Provence

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Provence
Image illustrative de l’article Provence

Subdivision administrative Provence-Alpes-Côte d'Azur
Subdivision administrative Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse
Villes principales Marseille, Toulon, Aix-en-Provence, Avignon, Digne-les-Bains,
Coordonnées 44° 00′ nord, 6° 00′ est
Géologie Plateaux calcaires et reliefs granitiques
Relief Plateaux, montagnes
Production Arboriculture, maraîchage
Régions naturelles
voisines
Languedoc, Dauphiné, Piémont, Ligurie

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Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Provence

La Provence (prononcé [pʁɔ.vɑ̃s] dans une large partie de la France et parfois [pʁo.ˈvã.sə] au sud; Provença/Prouvènço [pʀu.ˈvɛ.sɔ] ou [pʀu.ˈvɛ.sa] en provençal, de l'ancien provençal Provensa, dérivant du latin provincia, "province") est une région historique et culturelle ainsi qu'un ancien État indépendant et une ancienne province (en tant qu'État associé à la France)[1] avant de disparaître à la Révolution française pour réapparaître en grande partie sous la forme recomposée de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Comme pour tout territoire disposant d'institutions politiques, les délimitations géographiques de la Provence ont évolué avec le temps. La partie Sud est délimitée par la mer Méditerranée. Le Rhône sert dans les grandes lignes de frontière naturelle à l'ouest[2], mais il faut intégrer également une partie de l'Ardèche (Vivarais)[3],[4] (devenue ensuite languedocienne[5]) pendant la période de suzeraineté franque et durant la période indépendante du Royaume de Provence et du Royaume d'Arles[6]. C'est également à ces mêmes périodes que la frontière Nord de la Provence ancienne était positionnée un moment à Vienne et Embrun avant de progressivement s'abaisser pour la partie occidentale à Valence puis au Vaucluse dont une partie se transforma en État théocratique du Pape[7] alors que le pays gapençais deviendra par la suite la partie Sud du Dauphiné.[8],[9] Enfin, la partie Est correspond grosso modo à son origine aux limites frontalières alpines[10] de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, mais finit par se réduire en direction de l'Ouest après la guerre de l'Union d'Aix qui se traduit par la dédition à la Savoie des vigueries et baillis de l'Est Provence[11] qui formeront progressivement les « Terres Neuves de Provence »[12] puis le comté de Nice[10]. Ces évolutions ont pour effet de réduire la Provence essentiellement aux départements des Bouches-du-Rhône, du Var (département) (dont l'arrondissement de Grasse avant sa fusion avec l'ancien comté de Nice), les Alpes-de-Haute-Provence (anciennement appelées les Basses-Alpes) et quelques communes du Vaucluse (en omettant le Comtat Venaissin sinon on intègre le Vaucluse) et des Hautes-Alpes[13].

Frédéric Mistral, dans son dictionnaire « Lou Tresor dou Felibrige » de 1878, définit les limites de la Provence comme suit : « pays de France borné à l'Orient par les Alpes, au Midi par la Méditerranée, à l'occident par le Rhône et au Nord par une ligne qui peut aller d'Embrun à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme provençale). Nice et Monaco en font partie, Aix en est la capitale »[14].

La Provence, de son origine jusqu'à l'actuelle région Provence-Alpes-Côte d'Azur, a compris tout ou partie des entités suivantes :

Les langues de la Provence étaient le latin (actes administratifs et religieux) et l'ancien provençal, remplacées par l'occitan (ou Occitan-Langue d'oc)[15], autrefois appelé langue provençale ou Langue d'Oc moderne[16] regroupant, en Provence, les ensembles dialectaux provençal et vivaro-alpin exprimés à travers l'alpin, le maritime, le niçois, le rhodanien, le gapençais et autres sous-dialectes locaux[17]. Au XXIe siècle, le français est couramment employé sur l'ensemble de ce territoire mais les sous-dialectes des ensembles dialectaux provençal et vivaro-alpin de l'occitan subsistent encore par le biais d'associations et de personnes natives avec cette langue.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Provence doit son nom à l'époque romaine : première conquête de la Gaule transalpine entre 58 et 51 av. J.-C., elle est intégrée à la province romaine (en latin Provincia) dont la capitale est Narbonne, la Gaule narbonnaise. C'est le nom latin de Provincia qui a donné en langue provençale la forme Proensa. Cette forme a évolué en Provensa puis en Prouvença dans le dictionnaire du provençal Simon-Jude Honnorat et enfin par influence du français dans l'écriture provençale en Prouvenço, codifiée Prouvènço par les partisans de Roumanille et de l'écriture phonétique (dite mistralienne ou « moderne ») vers la fin du XIXe siècle. Les classicistes proposeront dans leur réforme de retrouver une écriture plus originelle à savoir celui de Provensa que l'on peut retrouver dans plusieurs cartes datant du début XXe siècle, cependant ce sera finalement Provença qui sera choisi à la forme moyenâgeuse puisque celle-ci comprend le « ç » représentant le « c » étymologique de « provincia ». César dans la Guerre des Gaules dit passer de Provincia en Narbonnensis[réf. nécessaire] au moment de traverser le Rhône, ce qui explique probablement le fait que seule la partie de l'ancienne Gaule narbonnaise située à l'est du Rhône est appelée Provence par la suite.

Géographie[modifier | modifier le code]

Délimitation politique[modifier | modifier le code]

Historiquement, après la fin de l'Empire romain, « Provence » désigne l'entité incluse en 536 dans le Royaume franc et devenue « marquisat de Provence » dans le cadre du royaume de Bourgogne-Provence de 947. Elle devient ensuite comté de Provence, avec pour capitale Arles puis Aix-en-Provence (la ville d'Arles subissant des attaques continues du comte de Toulouse, marquis de Provence), mais des frontières fluctuantes : en 1388, à la suite de la mort de la reine Jeanne, ses territoires situés à l'est du Var sont perdus, rattachés aux États de Savoie par la dédition de Nice à la Savoie, aboutissant dans un premier temps aux Terres neuves de Provence puis au comté de Nice à partir de 1526. Un siècle plus tard, en 1481, le comté de Provence revient par succession au roi de France Louis XI et devient ainsi une province française.

Au Moyen Âge, la Provence englobe ainsi les Alpes du Sud jusqu'aux affluents de rive gauche du Var inclus. Une partie des régions alpines en est ensuite détachée : au nord celle englobée dans la province du Dauphiné et à l'est celle du Pays niçois[18] concédé à la Maison de Savoie en 1388 sous l'appellation des Terres-Neuves de Provence. Cette acquisition savoyarde au détriment de la Provence donne naissance de 1526 à 1860 à la division administrative du comté de Nice.

À la Révolution, la Provence est divisée en trois départements : Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence à partir de 1970), Bouches-du-Rhône et Var. Le département du Vaucluse est créé en 1793 à partir d'Avignon, du Comtat Venaissin et de la partie nord des Bouches-du-Rhône. Les Alpes-Maritimes sont créées en 1860 à partir du Comté de Nice et de la partie est du Var (arrondissement de Grasse).

La Provence au sens large fait aujourd'hui partie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et correspond approximativement aux départements des Bouches-du-Rhône, du Var, des Alpes-de-Haute-Provence, du Vaucluse et des Alpes-Maritimes (à l'exception de la vallée de la Roya).[réf. nécessaire]

Le sud de la Drôme, bien qu'historiquement partie du Dauphiné, est appelé depuis quelques décennies Drôme provençale. Il peut être rapproché de la Provence par la langue parlée, le fait que l'évêché de Saint-Paul-Trois-Châteaux appartenait à la province métropolitaine de Provence (archevêché d'Arles), que la région de Bouchet appartenait au Comtat venaissin (Haut-Comtat) ou que le Diois et le Valentinois étaient vassaux du marquis de Provence.

Par la suite, certaines enclaves authentiquement provençales se sont perpétuées dans le sud de la Drôme, comme le comté de Grignan[19],[20](incluant les villages voisins de Réauville[19],[21], Montjoyer[19],[21], Salles[19],[21], Colonzelle[19],[20],[21], Allan[19],[21]), l'enclave provençale de Lemps[19],[21] (s'écrivant Lens au XVIIIe siècle), l'enclave de Saint-May, Rémuzat, Cornillon[19] et Pommerol[19],[21]. Eygalayes[19],[21] .Tous ces villages se réclament de la Provence, avec des bases historiques réelles.

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief de la Provence est globalement vallonné avec, dans sa partie centrale, des Préalpes françaises impressionnantes et à l'est et au nord-est les Alpes du sud culminant à 3 412 m à l'aiguille de Chambeyron (Alpes-de-Haute-Provence). Plus au sud se situe le massif du Pelat qui s'élève à 3 050 m. De part et d'autre du Var ainsi qu'à l'est du Verdon, les Préalpes de Castellane, qui culminent au puy de Rent à 1 996 m, sont constituées de plateaux et de chaînons orientés ouest-est. Les Plans de Haute-Provence délimitent les Préalpes des collines centrales (Plateau de Valensole, plan de Canjuers, plateau d'Albion). À l'ouest, le massif du mont Ventoux, situé majoritairement dans le Comtat Venaissin, déborde en Provence où son altitude atteint les 1 600 m dans la forêt domaniale de Sault. La montagne Sainte-Victoire, célèbre pour les peintures de Cézanne, domine le Pays d'Aix. Dans les Bouches-du-Rhône se remarquent le massif des Alpilles et dans le Vaucluse, à l'orée du Comtat Venaissin, se dresse le Petit Lubéron, provençal dans sa partie orientale, que prolonge le Grand Lubéron, culminant au Mourre Nègre. Enfin le massif de la Sainte-Baume s'étend d'ouest en est, de Gémenos (Bouches-du-Rhône) à Mazaugues (Var).

Les côtes de Marseille à Menton sont plutôt escarpées (Calanques, Maures, Esterel, Riviera méditerranéenne). L’érosion due aux orages violents d’été pouvant constituer des ravines assez creusées.

L’ouest de la région est marqué par la plaine de la Crau et la Camargue, formée par le delta du Rhône, qui constituent les seuls véritables espaces plats de la région provençale.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les fleuves et les rivières[modifier | modifier le code]

Parmi les cours d'eau qui traversent la Provence, le plus important est le Rhône qui forme la frontière occidentale de la région. Le Rhône a le second débit de tous les fleuves s'écoulant en Méditerranée, après le Nil. Se jetant dans une mer sans marée, le fleuve a formé un delta. Désormais endigué, ce delta est figé hormis lors de crues exceptionnelles comme en 1993, 1994 et 2003.

La Durance est un affluent du Rhône qui prend sa source non pas en Provence mais dans le Dauphiné vers 2 390 mètres d'altitude, au pré de Gondran, sur les pentes du sommet des Anges[22]. La source se trouve à proximité de l’ancien fort du Gondran, sur la commune de Montgenèvre[23],[24] dans les Hautes-Alpes, près de la frontière italienne. Elle se jette dans le Rhône à quelques kilomètres au sud-ouest d'Avignon, entre le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône dont elle fait office de frontière. La Durance est une rivière dite « capricieuse » et elle était autrefois redoutée pour ses crues (la tradition provençale dit que les trois fléaux de Provence étaient le mistral, la Durance et le Parlement d'Aix) aussi bien que pour ses étiages.

L’Ubaye est une rivière prenant sa source au col de Longet à 2 655 m d’altitude, dans la vallée de l’Ubaye, passant par Barcelonnette (sous-préfecture des Alpes de Haute Provence), et alimente la Durance dans la retenue d’eau hydroélectrique du lac de Serre-Ponçon.

Le Verdon, qui prend sa source au pied de la Tête de la Sestrières (altitude 2 572 mètres), se jette dans la Durance après avoir parcouru environ 175 kilomètres[25]. Il est particulièrement réputé pour ses gorges.

De nombreux fleuves côtiers existent en Provence, notamment :

Les lacs et les étangs[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Au Soleil de Provence.

La Provence est une région au climat méditerranéen avec des étés chauds et secs. Les hivers y sont doux près de la côte, généralement humides à l'est, mais sont plus rudes dans le nord et le nord-est (massif du Pelat, vallée de l'Ubaye, massif des Préalpes de Digne) où le climat devient alpin.

Dans sa partie centrale et méditerranéenne, la Provence présente une végétation du type garrigue. La sécheresse d'été la rend particulièrement vulnérable aux incendies. Dans sa partie la plus orientale et la plus alpine, elle devient en revanche plus verdoyante et plus humide.

Le vent principal est le mistral, dont la vitesse peut dépasser les 110 km/h. Il souffle entre 120 et 160 jours par an, avec une vitesse moyenne de 90 km/h par rafale[27]. Le tableau suivant indique les différentes vitesses du mistral enregistrées par les stations d'Orange et Carpentras-Serres dans le sud de la vallée du Rhône et sa fréquence au cours de l'année 2006. La normale correspond à la moyenne des 53 dernières années pour les relevés météorologiques d'Orange et à celle des 42 dernières années pour Carpentras[28].

Légende : « = » : idem à la normale ; « + » : supérieur à la normale ; « - » : inférieur à la normale.

Vitesse des vents du Mistral
Jan. Fév. Mars. Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Vitesse maximale relevée sur le mois 96 km/h 97 km/h 112 km/h 97 km/h 94 km/h 100 km/h 90 km/h 90 km/h 90 km/h 87 km/h 91 km/h 118 km/h
Tendance : jours avec une
vitesse > 16 m/s (58 km/h)
-- +++ --- ++++ ++++ = = ++++ + --- = ++

Flore[modifier | modifier le code]

On trouve des palmiers endémiques, le palmier nain (Chamaerops humilis) ainsi que des espèces de palmiers introduites par l'homme, comme le Washingtonia ou le Phoenix.


Outre les zones de culture, il y a des maquis, des garrigues et des forêts.

Le climat méditerranéen a favorisé dans le maquis et la garrigue le développement de plantes grasses, épineuses ou fortement aromatiques. Ces dernières, servant en cuisine, ont été exportées dans les autres provinces françaises sous le nom d'herbes de Provence.

Faune[modifier | modifier le code]


Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Provence.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les territoires Ligures[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ligures.

L'arrivée des grecs[modifier | modifier le code]

Le littoral provençal a été colonisé par les Grecs : vers 600 av. J.-C., les Phocéens s'installent à Marseille (en grec, Massalia ; en latin, Massilia). Ils essaiment à Nice (Nikaia), Antibes (Antipolis), Hyères (Olbia), Six-Fours-les-Plages (Tauroeis), Arles, La Ciotat (Citharista), Brégançon (Pergantion), Monaco (Monoïcos), Athénopolis ainsi que sur certaines parties du littoral languedocien comme à Agde (Agathé) ou au sud de Nîmes. Au nord, ils fondent Le Pègue près de Valréas et s'arrêtent à La Laupie à l'est de Montélimar. Antérieurement à l'invasion et la colonisation romaine, la région était principalement peuplée de Ligures qui se sont ensuite mêlés à quelques soldats celtes et fondèrent ensuite ce que l'on appelle aujourd'hui les Ligures[29] (ou Lugiens).

La conquête romaine au IIe siècle av. J.-C.[modifier | modifier le code]

Chronologie sommaire

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Duché de Provence.

La basse vallée du Rhône connaît diverses invasions. Wisigoths et Alains pillent de nombreuses cités et descendent jusqu'à Orange et Avignon. Les Burgondes s'installent dans la région en 442, et choisissent Vienne, qui gardait son prestige de grande cité romaine, pour capitale. Avignon marqua la pointe sud de ce royaume[30]. Les Ostrogoths fondent au sud de ce royaume des Burgondes, un duché dépendant de leur royaume italo-dalmate : le duché de Provence, future basse Provence ou comté de Provence (la partie burgonde deviendra le marquisat de Provence). Thibert Ier fait renter la Provence dans le domaine franc en 536[31]. Charles Martel combattra plus tard le patrice de Provence, Mauronte, allié des Maures de Gothie, et le vaincra en 736.

En 843, le traité de Verdun donne la Provence à Lothaire Ier. Son fils Charles de Provence en fait le royaume de Provence-Viennois ou de Bourgogne cisjurane à l'existence éphémère (855-863). À sa mort, la Provence est intégrée à l'Italie et le Viennois à la Lotharingie de Lothaire II. Après une période trouble, la Provence est de nouveau incluse dans le domaine impérial par le traité de Meerssen (870), pour une brève durée, puisqu'elle revint à la mort de l'empereur Louis II, en 875, au roi de France Charles II le Chauve, là aussi pour une courte période[32]. Boson de Provence, son beau-frère, se fait proclamer roi du deuxième royaume de Provence en 879. Boson est en lutte avec les Carolingiens[33]. Le fils de Boson, Louis III l'Aveugle, empereur, confie le gouvernement de la Provence à Hugues d'Arles, qui le donne à son tour en 934 à Rodolphe II, roi de Bourgogne transjurane. Le nouvel ensemble est le deuxième royaume de Bourgogne-Provence aussi appelé Royaume d'Arles. Il subsiste jusqu'en 1032.

Dans les années 880, quelques sarrasins provenant de l'émirat d'Al-Andalus échouent par hasard sur le rivage varois et établissent une base au Fraxinet (Fraxinetum) ou Freinet, que l'on situe traditionnellement dans la région de La Garde-Freinet, d'où ils lancent des raids, notamment dans la basse Provence orientale. Hugues d'Arles mène deux attaques victorieuses contre eux en 931 et 942 avec l'aide de navires byzantins, mais sans pousser l'avantage jusqu'à leur expulsion.

En 947, le Boson d'Arles, comte d'Arles est investi de la Provence. À sa mort, ses deux fils, Guillaume Ier de Provence dit le Libérateur et Roubaud, se partagent en indivis le comté, indivision que maintiennent leurs descendants. La branche issue de Guilhem donne celle des comtes de Provence, celle issue de Roubaud donne les marquis de Provence.

En 972, à la suite de l'enlèvement de Mayeul de Cluny, abbé de Cluny, Guillaume Ier de Provence et Roubaud, avec l'aide de seigneurs provençaux et du marquis de Turin, libèrent la Provence des Sarrasins qui depuis le massif des Maures (au-dessus de Saint-Tropez) pillaient la région. La bataille de Tourtour marque la victoire définitive de Guillaume 1er de Provence sur les Sarrasins. Cette campagne militaire contre les Sarrasins, obtenue sans les troupes de Conrad III de Bourgogne, masque en fait une mise au pas de la Provence, de l'aristocratie locale et des communautés urbaines et paysannes qui avaient jusque-là toujours refusé la mutation féodale et le pouvoir comtal. Elle permet à Guillaume 1er d'obtenir la suzeraineté de fait de la Provence. Il distribue les terres reconquises à ses vassaux, arbitre les différents et crée ainsi la féodalité provençale[34]. Nommé marquis en 975, Guillaume 1er de Provence fait d'Arles sa capitale.

En 1019, Emma de Provence, comtesse de Provence, se marie à Guillaume III de Toulouse, comte de Toulouse, transmettant les droits de la lignée de Roubaud à la maison de Toulouse. En 1112, Douce de Gévaudan, héritière des droits de la lignée de Guilhem, épouse Raimond-Bérenger III de Barcelone, comte de Barcelone, qui devient Raimond-Bérenger Ier de Provence. Les maisons de Toulouse et de Barcelone entrent alors en conflit pour le marquisat, pour aboutir à un traité en 1125 entre Raymond-Bérenger et Alphonse-Jourdain de Toulouse, qui partage le comté entre un marquisat au nord de la Durance, donné aux Toulouse, et le comté au sud, donné aux Barcelone, lesquels s'opposent entre 1144 et 1162 à la maison des Baux au cours des guerres Baussenques. En 1193, Alphonse II de Provence épouse Garsende de Sabran de Forcalquier, ce qui donne naissance au comté de Provence-Forcalquier.

Pendant cette période, le comté d'Orange, vassal de Provence, est érigé en 1181 en principauté.

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Comté de Provence.
Charles Ier d'Anjou, comte de Provence, intronisé par le pape Clément IV comme roi de Sicile.
Fresque de la tour Ferrande à Pernes-les-Fontaines
Possessions de la Maison capétienne Anjou-Valois au XVe siècle : comprenant le duché d'Anjou, incluant le comté du Maine et la Provence

En 1245, meurt Raimond-Bérenger IV de Provence, dont les quatre filles sont mariées respectivement : Marguerite de Provence à saint Louis, Sancie de Provence à Richard de Cornouailles, Éléonore de Provence à Henri III, roi d'Angleterre et Béatrice de Provence à Charles 1er d'Anjou, comte d'Anjou et du Maine, frère de saint Louis. C'est cette dernière qui reçoit en héritage les deux comtés de Provence et Forcalquier, les transmettant à la première maison capétienne d'Anjou. C'est pourquoi la ville de Forcalquier est surnommée « la cité des quatre reines ».

Mais le comté de Provence-Forcalquier est démembré. Conformément au traité de Meaux-Paris (1229) qui marque la fin de la croisade des Albigeois, à la mort d'Alphonse de Poitiers, en 1271, le marquisat passe au roi de France Philippe III, qui le cède dès 1274 au pape Grégoire X pour devenir le Comtat Venaissin.

En 1382, à la mort de la reine Jeanne 1re de Naples , s'achève la première maison capétienne d'Anjou. Elle avait adopté Louis Ier (frère du roi Charles V), fait comte puis duc d'Anjou, fondant, après une période de troubles appelée guerre de l'Union d'Aix, la seconde maison capétienne d'Anjou. Cette dynastie s'achève avec la mort de Charles III du Maine en 1481.

En 1388, à la suite des troubles et de la guerre civile qui accompagnent la succession de la reine Jeanne, la ville de Nice et sa viguerie — la division administrative correspondante — la cité de Puget-Théniers et les vallées de la Tinée et de la Vésubie se constituent en Terres neuves de Provence et se mettent sous la protection de la maison de Savoie, c'est la dédition de Nice à la Savoie. Ces terres prendront le nom de comté de Nice en 1526.

Le , le comte Charles III dicte un testament qui institue le roi de France, Louis XI, comme légataire universel[35]. Charles III meurt le lendemain, [35]. Le , Louis XI charge Palamède de Forbin de prendre possession de la Provence[35]. Le , les états se réunissent sous la présidence de Pierre de La Jaille afin de prendre connaissance du testament de Charles III[35]. Forbin convoque les états pour le [35]. Les actes rédigés et adoptés de janvier 1482 à avril 1487 entérinent l'union de la Provence et de la France « comme un principal à un autre principal (...) sans que à la couronne [de France] comté et pays de Provence ne soient subalternez[36] ». En , les états demandent à Charles VIII de proclamer « définitive et éternelle » l'union de la Provence à la France[35]. Le roi de France leur donne satisfaction par des lettres patentes d'[35], communiquées aux états le [35]. Juridiquement, il ne s'agit que d'une union personnelle des couronnes, le roi de France n'agit en Provence qu'en tant que comte de Provence, et il en sera ainsi jusqu'à la Révolution française. « Qu'il plaise à votre majesté de s'intituler [...] comte de Provence, [...] de façon que nous ne soyons nullement tenus d'obéir à aucune lettre dépourvue de ce titre[37]. »

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le roi René et son épouse Jeanne de Laval
Pluie de sang en Provence en juillet 1608

Accumulant les titres royaux (Naples-Sicile, Jérusalem, Chypre, Acre, Thessalonique, etc.), les comtes se font appeler « roi » dont le célèbre roi René, de la seconde maison capétienne d'Anjou.

À l'époque classique, la sagesse populaire clamait que les trois maux de la Provence étaient la Durance, le mistral et le parlement d'Aix.

La Provence est néanmoins touchée précocement par les guerres de religion, dont le prélude est le massacre de Mérindol (1545), et qui ont lieu de 1562 à 1598. Au moment du massacre de la Saint-Barthélemy (août-octobre 1572), le gouverneur Sommerive, pourtant catholique intransigeant, y empêche le massacre des protestants[38].

Après la mort d’Henri III, une majorité de la France, et notamment la Provence catholique, refuse Henri de Navarre comme roi, du fait qu'il est protestant, ce qui déclenche la huitième guerre de religion. Les parlementaires royalistes, minoritaires, s’établissent à Pertuis, en concurrence du Parlement d’Aix. La Ligue prend le pouvoir dans la plupart des villes et facilite l’entrée du duc de Savoie Charles-Emmanuel en Provence, où le Parlement lui donne les pouvoirs civils et militaires, après sa victoire à Riez (fin 1590). Le duc de Lesdiguières et le duc d’Épernon le battent au début de 1591 à Esparon et à Vinon[39], puis à Pontcharra le 17 septembre. Il quitte définitivement la Provence le . Le Parlement d’Aix reconnaît Henri IV comme roi légitime après son abjuration, en janvier 1594.

Carte de la Provence, par Mercator, 1608

Au début de juillet 1608, les faubourgs d'Aix-en-Provence sont recouverts d'une pluie de sang. On croit à l'œuvre du diable, à des vapeurs sorties d'une terre rouge. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc en recueille quelques gouttes sur la muraille du cimetière de la cathédrale. Il découvre que c'était les excréments des papillons qui avaient été observés récemment. Cette explication scientifique ne calme pas la terreur populaire[40].[pertinence contestée]

1720-1722, la grande peste, partie de Marseille, envahit la Provence et la dévaste ainsi que les États pontificaux (Comtat Venaissin)

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Pendant la période révolutionnaire, la Provence est surtout marquée par la Terreur blanche : Provençaux et Bas-Languedociens s'engagent massivement dans les Compagnies du Soleil, en particulier en Comtat Venaissin, où se retrouve une bonne part de la noblesse du sud-est exilée. La région du Comtat gagne alors le surnom de Vendée provençale.

À la suite de la Révolution française, la Provence est divisée en trois départements : Bouches-du-Rhône, Var et Basses-Alpes. Le Comtat Venaissin et le Comté d'Avignon, terres pontificales, sont dans un premier temps, lors de leur intégration à la France, divisés en Bouches-du-Rhône au sud et Drôme au nord (la Principauté d'Orange est rattachée à sa demande aux Bouches-du-Rhône). Cependant, comme on trouve ces deux départements démesurés, on décide de créer un département intermédiaire : le Vaucluse, du nom de la vallée[41] dans laquelle se trouve la source de la Sorgues, aujourd’hui Fontaine de Vaucluse pour éviter toute confusion. Ce nouveau département est composé des anciens États pontificaux, de la principauté d'Orange, du Luberon occidental et du comté de Sault, anciennement terre adjacente de Provence.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Carte de la Provence, au sein de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Sous la Seconde république, la Provence se caractérise par l'enracinement d'un républicanisme socialiste rural[42]. Lors du coup d'État du 2 décembre 1851, la Provence est une des régions de France où la résistance républicaine s'organise le mieux: face à l'acte anticonstitutionnel de Louis-Napoléon Bonaparte une insurrection en grande partie spontanée se déclenche.

Pendant la Première Guerre mondiale la Provence n'est pas touchée par les combats. Cependant, après la mobilisation générale le 1er août 1914, 140.000 hommes enregistrés dans les casernes en quelques jours. Des hôpitaux pour les blessés et des camps de prisonniers ont été mis en place. Des milliers de réfugiés ont également été pris en charge dans la région, notamment dans la Vallée de l'Ubaye. Marseille est devenu un port de guerre pour le transport des troupes coloniales et du matériel[43].

Après le débarquement des alliés en Algérie et au Maroc, la résistance s'organise dans plusieurs maquis, dont celui du Mont Ventoux[44].

Le , les forces alliées débarquent en Provence (Opération Dragoon).

La Provence est en grande partie réunifiée avec le décret du [45] qui crée la région Provence-Côte d'Azur-Corse. La Corse en est détachée par le décret du 12 janvier 1970. Les territoires de la Provence, compte tenu de leur division passée, conservent également leurs spécificités propres qu'a pu donner l'usage du temps. C'est ainsi que le Dauphiné et l'ancien comté de Nice ne se reconnaissant pas dans la Provence obtiennent que leurs drapeaux locaux apparaissent au côté de celui de Provence et non sous une unique bannière provençale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Villes principales[modifier | modifier le code]

Les noms ci-dessous représentent les noms des villes en provençal dans l'écriture classique (originelle et traditionnelle) et celle dite mistralienne (modernisante et francisée).

Les communes n'ayant pas deux écritures indiquent que l'écriture est la même dans les deux graphies, donc que l'écriture ancienne ou d'inspiration ancienne (classique) s'est conservée dans l'écriture phonétique (mistralienne).

Les traductions suivantes proviennent du dictionnaire de Frédéric Mistral : Lou Trésor dòu Félibrige et regroupent les noms de quelques principales communes actuelles dans le comté de Provence avec leur évolution naturelle et celle par l'influence du français avec le -o d'origine qui se prononçait dans un son proche du -ou, ou encore le -a final qui devient presque muet ressemblant parfois à un -o, parfois à un -e, voire un -a selon les territoires. Le -nh traditionnel se transforma en -gn alors qu'il se maintient dans le portugais qui a adopté l'orthographe des troubadours. Les traductions de la graphie mistralienne sont complétées par celle classique qui s'inspire de l'orthographe d'origine (avant la forte influence du français) pour donner une image authentique à la langue tout en conservant généralement les évolutions modernes de la langue comme la vocalisation consonantique (consonne qui devient voyelle) du -l vers le -u, bien que maintenue en Languedoc (ou Occitanie).

Qu'importe la graphie, la prononciation est la même.

Ces traductions classiques proviennent du Dictionnaire provençal-français (Diccionari provençau-francés) de l'escomessa Creo-Provença (soutenu par la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le Conseil général des Bouches-du-Rhône, la ville d'Aix-en-Provence, la ville de Cannes, la ville du Cannet et la ville de Mougins).

Villes Noms en latin Noms en provençal (écritures traditionnelles avant les normalisations) Noms en provençal (écritures mistralienne et classique) Département Nombre d'habitants (2015)
01 Marseille Massilia > Mansella > Marsilia Maselha > Marselha > Marcelha > Marseillo > Marsillo Marsiho, Marselha Bouches-du-Rhône 869 815
02 Nice Nicæa > Nicea > Nicia Niza > Nisa > Nissa Niço (pop. Nissa), Niça (pop. Nissa) Alpes-Maritimes 342 522
03 Toulon Telo Martius > Thollonum Tolo > Tollum > Thollon > Tollon > Tholon > Tolon > Touloun Touloun, Tolon Var 169 517
04 Aix-en-Provence Aquæ Sextiæ Ais (pop. z'Ais) Ais (pop. z'Ais) Bouches-du-Rhône 146 192
05 Avignon Avennio Avinhon Avignoun, Avinhon Vaucluse 92 378
06 Antibes Antipolis > Antiboles > Antibules Antibols > Antibol > Antibo Antibo, Antíbol Alpes-Maritimes 76 119
07 Cannes Castrum de Canois > Canæ Canoa > Cano Cano, Canas Alpes-Maritimes 75 226
08 La Seyne-sur-Mer Sagena Cenha (origine présumée selon Mistral) La Sègno, La Sanha Var 0 065 691
09 Hyères Areæ > Her > Heiræ Ad Yeras, Az Ieras, Ieyras > Ieiras > Ieras > Iero Iero, Ieras Var 0 057 578
010 Arles Arelas > Arelatum > Arelate Arlese > Arles > Arlle > Arle Arle Bouches-du-Rhône 0 053 853
011 Fréjus Forum Julii > Forojulium > Frejurium Frejuls > Frejurs > Frejus Frejus, Frejús Var 0 053 734
012 Grasse Crassa > Grassa Grassa > Grasso Grasso, Grassa Alpes-Maritimes 0 051 994
013 Martigues Martigium > Marticum > Marticus > Martigus Martegues > Martegue > L'Ila de Martegue > Lo Martegue, Lou Martegue Lou Martegue, Lo Martègue Bouches-du-Rhône 0 049 938
014 Cagnes-sur-Mer Caigna Caigna > Cagno Cagno, Canha Alpes-Maritimes 0 049 799
015 Aubagne Albania > Albanea Albanha > Albagna > Aubagno Aubagno, Aubanha Bouches-du-Rhône 0 045 844
016 Salon-de-Provence Salona > Salonum > Salonis > Salo Salum > Sallon > Salon > Selho > Selo > Selon > Seloun Seloun, Selon Bouches-du-Rhône 0 045 461
017 Istres Istrium > Istrum Istre Istre Bouches-du-Rhône 0 044 514
018 Le Cannet Cannetum Cannet > Caned > Lo Canet > Lou Canet Lou Canet, Lo Canet Alpes-Maritimes 0 042 016
019 Draguignan Dracæna > Dracænum > Draguianum > Draguinianum Draguignan Draguignan, Draguinhan Var 0 041 149
020 La Ciotat Civitatis > Civitas Civitat > La Ciutat > La Ciéutat La Ciéutat, La Ciutat Bouches-du-Rhône 0 035 994

Culture[modifier | modifier le code]

Hymne[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas d'hymne officiel pour la Provence non divisée au sein de son histoire. En revanche, il existe des hymnes officiels et/ou officieux concernant les anciennes provinces qui faisaient autrefois partie de la Provence ancienne[réf. nécessaire], selon les différentes institutions (politiques ou associatives)[pas clair]. Ces provinces issues de l'ancienne Provence étaient : le Comté de Provence, le Comté de Nice, le Comtat venaissin et le Dauphiné.

Hymne provençal[modifier | modifier le code]

Frédéric Mistral, prix Nobel de littérature et considéré comme l'un des plus grands poètes provençaux modernes, avait écrit en 1867 les paroles du chant Coupo Santo. Le site de la commune d'Annot présente la définition suivante : "en 1867, le poète catalan Don Victor Balaguer, chantre du fédéralisme catalan est arrêté à Barcelone, pour être déporté ; il réussit miraculeusement à passer la frontière avec sa famille et il est accueilli en Provence par Frédéric Mistral et ses amis félibres ; il est dès lors exilé politique protégé par les fédéralistes occitans ; ce qui lui évite une mort certaine dans les terribles geôles espagnoles. Ses amis catalans, pour remercier les félibres provençaux, font couler une magnifique coupe d'argent massif chez le joaillier Jarry à Paris ; cette coupe fut gravée par l'orfèvre Fulconis, natif de Saint-Étienne-de-Tinée ; lorsqu'il apprend la destination et la raison de cette coupe, Fulconis refuse de se faire payer."[46],[47].

Bien que cet hymne n'ait aucun caractère officiel, il est généralement considéré comme l'hymne de la Provence.

Hymne niçois[modifier | modifier le code]

L'hymne du comté de Nice est Nice la belle (Niço/Nissa la bella ou Niça/Nissa la bèla, selon les écritures mistraliennes et classiques).

Langue[modifier | modifier le code]

Le latin[modifier | modifier le code]

Le latin était encore employé au Moyen Âge pour les actes administratifs et religieux en Provence avant de se faire supplanter par l'ancien provençal, le provençal et le français.

L'ancien provençal[modifier | modifier le code]

L'ancien provençal est l'ancienne forme de la langue du Midi de la France.

Les dialectes de l'occitan provençal moderne[modifier | modifier le code]

Langues en Provence.
La Provence linguistique :
1 Limite de langue
2 Limite de dialecte
3 Limite de sous-dialecte
Points de vue de P. Blanchet[48],[49] :
4 « Limite de la langue provençale »
a « La Provence historique et culturelle »
b « Zones extérieures de culture provençale »
c « Zone historique provençale ayant appartenu au Royaume de Savoie-Piémont de 1388 à 1713 et surtout de culture alpine »
d « Zone dauphinoise aujourd'hui rattachée à la région Provence Alpes Côte d'Azur »
e « Pays niçois (provençal jusqu'en 1388, savoyard et piémontais jusqu'en 1860, aujourd'hui rattaché à la région Provence Alpes Côte d'Azur »
Article détaillé : Provençal.

La langue historique de la Provence est le provençal[50]. Les Occitanistes ont fait renaître vers 1930 l'expression « langue d'oc » en réduisant le sens de l'expression « langue provençale », aussi appelée langue romane[51],[52] et jadis synonyme de « langue d'oc », au seul dialecte occitan parlé en Provence[53].

On distingue plusieurs variétés de provençal[54],[55] : le maritime (appelé aussi marseillais ou central), le rhodanien, l'alpin (appelé aussi gavot) et le niçois. Le provençal alpin ou gavot lui aussi a été considéré comme une variante du provençal. Le niçois est issu du provençal médiéval et a reçu quelques influences nord-italiennes. En 1999, le nombre de « locuteurs réguliers » du provençal serait de 250 000, les locuteurs dits « passifs » ou « potentiels » (comprenant au moins partiellement la langue ou pouvant en dire quelques mots et expressions) de 500 000[56]. Cependant, si le provençal maritime est en danger selon l'UNESCO, le vivaro-alpin n'est, lui, que vulnérable, grâce à la vivacité qu'il a gardée dans les vallées du Piémont italien.

Le , la région Provence-Alpes-Côte d'Azur adopte un vœu reconnaissant le caractère patrimonial des « langues provençales et niçoises »[57]. Ce vœu est modifié le en précisant le caractère unitaire de la langue d'oc dans le respect de ses variantes parlées en Provence[58], témoignant ainsi de sa difficulté à se prononcer dans une querelle opposant deux militantismes qui multiplient les pressions, les désaccords entre linguistes n'aidant pas à trancher[59].

Les principales associations qui œuvrent pour le développement du provençal sont le Félibrige (fondée par Frédéric Mistral) , le collectif Prouvènço qui milite pour la reconnaissance du provençal comme langue distincte, ainsi que Leis Amics de Mesclum, la fédération des associations Parlaren, l'Unioun prouvençalo, l'Astrado Prouvençalo, l'Association des enseignants de provençal, les écoles félibréennes, Lou Prouvençau à l'Escolo, la Fédération des Associations du comté de Nice, l'Acadèmia Nissarda, le Centre culturau Occitan-País Niçard, l'Ostau dau Pais Marselhés, etc.

Les langues étrangères en Provence[modifier | modifier le code]

La Provence comportait aussi des enclaves de langue ligurienne, dont le parler fut appelé figoun à Biot, Vallauris, Mouans-Sartoux, Mons et Escragnolles[60]. Le mentonasque, parlé à Menton, constitue un parler de transition avec le ligurien. Dans la vallée de la Roya, aux confins orientaux des Alpes-Maritimes, sont employés le royasque et sa variante le brigasque qui constituent deux dialectes liguriens de transition avec le vivaro-alpin.

En outre, l'immigration à partir du XIXe siècle a également établi d’importantes communautés italiennes (dans toute leur variété linguistique), puis d’autres langues, liées à l’attrait touristique de la Côte d'Azur, au rapatriement des Pieds-Noirs et à l’immigration d’origine africaine qui a accompagné le développement économique et industriel des années 1950 et 1960.

Une langue française "provençalisée"[modifier | modifier le code]

La langue française en Provence est enrichie de plusieurs mots provençaux qui sont plus ou moins traduits[61].

On retrouve chez les supporteurs de l'Olympique de Marseille l'expression "on craint dégun", également reprise par le Président de la République française Emmanuel Macron[62] qui signifie en français standard "on ne craint personne".

Outre l'altération du mot "dégun" par l'ajout de l'accent donnant "dégun"[pas clair], on retrouve aussi dans certains médias, la faute de l'ajout du -t à "pichoun" donnant "pitchoun"[63] voir aussi "pitchoune"[64]. Le mot "pichoun" est en employé dans les sous-dialectes maritime, niçois et alpin alors que le rhodanien emploi "pichot" chacun dans l'écriture mistralienne[pas clair], alors qu'ils sont écrits "pichon" et "pichòt" en classique pour une prononciation identique.

Religion[modifier | modifier le code]

L'athéisme[modifier | modifier le code]

Le christianisme[modifier | modifier le code]

Les santons[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Santon de Provence.

Les santons sont des figures modélisées avec de l'argile, de taille variable, employées pour reconstituer la scène de la nativité durant les fêtes de Noël. Au XXe siècle, on trouve des santons dépassant le cadre religieux.

Le judaïsme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Juifs du Pape.

Costume traditionnel[modifier | modifier le code]

Deux comtadines en costume traditionnel

Jusqu'aux années 1950, le costume traditionnel féminin était encore porté quotidiennement à Arles par un certain nombre de femmes et plus particulièrement le dimanche dans le Comtat Venaissin. Le costume d'Arles a été la tenue féminine traditionnelle dans tout l'ancien archevêché et a tenté de s'imposer jusqu'à Avignon sous l'impulsion de Frédéric Mistral. Il a débordé sur la rive droite du Rhône de la Camargue gardoise jusqu'à l'Uzège[65], s'est étendu à l'Est par-delà la Crau, jusqu'à la Durance et le golfe de Fos[66].

Parmi toutes les variétés locales alors à la mode, seuls les costumes d'Arles et comtadins, portés indifféremment par les femmes de toutes conditions, ont traversé la Révolution, tout en continuant à évoluer d'une façon naturelle. Parmi les pièces qui composent l'habillement, il y a la chapelle, plastron de dentelle en forme de trapèze apparu en 1860 et qui couvre la poitrine[67], le grand châle de forme carrée qui moule le buste, la robe longue en satin de différentes couleurs, toujours pincée à la taille, les dorures (bijoux, agrafes, boucles ou crochets) qui sont transmises de génération en génération. Le signe le plus distinctif du costume comtadin est la coiffe « à la grecque ». Ses autres composantes sont : chemise, jupon, jupe simple ou matelassée, le couthiloun, tablier, corselet, caraco, fichu et coiffe.

Le paysan provençal du XVIIIe siècle portait la culotte « à la française » avec des bas ou des guêtres de peau, un gilet et une jaquette à deux basques. Le seul élément qui a traversé les siècles est la taillole (taiolo), ceinture de laine, généralement rouge, qu'il portait à la taille. Pour les autres parties de l'habillement, continuèrent à rester populaires la blouse, alors appelée camisole, qui était considérée comme un cache-poussière[68], le tricorne, le bonnet ainsi que le chapeau de feutre rond qui étaient portés sur une perruque - élément depuis longtemps suranné - par le paysan ou l'artisan. Ces coiffes ne cédèrent la place au haut-de-forme qu'au cours du XIXe siècle. Celui-ci fut dénommé lou sofé, car il chauffait comme un tuyau de poêle[69].

Cuisine[modifier | modifier le code]

La cuisine provençale se distingue par l'utilisation d'huile d'olive, d'ail, de légumes, d'herbes aromatiques et de poissons pour les terres proches de la mer. C'est une cuisine riche et variée. Elle est influencée par la cuisine méditerranéenne et plus particulièrement par la cuisine italienne. Les conquêtes arabes ont aussi modifié la cuisine provençale ainsi que l'arrivée de la tomate et de l'aubergine après la découverte de l'Amérique.

Parmi les plats appréciés en Provence : l'aïoli garni, la tapenade, l'anchoïade, les petits farcis, la ratatouille, la bouillabaisse, la pissaladière, le pan bagna, la bourride, la daube provençale, la socca (plat typiquement niçois, existe aussi à Toulon sous la dénomination « cade »), la soupe au pistou (soupe au basilic avec divers légumes locaux mélangés à une purée de tomates), la fougasse.

La commune de Mougins réalise tous les ans depuis 2006 le Festival international de la gastronomie.

Vins[modifier | modifier le code]

Les vins de Vaucluse font partie du vignoble de la vallée du Rhône. Les AOC régionales se déclinent en Côtes-du-rhône, Côtes-du-Rhône villages, Côtes-du-Luberon et Ventoux (AOC). Les Côtes-du-Rhône villages comprennent dix appellations : Cairanne, Massif-d'uchaux, Plan-de-dieu, Puyméras, Rasteau (AOC), Roaix, Sablet, Séguret, Valréas et Visan. Les appellations locales ou crus sont au nombre de quatre : Beaumes-de-venise (AOC), Châteauneuf-du-pape, Gigondas et Vacqueyras, tandis que les vins doux naturels sont représentés par le muscat de Beaumes-de-Venise et le Rasteau (VDN). Les quelques vins qui n'ont pas droit à l'appellation peuvent être labellisés soit en vin de pays de Vaucluse, vin de pays d'Aigues ou encore vin de pays de la Principauté d'Orange. Autour de cette production s'est développé l'œnotourisme avec, en particulier, la mise en place de la Route des vins des Côtes du Rhône

Le vignoble de Provence s'étend du sud d'Avignon jusqu'aux Alpes-Maritimes. Ses terroirs viticoles sont d'une très grande hétérogénéité tant pédo-géologique que climatique avec bien évidemment une dominante de climat méditerranéen strict mais également de zones plus froides où l'influence du vent est déterminante. Au sein de ce vignoble ont été reconnus deux grands types d'appellations d'origine contrôlées (AOC). Les appellations régionales qui regroupent : Côtes-de-provence, Coteaux-d’aix-en-provence, Coteaux-des-baux-en-provence, Coteaux-varois et Coteaux-de-pierrevert. Les appellations locales comprennent : Bandol, Bellet, Cassis et Palette.

Les vins qui n'ont pas droit à l'appellation peuvent être labellisés soit en vin de pays des Bouches-du-Rhône, vin de pays du Var ou encore vin de pays des Alpes-de-Haute-Provence. À ces vins de pays départementaux s'ajoutent des vins de pays de zone : Vin de pays d'Argens, Vin de pays des Maures, Vin de pays de Mont-Caume et Vin de pays des Alpilles (ex Petite Crau),

Architecture[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Tartarin de Tarascon, héros d'Alphonse Daudet

De nombreuses œuvres littéraires évoquent la Provence :

Troubadours[modifier | modifier le code]

Parmi les troubadours directement issus de la mouvance provençale, on compte : Raimbaut d'Orange, Raimbaut de Vaqueiras, Albertet de Sisteron, Bertran de Lamanon, Folquet de Marseille, Blacas de Blacas.

Félibres[modifier | modifier le code]

Jusqu'au milieu du XXe siècle, le terme provençal, associé aux troubadours, désignait l'ensemble de la langue d'oc. En 1854, autour de Frédéric Mistral se forme le Félibrige à Châteauneuf-de-Gadagne, association littéraire qui se donne pour objectif la restauration de la langue provençale et la codification de son orthographe par la littérature et particulièrement par la poésie. En 1904, Mistral obtiendra le prix Nobel de littérature pour Mirèio (Mireille) ainsi que pour ses travaux lexicologiques. Ce prix Nobel de littérature fut le seul octroyé à une œuvre écrite dans une langue qui ne dispose d'aucune reconnaissance institutionnelle jusqu'au prix Nobel de littérature obtenu par Isaac Bashevis Singer pour son œuvre en Yiddisch.

Musique-culture[modifier | modifier le code]

Festivals[modifier | modifier le code]

Orange[modifier | modifier le code]
Article connexe : Chorégies d'Orange.

Chaque été ont lieu les Chorégies d'Orange dans le célèbre amphithéâtre romain plus connu sous le nom de Théâtre antique d'Orange. C'est un festival d’opéra et de musique classique. Ce festival fête ses 150 ans en 2019.[70]

Aix-en-Provence[modifier | modifier le code]

Le Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence est un festival d’opéra et de musique classique créé en 1948 et qui a lieu chaque été à Aix-en-Provence. C’est l’un des grands festivals lyriques européens, avec une affinité particulière pour les opéras de Mozart ; les représentations données à l'origine, en plein air, dans la cour de l’ancien Archevêché sont réparties aujourd'hui sur plusieurs sites : le théâtre de l'Archevêché, le Grand Théâtre de Provence (construit en 2007), le théâtre du Jeu de Paume et l'hôtel Maynier d'Oppède en sont les principaux.

Antibes Juan-les-Pins[modifier | modifier le code]

Le Festival de Jazz d'Antibes Juan-les-Pins, créé le , est le premier festival Européen de jazz. Cet événement fut créé par Jacques Souplet en collaboration avec Jacques Hebey. Cette manifestation se déroule tous les ans au mois de juillet. Devant le succès remporté par la première édition de 1960, le Festival fut reconduit tous les ans. Grâce à Norbert Gamsohn, directeur artistique, il a acquis une notoriété mondiale devenant le plus prestigieux après celui de Newport, et ce pendant 27 ans sous sa direction. Il y a programmé les plus grands noms mais a apporté une ouverture de style qui a fait la différence avec tous les autres festivals, permettant ainsi à de jeunes artistes et à de nouvelles musiques de s'exprimer. Il a aussi introduit la télévision, qui avec Jean-Christophe Averty, a apporté une touche unique et une diffusion sans précédent au jazz. En 2010, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la manifestation, le marché d'appel d'offre de l'Office du tourisme pour l'organisation du festival a retenu la candidature de la Société anonyme monégasque d'entreprises de spectacles (SAMES), filiale de la Société des bains de mer de Monaco (SBM), dirigée par Jean-René Palacio.

Grignan

En 1996, année du tricentenaire de la mort de Mme la Marquise de Sévigné, naissait à Grignan, le Festival de la Correspondance, à l'initiative de son maire Bruno Durieux. C'était le début d'une aventure qui devait conduire à la célébration d'un genre tous les ans en juillet : la correspondance, un domaine littéraire auparavant négligé qui connaît depuis quelques années un intérêt croissant de la part des lecteurs, auteurs, éditeurs et comédiens. Le Festival a montré quelle source intarissable la correspondance alimente, à toutes les époques et dans tous les pays. Des artistes comme Anouk AIMEE (1999), Richard BOHRINGER (2017), Isabelle CARRE (2006, 2000), Catherine JACOB (2005), Bernard GIRAUDEAU (2009), Hippolyte GIRARDOT (2015) se sont produits sur cette scène.

La Roque-d'Anthéron[modifier | modifier le code]

Le Festival international de piano de La Roque-d'Anthéron est un festival international de piano, fondé en 1980 par Paul Onoratini[71], maire de La Roque-d'Anthéron et René Martin, alors stagiaire à la Direction régionale des affaires culturelles, cherchant à créer un festival de piano. Se déroulant à ciel ouvert, chaque été, dans le parc du château de Florans, il est aujourd'hui reconnu comme l'un des grands rendez-vous musical en Europe. C'est le lieu de rencontre de tous les talents pianistiques, rassemblant aussi bien les nouveaux jeunes talents que ceux dont la renommée n'est plus à faire. Des artistes comme Martha Argerich, Nelson Freire, Boris Berezovsky, Evgeny Kissin, Zhu Xiao-Mei, François-Frédéric Guy, Claire Désert, Nikolaï Lugansky, Brigitte Engerer, Arcadi Volodos, Anne Queffélec, Alexandre Tharaud, Marie-Josèphe Jude, Hélène Grimaud viennent se produire régulièrement à ce festival.

Sisteron[modifier | modifier le code]

Le festival les Nuits de la Citadelle est l'événement important du paysage culturel sisteronais et des Alpes provençales. Depuis plus de cinquante ans, le théâtre de verdure de la Citadelle, créé en 1928, accueille chaque année des spectacles de théâtre, danse ou musique. Plusieurs lieux servant actuellement de cadre à ces différentes manifestations. L'église Saint-Dominique (XIIIe siècle) est réservée aux concerts de musique de chambre, ceux de musique sacrée se déroulent en la cathédrale Notre-Dame-des-Pommiers (XIIe siècle). La partie danse et théâtre est programmée au théâtre de verdure[72].

Des artistes de renommée internationale sont venus se produire lors des Nuits. Parmi les grands noms du théâtre, on compte Edwige Feuillère, Maria Casarès et Jean Marais, pour la danse Patrick Dupond, Noëlla Pontois et Marie-Claude Pietragalla. Pour la partie musique, ont été invités des chefs d'orchestre comme Karl Münchinger et Michel Corboz, et ont chanté en soliste Georges Cziffra, Lily Laskine, Barbara Hendricks et Vadim Repin[72].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Les frères Lumière, qui possédaient une belle maison à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, y réalisèrent leurs premières œuvres cinématographiques avec celles tournées à leur usine de Lyon : L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, L'Arroseur arrosé. La première salle de cinéma de l'histoire, L'Éden, se situe à La Ciotat. L'Éden est toujours présent et est classé monument historique. Un comité de soutien présidé par Bertrand Tavernier est en cours pour sa réhabilitation. La première projection publique du cinématographe y eut lieu le . Michel Simon tombera amoureux de cette ville et y achètera une maison devenue propriété de la commune et siège de l’association « Les Amis de Michel Simon ». La Provence a connu bien d'autres aventures avec ces précurseurs du cinéma. Le matériel d'Auguste et Louis Lumière, à l'arrivée de la Première Guerre mondiale, a été sauvegardé dans une maison de Signes (Var). Marseille a eu ses studios de cinéma. De nombreux films ont été réalisés dans les villes et villages. Le fameux Napoléon d'Abel Gance a été tourné en Cinérama, l'ancêtre du CinemaScope, en 1927 à La Garde (Var). En 1935, sort Toni, réalisé et tourné à Martigues par Jean Renoir, film instigateur du cinéma néoréaliste italien. La Femme du boulanger, de Marcel Pagnol, tourné au village de Le Castellet, est le plus connu des années de l'entre-deux-guerres. Il est resté sept ans à l'affiche à New York. C'est en 1946 qu'Orson Welles, désirant faire la connaissance de Raimu, vient à Toulon, ville natale du célèbre acteur provençal. Il rencontre Marcel Pagnol qui lui annonce qu'il arrive une semaine trop tard. Orson Welles dira : « C'est dommage car il était le plus grand de nous. » La région, depuis le début du cinéma, possède une histoire très riche et l'activité dans ce domaine continue, en regrettant toutefois la mise en sommeil des Studios de la Victorine à Nice. Les tournages, les festivals, principalement le Festival de Cannes, le plus connu mondialement, font que la région est devenue une plaque tournante essentielle du 7e art.

Festival de Cannes[modifier | modifier le code]

Le Festival de Cannes, fondé en 1946 sous l'égide de Jean Zay[73], ministre des Beaux-Arts du Front populaire est un festival de cinéma international se déroulant à Cannes (Alpes-Maritimes, France).

Il est devenu, au fil des années, le plus médiatisé au monde[74], et son influence n'a cessé de croître grâce aux médias et sponsors présents à cette occasion, notamment lors de la cérémonie d'ouverture et de la traditionnelle montée des marches : le célèbre tapis rouge et ses vingt-quatre « marches de la gloire »[75]. Malgré ce prestige, le Festival a souvent été critiqué, et il fut à l'origine de plusieurs scandales ou controverses que relayèrent magazines et journaux, français et étrangers. Chaque année, durant la seconde quinzaine de mai, la ville de Cannes est envahie par des cinéastes et prise d'assaut par des milliers de photographes. C'est au Palais des Festivals et des Congrès, situé sur le boulevard de la Croisette, que les principales projections ont lieu.

Artistes de Provence[modifier | modifier le code]

Écrivains[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, la littérature provençale s'est renouvelée et a été plus productive que jamais, grâce à l'œuvre d'écrivains parmi lesquels Joseph d'Arbaud, Bruno Durand, Louis Brauquier (poète, peintre, agent des Messageries Maritimes), Marius Jouveau, Sully-André Peyre, Marcelle Drutel, Francis Gag, Henriette Dibon, René Jouveau, Jean-Calendal Vianès, Charles Galtier, Fernand Moutet, Pierre Millet, Max-Philippe Delavouët, Marcel Bonnet, Robert Lafont, Jean-Pierre Tennevin, Jòrgi Reboul, Robert Allan, Serge Bec, Florian Vernet, Philippe Gardy, Danielle Julien, René Toscano, Michel Miniussi, Claude Barsotti, Pierre Pessemesse, Alain Peillon, Bernard Blua, Bernard Giély, Philippe Blanchet, André Resplandin.

Peintres[modifier | modifier le code]

École provençale du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Sculpteurs et architectes[modifier | modifier le code]

Acteurs, musiciens, chanteurs[modifier | modifier le code]

La musique en provençal est très créative, aussi bien dans les genres traditionnels que dans les genres plus modernes, avec une vague folk depuis les années 1970 (Miquèla e lei Chapacans, Jan Nouvè Mabelly, Daumas…) et une seconde vague renouvelée depuis les années 1990 avec des genres nouveaux (comme Jean-Bernard Plantevin et les groupes Massilia Sound System, Nux Vomica, Gacha-Empega, Dupain, Crous e Pielo, Terro de Sau, lo Còrou de Berra, D'Aquí Dub, lo Còr de la Plana, Miquèu Montanaro, Jean Louis Todisco, Benjamin Mélia, Belouga quartet par exemple).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Provence ancien.svg Provence
  • D'or à quatre pals de gueules.

Armes de la Provence dites « anciennes », dont le premier témoignage date de Raimond Bérenger V de Provence (1209-1245), petit-fils de Alphonse II d'Aragon[76].

Plusieurs hypothèses existent quant à l'origine de ce blason. Selon l’héraldiste français Michel Pastoureau, l'origine de ces armes serait provençale : il les attribue au royaume d'Arles et, selon lui, c'est en gouvernant la Provence que les comtes de Barcelone auraient ramené ces armes en Catalogne[77]. Cette hypothèse est réfutée par l'héraldiste Faustino Menéndez Pidal de Navascués, selon lequel ce blason ne revint pas à Raimond-Bérenger IV en tant que comte de Barcelone, mais par une attribution légendaire au XVIe siècle des comtes de Provence à la maison royale d'Aragon, elle-même à l'origine du blason, par le biais du grand-père du Raimond-Bérenger V de Provence, Alphonse II d'Aragon[78].

Voir aussi son article dans les Mélanges Martin de Riquer, ainsi que par un ouvrage récent de Remi Venture[79].

Blason Provence Anjou.svg Provence
  • D’azur, à la fleur de lys d’or, surmontée d’un lambel de gueules

Ces armes remontent au XVIIIe siècle : il s'agit d'une version simplifié des armes des ducs d'Anjou capétiens qui, à compter de Charles Ier en 1245, sont comtes de Provence.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Express, Noël Coulet: "La Provence était imbriquée dans la France bien avant son rattachement", 06/08/2007, https://www.lexpress.fr/region/noel-coulet-la-provence-etait-imbriquee-dans-la-france-bien-avant-son-rattachement_475997.html
  2. René Poupardin, Le Royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?), Editions des Régionalismes, , 290 p. (ISBN 2824052252 et 9782824052250), p. 157 : « A l’ouest, le Rhône ne formait pas la limite des états de Louis, auxquels étaient rattachées non seulement la portion transrhodanienne du pagus Lugdunensis et la partie du diocèse d’Avignon qui fit plus tard partie du Languedoc, mais encore le Vivarais(…) ».
  3. chanoine J. Rouchier, « Histoire du Vivarais, publiée sous les auspices du Conseil général de l'Ardèche, par Jean Régné, archiviste du département. Tome premier : Le Vivarais depuis les origines jusqu'à l'époque de sa réunion à l'Empire (1039) », sur persee.fr, Largentière, (consulté le 14 mai 2019)
  4. « Le royaume de Bourgogne-Provence : Des gaulois aux carolingiens, le royaume de Bourgogne - Provence 888-1032 », sur Musée d’Histoire Militaire, .
  5. Michel Riou, Ardèche, terre de châteaux, La Fontaine de Siloë, , 295 p. (ISBN 2842062140 et 9782842062149, lire en ligne), p. 27 : « (…)il est indispensable d’évoquer ne serait-ce qu’un instant la querelle qui divise depuis plus d’un siècle les historiens du Vivarais. Le Vivarais ou plus précisément le domaine temporel des évêques de Viviers (ce qui exclut donc le Valentinois et le Viennois « à la part du royaume ») fit-il partie ou non du domaine des comtes de Toulouse ? (…) ». Dom Vic et dom Vaissette à l’origine de l’Histoire Générale de Languedoc et l’historien de la Provence, Édouard Baratier, pensent que le Vivarais et l’Uzège intégrés à la Provence jusqu’en septembre 928 passent à la Gothie, puis aux comtes de Toulouse tandis que le chanoine Rouchier, historien du Vivarais, est convaincu que le Vivarais continua de faire partie de la Provence.
  6. a et b Louis Stouff (Université de Provence), « Deux dates dans l’histoire de la Provence médiévale 972-1481 », dans Claude Carozzi, Huguette Taviani-Carozzi, Faire l'événement au Moyen Âge, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, coll. « Le temps de l’histoire », , 364 p. (ISBN 9782853996723, DOI 10.4000/books.pup.5698, lire en ligne), p. 119-137.
  7. Jean Gallian, Histoire de Caromb Tome 1, Caromb et le Comtat en terres papales, http://jean.gallian.free.fr/carb2/ch9.html
  8. PaulFournier, « Le royaume de Provence sous les Carolingiens », revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Annales du Midi, t. 14, no 56,‎ , p. 441-457 (lire en ligne, consulté le 14 mai 2019)
  9. Bernard Bligny (dir.), Histoire du Dauphiné, vol. 26, Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones / Histoire des provinces », , 486 p., p. 11 : « C’est finalement au sud-est et au sud seulement, face à la Provence , que la démarcation resait la plus floue et la moins naturelle, la limite suivant bien d’abord la Durance du confluent de l’Ubaye au voisinage de Sisteron. Mais (…) ».
  10. a et b D. Andreis, « Migrants et travailleurs : L'évolution de la frontière entre la Provence et le comté de Nice », Cahiers de la Méditerranée, no 11,‎ , p. 101-115 (DOI https://doi.org/10.3406/camed.1975.1712, lire en ligne, consulté le 20 juin 2019).
  11. Martin Aurell, Jean-Paul Boyer et Noël Coulet, chap. 9 « La fin troublée du XIVe siècle », dans La Provence au Moyen Âge, Presse universitaires de Provence, (lire en ligne), 1380 – 1482: L'ultime principauté de Provence ou la seconde maison d'Anjou, p. 285-294.
  12. Karine Valensi, Archives départementales des Alpes-Maritimes, Les Terres Neuves de Provence soumises au Comte de Savoie en 1388, https://www.departement06.fr/documents/A-votre-service/Culture/archives/Expo-virtuelle/de-la-prehistoire-au-xviii/expv_prehistoire_5-4.pdf
  13. F. Garrigue et A. Vérola, Notre Provence, sa géographie, son histoire, page 4/43, https://www.carces-autrement.fr/notre-provence/images/notre-provence.pdf
  14. Frédéric Mistral, « Lou Tresor dòu Felibrige, Dictionnaire provençal-français (1878) », p. 20658
  15. Charte du Forum d'Oc composé du Felibrige (mistralien) et IEO (classique), ainsi que d'autres associations, représentants, etc., http://forumdoc.org/fr/que-voulons-nous/charte-du-forum-doc/
  16. Frédéric Mistral, Lou Tresor dou Felibrige, introduction du dictionnaire de Mistral présentant la langue provençale ou langue d'oc moderne comprenant l'ensemble des dialectes du Midi de la France, 1878,https://www.lexilogos.com/provencal/felibrige.php?q=
  17. Frédéric Mistral, Lou Tresor dou Felibrige, mot "dialeite", 1878, https://www.lexilogos.com/provencal/felibrige.php?q=dialeite
  18. Le Pays niçois appartient à la Provence, non seulement comme entité administrative mais aussi géographiquement et historiquement, car il fait partie de la Provence lorsque celle-ci est incluse en 536 dans le Royaume franc, et le reste jusqu'en 1388.
  19. a b c d e f g h i et j Carte de Cassini, section 121 (VAISON), vers 1750
  20. a et b Christian Trézin, Un palais d'Apollidon- le château de Grignan de 1516 à 1776, , 422 p.
  21. a b c d e f g et h Michel de la Torre, Drôme: le guide complet de ses 371 communes, Deslogis-Lacoste,
  22. Clébert & Rouyer, La Durance, op. cit., p. 18
  23. Gilbert Bessonnat, Durance et Verdon : la région alpine, Riez, Musée de Riez, 1980, p. 1
  24. Altisud, consulté le 28 août 2008
  25. SANDRE, « Fiche rivière le verdon (X2--0200) » (consulté le 21 juillet 2008)
  26. SANDRE, « Fiche fleuve le var (Y6--0200) » (consulté le 18 octobre 2008)
  27. Jean Vialar, Les vents régionaux et locaux, 1948 ; réédité par Météo-France en 2003.
  28. Source : Services techniques d'Inter Rhône à Avignon Données météorologiques concernant l'année 2006 [PDF]
  29. Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne. Paris, Errance, 2004, 206 p.
  30. Félix Vernay, Petite histoire du Dauphiné , 1933, p. 2.
  31. Karl Ferdinand Werner, Les Origines, avant l'an mil, Livre de Poche, coll. « Histoire de France (sous la direction de Jean Favier) », (réimpr. 1992) [détail des éditions] (ISBN 2-253-06203-0), p. 314.
  32. Werner 1984, p. 415-416.
  33. Werner 1984, p. 419.
  34. Jean Pierre Poly, La Provence et la société féodale (879-1166), Paris,
  35. a b c d e f g et h Agulhon et Coulet 2007.
  36. Paul Masson, Bouches-du-Rhône (Les) : 03 : Les Temps modernes, 1482-1789 [sous-titre : Encyclopédie départementale. Première partie : Des origines à 1789.], page 293 ; etc.
  37. Histoire de la Provence, Maurice Agulhon et Noël Coulet, PUF, 1987.
  38. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, (ISBN 2-7242-0785-8)., p. 287
  39. Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu’à la Révolution, coédition Édisud et Parc naturel régional du Verdon, 2001, (ISBN 2-7449-0139-3), p. 204
  40. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc sur le site peiresc.org.
  41. De Vallis Clausa (« vallée close »).
  42. Raymond Huard, « Suffrage universel et mobilisation politique en Provence et dans la région alpine de 1848 à 1851 », Provence 1851. Une insurrection pour la République, Actes des journées d’étude de 1997 à Château-Arnoux et de 1998 à Toulon, Association pour 150e anniversaire de la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851,‎ , p.17-31
  43. La Provence face à la Grande Guerre La Provence, 19 septembre 2014 (consulté le 24 novembre 2019)
  44. « PROVENCE : époque contemporaine », sur The Provence Herald, (consulté le 3 décembre 2014)
  45. Décret n° 60-516 du 2 juin 1960 portant harmonisation des circonscriptions administratives
  46. http://www.annot-histoire.com/coupo%20santo.html
  47. http://www.felibrige.org/la-coupo/histoire-de-la-coupe/
  48. Limite de la langue dans Le provençal. Essai de description…, op. cit.
  49. Frontières historiques et culturelles dans Philippe Blanchet, Zou boulegan ! Expressions familières de Marseille et de Provence En ligne : https://books.google.com/books?id=QFqbSsWENWIC&source=gbs_navlinks_s
  50. Joseph Salvat, Provençal ou occitan ?, Annales du Midi, Année 1954, 66-27, p.229-241, https://www.persee.fr/doc/anami_0003-4398_1954_num_66_27_5998 : « En Provence, le terme de « provençal » convenait en tous points aux œuvres de Bellaud de la Bellaudière et des écrivains qui le suivirent sur la rive gauche du Rhône. »
  51. Frédéric Mistral, Lou Tresor dou Felibrige, voir "rom" qui précise la définition "roman (vieux provençal)", https://www.lexilogos.com/provencal/felibrige.php?p=abreviations
  52. François Just Marie Raynouard, Lexique roman, 6 vol., 1838-1844, lire la partie "Recherches philologiques sur la langue romane, considérations préliminaires" https://books.google.fr/books?id=UQ06AAAAcAAJ&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false
  53. Lou Tresor dou Felibrige, Frédéric Mistral, https://www.lexilogos.com/provencal/felibrige.php?q=dialeite
  54. Frédéric Mistral, Lou Tresor dou Felibrige, voir le mot "dialeite", 1878, https://www.lexilogos.com/provencal/felibrige.php?q=dialeite
  55. Jean-Pierre Tennevin, André Aries, Les dialectes provençaux France Télévision, INA.fr, 12 mai 1978, https://www.youtube.com/watch?v=AEJKG3zgW8M
  56. Philippe, Blanchet, Parlons provençal !, langue et culture, l'Harmattan, 1999.
  57. http://prouvenco.presso.free.fr/motion.html
  58. http://c-oc.org/oc/provenca/spip.php?article21
  59. Danièle Dossetto, « La langue comme clé mais d’autres clefs que la langue : douze ans de recompositions mistraliennes en Provence‑Alpes‑Côte‑d’Azur », Lengas, no 72 - Aspects idéologiques des débats linguistiques en Provence et ailleurs,‎ (DOI 10.4000/lengas.114, lire en ligne).
  60. Jules Ronjat, Grammaire istorique des parlers provençaux modernes, Montpellier, Société des langues romanes, 1930-1941, tome I, p. 23-24
  61. André Ariès, France télévision, INA, "Vous parlez provençal sans le savoir", https://www.youtube.com/watch?v=JpKNJI0J150
  62. Géo'ado, 03/04/2017, « On craint dégun ! » Mais ça veut dire quoi ? https://www.geoado.com/actus/on-craint-degun-33235/
  63. Nice-Matin, Venez chanter Disney pour les bébés prématurés, 10/01/2019, https://www.nicematin.com/culture/venez-chanter-disney-pour-les-bebes-prematures-290236
  64. Centre National de Ressources Textuelles et Lexilaes, mot Pitchoune, http://www.cnrtl.fr/definition/pitchoune
  65. Benoit 1992, p. 114
  66. Benoit 1992, p. 115
  67. Benoit 1992, p. 127
  68. Benoit 1992, p. 112-113
  69. Benoit 1992, p. 113
  70. « Les Chorégies célèbrent leur 150e édition », sur france culture,
  71. « La Roque-d'Anthéron endeuillée », La Provence, 10 janvier 2010.
  72. a et b Dictionnaire de la Provence, op. cit., p. 551.
  73. « Histoire du Festival », Festival de Cannes (consulté le 9 juin 2007)
  74. Macha Séry, « L'événement culturel le plus médiatisé au monde », Le Monde, (consulté le 26 mai 2007)
  75. Associated Press (AP), « Ouverture officielle du 60e Festival de Cannes », (consulté le 9 juin 2007)
  76. G. Fatás Cabeza et G. Redondo Veintemillas, «Palos de Aragón», Gran Enciclopedia Aragonesa, IX, Saragosse, 1981.
  77. Dans « L'origine suisse des armoiries du royaume d'Aragon », Archives héraldiques suisses, 1980, p. 3-10 ; aussi L'Hermine et le sinople. Études d'héraldique médiévale, Paris, Le Léopard d'or, 1982, p. 95-102 ; et « L'origine des armoiries de la Catalogne », II simposium numismàtic de Barcelona, Barcelone, 1980, p. 57-62.
  78. Faustino Menéndez Pidal de Navascués, Símbolos de España, Madrid, Centro de Estudios Políticos y Constitucionales, 2000, p. 95-138. (ISBN 978-84-259-1110-1).
  79. (fr + oc-provenc) Remi Venture, Sang et or : un drapeau européen pour la Provence = Sang e or : un drapèu éuroupen pèr Prouvènço, Grans, Collectif Prouvènço, (ISBN 978-2-9534187-0-5)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Agulhon et Coulet 2007] Maurice Agulhon et Noël Coulet, Histoire de la Provence, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? » (no 149), (réimpr. et mise à jour ), 5e éd. (1re éd. ), 1 vol., 127 p., 18 cm (ISBN 2-13-051700-5 et 978-2-13-051700-9, OCLC 716711796, notice BnF no FRBNF43643155, SUDOC 059362561, présentation en ligne, lire en ligne).
  • Fernand Benoit, La Provence et le Comtat Venaissin. Arts et traditions populaires, Aubanel, (ISBN 2700600614)
  • Jacques Marseille (dir.), Dictionnaire de la Provence et de la Côte d'Azur, Paris, Larousse, (ISBN 2035751055)
  • Jean-Maurice Rouquette, conservateur des musées d'Arles. Photographie inédites de Zodiaque, Galice romane, Provence romane 1. La Provence rhodanienne, Zodiaque, , 497 p.
    Quarantième de la collection "la nuit des temps". Constitue le numéro spécial de vacances pour l'année de grâce 1974 de la revue trimestrielle "Zodiaque", cahiers de l'atelier du cœur Meurtry, éditée à l'abbaye Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire (Yonne). Traduction allemande de G. Schecber, Traduction anglaise de Alan Mc Leer : * Le Tricastin; * Le Comtat; * Les Alpilles; * Le pays d'Arles; * Marseille

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]