Saint-Girons (Ariège)

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Saint-Girons
Saint-Girons (Ariège)
Vue générale, au fond le massif de Sourroque.
Blason de Saint-Girons
Blason
Saint-Girons (Ariège)
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
(sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Girons
(chef-lieu)
Canton Couserans Ouest
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Couserans - Pyrénées
Maire
Mandat
François Murillo
2014-2020
Code postal 09200
Code commune 09261
Démographie
Gentilé Saint-Gironnais
Population
municipale
6 324 hab. (2015 en diminution de 2,71 % par rapport à 2010)
Densité 331 hab./km2
Population
aire urbaine
18 350 hab. (2015)
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 09″ nord, 1° 08′ 48″ est
Altitude Min. 387 m
Max. 1 200 m
Superficie 19,13 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-st-girons.fr

Saint-Girons ([sɛ̃ʒiʁɔ̃][1], en gascon Sent Gironç) est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie. Son nom fut donné en hommage à Saint Girons, évangélisateur de la Novempopulanie.

« Capitale » du Couserans, la ville est une des deux sous-préfectures de l'Ariège avec Pamiers, la préfecture étant Foix.

Elle fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Girons est une commune des Pyrénées centrales établie au centre d'un bassin, au contact de la montagne et des plaines et coteaux. Cela lui donne une position de carrefour :

Elle est la ville-centre d'une unité urbaine et de l'aire urbaine de Saint-Girons.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Girons est limitrophe de cinq autres communes.

Carte de la commune de Saint-Girons et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Saint-Girons[2]
Saint-Lizier Montjoie-en-Couserans
Moulis Saint-Girons Encourtiech
Eycheil

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 913 hectares ; son altitude varie de 387 à 1 200 mètres[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Située au confluent de la vallée du Salat et de deux affluents, le Lez et le Baup, ces eaux parfois tumultueuses contribuent à l'esthétique de la ville.

Climat[modifier | modifier le code]

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,4 1,1 3,1 5,1 8,6 11,9 14 13,9 11,2 7,7 3,2 1 6,8
Température moyenne (°C) 5,2 6,2 8,4 10,3 13,9 17,2 19,5 19,4 17 13,1 8,2 5,7 12
Température maximale moyenne (°C) 10 11,1 13,6 15,3 19,1 22,3 25 24,9 22,7 18,5 13,2 10,4 17,2
Record de froid (°C) −18,7 −16,5 −12,6 −4,2 −1,1 2,2 5,2 4,7 1,3 −2,7 −10,2 −12,3 −18,7
Record de chaleur (°C) 22,4 31,2 29 29 32,1 35,4 38,2 38,6 36,5 30,3 26,4 27 38,6
Précipitations (mm) 83,8 66 86 101,2 106,2 88,6 58,9 74 75,9 81,8 82,7 87,3 991,7
Source : Le climat à Saint-Girons (en °C et mm, moyennes mensuelles 1956/2008 et records depuis 1956)[2]
  • On notera les exceptionnels 31,2° le 29 février 1960 dus à un important effet de foehn ; un record absolu en France métropolitaine en hiver[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Dès la haute Antiquité, la route du sel, qui courait au pied des Pyrénées passait par Saint-Girons. Aujourd'hui, la ville est sur le trajet reliant le sud de l'Aquitaine française à la Catalogne espagnole par les tunnels de Puymorens et du Cadi.

L'axe de communication principal de l'entrée ouest du département à Prat-Bonrepaux vers Foix et au-delà s'effectue par la RD 117. Saint-Girons est un véritable bourg-centre vers lequel convergent les vallées.

La liaison par bus SNCF de la gare de Boussens à Saint-Girons est quotidienne. Des lignes privées régionales directes de Toulouse à Saint-Girons fonctionnent tous les jours conventionnées par la Région Occitanie. Des lignes intra-départementales[5] concédées à des autocaristes vers Foix et les vallées fonctionnent également. Suite à la fermeture du bureau SNCF, un espace multimodal a été ouvert à l'initiative de la commune dans une partie de l'ancienne gare afin de délivrer des informations et des billets SNCF pour les déplacements en Occitanie. A noter que la liaison routière SNCF par autocar est prolongée en hiver vers la station de Guzet (aller en matinée et retour en fin d'après-midi). Une ligne privée propose chaque mercredi et samedi un aller-retour vers le Pas-de-la Case (Andorre).

Une voie verte pédestre, cycliste et équestre de 42 km emprunte pour l'essentiel l'ancien ballast de la voie ferrée de Foix à Saint-Girons fermée en 1955.

Aucun lien routier ne permet le franchissement de la chaîne des Pyrénées centrales au niveau du Couserans. En Haut-Salat, la route touristique par le port d'Aula, qui avait vu un début de réalisation versant français ou le très hypothétique projet de tunnel sous le port de Salau ont été "réveillés" de temps à autre sans qu'une réelle volonté coordonnée n'ait réussi à vaincre les obstacles économiques et politiques[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'essentiel des constructions est situé le long des vallées du Lez et du Salat. Un plan local d'urbanisme (PLU)[7], a été publié fin 2014 et rectifié en 2018 pour fixer les règles de l'utilisation des sols sur la commune. Immédiatement entourée de collines, la ville recèle d'écarts ruraux peu connus hormis de leurs habitants comme le hameau des Mariax accessible depuis la RD117 en direction de Lescure.

Logement[modifier | modifier le code]

La structure urbaine du centre-ville, sauf sur une partie Est avec villas et jardins, se présente essentiellement sous forme de constructions très hétérogènes non harmonisées, « ras-de-trottoir » et de facture modeste. Les très nombreux commerces d'autrefois constituaient bien souvent l'accès unique aux étages, désuets voire insalubres, qui n'ont pu être valorisés dès lors que le commerce était abandonné, les commerçants les ayant délaissés depuis longtemps pour des villas péri-urbaines. De ce fait, le centre-ville de Saint-Girons s'est très largement et longtemps dépeuplé au profit des quartiers périphériques ou des communes proches (Saint-Lizier, Montjoie, Lorp-Sentaraille, Moulis...). A partir des années 1990, une succession de procédures d'amélioration de l'habitat a permis de réhabiliter ces logements souvent dédiés à de l'habitat social.

Hors du centre-ville, les quartiers (Lédar, Beauregard, Baup, Citadelle, Pégoumas...) se caractérisent par des ensemble de villas avec jardin attenant sauf le long des anciennes artères de circulation principale sur lesquelles se côtoient des maisons mitoyennes ras-de-trottoir avec jardin arrière et de meilleure facture qu'au centre-ville.

Un seul petit quartier, Sierres, compte quelques immeubles HLM façon années 1960 de dimension cependant raisonnable. Les constructions ultérieures HLM ont été réalisées avec un réel effort d'intégration architecturale (Les Deux Rivières) ou plus récemment sous forme de villa avec petit jardin (Beauregard, Palétès).

La demande en acquisition ou location est supérieure à l'offre mais dans une proportion acceptable, sans incidence lourde sur les prix.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Saint-Girons est située sur une zone à risque d'inondation crue, ruissellement et coulée de boue[8]. Un plan de prévention des risques naturels est défini pour la commune n°09RTM20010032 - PPR, 09DDT20160008 - PPRN et 09DDT20110017 - PPR[9]. Si Saint-Girons a connu autrefois de réelles inondations, ce risque s'est incontestablement réduit par la déprise agricole en amont des rivières, avec le très net accroissement des surfaces forestières, notamment en zones pentues.

Le Pont-Vieux sur le Salat, en plein centre-ville (2011)

La commune est également concernée par un risque de séisme de 3/5[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Lunoque[10].

Ses habitants sont appelés les Saint-Gironnais[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Ariège.
Cippe funéraire gallo-romain découvert en 1905

Antiquité[modifier | modifier le code]

Du fait de la présence d'un site défensif, c'est à Saint-Lizier que les Romains établirent, sous le nom de Lugdunum Consoranorum[12], le siège de la civitas des Consoranni, en Gaule narbonnaise. Cette cité devint, par la suite et jusqu'en 1789, le siège d'un évêché.

En 1994, la découverte d'un trésor[13] de 13 000 pièces en billon datant du IIIe siècle (entre 250 et 280) en creusant une cave rue de la république met à mal une assertion jusqu'alors acquise que le site de Saint-Girons ne connut, pendant longtemps, que des entrepôts en bordure du Salat, et quelques villae. Les fragments découverts sous ce trésor indiquent la préexistence d'un habitat occupé dès le début du Ier siècle apr. J.-C..

Le lucus (bois sacré) de Saint-Lizier se trouvait sur l'actuel territoire de Saint-Girons et le quartier du Luc lui doit son nom[14].

En 1905, lors de travaux de terrassement aux environs de l'ancienne gare un cippe funéraire gallo-romain fut découvert. Il porte une inscription le dédiant à une jeune femme nommée Pompeia, de la famille des Primillice. Elle aurait été la fille du gouverneur de Saint-Lizier[14].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est vers 1100 que Saint-Girons apparaît en tant que ville, à la suite d'une période, l'an mil, qui voit de profondes transformations dans l'Occident. La chrétienté n'est plus assiégée et va se développer tant d'un point de vue économique que démographique. Les populations qui s'étaient, au cours des siècles précédents, repliées dans les zones de montagnes, plus difficilement accessibles, descendent vers les plaines et vont peupler les villes.

Des villes nouvelles dénommées bastides vont être créées dans un vaste mouvement d'urbanisation et de compétition féodale qui concernera le grand Sud-Ouest. Face à l'ancienne ville, le faubourg Villefranche, en rive gauche du Salat, est une bastide créée sans doute en 1256[15] en contrat de paréage entre Alphonse de Poitiers, prince de sang royal, frère de saint Louis et grand bâtisseur, avec l'Évèque du Couserans. La ville se développe lentement. Le bâti est peu dense, les jardins nombreux, même si la trame des rues est serrée dans le centre.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La rive gauche du Salat en 1882 (par Eugène Trutat).

Avec le XIXe siècle, la ville va s'étendre au-delà de ses fortifications transformées en boulevards.

1866 est l'arrivée du chemin de fer avec la création de la gare de Saint-Girons qui se trouve reliée à la ligne de Toulouse à Bayonne via la ligne de Boussens à Saint-Girons. Les liaisons locales ne sont pas oubliées. Une ligne est construite pour atteindre Foix ; une autre pour remonter la vallée du Lez vers Castillon ; une dernière est commencée pour remonter la vallée du Salat. Elle doit même franchir les Pyrénées pour atteindre Lérida en Espagne par un grand tunnel à percer à Salau. Cinq tunnels ont été percés dans les gorges de la Ribaute, la voie tracée mais les rails n'ont jamais été posés...

Le circule le dernier train de voyageurs sur la ligne, qui sera perpétuée par autocar depuis Boussens, avec des cadences progressivement revues à la baisse. Le service marchandises, pour du bois de pulpe destiné à l'usine de Lédar, s'interrompra le . Aujourd'hui, le bâtiment rénové de la gare accueille notamment le musée du Chemin de la Liberté[16] qui retrace l'épopée du passage des Pyrénées pour fuir la France occupée durant la seconde guerre mondiale.

Le développement progressif de la zone industrielle du Couserans sur les communes de Lorp-Sentaraille et Caumont, l'ouverture de nombreuses moyennes surfaces commerciales en périphérie de la ville notamment à Saint-Lizier, la fermeture de la papeterie de Lédar, d'une usine fromagère... sont autant d'événements successifs qui ont contribué à réduire l'impact économique du chef-lieu au profit d'une agglomération gérée en intercommunalité et en constante amélioration.

Vu l'étroitesse de la chaîne pyrénéenne, le passage du Tour de France cycliste en Couserans et accessoirement à St-Girons est une habitude. En 2009, Saint-Girons accueille une étape du Tour de France. Le , la treizième étape est partie de Saint-Girons via Seix, le col de Latrape, le col d'Agnes, Massat et le Mur de Peguère. L'arrivée à Foix verra la victoire de Warren Barguil. C'est une contribution importante à la fréquentation touristique élevée de mi-juillet au 20 août.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de vingt neuf[17],[18].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement de Saint-Girons de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du canton du Couserans Ouest (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Girons était le chef lieu de l'ex-canton de Saint-Girons) et avant le elle faisait partie de la communauté de communes de l'Agglomération de Saint-Girons.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours François Murillo PS Architecte[19]
1995 2008 Bernard Gondran UMP Chirurgien dentiste[19]
1989 1995 Roger Fauroux PS Ministre de l'industrie, du commerce extérieur et de l'aménagement du territoire (1988-1991)

Services publics[modifier | modifier le code]

Saint-Girons possède une sous-préfecture, un tribunal d'instance, un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, deux bureaux de poste, un centre des impôts, un bureau de Pôle emploi, des bureaux de caisse régionale d'assurances maladie et de la caisse d'allocations familiales, un office de tourisme et depuis 2016 une piscine couverte intercommunale.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

  • Le Sictom du Couserans récupère les emballages (verres, papiers, métaux, cartons). Plusieurs points de collecte enterrés ont été installés en centre ville. Des containers pour les cartons ont été rajoutés en 2016. La déchetterie intercommunale se situe au lieudit Palétès. L'entreprise Saica Natur Sud (anciennement Llau) est une importante entreprise industrielle de recyclage et de valorisation ; elle est installée sur la zone industrielle du Couserans, à Lorp-Sentaraille.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

En 2015, la commune comptait 6 324 habitants[Note 1], en diminution de 2,71 % par rapport à 2010 (Ariège : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 7493 0543 3483 8684 3814 2823 9014 1423 981
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 0054 5764 7454 6904 9535 1915 4595 4485 915
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 0185 9905 9295 7496 1786 1206 4067 0266 841
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
7 3687 9718 1307 2606 5966 2546 5336 5526 346
2015 - - - - - - - -
6 324--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[23] 1975[23] 1982[23] 1990[23] 1999[23] 2006[24] 2009[25] 2013[26]
Rang de la commune dans le département 4 4 4 4 4 4 4 4
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Voir aussi : aire urbaine de Saint-Girons et unité urbaine de Saint-Girons

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Girons fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune de Saint-Girons depuis la crèche jusqu'au lycée du Couserans, ainsi que les lycées professionnels François-Camel et Aristide-Bergès en passant par les écoles maternelles (Georges Guynemer, Oscar Auriac, et du Sacré-Cœur), les écoles élémentaires (Henri-Maurel, Saint-Alary, Oscar-Auriac, et du Sacré-Cœur), les collèges du Couserans et du groupe scolaire du Sacré-Cœur. Le tout est complémenté par la bibliothèque municipale installée dans une partie du château des Vicomtes du Couserans.

En septembre 2016 a été ouverte une école maternelle occitane, laïque et associative, la Calandreta deth Coserans[27] qui comptait 14 élèves dès sa seconde rentrée.

  • École de cirque Abracadaboum Circus[28], avenue Fernand Loubet, créée en 2003. Ouverte toute l'année hors vacances scolaires.
  • École municipale de musique[29] : de mi-septembre à fin juin, cours de violon, alto, violoncelle, mandoline, hautbois, flûte traversière, clarinette, saxophone, trompette, cor, trombone, tuba, percussions, piano et atelier de musique actuelle.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Folklore : Créées en 1991, les Rencontres Internationales Traditions et Ethnies (RITE)[30] est un festival se déroulant chaque année durant une semaine début d'août. Outre la France avec le désormais célèbre groupe local Les Bethmalais[31],[32], sept groupes étrangers différents sont invités. Si le grand spectacle final se déroule au Parc des Expositions de St-Girons, les groupes se produisent aussi appariés dans les principaux bourgs environnants.
  • Musique : Concours international de violon Marie Cantagrill[33] : il se déroule chaque année à Saint-Girons depuis 2013. La fête de la musique, au solstice d'été, organisée par l'association éponyme,est particulièrement importante et labellisée « manifestation verte de l'Ariège » depuis 2015.
  • Ruralité : Chaque premier week-end d'août se déroule depuis 1992, des journées départementales d'animations rurales « Autrefois le Couserans »[34] avec notamment un grand défilé en costume d'époque le dimanche matin, des animations sur de nombreuses places de la ville avec notamment un battage de céréales à l'ancienne, présentation des animaux de la ferme, des animations culturelles locales et invitées[35]...
  • Théâtre : Les théâtrales en Couserans[36] : programmation de spectacles à St-Girons et dans les bourgs.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • La salle Max Linder est un cinéma et une salle de spectacles municipale.
  • Au château des Vicomtes se trouvent une bibliothèque - médiathèque ainsi qu'une ludothèque.
  • Atelier galerie Giron d'Art.
  • La mairie et différents lieux et halls reçoivent des expositions, manifestations et rencontres.
  • Une salle des fêtes fonctionne dans le quartier Beauregard.

Manifestations commerciales[modifier | modifier le code]

  • Saint-Gironnades : Nouvelle appellation de la foire du Couserans et de l'Ariège depuis 2016, cet événement annuel se déroule sur quatre jours en mai au Foirail avec stands, animations, fête des saveurs... L'arrivée de la dernière étape de la ronde de l'Isard cycliste a lieu le dimanche face à la foire.
  • Puces : chaque 3e dimanche du mois (sauf octobre) se tient un vide-grenier au champ-de-mars.

Santé[modifier | modifier le code]

Nombreux médecins et professionnels de santé mais certains spécialistes ne sont présents que par intermittence.

Maison Médicale, Centre hospitalier Ariège-Couserans (siège à Saint-Lizier), y compris clinique psychiatrique Rozès, Maison de retraite.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs
Clubs

Organisations[modifier | modifier le code]

Depuis 1977, chaque année en mai est organisée depuis Saint-Girons la course cycliste internationale par étape Ronde de l'Isard. Elle est réservée aux meilleurs amateurs. La dernière étape arrive sur le boulevard face au foirail.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Radio Couserans, 94.7FM, radio locale.
  • La Locale, 97.3FM, radio locale associative.

Économie[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit de nombreuses activités s'installer, le long des rivières pour utiliser la force motrice des cours d'eau. Il y a, comme partout, des moulins à farine, des moulins à scier le bois, des forges. Il y a aussi des moulins à fouler qui servent pour l'industrie textile. Les rivières, les moulins, le bois et l'industrie textile vont être le point de départ de deux aspects qui vont marquer l'histoire locale.

C'est d'une part, un enfant du pays, Aristide Bergès qui invente dans les Alpes, l'hydro-électricité, en récupérant le principe du fonctionnement des moulins, la roue qui devient la turbine des centrales électriques. Divers sites sont aménagés sur le Salat et le Lez dans le périmètre de la ville pour produire de l'électricité.

C'est, d'autre part, l'apparition des premières papeteries (papeteries des familles Martin, Rapeaud...), qui vont prospérer en profitant des eaux limpides qui descendent de la montagne, parfois aussi des bois de la montagne. De ces usines, il en restait encore une en ville, dans le faubourg de Lédar. Elle alimentait en papier la presse régionale. À la suite de la liquidation judiciaire de la société Matussière et Forest basée dans l'Isère à Voreppes, cette usine a fermé en octobre 2008 entraînant le licenciement de près de 116 personnes. Une autre subsiste dans l'agglomération de Saint-Girons, en amont de la ville, à La Moulasse, sur la commune d'Eycheil. C'est l'usine de papier à cigarette JOB. Il y a encore une vingtaine d'années, une troisième, en aval de la ville à Saint-Lizier, a disparu dans le courant des années 1980. Restructurations, changements de propriétaires et vagues de licenciements ou de préretraites... résument bien les difficultés de cette industrie. Cependant, les Papeteries Léon Martin, entreprise familiale aux produits fins très spécifiques et unique fabricant français de papier de soie blanc apprêté, se maintiennent remarquablement à Engomer.

Conscients de l'inexorable déclin de la filière papetière locale fortement concurrencée sur les coûts de production par le Canada et la Finlande, les Élus locaux entameront durant les années 80 une démarche de diversification économique qui se concrétisera par des créations successives d'entreprises (Fromagerie Faup, Scierie Cazalé, Cadres Actua-Concept, Charcuterie André Cazaux, Glaces Philippe Faur, Biotechnologies Genibio, Couserans Plastiques Industries, confitures et assaisonnements de la Compagnie des Pyrénées, récupération et recyclage Saica Natur Sud... et diverses entreprises commerciales...) sur la zone industrielle du Couserans à Lorp-Sentaraille et Caumont développée initialement dans le cadre d'un Syndicat mixte intercommunal.

La localisation de ces entreprises illustre un aspect régressif pour l'économie de la ville qui a cependant "repris" à Saint-Lizier les deux principales concessions automobiles. En effet, pour d'évidentes contraintes urbanistiques, les activités tendent à s'implanter de plus en plus hors de la commune sur les zones industrielles ou de services qui ont été créées au niveau de l'agglomération. La libération d'emprises conséquentes a pu cependant permettre l'installation d'entreprises sur Saint-Girons avec réussite pour le périmètre de l'ancienne gare mais avec un réel échec, peut être non définitif, pour le vaste domaine libéré par la papeterie de Lédar fermée en 1988.

Saint-Girons reste cependant la ville de référence commerciale et touristique du Couserans, entre l'Ariège et la Garonne. Véritable institution, le marché[38],[39]hebdomadaire du samedi matin très fréquenté a une réputation jusqu'à Toulouse pour la diversité des produits proposés et l'originalité de certains étals.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Girons, les arbres ont depuis été abattus....
Église Saint-Valier.
  • Église Saint-Girons, construite en 1857 par M. Tisné (clocher du XIVe siècle)[14]. Grandes orgues Cavallé-Coll, titulaire Isabelle Dhennin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Micas (1749-1825), général des armées de la République et de l'Empire, né à Saint-Girons, décédé à Toulon.
  • Antoine Galy-Cazalat (1796-1869), ingénieur, construit la première voiture à vapeur routière, député de l'Ariège de 1848 à 1849.
  • François Vincent Latil (1796-1890), peintre mort à Saint-Girons.
  • Georges Eugène Haussmann (1809-1891), baron d'empire, sous-préfet de Saint-Girons du 19 février 1840 au 23 novembre 1841, futur préfet de la Seine et bâtisseur du Paris moderne.
  • Charles-Henri Émile Blanchard (1810-1890), peintre né à Saint-Girons.
  • Henri-Louis Duclos (1815-1900), prêtre historien auteur de Histoire des Ariégeois, a donné 7 000 ouvrages à la ville en 1896;

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur, à une cloche d'or. Malte-Brun

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Giles Barber, Saint-Girons - Ses rues, leur histoire à travers les âges, éditions PyréGraph, Aspet, 2004, 175 p. (ISBN 2-908723-64-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Meyranx, Louis-Bernard, Saint-Girons : son culte, sa crypte, sa collégiale, Dax, Hazel Labèque, , 70 p. (lire en ligne) .
  • Huguette Blazy, Les régentes de Saint-Girons au XVIIIe siècle, Éditions Lacour, coll. « Rediviva », Nîmes, 2001 (XIXe), 24 p.
  • Félix Pasquier, F.J. Samiac, Coutumes de Saint-Girons (XIIIe-XIVe-XVIe-XVIIe siècles), Éditions Lacour, coll. « Rediviva », Nîmes, 2000 (début XIXe), 188 p.
  • Bruno Labrousse, Les Politiques Ariégeois

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

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  17. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
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  42. Auteur de Contact (1939-1940) Stalag (1940-1943) Refus en Couserans (1943-1944) Victoire (1944-1945)