Garons

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Garons
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Garons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Marguerittes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Nîmes Métropole
Maire
Mandat
Alain Dalmas
2014-2020
Code postal 30128
Code commune 30125
Démographie
Gentilé Garonnais
Population
municipale
4 726 hab. (2014)
Densité 385 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 09″ nord, 4° 25′ 45″ est
Altitude Min. 54 m – Max. 96 m
Superficie 12,28 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-garons.fr

Garons est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à une dizaine de kilomètres au sud-est de Nîmes, sur le plateau des Costières, à une altitude de 94 mètres.

Les communes de Bouillargues, Caissargues, Saint-Gilles et Bellegarde sont limitrophes de la commune de Garons.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale D442 et par la portion de l'autoroute A54 qui relie Nîmes à Arles.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Tout près de la commune de Garons est implanté un aéroport civil (aéroport de Nîmes - Garons) et une base aéro-navale militaire. Les installations aéroportuaires sont néanmoins situées sur les communes voisines de Saint-Gilles et Nîmes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Garons est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Sud du Gard (voir lien) et fait également partie des 41 communes du pays Garrigues et Costières de Nîmes par la communauté d'agglomération de Nîmes Métropole.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Occitan Garouns, du roman Garons, du bas latin Garonis[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au IIe siècle av. J.-C., 2 villas romaines étaient implantées sur le territoire de Garons.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 635, le domaine de Garons est attribué à l'évêque Rémessaire par les rois Wisigoths qui occupent la Septimanie. Un texte du VIIe siècle fait mention d'un hameau installé sur le domaine[réf. nécessaire].

Le domaine de Garons fut donné en 784 par l'évêque de Nîmes Rémessaire à la mense épiscopale de Nîmes[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, durant les luttes entre catholiques et protestants, le hameau reste du côté des évêques de Nîmes qui y ont élu résidence. De ce passé, la commune a conservé le château des évêques, actuel hôtel de ville.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Le , Bouillargues fut érigée en commune par ordre du comité exécutif du directoire de Nîmes. Les hameaux de Garons, Caissargues et Rodilhan y furent annexés. La nouvelle commune était dirigée par une majorité de protestants. Le 9 novembre de la même année, l’Assemblée Nationale vota l’autonomie de la commune.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Garons n'a été érigé en commune qu'en 1835 (ordonnance royale du 19 octobre)[2]. Au cours du XIXe siècle, la culture de la vigne représente une part importante de l'activité agricole.

L'ouverture de l'aéroport en 1958 renouvelle l'économie du village et au début des années 1960 la forte immigration fait faire un bond à la population de Garons.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1836 1840 Jean Bremond    
    André Martin    
1871   Jacques Comis   Bourrelier et propriétaire de vignes[3]
1885 1919 Édouard Rebuffat    
1959 1976 Xavier Tronc    
1976 2008 Jean Yannicopoulos DVD Médecin
Conseiller général du canton de La Vistrenque (1982-2011)
Vice-président de Nîmes Métropole (2001-2008)
2008 en cours Alain Dalmas DVD Agriculteur
Vice-président de Nîmes Métropole depuis 2008
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil Municipal[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1836. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 726 habitants, en augmentation de 6,39 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
653 709 756 850 925 981 999 949 1 055
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
900 995 978 1 029 1 042 1 005 960 797 824
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
754 689 595 617 664 1 317 2 049 2 788 3 648
1999 2008 2013 2014 - - - - -
3 692 4 373 4 687 4 726 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école maternelle et l'école primaire du village portent toutes deux le nom de Jean Monnet. Situées l'une à côté de l'autre dans la rue du Levant, ce sont pourtant deux entités distinctes pour l'Éducation nationale.

L'école Saint-Exupéry, située rue de la République, est l'école historique du village. Ses locaux hébergent encore trois classes mais sa gestion administrative a été intégrée à celle de l'école primaire Jean Monnet.

Les établissements de secteur pour le secondaire sont le collège Les Fontaines à Bouillargues et le lycée Ernest-Hemingway à Nîmes.

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Nîmes-Garons

Actuellement, la ville bénéficie de la présence de l'aéroport et de la base aéronavale (qui fut longtemps le 1er fournisseur d'emplois).

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Garons a su attirer quelques entreprises en lien avec l’agriculture.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La principale activité de la commune jusqu'aux années 1970 était l'agriculture avec la dominance de la viticulture et des vergers.

La commune héberge sur son territoire plusieurs manades, dont la manade Arlatenco. Celle-ci a été fondée à Garons en 1951 par Frédéric Clément, à partir de bétail provenant des manades Pastré et Guillierme[8]. La manade s'étend sur 80 hectares, avec des pâturages sur les communes de Raphèle-lès-Arles et d'Aimargues. Elle possède des arènes et une salle ouverte d’été (loupio) d'une capacité de 320 personnes. Le bétail se compose de 210 taureaux et vaches et 23 chevaux.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

La résidence d'été des évêques de Nîmes abrite actuellement l'hôtel de ville et le bureau de poste du village.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Une église catholique fut construite au XIXe siècle dans un style néo-gothique.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Le parc

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Garons Blason De gueules à la mitre d'évêque d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 30, t. 2
  2. a et b Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 97
  3. « Histoire de Garons », sur www.ville-garons.fr (consulté le 6 avril 2015)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Gilles Arnaud (photogr. Gilles Arnaud, Nicole Cabanel, Jérémy Campilongo, Thierry Chatel, Jérôme Contestin, Cyril Daniel, Rémi Dumas, Jean François, Sandra Frus, Norbert Gauthier, Mickaël Gonzalez, Émile Grande, Sophie Guinand, Jean Mansuy, Luc Pero, Anaïs Pescador, Thomas Privat, Susanne Renker, Auguste Roman, Laurent Sonsogni et Nicolas Vera), Le Répertoire des manades de Camargue, Sommières, Gilles Arnaud (réimpr. 2008) (1re éd. 2003), 213 p., p. 22