Louis Aliot

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Louis Aliot
Louis Aliot à Perpignan en 2008.
Louis Aliot à Perpignan en 2008.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
Élection 25 mai 2014
Législature 8e
Groupe politique NI (2014-2015)
ENL (depuis 2015)
Vice-président du Front national
En fonction depuis le
En tandem avec Marie-Christine Arnautu
Alain Jamet (2011-2014)
Steeve Briois (2014-)
Florian Philippot (2012-)
Jean-François Jalkh (2012-)
Conseiller régional de Languedoc-Roussillon
Élection
Conseiller municipal de Perpignan
En fonction depuis le
Élection 16 mars 2008

30 mars 2014

Secrétaire général du Front national
Prédécesseur Carl Lang
Successeur Jean-François Jalkh
Conseiller régional de Midi-Pyrénées
Élection
Réélection
Biographie
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Toulouse (France)
Nationalité Française
Parti politique FN (depuis 1990)
Conjoint Marine Le Pen (depuis 2009)
Diplômé de Université Toulouse 1 Capitole
Profession Avocat
Religion Catholique

Louis Aliot, né le à Toulouse (Haute-Garonne), est un homme politique français, membre du Front national (FN).

Il est chargé d’enseignement en droit constitutionnel et droit public à l’université Toulouse 1 Capitole de 1998 à 2005 et exerce la profession d'avocat depuis 2010, parallèlement à ses activités politiques.

Louis Aliot est député européen et président du Mouvement pour l'Europe des nations et des libertés. Il est secrétaire général du Front national de 2005 à 2010, puis vice-président du parti depuis 2011. Par ailleurs, il est le compagnon de Marine Le Pen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine, formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Louis Aliot est né d’un père originaire d'Ax-les-Thermes en Ariège et d'une mère — Thérèse Sultan — rapatriée d'Algérie du quartier de Bab El Oued à Alger, issue d'une famille ayant basculé de la gauche vers la droite nationaliste dans une période difficile marquée par la guerre d'Algérie et le rapatriement. Le sociologue Sylvain Crépon souligne que « le fait d'être né d'une mère pied-noire et d'un père mobilisé pendant la guerre d'Algérie l'a rendu très sensible au sort des rapatriés et de leurs descendants, aux liens que la France entretient avec ses anciennes colonies et au phénomène de l'immigration qui en est issue. Autant de thématiques selon lui indissociables »[1] et relève qu'« il n'a par ailleurs pas hésité à faire ovationner Bastien-Thiry en meeting, membre de l'OAS et organisateur de l'attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle »[2] tout en citant la liste de tous les anciens résistants présents dans les rangs des défenseurs de l'Algérie Française à l'instar du capitaine Pierre Sergent.[réf. souhaitée] Il indique que son engagement a pour origine ses lectures de jeunesse dans « une bibliothèque entière de livres d’auteurs nationalistes sur la décolonisation »[3].

Il est fils et petit-fils de plâtriers ariégeois[3],[4]. Son grand-père paternel est sympathisant de Pierre Poujade[5]. D'après Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg, « son père est d'un socialisme tranquille qui bascule vers la droite nationaliste à son retour de la guerre d'Algérie »[5]. Le père de sa mère était un Juif d'Algérie, originaire de Médéa[6], qui fut naturalisé français par le décret Crémieux de 1870[7],[8]. Sylvain Crépon relève à ce propos qu'« Aliot ne manque également jamais de préciser que son grand-père maternel était juif, ce qui lui aurait valu quelques attaques fielleuses sur des sites Internet (sic) d'extrême droite. Une manière de signifier qu'il incarne ce Front national nouveau qui a tourné le dos à l'antisémitisme. Pour autant, lorsqu'il aborde le sujet, on retrouve quelques tics de langage caractéristiques, et sans doute inconscients. Par exemple lorsqu'il souligne que ce même grand-père « était très antilobbies », ayant refusé de se faire enterrer dans un cimetière juif. Exception faite de sa famille, le dirigeant frontiste semble associer l'appartenance à une identité culturelle minoritaire avec l'appartenance quasi automatique à des groupes de pression[9]. »

Il affirme par ailleurs que sa grand-mère maternelle s'occupait des archives du Parti communiste français à Bab El-Oued[10] et rompit avec le communisme après la révolution de 1917[réf. souhaitée]. Sa mère soutient le retour au pouvoir de Charles de Gaulle en 1958, puis la tentative de coup d'État en 1961[11]. Lors de l'élection présidentielle de 1965, ses parents participent à la campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour, et en 1974 ils votent pour Jean-Marie Le Pen, qui recueille alors 0,75 % des voix[7].

Il suit ses études secondaires au collège d'Ax-les-Thermes en section ski-études puis tennis-études. C'est un amateur de rugby à XV, sport qu’il a pratiqué pendant plus de dix ans, notamment au poste de troisième ligne du club de Tarascon-sur-Ariège[10]. Il effectue ses études supérieures à Toulouse et obtient en 1997 un DEA de science politique puis le 18 juin 2002, un doctorat en droit public. Le jury de sa thèse était présidé par Jean Foyer, ancien ministre de la Justice du général de Gaulle ; elle s'intitulait Les effets institutionnels et politiques de l'élection du président de la République au suffrage universel direct[12] et était dirigée par le professeur de droit public Jean-Marie Crouzatier[10]. Elle fut l'objet en 2003 d'une publication aux Éditions François-Xavier de Guibert[13]. De 1998 à 2005, Louis Aliot est chargé d’enseignement à l'université de Toulouse I en droit public. Le Conseil national des universités le refuse comme enseignant, décision que Jean-Marie Crouzatier explique par des « raisons politiques »[14]. En 2010, il entame les démarches pour devenir avocat, et se fait à cette occasion parrainer par Serge Didier et Jean-Marie Crouzatier, et recommander par Roland Dumas[15],[16]. Il prête serment comme avocat au barreau de Paris le 5 mai 2010[16], et installe peu après son cabinet à Perpignan[14]. Il se fait omettre du barreau en 2014.[réf. souhaitée]

Louis Aliot est divorcé et a deux enfants[14]. Il est le compagnon de Marine Le Pen depuis 2009[17].

Il est catholique non pratiquant, considérant l'Église comme trop éloignée de l'Évangile[4].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

En 1986, il adhère à l'Union nationale inter-universitaire, un syndicat étudiant proche du RPR, et fréquente les réunions de soutien à Jacques Chirac[7]. Lors de la campagne de l'élection présidentielle de 1988, sa mère l'amène à un meeting de Jean-Marie Le Pen[7],[18]. Il vote pour ce dernier au premier tour, pour Jacques Chirac au second[18]. Lors de la première année de ses études de droit, il devient responsable du Renouveau étudiant sans s'y investir, par manque de temps et d'envie, jugeant l'organisation « trop radicale idéologiquement » et « trop petite-bourgeoise dilettante » selon Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard[18]. Lors de la première cohabitation, écœuré par ce qu’il considère alors comme les reniements de la droite chiraquienne et le cynisme de la gauche mitterrandienne, il observe avec attention le parcours du groupe parlementaire du Front national et de son chef[19]. Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 1988, sa mère, qui deviendra dans les années 2000 secrétaire départemental du Front national de l'Ariège[20], l'emmène à un meeting de Jean-Marie Le Pen[7]. Louis Aliot expliquera ce qui l’a décidé à s’engager un soir de 1988 : « À Lavelanet, dans mon département, lors d’un meeting de Jean-Marie Le Pen, j’ai croisé la haine : celle de la gauche « humaniste », « tolérante » et « progressiste » qui braillait dans la rue, le poing levé en chantant L'Internationale »[19]. Il indique avoir voté lors de cette élection présidentielle Jean-Marie Le Pen au premier tour et Jacques Chirac au second[10].

Ascension au Front national[modifier | modifier le code]

En 1990, l'affaire de la profanation du cimetière juif de Carpentras le pousse à devenir un militant actif au Front national, dont il est persuadé qu'on cherche à salir l'image ; après la condamnation des skinheads néonazis responsables des faits, il considère que « soit on a payé des gens pour le faire, soit ce sont des individus de la bourgeoisie de Carpentras qui se sont amusés et dont on a voulu taire la responsabilité »[21]. Cherchant à adhérer à la section ariégeoise du Front national de la jeunesse (FNJ), il découvre son inexistence : sur la recommandation de Bernard Antony, élu FN de Toulouse, il crée la section départementale et en prend la tête[21]. Il termine l'année suivante major de l'université d'été du FNJ qui rassemble alors environ deux cents militants, ce qui le conduira par la suite à être formateur au sein du FNJ et proche collaborateur de son directeur national, Samuel Maréchal[22]. Il participe à sa première élection sous les couleurs du FN à l'occasion des élections cantonales de 1992 où il se présente dans le canton de Vicdessos en Ariège[10]. En 1995, il est embauché en tant qu'attaché du groupe municipal frontiste à la mairie de Toulouse et entame ainsi son doctorat[23]. En 1998, il est élu conseiller régional de Midi-Pyrénées sur la liste de Haute-Garonne. La même année, lors de la scission mégrétiste, il adresse une lettre aux adhérents du FN de Haute-Garonne leur enjoignant de rester fidèles à Jean-Marie Le Pen[3]. Peu après, lorsque ce dernier cherche un nouveau directeur de cabinet, Samuel Maréchal lui recommande Louis Aliot ; celui-ci accepte le poste en janvier 1999, mais le quitte en septembre 2000 afin de terminer sa thèse de doctorat à Toulouse[24].

En mai 2001, Jean-Marie Le Pen le nomme coordinateur de la campagne présidentielle aux côtés de Bruno Gollnisch. Il participe à l'écriture de ses discours[10] et sera à l'origine d’un des axes fondamentaux de la campagne de 2002 : « La République référendaire », ainsi que d’un projet sur le codéveloppement avec l'Afrique. Le lendemain du premier tour, il prend en charge la « cellule présidentielle », poste qui l'amène à préparer l'arrivée de Jean-Marie Le Pen à l'Élysée dans l'éventualité d'une victoire[10]. À cette époque, il est aussi membre de l'Alliance pour la souveraineté de la France qui rassemble diverses personnalités souverainistes[10]. À partir de juin 2002, il rédige chaque semaine un billet politique dans National-Hebdo qui fait l’objet en 2005, sous forme de recueil, d’une publication intitulée Mes billets pour la France. Dans le même temps, il occupe le poste de secrétaire général de l'association Générations Le Pen, alors présidée par Marine Le Pen, et destinée à mettre en œuvre la « dédiabolisation » du parti. Après l'élection de cette dernière au Parlement européen en 2004, il devient son assistant parlementaire.

Lors du congrès du FN de 2003, il arrive en 62e position du suffrage des militants[25]. Marine Le Pen et ses autres soutiens recueillent aussi de faibles scores, ce qui est perçu comme une attaque de la part des partisans de Bruno Gollnisch : Jean-Marie Le Pen décide cependant de nommer Louis Aliot au bureau politique avec d'autres « marinistes » (Olivier Martinelli, Jean-François Touzé, Marie-Christine Arnautu)[26].

En 2005, il est nommé secrétaire général du Front national, succédant à Carl Lang, ce qui est vécu comme la montée en puissance de Marine Le Pen au sein de l'appareil du parti. À ce poste stratégique, il écarte les cadres les plus radicaux[7]. Ses opposants au sein du FN parlent de « purge » et le surnomment « Loulou la purge ». Certains d'entre eux l'accusent d'être au service du « lobby sioniste »[7]. D'après le journaliste Joseph Beauregard et l'universitaire Nicolas Lebourg, Louis Aliot assure qu'entre la scission mégrétiste de 1998 et l'année 2011, les radicaux sont passés de 50 % à 5 % des cadres du FN[7].

Lors du congrès du FN de 2007, il arrive en 4e position du suffrage des militants[25], derrière Bruno Gollnisch, Marine Le Pen et Roger Holeindre[27].

En 2008[réf. nécessaire], il fonde avec Jacques Vassieux, conseiller régional de Rhône-Alpes et responsable de la cellule de veille médiatique du FN, le site d'information nation-presse.info, qui a pour objectif de présenter la ligne du parti[28], puis en 2010 le magazine Nations Presse Magazine. Ce dernier a pour rédacteur en chef Roland Machefer, qui écrit notamment pour le site nationaliste révolutionnaire Vox NR. Louis Aliot décrit ce magazine comme « l'organe de presse d'un des courants marinistes ». Le politologue Jean-Yves Camus inscrit cette initiative dans le cadre de la campagne des élections régionales de 2010[29],[30].

Lors des élections européennes de 2009, le Front national lui confie la tête de liste dans la circonscription Sud-Ouest, ce qui sera à l'origine du départ de Jean-Claude Martinez du parti[31]. Lors de la campagne, il se fait remarquer en éditant des affiches où figure sur un fond rose le portrait de Jean Jaurès surmontant l'inscription « Jaurès aurait voté Front national »[32]. Il explique alors que le FN est « la seule formation politique en France à défendre les valeurs de justice sociale et d'humanisme[32]. » Obtenant 5,94 % des voix, il ne parvient pas à se faire élire député européen[33]. Par ailleurs, il devient assistant parlementaire en circonscription de Marine Le Pen, élue députée européenne dans la circonscription Nord-Ouest[34].

Le 2 mai 2010, il quitte son poste de secrétaire général afin de soutenir la candidature de Marine Le Pen à la tête du parti et est remplacé par Jean-François Jalkh[35]. Lors du congrès de Tours de janvier 2011, il arrive en tête du vote des adhérents à l'élection du comité central du Front national[3]. Pour expliquer son ascension dans les congrès du FN jusqu'à ce résultat, Sylvain Crépon et Nicolas Lebourg, s'ils rappellent qu'il « est à cette date le compagnon de Marine Le Pen et bénéficie donc du halo de légitimité de sa compagne, dans le même temps élue présidente du parti », soulignent également qu'« il présente deux traits en propre qu'il ne faut pas omettre : l'importance de son engagement dans les fédérations, où il se déplace très régulièrement ; une ligne politique fidèle au national-populisme mais refusant toute référence antisémite ou racialiste. À cette époque, de plus en plus de militants se disent exaspérés par ce que l'on a pudiquement appelé les « provocations » de Jean-Marie Le Pen, qui, sans être nécessairement condamnées sur le fond, sont perçues comme autant d'obstacles au décollage politique du parti frontiste. Ces scores en sont indéniablement l'expression »[25]. Marine Le Pen le nomme vice-président chargé du projet[36], fonction nouvelle dans l'organigramme du FN[37]. Le 12 juillet 2012, il devient vice-président du FN chargé de la formation et des manifestations, et non plus du projet[38].

Au début de l'année 2016, il reprend la tête de la fédération du FN des Pyrénées-Orientales pour assurer sa réorganisation après le départ de Clotilde Font du groupe FN du conseil municipal de Perpignan dont elle était la numéro 2[39],[40].

Implantation locale en Languedoc-Roussillon[modifier | modifier le code]

Après la présidentielle de 2002, il arrive à Perpignan pour relancer le FN dans une fédération difficile. Il est ainsi candidat aux élections législatives dans la première circonscription des Pyrénées-Orientales mais sera contraint en septembre 2003 de démissionner de son poste de secrétaire départemental pour mener la liste régionale du parti en Midi-Pyrénées à la suite de la défection de Bernard Antony. Il assure alors dans le même temps la direction des campagnes régionales et européennes en Île-de-France, partageant son temps entre la région Midi-Pyrénées et Paris. Sa liste aux régionales obtient le score de 12 % au second tour, améliorant ainsi son score du premier tour, tant en voix qu’en pourcentage. Ce score lui permet donc d'être réélu au conseil régional de Midi-Pyrénées.

Aux élections municipales de mars 2008, il prend la tête de la liste intitulée « Perpignan, ville libre » et obtient 12,28 % au premier tour et 10,42 % au second, faisant ainsi revenir le Front national au conseil municipal de Perpignan. Lors des élections régionales de 2010, il figure en première position de la section Pyrénées-Orientales sur la liste FN conduite par France Jamet[41]. Ayant obtenu dans ce département 13,64 % au premier tour et 19,99 % au second, il est élu au Conseil régional du Languedoc-Roussillon[42]. Lors des élections cantonales de 2011 dans les Pyrénées-Orientales, il se présente dans le canton de Perpignan-9 où malgré une large avance au premier tour sur son adversaire socialiste Toussainte Calabrèse (34,61 % contre 18,02 %), il ne parvient pas à remporter le duel du second tour (46,24 %)[43].

Il est tête de liste du Front national lors de l'élection municipale de 2014 à Perpignan[44]. Si sa liste « entend démontrer ses capacités de rassemblement d’un électorat hétéroclite », elle « comporte un théoricien du FN (B. Lemaire, conseiller économique de Marine Le Pen), un catholique traditionaliste, un fils de harki et des nostalgiques de l’Algérie française »[45]. Sorti en tête du premier tour avec 34,20 % des voix, il échoue au second face au maire sortant UMP, Jean-Marc Pujol, qui l'emporte avec 55,11 % des suffrages. Il est élu conseiller municipal d'opposition.

Campagnes présidentielle et législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Louis Aliot (au premier plan), le 19 novembre 2011 à Paris.

En avril 2010[46], Louis Aliot lance le club Idées Nation qui fait office de think tank du Front national, chargé de fournir une expertise technique à Marine Le Pen et de développer de nouvelles idées, notamment pour la campagne de l'élection présidentielle de 2012[47],[48]. L'universitaire Alexandre Dézé y voit l'un des ressorts de la stratégie de « dédiabolisation » du FN. Si Louis Aliot le présente initialement comme une « structure autonome et indépendante », Alexandre Dézé estime que ses fonctions « ne diffèrent en rien de celles du Conseil scientifique [du FN] créé à la fin des années 1980 par Bruno Mégret ». En examinant les participants aux activités du club, il souligne les « difficultés du FN à mobiliser la communauté scientifique française » et considère qu'Idées Nation constitue « essentiellement une vitrine »[46]. La maison d'édition Club Idées Nation est ensuite créée : Des Présidents contre la France de Louis Aliot est le premier livre qu'elle publie, en mai 2014[49].

Dans le cadre de cette campagne présidentielle, il est nommé directeur opérationnel de campagne de Marine Le Pen, chargé du « pôle rassemblement national »[50], et est l'un de ses cinq porte-parole[17],[51]. Les 12 et 13 décembre 2011, il se rend en Israël dans le cadre d'un déplacement qui n'a pas été annoncé préalablement[52]. Il s'agit selon ses déclarations de rencontrer des députés israéliens, ou des élus locaux, issus de différents partis, afin de « nouer un dialogue avec eux »[52],[53]. Au cours du voyage, il rencontre des Français installés en Israël, et présente Michel Thooris, qui l'accompagne, le candidat investi par le Front national pour les élections législatives de 2012 dans la huitième circonscription des Français établis hors de France[53],[54]. Il se rend également dans deux colonies israéliennes de Cisjordanie : Shilo et Eli[54], ainsi qu'en territoire palestinien[réf. souhaitée]. Par ailleurs, lors de la campagne, il se fait remarquer par ses propos dans l'émission télévisée Mots croisés au cours de laquelle il indique que le programme de Marine Le Pen comprend le non remboursement de « l'IVG non thérapeutique » qu'il désigne également sous le nom d'« IVG de confort »[55],[56],[57], reprenant une expression d'un médecin spécialiste[58].

Le 3 mai 2012, il est nommé porte-parole du Front national pour les élections législatives de 2012 en tandem avec Florian Philippot[59]. Se présentant dans la première circonscription des Pyrénées-Orientales, il réunit au premier tour 24,13 % des suffrages exprimés, derrière le député UMP sortant Daniel Mach (28,19 %) et le candidat DVG Jacques Cresta (24,62 %)[60]. Lors de la « triangulaire » du second tour, il termine troisième avec 23,24 % des voix derrière Jacques Cresta (42,95 %) qui est élu, et Daniel Mach (33,82 %)[60].

Élections européennes de 2014 et régionales de 2015[modifier | modifier le code]

Lors des élections européennes de mai 2014 dans la circonscription Sud-Ouest, la liste qu'il conduit arrive en tête avec 24,7 % des voix, largement devant la liste UMP (18,5 %) et la liste PS (15,7 %)[61].

Il est désigné tête de liste par le FN pour l'élection régionale de 2015 en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées[62]. Il arrive en tête du premier tour avec 31,8 % des suffrages exprimés, devant Carole Delga, tête de liste d'union de la gauche (24,4 %), et Dominique Reynié, tête de liste d'union de la droite (18,8 %)[63]. Au terme de la triangulaire du second tour, il obtient 33,9 % des voix ; il est battu par Carole Delga (44,8 %) mais devance de nouveau Dominique Reynié (21,3 %)[63]. Ne figurant qu'en 5e position sur la liste des Pyrénées-Orientales, il n'est pas élu au conseil régional[64].

Positionnement[modifier | modifier le code]

Louis Aliot lors d'une réunion publique de La Manif pour tous en novembre 2015, à Toulouse.

Pour Sylvain Crépon, « bien qu'issu d'une famille engagée à l'extrême droite dès avant sa naissance, Aliot ne se reconnaît aucun héritage idéologique précis, si ce n'est celui qu'il a acquis au Front national, ou bien auprès de sa famille et qui est lié au sort des pieds-noirs […]. En dépit de sa trajectoire universitaire, Louis Aliot est emblématique de ces militants frontistes d'origine populaire, encartés très jeunes, et pour qui le FN a tenu lieu de principale matrice idéologique, voire intellectuelle. C'est en son sein qu'ils ont acquis une culture et un savoir-faire politiques, qu'ils se sont forgé une vision du monde. Et surtout, très tôt désignés candidats à des élections locales, qu'ils ont pu bénéficier d'une reconnaissance militante et d'une visibilité publique aussi grisantes qu'inespérées [...] Il est dès lors évident que la reconnaissance et le dévouement de ces « illégitimes » de la politique envers le parti risquent fort de s'avérer entier[65]. »

Pour Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg, « c'est un post-soixante-huitard, ayant à la fois intégré des valeurs d'autonomie individuelle (divorcé, catholique non pratiquant [...]), et les rejetant comme bases sociales (il a le goût de l'ordre et de l'autorité traditionnelle) »[4]. Ils soulignent par ailleurs sa référence au gaullisme dès ses années au FNJ alors qu'elle « demeurait globalement taboue, irritant au plus haut point la génération de l'Algérie française et ceux qui ne lisent le monde qu'à travers une lecture pro-Axe de la Seconde Guerre mondiale ». Selon eux, elle s'explique à la fois par son appartenance à une génération ayant « découvert l'extrême droite à travers le filtre lepéniste », c'est-à-dire le mariage d'un ensemble de chapelles idéologiques, et par sa thèse de doctorat de droit constitutionnel consacrée au référendum sur l'élection au suffrage universel du président de la République. À ce sujet, il considère que la pratique référendaire permettrait de renouer avec l'équilibre des pouvoirs initialement institué par la Constitution[66].

Il se situe sur une ligne républicaine, souverainiste, anti-communautariste et laïque[48]. Le combat contre les communautarismes doit selon lui permettre de maintenir le lien social[7]. Il met ainsi en garde contre les dangers que constitue selon lui la tentation régionaliste[67]. Concernant l'immigration, il pense que « la France, ancien empire, doit intégrer des étrangers non-européens » à la condition qu'ils « respectent nos valeurs et restent minoritaires »[48]. Sur le plan institutionnel, il axe ses idées autour du recours accru au référendum, parlant de « république référendaire », qui permettrait selon lui de surmonter les « blocages internes, syndicaux, internationaux »[48]. Il a participé aux marches de la Manif pour tous et prône l'arrêt des subventions au planning familial, tout en estimant qu'il ne faut pas « déserter ce terrain de la pédagogie et de l’éducation pour ces jeunes générations »[68].

En 2012, il se déclare « beaucoup plus proche de Jean-Pierre Chevènement que d'une partie de l'UMP », dénonçant la « droite molle acquise à l'ultralibéralisme »[14]. Néanmoins, en 2015, il s'oppose à plusieurs reprises à la ligne « étatiste » prônée par Florian Philippot au sein du FN et est considéré comme sensible aux intérêts des commerçants, artisans et PME[69]. Après les élections régionales de 2015, estimant que la ligne du FN est trop focalisée sur la politique monétaire et la sortie de la zone euro, il réclame publiquement un rééquilibrage du discours du FN vers les préoccupations des entreprises, conduisant Marine Le Pen à organiser un séminaire sur la ligne du parti[70].

En août 2015, en tant que membre du comité exécutif du parti, il se prononce contre l'exclusion de Jean-Marie Le Pen du Front national. Il indique qu'il se « voyait mal » écarter celui avec qui il était « entré en politique »[71].

Condamnation pour diffamation[modifier | modifier le code]

Ayant accusé un ancien membre du Front national, Christian Baeckeroot, d'avoir insulté Roger Holeindre, membre du FN, il est attaqué en justice pour diffamation et condamné à 500 euros d'amende avec sursis, à payer 500 euros à Christian Baeckeroot au titre de l'article 475-1 du Code de procédure pénale et, solidairement avec Marine Le Pen (qui avait repris les accusations de Louis Aliot), à lui verser 1 000 euros. Louis Aliot et Marine Le Pen ont fait appel ; leur peine a été aggravée : notamment, les dommages et intérêts sont passés à 5 000 euros[72].

Recrutement par sa conjointe[modifier | modifier le code]

Marine Le Pen et Louis Aliot se sont fait critiquer[73],[74] pour l'embauche de Louis Aliot comme assistant parlementaire en circonscription Nord-Ouest (alors qu'il était par ailleurs élu local à Perpignan). Louis Aliot percevait 5 006 euros par mois pour un mi-temps[75].

Le Parlement européen interdit de salarier des conjoints de députés ou de leurs partenaires stables non matrimoniaux[76][réf. insuffisante]. Marine Le Pen refusant de considérer Louis Aliot comme un « conjoint » ou « partenaire stable non matrimonial », a procédé à ce recrutement en juillet 2011, malgré les interrogations des services du Parlement européen[77].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Au Front national[modifier | modifier le code]

  • 1990 : adhésion en Ariège
  • 1991 : major de l’université d’été du Front national de la jeunesse (FNJ)
  • 1997-1998 : délégué régional du Front national de la jeunesse en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon
  • janvier 1999-septembre 2000 : directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen
  • 1999-2000 : secrétaire départemental de Haute-Garonne
  • 2000 : élu membre du comité central
  • avril 2001-mai 2002 : coordinateur de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen
  • 2002-2004 : secrétaire départemental des Pyrénées-Orientales
  • juin 2002-mars 2010 : membre du cabinet de Jean-Marie Le Pen
  • avril 2003 : réélection au comité central
  • avril 2003-mai 2010 : membre du bureau politique et membre de la commission d’investiture
  • juillet 2003 : secrétaire régional de Midi-Pyrénées
  • 11 octobre 2005-2 mai 2010 : secrétaire général du FN
  • depuis le 16 janvier 2011 : vice-président du Front national (chargé du projet de 2011 à 2012, puis chargé de la formation et des manifestations)
  • octobre 2011-avril 2012 : directeur opérationnel de la campagne présidentielle de Marine Le Pen
  • mai-juin 2012 : porte-parole du Front national pour les législatives
Autres 
  • Ancien secrétaire général de Générations Le Pen
  • Ancien secrétaire administratif du Cercle national des rapatriés (CNR)
  • Assistant parlementaire de Marine Le Pen[78]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Université[modifier | modifier le code]

  • 2003 : L'élection du président de la Cinquième République au suffrage universel direct (préf. Jean-Marie Crouzatier), Guibert, coll. « Combats pour la liberté de l'esprit »,‎ , 336 p. (ISBN 9782868398376)
  • 2003 : article dans la Revue du droit public - no 1 consacré aux présidents français et à l’Europe sous la Cinquième République ;
  • 2003 : article dans la revue juridique Les Annonces de la Seine - no 24 consacré au droit de la décentralisation et plus précisément à « la régionalisation des transports ferroviaires ».

Politique[modifier | modifier le code]

  • Mes billets pour la France, éditions Refondation nationale, 2005.
  • Des Présidents contre la France, éditions Club idées & Nation, 2014, préface de Gilbert Collard.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans le roman uchronique de Frédéric Deslauriers (2011), Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, où Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2012, Louis Aliot devient secrétaire général de la présidence[79].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Crépon 2012 [EPUB] emplacement 866 sur 5611.
  2. Crépon 2012 [EPUB] emplacement 872 sur 5611.
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]