Gorges du Gardon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gorges du Gardon *
Réserve de biosphère
Image illustrative de l'article Gorges du Gardon
Carte de la réserve de biosphère des Gorges du Gardon à l'échelle du Gard.
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Coordonnées 43° 56′ 37″ nord, 4° 27′ 30″ est
Création 9 juin 2015
Superficie Cœur : 7 800 ha
Zone tampon : 13 900 ha
Zone de transition : 23 800 ha

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Green pog.svg
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO
Gorges du Gardon, près de Sanilhac.

Les gorges du Gardon sont un canyon creusé par la rivière Gardon, affluent du Rhône qui prend sa source dans les hautes Cévennes. Elles se situent au nord de Nîmes, au cœur du département du Gard, en région Occitanie.

Au-dessus de la Cannelle, depuis la rive droite des gorges du Gardon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie, hydrographie[modifier | modifier le code]

Les gorges, creusées par l'eau en l'espace de 6 millions d'années, créent une faille de 150 mètres dans le calcaire et offrent un contraste paysager bien marqué entre les plateaux et le cours d'eau. Ces gorges sont orientées ouest/est. Certains hauts points permettent d'admirer le paysage spectaculaire ainsi que les villages médiévaux situés le long de la rivière. Pendant les mois les plus chauds, la rivière devient souterraine sur la première partie de son parcours et resurgit quelques kilomètres en aval. Cela explique pourquoi elle est toujours fraîche, même par temps de canicule. Son débit d'étiage est de à 2,5 m3/s au lieu-dit la Cannelle. Cependant, en automne, des crues importantes provoquées par des pluies intenses, les épisodes cévenols, peuvent donner à la rivière un débit de 5 000 m3/s, alors que celle-ci a 15 m3/s le reste de l'année. Ce phénomène de crue subite rappelle celui des oueds d'Afrique du Nord[1].

Faune[modifier | modifier le code]

Les gorges du Gardon abritent de nombreuses espèces aquatiques et terrestres remarquables dont certaines bénéficient d'une protection au niveau national ou européen. Près d'une centaine d'espèces d'oiseaux fréquentent le site. Parmi elles, les espèces les plus connues sont sans conteste l'aigle de Bonelli (Aquila fasciata) et le vautour percnoptère (Neophron percnopterus). En effet, sur les 1 000 aigles de Bonelli recensés en Europe, trois couples nichent dans les gorges du Gardon. Quant aux deux couples de vautours percnoptères, ils sont étroitement surveillés par le Syndicat mixte des gorges du Gardon[2].

En outre, le Gardon abrite 24 espèces de poissons, dont le blageon, le toxostome et la lamproie. Dix espèces de chauves-souris trouvent refuge dans la grotte de la Baume Saint-Vérédème, près du village de Collias, pour hiverner. Certaines de ces espèces sont menacées, comme le minioptère de Schreibers, le murin de Capaccini et le rhinolophe euryale[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la Préhistoire, les gorges du Gardon étaient fréquentées par les hommes. C'était en effet un point stratégique, avec une forêt riche en animaux divers, une source d'eau potable et surtout, de nombreuses cavités pour se protéger à proximité. Après de nombreuses fouilles, plus d'une vingtaine de grottes abritant des traces de vie humaine a été recensée. La période du Néolithique a ainsi marqué le territoire. Dans certaines grottes, notamment celle de Baume-Latrone située à Sainte-Anastasie, on a retrouvé de nombreuses peintures rupestres de chevaux, de cerfs, de grands bovidés, de mammouths et de félins[3].

Protection environnementale[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle régionale des gorges du Gardon (RNR157) est une réserve naturelle régionale classée en 2007 qui occupe une surface de 491 hectares[4].

Le 9 juin 2015, les gorges du Gardon ont été désignées réserve de biosphère par l'UNESCO, coordonnée par le syndicat mixte des gorges du Gardon[5],[6].

Le 13 janvier 2017, dans le cadre du réseau européen d'espaces naturels Natura 2000, le Ministère a désigné « le Gardon et ses gorges » comme zone spéciale de conservation. Celle-ci devrait permettre de préserver les habitats naturels remarquables du site ainsi que les espèces animales qui y vivent, telles que les chauves-souris et le castor d’Europe[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard JOYON, Appel de la Garrigue - Création de réserves naturelles, (ISBN 2-9504214-0-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Géologie et paysages, Grand Site des gorges du Gardon
  2. a et b Gorge du Gardon, réserves naturelles de France
  3. Occupation humaine, Grand Site des gorges du Gardon
  4. « Gorges du Gardon | RESERVES NATURELLES DE FRANCE », sur www.reserves-naturelles.org (consulté le 2 février 2017)
  5. « Réserve de biosphère des Gorges du Gardon — MAB France », sur mab-france.org (consulté le 31 mars 2016)
  6. Les gorges du Gardon désignées Réserve de biosphère !
  7. Le Gardon et ses gorges désignés Zone Spéciale de Conservation, Grand Site des gorges du Gardon