Le titre de cette page ne peut être modifié.

Occitanie (région administrative)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Occitanie, Occitanie (région culturelle) et Langue d'oc.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article a besoin d'un nouveau plan. (indiquez la date de pose grâce au paramètre date)

Les informations dans cet article sont mal organisées, redondantes, ou il existe des sections bien trop longues. Améliorez-le ou soumettez des propositions en page de discussion.

Occitanie
Logo provisoire (2016).
Logo provisoire (2016).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Siège de la préfecture Toulouse
Départements et collectivités territoriales Ariège (09)
Aude (11)
Aveyron (12)
Gard (30)
Haute-Garonne (31)
Gers (32)
Hérault (34)
Lot (46)
Lozère (48)
Hautes-Pyrénées (65)
Pyrénées-Orientales (66)
Tarn (81)
Tarn-et-Garonne (82)
Arrondissements 36
Cantons 269
Communes 4 516
Conseil régional Conseil régional d'Occitanie
Présidente Carole Delga (PS)
2016-2021
Préfet Pascal Mailhos
Démographie
Gentilé Pas encore défini
Population 5 730 753 hab. (2013)
Densité 79 hab./km2
Rang (population) 5e sur 18
Langues
régionales
occitan (languedocien, gascon, provençal), catalan
Géographie
Superficie 72 724 km2
Rang 3e sur 18
Localisation
Localisation de Occitanie
Liens
Site web laregion.fr

L'Occitanie est une région administrative du Midi de la France créée par la réforme territoriale de 2014 et comportant 13 départements, et qui résulte de la fusion des anciennes régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Temporairement appelée Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le nom Occitanie est officiel depuis le 28 septembre 2016 et effectif depuis le 30 septembre 2016[1]. S'il est sous-titré « Pyrénées-Méditerranée »[2] par le conseil régional, ce sous-titre n'apparaît pas dans le Journal officiel de la République française.

Elle s'étend sur 72 724 km2 ce qui en fait la troisième plus vaste région de France derrière la Nouvelle-Aquitaine et la Guyane, et la deuxième de France métropolitaine[3]. Elle compte 5 730 753 habitants (population municipale au [4], et constitue ainsi la cinquième région française (et métropolitaine) la plus peuplée. Sa densité de population est inférieure à la moyenne de la France métropolitaine, avec 78 hab./km2, soit la sixième plus faible densité parmi les régions françaises (et la quatrième parmi les régions hexagonales). Mais sa population est très inégalement répartie, avec deux métropoles importantes (Toulouse et Montpellier), un littoral méditerranéen assez densément peuplé, et des régions rurales appartenant à la « diagonale des faibles densités ».

Sa plus grande ville est Toulouse (la quatrième commune la plus peuplée, la quatrième aire urbaine et la sixième unité urbaine de France), qui est également la préfecture régionale, tandis que la deuxième métropole régionale, Montpellier (la huitième commune la plus peuplée, la quatorzième aire urbaine et la quinzième unité urbaine), conserve plusieurs administrations[5].

Disposant d'une façade maritime sur la mer Méditerranée, elle réunit des territoires du Bassin aquitain à l'ouest (Gers, nord des Hautes-Pyrénées et de l'Ariège, centre et nord de la Haute-Garonne, centre et ouest du Tarn-et-Garonne, ouest du Tarn, sud du Lot), des Pyrénées au sud (sud des Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne et Ariège, sud de l'Aude et ouest des Pyrénées-Orientales), du Massif central au nord (Aveyron et Lozère, centre et nord du Lot, est du Tarn-et-Garonne et du Tarn, nord de l'Aude, de l'Hérault et du Gard) et du bassin méditerranéen à l'est (est des Pyrénées-Orientales, sud de l'Aude, de l'Hérault et du Gard). Elle est bordée par les régions Nouvelle-Aquitaine à l'ouest, Auvergne-Rhône-Alpes au nord et Provence-Alpes-Côte d'Azur à l'est, ainsi que par l'Espagne et l'Andorre au sud.

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dénomination transitoire et sondages[modifier | modifier le code]

La loi prévoit, dans un premier temps, de nommer les régions fusionnées en juxtaposant les noms des anciennes régions par ordre alphabétique. La région est donc provisoirement nommée « Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées » en attendant qu'un nouveau nom soit choisi par décret en Conseil d'État sur proposition du conseil régional de la région fusionnée, décision devant intervenir avant le [6].

Une consultation organisée sur internet par La Dépêche du Midi, fin 2014, indique que les 17 881 votants penchaient à l'époque en faveur du nom « Occitanie-Pyrénées » (15 %), mais les noms « Midi-Languedoc » et « Pyrénées-Languedoc » sont également populaires (13 % chacun), suivis par « Midi-Roussillon » (10 %) et « Midi-d’Oc » (8 %). Le nom de la province historique « Languedoc » est plébiscité par 7 % des votants, à égalité avec « Pyrénées-Méditerranée », nom défendu par Martin Malvy, le président de Midi-Pyrénées et calqué sur le nom du GECT. Viennent ensuite « Sud de France » (5 %), porté par Damien Alary, le président de Languedoc-Roussillon (il s'agit d'une marque utilisée à des fins de communication et de promotion du tourisme) et « Sud-Pyrénées », qui recueille également 5 % des avis [7].

Dans une enquête réalisée du 7 au 28 septembre 2015 par les quotidiens régionaux La Dépêche du Midi, Midi libre, Centre Presse, L'Indépendant et de La Nouvelle République des Pyrénées, 23 % des 202 357 personnes qui se sont exprimées ont choisi le nom « Occitanie » pour la future région ; cependant l’Occitanie ne se limite pas à la région (une grande partie de la région Nouvelle-Aquitaine, une partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur sont également occitans), alors que le Roussillon et la Cerdagne ne sont pas occitans, mais catalans. Parmi les 12 autres noms, un est également populaire et reçoit 20 % des votes : « Occitanie-Pays Catalan ». Suivent ensuite « Languedoc » à 8 %, « Midi-Languedoc », « Midi-Méditerranée » et « Pays-d'Oc » à 7 %. « Sud de France » ne séduit que 6 % des votants[8].

Approche consultative[modifier | modifier le code]

Dès son élection, le conseil régional annonce vouloir mettre en place une consultation citoyenne pour choisir le nom de la nouvelle région ; cette consultation se déroulera en plusieurs étapes. Dans un premier temps, les citoyens sont invités à suggérer des noms à un Comité du nom mis en place par le conseil régional et regroupant historiens et personnalités régionales. Le comité du nom est ensuite amené à choisir une liste de noms qui seront soumis au vote des citoyens.

Le 6 avril 2016, le comité du nom propose une liste de 8 noms[9] :

  • Languedoc
  • Languedoc-Pyrénées
  • Midi
  • Occitanie
  • Occitanie-Roussillon
  • Pays d'Oc
  • Pyrénées-Méditerranée
  • Terres d'Oc

Liste qui sera amendée la semaine suivante par le conseil régional et réduite à 5 noms[10] :

  • Languedoc
  • Languedoc-Pyrénées
  • Occitanie
  • Occitanie-Pays catalan
  • Pyrénées-Méditerranée

Les propositions « Pays d'Oc » et « Terres d'Oc » ne sont pas retenues car identiques ou semblables à des marques commerciales ; « Occitanie-Roussillon », jugé trop réducteur, est remplacée par « Occitanie-Pays catalan ».

La consultation a eu lieu du 9 mai au 10 juin 2016. Les électeurs ont été invités à classer les propositions par ordre de préférence, les résultats étant analysés selon la méthode de Condorcet. Occitanie est placé en tête par 44,90 % des suffrages, soit par 91 598 votants. Derrière, arrive Languedoc-Pyrénées avec 17,81 % de premiers choix, puis Pyrénées-Méditerranée (15,31 %), Occitanie-Pays Catalan (12,15 %) et enfin Languedoc (10,01 %). Occitanie est le grand gagnant selon la méthode de Condorcet en remportant tous les duels avec les 4 autres noms[11], alors que selon ce même critère c'est Occitanie-Pays Catalan qui est le perdant.

Comparaison des préférences entre les noms proposés

Nom 1 Nom 2 Nom 1 préféré à Nom 2 Nom 2 préféré à Nom 1 Écart
Effectif  % Effectif  %
Occitanie Occitanie-Pays catalan 153 297 75,15 % 50 696 24,85 % 102 601
75 %
Occitanie Languedoc 141 734 69,48 % 62 259 30,52 % 79 475
69 %
Occitanie Pyrénées-Méditerranée 127 235 62,37 % 76 758 37,63 % 50 477
62 %
Occitanie Languedoc-Pyrénées 119 257 58,46 % 84 736 41,54 % 34 521
58 %
Languedoc-Pyrénées Languedoc 145 272 71,21 % 58 721 28,79 % 86 551
71 %
Languedoc-Pyrénées Occitanie-Pays Catalan 129 724 63,59 % 74 269 36,41 % 55 455
63 %
Languedoc-Pyrénées Pyrénées-Méditerranée 117 253 57,48 % 86 740 42,52 % 30 513
57 %
Pyrénées-Méditerranée Languedoc 122 436 60,02 % 81 557 39,98 % 40 879
60 %
Pyrénées-Méditerranée Occitanie-Pays catalan 120 945 59,29 % 83 048 40,71 % 37 897
59 %
Languedoc Occitanie-Pays catalan 102 065 50,03 % 101 928 49,97 % 137
50 %

Le nom seul d'« Occitanie » est toutefois critiqué par les représentants des milieux économiques qui préfèrent l'appellation jugée plus neutre et plus parlante sur la scène internationale de « Pyrénées-Méditerranée ». Ainsi, le président du conseil économique, social et environnemental régional (CESER) Jean-Louis Chauzy estime que prendre le nom d'« Occitanie » serait « une erreur ». Ce choix est également contesté par certains régionalistes occitans qui mettent en avant que, linguistiquement, culturellement et historiquement, l'Occitanie renvoie à une réalité géographique bien plus vaste que la nouvelle région — Bordeaux, Limoges, Clermont-Ferrand ou encore Marseille sont ainsi également occitanes —, et par Alain Rousset, président de la région Nouvelle Aquitaine, qui va dans ce sens dans un courrier adressé à Carole Delga, dans lequel il rappelle que l'ancienne Aquitaine a beaucoup œuvré en faveur de l'occitan[12], tandis que les élus des Pyrénées-Orientales comme les catalanistes regrettent que leur identité spécifique ne soit pas prise en compte[13],[14].

Nom définitif[modifier | modifier le code]

Le 24 juin 2016, le conseil régional réuni en assemblée plénière vote en faveur de l'adoption du nom Occitanie. Ce nom sera accompagné de la signature Pyrénées-Méditerranée dans l'ensemble de la communication officielle de la région.

Le nom est validé par le Conseil d'État et le Gouvernement et publié au journal officiel le 29 septembre 2016[15].

En 2016, le conseil d’État rejette le recours catalan[16].

Identité historique[modifier | modifier le code]

provinces du XVIIIe siècle

Cette nouvelle région administrative regroupe des provinces et territoires qui ont des origines culturelles et historiques diverses, notamment au XVIIIe siècle : le Languedoc (Haut et Bas-Languedoc), des Pays catalans (Roussillon, Cerdagne, Vallespir, Conflent, Capcir), le comté de Foix, ainsi que les parties orientales des anciennes Gascogne (Armagnac, Comminges, Couserans, Bigorre, Condomois, Nébouzan, Rivière-Verdun) et Guyenne (Quercy, Rouergue). Durant l'Ancien Régime, elles relevaient pourtant pour l'essentiel d'entre elles du Parlement de Toulouse fondé en 1443.

Sur le plan culturel, cette nouvelle région est de tradition latine (occitane et catalane), se raccordant dans sa grande majorité à l'Occitanie, à l'exception de la majeure partie du département des Pyrénées-Orientales se rattachant aux Pays catalans.

Occitanie[modifier | modifier le code]

L’Occitanie[17] (Occitània[18] ou Óucitanìo[19] en occitan) est une région historique[20],[21],[22],[23] du sud-ouest de l’Europe où l’occitan fut la principale langue vernaculaire (voir les différents noms de l'Occitanie). Ce territoire était déjà uni à l'époque romaine sous le nom de Viennoise puis des Sept Provinces (latin : Septem Provinciæ[24]) et l’Aquitaine au début du Moyen Âge[25] (Aquitanica, royaume wisigoth de Toulouse[26]), avant la conquête franque. L’Occitanie est caractérisée par la culture occitane qui représente depuis le Moyen Âge le second versant de la culture romane en France et dans une moindre mesure en Italie, en Espagne et à Monaco[27]. Elle est présentée et reconnue sur des sites institutionnels de collectivités françaises, comme ceux du Conseil départemental de Lot-et-Garonne[28] ou de la ville d’Agen[29].

Languedoc[modifier | modifier le code]

Le blason des comtes de Toulouse puis du Languedoc : la croix occitane d'or sur fond de gueule.

Le territoire de ce qui est progressivement appelé Languedoc (région où l'on parle la langue d'oc, en occitan Lengadòc, [ˌleŋgo̞ˈðɔ]) est en grande partie rattaché au domaine royal au XIIIe siècle à la suite de la croisade contre les Albigeois (1208-1229) mettant fin au catharisme et permettant aux Capétiens d'étendre leur influence au sud de la Loire. Sont ainsi intégrés au fisc les anciennes principautés des Trencavel (vicomtés d'Albi, Carcassonne, Béziers, Agde et Nîmes) en 1224 et des comtes de Toulouse en 1271. Les dernières enclaves féodales vont progressivement être absorbées à leur tour dans un mouvement qui se poursuit jusqu'au début du XVIe siècle, avec le comté de Gévaudan en 1258, le comté de Melgueil (Mauguio) en 1293, la seigneurie de Montpellier en 1349 et la vicomté de Narbonne en 1507.

Le territoire relevant du ressort des États Généraux du Languedoc (convoqués pour la première fois en 1346) s'est ensuite progressivement réduit à ce qui est appelé durant l'Ancien Régime la province du Languedoc.

L'an marque un « tournant décisif »[30] dans l'histoire de la province : comme Henri Gilles l'a établi[31] en dans[32] sa monographie sur les États de Languedoc au XVe siècle[33], c'est en 1359 que les bonnes villes[34] des trois sénéchaussées de Beaucaire, Carcassonne et Toulouse[31],[32] concluent entre elles une « union perpétuelle »[31],[32] puis[33] exigent des officiers royaux[34] d'être « convoquées ensemble »[31],[32] et non plus séparément, par sénéchaussée. Vers la fin du XIVe siècle, ce pays des trois sénéchaussées, auquel le nom de Languedoc allait être réservé, désigne les deux sénéchaussées de Beaucaire-Nîmes et de Carcassonne et la partie orientale de celle de Toulouse, conservée au traité de Brétigny. Le pays de Foix, qui relève de la sénéchaussée de Carcassonne jusqu'en 1333 puis de celle de Toulouse, cesse d'appartenir au Languedoc.

En 1542, la province est divisée en deux généralités : celle de Toulouse pour le Haut-Languedoc, et celle de Montpellier pour le Bas-Languedoc. Celles-ci perdurent jusqu'en 1789. En revanche, à partir du XVIIe siècle, il n'y a qu'une seule intendance pour l'ensemble du Languedoc, siégeant à Montpellier.

Haute-Guyenne[modifier | modifier le code]

Blason des duchés d'Aquitaine et de Guyenne, repris par la province de Guyenne, de gueule au léopard d'or

Pays historiques du Grand Sud-Ouest français, les anciennes provinces de Gascogne (en gascon Gasconha [gasˈkuɲɔ / gasˈkuɲə]) et de Guyenne (en occitan Guiana [giˈjanɔ]) proviennent des duchés médiévaux de Vasconie, d'Aquitaine puis de Guyenne. Seules les régions orientales de ces deux provinces font partie aujourd'hui de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : elles correspondent essentiellement aux territoires qui ont été acquis par les rois d'Angleterre, ducs de Guyenne, au traité de Brétigny de 1360, puis qui sont restées sous la juridiction du Parlement de Toulouse après la création du Parlement de Bordeaux en 1462. À partir de cette époque, ils sont généralement regroupés sous l'appellation de Haute-Guyenne, par opposition à la Basse-Guyenne dépendant de la cour bordelaise,

Les territoires de l'ancienne province de Guyenne inclus dans la région correspondent en vérité au Quercy (l'actuel département du Lot et le nord du Tarn-et-Garonne) et au Rouergue (Aveyron). Possessions des comtes de Toulouse, à partir d'une branche cadette ou de la branche principale, à partir du IXe siècle, ces deux comtés font ainsi partie de l'aire linguistique de l'occitan dans sa variante dialectale languedocienne. Comme les autres possessions des comtes de Toulouse, ils sont intégrés une première fois au domaine royal en 1271 puis, après avoir été cédés aux rois d'Angleterre au traité de Brétigny de 1360. Le Quercy est définitivement réuni à la Couronne en 1472, le Rouergue, possession des comtes d'Armagnac, devant pour sa part attendre 1607. Ils font partie de la province de Guyenne (érigée en gouvernement militaire en 1561), et constituent la généralité de Montauban à partir de 1635 (qui devient la province de Haute-Guyenne en 1779). Aujourd'hui, le terme de Guyenne n'a plus de réalité ni administrative, ni politique. Seul le Haut-Agenais, à la recherche d'une identité, a tenté d'exploiter le capital historique « Guyenne » en promouvant le « Pays de Guyenne » dans la partie Lot-et-Garonnaise de la vallée du Dropt. Cependant, cette acception est aujourd'hui détrônée par « Pays du Dropt », terme à vocation plus touristique. Les appellations de Quercy et de Rouergue conservent, en revanche, une forte valeur identitaire.

Les armes de l'ancienne province de Gascogne, écartelées d'azur au lion d'argent et de gueules à la gerbe de blé d'or liée d'azur, ont été créées pour Louis XIV : il fait référence au lion des comtes d'Armagnac

La Gascogne est l'ancienne province située sur le territoire des départements actuels du Gers (Armagnac et Condomois), des Hautes-Pyrénées (Bigorre), à quoi s'ajoute les Landes dans la région voisine et, pour partie, d'autres départements des deux anciennes régions d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées (Comminges, Nébouzan et Rivière-Verdun dans le sud et l'ouest de la Haute-Garonne essentiellement, Couserans dans la partie occidentale de l'Ariège). Successivement appelée Aquitaine, Novempopulanie, Vasconie (territoire du peuple des Vascons) puis Gascogne au XIIIe siècle, elle est forte de la diversité géographique de son territoire naturel, localisé entre Atlantique, Garonne et Pyrénées. Revendiquant une identité culturelle fondée sur son histoire évoluant de peuples aquitains de langue proto-basque vers un peuple de Gascons partageant un dialecte latinisé commun, elle constitue l'aire linguistique actuelle du gascon. Elle fait progressivement partie du domaine royal, entre le XVe siècle et le début du XVIe siècle. Ainsi, le Comminges est cédé aux rois de France à l'extinction de la dynastie locale en 1443, l'Armagnac, le Bigorre et le Nébouzan avec le comté de Foix en 1607.

Comté de Foix[modifier | modifier le code]

Le comté de Foix[35] est un ancien comté français créé vers [35] à partir du comté de Carcassonne pour Bernard Roger[35], fils de Roger le Vieux[35]. En , le comté passe à la maison de Grailly[35] et, en , le roi Charles VII l'érige en pairie en faveur du comte Gaston IV[36].

Le comté-pairie passe à la maison d'Albret en [35] puis à celle de Bourbon-Vendôme en [35]. En , le roi Henri IV réunit le comté au domaine de la Couronne[35].

Depuis la Révolution, le comté est entièrement compris dans le département de l'Ariège. Le dialecte occitan qui y est traditionnellement parlé est le languedocien.

Roussillon[modifier | modifier le code]

Le blason du Roussillon fait référence à la senyera

Les territoires de la province d'Ancien Régime du Roussillon, autrefois intégrés au comté de Barcelone, au royaume de Majorque et à la couronne d'Aragon, ont été rattachés à la couronne de France lors du traité des Pyrénées signé le . Avant ce traité, la frontière entre les royaumes de France et d'Aragon suivait plus au nord, la ligne des citadelles du vertige (voir Châteaux forts et traité de Corbeil).

Ils correspondent aux anciens comtés fondés au IXe siècle de Roussillon et de Conflent ainsi qu'à la partie nord de celui de Cerdagne, à quoi s'ajoute l'ancienne vicomté de Vallespir (pagus du comté de Besalú réuni à celui de Roussillon en 1209). Réunissant les vigueries de Roussillon[37], Conflent[38] et le nord de celle de Cerdagne[39] qui existaient au sein du gouvernement des comtés du Roussillon et de Cerdagne (governació dels comtats de Rosselló i Cerdanya en catalan[40]) de la Couronne d'Aragon au moment de leur rattachement à la France, la nouvelle province du Roussillon[41] ou simplement, en l'absence d'équivoque, le Roussillon[42], est un pays d'imposition dépourvu d'états provinciaux[43] (une assemblée provinciale, l'assemblée provinciale du Roussillon[44], n'est créée que le [45]). Il forme à la fois un gouvernement[46] et une intendance[47], et, en tant que province frontière, il relève du secrétaire d'État de la Guerre[47]. Il est doté d'une juridiction souveraine, indépendante du Parlement de Toulouse, le Conseil souverain de Roussillon.

Actuellement, l'appellation de Roussillon est toujours la plus utilisée pour désigner ce territoire, se retrouvant dans la dénomination de l'ancienne région Languedoc-Roussillon.

Désormais, le territoire est souvent subdivisé en cinq comarques traditionnelles et naturelles, non officielles : le Roussillon (dans son acceptation géographique restrictive), le Vallespir, le Conflent, la Cerdagne et le Capcir. Vient s'y rajouter le Fenouillèdes, section occitane du département.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Relativement diverse de par les origines historiques et culturelles de ses territoires, cette nouvelle région de 72 724 km2 résultant de la fusion de deux régions du Midi de la France, vaste comme la République d'Irlande, se trouve être également hétérogène sur un plan géographique.

Situation[modifier | modifier le code]

La région Occitanie est située à la frontière entre l'Europe de l'Ouest et l'Europe du Sud, au sud de la France métropolitaine. Elle est voisine de la Nouvelle-Aquitaine à l'ouest, de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur à l'est et d'Auvergne-Rhône-Alpes au nord. Elle est également limitrophe de deux pays au sud, l'Espagne (plus précisément les communautés autonomes de Catalogne et d'Aragon) et Andorre. Sa capitale, Toulouse, se trouve à 590 km au sud-sud-ouest de la capitale nationale, Paris, à 405 km à l'ouest de Marseille, à 246 km au sud-est de Bordeaux et à 395 km au nord de Barcelone. Son centre géographique est situé sur le territoire de la commune de Lautrec, dans le Tarn, à 57 km à l'est de Toulouse[48].

Elle est bordée au sud-est par la mer Méditerranée, voie de transports maritimes permettant d'importants échanges commerciaux et culturels à une échelle internationale depuis l'Antiquité, et à l'est par le Rhône, axe ancien de circulation entre le nord et le sud de l'Europe de l'Ouest. Elle est traversée du nord-ouest au sud-est par une voie fluviale constituée d'une partie du canal latéral à la Garonne, aménagé au XIXe siècle jusqu'à Toulouse, et du canal du Midi, datant du XVIIe siècle, entre Toulouse et l'étang de Thau où il se jette sur le territoire de la commune de Marseillan. Cet axe transversal, appelé « canal des Deux-Mers », fait de la région un isthme entre les façades atlantiques et méditerranéennes.

La région est à cheval entre le bassin aquitain à l'ouest et la plaine littorale languedocienne à l'est, et entre le Massif central au nord et les Pyrénées au sud. La jonction entre ces quatre espaces se fait au seuil de Naurouze, situé dans la commune de Montferrand à la frontière entre la Haute-Garonne et l'Aude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'hydrologie naturelle du bassin versant de la Garonne.

La région Occitanie recoupe en grande partie le territoire du bassin versant de la Garonne, qui dépend de l'Agence de l'eau Adour-Garonne sise à Toulouse. Ce fleuve s'écoule sur environ 250 km sur le territoire de la région, soit près de la moitié du cours français du fleuve (522 km[49]), entre la frontière franco-espagnole au Pont-du-Roy (Fos, Haute-Garonne) et la limite avec la Nouvelle-Aquitaine à Lamagistère (Tarn-et-Garonne). Et son bassin s'étend sur 55 600 km2 en France, correspondant à la quasi-totalité de l'ancienne région Midi-Pyrénées, au nord du Languedoc-Roussillon (surtout la Lozère), et à une partie du nord de l'ancienne Aquitaine.

Neuf des dix principaux affluents de la Garonne (atteignant ou dépassant les 100 km) s'écoulent entièrement ou en grande partie en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées : le Lot (environ 400 km sur les 485 km de longueur totale de la rivière s'écoulant d'est en ouest en rive droite de la Garonne, en Lozère, Aveyron et dans le département du Lot), le Tarn (380,2 km d'est en ouest en rive droite, en Lozère, Aveyron puis dans les départements du Tarn, de Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne), l'Ariège (163,2 km du sud-sud-est au nord-nord-ouest en rive droite, dans les Pyrénées-Orientales, le département de l'Ariège et la Haute-Garonne), le Gers (environ 150 km sur les 175 km de la rivière s'écoulant du sud au nord en rive gauche, dans les Hautes-Pyrénées et dans le département du Gers), la Save (148,4 km du sud-ouest au nord-est en rive gauche, dans les Hautes-Pyrénées, le Gers et la Haute-Garonne), la Baïse (140 km sur les 188 km du cours total s'écoulant du sud au nord en rive gauche, dans les Hautes-Pyrénées et dans le Gers), la Gimone (135,7 km du sud-sud-ouest au nord-nord-est en rive gauche, dans les Hautes-Pyrénées, le Gers, la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne), l'Arrats (131 km de cours naturel et 162 km avec le canal de la Neste du sud-sud-ouest au nord-nord-est en rive gauche, dans les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne, le Gers et Tarn-et-Garonne) et la Louge (100 km du sud-ouest au nord-est en rive gauche, en Haute-Garonne).

La limite orientale de la région, dans le Gard et la Lozère, se rattache pour sa part au bassin du Rhône. Plus particulièrement, elle comprend la partie occidentale du delta de Camargue : la Petite Camargue. Deux affluents de plus de 100 km, en rive droite du Rhône, s'écoulent du nord-ouest au sud-est dans les départements de la Lozère et du Gard : la Cèze (128,4 km) et le Gardon (127,3 km). Le point triple de rencontre des lignes de partage des eaux entre les bassins du Rhône, de la Garonne et de la Loire se trouve au sommet du Planas (1 271 m), près de la limite entre les communes de Belvezet et Allenc en Lozère.

Entre ces deux bassins versants, la plaine littorale languedocienne est traversée par deux autres fleuves de relative importance au régime pluvio-nival méridional, l'Aude (224 km du sud au nord puis d'ouest en est, dans les Pyrénées-Orientales, en Ariège, dans le département de l'Aude et dans l'Hérault) et la Têt (115,8 km d'ouest en est, dans les Pyrénées-Orientales). S'y ajoutent plusieurs fleuves côtiers au régime pluvial cévenol, dont les principaux restent l'Hérault (147,6 km du nord au sud, dans le Gard et le département de l'Hérault) et l'Orb (135,4 km du nord au sud puis du nord-ouest au sud-est, en Aveyron et dans l'Hérault).

De nombreuses rivières et fleuves ont creusé, dans les reliefs de roche sédimentaire de la région (surtout dans les contreforts méridionaux du Massif central), des passages encaissés appelés gorges. Peuvent ainsi être citées les gorges du Tarn, les gorges de l'Hérault, les gorges du Gardon, par exemple.

De nombreuses lagunes ou étangs littoraux jalonnent la côte méditerranéenne, séparées de la mer par des cordons littoraux formés par l'apport sédimentaire du Rhône et reliées à elle par des chenaux appelés localement des graus. Le plus important de la région, qui en est également le plus grand plan d'eau (le deuxième étang méditerranéen français et la troisième plus grande étendue d'eau naturelle de France, après le lac Léman et l'étang de Berre), est l'étang de Thau (75 km2) situé dans l'Hérault, entre Agde et Sète. D'autres étangs importants sont ceux de Bages-Sigean (55 km2, dans l'Aude), de Salses-Leucate (54,8 km2, entre les Pyrénées-Orientales et l'Aude) et de l'Or (ou de Mauguio, 31,4 km2, à la limite entre l'Hérault et le Gard).

Topographie et géologie[modifier | modifier le code]

Carte topographique du Grand Sud-Ouest.
Carte topographique du littoral du Golfe du Lion dans les limites de la région.

La région s'étend sur une partie des deux massifs montagneux majeurs du Midi de la France : le versant nord des Pyrénées et le sud du Massif central.

Le massif pyrénéen s'étend sur environ 15 000 km2 dans la région[50], recouvrant des portions plus ou moins importantes des Hautes-Pyrénées, de Haute-Garonne, de l'Ariège, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. Il s'agit ainsi de 85,5 % de l'ensemble des Pyrénées françaises, et d'environ un cinquième du territoire régional. Faisant partie de la ceinture alpine et d'âge éocène, elle s'étend d'est en ouest et marque la frontière avec l'Espagne. Plus particulièrement, la région comprend les versants français des Pyrénées centrales (les plus élevées et comptant le moins de cols entre France et Espagne, le point culminant régional et des Pyrénées françaises s'y trouve, à 3 298 m au Vignemale dans les Hautes-Pyrénées) et des Pyrénées orientales ou catalanes (culminant au pic Carlit à 2 921,66 m, c'est pourtant le Canigou, qui domine la plaine du Roussillon du haut de ses 2 784 m, qui apparaît représentatif des Pyrénées catalanes). Le relief est marqué par ses vallées très encaissées d'orientation sud-nord, la rareté et l'altitude élevée de ses cols, ses nombreux torrents de montagne (appelés gaves ou nestes), la fréquence des cas où la partie supérieure d'une vallée se termine en un cirque (de Gavarnie, de Troumouse ou de Marcadau dans les Hautes-Pyrénées), l'absence de grands lacs, comparativement au massif des Alpes par exemple, et sa faible densité de population (27,5 hab./km2 en 2006 pour l'ensemble des Pyrénées françaises[51]).

Le Massif central couvre pour sa part dans la région environ 26 000 km2[52], soit la totalité de la Lozère, de l'Aveyron et du Lot, la limite est du Tarn-et-Garonne et le tiers sud-est du Tarn, ainsi que les limites nord de l'Aude, de l'Hérault et du Gard. Cela correspond à 30 % de l'ensemble du Massif central et à un peu plus du tiers du territoire régional. Ensemble de formation géologique ancienne (hercynien) et donc érodé, le relief y est relativement vallonné et moyennement élevé, alliant plateaux, basse et moyenne montagne. Le point culminant du massif dans la région est le pic de Finiels au mont Lozère (1 699 m). L'ensemble comprend des plateaux karstiques (calcaires) fortement érodés appelés causses (causses du Quercy au nord-ouest dans le Lot et le Tarn-et-Garonne, Grands Causses comme celles du Larzac ou Méjean au centre-est dans l'Aveyron, en Lozère, dans l'Hérault et le Gard), des hauts-plateaux volcaniques et granitiques (l'Aubrac au nord dans l'Aveyron et en Lozère) ou cristalins (le Lévézou au centre dans l'Aveyron) et des massifs montagneux secondaires (Margeride au nord-est en Lozère, Cévennes à l'est en Aveyron, Lozère, dans l'Hérault et le Gard, et la succession des monts de Lacaune, de Caroux-Espinouse et de la Montagne Noire au sud entre la Haute-Garonne, le Tarn, l'Aveyron, l'Aude et l'Hérault). Ces régions sont entrecoupées de terres siliceuses acides de basse altitude (Ségala à l'ouest dans le Tarn et l'Aveyron) ou des gorges des principales rivières de la région.

Ces deux massifs se rejoignent au plus près au niveau de la Montagne Noire et du massif des Corbières, séparés par une étroite bande de plaine et de basses collines, unissant le Lauragais et le Minervois. Culminant à Naurouze (189 m), entre le pays toulousain (Haute-Garonne) et le Biterrois (Hérault) en passant par Carcassonne (Aude), ce seuil géographique relie ainsi entre eux le bassin sédimentaire qui s'étend à l'ouest jusqu'à l'Atlantique (Bassin aquitain), et à l'est la plaine littorale sablonneuse de la mer Méditerranée (côte languedocienne). Celle-ci, dans son hinterland, s'élève progressivement vers les plateaux et montagnes du Massif central par un système de reliefs intermédiaires calcaires, entre 200 et 400 m d'altitude (Garrigues).

Le sous-sol de la région possède des ressources limitées qui furent exploitées par le passé. Peuvent être citées des mines de tungstène (cirque d'Anglade à Salau dans les Pyrénées ariégeoises jusqu'en 1987, le gisement de Fumade dans le Tarn pourrait être exploité à l'avenir[53]), d'or (alimentés par des gisements alluvionnaires de très faibles teneurs, la plupart des cours d'eau du Massif central et des Pyrénées étant des rivières aurifères, peut être cité surtout la mine d'or de Salsigne dans la Montagne Noire et le département de l'Aude, fermée en 2004), de cuivre (par exemple la mine de Pioch Farrus, à Cabrières dans l'Hérault, était exploitée au Néolithique final il y a 5 000 ans), de schistes bitumineux (du lac de la Cisba à Sévérac-le-Château dans l'Aveyron jusqu'en 1951), de zinc et de plombArrens dans les Hautes-Pyrénées jusqu'en 1983, la mine de la Croix de Pallières dans les basses Cévennes gardoises est exploitée jusqu'en 1971, celle de Bentaillou dans la vallée pyrénéenne du Biros a quant-à-elle été arrêtée dès 1955) ou encore d'uraniumLodève dans l'Hérault jusqu'en 1997). Le sud du Massif central présente également des réserves houillères qui ont fait l'objet d'une exploitation jusqu'en 2001 dans les mines des Cévennes dans le Gard (pays d'Alès), de Decazeville dans l'Aveyron et de Carmaux dans le Tarn.

Ce cadre topographie et géologique particulier, ainsi que la situation de la région, contribuent à créer certaines particularités climatiques locales.

Climat[modifier | modifier le code]

Carte des climats de France métropolitaine hors Corse en 2010.
Carte schématique expliquant le phénomène d'épisode cévenol et méditerranéen.
Schéma explicatif de l'effet de foehn : variation de la température en amont et en aval de l'obstacle.

La région Occitanie est à cheval sur trois grands domaines climatiques : le littoral languedocien est soumis au climat méditerranéen (Csa, voire tendant vers le Csb dans certaines zones, selon la classification de Köppen) ; le bassin aquitain a un climat océanique légèrement plus chaud car plus au sud (climat océanique aquitain, Cfb de Köppen) ; le Massif central et les Pyrénées détiennent un climat sous influence montagnarde (seul les plus hauts sommets des Pyrénées ont un climat montagnard). L'espace situé entre le toulousain et le seuil du Lauragais sous influence à la fois océanique et montagnarde.

Dans le climat méditerranéen, l’amplitude annuelle est assez limitée, étant de 14 °C à Perpignan, de 15 °C à Sète, de 17 °C à Montpellier et de 18 °C à Nîmes. Ces valeurs sont comparables à celles des climats semi-océaniques, malgré la latitude souvent plus basse. Les hivers sont toutefois un peu plus doux que ceux de la façade ouest : la température moyenne de janvier va de 6,9 °C à Nîmes à 8,4 °C à Perpignan, le nombre de jours de gel annuel est de 8,5 à Sète et de 12,1 au Grau-du-Roi sur la côte, de 13,5 à Perpignan et de 25,3 à Montpellier, à quelques km du littoral[54]. Les étés sont par définition chauds et secs ; la température moyenne de juillet va de 23 °C à Sète à 24,9 à Nîmes. Le minimum de pluie en été est accusé en juillet, 12,4 mm ou 13,1 mm sur le littoral respectivement au Grau-du-Roi et à Sète mais 16,4 mm à Montpellier, 17,1 mm à Perpignan et 28,2 mm à Nîmes. L'ensoleillement, comme sur l'ensemble du pourtour méditerranéen, y est très élevé : en moyenne, 2 506 heures par an à Perpignan, 2 663 à Nîmes et 2 668,2 à Montpellier.

Pour le climat méditerranéen sous influence océanique, les températures moyennes sont légèrement plus basses, en hiver comme en été, et les précipitations sont plus fortes. Ainsi, à Toulouse et Albi si l'amplitude annuelle reste à peu près identiques à celles du littoral languedocien (16 °C), les moyennes thermiques de janvier (5,9 °C) et de juillet (22 °C) sont inférieures de 1 à 3 °C, tandis que le mois le moins pluvieux, qui reste juillet, connaît 37,7 mm de précipitations. L'ensoleillement y est moins important (2 031 heures par an à Toulouse et 2 200 heures à Albi.

Concernant le climat océanique aquitain, les hivers restent plutôt doux (en janvier 5 °C à Gourdon, 5,2 à Auch, 5,5 à Montauban) avec des gelées qui peuvent toutefois être sévères. Sur la période 1971-2000, les minima absolus sont de -20 °C à Montauban. Les étés sont plus chauds que dans le type océanique des territoires situés plus au nord (en juillet 20,3 °C à Gourdon, 20 7 °C à Auch, 22,5 °C à Montauban) et orageux. Comme pour le domaine parisien, l’amplitude s’accroît avec l'éloignement par rapport au littoral mais reste dans des limites raisonnables, avec 15,5 °C à Auch. Les précipitations sont régulières toute l’année, mais contrairement au domaine « parisien », le minimum estival persiste le plus souvent y compris quand on va vers l’est. On note aussi un maximum de printemps qui n’existe pas au nord, en particulier au pied des Pyrénées. Ces pluies sont modérées au centre du bassin (Montauban 747 mm/an) et s’accroissent à l’approche des massifs (Gourdon 883 mm/an). L'ensoleillement diminue quand on s’approche des Pyrénées-Atlantiques avec 1 866 heures par an à Auch, et augmente vers l'est et la Méditerranée : Gourdon 2054 heures et Albi 2 200 heures[54]. Bien que ce climat soit plus méridional que le type « parisien », les brouillards ou nuages bas hivernaux par temps anticyclonique sont encore fréquents.

Dans les massifs du nord et du sud de la région, avec l'altitude, la température diminue et, pour les versants exposés aux vents pluvieux, les précipitations augmentent. Dans les petits massifs et les contreforts externes, le climat montagnard correspond au climat de la plaine voisine modifié par l’altitude. Les hivers deviennent nettement plus froids qu'en plaine, la température moyenne de janvier reste toutefois positive en moyenne montagne : 0,6 °C à Mende (1 019 m). Cette température hivernale devient toutefois nettement négative dans les vallées encaissées ou lorsque l'altitude augmente comme au Mont Aigoual (1 567 m) avec -1,4 °C. Là où la température moyenne hivernale est inférieure à °C, la neige tombe régulièrement et tient longtemps en hiver. Les étés sont frais, le mont Aigoual enregistre une moyenne de juillet de 13,1 °C. La diminution de la température avec l’altitude n’est pas uniforme selon la saison, elle est plus marquée au printemps et en été qu’en automne et en hiver ce qui fait que l’amplitude annuelle tend à être plus faible en altitude que dans les plaines environnantes. Le rythme de l’ensoleillement est différent, en hiver par temps anticyclonique, les massifs surplombent généralement la couche d’inversion, ils sont alors ensoleillés et relativement doux tandis que la plaine reste dans le froid et la grisaille. En été, les cumulus sont plus nombreux près des sommets, les massifs connaissent un temps nuageux avec des orages en fin d’après-midi alors que le temps reste bien ensoleillé en plaine. La montagne tend à être plus ensoleillée que la plaine en hiver, et inversement en été.

Le cadre topographique de la région crée également des phénomènes climatiques et météorologiques spécifiques. Notamment, les reliefs créent les conditions de développement de vents relativement violents, par accélérations des vents maritimes, océaniques ou nordiques du fait de l’effet de canalisation (effet Venturi) des massifs environnants (Massif central et Pyrénées dans le seuil du Lauragais, Massif central et Alpes par le couloir rhodanien au nord-est). Ainsi, trois vents de couloir marquent régulièrement les territoires de la région : provenant du Lauragais, le vent d'autan souffle depuis le sud-est / sud-sud-est dans la partie orientale du bassin aquitain et le sud-ouest du Massif central, tandis que la tramontane vient en sens inverse du nord-nord-ouest vers le littoral languedocien[55],[56]. Le mistral provient du nord – nord-ouest par la vallée du Rhône, et affecte surtout la partie orientale de la plaine languedocienne et le sud-est du Massif central. Ces vents, généralement puissants, assèchent l’air, dégagent le ciel et, en hiver dans le climat méditerranéen, peuvent provoquer des épisodes froids plus fréquents que dans les régions protégées comme la Côte d'Azur[54].

La rencontre de l'air froid océanique avec de l'air chaud et humide porté par des vents provenant du Golfe du Lion (appelés « entrées maritimes »), et l'accumulation des masses nuageuses ainsi formées sur les reliefs du sud du Massif central (essentiellement les Cévennes), provoquent des phénomènes orageux violents. Appelés « épisodes cévenols », ils affectent surtout le Gard, l'Hérault et la Lozère (un phénomène identique existant dans l'Aude avec la Montagne Noire), essentiellement en automne. Des mois de précipitations peuvent alors s’abattre en quelques jours, provoquant le gonflement des fleuves côtiers (appelés rivières cévenoles) et des inondations en plaine, causant alors des dégâts importants.

Dans le piémont pyrénéen et le bassin aquitain, en automne et en hiver, le vent de sud à sud-ouest peut amener un temps sec et exceptionnellement chaud pour la saison, à cause de l’effet de foehn dû au franchissement des Pyrénées par une masse d’air doux en provenance d’Espagne[54]. Ce phénomène peut favoriser les incendies forestiers.

Ces particularités climatiques locales combinées à la grande variété de reliefs, d'espace aquatiques et de nature des sols permet l'épanouissement d'une flore et d'une faune abondante et fortement diversifiée.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Régions naturelles[modifier | modifier le code]

Parcs et sites naturels[modifier | modifier le code]

Carte générale des Espaces protégés dans les Pyrénées françaises.

La région compte plusieurs parcs naturels au sein desquels la faune et la flore sont protégées. Si ces parcs nationaux et ces parcs naturels régionaux ne représentent qu'environ un quart du territoire régional, ils sont représentatifs de la biosphère de l'ensemble des milieux compris dans la région :

Carte du territoire des Causses et des Cévennes.

Les conditions orographiques, géologiques, hydrographiques et climatiques ont donc contribué à forger une assez forte variété de paysage dans le périmètre de la région, autant que l'occupation humaine qui remonte au Paléolithique supérieur.

Patrimoine historique et culturel[modifier | modifier le code]

La région Occitanie est riche d'un patrimoine historique qui retrace plusieurs milliers d'années d'histoire, détenant des vestiges remontant aux premières traces de civilisations humaines avec de nombreuses grottes préhistoriques telles que la grotte de Niaux située en Ariège ou celle du Pech Merle dans le Lot. Elle possède également de nombreux sites gallo-romains datant de l'Antiquité avec, par exemple, le Pont du Gard, les Arènes de Nîmes. Le Moyen Âge a fortement marqué de son empreinte les paysages de la région, de la morphologie des centres anciens de la plupart des villes aux multiples édifices religieux qui quadrillent une des terres les plus anciennement christianisées de Méditerranée occidentale (abbayes, églises, cathédrales) en passant par les nombreux châteaux-forts et forteresses liés aux conflits seigneuriaux qui ont alors régulièrement touché ce territoire très divisé politiquement, comme la Croisade albigeoise (1208-1229) ou la Guerre de Cent Ans. Peuvent ainsi être cités, parmi ces monuments médiévaux, la Cité de Carcassonne, la ville neuve fortifiée d'Aigues-Mortes ou encore la Cathédrale Saintes-Cécile à Albi. C'est au cours du Moyen Âge central que l'identité de la région se crée et que le commerce se développe. Durant l'époque moderne, la région, désormais entièrement incluse dans le domaine royal français, voit se multiplier les interventions étatiques, avec l'Arc de triomphe prolongé par la Promenade du Peyrou à Montpellier ou le Canal du Midi permettant de relier l'Atlantique à la Méditerranée, auxquelles répondent certaines réalisations communales comme le nouveau et actuel Capitole à Toulouse ou la reconstruction en pierre de la Place royale (actuelle Place Nationale) à Montauban. Enfin, les territoires du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées se sont dotés d'un patrimoine culturel et gastronomique à la fois spécifique et diversifié.

Patrimoine préhistorique et protohistorique[modifier | modifier le code]

La préhistoire a laissé de nombreuse traces dans la région tels que des fossiles comme, par exemple, une mandibule découverte en 1949 par Raoul Cammas à Montmaurin dans la grotte de la Niche sur le site de Coupe-Gorge (gorge de la Seygouade). Cette mâchoire humaine fut pendant longtemps le plus vieux reste humain découvert en France. En effet le fossile est vieux de 130 000 ans, ce qui remonte à l'époque du Néandertal.

On peut aussi retrouver les premières manifestations artistiques comme dans la grotte de Niaux en Ariège qui constitue la plus grande grotte ornée d'Europe avec celle de Lascaux, célèbre notamment pour son « Salon noir » où s'animent des centaines de bisons, de cerfs, de chevaux,... Toujours en Ariège, tout près de Saint-Bertrand-de-Comminges, les grottes de Gargas, classées comme grands site de Midi-Pyrénées, attirent également la curiosité avec leurs empreintes de « mains négatives ». Ce type de peinture peut aussi être observé dans le Lot, dans la grotte du Pech Merle, autre site préhistorique important à Cabrerets dans la vallée du Célé, proche de Saint-Cirq-Lapopie où on peut y découvrir sept salles somptueuses dans lesquelles l'art pariétal se révèle dans toute sa splendeur : gravures, peintures, signes énigmatiques, traces de mains, empreintes de pas… Peut encore être citée la grotte des Merveilles de Rocamadour, sans oublier les très intéressantes grottes de Cougnac à Gourdon.

De nouveau dans l'Ariège, la grotte du Mas d'Azil, véritable curiosité naturelle qui a donné son nom à la civilisation azilienne, a livré une foule d'objets d'art réunis dans le musée du Mas d'Azil. Dans la grotte de Bédeilhac, les bas-reliefs modelés en argile sont uniques au monde, tandis que, dans la grotte de la Vache, a été trouvé un campement de chasseurs préhistoriques intact. Dans le Tarn-et-Garonne, à Bruniquel, a été découvert en 2016 des constructions réalisées par les hommes de Néandertal datant d'il y a 176 500 ans ainsi que des traces de feu et d'os calciné. Cette découverte a remis en cause la date de fréquentation des grottes par l'Homme, la plus ancienne preuve formelle datant jusqu'ici de 38 000 ans (Chauvet). À Caune de l'Arago, plus connu sous le nom de la « grotte de Tautavel » dans les Pyrénées-Orientales, à proximité du village de Tautavel, la grotte perchée qui domine la vallée abrite l’un des plus gros gisements préhistoriques du monde. En effet sur ce site ont été retrouvés 260 000 objets, les traces d'une faune nombreuse et variée, avec 122 espèces différentes, des restes humains attribués à l'homme de Tautavel, des vestiges lithiques, des ossements datant du Paléolithique inférieur puis des centaines d'autres fossiles humains (visibles au Musée de Préhistoire de Tautavel).

Patrimoine antique[modifier | modifier le code]

Les territoires de l'actuelle région Occitanie comprenaient, à l'époque pré-romaine, plusieurs tribus ou confédérations gauloises : les Atacinis, les Bodionticis, les Cadurques, les Élisyques, les Salyens, les Sardones, les Ségusiaves, les Tricastins, les Tricorii, les Voconces, les Volques Arécomiques et les Volques Tectosages. Dans la partie occidentale étaient également installés des peuples aquitains, comme les Ausques.

Durant la période gauloise, la région fait partie de la Celtique méditerranéenne. Vers la fin du IIIe siècleav. J.-C., un peuple celtique, les Volques, prend ses quartiers dans la région allant du Rhône à la Garonne, des Cévennes aux Pyrénées. Ils ont pour capitale des oppida à Toulouse et Nîmes. Des échanges ont lieu avec les autres civilisations méditerranéennes, notamment à travers une colonie grecque à Agde.

Toutes les villes gauloises méditerranéennes sont conquises par les Romains dès le IIe siècleav. J.-C., avec la création de la première province gauloise, la Provincia romana. Narbonne est créée pour pacifier la province en -118 et devient la capitale de cette province, désormais surnommée Narbonnaise. Une des premières provinces à être romanisée, elle est notamment le lieu de naissance du futur empereur Claude, à Nîmes. Au début du Ve siècle a lieu l'invasion des Vandales. Quelques années plus tard, les Wisigoths s'imposent. Les Romains leur abandonnent la garde du territoire par la signature d'un fœdus en 418. Le royaume wisigoth occupe bientôt le tiers sud de la Gaule, puis la péninsule ibérique. Toulouse devient leur capitale pendant presque un siècle. Comme la plupart des peuples germaniques fédérés à l'empire romain, les Wisigoths, essentiellement installés dans la région de leur capitale, ne font pas table rase des institutions et promulguent la continuité du droit romain pour les populations gallo-romaines qui restent majoritaires, à travers la rédaction du Bréviaire d'Alaric, et s'en inspirent fortement pour édicter le droit qui leur est propre, compilé dans le Code d'Euric. La persistance du droit romain va permettre la continuité d'un haut niveau d'efficacité institutionnelle et administrative, tradition juridique qui va ensuite imprégner le droit féodal médiéval, davantage marqué par l'usage de l'écrit et d'un droit positif que dans le nord du royaume des Francs. Cependant, les Wisigoths sont adeptes d'une hérésie orientale dite d'Arius, qui développe un christianisme remettant en cause la nature divine du Christ. Cette hérésie provoque des incompréhensions récurrentes avec les sujets gallo-romains de ce royaume, pour leur part fidèles à l'orthodoxie. Clovis, qui vient de rassembler sous son autorité un autre peuple germanique fédéré et récemment converti au christianisme romain, les Francs, peut alors annexer une partie de la région au début du VIe siècle avec l'appui des évêques et de l'aristocratie locale. S'ensuit alors une longue période trouble au cours de laquelle la région est dispersée territorialement entre la Septimanie autour de Narbonne, encore sous domination wisigothe puis maure à partir de 719, et la Novempopulanie qui va former un vaste duché de Gascogne cherchant à se détacher de l'autorité des Francs.

Les civilisations gauloises puis romaines ont laissé de nombreux vestiges dans la région notamment dans le Gard, comme le Pont du Gard qui est le plus ancien site de la région à avoir été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, ou à Nîmes (Nemausus) où on peut retrouver les Arènes de Nîmes, la Maison Carrée, le Temple de Diane, la Tour Magne, la Porte d'Auguste, la Porte de France, le Castellum, ou encore les Thermes romains de Gaujac. Dans l'Hérault peuvent être cités le site antique de Lattara, le Pont romain de Saint-Thibéry, l’oppidum d’Ambrussum à Villetelle et son pont sur le Vidourle, la villa gallo-romaine de Loupian. À Narbonne (Garbo Martius), l'ancienne capitale provinciale, figurent plusieurs Horrea. Dans les Pyrénées-Orientales sont conservés les vestiges de l'ancien oppidum gallo-romain de Ruscino. En Haute-Garonne, peuvent être cités la villa gallo-romaine de Montmaurin ou encore l’amphithéâtre romain de Purpan-Ancely à Toulouse (Tolosa. S'y ajoutent, par exemple, plusieurs vestiges de la Via Domitia.

Patrimoine médiéval[modifier | modifier le code]

Cette province fut temporairement dominée par les Maures à partir de 718-719, avant d'être conquise par Pépin le Bref. Est alors constituée une marche de Gothie, incluse dans le royaume d'Aquitaine créé en 778. Ce vaste territoire englobant tout le Sud du Rhône à l'Atlantique en vue de fédérer la reconquête méridionale et ibérique, avec pour capitale Toulouse, est donné en partage par Charlemagne à un de ses fils, Louis Ier dit le Pieux (778-†840), roi d'Aquitaine (781-814) puis empereur d'Occident (814-840). L'administration de cet immense territoire est confiée aux Comtes de Toulouse et aux comtes de Barcelone. Dès lors, la transmission de ces deux comtés devenant héréditaire, les deux dynasties ainsi formées à Toulouse et à Barcelone vont n'avoir de cesse, en s'alliant régulièrement ou parfois de manière rivale, que de repousser les Maures vers le sud et d'asseoir leur autorité sur ces territoires pour redonner une unité politique à la Narbonnaise. Pourtant, entre les deux vastes principautés toulousaines à l'ouest et catalanes au sud, le pouvoir se retrouve de plus en plus privatisé par une petite chevalerie locale, qui augmente au contraire le morcellement de l'ancienne province romaine. Pour encadrer la violence seigneuriale générée par cette compétition féodale, les autorités ecclésiastiques (elle-même actrices de ces luttes pour le pouvoir dans la région) et les communautés paysannes ou urbaines négocient ou imposent la prestation de serments (Paix de Dieu, Trêve de Dieu) ou l'obtention de chartes de libertés. Les cités se dotent d'institutions communales aux XIIe siècle et XIIIe siècle, généralement appelées « consulats » (les magistrats municipaux reprenant le vieux titre romain de consul, ou « capitoul » à Toulouse) : à Narbonne, Nîmes, Béziers, Toulouse, Montpellier. Ces consulats, formés par les grands marchands, les changeurs et la noblesse urbaine, deviennent de nouveaux acteurs de la lutte pour le pouvoir dans les villes, face aux seigneurs et aux évêques.

De ce cadre va naître ce qui est appelé Languedoc à partir du XIIIe siècle, de la Garonne au Rhône, de Toulouse à Saint-Gilles. Raymond IV dit Raimond de Saint Gilles (1042-1115) va en partie atteindre l'objectif de cette unité territoriale, en agrandissant par mariage sa seigneurie aux comtés et vicomtés de Rouergue, de Nîmes, d'Agde, de Béziers et d'Uzès. Les comtes de Barcelone pour leur part détiennent en propre ou indirectement en tant que suzerains les comtés de Roussillon, de Narbonne, de Carcassonne ou de Gévaudan, ainsi que la seigneurie de Montpellier à partir de 1204. Un lignage de chevaliers, les Trencavel, vassal de ces deux puissances régionales, va fédérer au XIIe siècle les fiefs d'Albi, Carcassonne, Béziers, Agde et Nîmes. Dans le même temps, le développement à partir du XIe siècle du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, dont les chemins convergent des quatre coins de l'Europe vers les Pyrénées, la pacification des routes terrestres ou l'essor nouveau du Bassin méditerranéen assurent le succès de nombreux sanctuaires locaux ainsi que l'essor commercial d'un réseau urbain relativement dense. L'affirmation de puissantes familles comtales, vicomtales ou seigneuriales va être de plus accompagnée de la constitution de cours chevaleresques brillantes (à Toulouse, Albi, Béziers, Narbonne, Montpellier), où se forge une culture spécifique nourrie de la tradition des troubadours et se codifie une langue littéraire, l'occitan.

Malgré cette homogénéisation relative sur les plans politiques, culturels et linguistiques, la défense des particularismes coutumiers autant que l'ascension d'une bourgeoisie de cité contribuent à une certaine laïcisation des pratiques religieuses et donc au développement de mouvements religieux hétérogènes qualifiés « d'hérétiques » et de « cathares » par une Église romaine en quête d'uniformisation et de normalisation. Celle-ci entame au tournant du XIIIe siècle une politique active de répression de toute forme de dissidence, se heurtant aux pouvoirs comtaux qui voient dans l'action des légats pontificaux une ingérence dans leurs prérogatives traditionnelles. L'ordre mendiant des frères prêcheurs est créé à Toulouse par le castillan Dominique de Guzmán, pour donner l'exemple d'une nouvelle foi. La Croisade des Albigeois ainsi engagée par le pouvoir pontifical sert de prétexte au roi de France pour annexer les régions méridionales à partir de 1224. La bataille de Muret a lieu le , Toulouse est assiégée par Simon IV de Montfort et prise en 1215, en 1222 est créée la première bastide de Cordes, et en 1229 est fondée l'université de Toulouse.

Le traité de Corbeil de 1258 entérine désormais une division territoriale au Sud : les Corbières formèrent la frontière entre le royaume de France et la Couronne d'Aragon. La seule unité existant à cette époque entre le Bas-Languedoc et le Roussillon-Cerdagne est ecclésiastique : la province de Narbonne de laquelle dépendaient les évêchés de Béziers, d'Elne, de Saint-Pons-de-Thomières, de Saint-Papoul, de Maguelone, de Nîmes, d'Uzès, d'Agde et de Mende. Le royaume de Majorque qui exista à la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle rassemblait le comté de Roussillon, le comté de Cerdagne et la seigneurie de Montpellier.

Après la croisade des Albigeois, à la suite de l'extinction des dynasties des Trencavel et des comtes de Toulouse à la mort de Jeanne fille de Raymond VII, les territoires entre le Toulousain et la rive droite du Bas-Rhône sont tous, à quelques exceptions près, rattachés au domaine royal français entre 1224 et 1271. C'est peu après que la construction de la cathédrale d'Albi débute (1277).

De là naît le Languedoc royal, qui va persister jusqu'à la Révolution française, conservant ses coutumes, sa langue et une administration spécifique. Le Languedoc, une des premières grandes provinces rattachées à la Couronne, perd alors son autonomie, mais va profondément influencer par sa culture latine une « Île de France » capétienne encore marquée par ses dynasties de Francs germaniques. La province va toujours se montrer garante de la cohésion du territoire royal, même dans les périodes les plus troubles comme la guerre de Cent Ans qui débute en 1337. C'est au cours de cette guerre que la peste fait rage régulièrement dans le Midi.

C'est cette longue période d'histoire qui a laissé le plus de sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO dans la région. Il s'agit de la ville historique fortifiée de Carcassonne dans l'Aude en 1997, la Cité épiscopale d'Albi dans le Tarn en 2010, et 28 des 71 monuments inscrits au titre des Chemins de Compostelle en France en 1998 : l'abbatiale de Saint-Gilles dans le Gard, l'abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert et le Pont du Diable à Saint-Jean-de-Fos dans l'Hérault, l'église Notre-Dame de Tramesaygues à Audressein et l'ensemble épiscopal de Saint-Lizier (cathédrale Saint-Lizier et son cloître, cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède, le palais épiscopal et les remparts) en Ariège, l'abbatiale Sainte-Foy et le pont sur le Dourdou à Conques, le Pont Vieux d'Espalion, le pont d'Estaing et le pont des Pèlerins de Saint-Chély-d'Aubrac en Aveyron, la cathédrale Notre-Dame et la basilique paléochrétienne (chapelle Saint-Julien) de Saint-Bertrand-de-Comminges, la basilique Saint-Sernin et l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques de Toulouse et la basilique Saint-Just de Valcabrère en Haute-Garonne, la cathédrale Sainte-Marie d'Auch, le pont d'Artigues de Beaumont et la collégiale Saint-Pierre de La Romieu dans le Gers, la cathédrale Saint-Étienne et le pont Valentré de Cahors, l'Hôpital Saint-Jacques de Figeac et la Cité religieuse de Rocamadour dans le Lot, la chapelle des Templiers d'Aragnouet, les églises Saint-Jean-Baptiste de Gavarnie, Saint-Laurent de Jézeau et Saint-Jacques d'Ourdis-Cotdoussan dans les Hautes-Pyrénées, l'église Notre-Dame-du-Bourg de Rabastens dans le Tarn ainsi que l'abbatiale Saint-Pierre et son cloître de Moissac dans le Tarn-et-Garonne.

Parmi les autres grands édifices médiévaux encore existants figurent le Château des Comtes de Foix dans l'Ariège ou le Château de Najac dans l'Aveyron, le palais des Rois de Majorque, le Castillet, la Loge de mer à Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, la ville fortifiée d'Aigues-Mortes dans le Gard, le monastère-collège Saint-Germain-Saint-Benoît (actuel bâtiment ancien de la Faculté), son église abbatiale (actuelle cathédrale Saint-Pierre) et son cloître, largement modifiés à l'époque moderne, à Montpellier, l'Hôtel des Trésoriers de France, la tour de la Babotte ou la tour des Pins également à Montpellier, l'ancienne cité épiscopale de Maguelone ou encore le Pont Vieux et la cathédrale Saint-Nazaire de Béziers dans l'Hérault, la cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur, le Palais des archevêques ou le pont des Marchands à Narbonne dans l'Aude, l'ensemble conventuel des Jacobins de Toulouse en Haute-Garonne, etc. Ainsi que des milliers d'autres monuments.

Patrimoine moderne, industriel et contemporain[modifier | modifier le code]

L'époque moderne est d'abord marquée par les guerres de religion (1562-1598) qui ont ébranlé la région en opposant violemment catholiques et protestants. Montauban, Castres, Millau, Montpellier figurent parmi les places fortes protestantes, finalement reprises en main par le pouvoir royal à l'issue des rébellions huguenotes (1621-1629). Par la suite, l'interventionnisme royal s'intensifie dans le Midi, aboutissant à plusieurs réalisations remarquables : la plus emblématique de la période reste le creusement du canal du Midi, canal royal du Languedoc, reliant Toulouse à Sète, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, construit par Pierre-Paul Riquet entre 1666 et 1688. L'architecte militaire Vauban y construit plusieurs de ses forteresses afin de compléter son réseau défensif. Deux d'entre elles dans la région, situées dans les Pyrénées-Orientales, font partie des douze sites majeurs de Vauban classés au patrimoine mondial en 2008 : Mont-Louis et Villefranche-de-Conflent. Celles-ci s'ajoutent dans le Roussillon à des places fortes construites au début de l'époque moderne par les Rois catholiques puis leur petit-fils Charles-Quint : la Forteresse de Salses ou le Fort Saint-Elme de Collioure. Montpellier est particulièrement marquée par l'evergétisme royal, comme la Citadelle construite entre 1624 et 1627 pour surveiller la ville qui s'était révolté, ou encore l'ensemble formé par l'Arc de triomphe (1691) et la Place royale du Peyrou (1689), ornée de sa statue équestre de Louis XIV (la première datant de 1718 a été fondue pendant la Révolution française, l'actuelle a été inaugurée en 1828) et de son château d'eau monumental (1768) alimenté par l'aqueduc Saint-Clément (les Arceaux).

Les villes qui connaissent un certain essor, pour des raisons variables et à des époques différentes, vont voir apparaître une bourgeoisie ou une petite noblesse de robe. C'est ainsi que la culture du pastel qui prospère jusqu'à la fin du XVIe siècle ou la présence d'institutions et de juridictions importantes jusqu'à la Révolution française (Parlement de Toulouse, Cour des Aides de Montpellier, Chambre de l'Édit de Nantes à Castres ou le Conseil souverain de Roussillon) voient prospérer grands marchands, magistrats et avocats qui se construisent des hôtels particuliers (assez nombreux à Toulouse comme l'hôtel d'Assézat ou l'hôtel Dumay, à Castres comme ceux de Nayrac ou de Viviès, à Albi comme la maison Enjalbert ou l'hôtel Gorsse, à Montpellier comme l'hôtel de Belleval ou l'hôtel Saint-Côme, à Nîmes comme l'hôtel de l'Académie ou celui de Balincourt) ou des résidences imposantes dans l'arrière pays (les folies montpelliéraines sont particulièrement représentatives de cette tendance, avec par exemple le château d'Ô ou le château de Flaugergues).

Des travaux d'urbanisme sont également entrepris durant cette période par les pouvoirs consulaires, contribuant à façonner l'aspect de nombreux centres-villes actuels : la reconstruction de la Place royale(actuelle Place Nationale) à Montauban pour prendre son aspect actuel à la suite d'un incendie en 1614 ; la construction du nouveau palais monumental des Capitouls qui va devenir l'actuel Capitole à Toulouse commence en 1750 ; l'aménagement de la Place de la Comédie à Montpellier débute en 1755. Enfin, la Contre-Réforme et le retour en force du catholicisme dans les anciennes places de sûreté huguenotes entraînent la construction de nouveaux monuments religieux : le nouveau Palais épiscopal de Castres (1666-1673) et ses Jardins (1696), la cathédrale de Montauban (1692-1739), la basilique Notre-Dame des Tables de Montpellier (1707-1748).

Lorsque survient la Révolution française, Olympe de Gouges personnalité montalbannaise, devient emblématique de la Révolution pour avoir été l'auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, et qui fut guillotinée en 1793 à Paris. Cependant la région reste relativement à l’écart des événements. Les départements actuels sont fondés en 1790, sauf le Tarn-et-Garonne qui lui est créé en 1808 par Napoléon Ier. Si la région est peu touchée par la Révolution industrielle, les villes s'agrandissent sous l'effet de l'exode rural et se modernisent au XIXe siècle, avec : la construction des gares ferroviaires, l'aménagement d'esplanades ou de boulevards par le comblement des fossés des anciennes enceintes (Allées Paul-Riquet de Béziers, boulevard du Jeu-de-Paume à Montpellier), l'influence des travaux haussmanniens dans l'urbanisme (percées de grandes artères comme la rue d'Alsace-Lorraine à Toulouse ou les rues de la Loge et Foch à Montpellier) ou l'architecture (les immeubles qui entourent la place de la Comédie à Montpellier dont l'emblématique « scaphandrier »), l'ouverture de jardins à l'anglaise (le plateau des poètes à Béziers, le Jardin Royal et le Grand Rond à Toulouse), la fondation de Grands magasins ou le développement du mobilier urbain.

Peu de bâtiments d'architecture industrielle sont conservés, à l'exception notable d'un type de bâtiment qui marque le centre de nombreux villages ou petites villes des régions vinicoles du Languedoc ou du Roussillon : les caves coopératives de vinification (l'une des plus anciennes est celle de Maraussan dans l'Hérault, peuvent également être citées celles de Caramany dans les Pyrénées-Orientales ou de Saint-Théodorit et de Tavel dans le Gard). Peuvent s'y rajouter l'aéroport de Toulouse - Montaudran en Haute-Garonne (berceau de l'industrie aéronautique française et de l'Aéropostale au début du XXe siècle), les anciens entrepôts Dubonnet de Sète, l'usine métallurgique de Pamiers, les Hauts Fourneaux du Saut du Tarn, les sites houillers (la mine témoin d'Alès ou les Puits Ricard de La Grand-Combe dans le Gard, la centrale électrique de la mine de charbon de Carmaux dans le Tarn, site de La Découverte ainsi que les musées de la mine Lucien Mazars et de lé géologie Pierre Vetter à Decazeville dans l'Aveyron) ou les anciennes filatures lainières de Castres-Mazamet. Certaines lignes de chemin de fer et leurs trains ont été patrimonialisés et transformés en attractions touristiques : la ligne de Cerdagne et son « train jaune » (exploité dans le réseau normal de la SNCF) entre Villefranche-de-Conflent et Latour-de-Carol dans les Pyrénées-Orientales ; le train à vapeur des Cévennes entre Anduze et Saint-Jean-du-Gard dans le Gard ; le train du pays Cathare et du Fenouillèdes entre Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales et Axat dans l'Aude ; le chemin de fer touristique du Tarn à Saint-Lieux-lès-Lavaur.

Patrimoine civil d'après 1945[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, et de façon plus intense à partir des années 1960, la région entre dans une phase de dynamisme économique et démographique, porté par des mouvements migratoires autant internes qu'externes au territoire métropolitain, par l'envol pris par le tourisme de masse et par la prospérité de secteurs d'activités innovants, de l'industrie de pointe (surtout l'aéronautique et l'aérospatiale) au tertiaire supérieur. Le tout est alors accompagné par d'importantes politiques publiques, qu'elles soient initiées par l'État dans le cadre de la politique d'aménagement du territoire dans les années 1960 (Mission Racine d'aménagement touristique du littoral languedocien, choix de Toulouse comme métropole d'équilibre, ...) ou par les collectivités locales (comme les travaux d'urbanisme engagés à partir des années 1970 à Montpellier par son maire, Georges Frêche).

De grandes réalisations sont alors opérées, souvent par des architectes renommés sélectionnés lors de concours publics internationaux : les « Pyramides » de La Grande-Motte (1965-1976) sur la côte héraultaise par le français Jean Balladur ; le quartier nouveau d'Antigone et l'Hôtel de région du Languedoc-Roussillon (1978-2000) par le catalan Ricardo Bofill à Montpellier ; le Carré d'art (1993) accueillant le musée d'art contemporain et la bibliothèque municipale de Nîmes par le britannique Norman Foster ; Le Phare de la Méditerranée (2000), est une tour tour d'observation de 43 mètres, située au centre de la ville française de Palavas-les-Flots, sur le littoral méditerranéen et qui abritent un restaurant panoramique et des logements ; le viaduc de Millau (2004), le plus élevé au monde, dans l'Aveyron, également par Norman Foster ; la Médiathèque José-Cabanis (2004) de Toulouse par le cabinet d'architecture de Jean-Pierre Buffi associé au cabinet d'architecture toulousain Séquences et Architectes Associés ; le nouvel Hôtel de ville de Montpellier (2011) par les français Jean Nouvel et François Fontès.

Villes et villages de caractère[modifier | modifier le code]

Dans la région Occitanie, les bastides et villages de caractères ont pris peu à peu place dans les différents paysages de la région. De la Camargue aux Causses du Quercy, en passant par les plaines toulousaine, des Pyrénées aux Cévennes, et les Pays catalans jusqu'à la Méditerranée, dans les quatre coins de la région s'étendent des villes et villages aux caractéristiques spécifiques.

La région s'appuie sur la présence de ces villages pittoresques, souvent d’origine médiévale, avec l'appartenance à l'association Les plus beaux villages de France :

Certaines villes, Carcassonne (11), Narbonne (11), Millau (12), Beaucaire (30), Nîmes (30), Uzès (30), Lodève (34), Figeac (46), Cahors (46), Perpignan (66), Montauban (82), Moissac (82), sont pour leur part labellisées « villes d’art et d’histoire » en raison de leur patrimoine culturel (musées, monuments).

Il existe également dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées de nombreux « Pays » labellisés « Pays d’art et d’histoire » en raison de leur richesse : Pyrénées cathares (09), Bastides du Rouergue (12), Grand Rodez (12), Grand Auch (32), Pézenas (34), Vallée de la Dordogne lotoise (46), Pays d'art et d'histoire Mende et Lot en Gévaudan (48), Vallées d'Aure et du Louron (65), Pays d'art et d'histoire "Vallée de la Tet" (66), Pays d’Art et d’histoire transfrontalier "Les Vallées catalanes du Tech et du Ter" (66).

Enfin, de nombreux lieux et sites urbains ou ruraux sont labellisés « Grands sites Midi-Pyrénées » :

Patrimoine culturel immatériel[modifier | modifier le code]

L'histoire des différents pays, villages et villes qui composent la région a contribué à forger des pratiques et manifestations culturelles spécifiques, devenues des atouts touristiques majeurs. Ainsi, des savoir-faire, des pratiques rituelles, des danses, des jeux, des réalisations sportives, des figures, des processions, des fêtes votives, carnavals ou Mardi gras jalonnent la vie culturelle du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Parmi les pratiques classées au patrimoine culturel immatériel de l'humanité et présentes dans la région figurent : le poulain de Pézenas, l'un des animaux totémiques les plus représentatifs du Midi de la France par ses dimensions, sa notoriété et son histoire, inscrit au titre des Géants et dragons processionnels de Belgique et de France (2005) ; les Castells catalans (2010) dans les Pyrénées-Orientales (Castellers del Riberal de Baho, les Angelets del Vallespir de Saint-Jean-Pla-de-Corts, les Pallagos del Conflent de Prades, la colla étudiante des Mangoners à l'université de Perpignan) ; la fauconnerie (2010) est encore pratiquée et enseignée, avec des démonstrations dans des parcs ou lors de fêtes médiévales notamment au Donjon des aigles du château de Beaucens dans les Hautes-Pyrénées (parc zoologique entièrement dédié aux rapaces, avec l'une des principales collections de cetype d'animaux au monde) ou le Parc animalier de Pradinas dans l'Aveyron, ou avec des associations et fauconneries comme par exemple à Méjannes-lès-Alès dans le Gard ; la pratique du compagnonnage (2010) est entretenue par les Musée des compagnons de Toulouse et de Montauban, des cayennes (lieux de réunion d'associations de compagnonnage) de l'Union compagnonnique à Montauban dans le Tarn-et-Garonne, à Pézenas (inaugurée en 2016 par le déplacement de la cayenne de Montpellier) dans l'Hérault et à Nîmes dans le Gard, le Centre de formation et de formation d'apprentis de Toulouse ainsi que les étapes du Tour de France du compagnonnage de la Fédération compagnonnique des métiers du Bâtiment à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées et à Millau dans l'Aveyron, et les neuf Maisons de l'Association ouvrière des compagnons du devoir et du tour de France à Colomiers dans la banlieue toulousaine et à Toulouse en Haute-Garonne, à Labruguière et à Albi dans le Tarn, à Rodez dans l'Aveyron, à Saint-Girons en Ariège, à Eauze dans le Gers, à Baillargues dans l'Hérault et à Nîmes dans le Gard ; les Fêtes du feu de Solstice d'été dans les Pyrénées (2015), notamment dans le cadre de la Fête de la Saint-Jean, sont particulièrement nombreuses dans le Comminges en Haute-Garonne (brandons), l'une des plus célèbre étant celle des Brandons de Bagnères-de-Luchon, ou dans les Pyrénées-Orientales avec la montée de représentants de villages de l'ensemble des Pays catalans pour allumer un feu au sommet du pic du Canigou ainsi que la marche de porteurs de torches descendant du Canigou jusqu'à Perpignan pour aller nourrir le feu qui brûle au pied du Castillet.

À ceci s'ajoute le patrimoine inscrit à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France en vue de postuler pour être classé au patrimoine de l'humanité. Y figure tout d'abord depuis 2008 une pratique sportive, la Course camarguaise, tradition taurine sans mise à mort spécifique de la Camargue, de la Petite Camargue et des territoires environnants (dans la région, une grande partie du Gard et de la partie orientale de l'Hérault), dans lequel les participants tentent d'attraper des attributs primés fixés au frontal et aux cornes d'un bœuf appelé cocardier ou biòu (bœuf en occitan), mais auquel on confère parfois la dignité de taureau en l'appelant : taureau cocardier[78]. Parmi les autres activités taurines emblématiques de ces territoires peuvent être cités les toro-piscines (jeu d'adresse et d'esquive dans une arène), l’abrivado (lâcher de taureaux jusqu'aux arènes) et la bandido (lâcher de taureaux simulant leur retour au pré). Des pratiques exogènes, importées d'Espagne à la fin du XIXe siècle ou au XXe siècle[79], se sont également développé dans certaines villes ou villages : l’encierro (lâcher de taureaux sur un parcours clos, avec jeux d'adresse et d'esquive) ou, plus controversée, les corridas pratiquées lors de Ferias (la Feria de la Pentecôte, la plus fréquentée et la plus renommée, et la Feria des vendanges à Nîmes, la Feria de l'Assomption à Béziers, la Feria de la mer à Palavas-les-Flots, la Fête de Lunel ou la Romeria de Mauguio dans l'Hérault, la Feria de l'Ascension à Alès, les Estivales de Beaucaire, la Feria de la pêche et de l'abricot à Saint-Gilles ou la Feria de Vauvert dans le Gard, la Feria « Carcassonne fête le Sud » à Carcassonne ou la Feria de la première bulle à Limoux dans l'Aude, la Céret de toros à Céret, les Fêtes de la Saint-Vincent à Collioure ou la Feria de Millas dans les Pyrénées-Orientales, la Tolosa Toros de Toulouse-Fenouillet jusqu'en 2008 en Haute-Garonne, la Feria de la Pentecôte de Vic-Fezensac ou la Feria d'Eauze dans le Gers). L'inscription par le Ministère de la culture de la tauromachie en à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France[80],[81] a provoqué des réactions procédurales de la part d'associations anti-taurines. Le , le tribunal saisi en appel par les associations CRAC Europe et Droits des Animaux, rend un non lieu stipulant que « La décision d'inscription de la corrida à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France doit être regardée comme ayant été abrogée », jugement entraînant l'abrogation de fait[82].

Cet inventaire du patrimoine culturel immatériel en France a intégré en 2014 une pratique festive carnavalesque typique des Pyrénées-Orientales et plus particulièrement du Haut-Vallespir, les Fêtes ou Chasses de l'ours (Festas ou Caças de l'ós), notamment celles d'Arles-sur-Tech, de Prats-de-Mollo-la-Preste ou de Saint-Laurent-de-Cerdans.

L'inscription des Causses et des Cévennes au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011[83] a permis de mettre l'accent sur la tradition de l'agropastoralisme méditerranéen des massifs, causses et plateaux du sud du Massif central, notamment sur l'élevage extensif des ovins ou bovins pour la production du fromage, tel le roquefort (l'industrie lainière qui en découlait ayant, elle, en grande partie fait faillite). La transhumance reste un événement marquant dans ces territoires comme dans les Pyrénées. Des fêtes de la transhumance ont lieu, en particulier sur le plateau de l'Aubrac où deux fêtes de la transhumance bovine coexistent : une au village d'Aubrac dans l'Aveyron, l'autre au col de Bonnecombe en Lozère. Les vaches sont en majorité de race Aubrac. Pour l'élevage bovin, peut être citée la fête de la transhumance de L'Espérou dans les Cévennes gardoises.

Des danses traditionnelles rythment également les fêtes votives ou autres manifestations des villages ou des villes, avec deux formes principales : la sardane catalane dans les Pyrénées-Orientales, la farandole provençale en Languedoc. Elles sont souvent associées au port de costumes traditionnels catalans (barretina, faixa et espardenyes pour les hommes, gandalla et mitenes pour les femmes) ou provençaux (dans leur variante arlésienne). Autres pratiques emblématiques de la région, les joutes nautiques de méthode languedocienne sont pratiquées depuis l'époque moderne dans six petites villes de la côte de l'Hérault, autour de l'étang de Thau : Sète (le Grand Prix de la Saint-Louis qui s'y tient chaque année depuis 1743 est la plus importante compétition, des joutes sont organisées depuis la fondation du port en 1666, tandis que sept des dix-sept sociétés de joutes participant au championnat de Ligue sont localisées dans cette ville), Agde (le règlement du conseil de la Ville de 1544, aujourd'hui disparu, ferait état de l'organisation de joutes à la Pentecôte, deux sociétés de joute du championnat), Mèze (des joutes y sont attestées depuis 1667 ou 1668, deux sociétés), Frontignan (attesté depuis 1629, une société), Marseillan (une société) et Balaruc-les-Bains (une société). Une société existe également à Palavas-les-Flots, au sud de Montpellier. Enfin, deux sociétés existent en dehors de cet espace traditionnel mais n'avaient aucun jouteur inscrit à la Saint-Louis de 2014 : à l'intérieur des terres à Béziers, et dans le Gard au Grau-du-Roi. Enfin, plusieurs manifestations à travers la région sont d'origines médiévales ou d'inspirations médiévalistes : ainsi, les processions de la Sanch (la Confrérie de la Sanch de Perpignan a été fondée en 1416) ou la Sant Jordi dans les Pyrénées-Orientales, les carnavals de Limoux dans l'Aude (le plus long au monde car s'étalant sur trois mois, célèbre pour ses bandes de Fécos, personnages costumés et masqués), d'Albi dans le Tarn ou de Pézenas dans l'Hérault (comportant un charivari).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La rencontre de conditions climatiques, géologiques, hydrologiques et culturelles spécifiques a contribué à construire des gastronomies aux caractéristiques locales fortes. Celles-ci proviennent des terroirs, de leurs ressources naturelles et des pratiques qui y ont été développé. La région a ainsi des traditions alimentaires héritées d'un agropastoralisme dominé par l'élevage ovin et bovin dans les massifs ou en Petite Camargue, de l'arboriculture fruitière, du maraîchage et de la viniculture en plaine et sur les contreforts, de la conchyliculture et de la pêche dans les cours d'eau, les étangs littoraux et la mer Méditerranée, de différentes formes de céréalicultures très localisées (riziculture en Camargue, grandes cultures midi-pyrénéennes de blé tendre ou de maïs).

Traditionnellement, la graisse de cuisson utilisée dans les cuisines est le saindoux pour l'essentiel du territoire, à l'exception de la plaine littorale méditerranéenne où l'huile d'olive domine (celle de Nîmes dispose d'une AOC). En dehors de ces grandes constantes, la gastronomie du Languedoc-Roussillon--Midi-Pyrénées repose sur une grande variété de produits agricoles. Ainsi, l'alimentation de base s'appuie fortement sur une production diversifiée et labellisée de viandes ovines (AOC et IGP bouchères du Barèges-gavarnie des Hautes-Pyrénées, de l'agneau Allaiton de l'Aveyron, de l'agneau de Lozère et de l'agneau du Quercy), bovines (AOC et IGP bouchères du taureau de Camargue, de la génisse Fleur d'Aubrac, du veau d'Aveyron et du Ségala et de la rosée des Pyrénées catalanes), de volailles (emblématiques de la Gascogne ou du Gers, notamment pour le canard et le canard à foie gras du sud-ouest , mais aussi du Lauragais et du Languedoc) et, dans une moindre mesure, porcines (IGP bouchère et charcutière du porc du Sud-Ouest). L'élevage permet également la production de nombreux fromages, dont les plus réputés restent le roquefort, le laguiole, le bleu des Causses, le cabécou (dont le rocamadour), le pélardon du Languedoc ou le picodon des Cévennes. Sur le plan des productions céréalières, peuvent être cités le riz de Camargue, et diverses formes de pains : la fougasse généralement salée et, dans sa version sucrée, la fougasse d'Aigues-Mortes à la fleur d'oranger ou la fouace de l'Aveyron ou de Lozère ; la mique du Quercy ; le pain de Beaucaire dans le Gard ; le pain paillasse de Lodève dans l'Hérault ; et, plus répandu, le pain d'épeautre. Diverses espèces de poissons, coquillages, crustacés ou céphalopodes sont également largement utilisés, qu'ils soient d'eau douce (l'anguille, la lotte, la perche commune, le brochet, le sandre, l'écrevisse) ou de la mer Méditerranée (thon rouge du Nord, la morue, la sardine, l'anchois, la moule, l'huître creuse, le calmar, le poulpe, la seiche, l'araignée de mer, la cigale de mer qui est protégée, la gambas, les crevettes grises et roses, la langouste, l'étrille). La production arboricole et maraîchère fournit plusieurs sortes de fruits et légumes (châtaigne ou oignon doux des Cévennes, olive et fraise de Nîmes, raisin de table Chasselas de Moissac et cerise Région Moissac dans le Bas-Quercy en Tarn-et-Garonne, pomme de terre Béa du Roussillon, cerise de Céret, artichaut, pêche, nectarine et abricot rouge du Roussillon dans les Pyrénées-Orientales, haricot tarbais). Les saveurs des préparations culinaires profitent également de l'utilisation d'une vaste gamme d'épices et de plantes aromatiques (piment d'Espelette, anis étoilé, eau de fleur d'oranger, thym, laurier-sauce, romarin, fenouil, basilic, serpolet, marjolaine, origan, cerfeuil, estragon, livèche, sarriette ou sauge). Le sel est produit de manière ancienne sur la côte languedocienne (Salins du Midi à Aigues-Mortes). Des aliments issus de la chasse et de la cueillette complètent ce tableau (escargot notamment très apprécié dans la cuisine catalane, champignons comme la truffe).

Parmi les plats emblématiques de ces terroirs figurent alors ceux obtenus par le gavage des oies et des canards en Gascogne (magret, confit de canard, foie gras) ; la garbure gasconne ; la saucisse de Toulouse et le cassoulet de la capitale régionale ou de Castelnaudary ; les mets de la cuisine rouergate (Aveyron), du Quercy (Lot et le Tarn-et-Garonne) ou du Gévaudan (Lozère), où dominent charcuterie et fromage (l'aligot, le roquefort, le tripou, le boudin noir ou blanc comme le melsát) ; les plats représentatifs de la cuisine roussillonnaise, de tradition catalane, sont le pa amb tomàquet (pain à la tomate), la cargolade (très consommée dans les Pyrénées-Orientales, notamment à Pâques), le riz à la catalane, de la charcuterie (boutifarre), la truita (omelette, notamment celle de Pâques), des produits de la mer (anchois de Collioure, le suquet de peix, le civet de langouste au vin de Banyuls), les boles de picolat, l’estouffat catalan, le trinxat de Cerdagne ; les plats de la mer du littoral languedocien dont l'un des lieux les plus représentatifs reste Sète (la tielle, la soupe de poissons à la sétoise, la bourride à la sétoise) ; les spécialités cévenoles et gardoises comme la brandade de morue originaire de Nimes et Alès, le porc à la cévenole, la bajana des Cévennes, l'agriade saint-gilloise, etc. ; les mets de la cuisine taurine de Camargue, dont surtout la gardianne ; les préparations provençales qui sont également traditionnelles dans de nombreuses localités du Gard ou de l'est de l'Hérault (la fougasse, la tapenade, l'anchoïade, les cardes à la provençale traditionnelles des fêtes de Noël, le caviar d'aubergine, la ratatouille, les farcis, le tian). L'aïoli est une sauce se retrouvant dans l'ensemble des cuisines du pourtour du golfe du Lion.

Le vignoble du Languedoc-Roussillon est le plus grand producteur de vins de table en France. Les vins du Languedoc et du Roussillon, longtemps considérés comme des vins de faible qualité et essentiellement destinés à l'autoconsommation ou au petit commerce local, connaissent, depuis l'avènement des vins de cépage (mono-cépage) (commercialisés pour la plupart sous la dénomination pays-d'oc) dans les années 1980, un regain de popularité auprès des consommateurs. Plusieurs AOC ont ainsi été attribuées, dont les principales, en nombre d'hectares comme d'hectolitres produits de vins blancs, rouges et rosés, sont le Corbières (Aude, la quatrième appellation française en volume de production), le Coteaux-du-Languedoc (Hérault et Aude, dont surtout le Saint-Chinian, le Faugères ou le Pic-saint-loup, et, exclusivement en blanc, la Clairette du Languedoc), le Costières-de-nîmes (Gard) et le Côtes-du-Roussillon (Pyrénées-Orientales). Parmi les appellations exclusivement de blanc figurent essentiellement des vins doux naturels (VDN) de type muscat dont le plus productif reste celui de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales, les autres venant tous de l'Hérault (de Lunel, de Mireval, de Saint-Jean-de-Minervois et de Frontignan). Les vins effervescents de la région sont une spécialité de Limoux dans l'Aude, avec par exemple la Blanquette de Limoux (une des premières AOC créées en France et la plus ancienne de la région) et le Crémant de Limoux. Le vignoble du Sud-Ouest couvre la partie occidentale de la région, produit essentiellement des vins rouges et comprend, comme principales AOC, le Gaillac dans le Tarn, le Cahors dans le Lot, le Fronton entre Haute-Garonne et Tarn-et-Garonne, le Madiran dans le piémont pyrénéen (Gers et Hautes-Pyrénées). Il est également préparé une eau-de-vie de vin blanc sec, l'Armagnac, dont les centres historiques et économiques sont Eauze et Condom dans le Gers. Vin aromatisé et sucré au miel d'origine médiévale, l'Hypocras est encore produit en Ariège. Enfin, le Pastis, boisson alcoolisée forte parfumée à l'anisse et à la réglisse, est produit dans la région bien qu'originaire de Provence et est très populaire, surtout dans les départements méditerranéens, sous les différentes marques du groupe Pernod Ricard (Ricard, Pastis 51, etc.).

Mais la région dispose également de sources d'eaux minérales pétillantes qui ont fait l'objet d'une commercialisation à grande échelle : Perrier (source à Vergèze dans le Gard ; Quézac (source dans la commune éponyme en Lozère) ; La Salvetat (source à La Salvetat-sur-Agout dans l'Hérault). À une plus petite dimension, peuvent être citées des eaux minérales gazeuses ou plates : Source St Michel de Mourcairol et Vernière (aux Aires dans l'Hérault), Mont RoucousLacaune dans le Tarn).

Plusieurs chefs cuisiniers et leurs restaurants ont fait la réputation de la gastronomie régionale sur le plan national et international. En 2016, deux restaurants disposent de trois étoiles au Guide Michelin (sur les 26 de France et de Monaco) : Le Suquet de Michel et Sébastien Bras à Laguiole dans l'Aveyron et l’Auberge du Vieux Puits de Gilles Goujon à Fontjoncouse dans l'Aude. S'y ajoutent cinq restaurants doublement étoilés en 2015 : celui de Michel Sarran à Toulouse et L'Amphytrion de Yannick Delpech à Colomiers en Haute-Garonne, Le Puits Saint-Jacques de Bernard Bach à Pujaudran dans le Gers, l’Alexandre de Michel Kayser à Garons dans le Gard et Le Parc de Franck Putelat à Carcassonne dans l'Aude. Le Jardin des Sens de Montpellier, tenu par les frères Jacques et Laurent Pourcel, a également détenu trois étoiles au Guide Michelin de 1998 à 2006. Cyril Lignac, célèbre en France pour ses participations à des émissions télévisuelles, est originaire de Rodez dans l'Aveyron.

Les cuisines du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées sont donc à la rencontre de deux traditions culinaires qui ont fait l'objet d'une inscription au patrimoine culturel immatériel en 2010 : le repas gastronomique des Français et le régime méditerranéen.

Population[modifier | modifier le code]

Avec 5 683 878 habitants au , le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est la cinquième région française la plus peuplée. Elle en est également l'une des plus dynamiques démographiquement, notamment grâce à un solde migratoire très positif. Mais, avec 78 hab./km², elle est également la sixième région la moins dense, et la quatrième de la France hexagonale (hors Corse). La population y est très inégalement répartie, avec deux pôles concentrant près des trois cinquièmes des habitants : l'aire urbaine de Toulouse (près du quart), qui forme un système monocentré à l'ouest, et la plaine littorale languedocienne (plus du tiers), très urbanisée, polycentrée et incluse dans l'Arc méditerranéen, à l'est. Entre les deux, le reste du Bassin aquitain ainsi que les reliefs des Pyrénées et du Massif central constituent pour leur part la limite sud-ouest de la « Diagonale du vide »[84].

La deuxième région la plus dynamique de Métropole[modifier | modifier le code]

La région Occitanie est l'une des régions dont la croissance démographique est la plus forte en France métropolitaine depuis de nombreuses années. Au cours de la période 2007-2012, l'augmentation de la population a été en moyenne de 0,9 % par an, ce qui la place au deuxième rang de France métropolitaine après la collectivité territoriale de Corse (1,1 %). Ce dynamisme est surtout porté par les grandes agglomérations (1,4 % de croissance annuelle dans l'aire urbaine de Toulouse, 1,3 dans celle de Montpellier et 1,1 pour celles de Perpignan ou de Béziers), par l'ensemble du littoral (1,3 % dans l'Hérault qui est l'un des deux départements les plus attractifs, 1 % dans le Gard, 0,9 % dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales) et par le Tarn-et-Garonne (1,3 %). À l'inverse, les départements les moins dynamiques sont ceux situés au cœur des Pyrénées (la croissance annuelle moyenne a été nulle entre 2007 et 2012 dans les Hautes-Pyrénées) et du Massif central (également 0 % en Lozère, 0,1 % dans l'Aveyron)[84].

La croissance démographique s'explique avant tout par la forte attractivité de ces territoires (héliotropisme), puisque le solde migratoire apparent était, entre 2007 et 2012, excédentaire de 40 400 personnes, portant alors les quatre cinquièmes de la croissance de population et faisant de la région la première terre d'accueil de Métropole en valeur absolue. Rapporté à la population, ce solde migratoire représente une croissance annuelle moyenne de + 0,7 %, le deuxième de France métropolitaine, de nouveau derrière la Corse (+ 1,1 %). En revanche, le taux de variation de la population dû au solde naturel est relativement faible (+ 0,2 % par an entre 2007 et 2012), soit deux fois moins que la moyenne métropolitaine et un niveau comparable à celui de plusieurs autres grandes régions (Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire). Toutefois, le rapport entre solde naturel et solde migratoire est plus équilibré dans les deux métropoles régionales, les deux s'établissant à égalité à + 0,7 % par an entre 2007 et 2012 dans l'aire urbaine de Toulouse et respectivement à + 0,6 % et + 0,7 % dans celle de Montpellier.

En revanche, le solde naturel est particulièrement faible, voire négatif, dans les agglomérations plus modestes (+ 0,2 % par an dans l'aire urbaine de Perpignan, + 0,1 % dans celle de Béziers, - 0,1 % dans l'unité urbaine d'Alès) et dans l'ensemble des départements des Pyrénées (0 % dans les Pyrénées-Orientales, - 0,2 % dans l'Ariège et les Hautes-Pyrénées), du bassin aquitain rural (-0,3 % dans le Gers, 0 % dans le Tarn) et du Massif central (- 0,3 % dans le Lot, - 0,2 % dans l'Aveyron et en Lozère)[84],[85].

Cette faiblesse du solde naturel est fortement associée à l'âge moyen de la population, légèrement plus élevé que dans l'ensemble du pays : en effet, les moins de 20 ans ne représentent que 23 % de la population régionale, contre 24,4 % pour l'ensemble de la France métropolitaine, tandis que les 65 ans ou plus forment près d'un cinquième des habitants (19,7 %), soit 2,5 points de plus que la moyenne de la Métropole. Plus encore, la proportion des personnes très âgées, au-delà de 80 ans, était de 6,5 % en 2012, contre 5,5 % au niveau métropolitain. Les mêmes disparités observées pour le solde naturel sont visibles concernant la répartition par âge : en effet, les deux agglomérations toulousaines et montpelliéraines, villes étudiantes et technopoles importantes à l'échelle nationale voire européenne, sont plus jeunes et maintiennent ou attirent les jeunes actifs par une offre d'emploi plus diversifiée que dans le reste de la région. Ainsi, dans l'aire urbaine de Toulouse, les moins de 20 ans montaient à 24,7 % et les plus de 65 ans descendaient à 14,2 % en 2012[86], et ces chiffres étaient de 23,9 % pour les moins de 20 ans et de 15,5 % pour les plus de 65 ans dans l'aire urbaine de Montpellier[87]. En revanche, on comptait 20 % de moins de 20 ans et 25,6 % de plus de 65 ans dans le Lot[88], ainsi que respectivement 20,9 % et 24,7 % en Aveyron[89], 20,9 % et 24,4 % dans le Gers[90], 20,9 % et 23,9 % dans les Hautes-Pyrénées[91], 21,4 % et 23 % en Ariège[92], 21,4 % et 22,05 % en Lozère[93], 22,7 % et 22,8 % dans les Pyrénées-Orientales[94] ainsi que 22,9 % et 22,5 % dans l'unité urbaine de Béziers[95].

Évolution démographique de la région Occitanie
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012 2013 2014
3 892 344 4 057 772 4 251 833 4 545 648 4 847 335 5 310 966 5 573 466 5 626 858 5 683 878 5 730 753
Sources : 1968-2013 recensements Source : Insee.

Immigration[modifier | modifier le code]

Ce sont donc les flux migratoires, autant intérieurs au territoire français qu'internationaux, qui portent l'essentiel de la croissance démographique. De ce fait, moins de six habitants sur dix en 2011 étaient nés dans le futur Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, contre une moyenne de plus de deux tiers de natifs pour les autres régions. Une large proportion de ces non-natifs viennent d'autres régions françaises, aux profils et aux âges relativement variés (étudiants attirés par les pôles universitaires toulousains ou montpelliérains, actifs en emploi ou non surtout à partir de la trentaine avec un solde migratoire encore plus élevé pour les personnes en fin de carrière, retraités, pour l'essentiel)[96]. Plus précisément, en 2008, ils étaient 3 183 471 habitants de la future région à y être nés, soit 58,7 % de la population totale (50,8 % du Languedoc-Roussillon et 59,9 de Midi-Pyrénées). Parmi les 2 236 475 résidents nés en-dehors de ce territoire, plus des deux tiers (1 519 265 personnes soit 67,9 %) provenaient d'une autre région métropolitaine, dont surtout d'Île-de-France (379 678 résidents soit 17 %), des futures régions voisines d'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (227 083 et 10,2 %), d'Auvergne-Rhône-Alpes (179 912 et 8 %) et de Provence-Alpes-Côte-d'Azur (162 457 et 7,3 %), ainsi que des vieilles régions industrielles du nord comme le futur Nord-Pas-de-Calais-Picardie (151 306 et 6,8 %) ou l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (135 169 et 6 %). À cela s'ajoutaient 32 382 personnes natives des Outres-mers (1,4 %)[97].

Une part significative de ces résidents nés hors des frontières de la région sont nés à l'étranger. Toujours en 2008, ils étaient 684 828 soit 30,6 % des natifs de l'extérieur (et 12,6 % de la population régionale). Environ deux tiers d'entre eux sont des immigrés, au sens de l'INSEE et de l'ancien Haut Conseil à l'intégration, à savoir « une personne née étrangère à l'étranger et résidant en France ». Ceux-ci n'incluent donc pas les rapatriés d'Algérie, de Tunisie et du Maroc (Pieds-noirs et Harkis), nombreux dans l'ancien Languedoc-Roussillon (l'une des deux régions principales d'installation pour ces communautés, avec la Provence-Alpes-Côte-d'Azur), notamment dans les agglomérations importantes de Montpellier (dans le quartier de La Paillade au nord ou dans la commune de Lattes dans sa banlieue sud, par exemple, avec 25 000 rapatriés d'Algérie installés entre 1962 et 1963), Béziers, Sète, Perpignan, Narbonne ou Toulouse. Pieds-noirs et Harkis (qui ont d'abord été regroupés dans des camps de concentration comme celui de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales ou à Saint-Maurice-l'Ardoise dans le Gard[98]) ont alors largement contribué au développement de ces centres urbains qui n'étaient encore dans les années 1960 que de petites villes de Province peu dynamiques[99].

En valeur absolue, la région est la quatrième de France métropolitaine en nombre d'immigrés en 2012 (469 325 personnes), loin derrière l'Île-de-France et l'Auvergne-Rhône-Alpes mais presque à égalité avec la Provence-Alpes-Côte-d'Azur. En revanche, en valeur relative et rapportée à la population régionale, la proportion d'immigrés est inférieure à la moyenne métropolitaine (8,3 % contre 8,8 %, mais supérieure aux 6,7 % de la France de Province) et ramène sa place au sein des régions au cinquième rang (à égalité avec l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et derrière la Corse)[100]. La part des immigrés dans la population départementale est la plus élevée dans les Pyrénées-Orientales (10 %), l'Hérault (9,5 %), la Haute-Garonne (9,2 %) et le Gard (8,8 %), et la plus faible en Lozère et dans l'Aveyron (4,5 %).

Carte des camps de concentration des réfugiés espagnols de la Retirada, en 1939.

L'espace régional est, depuis l'Antiquité, une terre d'accueil pour les grands mouvements de population internationaux. Au cours du XXe siècle, diverses communautés se sont établies dans la région. Les Italiens sont arrivés au tournant du siècle, travaillant dans les exploitations viticoles ou pour les Salins du Midi et entraînant des réactions violentes à leur installation qui ont marqué l'histoire régionale, comme le massacre d'Aigues-Mortes d'. À partir des années 1930, les réfugiés espagnols issus de la Retirada après la guerre d’Espagne sont d'abord concentrés dans des camps aux conditions de vie déplorables, installés à la hâte essentiellement sur les plages du littoral du Roussillon, comme ceux d'Argelès-sur-Mer ou du Barcarès, mais aussi d'autres départements, comme le camp d'Agde dans l'Hérault. Une grande partie d'entre eux fera ensuite souche dans les Pyrénées-Orientales, plus généralement dans l'ensemble des départements côtiers de l'ancien Languedoc-Roussillon ou dans ceux de la frontière pyrénéenne (Hautes-Pyrénées et Ariège), s'ajoutant à quelques communautés formées dès le début du siècle par la migration de travailleurs agricoles majoritairement originaires de la région de Murcie (Mauguio étant l'un des principaux pôles de cette immigration dans la région et plus généralement en France). Ces populations d'origines espagnoles ont fortement marqué la région sur les plans démographiques, économiques et culturels, en entretenant des pratiques spécifiques (romerias, encierros, flamenco, corridas, etc.)[101],[102],[103]. Les arrivées d'Espagnols, comme celles d'Italiens, ont pourtant progressivement diminué à partir de la fin des années 1960 pour devenir quasiment inexistantes à la fin du XXe siècle. Les Portugais sont venus à partir des années 1960 (même s'ils sont peu nombreux à avoir fait souche dans la région, comparativement à l'Île-de-France par exemple), tout comme les Algériens, nombreux à s'installer en France après la guerre d'indépendance. Les Marocains et les ressortissants d’Afrique subsaharienne ou d’Asie ont eux immigré en grande partie depuis la fin des années 1970 et les années 1980[104].

Ainsi, presque la moitié de ces immigrés habitant la région (45,7 %) proviennent d'un autre pays de l'Union européenne (essentiellement du pays voisin, l'Espagne, mais aussi d'Italie ou du Portugal), près d'un cinquième (19 %) du Maroc (surtout concentrés dans le Gard, l'Hérault et le Tarn-et-Garonne) et un dixième (11,4 %) d'Algérie (communauté assez importante en Haute-Garonne, surtout dans l'agglomération toulousaine)[105]. Ces populations immigrées, et tout particulièrement celles d'origines africaines, sont surtout concentrées dans certains quartiers des pôles urbains des grandes aires urbaines de la région, généralement ceux où le nombre de logements sociaux (sous la forme de grands ensembles) est important : Bagatelle, La Reynerie et Bellefontaine au sud-ouest accueillent 20 % des immigrés de la commune de Toulouse[106] ; La Paillade, les Hauts-de-Massanne, Alco et le Petit Bard, au nord-ouest de Montpellier, sont les quartiers de cette agglomération comptant les plus fortes proportions d'immigrées (plus de 15 % en 1999) ; de même pour les quartiers Haut-Vernet, Bas-Vernet et Moyen-Vernet au nord de Perpignan ; pour Mont-du-Plan au centre-est de Nîmes ; pour La Devèze au sud-est de Béziers[107]. Les populations immigrées originaires d'Espagne, d'Italie ou du Portugal, ainsi que leurs descendants, bien que très présentes également dans les grands pôles urbains, sont toutefois plus répartis dans l'espace que celles originaires du continent africain, et le pourcentage d'entre eux vivant dans une commune périurbaine ou rurale est plus important[106],[107].


Source Insee[108].

De 1954 à 1962[modifier | modifier le code]

127 107 personnes ont quitté la région Languedoc-Roussillon sur cette période contre 101 598 immigrants. 145 488 personnes ont quitté la région Midi-Pyrénées sur cette période contre 144 744 immigrants[109].

De 1962 à 1968[modifier | modifier le code]

Entre 1962 et 1968, la région Midi-Pyrénées a compté pour ce qui est de la migration interne à la métropole, 128 440 immigrants, pour 142 280 émigrants, auxquels il faut ajouter 119 140 immigrants en provenance de « hors de métropole », pour une population de 1 939 740 habitants[110].

Entre 1962 et 1968, la région Languedoc-Roussillon a compté pour ce qui est de la migration interne à la métropole, 126 020 immigrants, pour 123 020 émigrants, auxquels il faut ajouter 150 020 immigrants en provenance de « hors de métropole », pour une population de 1 420 860 habitants[110].

Toutefois une partie de ces migrations a été interne entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, à hauteur de 19 680 et 18 060[111].

Les immigrés venant de « hors métropole » ont été comptés comme suit :

immigrés venant de « hors métropole »
Ancienne région DOM-TOM Algérie[N 1] Algérie[N 2] Marché commun[N 3] Autres pays
Midi-Pyrénées 1 780 73 900 200 2 680 40 680
Languedoc-Roussillon 2 100 83 080 9 480 3 220 52 140
Total 3 880 156 980 9 680 5 900 92 820
  1. Non musulmans et musulmans nés hors d'Algérie.
  2. Musulmans nés en Algérie.
  3. Allemagne, Italie et Benelux (Belgique, Luxembourg et Pays-Bas) de 1957 à 1973.

Midi-Pyrénées compte alors 654 720 résidences principales, dont 185 580 construites entre 1949 et 1968. Ces dernières permettent de loger 683 800 personnes dans 720 000 pièces. Languedoc-Roussillon compte alors 546 760 résidences principales, dont 152 800 construites entre 1949 et 1968. Ces dernières permettent de loger 548 660 personnes dans 569 300 pièces[112]. Les logements construits entre 1949 et 1968 sont bien équipés : 181 740 disposent de l'eau courante en Midi-Pyrénées, et 150 520 en Languedoc-Roussillon. De même, 168 340 disposent d'une baignoire ou d'une douche en Midi-Pyrénées et 140 340 en Languedoc-Roussillon. De même, 166 000 disposent de WC dans le logement en Midi-Pyrénées, et 142 140 en Languedoc-Roussillon[113].

De 1990 à 1999[modifier | modifier le code]

Entre 1990 et 1999, les territoires de l'actuelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées attirent plus de personnes qu'ils n'en ont perdu.

En Languedoc-Roussillon, 338 100 personnes sont arrivées dans la région, alors que 191 300 en sont parties. En Midi-Pyrénées, 302 100 personnes sont arrivées dans la région, alors que 196 200 en sont parties[114]. Au total, 640 200 personnes sont arrivées dans la région, alors que 387 500 en sont parties, ce qui en fait une région attractive.

2008[modifier | modifier le code]

En 2008, LR compte 230 000 personnes immigrées au sens de l'INSEE — c'est-à-dire nées étrangères à l'étranger (relativement à la France) et résidant en France — (soit 9 %) alors que MP en compte 210 000 (soit 7 %)[115], ce qui fait un sous-total de 440 000. Ainsi, le taux de personnes nées étrangères à l'étranger et résidant en France était compris entre 7 et 9 %.

Un double système urbain[modifier | modifier le code]

L'armature urbaine de l'espace régional est établi pour l'essentiel depuis le Moyen Âge central, durant lequel l'essor urbain que connaît alors l'Occident chrétien — et tout particulièrement les régions méditerranéennes — permet de compléter un premier réseau hérité de l'Antiquité[116].

Depuis, si la hiérarchie urbaine a peu évolué et la croissance urbaine a été très limitée pendant toute l'époque moderne et la Révolution industrielle, le dynamisme économique et démographique connu depuis le dernier tiers du XXe siècle a fortement contribué aux espaces urbains. Il a été accompagné par un phénomène de métropolisation, avec une densification d’espaces périurbains ou interstitiels de plus en plus vastes le long des axes autour de Toulouse et sur le littoral[96]. De même, si cet essor a profité, en règle générale, à l'ensemble des villes, il a fortement contribué à creuser les écarts entre, d'une part, les deux principales métropoles régionales, Toulouse et Montpellier, et, d'autre part, les autres agglomérations[117].

Cette armature comprend à l'ouest un système monocentré et constitué de villes moyennes (Montauban, Albi, Castres, Pamiers, Auch, Carcassonne, voire Cahors et, en dehors de la région, Agen) disposées en étoile autour de la métropole toulousaine ; à l'est, des grandes villes (dont surtout Montpellier, mais aussi Perpignan et Nîmes) et des centres urbains plus modestes (Béziers, Narbonne, Sète) qui s'étendent en chapelet dans la plaine littorale depuis Avignon au nord-est jusqu'à Perpignan au sud-ouest. En dehors de ces deux réseaux principaux, en situation de piémont, quelques agglomérations d'une relative importance complètent ce maillage (Alès en avant des Cévennes dans le Gard, Rodez au pied des Grands Causses dans l'Aveyron ou Tarbes dans le piémont pyrénéen)[96].

Sur le plan strictement administratif, voici la liste des communes de plus de 20 000 habitants avec leur population en 2014 :

Code Insee Villes Département Population (2014) Rang national
31555 Toulouse Haute-Garonne +0466 297, 4
34172 Montpellier Hérault +0275 318, 8
30189 Nîmes Gard +0151 075, 18
66136 Perpignan Pyrénées-Orientales +0120 605, 30
34032 Béziers Hérault +0075 701, 65
82121 Montauban Tarn-et-Garonne +0058 826, 92
11262 Narbonne Aude +0052 855, 116
81004 Albi Tarn +0049 531, 126
11069 Carcassonne Aude +0045 941, 141
34301 Sète Hérault +0044 136, 157
81065 Castres Tarn +0041 382, 170
65440 Tarbes Hautes-Pyrénées +0040 900, 176
30007 Alès Gard +0039 993, 183
31149 Colomiers Haute-Garonne +0038 541, 193
31557 Tournefeuille Haute-Garonne +0026 674, 324
34003 Agde Hérault +0026 111, 351
31395 Muret Haute-Garonne +0024 975, 362
34145 Lunel Hérault +0024 873, 354
12202 Rodez Aveyron +0024 088, 371
31069 Blagnac Haute-Garonne +0023 416, 383
34108 Frontignan Hérault +0022 896, 384
12145 Millau Aveyron +0022 064, 404
32013 Auch Gers +0021 807, 409

À l'ouest : la macrocéphalie toulousaine[modifier | modifier le code]

Toulouse est une métropole d'importance nationale voire européenne, au cœur de la sixième unité urbaine et de la quatrième aire urbaine de France, et elle dispose d'une aire d'influence en étoile s'étalant dans un rayon de 50 km à 80 km. À la fois capitale de la nouvelle région (après avoir été celle de Midi-Pyrénées), faisant partie des huit anciennes métropoles d'équilibre désignées en 1964 pour bénéficier de la politique de rééquilibrage territorial alors engagé par l'État et devenue une technopole dynamique autour de l'industrie aérospatiale, elle cumule des fonctions administratives, politiques, économiques, universitaires. Elle écrase démographiquement les villes moyennes qui l'entourent, la ville intra-muros étant huit fois plus peuplée que la deuxième commune du système urbain toulousain, Montauban (ce rapport montant à douze pour leurs unités urbaines et aires urbaines respectives). Ces centres urbains secondaires sont des pôles de service, cumulant commerces, administration (surtout dans les préfectures départementales que sont Montauban, Albi, Carcassonne, Foix, Auch), dans des territoires à dominante agricole, et des relais pour les activités toulousaines que ce soit sur le plan industriel (sous-traitance aéronautique et spatiale, activités pharmaceutiques comme les Laboratoires Pierre Fabre à Castres) ou dans le cadre de son rayonnement culturel et intellectuel (antennes des universités toulousaines)[118]. Quatre agglomérations comprenant entre environ 50 000 et 75 000 habitants servent de pôles urbains à des aires urbaines de plus de 65 000 résidents mais de moins de 100 000 personnes, contribuant ainsi à structurer le phénomène de métropolisation le long des axes de communication rayonnant à partir de Toulouse, vers le nord et l'est : Montauban, Carcassonne, Albi et Castres. S'y ajoutent des unités et aires urbaines de très petites tailles qui complètent ce maillage : Auch et Saint-Gaudens à l'ouest et au sud-ouest ; Castelsarrasin au nord ; Pamiers et Foix vers le piémont ariégeois au sud ; Castelnaudary entre Carcassonne et Toulouse au sud-est. Plus éloignées, Cahors au nord et, dans la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Agen à l'ouest sont parfois aussi rattachées à cette zone métropolitaine.

Ville intra-muros Unité urbaine 2013
(habitants)
Aire urbaine 2013
(habitants)
Part dans la population régionale
(%)
Toulouse 920 402 1 291 517 22,7
Montauban 76 624 107 436 1,9
Carcassonne 49 257 98 318 1,7
Albi 73 794 98 240 1,7
Rodez 49 513 85 181 1,5
Castres 56 311 67 593 1,2

Les communes de l'agglomération toulousaine ne se sont pas dotées d'outil institutionnel commun. Mais, afin de piloter la dynamique de cette grande unité urbaine (politique de l'habitat, de mobilité, aménagement du territoire, etc.), elles se sont donc regroupées au sein de neuf établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), à savoir la métropole au sens de la loi MAPTAM, les deux communautés d'agglomération et les six communautés de communes suivantes (population municipale au recensement de 2013) :

La plupart des communes des aires urbaines secondaires de Montauban, Carcassonne, Albi et Castres ont formé pour leur part les communautés d'agglomération suivantes :

En , l'association du Dialogue métropolitain de Toulouse est créée pour renforcer la coopération entre les onze intercommunalité de Toulouse Métropole, du Muretain, du Sicoval, de Carcassonne, de l'Albigeois, de Castres-Mazamet, de Montauban, d'Auch et de Saint-Gaudens, mais aussi de Cahors et Rodez[119],[120]. Cette association est susceptible de se transformer en un Pôle métropolitain, un statut de syndicat mixte créé par la loi de réforme des collectivités territoriales de 2010 et réformé par la loi MAPTAM de 2014[121].

Toulouse[modifier | modifier le code]

L'agglomération toulousaine est située dans le département de la Haute-Garonne et compte 920 402 habitants en 2013 (la sixième de France et la troisième du Midi de la France), au cœur d'une aire urbaine de près de 1 300 000 habitants (la quatrième de France), avec plus de 450 communes situées dans la moitié nord-est de la Haute-Garonne ainsi que dans l'Ariège, l'Aude, le Gers, le Tarn et le Tarn-et-Garonne[122]. Elle est centrée sur la commune de Toulouse et sur l'intercommunalité de Toulouse Métropole. Elle est le siège du Groupement européen de coopération territoriale (GECT) Pyrénées-Méditerranée qui unit la nouvelle grande région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées aux communautés espagnoles de Catalogne et des îles Baléares. Son aire d'influence s'étend jusqu'aux aires urbaines de petite ou moyenne taille situées entre 50 km et 80 km, reliées à la « ville rose » par un réseau de transport performant.

colonie romaine (Tolosa en latin) fondée à la fin du Ier siècle av. J.-C., elle est alors située à quelques kilomètres au nord de l'oppidum principal du peuple gaulois des Tolosates, eux-mêmes membres de la confédération des Volques Tectosages[123]. Centre gallo-romain secondaire durant toute l'Antiquité, la cité prospère pendant l'Antiquité tardive (IIIe et IVe siècles) et se christianise. En 413, les Wisigoths envahissent la ville et choisissent Toulouse comme capitale de leur royaume. Ayant une culture et une religion différente, les Gallo-romains et les Wisigoths se côtoient sans se mélanger jusqu'en 508 lorsque Clovis prend la ville, après avoir vaincu les Wisigoths à la bataille de Vouillé (en 507). La bataille de Toulouse le marque un coup d'arrêt à l'avancée en Europe occidentale de l'armée arabo-berbère débarquée en péninsule ibérique dix ans plus tôt[124]. Toulouse connaît son apogée médiévale durant le Moyen Âge central (XIe-XIIIe siècles), en tant que capitale d'un comté qui domine un vaste territoire au sud du Massif central et jusqu'en Provence[125]. Siège d'une cour brillante, alimentée par la tradition des troubadours et le développement d'une culture chevaleresque, la cité comtale va durant cette période être l'un des pôles d'émergence et de diffusion d'une langue occitane poétique et savante[126]. Le développement de mouvements dissidents religieux, qualifiés de « cathares » par l'Église romaine, et les résistances des comtes de Toulouse vis-à-vis des initiatives des légats pontificaux provoquent le déclenchement de la « Croisade des Albigeois » en 1209. C'est dans le but de maintenir l'orthodoxie catholique et l'influence pontificale que sont fondés successivement à Toulouse l'ordre mendiant des Frères prêcheurs (« Dominicains ») par le castillan Dominique de Guzmán en 1215 puis l'université de Toulouse, l'une des plus anciennes de l'Europe occidentale, en 1229. Au cours de cette dernière année, le traité de Paris met définitivement fin à la « Croisade des Albigeois » et fait entrer le comté de Toulouse dans l'aire d'influence des rois de France. Le territoire est finalement intégré au domaine royal. La ville continue toutefois à prospérer jusqu'au XVIe siècle grâce à son statut de plus en plus affirmé de capitale de la province du Languedoc (les premiers États Généraux du Languedoc sont réunis dans la ville en 1346, comme de nombreuses sessions ultérieures, et la cité devient le siège du Parlement de Toulouse de 1303 à 1315, de 1420 à 1425 et de 1443 à 1789), à l'importance qu'elle prend dans le grand commerce occidental et au développement d'une protoindustrie textile florissante autour de la culture du pastel[127]. L'une des premières sociétés littéraires du monde occidental est fondée à Toulouse en 1323, le Consistori del Gay Saber (le « Consistoire du Gai Savoir »), qui devient l'Académie des Jeux floraux en même temps que le français remplace l'occitan comme langue du concours de poésie en 1694 (l'occitan n'est rétabli dans les concours, aux côtés du français, qu'en 1895)[128],[129].

Toutefois, la Peste noire et les épidémies récurrentes qui frappent durement la ville (en 1348, en 1361 puis au XVe siècle), la guerre de Cent Ans dont elle supporte une grande partie de l'effort financier, le Grand incendie de Toulouse du [130], les Guerres de religion qui ensanglantent Toulouse en 1560[131] mais surtout le déclin de l'industrie du pastel toulousain dans la deuxième moitié du XVIe siècle face à la concurrence nouvelle de l'indigo venu des Amériques mettent fin progressivement à la prospérité. Si l'inauguration du Pont-Neuf en 1632 et surtout du canal du Midi en 1682, ou encore l'affaire Calas en 1762 entraînant une célèbre intervention de Voltaire sont des événements qui retentissent dans l'ensemble du royaume, Toulouse n'est plus qu'une ville d'importance secondaire dans l'ensemble français à la fin de l'Ancien Régime. La Révolution française lui fait perdre son statut de capitale du Languedoc pour réduire sa sphère d'influence administrative à celle du nouveau département de la Haute-Garonne. Restée pour l'essentiel à l'écart de la Révolution industrielle jusqu'au début du XXe siècle, elle est paradoxalement un pôle politique relativement important en tant que bastion du radical-socialisme qui domine la IIIe République au tournant du siècle, à travers notamment le quotidien local, La Dépêche du Midi, où des hommes politiques prestigieux tels Jean Jaurès ou Georges Clemenceau vont faire leur premières armes de journalistes. Mais la ville ne renoue avec le dynamisme que progressivement au cours du XXe siècle en lien avec l'industrie aéronautique, qui débute avec la Première Guerre mondiale, plus précisément en 1917 lorsqu'un industriel local, Pierre-Georges Latécoère, obtient un important contrat de construction d'avions pour l'État. Le conflit étant fini, il décide de se maintenir dans ce secteur d'activité et fonde ce qui va devenir l'Aéropostale, faisant de Toulouse la ville des pionniers de l'aviation de 1920 à 1933, avec des figures comme Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz[132]. Le choix de Toulouse comme capitale des industries aéronautiques et aérospatiales françaises est définitivement consacré lors du lancement de la politique de décentralisation dans les années 1960, avec la création du Centre spatial de Toulouse en 1968, le lancement du Concorde par un partenariat franco-britannique en 1969 ou encore la fondation du consortium européen Airbus, dont le siège social et les principales chaînes d'assemblage finales sont implantées dans l'agglomération toulousaine, en 1970)[133]. Ces activités productives nouvelles ainsi qu'un investissement important dans l'enseignement supérieur et la recherche font alors de la « ville rose » l'une des plus dynamiques de France. L'explosion de l'usine AZF le et les attentats de Mohammed Merah en ont marqué l'actualité contemporaine de la métropole autant que l'opinion publique française au début du XXIe siècle.

Aujourd'hui Toulouse est le chef-lieu de la région après avoir été celui de Midi-Pyrénées, mais aussi le siège de multiples entreprises nationales et multinationales, à commencer par Airbus et sa maison mère Airbus Group, et à ce titre, elle est la capitale européenne de l'industrie aéronautique et spatiale. C'est une technopole européenne qui regroupe de nombreuses industries de pointe dans le secteur aéronautique, spatial, électronique, informatique, chimique, pharmaceutique ou des services tel le Météopôle. Elle dispose également de nombreux centres de recherches comme le laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes, le centre national d'études spatiales, l'Agrobiopole (INRA, ENSAT) et concentre aussi des recherches liées à la médecine humaine et vétérinaire (Oncopole, INSERM, CNRS, CHU de Purpan et de Rangueil). Avec, en 2006, 69 151 cadres des fonctions métropolitaines (CFM) représentant 13,7 % des emplois de l'aire urbaine, Toulouse se plaçait au 3e rang national (et le deuxième de Province, après Lyon en valeur absolue et après Grenoble en valeur relative) pour le secteur tertiaire supérieur[134]. D'après une étude menée par l'Association des maires des grandes villes de France en 2012, Toulouse Métropole a la cinquième valeur ajoutée par habitants (ou Produit intérieur brut par habitant) la plus élevée parmi les intercommunalités françaises, et la deuxième hors région parisienne, derrière Rennes Métropole[135]. Selon L'Express il s'agissait de la ville la plus dynamique de France en 2009[136]. Le magazine économique Challenges renouvelle ce titre en 2012[137] et 2015[138].

Son centre-ville, situé essentiellement sur la rive droite d'un méandre de la Garonne (l'ancienne cité antique et épiscopale en amont et le bourg médiéval en aval) et en partie sur sa rive gauche (le faubourg Saint-Cyprien construit autour de l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques et de l'Hôpital de La Grave, dominé par le dôme de sa chapelle) de part et d'autre du Pont-Neuf, en amont d'un groupe d'ilots (Île du Ramier), dispose d'un important patrimoine historique, datant essentiellement des époques médiévales et modernes. La Place du Capitole et le Capitole proprement dit sont devenus les éléments emblématiques de la ville. Le canal du Midi qui part au nord de ce centre ancien et le contourne par l'est et le sud-est, ainsi que la basilique Saint-Sernin, plus grande église romane conservée d'Europe, et l'Hôtel-Dieu Saint-Jacques sont inscrits au patrimoine mondial de l'humanité par l’Unesco depuis respectivement 1996 et 2000, les deux derniers au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. L'ensemble conventuel des Jacobins est pour sa part l'un des principaux représentants de l'architecture gothique méridionale, avec ses bâtiments de brique et son « palmier », pilier de 22 mètres flanqué d'une voûte étoilée à onze branches coupées de bissectrices, chef-d'œuvre unique au monde. Le musée des Augustins, le musée des Beaux-Arts de Toulouse créé en 1795, est le plus vieux musée de la ville mais aussi de France après le Muséum central des arts de la République de Paris (actuel musée du Louvre)[139]. La couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique de terre cuite, a fait la réputation de Toulouse et lui a valu le surnom de « Ville rose ».

Toulouse est aussi une ville étudiante de dimension internationale. L'université, créée au Moyen Âge (en 1229, l'une des plus anciennes de France avec Paris et Montpellier), est aujourd'hui divisée en trois établissements. Jean Jaurès a été maître de conférence à la faculté de Lettres, Paul Sabatier, prix Nobel de chimie en 1912, a été doyen de la Faculté des Sciences et Vincent Auriol, président de la République française, fut titulaire d'un doctorat de la Faculté de Droit. L'école d'économie de Toulouse a atteint une réputation internationale au début du XXIe siècle avec le prix Nobel d'économie obtenu par Jean Tirole en 2014. S'y ajoutent l'Institut national polytechnique (INP Toulouse), qui a un statut assimilé à celui d'une université, et de nombreuses grandes écoles notamment liées au secteur aéronautique comme l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (ISAE-SUPAERO), l'École nationale de l'aviation civile (ÉNAC) ou l'Institut polytechnique des sciences avancées (IPSA). Parmi les autres grandes écoles d'importance figurent l'École nationale de la météorologie (ENM), un Institut national des sciences appliquées (INSA), la Toulouse Business School ou Sciences Po Toulouse. Avec 100 000 étudiants accueillis en 2014, Toulouse est alors le quatrième pôle universitaire de France, et le troisième hors Île-de-France après Lyon et Lille[140].

Sur le plan culturel, Toulouse dispose de nombreux établissements de rayonnement national. Le Théâtre du Capitole (consacré à l'art lyrique et au ballet), la Halle aux Grains (qui accueille en résidence l'Orchestre national du Capitole), le Théâtre de la Cité (qui abrite le Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées depuis 1998 à la place du Théâtre Sorano) font partie des établissements les plus réputés. D'autres équipements récents comme le centre des congrès Pierre-Baudis, la médiathèque José-Cabanis, le Zénith, la cité de l'Espace, le muséum du jardin des plantes (ouvert de nouveau depuis 2008 après dix ans de travaux), le Casino-Théâtre Barrière participent aussi maintenant au rayonnement de cette ville européenne. Bien que la langue y soit désormais particulièrement peu parlée, Toulouse reste la capitale de la culture occitane et de la promotion des cultures régionales en France, avec l'Académie des Jeux floraux, la Bibliothèque d’étude et du patrimoine (inaugurée en 1935), la Maison de l'Occitanie (inaugurée en 2006) ou les Éditions Privat (fondées en 1839 pour promouvoir les cultures régionales[141] et qui restent une des rares maisons d’édition françaises à rayonnement national à n’être pas située à Paris). Claude Nougaro ou, plus récemment, le groupe Zebda sont des artistes musicaux toulousains qui ont marqué la scène nationale française.

Des pôles de service secondaires[modifier | modifier le code]

Quatre agglomérations — sept en y incluant Auch et le duo Pamiers-Foix —, bien que de tailles très modestes, jouent un rôle dans la structuration du territoire métropolitain autour de Toulouse. Aucune unité urbaine de ces agglomérations ne dépasse les 80 000 habitants, et une seule, celle de Montauban, est au centre d'une aire urbaine de plus de 100 000 habitants. Déjà dépendantes directement ou indirectement, et avec plus ou moins de résistance, de l'influence des comtes de Toulouse au Moyen Âge, leur histoire a toujours été liée à celle de la capitale régionale. Il s'agit des agglomérations suivantes :

  • l'agglomération montalbanaise (76 624 habitants) est située dans le département du Tarn-et-Garonne dont Montauban est la préfecture, à environ 50 km au nord de Toulouse. Elle correspond pratiquement à l'intercommunalité du Grand Montauban (71 075 habitants) et est au centre d'une aire urbaine de 108 953 habitants, l'urbanisation s'étalant en doigts de gant vers le nord et vers le sud le long des axes de communication. Située sur la rive droite d'un méandre du Tarn, au confluent avec le Tescou, le centre historique de Montauban est une fondation du comte de Toulouse en 1144 et, comme beaucoup de villes neuves, adopte un plan orthogonal avec une place centrale pour le marché ainsi que la vie communautaire (actuelle place Nationale) et une place annexe pour l'église. Cité épiscopale à partir de 1317, ville frontière plusieurs fois assiégée et prise durant la Guerre de Cent Ans, elle est l'un des bastions huguenots durant les Guerres de religion au XVIe siècle. Reconnue par l'édit de Nantes en 1598 comme place de sûreté pour les Calvinistes, ce statut est révoqué sans combat et les fortifications abattues en 1629, la ville ayant résisté à un siège face aux forces royales en 1621 (« Quatre Cents Coups de Montauban »). Dans le même temps, Montauban connaît un certain essor économique grâce à son industrie textile et à la minoterie, lui permettant de rivaliser avec Toulouse. La révocation de l'édit de Nantes en 1685 met un terme à la domination protestante de la ville, qui subit des Dragonnades, la construction de la nouvelle cathédrale entre 1692 et 1739 symbolisant le retour en force du catholicisme. Le culte réformé réapparaît au début du XIXe siècle, avec la création en 1808 de la Faculté de théologie protestante de Montauban (déplacée à Montpellier un siècle plus tard, en 1919), la même année où la commune devient une préfecture à la suite de la création du département du Tarn-et-Garonne. L'industrie textile décline à la fin du XVIIIe siècle, entraînant une certaine stagnation économique qui dure jusqu'au milieu du XXe siècle. Montauban se retrouve ensuite entraîné par le dynamisme toulousain à partir des années 1960, la vie économique de son agglomération s'articulant autour de quatre piliers : l'agroalimentaire de transformation des productions du Tarn-et-Garonne (qui est notamment le principal département producteur fruitier de la région), la mécanique industrielle dans le domaine de la sous-traitance aéronautique, l'électronique à partir des années 1980 (avec par exemple l'implantation de l'entreprise de réparation de produits de téléphonie Anovo) et la logistique (avec l'aménagement à partir de 2010 de la zone Grand Sud Logistique à environ 10 km au sud de Montauban)[142]. Montauban accueille une école de gestion et de commerce ainsi que quatre antennes universitaires des universités toulousaines : pour les sciences sociales (Toulouse 1), pour les arts appliqués ainsi que pour le Département Archives et Médiathèques (Toulouse 2) et pour des licences professionnelles tournées vers l'agriculture (Toulouse 3). Le Musée Ingres regroupe des œuvres de deux artistes originaires de la ville, à savoir le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres mais aussi le sculpteur Antoine Bourdelle.
  • l'unité urbaine de Carcassonne (49 257 habitants) est la deuxième de l'Aude, dont la ville-centre est la préfecture, mais elle constitue le pôle urbain de l'aire urbaine la plus peuplée de ce département (et la troisième du système urbain toulousain), avec 98 318 personnes, devant celle de Narbonne. Elle est également au centre de la deuxième intercommunalité par son poids démographique au sein de l'association du Dialogue métropolitain de Toulouse, Carcassonne Agglo, qui compte 106 148 habitants. Située à 80 km au sud-est de Toulouse, elle constitue depuis le Néolithique la porte d'accès entre le Bassin aquitain à l'ouest et le littoral méditerranéen à l'est, position stratégique qui a valu le développement tant commercial que militaire de cette cité située au centre de l'étroit sillon séparant le Massif central des Pyrénées, à la rencontre entre la plaine du Lauragais et la vallée de l'Aude. Elle forme, à une échelle locale, un petit système urbain avec deux autres agglomérations de l'ouest audois, à savoir celles de Castelnaudary (12 717 habitants en 2013) dans le Lauragais et de Limoux (11 465 résidents) dans le Razès, dont les aires urbaines comptent respectivement 21 118 et 15 560 habitants. Des mouvements de salariés importants ont lieu quotidiennement entre ces trois aires urbaines[150]. La Cité de Carcassonne, inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l’Unesco depuis 1997[151], a fait la renommée internationale de la ville, pour son ensemble architectural médiéval fortifié dominant la rive droite de l'Aude, restauré par Viollet-le-Duc au XIXe siècle. Site peuplé depuis la protohistoire (Carcasso), oppidum des Volques Tectosages puis gallo-romain et finalement wisigoth au Ve siècle[152], il est érigé en cité épiscopale en 533. La ville est sous domination arabo-berbère (Karkashuna) pendant environ trente ans au VIIIe siècle, avant d'être intégré dans l'Empire carolingien. La ville prend son essor en tant que l'une des principales places fortes de la maison Trencavel, le vicomté de Carcassonne étant alors un fief tenu des comtes de Barcelone. Durant la Croisade des Albigeois, le sillon carcassonnais devient le lieu de passage obligé des armées ennemies et ses places fortes font l'objet de sièges et pillages réguliers : Carcassonne est prise par les Croisés le , devenant pour le reste du conflit l'un des principaux postes avancés de Simon de Montfort ; en 1211, Castelnaudary est assiégée, sans succès, par les comtes de Toulouse et de Foix ; Limoux est reprise par les Trencavel en 1223, et reste l'une des dernières poches de résistance aux armées croisées puis royales jusqu'en 1240. Entrée dans le domaine royal en 1224, Carcassonne est la capitale de l'une des deux premières sénéchaussées du Languedoc. Après la tentative de révolte des Carcassonnais menée par le fils du vicomte Trencavel en 1240, saint Louis chasse la population de la ville, et l'autorise à s'établir sur l'autre rive du fleuve : c'est la création d’une ville nouvelle ou bastide en contrebas de la Cité de Carcassonne[153]. Carcassonne devient alors une ville bicéphale où une concurrence économique et politique acharnée a lieu entre Cité et Bastide jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Progressivement, la Bastide Saint-Louis va prospérer économiquement grâce à son industrie textile lainière nourrie par les élevages ovins des massifs encadrant le sillon (Montagne Noire et Corbières), au point de surpasser la Cité qui perd au fur et à mesure tous ses pouvoirs et son rayonnement politique. Malgré les vicissitudes connues par la ville (destruction de la Bastide, reconduite à moitié, par les Anglais en 1355, guerres de religion au cours desquelles Carcassonne sert de point de départ des expéditions catholiques et royales contre les places fortes protestantes de la région comme Limoux), les activités drapières assurent l'essor de la ville jusqu'au tournant du XIXe siècle. Par la suite, la concurrence des laines anglaises entraîne son déclin, et seules les fonctions administratives de la nouvelle commune unissant Cité et Bastide (préfecture du département de l'Aude à partir de 1790), la politique patrimoniale de restauration et de valorisation de la Cité de Carcassonne et les activités liées à la viticulture du pays carcassonnais ou aux productions agricoles du Lauragais (haricot, céréales) marquent désormais la vie économique de la région. Encore aujourd'hui, celle-ci repose essentiellement sur les services et la redistribution des denrées locales, l'agroalimentaire (l'usine d'embouteillage UCCOAR de Carcassonne, la conserverie Spanghero de Castelnaudary, la cave coopérative de Limoux, par exemple) et le tourisme (notamment porté par le classement au patrimoine mondial de la Cité de Carcassonne en 1997, par la gastronomie avec le cassoulet de Castelnaudary ou encore par le carnaval de Limoux, le plus long du monde pour sa durée de trois mois).
  • les agglomérations apaméennes (26 727 habitants) et fuxéennes (14 552 habitants) ont pratiquement fusionné et forment un système urbain commun. En effet, la vallée de l'Ariège serpentant dans le massif du Plantaurel est désormais pratiquement urbanisée en continu sur 35 km entre Pamiers et Tarascon-sur-Ariège en passant par Foix. Les deux villes-centres de Pamiers et de Foix, respectivement sous-préfecture et préfecture du département de l'Ariège dans le Piémont pyrénéen, sont situées à 64 km et 83 km au sud de Toulouse. Leurs deux aires urbaines, comptant 35 054 habitants pour Pamiers et 18 406 personnes pour Foix, partagent quatre communes multipolarisées[154]. Des fusions entre intercommunalités, permises par la loi NOTRe en 2015, ont abouti à la création d'une communauté d'agglomération et de deux communautés de communes sur le territoire de cette conurbation, devant être mises en place officiellement le et ayant vocation à être réunies à l'avenir : la communauté d'agglomération Varilhes-Foix (31 547 habitants) et les communautés de communes Saverdun-Pamiers (38 116 habitants) et de Tarascon (8 871 habitants)[155]. Situées dans des régions fortement peuplées depuis l'époque romaine, les deux villes se sont formées au Moyen Âge central autour de deux abbayes du IXe siècle et du Xe siècle (Saint-Volusien de Foix sur la rive gauche de la haute-Ariège et Saint-Antonin de Pamiers sur la rive droite de la basse-Ariège) et de châteaux comtaux (à Foix dès le XIe siècle, au siècle suivant à Pamiers). Si les deux places fortes n'ont pas le même rôle durant la Croisade des Albigeois (les comtes de Foix étant parmi les principaux chefs militaires s'opposant aux Croisés et résistant ensuite au pouvoir royal jusqu'en 1290, tandis que Pamiers est le bastion des fidèles de l'Église romaine), elles connaissent un essor conjoint qui culmine au XIVe siècle en remplissant des fonctions complémentaires : Pamiers servant de centre religieux, avec ses nombreux couvents mendiants et son évêché fondé en 1295, mais aussi de pôle commercial spécialisé dans l'évaluation des doses nécessaires de pastel pour teindre correctement les draps ; Foix est l'une des capitales d'une vaste principauté méridionale et pyrénéenne, accueillant ponctuellement une cour comtale brillante, un des foyers de la construction d'une culture chevaleresque et littéraire occitane, et de ce fait un pôle de consommation important. Mais les épidémies de peste, la perte d'influence du comté de Foix en tant que centre politique au profit du Béarn, les guerres de religion et la fin de la culture du pastel à la fin du XVIe siècle font que les deux villes perdent de leur importance et ne sont plus, par la suite, que de petites agglomérations modestes. Le comté est rattaché au domaine royal en 1607. La vallée s'industrialise au XIXe siècle, avec l'Usine métallurgique de Pamiers. Celle-ci, contrairement à d'autres sites de production sidérurgique, a survécu à la crise des années 1970 en s'investissant dans la métallurgie de pointe et la sous-traitance de l'aéronautique toulousaine. Cette fonction manufacturière s'est renforcée en 1983 avec l'implantation à Foix d'une usine de l'équipementier automobile Continental, spécialisée dans la production de calculateurs électronique de contrôle moteur et sacrée en 2012 à la fois meilleur usine de France[156] et d'Europe[157]. Le Centre universitaire de l'Ariège Robert-Naudi à Foix est une antenne de l'Université Toulouse-Jean-Jaurès (Toulouse 2).
  • l'unité urbaine d'Auch (25 231 habitants) s'est développée autour d'Auch, préfecture du Gers et capitale historique de la Gascogne, située à 77 km à l'ouest de Toulouse. Elle constitue le pôle urbain d'une aire urbaine de 41 576 habitants et est au centre de la communauté de communes du Grand Auch Agglomération (31 178 résidents). D'origine protohistorique, il s'agit avant l'époque romaine d'une cité en plaine et sans fortification sur la rive droite du Gers, sur le territoire du peuple aquitain des Ausques, qui ont donné leur nom à la ville. À l'époque romaine, elle devient l'un des principaux centres économiques des provinces de Gaule aquitaine puis de Novempopulanie. Les pillages liées aux migrations germaniques et à l'instabilité politique connue par l'Empire romain durant l'Antiquité tardive entraîne un déplacement de la cité d’Augusta Auscii de son site initial en plaine, mal protégé, vers un promontoire situé sur la rive gauche, emplacement fortifié où va se développer la ville médiévale et où l'essentiel des monuments historiques sont encore aujourd'hui concentrés. Siège d'un évêché dès la fin du IIIe siècle, Auch obtient la primature de l'ancienne Novempopulanie et devient la métropole d'une vaste province ecclésiastique correspondant au duché de Gascogne au IXe siècle, l'ancien siège archiépiscopal, Eauze, ayant été détruit soit par les raids arabo-berbères du VIIIe siècle, soit par les incursions normandes du IXe siècle. Dès lors, et jusqu'à la Révolution française, la cité est dominée par le pouvoir des archevêques, qui ne connaît qu'une courte période de concurrence seigneuriale au Moyen Âge central lorsque Auch est également la capitale des comtes d'Armagnac. Symbolisant le pouvoir ecclésiastique, la Basilique Sainte-Marie, de style gothique flamboyant et Renaissance, construite entre 1489 et 1680, est l'une des plus imposantes du Sud-Ouest français et marque encore aujourd'hui la ville haute de ses dimensions imposantes. L'entrée de l'Armagnac dans le domaine royal en 1607 fait d'Auch une ville royale secondaire, transformée en métropole provinciale par la création de la généralité d'Auch en 1716 et les travaux d'urbanisme de l'intendant Antoine Mégret d'Étigny dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. La ville basse, sur la rive droite, se développe à partir du XIXe siècle, autour d'une usine à gaz et de la gare ferroviaire. Mais, depuis lors, la vie économique à Auch s'est peu diversifiée, l'agglomération restant essentiellement un pôle de service et de redistribution des productions agricoles du Gers (notamment l'agroalimentaire lié à la gastronomie locale). Enfin, Auch est tournée vers les arts du cirque, étant le siège du CIRCa (Centre d'innovation et de recherche circassienne) - Pôle national des arts du cirque, qui dispose d'un chapiteau permanent (le Dôme de Gascogne) et qui organise chaque année le festival du cirque actuel Circa.

Au sud et à l'est : un chapelet de villes dominé par Montpellier[modifier | modifier le code]

Ville intra-muros Unité urbaine 2013
(habitants)
Aire urbaine 2013
(habitants)
Part dans la population régionale
(%)
Montpellier 414 047 579 401 10,2
Perpignan 197 715 313 861 5,5
Nîmes 184 557 264 647 4,7
Béziers 89 243 168 960 3,0
Alès 94 622 114 137 2,0
Narbonne 52 802 91 825 1,6
Sète 91 508 91 508 1,6
Saint-Cyprien 52 300 52 300 0,9

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Ce tableau indique les communes de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées qui comptaient en 2008 plus de 1 000 résidences secondaires[158].

Ville département Rés. secondaires
Agde (Le Cap-d'Agde) Hérault 30 349
Le Grau-du-Roi (Port-Camargue) Gard 18 238
La Grande-Motte Hérault 16 280
Le Barcarès Pyrénées-Orientales 14 839
Leucate Aude 13 482
Argelès-sur-Mer Pyrénées-Orientales 10 856
Gruissan Aude 10 305
Saint-Cyprien Pyrénées-Orientales 10 273
Canet-en-Roussillon Pyrénées-Orientales 8 104
Fleury Aude 7 381
Vias Hérault 7 123
Valras-Plage Hérault 6 435
Sète Hérault 5 819
Marseillan Hérault 5 526
Narbonne Aude 5 304
Montpellier Hérault 5 136
Port-la-Nouvelle Aude 4 573
Cauterets Hautes-Pyrénées 4 395
Palavas-les-Flots Hérault 4 389
Toulouse Haute-Garonne 4 265
Saint-Lary-Soulan Hautes-Pyrénées 4 209
Sérignan Hérault 4 197
Font-Romeu-Odeillo-Via Pyrénées-Orientales 3 952
Balaruc-les-Bains Hérault 3 585
Mauguio (Carnon Plage) Hérault 3 510
Les Angles Pyrénées-Orientales 3 349
Bagnères-de-Luchon Haute-Garonne 3 305
Bagnères-de-Bigorre Hautes-Pyrénées 2 979
Ax-les-Thermes Ariège 2 359
Cazaubon Gers 1 468
Ustou Ariège 1 075
Campan Hautes-Pyrénées 1 070

Administration[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

La région comporte treize départements correspondant à ceux des anciennes régions administratives de Midi-Pyrénées et du Languedoc-Roussillon :
Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Lot, Lozère, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Tarn et Tarn-et-Garonne.

Département Population (2013) Superficie Préfecture Sous-préfecture Communes
Ariège (09) 152 684 4 890 km2 Foix Pamiers et Saint-Girons 332
Aude (11) 364 877 6 139 km2 Carcassonne Limoux et Narbonne 436
Aveyron (12) 277 740 8 735 km2 Rodez Millau et Villefranche-de-Rouergue 286
Gard (30) 733 201 5 853 km2 Nîmes Alès et Le Vigan 353
Haute-Garonne (31) 1 298 562 6 309 km2 Toulouse Muret et Saint-Gaudens 589
Gers (32) 190 276 6 257 km2 Auch Condom et Mirande 462
Hérault (34) 1 092 331 6 224 km2 Montpellier Béziers et Lodève 343
Lot (46) 173 758 5 217 km2 Cahors Figeac et Gourdon 326
Lozère (48) 76 607 5 167 km2 Mende Florac 185
Hautes-Pyrénées (65) 228 868 4 464 km2 Tarbes Argelès-Gazost et Bagnères-de-Bigorre 472
Pyrénées-Orientales (66) 462 705 4 116 km2 Perpignan Céret et Prades 226
Tarn (81) 381 927 5 758 km2 Albi Castres 320
Tarn-et-Garonne (82) 250 342 3 717 km2 Montauban Castelsarrasin 195
Occitanie 5 683 878 72 724 km2 Toulouse 4 565

L'Occitanie fait partie des trois régions françaises à compter deux intercommunalités ayant le statut de métropole créé par la loi MAPTAM, un autre volet de la réforme territoriale :

Cette loi ayant abaissé à 250 000 habitants le seuil requis pour l'obtention du statut de communauté urbaine, une autre intercommunalité de la région y a accédé au  : celle de Perpignan Méditerranée Métropole[159],[160]. La région compte également une autre intercommunalité de plus de 200 000 habitants : la communauté d'agglomération Nîmes Métropole[161].

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents depuis le
Période Identité Étiquette Qualité
Martin Malvy PS Président par intérim
en cours Carole Delga PS Députée de la 8e circonscription de la Haute-Garonne

Conseil régional[modifier | modifier le code]

L'assemblée délibérante de la région est le conseil régional d'Occitanie.

La région est dotée de différentes compétences:

  • développement économique
  • gestion des lycées, des politiques d’apprentissage et de formation professionnelle,
  • coordination des services de l’orientation
  • service public de l’emploi.
  • gestion de la grande majorité des fonds européens de développement régional, pour l’emploi et l’agriculture.

La région a des compétences partagées pour la culture, le sport, la promotion des langues régionales, l’éducation populaire et le tourisme[162].

Infrastructures urbaines et périurbaines[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ?

Tramway - Bus-Tram[modifier | modifier le code]

En Occitanie seul les agglomérations de Toulouse, Montpellier, Perpignan et Nîmes possèdent un réseau de tramways.

Toulouse Métropole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Toulouse.

Le tramway de Toulouse est un réseau de transport français, de l'agglomération toulousaine. Il complète depuis 2010, le réseau de transports en commun de Toulouse, déjà constitué de nombreuses lignes de bus et de deux lignes de métro. Ce réseau appartient au Syndicat Mixte des Transports en Commun (SMTC) Tisséo, et est exploité par l'EPIC régie Tisséo2. Il est composé de deux lignes: la ligne T1, et la ligne T2. Ces deux lignes disposent d'une section commune. La ligne T1 relie les villes de Beauzelle et Blagnac à Toulouse, dans un premier temps au niveau de la station Arènes, en connexion avec la ligne A du métro, la ligne C, les trains TER Midi-Pyrénées ainsi que de nombreuses lignes de bus. La ligne T2 est une branche de la ligne T1 de 2,40 km depuis le rond-point Jean Maga à l'aérogare. Elle dessert la zone d’activité aéroportuaire sud de Blagnac et notamment la société Airbus. Ces deux lignes sont fréquentés aux alentours de 5 000 000 de personnes par an soit 14 000 personnes par jour.

Montpellier Méditerranée Métropole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway de Montpellier.

Le tramway de Montpellier est un réseau de tramway desservant la ville de Montpellier et sa métropole. il succède à l'ancien réseau fermé en 1949, il est sous l'autorité de Montpellier Méditerranée Métropole et géré par les Transports de l'agglomération de Montpellier. Le réseau est composé de 4 lignes et un projet de ligne 5, incertain mais qui pourrait voir le jour d'ici 2025.

Ligne 1 : OdysseumMosson : Mosson • Euromédecine • Occitanie • Saint-Éloi • Gare Saint-Roch • Place de l'Europe • Odysseum

Ligne 2 : JacouSaint-Jean-de-Védas Centre : JacouGeorges PompidouVia Domitia • Notre-Dame de Sablassou • Charles de GaulleGare Saint-Roch • Sabines • Saint-Jean-le-Sec •Saint-Jean-de-Védas Centre

Ligne 3 : JuvignacPérols Étang de l'Or/Lattes Centre : JuvignacMossonGare Saint-Roch • Boirargues • Lattes Centre • Parc Expo • Pérols Centre • Pérols Étang de l'Or

Ligne 4 : (Circulaire) Garcia Lorca ↔ via le tour du centre-ville : Place de l'Europe • Garcia Lorca • Gare Saint-Roch

Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole[modifier | modifier le code]

Le bus à haut niveau de service de Perpignan, nommé « Bus-Tram » est un projet de ligne en site propre disposant d'aménagements spécifiques : priorités aux carrefours, accessibilité des stations et des véhicules de grande capacité (150 à 180 places), distributeur de tickets en stations, informations en temps réel dans le véhicule et en station. La fréquence prévue est d'environ un bus toutes les 8 minutes en heures creuses, et 6 minutes en heures de pointe. Cette ligne fonctionnera de h 30 à h du matin et reliant le nord de Perpignan au sud de la commune. Ce projet est inscrit dans le programme Grenelle 2015. Le modèle des bus équipant la ligne, qui sera à articulation, sera le Lion's City G de MAN. La ligne reliera le Polygone Nord au Mas Rouma, en partant du centre commercial Polygone nord par l'Hôpital, le lycée Maillol, la caserne des pompiers, le bas Vernet, la pénétrante nord, puis par le « Cœur de ville » qui comprend la Gare SNCF et la place Catalogne, la place Arago, le Castillet, le boulevard Clémenceau, pour ensuite partir vers le sud en reliant les boulevards de ceinture du centre ville, le quartier Kennedy, le Moulin à vent par route d'Elne, et enfin rejoindre le terminus sud au Mas Rouma. Cet axe nord-sud sera inauguré en 2016. Durant l'année 2012, un système de priorité pour les carrefours à feux a été testé afin de préparer la première mise en service des quatre premiers véhicules du bus-tram le 9 mars 2013 sur la ligne 4 entre le Centre commercial Polygone nord et le Tecnosud/Agrosud, qui varie donc de l'itinéraire initialement prévu pour le TCSP. En mars 2014, trois « Bus-trams » articulés supplémentaires arrivent sur la ligne 4, complétés de deux « Bus-Trams » de plus petite capacité. D'autres petits « Bus-trams » arrivent également sur la ligne 2 entre la cité Saint-Assiscle et le Mas Saint-Pierre. Cette ligne deviendra à terme, elle aussi, une ligne de bus à haut niveau de service (axe est-ouest) à l'horizon 2018. Une troisième ligne est également prévue afin de relier le parc relais de Saint Estève à celui du Parc des Expositions en passant par le centre-ville. Un projet de tramway serait à l'étude, pour succéder éventuellement au BHNS durant la décennie 2020.

Communauté d'agglomération Nîmes Métropole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en commun de Nîmes.

Le réseau de transports en commun de Nîmes est un réseau urbain de lignes de bus en France, dans le département du Gard, sur la Communauté d'agglomération Nîmes Métropole. L'exploitation du réseau est déléguée à Keolis par l'autorité organisatrice des transports urbains qui est la communauté d'agglomération Nîmes Métropole. Le réseau est exploité sous la marque Tango !, acronyme de Transport de l'agglomération nîmoise. Actuellement en service, cette ligne (T1) suit un axe Nord <> Sud mesurant environ 6 kilomètres. Son itinéraire débute près de la sortie d’autoroute Nîmes Centre de l'autoroute A54, où sera implanté un Parc relais (P+R) de 360 places et un autre de 100 places à proximité de la voie urbaine sud (Parnasse) reliant le centre-ville historique, « l'Écusson », suivant le tour des boulevards. 13 stations seront sur l’itinéraire de cette première ligne. L’axe est-ouest est en fait la ligne la plus importante du réseau. Elle aura une distance de 16 kilomètres et reliera le secteur de St Césaire jusqu’à l’est de la ville, voire jusqu’à la sortie d’autoroute Nîmes Est, sur laquelle serait implanté un important parc relais. D’autres P+R et poches de stationnement sont prévues tout au long de l’itinéraire, avec une jonction à l’ouest avec la gare de St Césaire. La ligne desservira la zone d’activité de Saint Césaire, le CHU, les quartiers de Pissevin et Valdegour, le secteur Jean Jaurès, le secteur République, la gare de Nîmes et la gare routière, le boulevard Talabot, l’ancienne route d’Avignon et le quartier du Chemin-bas d'Avignon jusqu’au pont de Justice;, le mas de Mingue pour ensuite se diriger vers la SMAC "Paloma" et enfin atteindre l’autoroute.

Métro[modifier | modifier le code]

Dans la région seul l'agglomération de Toulouse Métropole possède un réseau de métro.

Article détaillé : Métro de Toulouse.

Le métro de Toulouse est un réseau de transport en commun en site propre desservant la ville de Toulouse (Haute-Garonne). Il utilise la technologie du véhicule automatique léger (VAL), véhicule sur pneumatiques développé par Matra Transports. Il est composé de deux lignes en site propre d’une longueur totale de 28,2 km parsemées de 37 stations, dont une seule (Jean Jaurès) permet la correspondance d'une ligne à l'autre. La ligne A, orientée Sud-Ouest – Nord-Est, a été mise en service le 26 juin 1993. Elle relie Mirail – Basso-Cambo à Balma – Gramont, desservant les lieux et places les plus importants de la ville, tels que la place du Capitole, la place Esquirol ou encore la Gare de Toulouse-Matabiau. La ligne B est orientée nord - sud et relie Borderouge à Ramonville, via les boulevards intérieurs de Toulouse. Ces deux lignes, se croisant à la station Jean-Jaurès, au centre de Toulouse, constituent la colonne vertébrale du réseau de transports en commun de l’agglomération toulousaine. Elles ont permis de désengorger le centre-ville de Toulouse, en repoussant les terminus de nombreuses lignes de bus au bord de la ville, par exemple, la création de pôles multimodaux aux Argoulets et à Balma – Gramont en 2003, ou à Borderouge en 2007 ont permis de « soulager » le terminus de Jeanne-d’Arc qui accueillait 12 lignes en 1996 17. Il en a été de même avec Université-Paul-Sabatier et Ramonville pour le terminus de Cours-Dillon (9 lignes en 1996 17, 6 aujourd’hui 18) afin de réserver les avenues radiales aux voitures. La fréquentation des métro toulousain est aux alentours de 113 000 000 de passagers en 2013.

- Ligne A : Mirail – Basso-CamboBalma – Gramont: Balma-Gramont - Argoulets - Roseraie - Jolimont - Marengo-SNCF > Correspondance Gare SNCF Toulouse MATABIAU - Gare routière bus régionaux et départementaux - Jean-Jaurès > Correspondance Ligne B - Capitole - Esquirol - Saint-Cyprien - République - Patte-d'Oie - Arènes > Correspondance Ligne C (SNCF TER Toulouse-Auch) Correspondance ligne T1 et T2 (tram) - Fontaine-Lestang - Mermoz - Bagatelle - Mirail-Université - Reynerie - Bellefontaine - Basso-Cambo

- Ligne B : BorderougeRamonville: Borderouge: Trois-Cocus - La Vache - Barrière-de-Paris - Minimes - Claude-Nougaro - Canal-du-Midi - Compans-Caffarelli - Jeanne-d’Arc - Jean-Jaurès > Correspondance Ligne A - François-Verdier - Carmes - Palais-de-Justice > Correspondance Ligne T1 et T2 - Saint-Michel - Marcel-Langer - Empalot - Saint-Agne - SNCF > Correspondance SNCF-TER - Saouzelong - Rangueil - Faculté-de-Pharmacie - Université Paul-Sabatier - Ramonville

Bus[modifier | modifier le code]

En Occitanie, toutes les grandes agglomérations possèdent un réseau de bus. C'est le cas des villes principales les plus grandes comme Toulouse ou Montpellier, mais aussi de villes de tailles moyennes comme Montauban, Albi, Carcasonne ou encore Sète. Les départements disposent également de lignes interurbaines.

09 - Ariège[modifier | modifier le code]

Pas de nom connu

11 - Aude[modifier | modifier le code]

Audelignes

12 - Aveyron[modifier | modifier le code]

MOBI 12

30 - Gard[modifier | modifier le code]

Edgard

31 - Haute-Garonne[modifier | modifier le code]

Réseau Arc-en-ciel

32 - Gers[modifier | modifier le code]

Pas de nom connu

34 - Hérault[modifier | modifier le code]

Hérault Transport

46 - Lot[modifier | modifier le code]

Les bus du Lot

48 - Lozère[modifier | modifier le code]

Réseau interurbain de la Lozère

65 - Hautes-Pyrénées[modifier | modifier le code]

Maligne

66 - Pyrénées-Orientales[modifier | modifier le code]

Le bus à 1€

81 - Tarn[modifier | modifier le code]

Tarn'bus

82 - Tarn-et-Garonne[modifier | modifier le code]

Pas de nom connu


Vélo en libre-service[modifier | modifier le code]

Les agglomérations suivantes disposent systèmes de vélos en libre service avec plusieurs stations réparties dans la ville :

Toulouse Métropole : VélôToulouse avec 253 stations dont 2600 vélos.

Montpellier Méditerranée Métropole : Vélomagg' avec 59 stations dont 1200 vélos.

Communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole : BIP! avec 15 stations dont 150 vélos.

Transports[modifier | modifier le code]

Aéroports[modifier | modifier le code]

La région possède 10 aéroports (classement par nombre de passagers en 2015)[163] :

Ports commerciaux[modifier | modifier le code]

Dans la Région, il existe trois ports maritimes commerciale dont deux principaux. Ces ports se trouvent dans l'Hérault, dans l'Aude, et dans les Pyrénées-Orientales.

Port de Sète : Avec environ 4 000 000 tonnes de marchandise, Sète est le 10e port de commerce français et chaque année il y a environ 300 000 passagers et c'est le 1er port de passagers vers le Maroc. Le Port de Sète Sud de France est également le 1er port de pêche en Méditerranée.

Port de Port-la-Nouvelle : C'est le 18e port de commerce national de France, il est spécialisé dans les céréales et les produits pétroliers. Chaque année ce sont 2 500 000 tonnes de marchandises qui font escale à Port-la-Nouvelle.

Port de Port-Vendres : C'est le 33e port de France avec ses 250 000 tonnes de marchandises et 40 000 passagers y faisant escale. Ce port complète celui de Port-la-Nouvelle.

Ces trois plateformes ont reçu la marque « Ports Sud de France » pour une plus grande visibilité.

Réseau fluvial :

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La région est traversée par les autoroutes A9, A20, A54, A61, A62, A64, A66, A68, A75, A620, A621, A623, A624, A645, A680 et A750.

Autoroutes Destination Autoroutes Destination
A9 La Languedocienne :

Espagne > Orange

A75 La Méridienne :

Clermont-Ferrand > Béziers

A20 L’Occitane : Montauban > Vierzon A620 Périphérique de Toulouse Ouest - Est

Sesquières >Lespinet, Complexe scientifique

de Rangueil

A54 Nîmes > Salon-de-Provence A621 Périphérique de Toulouse - Fil d'Ariane :

périphérique ouest de Toulouse > l'aéroport de Blagnac

A61 Toulouse > Narbonne A623 Périphérique de Toulouse :

L'échangeur du Palays > Ramonville-Saint-Agne

A62 Autoroute des Deux Mers :

Toulouse > Bordeaux

A624 périphérique de Toulouse :

Colomiers - Rocade Arc en Ciel > Léguevin

A64 La Pyrénéenne :

Toulouse > Bayonne

A645 Bretelle du Val d'Aran :

Montréjeau > Lérida (Espagne) par RN 125

A66 Villefranche-de-Lauragais > Pamiers A680 Toulouse > Castelmaurou
A68 Toulouse > Albi A750 Bel-Air (Grabels) > Ceyras > Montpellier RN 109

Passage de la frontière franco-espagnole

Routes Nationales Destination Routes Nationales Destination
RN 20 Pamiers > Espagne RN 122 Aurillac > Figeac
RN 21 Limoges > Lourdes RN 124 Toulouse > Mont-de-Marsan
RN 22 L'Hospitalet-près-l'Andorre > Andorre RN 125 Montréjeau > Espagne
RN 88 Lyon > Albi RN 126 Toulouse > Castres
RN 100 Avignon > Remoulins RN 224 L'Isle-Jourdain > Blagnac
RN 106 Nîmes > Balsièges RN 320 L'Hospitalet-près-l'Andorre > Porté-Puymorens
RN 112 Mazamet > Castres RN 524 Langon > RN 124
RN 116 Perpignan > Espagne RN 580 Bagnols-sur-Cèze > A9

Réseau ferré[modifier | modifier le code]

Le transport ferroviaire dans la région Occitaie réuni le transport ferroviaire régional des deux régions existantes avant la fusion. La égion participe également à des projets à l'échelle locale et à l'échelle nationale.

Réseau ferré des anciennes régions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : TER Midi-Pyrénées.

Le TER Midi-Pyrénées est le réseau de lignes TER de la région administrative Midi-Pyrénées. La région Midi-Pyrénées est la première en France à établir un « Plan Rail », impliquant la rénovation totale de 500 km de voies ferrées avec un financement en grande partie régional.

Le TER Midi-Pyrénées a représenté, en 2010, 356 circulations de train et 80 circulations d'autocar par jour de pleine semaine, utilisés par plus de 30 000 voyageurs en moyenne journalière, grâce au travail de 4 000 cheminots. Sur un réseau ferré de 1 485 km, les trains TER ont parcouru 9,5 millions de km. 146 gares et points d'arrêt donnent accès aux trains, auxquels s'ajoutent 261 points d'arrêt routiers[164].

Article détaillé : TER Languedoc-Roussillon.

Le TER Languedoc-Roussillon est le réseau de lignes TER qui couvre la région administrative Languedoc-Roussillon, autorité organisatrice de transports depuis le 1er janvier 2002. Le TER Languedoc-Roussillon a connu, en 2010, une fréquentation de 491 millions de voyageurs-km et une offre de 7,1 millions de train-km, se composant de 236 trains par jour de pleine semaine, circulant sur un réseau ferroviaire de 1 474 km. Cette offre représente 2,72 train-km par habitant et par an, ou 259 train-km par km². Le nombre de voyageurs par moyenne journalière est de 20 000 environ, ce qui équivaut à 2,8 voyages par habitant et par an, sur une distance moyenne de 67,3 km. Les trains sont occupés par 69 personnes en moyenne. 146 gares et points d'arrêt donnent accès aux trains, qui sont par ailleurs complétés par 53 circulations d'autocar TER par jour[164].

Carte schématique du réseau des trains Renfe-SNCF en Coopération gérés par Elipsos, juin 2014
AVE Marseille Madrid

Réseau ferré actuel[modifier | modifier le code]

En 2016, pour les transports, le budget annuel de la région Occitanie s'élève à 484 millions d'euros. Entre la régionalisation des TER et 2016, l'Occitanie a investi 2 milliards d’euros environ pour le transport ferroviaire[165].

Entre 2002 et 2016, la région a financé 153 nouvelles rames, aménagé 65 pôles d’échange, et a remis à neuf 130 gares régionales ainsi que 600 kilomètres de lignes ferroviaires régionales[165].

En passant de 13,1 millions de voyageurs annuels en 2002 à 20,8 millions en 2014 le trafic voyageurs a augmenté de 60 %[165].

Autre projets[modifier | modifier le code]

TGV :

Projets TGV :

Projets de Métro :

Économie[modifier | modifier le code]

Activités professionnelles[modifier | modifier le code]

La région Occitanie compte un peu plus de 113 000 entreprises ainsi que 2 494 000 employés en 2012.

Données en 2012 Actifs de 15

à 64 ans

Artisans, commerçants,

chefs d'entreprise

62 012
Cadres et professions

intellectuelles supérieures

189 997
Professions intermédiaires 357 911
Employés 318 932
Ouvriés 747 148




Source Insee[166]



Classement des 10 plus grosses entreprises de la région Occitanie.

Entreprise CP Ville C.A.
Airbus 31700 Blagnac 46 211 240 000 €
Airbus opérations 31300 Toulouse 9 749 000 000 €
Système Ucentrale régionale sud 34740 Vendargues 1 946 136 854 €
Dyneff 34000 Montpellier 1 723 710 766 €
Thales Alenia Space 31100 Toulouse 1 632 947 000 €
Société coopérative Socamil 31170 Tournefeuille 1 006 118 249 €
Syngenta 31790 Saint Sauveur 1 001 054 563 €
Royal Canin 30410 Aimargues 895 166 170 €
Société produits pétroliers Stela 81000 Albi 908 759 910 €
Continental automotive France 31100 Toulouse 790 692 372 €

Budget de la région[modifier | modifier le code]

Les premiers crédits votés par le conseil régional le 18 janvier 2016, en attendant le vote du budget, se répartissent ainsi[167]:

Autorisation de programmes

  •      éducation (74) (28%)
  •      fonds européens (69) (26%)
  •      action économique (69) (26%)
  •      aménagement (33) (12%)
  •      environnement (13) (4%)
  •      environnement (5) (2%)
  •      culture, sports, loisirs (5) (2%)
  • 277,8 millions d'euros (M€) d'autorisation de programme :
    • 74,8 M€ au titre de l'éducation
    • 69,2 M€ au titre de la gestion des fonds européens
    • 69,1 M€ en direction de l'action économique
    • 33,5 M€ au titre de l'aménagement des territoires
    • 13,3 M€ en faveur de l'environnement
    • 5,8 M€ en faveur des transports
    • 5,7 M€ en faveur de la culture, les sports et loisirs
    • 500 000€ au titre de la formation professionnelle et l'apprentissage


Autorisation d'engagement

  •      Transports (118) (41%)
  •      Action économique (31) (11%)
  •      formation & apprentissage (62) (22%)
  •      culture, sport, loisirs (21) (8%)
  •      fonds européens (19) (8%)
  •      éducation (16) (6%)
  •      environnement (5) (3%)
  • 292,5 M€ d'autorisation d'engagement :
    • 118 M€ en faveur des transports
    • 31 M€ au titre de l'action économique
    • 62,2 M€ en faveur de la formation professionnelle et l'apprentissage
    • 21,4 M€ en faveur de la culture, des sports et loisirs
    • 19,3 M€ au titre de la gestion des fonds européens
    • 16,5 M€ au titre de l'éducation
    • 5,3 M€ en faveur de l'environnement
    • 4,5 M€ au titre de l'aménagement du territoire
    • 678 500 € en faveur de la santé et de l'action sociale

Enseignement-supérieur[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'Occitanie est la 4ième région touristique de France avec 13 milliards d’euros de recettes touristiques et 181 millions nuitées annuelle en moyenne dont 23 millions en plein air avec 14,2 millions de touristes sur le littoral dont 7 millions d'étrangers et 15 millions dans les hôtels .

- 1ère pour l'hôtellerie en plein air (pour la capacité et la fréquentation) avec 1326 campings dont 159 700 emplacements (65% des touristes étrangers préfèrent le camping)

- 1ère pour les stations thermales (en établissements : 166 000 curistes environ)

- 4ième en nombre de chambre d'hôtel avec 65 700 chambres pour 2037 hôtels (3,8 millions de touristes étrangers dont 2,1 millions à Lourdes)

- 4ième en emplois touristiques pour 87 500 emplois.

Stations de sports d'hiver[modifier | modifier le code]

La région abritent deux chaines de montagnes : Les Pyrénées qui fait frontière avec l'Espagne et l'Andorre où les stations pyrénéennes, situées dans les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne, l’Ariège, l'Aude et les Pyrénées-Orientales, étagent leurs pistes de ski alpin entre 1 400 et 2 500 m d’altitude en moyenne. La plus haute piste se trouve à Piau-Engaly où atteignent les 2 600 m d’altitude. Le Massif Central où les stations se trouvent en Aveyron et en Lozère possèdent des pistes qui sont compris entre 1 100m et 1 400m.

Stations de sports d'hiver du Massif Central[modifier | modifier le code]

Stations de sports d'hiver des Pyrénées[modifier | modifier le code]

Stations balnéaires[modifier | modifier le code]

L'Occitanie est bordée par la Mer Méditerranée avec ses 215 km de littoral, 45 000 hectares d'étangs et lagunes et 1 parc naturel marin à Banyuls-sur-Mer.

Plages et ports de plaisance[modifier | modifier le code]

Liste des musées en Occitanie[modifier | modifier le code]

- Ariège : Château des Comtes de Foix - Musée de la Préhistoire du Mas-d'Azil - Musée du Fer et de la Forge de Montgailhard - Musée du Palais des Evêques de Saint-Lizier - Musée du textile et du peigne en corne de Lavelanet - Musée historique et archéologique de Montségur.

- Aude : Musée des Beaux-Arts de Carcassonne - Musée d'Art et d'Histoire de Narbonne - Musée Archéologique de Narbonne - Musée des Corbières à Sigean - Musée Eburomagus Archéologique de Bram - Musée Petiet à Limoux - Musée Archéologique du Lauragais à Castelnaudary - Musée Archéologique de Salleles d'Aude - Musée Municipal de Lastours.

- Aveyron : Espace archéologique départemental de Montrozier - Musée de Géologie Pierre Vetter de Decazeville - Musée de Millau et des Grands Causses à Millau - Musée Denys-Puech à Rodez - Musée des mœurs et coutumes du Rouergue à Espalion - Musée du charroi rural de Salmiech - Musée Fenaille de Rodez - Musée Joseph-Vaylet et Musée du Scaphandre d'Espalion - Musée municipal Urbain Cabrol de Villefranche-de-Rouergue - Musée Soulages à Rodez.

- Gard : Musée Archéologique de Nimes - Musée des Cultures Taurines à Nimes - Musée du Vieux Nîmes - Carré d'Art Musée d'Art Contemporain de Nîmes - Musée des Beaux-Arts de Nimes - Musée d'Histoire - Naturelle et de Préhistoire de Nimes - Musée du Colombier à Alès - Musée-Bibliothèque Pierre-André Benoît à Alès - Musée Cévenol à Le Vigan - Musée Paul Raymond à Pont-saint-esprit - Musée Départemental d'Art Sacré du Gard à Pont-saint-esprit - Musée Léon Alègre à Bagnols-sur-cèze - Musée Albert André à Bagnols-sur-cèze - Musée des Vallées Cévenoles à Saint-jean Du Gard - Musée Municipal de la Vignasse à Beaucaire - Musée Pierre de Luxembourg à Villeneuve-les-avignon - Musée Municipal Georges Borias à Uzès - Musée de la Maison Romane à Saint-gilles-du-gard.

- Haute-Garonne : Les Abattoirs de Toulouse - Musée archéologique de Martres-Tolosane - Musée archéologique départemental de Saint-Bertrand-de-Comminges - Musée de Saint-Gaudens et du Comminges - Musée des Augustins, musée des Beaux-Arts de Toulouse - Musée des Transports et des Communications de Toulouse - Musée du Pays de Luchon à Bagnères-de-Luchon - Musée du Vieux-Toulouse - Musée Georges Labit à Toulouse - Musée Paul-Dupuy de Toulouse - Musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse - Musée-Forum de l'Aurignacien - Muséum de Toulouse - Cité de l'espace de Toulouse.

- Gers : Abbaye de Flaran - Centre patrimonial départemental de Valence-sur-Baïse - Musée archéologique / Le trésor d'Eauze - Musée archéologique Eugène-Camoreyt de Lectoure - Musée d'Art Campanaire de L'Isle-Jourdain - Musée de l'Armagnac à Condom - Musée de l'École Publique de Saint-Clar - Musée des Beaux-Arts de Mirande - Musée des Jacobins d'Auch - Musée Joseph-Abeilhé de Marciac.

- Hérault : Musée du Vieux Montpellier - Musée de l'Hôtel d'Espeyran à Montpellier - Musée Fabre à Montpellier - Musée Languedocien à Montpellier - Musée Municipal de Frontignan - Musée de Vulliod- Saint-Germain à Pézénas - Musée de l'Etang de Thau à Bouzigues - Musée Paul Valéry à Sète - Musée Archéologique de Minerve - Musée de Préhistoire Régionale et du Mégalithisme à Saint-pons-de-thomieres - Musée Intercommunal du Pic Saint-Loup à Les Matelles - Musée Agathois à Agde - Musée de l'Ephèbe au Cap D'agde - Agropolis-Muséum de Montpellier - Musée des Beaux-Arts de Béziers - Musée du Biterrois de Béziers - Muséum d'Histoire Naturelle de Béziers - Musée Municipal de Murviel les Montpellier - Musée de la Cloche et de la Sonnaille à Hérépian - Musée Fleury à Lodève - Site Archéologique Lattara - Musée Henri Prades à Lattes

- Lot : Atelier - Musée Jean Lurçat - Ecomusée de Cuzals de Sauliac-sur-Célé - Musée archéologique Armand Viré de Luzech - Musée Champollion - Les Écritures du Monde de Figeac - Musée d'Uxellodunum de Vayrac - Musée de Cahors Henri-Martin - Musée de l'Automate de Souillac - Musée de Préhistoire du Pech-Merle de Cabrerets - Musée départemental Rignault à Saint-Cirq-Lapopie - Musée d’Histoire de Figeac - Musée gallo-romain d'Uxellodunum de Martel - Musée Murat - Musée Zadkine de Les Arques.

Lozère : Musée Ignon Fabre de Mende - Ecomusée du Mont Lozère à Pont De Montvert.

- Hautes-Pyrénées : Château de Mauvezin - Musée des Beaux-Arts Salies de Bagnères-de-Bigorre - Musée du Trésor de Luz-Saint-Sauveur - Musée Massey à Tarbes - Musée Pyrénéen à Lourdes - Muséum et Musée du Marbre de Bagnères-de-Bigorre

- Pyrénées-Orientales : Musée Archéologique de Ruscino à Perpignan - Muséum d'Histoire Naturelle de Perpignan - Musée d'Art Moderne de Collioure - Musée départemental d'Art Moderne à Céret - Musée d'Archéologie Sous-Marine de Port-vendres - Musée de Tautavel - Musée de Cerdagne à Sainte-leocadie - Musée Joseph Puig à Perpignan - Musée du Castillet Casa Pairal à Perpignan - Musée Hyacinthe Rigaud à Perpignan

- Tarn : Centre national et musée Jean Jaurès de Castres - Château-musée du Cayla d'Andillac - Musée / Centre d’art du verre de Carmaux - Musée d'art et d'histoire Charles-Portal de Cordes-sur-Ciel - Musée de l'Abbaye Saint-Michel de Gaillac - Musée départemental du Textile de Labastide-Rouairoux - Musée des Beaux-Arts de Gaillac - Musée Dom Robert et de la tapisserie du XXème siècle de Sorèze - Musée du Pays rabastinois à Rabastens - Musée du Pays vaurais de Lavaur - Musée du protestantisme en Haut Languedoc de Ferrières - Musée du Saut du Tarn de Saint-Juéry - Musée Goya - Musée d'art hispanique à Castres - Musée Raymond Lafage de Lisle-sur-Tarn - Musée Toulouse-Lautrec à Albi - Musée-mine départemental de Cagnac-les-Mines - Muséum d’histoire naturelle de Gaillac.

- Tarn-et-Garonne : Musée Calbet de Grisolles - Musée de la Faïence d'Auvillar - Musée des arts et traditions populaires Marguerite-Vidal de Moissac - Musée Ingres à Montauban - Musée municipal de Saint-Antonin-Noble-Val - Muséum Victor Brun de Montauban.

10 sites touristiques les plus visités :

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

Festivals Musicaux[modifier | modifier le code]

09 - Ariège : Daumazan-sur-Arize : Terre de Couleurs - Pamiers : Fiesta à Pamiers - Musiques au Pays de Gabriel Fauré - Pro Musica

11 - Aude : Albières : Festival d'Albières des Musiques du Monde - Carcassonne : Convenanza (Anciennement Andrew Weatherall Festival) - Festival de Carcassonne - Lagrasse : Les Abracadagrasses - Limoux : Les Bulles Sonores - Narbonne : Nuit du Samba

12 - Aveyron : Bozouls : Festà del Traouc - Entraygues-sur-Truyère : Rastaf'Entray - Saint-Izaire : Saint-Izaire Blues - Sauveterre-de-Rouergue : Roots Ergue

30 - Gard : Alès : Fous Chantants d'Alès - La Meuh Folle - Bagnols-sur-Cèze : Electrobotik Invasion - Garance Reggae Festival - Zion Garden - Barjac : Barjac m’en chante - Collias : Son Libre Festival - Junas : Jazz à Junas - Lézan : La Fête Effrontée - Nîmes : Automne Musical de Nîmes - Festival de Nîmes - Kicking Fest - Rousson : Rocktambules de Rousson - Saint-Jean-du-Gard : Boulegan a l'Ostal - Sommières : Trad'hivernales - Sumène : Les Transes Cévenoles - Uzès : Les Electros d'Uzès - Vers-Pont-du-Gard : Lives au Pont

32 - Gers : Condom : Festival Européen de Bandas y Peñas - Marciac : Jazz in Marciac - Mirande : Country In Mirande - Pavie : Plein les Feuilles - Preignan : Rock’n’stock - Saint-Antoine : Fest y Musik - Vic-Fezensac : Tempo Latino

31 - Haute-Garonne : Bagnères-de-Luchon : Rencontres lyriques de Luchon - Portet-sur-Garonne : MéditerranéO - Toulouse : Electro Alternativ - Inox Festival - Jazz sur son 31 - Le Printemps des Étudiants (ex Printemps de l'INP) - Les Siestes Électroniques - Piano aux Jacobins - Rio Loco - Toulouse les Orgues

65 - Hautes-Pyrénées : Montgaillard : Musiques Actuelles des Truca Taoules - Tarbes : Rockabilly Tarbes

34 - Hérault : Ganges : Veillées festives et populaires - Gignac : Les Nuits Couleurs - Mèze : Festival de Thau - Montpellier : 2+2=5 - Dernier Cri - Festival de Radio France et Montpellier Languedoc Roussillon - I Love Techno Europe - Family Piknik Saint-Jean-de-Védas : See You in The Pit - Stomping Festival - Week-End Sauvage - Sète : Fiest'A Sète - Jazz à Sète - K-Live - Worldwide Festival

46 - Lot : Cahors : Cahors Blues Festival - Cajarc : Africajarc - Gignac : Ecaussystème - Saint-Céré : Festival de Saint-Céré - Saint-Jean-de-Laur : Monticule Festival - Souillac : Festival de jazz Sim Copans

48 - Lozère : Chanac : Détours du monde - Langogne : Festiv’Allier - Le Bleymard : Festi'val d'Olt - Montbrun : Caussemique

66 - Pyrénées-Orientales : Argelès-sur-Mer : Les Déferlantes - Canet-en-Roussillon : La Calypso - Platja Electronic Festival - Ille-sur-Têt : Désertival - Le Barcarès : Electrobeach Music Festival - Maury : Voix de Femmes à Maury - Perpignan : Aujourd'hui Musiques - Ida y Vuelta - Les Nuits Underground - Live au Campo ! - Tilt - Pia : Fest in Pia - Prades : Pablo Casals - Rivesaltes : Semaine Flamenco

81 - Tarn : Albi : Pause Guitare - Xtreme Fest - Castelnau-de-Montmiral : Les Musicales de Montmiral - Launac : Wassa’n Africa - Le Garric : Rock in Opposition - Lisle-sur-Tarn : Les Arts Scénics - Réalmont : Ré’al Croche

82 - Tarn-et-Garonne : Bruniquel : Festival des Châteaux de Bruniquel - Castelsarrasin : Alors… Chante ! - Montauban : Montauban en Scènes - Montricoux : Reggae Session Festival

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Jean-Michel Baylet, en 2012.

Radios[modifier | modifier le code]

Radios Toulouse :

Radios Montpellier :

Radios Nîmes :

Chaînes de télévisions[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Les plus grands clubs de football de la région sont :

En rugby à XV, la région compte de nombreux clubs de haut-niveau :

En handball, la région compte trois clubs de haut-niveau :

Montpellier Handball, Fenix Toulouse Handball, USAM Nîmes.

Défense et sécurité[modifier | modifier le code]

Dans la région, la vie militaire est très présente, avec quelques vingtaines de casernes, dont les troupes sont souvent envoyées les premières dans des zones en conflit, comme au Liban, au Tchad, au Kosovo, en Afghanistan, au Mali, ainsi que dans d'autre pays. Le 17e régiment du génie parachutiste basé à Montauban aussi appelé « le couteau suisse de l'armée française » est l'un des régiments les plus connus en France car c'est la seule unité d'élite en Europe qui peut accomplir des opérations spécifiques dans des conditions extrêmes. D'autre garnisons sont également réputées, comme celle de Pamiers, de Carcassonne ou encore de Castelsarrasin. L'Occitanie abrite aussi des camps militaires comme le Camps de Caylus ou encore des Centres nationaux d'entraînements commando comme ceux de Mont-Louis ou Collioure. Il y a également une station radar de surveillance de l’espace aérien méditerranéen qui se trouve au massif de la Clape près de Narbonne.

Armée de terre[modifier | modifier le code]

Marine nationale[modifier | modifier le code]

  • Centre de transmissions France Sud basé à Villepinte et Villemagne s'occupent des traitement et des liaisons satellite vers les unités militaires projetés ou en opération.

Armée de l'air[modifier | modifier le code]

Drône EADS Harfang.

Industrie militaire[modifier | modifier le code]

Airbus Defence and Space est spécialisé dans la fabrication d'avions militaires, des drones, des missiles et des satellites artificiels.

La division est composée de quatre branches3 : Space Systems, Military Aircraft, Communication, Intelligence and Security et Electronics and Border Security.

La branche Military Aircraft s'occupe surtout de la partie vol (Airbus A400M Atlas, Eurofighter Typhoon, Airbus A330 MRTT, drones) mais aussi, de toute la gestion dans les airs (services aériens, maintenance, réparations, système avioniques, renseignements et reconnaissance, transport léger).

Aéronautique[modifier | modifier le code]

Pendant plus d'un siècle, des usines aéronautiques ont été créées dans la région toulousaine, marquant définitivement l'économie et l'histoire locale. Ces usines ont été construites d'abord dans la zone de Montaudran (sud), Saint-Éloi (nord-ouest) puis Toulouse-Colomiers-Blagnac, à la frontière de la ville. La ville a été choisie pour devenir l’une des métropoles d’équilibre du pays en accueillant les activités aéronautiques et spatiales lors de la décentralisation.

Premier décollage de l'A380 depuis l'aéroport de Toulouse-Blagnac en 2005.

Airbus[modifier | modifier le code]

Airbus est un constructeur aéronautique européen situé à Blagnac, dans la banlieue de Toulouse. Division détenue à 100 % par le groupe industriel Airbus, l'entreprise fabrique plus de la moitié des avions de lignes produits dans le monde, et est le principal concurrent de Boeing.

Assemblage d'un Airbus A380.

Airbus fut fondé en tant que consortium par des fabricants européens à la fin des années 1960. Airbus Industrie est devenue une SAS (société par actions simplifiée) en 2001, filiale d’EADS renommé Airbus Group en 2014. BAE Systems détenait 20 % d’Airbus entre 2001 et 2006.

Ainsi en 2010, 62 751 personnes sont employées sur 18 sites d'Airbus situés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Belgique (SABCA) et en Espagne. Même si les pièces des avions Airbus sont essentiellement fabriquées en Europe certaines proviennent du monde entier. Mais les chaînes d'assemblage final se trouvent à Toulouse (France), Hambourg (Allemagne), Séville (Espagne), Tianjin (Chine) et Mobile (États-Unis). Des filiales d'Airbus se trouvent aussi aux États-Unis, en Chine, au Japon et en Inde.

Airbus a produit son premier avion, l'A300, en 1972, et propose une gamme d'avions commerciaux allant de l'A318 à l'A380, ainsi que des avions de fret et des avions pour hommes et femmes d'affaire. Airbus a été le premier constructeur à installer un système de commandes de vol électrique sur l'A320. En 2013, Airbus a produit 626 avions et décroché 1 503 commandes nettes3. Il s'agit du plus beau résultat commercial de l'histoire de l'aéronautique. Et c'est ainsi qu'Airbus se lança dans la construction de réacteur de fusée

Dans l'histoire plus récente, de nouveaux avions parfois révolutionnaires ont été conçus à Toulouse, comme le Concorde l'avion le plus rapide du monde ou l'Airbus A380 le plus gros avion du monde. Aujourd'hui encore, Airbus Group reste un acteur clé de l'économie locale et nationale, dans les domaines de l'aéronautique. En 2013 Airbus Toulouse devient le premier site industriel de France avec 13 217 salariés71. Toulouse a su s'imposer dans le secteur de la recherche, d'innovation et de l'industrie aérospatiale.

Aérospatiale[modifier | modifier le code]

L’industrie aérospatiale est très présente dans la région. En effet elle représente aujourd’hui une vingtaine de constructeurs et d’équipementiers et 17 000 salariés. La région regroupe le quart du potentiel de recherche aéronautique et aérospatial français[169].

Fusée Ariane 5 à Toulouse.

L'Occitanie fait partie de l’un des pôles européens majeurs de la conquête spatiale, les satellites embarqués par la fusée Ariane sont, pour la plupart, conçus et assemblés dans la région. Au total, la construction spatiale représente 7 500 salariés directs et 15 000 indirects. Plus de 200 sociétés régionales.

La région abrite de nombreuses universités ou des écoles comme l'Université Paul-Sabatier, ISAE (Sup Aéro), ENAC, IAS, INSA, des organisations et laboratoires avec le CERT-ONERA, LAAS, CESR, OMP, LEGOS, DTP, GRGS, CESBIO, et des entreprises aérospatiales comme EADS Astrium Satellites, Thales Alenia Space, Spot Image, CLS-Argos, Intespace Centre national d'études spatiales (CNES), Airbus Defence and Space, etc. travaillant dans le secteur spatial. Ce pôle européen de l'industrie spatiale, Aerospace Valley est le plus important en Europe.

C'est depuis Toulouse que le robot Curiosity, envoyé sur la Planète Mars en 2012 que les chercheurs du CNES peuvent prendre le contrôle de la ChemCam (Chemical Camera) qui sert à analyser et fragmenter le sol martien, et du SAM, le laboratoire d’analyse d’atmosphère du rover. La mission d’exploration martienne est contrôlée par la NASA avec la collaboration de l'ESA et du CNES.