Publication périodique

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Une publication périodique, ou simplement un périodique, est une publication paraissant à intervalles réguliers[1]. Ce terme est généralement utilisé pour regrouper sous une même appellation, journaux, magazines, revues spécialisées, scientifiques ou autres, qui ont ce mode de parution.

Description[modifier | modifier le code]

Les périodiques sont généralement imprimés, mais par extension, ce terme désigne également les publications électroniques consultables sur Internet telles que les versions en ligne des titres de presse disponibles aussi en version papier. Ces dernières sont disponibles en kiosque, en librairie ou encore par le biais d'un abonnement, qui dans ce cas, peuvent être livrées directement à l'adresse choisie par l'abonné.

«Un périodique est aussi une publication collective, à titre légal, qui paraît à intervalles réguliers fixés à l’avance, pendant un temps non limité et dont les fascicules s’enchaînent chronologiquement les uns aux autres pour constituer en fin d’année un ou plusieurs volumes qui prennent leur rang dans une série continue[2]

Le périodique tel que nous le connaissons aujourd’hui n’a que trois cents ans. Il est l’outil privilégié de publications pour la communauté scientifique. Toutefois, ce n’est que dans les soixante-dix dernières années qu’il dépasse les publications de livre pour cette communauté d’usagers[3].

Dans le domaine de la médecine, par exemple, on retrouve énormément de publications périodiques. Des bases de données, comme MEDLINE, contiennent une manne d’informations sur différents sujets liés à la santé[4]. L’on retrouve dans ces bases de données souvent des informations cruciales pour les professionnels du milieu de la santé. L’information est vitale tout autant que leur accès, car les informations qu’elles renferment, parfois sauvent des vies, évitent des procédures coûteuses dispensent de traitements fastidieux, etc. Voilà pourquoi la publication de ses périodiques doit se faire sans délai et l’accès aux pairs s’avérer décisif. L’avènement des technologies et d’internet contribue à développer l'accessibilité aux ressources pour le domaine bio médical, mais aussi pour tous les autres. Le fait de pouvoir consulter des articles périodiques grâce à une connexion VPN ou un proxy au lieu d’aller en bibliothèque et faire une recherche dans l’index d’un périodique, permet accélérer le processus informationnel, le processus de la recherche, ainsi que la formation.

Périodiques électroniques[modifier | modifier le code]

Le terme de périodique électronique est utilisé pour nommer ce type de publication, bien qu'en fait il s'agisse d'une édition numérique. Il y a de nombreuses façons d'accéder à ce type de publications sur Internet. La plupart du temps, il existe une version spécialement conçue pour le Web que les lecteurs peuvent télécharger sur leur ordinateur via un abonnement, payant ou non. Elle est alors envoyée directement à l'abonné le jour de sa parution. Il peut également être possible également d'y accéder gratuitement en bénéficiant d'une autorisation spéciale comme membre d'une association, étudiant ou professeur. C'est parfois le cas pour les revues scientifiques. Il existe également des applications téléchargeables sur les tablettes et smartphones. Celles-ci donnent accès au contenu de ces périodiques via un format différent afin d'assurer une meilleure lisibilité sur ce type d'appareil. Il existe également des médiathèques, publiques ou privées, qui permettent à leurs utilisateurs de les consulter librement et gratuitement.

De nombreux périodiques n'existent aujourd'hui qu'en version électronique : ce sont les « tout en ligne » (pure players).

Tel que mentionné précédemment, le périodique électronique, accessible par le biais d’une base de données ou d’une bibliothèque numérique, rend disponible l’information à un plus grand nombre d’usagers et usagères. Le lien entre l’information et la technologie est indissociable[5]. Le périodique électronique, le besoin d’information, marie la technologie et l’accessibilité. Il sert d’exemple pour deux arguments de Lankès, dans son ouvrage: Exigeons de meilleures bibliothèques[6]. En effet, les bases de données dans lesquelles se trouvent les périodiques, en général, font partie d’un lot. Ainsi les bibliothèques ont plus d’information à prix moindre. La quantité d’information retenue dans ses bases sont beaucoup trop dispendieuses pour l’usage d’un seul individu[6].

Quant à leur contenant, depuis leur apparition certaines normes de présentation ont été adoptées pour en faciliter la classification. Par exemple, un périodique électronique doit contenir un résumé et ce minimalement dans la langue originale de la publication, sinon dans plusieurs langues dites internationales. Ce critère est d’autant plus important pour les professionnels de l’information à qui revient le devoir de classification et d’organisation de l’information.

Les périodiques en bibliothéconomie québécoise[modifier | modifier le code]

Les périodiques propres aux sciences de l’information seraient mal venus de ne pas se complaire aux normes les plus strictes en termes d’identification, classification, organisation et accessibilité de ses périodiques[7]. En effet comme dans les autres milieux professionnels tels que la médecine, les professionnels des sciences de l’information s’offrent aussi des périodiques. Au Québec depuis les années 1970, les professionnels de bibliothéconomie peuvent compter sur les revues Argus, Archives ainsi que Documentation et bibliothèques[8]. Ces dernières pour ne nommer que celles-ci étaient et le demeurent à ce jour publiées respectivement par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ), l’Association des archivistes du Québec (AAQ) et Association pour l'avancement des sciences et des techniques de documentation (ASTED)[9], qui aujourd'hui porte le nom de Fédération des milieux documentaires (FMD)[10]. Il est intéressant de constater qu’à l’heure actuelle la bibliothéconomie a su rendre accessibles des documents papier à la numérisation. Il serait intéressant que notre profession délaisse le format textuel et deux dimensions de ses bases de données d’articles périodiques pour s’offrir des bases de données interactives. Guylaine Beaudry introduit l’idée de créer le contenu de nos bases de données à l’aide des techniques appliquées au monde des jeux en ligne. Il s’agit du futur, souhaitons-le, pour le périodique numérique et sa popularisation[11].

Périodicité[modifier | modifier le code]

Des termes différents désignent les différents types de périodiques selon leur période de parution :

  • un journal, ou quotidien, paraît tous les jours ou presque tous les jours (certains, par exemple, ne paraissent pas le dimanche) ;
  • un bihebdomadaire paraît deux fois par semaine ;
  • un hebdomadaire paraît une fois par semaine ;
  • un quinzomadaire paraît toutes les deux semaines ;
  • un bimensuel paraît deux fois par mois ;
  • un mensuel paraît une fois par mois ;
  • un bimestriel paraît tous les deux mois ;
  • un trimestriel paraît tous les trois mois ;
  • un quadrimestriel paraît tous les quatre mois ;
  • un semestriel paraît tous les six mois ;
  • un biannuel paraît deux fois par an ;
  • un annuel paraît une fois par an ;

Hebdomadaire[modifier | modifier le code]

Exemples de titres hebdomadaires francophones :

Bimensuelle[modifier | modifier le code]

La publication bimensuelle paraît deux fois par mois, le plus souvent le premier et le quinze du mois.

Exemples de titres bimensuels :

Mensuel[modifier | modifier le code]

La publication mensuelle paraît une fois par mois. La plupart des mensuels sont mis en vente en fin de mois ou en tout début de mois.

Exemple de titres mensuels :

Certains titres ne paraissant pas chaque mois sont assimilés aux mensuels. La remarque vaut d'ailleurs pour d'autres types de publications puisque, par exemple, les quotidiens gratuits distribués en France cessent généralement de paraître pour une partie de la période estivale. Des titres déclarés « mensuels » peuvent ne paraître que onze ou dix fois par an. Cela tient moins à la chute des ventes pendant certaines périodes qu'à la baisse des recettes publicitaires. Mais des lettres d'informations dites confidentielles, des titres très spécialisés servis uniquement par abonnement peuvent interrompre aussi périodiquement leur parution faute de matière à publier, l'activité économique ou institutionnelle du secteur couvert étant insuffisante (en période estivale ou en période des fêtes de fin d'année). Ces titres peuvent (ou non) diffuser des numéros dits « doubles » (à pagination augmentée) ou « hors-série » (généralement thématiques, servis ou non aux abonnés), ainsi pendant la période estivale. Exemples de titres « mensuels » à périodicité « mixte » :

  • Création numérique (a cessé de paraître, deux numéros doubles, datés déc.-jan. et juil.-août, un hors-série thématique annuel restant disponible en kiosques en décembre et janvier) ;
  • Pixel (a cessé de paraître, même dispositif que Création numérique) ;
  • Création numérique / Pixel (issu de la reprise des thèmes des deux titres précédents, dix numéros par an, dont deux bimestriels à pagination identique à celle des mensuels, datés décembre-janvier et juillet-août.

Bimestrielle[modifier | modifier le code]

Le bimestriel paraît tous les deux mois.

Exemples de titres bimestriels :

Trimestrielle[modifier | modifier le code]

Le trimestriel paraît tous les trois mois.

Exemples de titres trimestriels :

Quadrimestrielle[modifier | modifier le code]

Le quadrimestriel paraît tous les quatre mois.

Exemples de titres quadrimestriels :

Biannuelle[modifier | modifier le code]

Le biannuel paraît une fois tous les deux ans.

Exemple de titres biannuels :

Autres fréquences de parutions[modifier | modifier le code]

On peut rencontrer des titres à parution bimensuelle, semestrielle, annuelle, etc. La Bougie du sapeur ne paraît par exemple que tous les quatre ans, le 29 février.

Les magazines et les revues sont également des publications périodiques.

Certains titres ont une parution irrégulière, d'autres (appelés one shot) ne paraissent qu'une fois. Les interruptions régulières (renouvelées d'une année sur l'autre) caractérisent aussi certaines publications mensuelles. Ces titres alternent, par exemple, la périodicité mensuelle avec, une ou deux fois l'an, une périodicité bimensuelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Periodical », sur ODLIS — Online Dictionary for Library and Information Science, ABC-Clio (consulté le 6 août 2012)
  2. « Manuel de bibliographie. Louise-Noëlle Malclès », The Library Quarterly, vol. 41, no 1,‎ , p. 77–77 (ISSN 0024-2519 et 1549-652X, DOI 10.1086/619925, lire en ligne, consulté le 24 novembre 2020)
  3. Marcel Lajeunesse, « Les périodiques en bibliothéconomie : revues scientifiques et bulletins d’information », Documentation et bibliothèques, vol. 23, no 1,‎ , p. 27–33 (ISSN 2291-8949 et 0315-2340, DOI 10.7202/1055292ar, lire en ligne, consulté le 24 novembre 2020)
  4. Robert Aubin, « Les 200 visages des bibliothèques de la santé », Documentation et bibliothèques, vol. 41, no 2,‎ , p. 77–82 (ISSN 0315-2340 et 2291-8949, DOI 10.7202/1033295ar, lire en ligne, consulté le 24 novembre 2020)
  5. Lyne Da Sylva, « Genèse et description des bibliothèques numériques », Documentation et bibliothèques, vol. 59, no 3,‎ , p. 132–145 (ISSN 0315-2340 et 2291-8949, DOI 10.7202/1018843ar, lire en ligne, consulté le 24 novembre 2020)
  6. a et b Lankes, R. David, 1970- et Traduction de : Lankes, R. David, 1970-, Exigeons de meilleures bibliothèques : plaidoyer pour une bibliothéconomie nouvelle (ISBN 978-2-924925-06-5 et 2-924925-06-1, OCLC 1063918770, lire en ligne)
  7. Marcel Lajeunesse, « L’édition des périodiques de bibliothéconomie, de sciences de l’information et d’archivistique : problèmes actuels », Documentation et bibliothèques, vol. 24, no 4,‎ , p. 159–164 (ISSN 0315-2340 et 2291-8949, DOI 10.7202/1055126ar, lire en ligne, consulté le 24 novembre 2020)
  8. Marcel Lajeunesse et Lise Wilson, « Vingt-cinq ans de publication périodique en bibliothéconomie au Québec : analyse quantitative du Bulletin de l’ACBLF / Documentation et bibliothèques (1955-1979) », Documentation et bibliothèques, vol. 27, no 2,‎ , p. 53–67 (ISSN 2291-8949 et 0315-2340, DOI 10.7202/1053817ar, lire en ligne, consulté le 24 novembre 2020)
  9. Louise Gagnon-Arguin, « Les revues professionnelles en sciences de l’information au Québec », Documentation et bibliothèques, vol. 54, no 2,‎ , p. 189–192 (ISSN 0315-2340 et 2291-8949, DOI 10.7202/1029333ar, lire en ligne, consulté le 24 novembre 2020)
  10. 2018: la Fédération des milieux documentaires (FMD), sur Asted.org
  11. Guylaine Beaudry, Profession bibliothécaire, Presses de l’Université de Montréal, (ISBN 978-2-7606-3117-5 et 978-2-8218-5053-8, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]