Musique traditionnelle

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La musique traditionnelle, parfois abrégé en « musique trad », désigne l'ensemble des musiques associées à une culture nationale ou régionale ou à une zone géographique. Musiques orales et populaires, elles se transmettent à l'oreille, bien que certains groupes et musiciens actuels préfèrent les transcrire sur partition afin de les interpréter ou de les répertorier.

"Elle se différencie de la musique dite folklorique car elle ne vise pas à montrer le passé d'une musique (avec costumes, etc.), mais à faire vivre les musiques appartenant à un patrimoine de culture populaire dans l'actualité : chaque groupe ou musicien peut s'approprier la musique à sa manière et la faire vivre."

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Selon le Conseil International des Organisations de Festivals de Folklore et d'Arts Traditionnels (CIOFF) qui organise chaque année plus de 300 festivals[1], un programme est considéré comme de culture traditionnelle si son contenu correspond a la définition de la Convention sur la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel[2] de l'UNESCO, c'est-à-dire qu'il doit[3] :

  • être transmis de génération en génération ;
  • être récréé en permanence par les communautés et les groupes en fonction de leur milieu et de leur interaction avec la nature et de leur histoire ;
  • procurer aux communautés et aux groupes un sentiment d'identité et de prospérité ;
  • contribuer ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine.

Le CIOFF considère par ailleurs un programme comme d'« expression authentique » si[3] :

  • le contenu est régional ;
  • le costume est authentique ou fidèlement reconstruit ;
  • la musique et la danse sont présentées sans aucun arrangement.

Les musiques traditionnelles[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Les musiques traditionnelles actuelles, outre leur caractère régional, sont la continuité du mouvement folk qui a eu lieu sur tout le territoire français au cours des années 1960-70. Une vaste entreprise de collectage a débuté durant cette période et a grandement contribué au corpus des musiques (et de danses) dites traditionnelles en France.

On distingue plusieurs grands ensembles de musiques traditionnelles, proches par leur bases culturelles. Ces musiques sont plus ou moins convergentes avec la langue (langue d'oc, langue d'oïl, langue celtique) parlée :

Cette musique vivante a largement été influencée par des migrations populaires aux XIXe et XXe siècles ; on retrouve des répertoires communs de La Rochelle à Dijon, en passant par Rennes et Lille. Restent quelques bassins culturels avec une musique caractéristique : Flandre française, ou dans les Alpes.

Chacune de ces cultures inclut dans les instruments utilisés une cornemuse, et/ou un accordéon (arrivé d'Italie à fin du XIXe siècle). On peut y associer suivant les régions une flûte, violon, vielle à roue, bombarde, percussion.

On peut entendre aujourd'hui des musiques en France dans les festivals, notamment au Festival interceltique de Lorient, aux Rencontres internationales de luthiers et maîtres sonneurs de Saint-Chartier, aux Nuits Basaltiques du Puy-en-Velay, au Festival international de folklore de Romans-sur-Isère et dans les bals folk, bals trad ou fest-noz, le plus souvent dans des salles des fêtes, parfois en extérieur.

En Europe[modifier | modifier le code]

Le frères Steinegger, Grundlsee, Styrie, 1880

Ces musiques traditionnelles ont donné un essor décisif d'une part au genre du poème symphonique, et d'autre part à l'ethnomusicologie. Ainsi, Constantin Brăiloiu, l'ami du hongrois Béla Bartók et du roumain Georges Enesco - eux-mêmes compositeurs d'une musique savante fortement inspirée par le folklore de leurs pays, au même titre que d'autres musiciens de la seconde moitié du XIXe siècle (Liszt, Dvořák, Grieg, Sibelius…) et de la première moitié du XXe siècle (Janáček, Szymanowski, Harsányi, De Falla, Ropartz…) - a parcouru, durant l'entre-deux guerres, les villages les plus reculés de l'Europe centrale et orientale pour recueillir, magnétophone en main, des dizaines de milliers de chansons, danses, thèmes mélodiques, rythmes, etc. Tandis que la musique savante se voyait ressourcée au contact direct de la musique folklorique, ces recherches, menées aussi par d'autres ailleurs en Europe, ont abouti à une connaissance renouvelée du phénomène musical.[réf. nécessaire]

Au Québec[modifier | modifier le code]

On rencontre des influences irlandaises et françaises dans la musique traditionnelle québécoise. La jigue irlandaise mélangée à la chanson à répondre française en est globalement le résultat. Cette culture propre au Québec s'est diffusée grâce à la tradition orale. Autrefois, les veillées amenaient les musiciens des différentes paroisses à se rencontrer et à échanger leurs versions de chanson à répondre.

Aujourd'hui, la musique traditionnelle québécoise mélange cette tradition orale, des textes retrouvés dans les archives ou encore des mélodies qui se transmettent dans les familles. Plusieurs groupes professionnels tels que Le Vent du Nord, De Temps Antan, Les Charbonniers de l'enfer, Galant tu perds ton Temps, Les Tireux d'Roches, La Volée d'Castors et la populaire La Bottine souriante proposent différentes façons de faire de la musique traditionnelle contemporaine. Que ce soit par les différentes sonorités ou des sujets actuels adaptés à la façon traditionnelle, il en existe aujourd'hui pour tous les goûts.

Les instruments utilisés sont la guitare, le violon, l'accordéon diatonique, les cuillères, la podorythmie (faire un rythme avec ses pieds), la guimbarde, la flûte traversière, la mandoline, la vielle à roue, et l'harmonica (Ruine-Babine).

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]