverneur général, mais un ministre résident en Algérie[23]. Catroux, réputé favorable aux musulmans, est abandonné pour Robert Lacoste le 9 février[24].
  • 8 février : création officielle des harkas (« troupes mobiles ») par l’armée française en Algérie[25].
  • 7 avril : l’Espagne rétrocède le Maroc espagnol au Maroc[27]. Le sort de Tanger est réglé en octobre.
  • 11 avril : le gouvernement français décide le rappel de 70 000 réservistes, puis d'un contingent supplémentaire de 50 000 le 9 mai. L’ensemble des troupes françaises en Algérie passe à 400 000 hommes en juillet[28].
Passation de pouvoirs entre Tahar Ben Ammar et Habib Bourguiba.
  • 8 mai, Algérie : des étudiants européens et des organisations patriotiques manifestent contre le nouveau ministre résident Robert Lacoste, jugé trop libéral à la suite d’une décision gouvernementale permettant l’accession à la fonction publique des musulmans (décret du 17 mars 1956)[30].
  • 11 mai : massacre de Beni Oudjehane ; 79 personnes sont massacrées par des soldats du 4e BCP dans la presqu’île de Collo, en Algérie[31].
  • 18 mai : dix-sept soldats rappelés du 9e RIC sont tués par l’ALN dans l’embuscade de Palestro, quatre autres sont fait prisonniers , 44 personnes sont tués dans l’opération de ratissage consécutive[32].
  • 26-27 mai : des milliers de suspects sont arrêtés dans la Casbah d’Alger par 6 500 soldats et policiers[33].
  • 10 août : en réaction aux attentats commis par le FLN, des « contre-terroristes » de l’ORAF placent une bombe rue de Thèbes, dans la casbah d’Alger, qui fait quinze morts et une quarantaine de blessés[36].
  • 13 août : promulgation du code du statut personnel en Tunisie : droit de vote des femmes, abolition de la polygamie et de la répudiation, consetement mutuel au mariage, droit égal au divorce. Il entre en vigueur le [37].
État-major de la wilaya 4 de l'ALN, 1956-1957
  • 30 septembre : attentats du FLN au Milk Bar (Zohra Drif) et à La Cafétéria, à Alger, qui font quatre morts et 54 blessés[36].
22 octobre : arrestation des dirigeants du FLN. De gauche à droite : Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohammed Boudiaf et Ahmed Ben Bella
  • 22 octobre : l’avion qui transportait de Rabat à Tunis Ahmed Ben Bella et les autres dirigeants du FLN est contraint de se poser à Alger où les cinq hommes sont arrêtés. Le président du Conseil Guy Mollet couvre cette initiative due aux autorités militaires d’Alger[28]. La Tunisie et le Maroc rappellent leurs ambassadeurs à Paris. Alain Savary, alors secrétaire d’État aux Affaires tunisiennes et marocaines, démissionne le 25 octobre[42].
  • 23 octobre : massacre de colons français dans la région de Meknès au Maroc, en représailles à l’arrestation des dirigeants du FLN[43].
  • 5 décembre : les Conseils généraux d’Algérie et les municipalités régies comme les communes métropolitaines sont dissous[25].
  • 29 décembre : des « ratonnades » se produisent à l’issue de l’enterrement d’Amédée Froger, président de la Fédération des maires de l’Algérie, assassiné par le FLN[45].

Amérique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : 1956 au Canada et 1956 aux États-Unis.
31 janvier : inauguration de Juscelino Kubitschek.
  • 3 février : au Honduras, la promulgation de la loi de défense du régime démocratique permet l’interdiction du parti communiste[48].
  • 5 février : incident aux arènes de Santamaría en Colombie ; les agents du régime de Gustavo Rojas Pinilla provoquent un massacre lors d’une course de taureaux pendant laquelle les spectateurs avait omis d’acclamer le dictateur (8 morts et 112 blessés). Pendant l’année 1956, les violences politiques font 11 000 morts en Colombie[49]
  • 9 juin, Argentine : échec d’un soulèvement insurrectionnel dirigé par le général Juan José Valle avec pour objectif de rétablir le gouvernement légal de Juan Perón. Les militaires créent une commission pour la défense de la démocratie, chargée d’épurer le paysage partisan de ses scories péronistes[50].
  • 16 juin : Manuel Prado Ugarteche est élu président du Pérou (fin en 1962)[49]. Le général Odría consent à organiser des élections libres au Pérou. Le conservateur Manuel Prado les remporte avec le soutien de l’Alliance populaire révolutionnaire américaine (APRA). Il libéralise le régime, ouvrant une période de convivencia qui se manifeste par la légalisation du parti communiste et de l’APRA. Son programme économique, dans la continuité de son prédécesseur, lui vaut quelques succès.
  • 17 juin : Hernán Siles Zuazo est élu président MNR de Bolivie (fin en 1960)[49]. Il est contraint de mettre en œuvre un programme de lutte contre les déficits provoqués par les politiques redistributives antérieures. L’agitation sociale qui en résulte met le pays au bord de la guerre civile. Siles doit mobiliser l’armée pour pacifier le pays.
Exécution d’un opposant à Batista à Cuba.

Asie[modifier | modifier le code]

  • 2 mai, Chine : début de la campagne des Cent fleurs. Dans l’esprit de la déstalinisation soviétique, le gouvernement chinois demande aux intellectuels de critiquer les dirigeants du parti et de l’État, la devise étant : « Que fleurissent harmonieusement cent fleurs et rivalisent bruyamment cent écoles »[64].
  • 17 juin : loi sur le droit des veuves en matière d’héritage en Inde (Hindu Succession Act)[68].
  • Juin : les Tibétains se soulèvent contre l’accord en 17 points de 1951 et la collectivisation dans les provinces du Kham et de l’Amdo et mènent des actions de guérilla contre le régime chinois[69]. Mao Zedong déclare quelques mois plus tard que « le Tibet n’était pas encore prêt pour l’établissement d’un régime communiste ». La CIA met sur pied une opération secrète de formation aux États-Unis et de livraison d’armes et de matériel radio à la guérilla de l’Est[70]. Pékin envoie 150 000 hommes dans le Kham, appuyés par des bombardements aériens. La résistance tibétaine est décimée et l’armée chinoise reprend dans le sang le contrôle du Kham[71].
10 octobre : émeutes à Hong Kong.
Nehru, le dalaï-lama et le panchen-lama à New Delhi en décembre 1956.
  • 12 novembre : Le dalaï-lama est autorisé à se rendre en Inde pour la cérémonie du 2 500 ° anniversaire de Bouddha[79]. Arrivé à New Delhi le 25 novembre, il rencontre Nehru qui le reçoit cordialement mais ne lui donne aucun soutien[80].
  • 15 novembre : lancement du Ch’ollima undong, le mouvement du Cheval volant, mouvement de mobilisation des travailleurs en Corée du Nord. Les ouvriers sont invités à produire à un rythme accru[81].
  • 16-17 novembre : échec d’une tentative de coup d’État en Indonésie ; le colonel Zulkifli Lubis (qui venait d'être nommé à Sumatra-Nord) et le Major Djelani (nouveau commandant pour Java-Ouest) sont destitués[82].
  • 12 décembre : adhésion du Japon à l’ONU[77]. Les États-Unis s’opposent à l’entrée de la Chine dans l’ONU.
  • 20 décembre, Indonésie : en réaction aux progrès du PKI, le Masjumi adopte une attitude violemment anticommuniste et les « colonels » (Ahmad Hussein, Mauluddin Simbolon, Barlian) provoquent des mouvements de dissidences à Sumatra en décembre 1956 et janvier 1957[82]. La rébellion poursuit des buts politiques : démission du gouvernement, rupture avec les communistes, politique extérieure pro-occidentale. Le conseil Bateng, qui prend en mains une partie du centre de Sumatra, entre en conflit avec les communistes, et procède à l’arrestation des dirigeants du syndicat des travailleurs du pétrole du bassin de Parkanbaru, concédé à la compagnie américaine Caltex. Le gouvernement accuse les puissances étrangères d’intervenir dans la vie politique intérieure et suspend les officiers rebelles. Il décide cependant de tenir compte de certaines revendications justifiées[83].

Proche-Orient[modifier | modifier le code]

  • 4 mars : incident de Moussadiyé, sur rive nord-est du lac de Tibériade. L’armée syrienne tire sur des policiers israéliens qui sont à bord d’un bateau. Deux policiers israéliens sont tués et deux autres fait prisonniers par les autorités syriennes[85].
  • 28 avril : pacte d’assistance mutuelle signé à Djeddah entre l’Égypte, l’Arabie saoudite et le Yémen[86].
  • 22 mai : lors d’une conférence de presse, le secrétaire d’État américain John Dulles menace d’interrompre l’aide à la construction du barrage d’Assouan si le gouvernement égyptien accepte l’aide soviétique[87].
  • 19 juillet : refus des États-Unis de financer la construction du barrage d’Assouan en Égypte[2].
    • Nasser se tourne vers les puissances occidentales pour financer son projet de construction du barrage d’Assouan. La France et la Grande-Bretagne refusent, et les États-Unis conditionnent leur aide à un accord avec Israël. Nasser s’y montre favorable, mais tergiverse. Washington décide alors de s’opposer au financement du projet mais accepte d’octroyer un prêt moyennant le contrôle des finances égyptiennes. Contre toute attente, Nasser accepte. Il ne reste plus aux Américains qu’à se désavouer. Afin de faire pression sur le gouvernement égyptien, le gouvernement américain, suivi par la Grande-Bretagne et la BIRD, annonce que les États-Unis ne participeront pas au financement du barrage d’Assouan.
Nasser acclamé dans les rues du Caire après la nationalisation du canal, le 1er août.
  • 26 juillet : en riposte au refus américano-britannique, Nasser annonce à Alexandrie la nationalisation de la Compagnie du canal de Suez, déclarant devant une foule en liesse : « Le canal est désormais à nous, bien à nous »[2]. Il dénonce la présence britannique au Moyen Orient et soutient les mouvements nationalistes d’Algérie. Dès le lendemain, la France et la Grande-Bretagne déclarent ne pas accepter la décision égyptienne[89].
  • 31 juillet : lors d’une rencontre avec Anthony Eden et le ministre français des Affaires étrangères Christian Pineau, John Dulles exprime les réserves américaines quant à une intervention militaire en Égypte[90]. Les États-Unis décident toutefois de geler les avoirs financiers égyptiens[89] et suspendent leur aide alimentaire.
  • 1er-23 août : une conférence réunissant 22 pays se réunit à Londres. L’Égypte s’y fait représenter par l’URSS et l’Inde. John Dulles propose la création d’une organisation internationale chargée du contrôle et de la gestion du canal de Suez[2]. Le 2 août, une déclaration tripartite franco-anglo-américaine dénonce « l’illégalité » de la nationalisation du canal. En réponse, le gouvernement soviétique la reconnaît comme légitime le 9 août[91].
  • 23 août : accord franco-britannique pour l’envoi de troupes à Chypre[89].
  • 3-9 septembre : échec de la conférence du Caire. Nasser rejette le plan Dulles présenté par le Comité des Cinq[89].
  • 6-7 septembre : des aviateurs et des parachutistes français arrivent à Chypre pour assurer la protection des ressortissants français en Égypte[89].
  • 19-22 septembre : conférence de Londres des dix-huit usagers du canal de Suez[89] : la création d’une association d’usagers, présentée par Eden et Mollet, est approuvée, mais les divergences s’accroissent entre partisans de l’intervention militaire (France et Grande-Bretagne) et ceux de la conciliation (États-Unis). Le 20 septembre, Shimon Peres informe Bourgès-Maunoury qu’Israël est prêt à une action commune contre l’Égypte[92].
Ezer Weizman, David Ben Gourion, Haim Laskov (en) et Yohai Ben-Nun photographiés après la guerre du Sinaï.
  • 29 octobre : déclenchement de la guerre de Suez (fin le 6 novembre), condamnée par l’ONU. Des troupes israéliennes pénètrent en Égypte et avancent dans le Sinaï[89]. Des gardes-frontières israéliens massacrent 48 civils du village Kafr Qassem[94].
  • 30 octobre :
    • la France et la Grande-Bretagne adressent un ultimatum à l’Égypte et à Israël, sommés de retirer leurs troupes à 16 km de part et d’autre du canal. l’Égypte rejette l’ultimatum[89].
    • les États-Unis demandent au Conseil de sécurité de condamner l’attaque israélienne et d’exiger un cessez-le-feu immédiat. La France et la Grande-Bretagne opposent leur veto[95].
    • émeutes à Bagdad[96]. La loi martiale est imposée du 31 octobre au [97]. la crise de Suez crée un fort mouvement antibritannique en Irak. Des manifestations violentes éclatent et sont durement réprimées.
  • 31 octobre : l’Égypte mobilise et rompt ses relations diplomatiques avec la France et la Grande-Bretagne[89].
  • 1er novembre :
    • début des bombardements franco-britanniques sur les aérodromes égyptiens. 105 appareils sont détruits au sol[89].
    • Nasser autorise l’expropriation des ressortissants Français ou Britanniques. La mesure est étendue aux propriétés des Juifs égyptiens le 4 novembre[98]. Nasser expulse tous les Juifs « français » ou « anglais », ainsi que les derniers suspects de collusion sionistes, soit 8 000 personnes, tandis que 3 000 autres sont internées et chassées l’année suivante[99].
  • 2 novembre :
    • Les États-Unis votent avec l’URSS une résolution de l’ONU contre la France et la Grande-Bretagne qui viennent de s’engager en Égypte, exigeant l’arrêt immédiat des combats[89].
    • la Syrie et la Jordanie rompent les relations diplomatiques avec la France[89].
    • prise de Gaza par les forces israéliennes[89].
5 novembre : assaut franco-britannique sur Port-Saïd.
  • 5-6 novembre : expédition de Suez. Plan télescope : des troupes franco-britanniques sont parachutées sur Port-Saïd et marchent vers le canal. Boulganine exige le retrait des troupes françaises, britanniques et israéliennes de Suez. Les États-Unis font pression sur leurs alliés[2].
  • 7 novembre : durant la crise de Suez, l’assemblée générale de l’ONU adopte une résolution appelant le Royaume-Uni, la France et Israël à retirer sans délai leurs troupes d’Égypte[89]. Les États-Unis multiplient les pressions sur la livre sterling pour contraindre Anthony Eden à un cessez-le-feu. L’intervention des États-Unis, de l’URSS et de l’ONU provoquent la fin des opérations militaire (fin de la présence britannique en Égypte). Le 3 décembre, la France et le Royaume-Uni acceptent d’évacuer Port-Saïd et Port-Fouad[89].


Europe[modifier | modifier le code]

Europe de l’Est[modifier | modifier le code]

  • 14 - 25 février : XXe congrès du Parti communiste de l’Union soviétique. Début de la « déstalinisation ». « Coexistence pacifique ». Dans la nuit du 24 au 25 février Nikita Khrouchtchev dénonce à huis clos les crimes de Joseph Staline. Il est accusé d’avoir remplacé la direction collégiale par le culte de la personnalité, d’arrestations et de déportations massives de milliers de personnes, de l’exécution sans procès et sans enquête d’honnêtes et d’innocents communistes, de n’avoir pas préparé de défense appropriée contre l’invasion allemande de juin 1941, causant la mort inutile de centaines de milliers de soldats. Les portraits de Staline sont retirés des lieux publics, les institutions et les localités portant son nom rebaptisées et les livres d’histoire réécrits[103].
  • 14 mai : l’URSS annonce une réduction de ses effectifs militaires de 1,2 million d’hommes[107].
  • 2-23 juin : visite de Tito à Moscou[108]. Le 20 juin, un communiqué célèbre l’amitié soviéto-yougoslave et affirme l’existence de voies diverses vers le socialisme. C’est la fin de la crise officielle entre les deux pays[109].
  • 28 - 29 juin : émeutes sanglantes à Poznań où les ouvriers manifestent pour réclamer de meilleurs salaires, des élections libres et le départ des troupes soviétiques[110]. En moyenne, un ouvrier gagne 1 000 zlotys par mois alors qu’une paire de chaussures coûte 700 zlotys. Dénonçant une « provocation impérialiste », les autorités répriment durement les émeutes (50 000 manifestants, 53 morts et plusieurs centaines de blessés).
Discours de Gomułka le 24 octobre.
  • « Octobre polonais ». Les artistes, les intellectuels, les étudiants et les ouvriers polonais exigent des réformes gouvernementales et une plus grande liberté vis-à-vis de l’URSS. Le 19 octobre, Varsovie reçoit la visite surprise de Nikita Khrouchtchev. À la suite de la mobilisation populaire contre la direction du POUP, Władysław Gomułka est élu le 21 octobre premier secrétaire du parti ouvrier unifié polonais et le 24 octobre, il s’engage à réformer la République populaire de Pologne (politique de dé-collectivisation, fin de la censure de la presse, libération du cardinal Stefan Wyszyński, annulation d’une partie de la dette polonaise, octroi de nouveaux crédits), malgré le maintien « temporaire » de troupes soviétiques sur le sol polonais[114].
  • 18 octobre, Hongrie : agitation des étudiants de Szeged[112]. Les opposants au gouvernement profitent des tensions entre la République populaire de Pologne et l’Union soviétique pour se rebeller. Les étudiants manifestent contre les cours obligatoires de russe et de marxisme-léninisme et, associés au syndicat des écrivains, ils affirment leur soutien au mouvement antisoviétique polonais. Les travailleurs se joignent à eux pour exiger le retour de Nagy au poste de Premier ministre[115].
  • 19 octobre : le ministre de l’éducation hongrois annonce des réformes, dont la suppression de l’enseignement obligatoire du russe[115].
  • 23 octobre : début de l’insurrection de Budapest. Le Premier ministre Hegedüs, incapable de gérer ces manifestations (plus de 100 000 personnes), sollicite le renfort des troupes soviétiques. La police ouvre le feu sur la foule. Les insurgés parviennent à paralyser les chars soviétiques en lançant des cocktails molotov[115]. Le Parti des travailleurs s’interpose et obtient le remplacement de Hegedüs par Nagy (24 octobre) et de Gerö par János Kádár (25 octobre), précédemment emprisonné pour nationalisme[116].
  • 27 octobre :
    • Imre Nagy forme un gouvernement de front national en Hongrie. Formation de conseils ouvriers dans toutes les usines de Budapest[116].
    • début de manifestations antisoviétiques en Roumanie pendant la révolte hongroise[117].
  • 28 octobre, Hongrie : après cinq jours d’hésitation, Nagy se range aux côtés des manifestants annonçant la fin du système de parti unique et la tenue d’élections. Il promet des réformes économiques, libère le cardinal László Mindszenti (30 octobre), exige le retrait des forces soviétiques (29 octobre) et ordonne le cessez-le-feu[116].
31 octobre : retrait temporaire des troupes soviétiques de Budapest.
  • 1er novembre : trop confiant dans le soutien occidental, Imre Nagy proclame la neutralité de la Hongrie et son retrait du pacte de Varsovie. L’ordre est rétabli[2].
  • 3 novembre, Hongrie : Nagy forme un gouvernement dans lequel les communistes sont minoritaires. L’URSS promet des concessions, mais les manifestations reprennent[116].
  • 4 novembre : coup de Budapest. Huit divisions soviétiques, appuyées par l’aviation, prennent d’assaut Budapest et écrasent les insurgés hongrois malgré leurs appels au secours adressés aux Occidentaux[2]. 200 000 hommes et 2 000 chars sont engagés. János Kádár, amené dans les fourgons de l’Armée rouge, annonce la formation d’un gouvernement ouvrier-paysan. Une nouvelle dictature communiste s’instaure avec János Kádár comme chef du parti rebaptisé Parti des travailleurs socialistes hongrois. Imre Nagy se réfugie à l’ambassade de Yougoslavie[116]. Le cardinal Mindszenty, ancien primat de Hongrie emprisonné de 1948 à 1955, se réfugie à l’ambassade des États-Unis où il restera enfermé jusqu’en 1971, année où il pourra quitter le pays[118]. Selon les autorités hongroises, la répression de l’insurrection fait 2 700 morts entre le 23 octobre et le 11 novembre. Un chiffre communément repris est plus proche de 30 000 morts[119]. Des centaines de Hongrois sont exécutés, des milliers emprisonnés tandis que près de 200 000 s’enfuient en Autriche. Malgré la condamnation de l’URSS par les puissances occidentales et les Nations unies (résolutions de l’Assemblée générale des 4 et 9 novembre), la Hongrie reste pendant plusieurs années sous surveillance.
  • 18 novembre : discours de Nikita Khrouchtchev aux ambassadeurs occidentaux lors d’une réception à l’ambassade de Pologne à Moscou ; « Que vous le vouliez ou non, l’histoire est de notre côté. Nous vous enterrerons ! »[120].
  • 22 novembre : Imre Nagy, le premier ministre hongrois, et quarante-huit de ses partisans sont enlevés par le KGB et emmenés en Roumanie[116]. Nagy sera condamné et pendu avec l’accord du nouveau dirigeant communiste Kádár.
  • 9 décembre :
    • dissolution des conseils ouvriers et des comités nationaux hongrois et arrestation de leurs chefs[116].
    • l’URSS annule le reliquat des dettes de guerres dues par la Roumanie[121] (700 millions de dollars).
  • 27-29 décembre : le plénum du Comité centrale du PCR décide l’augmentation des salaires ouvriers en Roumanie après la révolte hongroise. Les investissements du Plan sont réduits au profit des biens de consommation. À la campagne, les livraisons obligatoires sont abolies et la collectivisation freinée[122].

Europe de l’Ouest[modifier | modifier le code]

  • 17 avril : annonce de l’introduction des Premium Bond (en) au Royaume-Uni (lancés le 1er novembre). Le chancelier de l’Échiquier, Harold Macmillan, veut inciter les britanniques à modérer leurs dépenses de consommation[128]. Pour cela, il prévoit dans son budget des mesures classiques comme une augmentation des impôts et une meilleure rémunération de l’épargne, mais, aussi il propose un emprunt-loterie, sous forme d’obligations du Trésor sans intérêt, mais tous les trois mois un gros lot de 1 000 livres est attribué par tirage au sort. Seulement 40 millions de Livres sont ainsi souscrites, alors que 50 millions étaient initialement prévues.
  • 19 avril : mariage du prince Rainier III de Monaco avec Grace Kelly[129].
  • 29 - 30 mai : la Conférence de Venise, qui réunit les six ministres des Affaires étrangères de la CECA, approuve le premier rapport Spaak du 21 avril qui préconise la création d’une union douanière et un tarif commun. Un second comité Spaak est créé pour rédiger les traités constitutifs la CEE et d’Euratom[130].
8 août : catastrophe du bois du Cazier. Diplôme du Royaume de Belgique remis aux sauveteurs de Marcinelle

Chronologies thématiques[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Naissances en 1956[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Naissances en 1956.

Décès en 1956[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Décès en 1956.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Questions sociales et dans le domaine du travail découlant des problèmes de la mobilité transfrontalière des chauffeurs routiers internationaux, International Labour Organization, (ISBN 9789222184774, présentation en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Maurice Vaïsse, Les relations internationales depuis 1945, Armand Colin, (ISBN 9782200603731, présentation en ligne), p. 51-60
  3. Les Risques résultant de l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire : 1993, Martinus Nijhoff Publishers, (ISBN 9780792330691, présentation en ligne)
  4. Cécile Bastidon Gilles, Jacques Brasseul, Philippe Gilles, Histoire de la globalisation financière: Essor, crises et perspectives des marchés financiers internationaux, Armand Colin, (ISBN 9782200256098, présentation en ligne)
  5. a, b et c Henri Grimal, La décolonisation de 1919 à nos jours, Éditions Complexe, (ISBN 9782870271575, présentation en ligne)
  6. a, b et c Résolutions et décisions du Conseil de sécurité, United Nations, (présentation en ligne)
  7. Adama Baytir Diop, Le Sénégal à l'heure de l'indépendance, L'Harmattan, (ISBN 9782296599574, présentation en ligne)
  8. Christian Roche, Le Sénégal à la conquête de son indépendance : 1939-1960 : chronique de la vie politique et syndicale, de l'Empire français à l'indépendance, Karthala, (ISBN 9782845861138, présentation en ligne)
  9. a et b André Lewin, Ahmed Sékou Touré (1922-1984), L'Harmattan (ISBN 9782296589124, présentation en ligne)
  10. Hollis R. Lynch, K. O. Mbadiwe : A Nigerian Political Biography, 1915-1990, Springer, (ISBN 9781137002624, présentation en ligne)
  11. a et b « Pierre Messmer grand commis de la République coloniale », sur LDH-Toulon
  12. Charles Becker, Saliou M'baye, Ibrahima Thioub, AOF, réalité et héritages : sociétés ouest-africaines et ordre colonial, 1895-1960, vol. 2, Direction des Archives du Sénégal, (présentation en ligne)
  13. Maurice Vaïsse, Les relations internationales depuis 1945, Armand Colin, (ISBN 9782200288976, présentation en ligne)
  14. Gauthier de Villers, « Belgique/Zaire: une histoire en quête d'avenir », Cahiers africains, CEDAF, no 9-10-11,‎ (présentation en ligne)
  15. L'armée d'Afrique dans la libération de la France 1944-1945, L'Harmattan, (ISBN 9782336298887, présentation en ligne)
  16. Yenouyaba Georges Madiéga, Oumarou Nao, Burkina Faso, Karthala, (ISBN 9782845864313, présentation en ligne)
  17. Charles Parkinson, Bills of Rights and Decolonization : The Emergence of Domestic Human Rights Instruments in Britain's Overseas Territories, OUP Oxford, (ISBN 9780199231935, présentation en ligne)
  18. Jean Claude Andreini, Marie Claude Lambert, La Guinée-Bissau : d'Amilcar Cabral à la reconstruction nationale, Éditions L'Harmattan, (ISBN 9782858020379, présentation en ligne)
  19. Amadou Ballo, Bamako, Presses Univ de Bordeaux, (ISBN 9782905081223, présentation en ligne)
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Liens externes[modifier | modifier le code]