Saint-Girons (Ariège)

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Saint-Girons
Vue générale, au fond le massif de Sourroque.
Vue générale, au fond le massif de Sourroque.
Blason de Saint-Girons
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
(sous-préfecture)
Arrondissement Saint-Girons
(chef-lieu)
Canton Couserans Ouest
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Couserans - Pyrénées
Maire
Mandat
François Murillo
2014-2020
Code postal 09200
Code commune 09261
Démographie
Gentilé Saint-Gironnais
Population
municipale
6 284 hab. (2014en diminution de -4.9 % par rapport à 2009)
Densité 328 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 09″ nord, 1° 08′ 48″ est
Altitude Min. 387 m – Max. 1 200 m
Superficie 19,13 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-st-girons.fr

Saint-Girons ([sɛ̃ʒiʁɔ̃][1], en gascon Sent Gironç) est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie. C'est la « capitale » du Couserans.

La ville est une des deux sous-préfectures du département de l'Ariège (avec Pamiers), la préfecture étant Foix.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Girons est une commune des Pyrénées établie au centre d'un bassin, au contact de la montagne et des plaines et coteaux, enfin au confluent de la vallée du Salat et de deux affluents, le Lez et le Baup. Tout cela lui donne une position de carrefour.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de SAINT-GIRONS
Gajan Saint-Lizier Montjoie-en-Couserans
Montégut-en-Couserans SAINT-GIRONS Lescure
Moulis Alos Eycheil

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,4 1,1 3,1 5,1 8,6 11,9 14 13,9 11,2 7,7 3,2 1 6,8
Température moyenne (°C) 5,2 6,2 8,4 10,3 13,9 17,2 19,5 19,4 17 13,1 8,2 5,7 12
Température maximale moyenne (°C) 10 11,1 13,6 15,3 19,1 22,3 25 24,9 22,7 18,5 13,2 10,4 17,2
Record de froid (°C) −18,7 −16,5 −12,6 −4,2 −1,1 2,2 5,2 4,7 1,3 −2,7 −10,2 −12,3 −18,7
Record de chaleur (°C) 22,4 31,2 29 29 32,1 35,4 38,2 38,6 36,5 30,3 26,4 27 38,6
Précipitations (mm) 83,8 66 86 101,2 106,2 88,6 58,9 74 75,9 81,8 82,7 87,3 991,7
Source : Le climat à Saint-Girons (en °C et mm, moyennes mensuelles 1956/2008 et records depuis 1956)[3]
  • On notera les exceptionnels 31,2° le 29 février 1960 dus à un important effet de foehn ; un record absolu en France métropolitaine en hiver[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La campagne saint-gironnaise ; à l'arrière-plan, la Bellongue

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Lunoque[3].

Ses habitants sont appelés les Saint-Gironnais[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cippe funéraire du Luc

Antiquité[modifier | modifier le code]

La ville apparaît assez tardivement, mais son histoire ne peut pas être séparée de celle de la cité voisine de Saint-Lizier, fondée par les Romains. Du fait de la présence d'un site défensif, c'est à Saint-Lizier que les Romains établirent, sous le nom de Lugdunum Consoranorum[5], le siège de la civitas des Consoranni. Cette cité devint, par la suite et jusqu'en 1789, le siège d'un évêché.

Inversement, le site de Saint-Girons ne connut, pendant longtemps, que des entrepôts, en bordure du Salat, et quelques villae.

Le lucus (bois sacré) de Saint-Lizier se trouvait sur l'actuel territoire de Saint-Girons et le quartier du Luc lui doit son nom[6].

En 1905, lors de travaux de terrassement aux environs de l'ancienne gare un cippe funéraire gallo-romain fut découvert. Il porte une inscription le dédiant à une jeune femme nommée Pompeia, de la famille des Primillice. Elle aurait été la fille du gouverneur de Saint-Lizier[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est vers 1100 que Saint-Girons apparaît en tant que ville, à la suite d'une période, l'an mil, qui voit de profondes transformations dans l'Occident. La chrétienté n'est plus assiégée et va se développer tant d'un point de vue économique que démographique. Les populations qui s'étaient, au cours des siècles précédents, repliées dans les zones de montagnes, plus difficilement accessibles, descendent vers les plaines et vont peupler les villes ou en fonder de nouvelles. Le mouvement se poursuit, à tel point que, au XIIIe siècle, la ville de Saint-Girons se donne, sur la rive opposée du Salat, la rive gauche, un nouveau quartier, une Villefranche. La ville se développe, lentement, à l'intérieur de ses fortifications. Le bâti est peu dense, les jardins nombreux, même si la trame des rues est serrée dans le centre de la ville.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La rive gauche du Salat en 1882 (par Eugène Trutat)
Article détaillé : Guerre des Demoiselles.

Avec le XIXe siècle, la ville va s'étendre au-delà de ses fortifications transformées en boulevards.

Vers la fin du XIXe siècle, c'est l'arrivée du chemin de fer avec la création de la gare de Saint-Girons qui se trouve reliée à la ligne de Toulouse à Bayonne via la ligne de Boussens à Saint-Girons. Les liaisons locales ne sont pas oubliées. Une ligne est construite pour atteindre la préfecture voisine : Foix ; une autre pour remonter la vallée du Lez vers Castillon ; une dernière est construite pour remonter la vallée du Salat. Elle doit même franchir les Pyrénées pour atteindre l'Espagne par le tunnel de Salau. La ligne n'ira pas plus loin que la gare « internationale » jamais construite d'Oust-Seix.

Vers 1960 circulent les derniers trains de voyageurs sur la ligne Toulouse. Les derniers trains de marchandises sur cette même ligne circulent au début des années 1970. Puis la route prend le relais du rail. Aujourd'hui, seul le bâtiment de la gare subsiste de cette époque. Les derniers trains de marchandises amenaient, sur Saint-Girons, le bois utilisé par les papeteries de Lédar, la grande industrie implantée localement dès le XIXe siècle, et fermée définitivement en 2008[7].

En 2009, Saint-Girons accueille une étape du Tour de France.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours François Murillo PS Architecte[8]
1995 2008 Bernard Gondran UMP Chirurgien dentiste[8]
1989 1995 Roger Fauroux PS Ministre de l'industrie, du commerce extérieur et de l'aménagement du territoire (1988-1991)

Services publics[modifier | modifier le code]

Saint-Girons possède une sous-préfecture, un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, deux bureaux de poste, un centre des impôts et un office de tourisme.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

  • Le Sictom du Couserans récupère les emballages (verres, papiers, métaux, cartons). Plusieurs points de collecte enterrés ont été installés en centre ville. Des containers pour les cartons ont été rajoutés en 2016.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 284 habitants, en diminution de -4,9 % par rapport à 2009 (Ariège : 0,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 749 3 054 3 348 3 868 4 381 4 282 3 901 4 142 3 981
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 005 4 576 4 745 4 690 4 953 5 191 5 459 5 448 5 915
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 018 5 990 5 929 5 749 6 178 6 120 6 406 7 026 6 841
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
7 368 7 971 8 130 7 260 6 596 6 254 6 552 6 346 6 284
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[12] 1975[12] 1982[12] 1990[12] 1999[12] 2006[13] 2009[14] 2013[15]
Rang de la commune dans le département 4 4 4 4 4 4 4 4
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Voir aussi : aire urbaine de Saint-Girons et unité urbaine de Saint-Girons

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation est assurée sur la commune de Saint-Girons depuis la crèche jusqu'aux lycées du Couserans, ainsi que les lycées professionnels François-Camel et Aristide-Bergès en passant par les écoles maternelles (Guynemer, Osca- Auriac, et du Sacré-Cœur), les écoles élémentaires (Henri-Maurel, Saint-Alary, Oscar-Auriac, et du Sacré-Cœur), les collèges du Couserans et du groupe scolaire du Sacré-Cœur. Le tout est complémenté par la bibliothèque municipale.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

[16]Théâtrales en Couserans

Santé[modifier | modifier le code]

Centre Hospitalier Ariège-Couserans (siège à Saint-Lizier), Maison de retraite.

Sports[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs
Clubs
Rugby à XV,
Tennis

Économie[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit de nombreuses activités s'installer, le long du Salat pour utiliser la force motrice des cours d'eau. Il y a, comme partout, des moulins à farine, des moulins à scier le bois, des forges. Il y a aussi des moulins à fouler qui servent pour l'industrie textile. Le Salat, les moulins, le bois et l'industrie textile vont être le point de départ de deux aspects qui vont marquer l'histoire locale.

C'est d'une part, un enfant du pays, Aristide Bergès qui invente, loin de Saint-Girons et des Pyrénées, certes, mais dans les Alpes, l'hydro-électricité, en récupérant le principe du fonctionnement des moulins, la roue qui devient la turbine des centrales électriques.

C'est, d'autre part, l'apparition des premières papeteries (papeteries des familles Martin, Rapeaud, etc), qui vont prospérer en profitant des eaux limpides qui descendent de la montagne, parfois aussi des bois de la montagne. De ces usines, il en restait encore une dans la ville elle-même, dans le faubourg de Lédar. Elle alimentait en papier la presse régionale. À la suite de la liquidation judiciaire de la société Matussière et Forest basée dans l'Isère à Voreppes, cette usine a fermé en octobre 2008 entraînant le licenciement de près de 116 personnes. Une autre subsiste dans l'agglomération de Saint-Girons, en amont de la ville, à La Moulasse dans la commune d'Eycheil. C'est l'usine de papier à cigarette JOB. Il y a encore une vingtaine d'années, on en comptait une troisième, en aval de la ville, à Saint-Lizier. Elle a disparu dans le courant des années 1980. Cette disparition illustre bien les difficultés de ces usines dans le monde actuel. Restructurations, changements de propriétaires et vagues de licenciements ou de préretraites ne font que se succéder.

La localisation de ces entreprises illustre un autre aspect du développement local : les activités s'implantent de plus en plus en dehors de la commune de Saint-Girons et dans les zones industrielles ou de services qui ont été mises en place au niveau de l'agglomération, en particulier sur les communes de Lorp-Sentaraille et de Saint-Lizier.

Une quatrième papeterie s'est pourtant maintenue, plus en amont, sur le Lez, ce sont les Papeteries Léon Martin à Engomer.

Saint-Girons est le centre commercial et touristique du Couserans, entre l'Ariège et la Garonne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Girons.
Église Saint-Valier.
  • Église Saint-Girons, construite en 1857 par M. Tisné (clocher du XIVe siècle)[6].

Grandes orgues Cavallié-Coll. Titulaire Isabelle Dhennin

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Grandes orgues Cavallié-Coll. Titulaire Isabelle Dhennin

Médias[modifier | modifier le code]

  • Radio Couserans, 94.7FM, radio locale
  • La Locale, 97.3FM, radio locale associative

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur, à une cloche d'or. Malte-Brun

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Giles Barber, Saint-Girons - Ses rues, leur histoire à travers les âges, PyréGraph, Aspet, 2004, 175 p. (ISBN 2-908723-64-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Meyranx, Louis-Bernard, Saint-Girons : son culte, sa crypte, sa collégiale, Dax, Hazel Labèque, , 70 p. (lire en ligne) .
  • Huguette Blazy, Les régentes de Saint-Girons au XVIIIe siècle, Éditions Lacour, coll. « Rediviva », Nîmes, 2001 (XIXe), 24 p.
  • Félix Pasquier, F.J. Samiac, Coutumes de Saint-Girons (XIIIe-XIVe-XVIe-XVIIe siècles), Éditions Lacour, coll. « Rediviva », Nîmes, 2000 (début XIXe), 188 p.
  • Bruno Labrousse, Les Politiques Ariégeois


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Rubrique « Valeurs remarquables de février en France » sur meteofrance.com
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/07/2008.
  5. Gabriel Hanotaux, Histoire de la nation française, vol. 1 (Jean Brunhes), p. 160, Plon-Nourrit, Paris, 1920
  6. a, b, c, d et e Coll., À Travers Les Pyrénées Inconnues, Saint-Girons et le pays de Couserans, Nîmes, Lacour, coll. « Rediviva », , 175 p. (ISBN 2750414555)
    réimpression d'un guide touristique des années trente.
  7. [1], Article La Gazette Ariégeoise septembre 2009 vente par Roux Troostwijk
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac et ad Giles Barber, Saint-Girons - Ses rues, leur histoire à travers les âges, Aspet, PyréGraph, , 175 p. (ISBN 2908723646)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. « Théâtrales en Couserans », sur theatrales.couserans.fr
  17. [2]
  18. http://www.centre-aquatique-du-couserans.com/
  19. « Atelier Jean Broué », La Gazette Drouot, (consulté le 20 novembre 2014)
  20. « Jean Broué », Solis Art Conseil, (consulté le 1er octobre 2014)
  21. Auteur de Contact (1939-1940) Stalag (1940-1943) Refus en Couserans (1943-1944) Victoire (1944-1945)