Boisson alcoolisée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Alcool.
Deux verres de boissons alcoolisées

Une boisson alcoolisée (ou boisson alcoolique), ou un alcool, est une boisson (fermentée, macérée, distillée ou autre) contenant de l'alcool éthylique (ou éthanol). La consommation d'alcool présente un effet psychotrope et de nombreux risques pour la santé. C'est notamment la drogue dure[1] qui occasionne la plus forte mortalité[2] tuant plusieurs millions de personnes par an[3]. En conséquence, la plupart des pays possèdent une législation réglementant la production, la vente et la consommation de ces boissons et certains vont même jusqu'à son interdiction totale. Dans certains pays, les boissons alcoolisées sont toutefois très ancrées culturellement et constituent l'une des plus anciennes drogues récréatives dont la consommation est largement banalisée.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Selon certains auteurs, il conviendrait de différencier les termes « alcoolisé », lorsque l'alcool provient d'un ajout extérieur, et « alcoolique », lorsque l'alcool est présent sans ajout (comme les eaux-de-vie nobles tels que le cognac)[4],[5],[6],[7]. Cette distinction n'est cependant pas d'usage établi, les termes « alcoolisé » et « alcoolique » pouvant signifier « qui contient de l'alcool » sans précision[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte de l'alcool date probablement du Néolithique, lors de la sédentarisation de l'Homme, au hasard d'une fermentation naturelle de produits alimentaires. La littérature a toujours rapporté la présence de l'alcool dans la vie sociale des hommes. Les premières références à un produit alcoolique concernent la bière en Mésopotamie. L'alcool a un usage sacré et conduit à l'extase mystique. « La coupe » contenant de l'alcool est censée renfermer la divinité. Selon le récit biblique, la première vigne aurait été plantée par Noé : « Noé planta la vigne et s'enivra » (Genèse9. 20). Dans l'Antiquité le culte de Dionysos/Bacchus est répandu en Grèce et à Rome.

Chimie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Éthanol.

En chimie, le terme alcool désigne l'ensemble des composés organiques dans lesquels un groupe hydroxyle (-OH) est lié à un atome de carbone, qui à son tour est relié à d'autres atomes de carbone ou d'hydrogène. D'autres alcools tel que le propylène glycol et les polyols peuvent être présents de façon courante dans la nourriture et les boissons, mais cela ne fait pas d'eux des produits alcoolisés. Le méthanol (un seul carbone), le propanol (trois carbones), et le butanol (quatre carbones) sont tous des alcools très courants, mais aucun d'eux ne peut être consommé car ils sont toxiques.

L'alcool éthylique ou éthanol (CH3CH2OH) que l'on boit, est un liquide transparent et incolore ; il est presque toujours produit par fermentation alcoolique - la voie métabolique des glucides de certaines espèces de levures en l'absence d'oxygène.

Les boissons alcoolisées avec une concentration supérieure à 40 % du volume sont facilement inflammables.

Fabrication[modifier | modifier le code]

Wambrechies La distillerie de genièvre Claeyssens

C'est la fermentation des sucres (glucose et fructose) contenus dans les fruits, les grains ou les racines (betterave) qui produit l'alcool. La boisson ainsi obtenue peut être distillée pour donner une eau-de-vie ou autre spiritueux. La distillation des résidus de pressurage donne le marc.

Matière première de l'alcool Aromatisation Boisson
Fermentée Macérée Distillée
Feuille Agave Pulque Tequila, mezcal
Feuilles de frêne Frênette (ou cidre de frêne)
Alcool neutre Anis Ouzo, Pontarlier, Rakı, sambuca
Anis, armoise, verveine,
Sauge, romarin, thym
Pastis
Orange Triple sec
Citron Limoncello
Cassis Crème de cassis
Pomme Manzana[9]
Canne à sucre Vesou Rhum, clairin, cachaça,
Aguardiente, guaro (appellation nicaraguayenne), akpeteshie
mélasse Rhum
Tubercule Betterave Vodka
Pomme de terre Vodka, schnaps, aquavit, spiritus
Céréale Seigle Bière de seigle Whisky de seigle, vodka, genièvre
Froment Bière blanche Whisky, aquavit, vodka
Orge Bière, ale Whisky, genièvre
Maïs Chicha Bourbon - whisky
Riz Saké, Huangjiu, mirin Shōchū, soju, baijiu
Sorgho dolo Maotai, Erguotou, mei kwei lu
miel Hydromel,
Chouchen (en breton)
Vin de palme Akpeteshie
Fruit Banane Bière de banane
Abricot Abricotine, barac palinka
Cerise Kriek Kirsch
Figues Boukha
Poire Poiré Calvados, Eau-de-vie de poire, williamine
Pomme Cidre, Pommeau Calvados, lambig
Prunes Damassine, sljivovica (rajkija), tsuika
Datte Thibarine
Raisin Moût Vin Armagnac, brandy, pisco, Cognac
Anis Arak
Marc de raisin Marc, Grappa, Tsípouro
Lait jument / chamelle Arkhi, Kymys, Koumis

Typologie[modifier | modifier le code]

Le degré d'alcool dans ces boissons varie selon le type :

Élixirs et alcool brun.

Également parmi eux les alcools bruns (cognac, whisky) des alcools blancs (rhum, vodka).

Teneur en alcool et consommation ou verre standard[modifier | modifier le code]

L'organisme indépendant et à but non lucratif Educ'alcool informe le consommateur d'alcool sur ce que représente une consommation ou un verre standard. Précisément, il y a autant d'alcool[11]:

  • dans un verre de bière (340 ml/12 oz à 5 % d'alcool)
  • que dans un verre de vin (140 ml/5 oz à 12 % d'alcool)
  • que dans un verre de vin fortifié (85 ml/3 oz à 20 % d'alcool)
  • ou que dans un verre de spiritueux (45 ml/1,5 oz à 40 % d'alcool).

En ce qui concerne le cidre, les liqueurs à base de malt et les boissons prémélangées qui se consomment habituellement, mais pas nécessairement, dans des verres de 140 ml/5 oz, il est nécessaire de prendre en considération le pourcentage d'alcool indiqué sur le contenant qui peut osciller entre 2,5 % et 20 %[11]

Réglementation[modifier | modifier le code]

Réglementation dans le monde[modifier | modifier le code]

Discothèque à Unirea en Roumanie. Les chalets sommaires sont mis à la disposition des clients de l'établissement. En effet dans ce pays, la consommation d'alcool est strictement interdite avant de prendre le volant.

La possession, la consommation ou le commerce de boissons alcoolisées peuvent être réglementés ou interdits[12]. Les peines encourues par les contrevenants peuvent inclure la prison ferme, ou, dans certains pays islamiques, le fouet. Par exemple, aux Maldives, les touristes en transit après un séjour en Inde ou au Sri Lanka se voient confisquer et mettre en consigne les bouteilles d'alcool qu'ils ont pu acheter hors taxes ; elles leur sont restituées lorsqu'ils quittent le pays.

Aux États-Unis et en Finlande, la vente d'alcool fut interdite durant la prohibition dans les années 1920. Le Canada aussi prohiba la vente d'alcool plus tôt, à la fin des années 1910. En Nouvelle-Zélande, il y eut un référendum de prohibition en 1911 ; les prohibitionnistes gagnèrent une victoire à la Pyrrhus, et la vente d'alcool continuait d'être légale[13].

En France, les descendants des soldats de Napoléon bénéficiaient du privilège des bouilleurs de cru, leur permettant de produire leur propre alcool. Néanmoins depuis 1959, ce privilège n'est plus transmissible par héritage.

La conduite de véhicules sous l'emprise d'un état alcoolique est une infraction dans de nombreux pays (limite à 0,5 g/l en France, au Canada et en Suisse notamment[14]).

Le règlement CEE no 110/2008[15], concernant la définition, la désignation, la présentation, l'étiquetage et la protection des indications géographiques des boissons spiritueuses, précise les degrés minimum d'alcool pour pouvoir être livrés à la consommation humaine dans la Communauté. Les boissons spiritueuses énumérées ci-après doivent présenter le titre alcoométrique volumique minimal suivant :

  • 40 % whisky/whiskey, pastis ;
  • 37,5 % rhum, Rum-Verschnitt, eau-de-vie de vin, eau-de-vie de marc de raisin, eau-de-vie de marc de fruit, eau-de-vie de raisin sec, eau-de-vie de fruit, eau-de-vie de cidre ou de poiré, eau-de-vie de gentiane, gin/gin distillé, akvavit/aquavit, vodka, grappa, ouzo, Kornbrand ;
  • 36 % brandy/Weinbrand ;
  • 35 % boisson spiritueuse de céréales/eau-de-vie de céréales, anis ;
  • 30 % boisson spiritueuse au carvi (sauf akvavit/aquavit) ;
  • 25 % boisson spiritueuse de fruit ;
  • 15 % boisson spiritueuse anisée (sauf ouzo, pastis et anis).

De nombreuses autres réglementations régissent la fabrication et les appellations du vin, du cidre et des autres boissons alcoolisées, soit au niveau européen, soit au niveau national.

Dans l'Union européenne, les boissons alcoolisées sont exemptées de la plupart des obligations d'étiquetage, en particulier de liste d'ingrédients et de table d'information nutritionnelle (Règlement 1169/2011), alors même que l'alcool est une source importante de calories. Cependant il existe un projet pour mettre fin à cette exemption[16].

En France les bouteilles de vin sont munies d'une capsule-congé.

Limites d'âge légal à travers le monde[modifier | modifier le code]

Suivant le pays, l'âge à partir duquel un individu peut légalement consommer de l'alcool peut être différent. Pour l'essentiel l'âge moyen se situe entre 18 ans et 21 ans. Cependant certains pays sont plus permissifs que d'autres. Aux États-Unis, la vente d'alcool est interdite aux moins de 21 ans dans la majorité des États.

Certains états islamiques conservateurs (l'Arabie saoudite, le Koweït, l'Iran, l'émirat de Charjah) interdisent totalement la consommation d'alcool.

En France, la vente d'alcool aux moins de 18 ans est interdite par la loi Bachelot de mars 2009. En Suisse, ainsi qu'en Belgique, la vente de bière, vin et cidre est interdite aux moins de 16 ans, alors que les spiritueux et apéritifs le sont aux moins de 18 ans.

Réglementation en France[modifier | modifier le code]

Licence IV dite « grande licence » ou « licence de plein exercice ».

En France, d'après l'article L. 3321-1. du code de la santé publique, les boissons sont, en vue de la réglementation de leur fabrication, de leur mise en vente et de leur consommation, réparties en cinq groupes, pour lesquels l'ordonnance du 17 décembre 2015 (n°2015-1682) a fusionné les 2e et 3e groupes et classe le vin dans la catégorie des alcools :

  • 1er groupe, boissons sans alcool : eaux minérales ou gazéifiées, jus de fruits ou de légumes non fermentés ou ne comportant pas, à la suite d'un début de fermentation, de traces d'alcool supérieures à 1,2 degré, limonades, sirops, infusions, lait, café, thé, chocolat ;
  • 2e groupe, abrogé par l'Ordonnance n°2015-1682 du 17 décembre 2015 - art. 12 (texte abrogé : "boissons fermentées non distillées : vin, bière, cidre, poiré, hydromel, auxquelles sont joints les vins doux naturels bénéficiant du régime fiscal des vins, ainsi que les crèmes de cassis et les jus de fruits ou de légumes fermentés comportant de 1,2 à 3 degrés d'alcool") ;
  • 3e groupe, boissons fermentées non distillées et vins doux naturels : vin, bière, cidre, poiré, hydromel, auxquelles sont joints les vins doux naturels, ainsi que les crèmes de cassis et les jus de fruits ou de légumes fermentés comportant de 1,2 à 3 degrés d'alcool, vins de liqueur, apéritifs à base de vin et liqueurs de fraises, de framboises, cassis ou cerises, ne titrant pas plus de 18 degrés d'alcool pur. ;
  • 4e groupe, rhums, tafias, alcools provenant de la distillation des vins, cidres, poirés ou fruits, et ne supportant aucune addition d'essence ainsi que liqueurs édulcorées au moyen de sucre, de glucose ou de miel à raison de 400 grammes minimum par litre pour les liqueurs anisées et de 200 grammes minimum par litre pour les autres liqueurs et ne contenant pas plus d'un demi-gramme d'essence par litre ;
  • 5e groupe, toutes les autres boissons alcoolisées.

La vente de boissons alcoolisées par les débits de boisson, est soumise en France à l'obtention d'une licence de catégorie II, III ou IV selon le ou les groupes d'alcool(s) autorisé(s) à la vente par ladite licence (voir : Licence II, Licence III, Licence IV).

  1. La licence de 1re catégorie, dite « licence de boissons sans alcool », ne comportait l'autorisation de vente à consommer sur place que pour les boissons du premier groupe. Cette licence n'existe plus depuis le 1er juin 2011[17], les boissons du premier groupe peuvent donc être vendues sans licence.
  2. La licence de 2e catégorie, dite « licence de boissons fermentées », comporte l'autorisation de vendre pour consommer sur place les boissons des deux premiers groupes.
  3. La licence de 3e catégorie, dite « licence restreinte », comporte l'autorisation de vendre pour consommer sur place les boissons des trois premiers groupes.
  4. La licence de 4e catégorie dite « grande licence » ou « licence de plein exercice », comporte l'autorisation de vendre pour consommer sur place toutes les boissons dont la consommation à l'intérieur demeure autorisée, y compris celles du quatrième et du cinquième groupe.

Par ailleurs, l'obtention de licences de 2e, 3e ou 4e catégorie requiert un permis de vente de boissons alcooliques[18].

Libéralisation[modifier | modifier le code]

Dans certaines provinces du Canada, la voie de la libéralisation de l'alcool est promue. Toutefois, dans les provinces ou l'alcool est public, l'alcool est moins cher que dans les provinces où a eu lieu la libéralisation[19].

Santé[modifier | modifier le code]

Article détaillé : effets de l'alcool sur la santé.
Panneau en néerlandais interdisant l'alcool.

Bien qu'étant un dépresseur, l'alcool présente en fait un large spectre d'effets contradictoires. Il déprime ou stimule, tranquillise ou excite. Autrefois, l'alcool était utilisé en médecine pour soulager la douleur, faire tomber la fièvre ou apaiser les crampes d'estomac.

Au niveau mondial, l'alcool est considéré comme la troisième cause de morbidité, après l'hypertension artérielle et le tabac. En Europe occidentale, il est le quatrième facteur de risque, après le surpoids[20].

Selon un rapport d'experts remis le , la consommation régulière de boissons alcoolisées devrait :

  • ne pas excéder 10 verres par semaine (deux par jour avec deux jours de relâche) ;
  • être proscrite pour les femmes enceintes, les jeunes et les adolescents[21].

Physiologie[modifier | modifier le code]

Circuit dans l'organisme[modifier | modifier le code]

L'alcool ingurgité arrive dans l'estomac avant de migrer vers le petit intestin. Après environ une demi-heure (variant si le consommateur est à jeun car la présence d'aliments retarde le passage de l'alcool de l'estomac à l'intestin) l'alcool passe directement dans le sang. Il rejoint ensuite tous les organes et en particulier le cerveau et le foie. Ensuite, l'alcool non métabolisé par le foie le quitte pour aller vers le cœur.

Effets somatiques[modifier | modifier le code]

Pour l'organisme, l'alcool est un toxique à court terme et à long terme. L'absorption d'alcool a des incidences physiologiques et psychologiques diverses.

  • Effets de court terme. L'alcool est un dépresseur du système nerveux central et agit principalement sur le jugement mais aussi sur les fonctions motrices. Les premiers effets de l'alcool peuvent apparaître en moins de 5 minutes après absorption. Ses effets sont notamment une légère euphorie et une levée partielle des inhibitions (diminution du sentiment de honte ou de gêne). Mais aussi un allongement, non perceptible, du temps de réaction, de l'ordre de 30 % de plus pour une action réflexe avec un taux de 0,50 g/l. À forte dose, l'alcool agit sur les fonctions motrices ; une perte d'équilibre peut se faire sentir, ainsi que des troubles de coordination et de la vision, étourdissements, parfois accompagnés de nausées et de vomissements, une insensibilité à la douleur et même parfois au toucher. Si la dose ingérée est élevée, le sujet peut devenir incontinent, perdre conscience ou délirer, entrer dans le coma et décéder. Un autre effet de court terme est la céphalée/migraine consécutive à l'ingestion, soit immédiate (en particulier pour les vins blancs ou rouges), soit au réveil ("gueule de bois" - syndrome associant céphalée, douleurs musculaires, faiblesse générale). Les céphalées pourraient être provoquées par les sulfites, par l'histamine ou d'autres composés (amines, phénols) contenus dans le vin[22],[23], par les congénères [24],[25] produits en quantités variables en même temps que l'éthanol au cours de la fermentation (méthanol, isopentanol, acétone), ou bien par l'éthanol lui-même[26]. Le métabolisme du méthanol - qui produit de l'acide formique et du formalhédyde, deux composés extrêmement toxiques - n'intervient que quand l'éthanol a été lui-même éliminé, ce qui explique l'effet différé "gueule de bois"[27],[28]. Sur le plan psychologique, l'alcool altère la capacité de jugement, diminue la rapidité de la prise de décision, ainsi que la mémoire immédiate. Il désinhibe et entraîne une surestimation de soi et des capacités physiques et intellectuelles conduisant à des actes - parfois violents - et paroles souvent regrettés par la suite[29]. Il a également un effet relaxant et anxiolytique, et peut favoriser la somnolence, tout en perturbant le sommeil[30]. Il peut conduire à des troubles émotionnels pouvant mener à un état dépressif - l'effet à long terme étant anxiogène.
  • Métabolisme. L'éthanol est essentiellement métabolisé par le foie, mais certaines populations comme les asiatiques (ou les enfants) ne possèdent pas l'enzyme nécessaire à l'une des étapes de la dégradation (la transformation de l'acétaldéhyde en acétate)[31]. Une manifestation très visible est un rougissement marqué de la peau[32].
  • Troubles et dépendance. La consommation de boissons alcooliques, tant aiguë que chronique, peut mener à des troubles sévères (alcoolisme ou binge drinking).
  • Lésions cérébrales. Une consommation excessive d'alcool (binge drinking), même de manière occasionnelle, entraîne des lésions irréversibles au cerveau. De même, la question de la nocivité de l'éthanol sur les neurones est toujours en suspens.
  • Grossesse. L'exposition prénatale à l'alcool est la première cause évitable, non génétique de déficience intellectuelle chez l'enfant à naitre[33]. Mais l'alcool, même en faible quantité, provoque aussi d'autres risques : des problèmes de comportement, des malformations physiques... Depuis 2006, la réglementation française prévoit un avertissement spécifique sur les bouteilles d'alcool[34]. Il existe un projet pour rendre plus visible le logo d'avertissement pour lequel aucune dimension minimum n'est requise actuellement[35].
  • Cancers. L'alcool, même à dose modérée, accroît le risque de survenue de plusieurs types de cancers (l'éthanol est classé dans la liste de cancérogènes du groupe 1 du CIRC). Le risque est plus élevé pour les consommations importantes[36], cependant on estime désormais qu'il n'y a pas de dose sans effet[37]. Par exemple, d'après le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une femme consommant 50 g d'alcool par jour (5 verres de bière ou 5 verres de vin) augmente son risque de développer un cancer du sein de 50 %. Mais pour 18 g/jour (2 verres) l'augmentation reste déjà significative (+ 7 %). Pour une consommation modérée, les études se contredisent : ainsi, des études[réf. nécessaire] ont fixé la limite de consommation n'ayant pas d'effets négatifs à 3 verres pour les hommes et 2 pour les femmes, alors qu'une étude plus récente de l'Inca préconise l'abstinence complète (Cette dernière étude statistique ne prenant apparemment pas en compte la consommation ou non de tabac chez les sujets interrogés, il convient cependant de la prendre avec circonspection)[non neutre]. Une étude récente de l'Institut Américain de Recherche sur le Cancer indique que le risque de cancer du sein est augmenté de 5 % avec un verre de vin par jour chez les femmes préménopausées, et de 9 % pour les femmes ménoposées[38]. Une étude de cohorte européenne de prospective sur la relation nutrition et cancer (EPIC) en 2011 précise les taux de cancers : pour une consommation supérieure à 24 g/jour chez les hommes (12 g/jour chez les femmes), 10 % des cancers chez l'homme - dont plus de 50 % des cancers des voies aérodigestives supérieures, du foie et colorectal - sont attribuables à l'alcool (3 % chez la femme dont 80 % des cancers des voies aérodigestives supérieures, du foie, colorectal et du sein)[39]. En France, en 2015, on estime que la consommation d'alcool est responsable de plus de 15 000 décès par cancer par an[40], sur un total de 148 000 décès par cancer[41].
  • Visage. L'alcool dilate les vaisseaux sanguins, ce qui donne, en cas de consommation chronique, un visage rosé/rouge (pour les personnes leucodermes), voire œdémateux et violacé avec des yeux rougis.
  • Impact cardio-vasculaire. Cette question a fait l'objet de publications contradictoires et d'une grande médiatisation. Une première étude de Archibald Cochrane et al. en 1979 indique une plus faible incidence de maladies cardio-vasculaires ainsi que de mortalité secondaire associée à ces dernières pour les consommateurs modérées d'alcool[42]. Cette diminution du risque a été retrouvée quel que soit le type d'alcool absorbé[43]. Ces résultats sont toutefois contestés par une étude de 2007 qui fait l'analyse des travaux antérieurs à partir d'une hypothèse de Shaper et ses collègues[44]. La plupart des études à ce sujet contiendraient en effet sur une erreur systématique consistant à inclure dans la catégorie des abstinents les personnes qui ont diminué ou arrêté leur consommation d'alcool à cause de leur problème de santé ou la prise de médicaments[44]. Les quelques études qui ne commettent pas cette erreur montrent le même risque de maladies cardio-vasculaires pour un abstinent, que pour un consommateur léger ou un modéré[44], mais le sujet n'est pas entièrement clos[45],[46]. D'autres soulignent que ces études ont été réalisées alors que l'épidémiologie française était en retard sur la britannique[47].
  • Maladies spécifiques. L'alcool est la cause principale ou un facteur important de maladies comme la cirrhose du foie, la pancréatite, la gastrite, l'hypertension, la cardiomyopathie, l'AVC, le syndrome de Wernicke-Korsakoff, la polynévrite, et autres, dont le delirium tremens.
  • On[Qui ?] a longtemps cru, à tort, que « l'alcool donnait des forces » ou qu'il réchauffait. Il s'agirait plutôt des propriétés vaso-dilatatrices et cardio-vasculaires conjuguées qui produisent une sensation de bien-être.

Globalement, en dépit des quelques effets positifs hypothétiques, l'alcool reste un problème de santé publique majeur dans de nombreux pays du monde.

Alcool - différences entre hommes et femmes[modifier | modifier le code]

Les femmes sont plus sensibles à l'alcool du fait d'un poids corporel moindre, d'une répartition des tissus différente et d'une moindre activité de l'enzyme de dégradation[48],[49]. Cependant, selon les critères retenus, les hommes semblent deux à quatre fois plus touchés par l'alcoolisme, en France[50]

Alcool et gain de poids corporel[modifier | modifier le code]

L'éthanol apporte 7 kcal par gramme, on pourrait s'attendre à ce que les consommateurs connaissent tous un gain de poids proportionnel à leur consommation. Pourtant, les études menées montrent qu'il n'existe que très rarement une corrélation[51]. Plusieurs facteurs sont évoqués, tels que le métabolisme inefficace de l'éthanol, les différences de style de vie, le caractère intrinsèquement toxique de l'alcool.

Politiques publiques de santé[modifier | modifier le code]

Dans presque tous les pays du monde il existe un ensemble de règlements limitant ou décourageant la consommation de boissons alcoolisées. Un age minimum pour acheter de l'alcool, ou pour en consommer, est fréquemment fixé, qui n'est pas toujours celui de la majorité légale (par exemple : 21 ans dans la plupart des états américains). Des taxes d'accise ou assimilées sont prélevées sur les boissons alcoolisées (selon leur catégorie et leur degré d'alcool)[52], celles-ci peuvent être très variables d'un pays à l'autre, même à l'intérieur de l'Union européenne[53]. La consommation et/ou la vente peuvent tout simplement être interdites (cas de certains pays musulmans, mais aussi celui de villes - « dry counties » ou encore de communautés autochtones en Amérique du Nord). Aux États-Unis, 18 millions de personnes vivent dans de telles villes ou régions[54]. La publicité pour l'alcool peut être interdite, ou limitée (pas de sponsoring par exemple). Un message sanitaire obligatoire (de type "abus dangereux")[55] doit parfois accompagner les messages promotionnels (obligatoire en France). En France, un message ou un pictogramme visant à décourager la consommation d'alcool par les femmes enceintes a été rendu obligatoire en 2006 sur toutes les étiquettes de boissons alcoolisées[56], ce pictogramme est très peu visible cependant.

Il existe souvent des organismes officiels de lutte contre l'alcoolisme (en France : l'INPES[57], au Québec Educ'alcool [58]), ainsi que des associations non gouvernementales, mais d'autres lobbies militent activement en faveur des boissons alcoolisées (en France, par exemple « Vin et société »[59])

Unité de mesure pour la consommation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Unité d'alcool.

Pour estimer la quantité d'alcool pur consommé par une personne, l'unité d'alcool (et le « verre standard ») a été définie et reprise par l'OMS pour déterminer les seuils d'une consommation 'non dommageable' pour la santé humaine - cette notion elle-même étant contestée.

Une unité alcool représente 10 grammes d'alcool pur, ce qui correspond à peu près aux quantités standard servies dans les bars (d'où l'expression « verre standard »), soit un demi de bière (25 cl) à 5 %, un ballon de vin ou une coupe de champagne (10 cl) à 12 %, ou encore un verre de whisky (3 cl) à 40 %.

Sa consommation peut être quantifiée lors d'une occasion en verres standards.

En France[modifier | modifier le code]

Consommation

  • En France, en 2010, pour la catégorie d'âge de 12 à 75 ans, 12,7 % de la population (18,9 % des hommes et 6,9 % des femmes) déclarent consommer de l'alcool tous les jours[60]. Cette pratique est en nette baisse depuis plusieurs décennies[60],[61].
  • Le , un baromètre de Entreprise & Prévention (en partenariat avec l'Ifop) indique que les consommateurs quotidiens d'alcool sont principalement des personnes âgées (21 %) et des hommes (18 %). Les Français déclarent boire de l'alcool une fois par semaine (34 %) ou une fois par mois (35 %)[62].
  • La consommation moyenne par personne de plus de 15 ans est de 12 litres d'alcool pur, en baisse chaque année depuis 50 ans[63],[64].
  • Les jeunes consomment de l'alcool moins souvent que les personnes plus âgées, mais quand ils en boivent, les quantités sont plus importantes et les conduisent plus souvent à l'ivresse. Les jeunes se distinguent également des adultes par la nature des boissons alcooliques qu'ils consomment. Alors que le vin est la boisson la plus consommée dans la population française, il l'est peu parmi les 15-25 ans. À l'inverse, la bière et les alcools forts sont plus consommés par les jeunes.

Dépendance

  • En France, en 2010, 9 % de la population présenterait des risques de dépendance à l'alcool[60].

Mortalité

  • Le ministère de la santé et des solidarités estime que l'alcool est responsable de 40 000 décès chaque année en France (chiffre 2000) et l'alcool est cancérigène[65], même à faible dose.
  • En France vers 2007, l'alcool serait responsable de 45 000 décès par an, soit la deuxième cause de « mortalité évitable » après le tabac[47]. L'alcool serait à l'origine de 16 % des décès masculins de 3 % des décès féminins car il est l'un des facteurs d'apparition de nombreuses maladies (cancer du sein, cancer de l'œsophage, troubles mentaux), d'accidents de la route[47] et de violences familiales.
  • D'après une étude épidémiologique publiée en 2013, l'alcool aurait tué en France, en 2009, 49 000 personnes dont 36 500 hommes (13 % de la mortalité masculine totale) et 12 500 femmes (5 % de la mortalité féminine totale) : 15 000 décès par cancer, 12 000 décès par maladies cardiovasculaires, 8 000 décès par maladies digestives, 8 000 liés à d'autres causes type accidents et 3 000 décès dus à des troubles mentaux ou comportementaux. L'alcool est responsable de 22 % des décès chez les 15 à 34 ans, de 18 % des décès chez les 35 à 64 ans et de 7 % des décès après 65 ans[66].
  • Pour la France, il est estimé, pour l'année 2015, que 49 000 décès (toutes causes confondues) sont attribuables à l'alcool[67], sur un total de 570 000 décès toutes causes confondues.

Coût social

  • En France vers 2007, le coût social de l'alcool est évalué à plus de 37 milliards d'euros (pertes de productivité, pertes de revenus, coût des accidents, etc.). Les dépenses de santé liées à l'alcool s'élèvent à plus de 6 milliards d'euros[47]. La consommation d'alcool est un facteur important de violences conjugales, d'agressions contre les personnes et de suicide[68].

Parfumerie

  • En France vers 2011, les pharmaciens ne souhaitent plus vendre de l'alcool après certains rappels des douanes. Ainsi le particulier qui souhaite expérimenter ses propres créations de parfums ne peut plus en fabriquer faute de pouvoir se procurer d'alcool dénaturé sans odeur à 90 ou 96 %.

Sociologie de la consommation d'alcool[modifier | modifier le code]

Une consommation traditionnelle et valorisée socialement en occident[modifier | modifier le code]

Dans tous les pays d'Europe et d'Amérique la consommation d'alcool est traditionnelle, soit dans un contexte de consommation quasi-quotidienne, soit dans un contexte festif. Les boissons alcoolisées peuvent faire partie intégrante d'une culture locale, dans les régions de production de vin par exemple. Les boissons alcoolisées sont un élément de base des réceptions, sorties entre amis, dîners, etc. La consommation de boissons alcoolisées favorise la socialisation, en partie parce qu'elle diminue le stress, les inhibitions et allège la timidité. C'est également un rituel de passage entre l'enfance et le jeune adulte, dans le contexte d'alcoolisation importante c'est l'ivresse, l'effet psychotrope qui sont recherchés. La société pose souvent un regard ambivalent vis-à-vis des épisodes de consommation excessive.

Civilisations latine et anglo-saxonne[modifier | modifier le code]

On fait parfois une différence entre les civilisations latines où la consommation de vin est commune (parce qu'il existe une production locale) et où l'alcoolisation excessive est un peu moins fréquente, et les civilisations anglo-saxonne et nordique où la consommation d'alcools distillés et de bière dominent, avec une alcoolisation excessive assez fréquente des jeunes adultes ("binge drinking")[69]

Alcoolisme[modifier | modifier le code]

Les consommateurs de boissons alcoolisées peuvent devenir dépendants du produit, ne plus pouvoir s'en passer alors que les effets délétères se manifestent (perte d'emploi, troubles conjugaux, etc.). C'est l'alcoolisme.

L'alcool dans l'histoire et la préhistoire[modifier | modifier le code]

Certaines études font remonter la consommation de fruits fermentés par les ancêtres des hominidés à environ 10 millions d'années[70], la consommation d'alcool aurait selon ces études constitué un avantage compétitif.

Les boissons alcoolisées sont présentes dans la plupart des civilisations de l'Antiquité et auraient contribué à l'émergence de l'agriculture[71]. Les boissons alcoolisées (bière et vin) existent dans l'Egypte ancienne[72] et les civilisations grecque et romaine (mêmes boissons, ainsi qu'hydromel et cidre). Un ou plusieurs dieux leur sont consacrés comme Dionysos et Bacchus, la fermentation produisant de l'alcool s'approchant d'un acte divin. C'est Louis Pasteur qui explique la fermentation du point de vue chimique, au XIXe siècle.

Les boissons distillées, ou « boissons spiritueuses » apparaissent au moyen-âge, selon des techniques turques, ce qui explique l'étymologie du mot alcool (du mot arabe 'al koh'l')[73]. L'alcool distillé permet la confection de vins mutés comme le Porto au XVIIIe siècle[74], et d'une variété toujours plus importante de boissons alcoolisées aux XIXe et XXe siècles.

Religion[modifier | modifier le code]

Icône ukrainienne du XVIIIe siècle.

Christianisme[modifier | modifier le code]

Le vin tient une place particulière dans le christianisme, représentant le sang du Christ, de même que le pain représente son corps. Il est donc un élément de cérémonie et de symbolique. Il joue notamment un rôle dans les Évangiles au moment des Noces de Cana. Dans les Évangiles, la vigne est utilisée aussi comme une métaphore du Royaume des Cieux : « Moi, je suis la vigne véritable et mon Père est le vigneron » (Jean, 15, 1) : voir aussi la parabole des ouvriers envoyés à la vigne (Matthieu, 20,1-16).

Catholicisme[modifier | modifier le code]

L'alcool participe à certaines évocations dans les messes catholiques. Le vin, généralement blanc, devient le sang du Christ dans la consécration opérée lors de la messe célébrée par un prêtre catholique, peu avant la communion, ou sacrement d'eucharistie. Ce phénomène est désigné par le terme de transsubstantiation.

Mormonisme[modifier | modifier le code]

Dans le mormonisme, la Parole de sagesse exclut la consommation d'alcool, de tabac, de café et de thé.

Adventisme[modifier | modifier le code]

Certains mouvements chrétiens, comme l'adventisme, considèrent que les boissons alcoolisées sont mauvaises pour le corps. Ils en déconseillent donc la consommation, comme celle d'autres narcotiques.

Islam[modifier | modifier le code]

Jeune femme offrant du vin à un sage, dynastie des Séfévides, en Iran, vers 1650
« Et des fruits des palmiers et des vignes, vous tirerez une boisson enivrante et un grand bien. Il y a en cela des signes pour un peuple qui réfléchit »
(Sourate XVI, 67).

L'alcool consommable est strictement interdit par l'islam, car il affaiblit la conscience du croyant. Il s'agit d'un consensus de l'unanimité des théologiens musulmans. Cependant, cela n'a pas empêché que des habitants vivant dans des pays à majorité musulmane aient produit et produisent encore des boissons alcoolisées, comme le rakı en Turquie, la boukha en Tunisie, le vin au Maroc et en Algérie.

Dans le Coran que le prophète de l'islam, Mahomet, proposa comme règle de vie à ses disciples, à partir de 610, seules cinq sourates font mention du vin (khamr)[75] ou de la vigne (nab)[76]. Une seule fait état d'une interdiction dans un cadre large. Le vin est proscrit aux croyants au même titre que les jeux de hasard et les pierres divinatoires[76] :
« Ô vous qui croyez, sachez que le vin, les jeux de hasard, les pierres dressées et les flèches divinatoires sont une abomination et une œuvre du démon. Évitez-les. Peut-être serez-vous bienheureux » (sourate V, 30)[77].

Deux autres constatent que le vin peut être un grand bien et un mal. Mais ce dernier est souvent supérieur au bien[76] :
« Ils t'interrogent sur le vin et les jeux de hasard ; réponds-leur qu'ils comportent tous deux une grande souillure, mais aussi des bienfaits pour les hommes. Cependant leurs méfaits sont supérieurs à leurs bienfaits » (sourate II, 219)[78].
« Et des fruits des palmiers et des vignes, vous tirerez une boisson enivrante et un grand bien. Il y a en cela des signes pour un peuple qui réfléchit » (sourate XVI, 67)[79].

Les deux dernières sourates traitant du vin en font un des délices du paradis promis par Mahomet[80] :
« À l'image du paradis, qui a été promis aux fidèles, et où couleront des fleuves d'une eau incorruptible, des fleuves de lait au goût inaltérable, des fleuves de vins exquis » (sourate XLVII, 15)[81].
« Les purs seront abreuvés d'un vin rare » (sourate LXXXIII, 25)[82].

Contrairement aux idées reçues, l'alcool n'a pas toujours été interdit par l'islam et les théories à ce sujet ont souvent varié. Le verset « Des fruits des vignes et des palmiers, vous prélevez ce qui enivre et l'attribution profitable (d'excellents aliments) » (Coran, 16, 67) fait l'objet de nombreuses interprétations[83].

De par le fait que le coran aurait été révélé au prophète Mahomet sur une période d'une vingtaine d'années, c'est sur cette période, en voyant les mauvaises actions que des personnes auraient commises sous l'effet de l'alcool (vin) que progressivement l'alcool fut interdit par l'islam.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Top Santé - L'alcool, une drogue dure - Culturellement intégré à notre mode de vie et totalement légale, l 'alcool est pourtant classé en drogue dure par les experts en toxicologie et addictions.
  2. 20 minutes - Addictionsː l'alcool en tête des drogues les plus mortelles
  3. « L'alcool a causé la mort de plus de 3 millions de personnes en 2012 », Le Monde, 12.05.2014 : « L'ONU estime que l'alcool est responsable d'un décès sur 20 dans le monde, soit plus que le sida, la tuberculose et la violence réunis. »
  4. Jacques Capelovici, Guide du français correct, éditions de l'Archipel, pp 22 et 23, (ISBN 2-909-241-22-X) et intervention télévisuelle de l'auteur
  5. Dictionnaire des difficultés de la langue française, Thomas Adolphe V.
  6. Pluridictionnaire Larousse (1975)
  7. Dictionnaire général de la langue française au Canada, Bélisle, Louis-Alexandre
  8. Dictionnaire de l'Académie française en ligne, article alcoolisé
  9. L'Alcoolisme Par Laurent Karila - Éditeur : Le Cavalier bleu (25 février 2010)
  10. http://www.saq.com/page/fr/saqcom/mistelle-de-pomme/la-face-cachee-de-la-pomme-neige-noir-2010/11401926
  11. a et b « Teneur en alcool des boissons », sur educalcool.qc.ca, s.d. (consulté le 5 janvier 2017)
  12. (en) « Minimum Age Limits Worldwide », sur International Center for Alcohol Policies (consulté le 9 septembre 2009)
  13. (en) « Temperance Movement: Voting for Prohibition », sur New Zealand History (consulté le 12 octobre 2015)
  14. [PDF] « Brochure du bureau de prévention des accidents de Berne », sur www.bfu.ch (consulté le 3 septembre 2010)
  15. Règlement 110/2008 consolidé
  16. Commission européenne - Communiqué de presse du 13 mars 2017 - Étiquetage des boissons alcoolisées: un rapport de la Commission invite le secteur à présenter une proposition d'autoréglementation
  17. Loi no 2011-302 du 22 mars 2011
  18. Fiche pratique sur les formalités d'ouverture d'un débit de boissons alcooliques
  19. Simon Tremblay-Pepin, « Les arguments contre la libéralisation de l’alcool », sur Le Journal de Montréal (consulté le 1er novembre 2016)
  20. S.S. Lim et al., « A comparative risk assessment of burden of disease and injury attributable to 67 risk factors and risk factor clusters in 21 regions, 1990-2010: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2010 », Lancet, vol. 380, no 9859,‎ , p. 2224-2260 (PMID 23245609, lire en ligne) modifier
  21. Avis d'experts relatif à l'évolution du discours public en matière de consommation d'alcool en France organisé par Santé publique France et l'Institut national du cancer
  22. « Chemical in Wine Tied to Migraines », The New York Times.com,‎ (lire en ligne)
  23. Sulfites in wine
  24. The alcohol hangover–a puzzling phenomenon
  25. Alcohol Hangover - Mechanisms and Mediators
  26. Alcohol and migraine
  27. Elimination half-life of methanol during hangover
  28. Urinary excretion of methanol and 5-hydroxytryptophol as biochemical markers of recent drinking in the hangover state
  29. Pourquoi l'alcool désinhibe
  30. Sommeil et alcool
  31. Alcool, effets sur la santé : une expertise collective de l'Inserm
  32. Ronald C. Johnson et Craig T. Nagoshi, « Asians, Asian-Americans and Alcohol », J Psychoactive Drugs, vol. 22,‎ (lire en ligne [PDF])
  33. Alcohol and lactation: a systematic review
  34. Arrêté du 2 octobre 2006 relatif aux modalités d'inscription du message à caractère sanitaire préconisant l'absence de consommation d'alcool par les femmes enceintes sur les unités de conditionnement des boissons alcoolisées
  35. Les vignerons vent debout contre un projet d'étiquetage agrandi pour femmes enceintes
  36. Communiqué du 11 décembre 2007 de l'Institut National Du Cancer
  37. (fr) Page "Alcool" de l'Institut National Du Cancer
  38. Un verre de vin par jour suffit à augmenter le risque de cancer du sein
  39. (en) Madlen Schütze et coll, « Alcohol attributable burden of incidence of cancer in eight European countries based on results from prospective cohort study », British Medical Journal,‎ (lire en ligne)
  40. Institut National du Cancer, page alcool
  41. Les cancers en France, édition 2014. Collection État des lieux et des connaissances, ouvrage collectif édité par l'INCA, Boulogne Billancourt. Février 2015. [1]
  42. (en)A.S.St Leger, A.L. Cochrane et F. Moore, « Factors associated with cardiac mortality in developed countries with particular reference to the consumption of wine », The Lancet, vol. 1,‎ (résumé)
  43. (en)E.B. Rimm, A. Klatsky, D. Grobbee et M.J. Stampfer, « Review of moderate alcohol consumption and reduced risk of coronary heart disease: is the effect due to beer, wine, or spirits? », BMJ, vol. 312,‎ , p. 731-736 (résumé)
  44. a, b et c (en)K. Middleton Fillmore, W.C. Kerr, T. Stockwell, T. Chikritzhs et A. Bostrom, « Moderate alcohol use and reduced mortality risk: Systematic error in prospective studies », Addiction Research & Theory, vol. 14, no 5,‎ , p. 16 (lire en ligne [PDF])
  45. Bianca Nogrady, « Is alcohol really bad for you », BBC.com,‎ (lire en ligne)
  46. Hans Olav Fekjær, « Alcohol—a universal preventive agent? A critical analysis », Addiction, vol. 108,‎ (lire en ligne [PDF])
  47. a, b, c et d Article La Tribune-Le Panorama du médecin, 10 septembre 2007
  48. Assimilation de l'alcool sur site Aide Alcool belge
  49. Effet et élimination de l'alcool sur site Prévention Alcool suisse
  50. La consommation d’alcool en France en 2014
  51. Alcohol Consumption and Obesity: An Update
  52. Droits des alcools, boissons alcooliques et non alcooliques
  53. Excise duties in the EU
  54. Dry Counties
  55. Article L3323-4 du code de la santé publique
  56. Arrêté du 2 octobre 2006 relatif aux modalités d'inscription du message à caractère sanitaire préconisant l'absence de consommation d'alcool par les femmes enceintes sur les unités de conditionnement des boissons alcoolisées
  57. Page Alcool de l'INPES
  58. Site Educ'alcool
  59. Association Vin et Société, association professionnelle des métiers du vin
  60. a, b et c (en) François Beck, Jean-Baptiste Richard, « Épidémiologie de l'alcoolisation en France », EMC Endocrinologie-Nutrition, no 10 [Article 10-384-B-10],‎
  61. INPES : La consommation d'alcool en France en 2014
  62. ave AFP, « Alcool: les Français consomment moins mais mieux », Challenges.com,‎ (lire en ligne)
  63. Alcool Info Service : La consommation d'alcool des français
  64. Quantité d’alcool consommé par habitant âgé de 15 ans et plus depuis 1961 (en litres équivalents d’alcool pur)
  65. Rapport Alcool et risque de cancer (60 pages), Institut National du Cancer, et réseau NACRe, 2007
  66. S. Guérin, A. Laplanche, A. Dunant, C. Hill, « Alcohol-attributable mortality in France », European journal of public health,‎ (PMID 23460733, lire en ligne) modifier
  67. Jules Bonnard, « L'alcool, deuxième cause de mortalité évitable en France », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  68. Les effets de la consommation abusive d'alcool.
  69. Le « Binge drinking » ou l’hyperalcoolisation des jeunes
  70. Le goût de l'homme pour l'alcool est très, très ancien
  71. Dossier sur l'alcool dans le National Geographic France de février 2017
  72. La nourriture en egypte ancienne
  73. Histoire de la distillation des boissons alcoolisées
  74. Histoire du vin de Porto
  75. Malek Chebel, Dico, op. cit., p. 465.
  76. a, b et c Malek Chebel, Dico, op. cit., p. 466.
  77. Malek Chebel, Coran, op. cit., p. 115.
  78. Malek Chebel, Coran, op. cit., p. 43.
  79. Malek Chebel, Coran, op. cit., p. 265.
  80. Malek Chebel, Dico, op. cit., p. 467.
  81. Malek Chebel, Coran, op. cit., p. 537.
  82. Malek Chebel, Coran, op. cit., p. 681.
  83. Dictionnaire des religions, sous la direction d'Henri Tincq, Larousse, p. 231

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages portant sur les fabricants et sur les fabrications d'alcool :

  • Congrès national des sociétés savantes, Les Boissons, production et consommation aux XIXe et XXe siècles, Comité des travaux historiques et scientifiques, 1981, 234 p.
  • Gaston Stiebel, La Mafia de la goutte : au pays des bouilleurs de cru, Baudinière, 1935, 157 p.
  • Marie-Claude Delahaye, L’Absinthe, son histoire, Musée de l'Absinthe, 2001, 335 p.

Autres :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]