Espalion

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Espalion
Le pont, vue sur la rive droite de l'Olt
Le pont, vue sur la rive droite de l'Olt
Blason de Espalion
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Lot et Truyère
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Comtal Lot et Truyère
(siège)
Maire
Mandat
Éric Picard
2014-2020
Code postal 12500
Code commune 12096
Démographie
Gentilé Espalionnais(e)
Population
municipale
4 460 hab. (2014 en augmentation de 1,16 % par rapport à 2009)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 13″ nord, 2° 45′ 45″ est
Altitude Min. 338 m
Max. 420 m
Superficie 36,60 km2
Localisation

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Liens
Site web www.espalion.fr

Espalion (Espaliu en occitan, prononcé Espaliou) est une commune française située dans le nord du département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Anciennes tanneries au bord du Lot

La ville, dominée par le château de Calmont d'Olt, est traversée par le Lot après sa confluence avec la Boralde Flaujaguèse.

Planté dans une campagne fertile, l'adage « Espalion, premier sourire du midi » se comprend surtout pour le pèlerin venu du nord par d'austères chemins.

Sur les rives du Lot s'alignent les façades des maisons pittoresques aux balcons de bois en encorbellement et toits pentus. Ce sont d'anciennes tanneries, les « calquières », dont les larges pierres en degrés, appelées « gandouliers », formant saillie plongent dans la rivière Lot (Òlt en occitan). Sur ces pierres, disposées en escalier, on pouvait tanner les peaux au niveau de la rivière, différent selon les saisons. Cette industrie était prospère, maintenue jusqu'à la Première Guerre Mondiale.

Cette rivière est sujette à de fréquentes crues. Curieusement les torrents descendant de l'Aubrac sont appelés « boraldes » en amont d'Espalion et « coussanes » en aval. À l’arrière plan, le Pont-Vieux, en grès rose à quatre arches, qui date du Moyen Âge, est inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des Chemins de Compostelle en France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Pont-Vieux.

La ville d'Espalion est née du pont sur le Lot et des échanges avec la montagne.

Une voie romaine secondaire franchissait le Lot à Saint-Côme-d'Olt par un gué près de l'emplacement du pont gothique. Espalion se situait sur un tronçon de la voie qui reliait Bordeaux (via Cahors) et Toulouse, à Lyon capitale des Gaules. Plus précisément la route entre Segodunum, Rodez capitale du pays des Rutènes, et Anderitum (actuellement Javols) capitale du pays des Gabales

La ville était du Xe siècle à la Révolution dominée par le château de basalte des seigneurs de Calmont d'Olt, dont subsistent, au sud, les ruines. Sans doute descendaient-ils d'un lieutenant mis en place par Charlemagne.

En 1832, l'ancienne commune de Flaujac fusionne avec Espalion[1].

Une croix de mission, pour la conversion des protestants, a été élevée au XVIIIe siècle sur le pont.

Espalion a perdu en 1926 son rôle de sous-préfecture hérité d'une longue histoire mais n'a pas été chef-lieu de district.

La ville avait une gare ferroviaire sur la ligne Bertholène - Espalion par Banc, Gabriac, Bozouls et Biounac, mise en service en 1908 après 7 ans de travaux. Le trafic voyageur cessa en 1938 et le trafic marchandises en 1987. La ligne est actuellement totalement déferrée. Sa longueur était de près de 23 km. Espalion fut la dernière sous-préfecture métropolitaine à être desservie par le chemin de fer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville en 2017.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
maire en 1835  ? M. Thédenat   Médecin, conseiller d'arrondissement[2]
         
1989 2014 Gilbert Cayron[3] UDF puis MoDem
puis UDI
 
2014 en cours Éric Picard[4] DVD Agriculteur

Jumelages[modifier | modifier le code]

La plaque des jumelages d'Espalion.

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2014, la commune comptait 4 460 habitants[Note 1], en augmentation de 1,16 % par rapport à 2009 (Aveyron : +0,58 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 905 2 622 3 304 3 261 3 545 4 082 4 404 4 353 4 318
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 307 4 230 4 330 3 845 4 001 3 832 3 935 3 667 3 787
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 149 3 725 3 716 3 492 3 645 3 391 3 637 4 012 3 660
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
3 529 3 881 4 422 4 733 4 614 4 360 4 457 4 341 4 460
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Espalion, le pont, vue sur la rive gauche de l'Olt, un jour de marché

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Calmont d'Olt.

Classé Monument Historique, le château Fort de Calmont d'Olt domine la ville d'Espalion du haut de son piton basaltique. Édifié entre le XIe siècle et le XVe siècle, il témoigne de l'adaptation architecturale des châteaux aux évolutions de l'armement. C'est à ce titre que des engins de siège y sont présentés en fonctionnement dans le cadre d'animations sur la guerre de siège au Moyen Âge, les enfants peuvent obtenir un diplôme de chevalier après un parcours en 12 épreuves qui les mène jusqu'au donjon. Expo archéologique, panorama, boutique.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle de Perse[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle de Perse.

La chapelle de Perse fut édifiée au lieu où Saint Hilarian aurait été, en 730, décapité par les Sarrasins : l’iconographie le représente portant sa tête coupée qu’il va laver à la source de Fontsanges.

En 1060, un monastère pré-roman appelé Perse fut donné à l’abbaye de Conques par Hugues de Calmont. Reconstruit aux XIe et XIIe siècles par Conques, il fut sécularisé en 1537 et demeura église paroissiale jusqu’en 1742.

En grès rose et blanc sous son toit d’ardoise bleue, elle est de style roman très pur : le chœur est du XIe siècle, le reste du XIIe siècle, à l'exception des chapelles gothiques ajoutées en 1471. Le clocher-mur à quatre arcades se dresse sur l'arc triomphal. Sur le tympan-linteau du portail se trouve la Vierge entourée de dix apôtres. Le linteau présente le jugement d'une âme. En haut à gauche, une Adoration des mages.

À l’intérieur sur les chapiteaux : un Christ en majesté entourée de moines, un combat de chevaliers et de fantassins, et des oiseaux affrontés. Une dalle carolingienne a été réemployée dans le transept. Un chevet appuyé sur huit contreforts et orné d'arcatures en plein cintre. Des fresques du XIIe siècle, retouchées.

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Chapelle des Pénitents[modifier | modifier le code]

La chapelle de la confrérie des Pénitents blancs (rue du Plô) est édifiée contre le rempart en 1700 en style baroque[9] à partir des pierres provenant de la démolition d'une tour du Pont-Vieux[10], à charge pour les bâtisseurs de payer les frais. Vendue comme bien national en 1796, elle est rachetée en 1836[10]. La confrérie des Pénitents blancs étant supprimée en 1927, la chapelle sert de salle paroissiale jusqu'en 1939, puis en 1946, de dépôt de ciment pendant la construction du barrage de Castelnau-Lassouts[10]. En 1955, la chapelle de Perse est restaurée et le mobilier sacré provenant de l'ancienne église Saint-Jean-Baptiste qui y était entreposé depuis la fin du XIXe siècle est transféré à la chapelle des Pénitents[10]. Un petit musée d'art sacré y ouvre en 1958 pour une dizaine d'années. De 1970 à 1975, des expositions y sont organisées par une association, puis la chapelle devient inactive jusqu'à ce qu'une nouvelle association s'occupe à partir de l'an 2000 de restaurer le lieu et son mobilier[10].

La chapelle abrite un petit musée d'art religieux, fruit des efforts de l'association de sauvegarde décidée à faire vivre cet édifice du patrimoine espalionnais. Un retable en bois sculpté du XVIIIe siècle occupe toute la hauteur et la largeur de la pièce ; son panneau central représente la circoncision de Jésus. Deux autres tableaux, de part et d'autre de l'autel, sont également consacrés à l'Enfant-Jésus avec la Nativité et l'Adoration des mages[10]. Un gisant de procession représentant le Christ et une croix de procession du XVIIe siècle avec le corps du Christ en papier mâché y sont également exposés[10]. En mémoire des pénitents morts, nombre des dalles funéraires du sol sont gravées d'initiales, de symboles, de dates ou de représentations d'outils liés au métiers du bâtiment (équerre, compas, marteau) ou de la tannerie (couteau en demi-lune)[10].

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Ancienne église Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

Construite à partir de 1472, l'ancienne église Saint-Jean-Baptiste devient l'église paroissiale d'Espalion, en lieu et place de l'église Saint-Hilarian de Perse[11]. En 1883, elle est remplacée par l'actuelle église paroissiale située presque en face et le vocable de saint Jean-Baptiste est transféré au nouvel édifice. Son mobilier sacré est transféré à la chapelle de Perse jusqu'à la restauration de cette dernière en 1955, puis de nouveau déplacé dans la chapelle des Pénitents, où il est présenté dans un musée d'art sacré à partir de 1958 pendant une dizaine d'années[12].

En 1897, après dix ans de travaux, l'ancienne église Saint-Jean-Baptiste devient alors le siège de l'hôtel de ville jusqu'en 1948, après modification de la façade côté boulevard qui reçoit deux tours et un escalier monumental surmonté d'une loggia. Après le départ des services de la mairie, le bâtiment a connu diverses affectations (salles de classe, bains publics, entrepôt municipal) jusqu'en 1974 où l'édifice réhabilité voit l'installation en son sein du musée des Arts et Traditions populaires Joseph-Vaylet puis, quelques années après, du musée du Scaphandre.

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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, l'église étant devenue trop petite, un nouvel édifice est mis en chantier par le chanoine Louis Brévier, curé de la paroisse de 1872 à 1890. Commencée en 1879, la nouvelle église est consacrée le et reste sous le vocable de saint Jean-Baptiste, l'ancienne église étant désaffectée. Elle est l'œuvre de l'architecte ruthénois Grinda. Située sur le boulevard Joseph-Poulenc, cette église néo-gothique construite en grès rouge, est dotée de deux tours hautes de 45 m surmontées des statues en bronze de la Vierge et de saint Joseph, significatives de la piété mariale du Rouergue au XIXe siècle. Elle est précédée d'une cour fermée par une clôture de grès. Le portail central s'orne dans son tympan des statues du Bon Pasteur, de saint Jean-Baptiste et du patron de la cité, saint Hilarian.

À l'intérieur, le chœur contient un maître-autel et un retable monumental en marbre du Poitou, matériau également utilisée pour la chaire. Dans une des chapelles, un haut-relief en bronze de l'artiste aveyronnais Denys Puech (1854-1942) représente le martyre par décapitation de saint Hilarian.

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Église Saint-Michel de Calmont d'Olt[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Michel située en contrebas du château de Calmont d'Olt a été bâtie en 1779-1780 pour remplacer l'ancienne chapelle castrale qui était en si mauvais état qu'elle fut interdite d'accès en 1777. De dimensions modestes (16,50 × 8 mètres), l'église Saint-Michel a été délaissée pendant une grande partie du XXe siècle, et a ensuite fait l'objet d'une restauration qui a permis de révéler des dalles funéraires datant des années 1660 ainsi que des fresques du XVIIIe siècle[13].

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Couvent des Ursulines[modifier | modifier le code]

Le portail du couvent des Ursulines.

Construit au XVIIe siècle, le vaste ensemble du couvent des Ursulines a été démoli en 1968 et il ne subsiste plus que le portail et une partie de la façade de son église — notamment quatre colonnes à chapiteaux corinthiens et un fronton brisé qui encadrait la statue de la Vierge — transférés sur l'autre rive du Lot, face au Vieux Palais[14],[15]. Les niches accueillaient deux autres statues aujourd'hui disparues, celle de sainte Ursule à gauche et celle de saint Augustin à droite. Cependant, le blason sculpté de la congrégation des Ursulines subsiste encore au-dessus du linteau.

Abbaye de Bonneval[modifier | modifier le code]

Bien que située sur la commune voisine du Cayrol, l'abbaye de Bonneval n'est accessible par la route que depuis la commune d'Espalion, par la route départementale 661.

Autres édifices religieux[modifier | modifier le code]

Plusieurs autres édifices religieux sont recensés sur la commune : trois églises à Alayrac, Biounac et Flaujac, ainsi que trois chapelles à Carnéjac, à Falguières (privée) et à l'hôpital de la ville[16].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Vieux-Palais[modifier | modifier le code]

Statue de scaphandrier devant le Vieux-Palais.

Dans la commune se dresse le Vieux Palais, édifié sur les bords du Lot en 1572 par les soins de Bernardin de la Valette, capitaine au service des seigneurs de Calmont durant les guerres de Religion.

Les consuls d'Espalion lui donnèrent les pierres de l'église Saint-Sauveur que les huguenots venaient d'incendier, à la condition que soit érigée une tour donnant sur le foirail.

Le Vieux-Palais servit tour à tour de mairie, de tribunal, de prison, de dépôt communal, de banque et reçut le musée Joseph-Vaylet jusqu’à la fin des années 1970. En ruine en 1919, à la suite d'un éboulement, il faillit disparaître, mais fut restauré de 1935 à 1946.

Datant de la Renaissance et dominant le Lot, face aux anciennes maisons des tanneurs, cet édifice présente des tourelles, dont une poivrière, une loggia et des fenêtres à meneaux.

Pont-Vieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont Vieux (Espalion).

Il a été construit vers le XIe siècle par les seigneurs de Calmont. Jalonné dès le XIIe siècle de diverses échoppes, il fut au XVe siècle inclus dans le système de fortifications de la ville et doté de trois tours, puis en 1588 la dernière arche fut remplacée par un pont-levis. Ces fortifications disparurent au XVIIe siècle et le Pont-Vieux fut doublé en 1846 par le Pont-Neuf directement en aval. Classé Monument historique en 1888.

Il offre un joli coup d'œil sur les « Calquières », maisons à galeries couvertes des tanneurs, avec les dalles, appelées « gandouliers » où on lavait les peaux, et le petit château Renaissance en amont. Ses quatre arches de grès rouge lui donnent un charme indéniable.

Anciennes prisons[modifier | modifier le code]

Mise en chantier en 1838 et inaugurée en 1844, la maison d'arrêt d'Espalion conçue par Étienne Boissonade, architecte départemental fut l'une des premières prisons cellulaires de France. Elle fut fermée en 1933, date de la centralisation des bâtiments carcéraux.

Tour Michou[modifier | modifier le code]

Cette tour est le dernier vestige des six tours de l'enceinte fortifiée, construite aux XIVe et XVe siècles.

Monuments aux morts[modifier | modifier le code]

Ce monument communal en granit de Bretagne, dédié aux morts des deux Guerres Mondiales, et érigé en 1922 est l'œuvre du sculpteur Eugène René Arsal (1884-1972). Une jeune paysanne en bronze avec palmes rend hommage aux morts et un lion, aussi en bronze, serre une épée dans ses griffes. Ce monument se trouve devant l'Hôtel de Ville de style néoclassique, inauguré en 1861. C'était jadis le palais de justice et sous-préfecture jusqu'en 1926.

Hameau de Flaujac[modifier | modifier le code]

Le fort, construit en 1442, conserve de nombreuses maisons à l'intérieur de son enceinte trapézoïdale couronnée de mâchicoulis. Beaucoup de ces maisons se sont écroulées, mais certaines sont rénovées grâce aux nouveaux propriétaires et ce depuis 20 ans environ. La toute dernière rénovation est celle du mur d'enceinte côté est, que l'on désigne localement "côté boralde". Dans les années 2010, de nouvelles constructions immobilières (comprenant immeubles et pavillons de banlieue) sont lancées, détruisant en partie le caractère médiéval du village[non neutre].

Musées[modifier | modifier le code]

Musée du Scaphandre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée du Scaphandre.

Inauguré le , le musée du scaphandre a été créé en hommage aux inventeurs espalionnais du premier scaphandre autonome moderne. En 1860, l'ingénieur des mines Benoît Rouquayrol met au point un « régulateur pour l'écoulement des gaz comprimés ». Cet appareil, créé pour secourir les mineurs pris dans les gaz, a été adapté au monde sous-marin en 1864. Doté d'un réservoir sous pression et d'un détendeur à la demande, ce scaphandre a ouvert au XIXe siècle les portes du monde sous-marin aux plongeurs.

Musée Joseph-Vaylet[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée Joseph-Vaylet.

Installé dans l'ancienne église Saint-Jean-Baptiste, une église gothique de la fin du XVe siècle, ce musée d'Arts et Traditions Populaires présente des objets traditionnels. Il doit son existence à Joseph Vaylet (1894-1982), majoral du félibrige, qui sa vie durant a rassemblé les collections et créé l'Association chargée de continuer et pérenniser son œuvre.

Le premier étage présente une collection de bénitiers de chevet, un espace consacré à l'enfance, des meubles, des poteries et des instruments de métiers divers. Le rez-de-chaussée comprend plusieurs vitrines (armes, instruments de musique, objets religieux, paléontologie, minéralogie, étains, etc.) ainsi que la reconstitution d'un intérieur rouergat du XIXe siècle.

Musée du Rouergue d'Espalion[modifier | modifier le code]

Ce musée est installé dans le bâtiment des anciennes prisons construites en 1838, place Pierre Frontin près de l'Hôtel de Ville. Le visiteur pouvait ainsi se faire une idée de l'univers carcéral du XIXe siècle où les cachots et salles communes à promiscuité préjudiciable ont été remplacés par des cellules individuelles. En 2007, le musée présente une exposition sur les cuivres en Rouergue et une sur les poteries rourgates ainsi qu'une exposition temporaires sur les poids et mesures.

Espalion au cinéma[modifier | modifier le code]

Espalion en bande dessinée[modifier | modifier le code]

Pierre Seron (1942-2017), l'auteur de la bande dessinée des Petits Hommes, bien que Belge de naissance, semble porter une certaine affection aux noms pittoresques de certaines localités françaises dont il s'inspire largement pour nommer les lieux fictifs où vivent les petits hommes, en les détournant : Eslapion d'Espalion, Ravejols de Marvejols ou encore Berg-en-Brousse de Bourg-en-Bresse.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre d'Assézat, né à Espalion place du puits (1515- 1581), capitoul de Toulouse en 1552, fit construire l’hôtel Assezat à Toulouse.
  • Pierre Delpech, natif du hameau d'Alayrac, marchand de garance, capitoul de Toulouse en 1534[17].
  • Benoît Rouquayrol, né à Espalion le 13 juin 1826, inventeur du premier scaphandre autonome.
  • Joseph Vaylet.
  • Joseph Poulenc, issu d'une famille de tanneurs espalionnais, est né en 1811 (décès à Paris 1890). Grand bienfaiteur, il a donné son nom au boulevard principal.
  • Famille Poulenc : La tour de Masse, située à Flaujac, fut la maison familiale des Poulenc dont sont issus le compositeur Francis Poulenc et Joseph, pharmacien ayant fait fortune à Paris qui est devenu au XIXe siècle le mécène d'Espalion. Son fils Étienne fonde la compagnie Poulenc et Cie qui fusionne au XXe siècle avec la compagnie des usines du Rhône devenant la firme Rhône-Poulenc). Camille Poulenc fut censeur de la Banque de France de 1920 à 1932, puis régent de la Banque de France (XIVe siège) du 28.01.1932 au 17.08.1936. Camille Poulenc (1864-1942) s’éteignit en 1942, à Espalion, berceau de sa famille.
  • Numa Ayrinhac (1881-1951), peintre argentin, né à Espalion, émigré en Argentine à l'âge de 5 ans.
  • René Couderc écrivain auteur de: Amours de troubadours, L'Itinéraire des poètes disparus, Musiques et révolution …

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, La Via Podiensis qui longe la très belle église romane dite de Perse.

On vient de Saint-Côme-d'Olt, la prochaine commune est Bessuéjouls, et son église Saint-Pierre.

Ménestrel à Espalion 2010

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Espalion (12).svg

Espalion porte : D'or au lion de gueules tenant en sa gueule une épée en bande du même (Dictionnaire Héraldique, Ch. Grandmaison, 1861) .
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (jeu de mots/rébus: épée/espadon - lion). , créées au XIXe siècle par l'historien Henri Affre.

Malte-Brun dans La France illustrée de 1882, nous propose un blasonnement semblable, sans préciser la direction de l'épée (tenant entre ses dents), mais avec un chef de France.

On trouve une variante D'or au lion de gueules tenant une épée haute du même. (Brian Timms)

Antérieurement, Espalion n'a pas véritablement d'armes, outre éventuellement celles des seigneurs de Calmont dont le château domine la ville: Blason ville fr Cherrueix (Ille-et-Vilaine).svg« D'argent au lion rampant de sable ».

Blason ville fr Espalion (12) alias.svg

[Il faut noter cependant que les armoiries d'Espalion ont été enregistrées à la fin du XVIIe siècle, dans le "Grand Armorial de France", par les d'Hozier (Cf. Cabinet des Titres - Archives Nationales).]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel, Espaliu : Bessuèjols, Lo Cairòl, Castèlnau, Sant-Cosme, Las Sots / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton d'Espaliu, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 312 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-16-5, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36678785)
  • Henri Affre, Simples récits historiques sur Espalion, Villefranche, 1850, 384 p.
  • R. Couderc, « La fête de la Fédération à Espalion » (Aspects de la Révolution en Rouergue), Revue du Rouergue, 1989, no 17, p. 31-39
  • J. Durand et A. Hampartzounian, « Espalion, vue du pont », Connaissance du Pays d'Oc, Montpellier, 1981, vol. 47, p. 4-9
  • Philippe Gruat, Georges Marty, Didier Miquel, Philippe Abraham et Lucien Cabrolié, « Le menhir à figurations anthropomorphes du musée Joseph Vaylet d'Espalion découvert dans la région de Couesques (Cne de Saint-Hippolyte) près d'Entraygues-sur-Truyère », Cahiers d'archéologie aveyronnaise, 2000, vol. 14, p. 59-67
  • Jean Maurel, « Chicanes à Espalion au XVIIIe siècle », Revue du Rouergue, 2003, no 74, p. 173-188
  • Jean-Pierre Noisier, Espalion: Guide du patrimoine touristique, 1998
  • Émile Vigarié (juge de paix), Guerre de 1914-1918. Livre d'or de l'Aveyron, publié sous les auspices du conseil général et sous la direction du Comité aveyronnais de renseignements aux familles : Tome I : Arrondissement d'Espalion. Arrondissement de Millau, Rodez, G. Subervie, , in-4° (notice BnF no FRBNF34216126)
  • Henri Affre, Lettres à mes neveux sur l'histoire de l'arrondissement d'Espalion, vol. 2, Villefranche-de-Rouergue, Vve Cestan, , 2 vol. in-8° (notice BnF no FRBNF30004703)
  • Bernard de Gaulejac Espalion : église de Perse Publié en 1939
  • Joseph Vaylet, Espalion : la cité aux trente hypothèses onomastiques
  • Pierre Blanc, Espalion. Série d’études historiques sur une petite ville du Rouergue, 2002
  • Henri Combes, Espalion : Perle de la vallée et autres lieux, prose et vers... [2e édition.].Collection Rouergue Éditions Subervie, 1956
  • Pierre Blanc, "La Charité" à Espalion : Historie de l'hôpital et de N.D. de La Végrette impr. Subeurè, 1973
  • Marcel Carnus, Le Pont-Vieux d'Espalion, Espalion, M. Carnus, , 72 p., 1 f. dépl. : ill., couv. ill. en coul. ; 20 cm (notice BnF no FRBNF34756938)
  • Marcel Carnus, Enquête sur les ponts et chemins de l'Espalionnais au début du XVIe siècle, Espalion, Les Amis de la vallée d'Olt, , 30 p., couv. ill. ; 21 cm (notice BnF no FRBNF36258781)
  • Pierre-Aloïs Verlaguet (Éditeur scientifique) (préf. J. L. Rigal), Cartulaire de l'abbaye de Bonneval en Rouergue, Rodez, P. Carrère, coll. « Archives historiques du Rouergue » (no 14), , 756 p., cartes ; in-4° (ISSN 1245-9747, notice BnF no FRBNF34199717)
  • Henri Affre, Notice sur saint Hilarian, patron d'Espalion: Éditeur Impr. de J. Kastner, 1860
  • Maurice Louis, Le Musée folklorique Joseph Vaylet à Espalion (Aveyron) 1963
  • Fernande Bertrand, Jacques Bousquet Espalion en 1403 d'après un registre d'estimes Publié en 1958
  • Alphonse Lagarrigue (Abbé.), Les Frères des écoles chrétiennes à Espalion (1850-1906): Éditeur E. Carrère, 1906
  • Joseph Vaylet, Le Tribunal de commerce de Saint-Geniez-d'Olt-Espalion (Aveyron): Éditeur Subervie, 1979
  • Camille Poulenc, Lettre de la femme de Camille Poulenc à Francis Poulenc, Espalion, 22 octobre 1939 Publié en 1939

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice communale de Flaujac sur Ldh/EHESS/cassini. Consulté le 14 mai 2010.
  2. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k204222j/f462.image
  3. [PDF]Municipales à Espalion : Gilbert Cayron passe le relais
  4. [PDF]Site des maires de l'Aveyron-liste des maires (doc pdf)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  9. Chapelle des Pénitents, panneau no 5 situé sur la façade, à droite du portail, vu le 19 juin 2017.
  10. a, b, c, d, e, f, g et h « La Chapelle des Pénitents blancs d'Espalion », Sauvegarde du Rouergue no 102, imprimerie Maury, Millau, mars 2010, (ISSN 0184-9085).
  11. Espalion et soudain la révélation…, dépliant de l'office de tourisme Espalion-Estaing, consulté en juin 2017.
  12. La Chapelle des Pénitents blancs d'Espalion, Sauvegarde du Rouergue no 102, imprimerie Maury, Millau, mars 2010, (ISSN 0184-9085).
  13. « Espalion. Saint Michel de Calmont, l'église restaurée », La Dépêche du Midi, 3 décembre 2013.
  14. Square des Ursulines, panneau no 14, vu le 19 juin 2017.
  15. Portail du couvent des Ursulines, panneau no 5 situé rue Saint-Joseph face au Vieux Palais, vu le 17 juin 2017.
  16. Les églises et édifices religieux recensés par l'OPR à Espalion, Observatoire du patrimoine religieux, consulté le 30 septembre 2017.
  17. [1].