Rue d'Alsace-Lorraine (Toulouse)

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Rue d'Alsace-Lorraine
Image illustrative de l’article Rue d'Alsace-Lorraine (Toulouse)
Rue d'Alsace-Lorraine, vue de l'angle de la rue de Metz vers le nord.
Situation
Coordonnées 43° 36′ 07″ nord, 1° 26′ 44″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Ville Toulouse
Quartier(s) Partie nord : Capitole et Saint-Georges
Partie sud : Carmes et Saint-Étienne
Tenant Rue du Languedoc
Aboutissant Boulevard de Strasbourg
Morphologie
Longueur 1 000 m
Largeur 13 m

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Rue d'Alsace-Lorraine

Géolocalisation sur la carte : Toulouse

(Voir situation sur carte : Toulouse)
Rue d'Alsace-Lorraine

La rue d'Alsace-Lorraine est l'une des principales voies de Toulouse. Comme la rue Saint-Rome, c'est la principale voie commerçante de la ville. Elle est également, avec la rue Ozenne et la rue de Metz, un des principaux artères haussmanniens de la Ville Rose.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Rue d'Alsace-Lorraine (Toulouse) - Plaque.jpg

La rue d'Alsace-Lorraine naît de la prolongation de la rue du Languedoc à la hauteur de l'entrée du l'hôtel de Ciron-Fumel, et s’étend sur prés d'un kilomètre de façon rectiligne orientée plein nord. À la hauteur du musée des Augustins elle reçoit sur son côté droit la rue de Metz et borde le flanc Est de la place Esquirol; elle devient alors piétonne. Elle donne naissance sur son côté droit à la rue Antonin-Mercié et reçoit à l'opposé la rue Genty-Magre. Elle traverse perpendiculairement la rue du Fourbastard, avant de recevoir sur son côté gauche la rue Baour-Lormian; elle traverse la rue de la Pomme avant de donner naissance à droite à la rue du Lieutenant-Colonel-Pélissier puis à la rue Lapeyrouse. Au niveau du square Charles-de-Gaulle qu'elle borde sur son flanc Est, elle traverse : la rue du Poids-de-l'Huile et la rue Lafayette. Après avoir reçu la rue John-Fitzgerald-Kennedy sur son côté gauche elle traverse la rue Rivals puis la rue du Salé qui est entièrement piétonne. Après avoir donné naissance à la rue Bayard sur son côté droit, elle reçoit la rue de Rémusat et redevient accessible à la circulation automobile. Elle se termine après avoir reçu la rue Bellegarde, boulevard de Strasbourg.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Cette rue doit son nom à la mémoire de l'Alsace-Lorraine, provinces perdues à l'issue de la guerre de 1870 et restituées à la France par le traité de Versailles, le .

Historique[modifier | modifier le code]

Elle a été ouverte entre 1869 et 1873, dans le cadre de travaux proposés par Urbain Maguès et approuvés par le conseil municipal par une voix[1].

Sous le mandat du maire Campaigno, en 1864, différents projets urbanistiques ont été proposés dans le but de restructurer le centre-ville, principalement par la création de nouvelles voies de circulation. Le 24 mars 1864, le projet de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, Urbain Maguès, fut le dernier retenu par le Conseil Municipal. Ce dernier se basait sur les idées déjà proposées par les Capitouls en 1776. Il prévoyait la création de deux grandes rues larges de 15 mètres avec des immeubles ne dépassant pas 17,5 mètres de hauteur et 8 mètres pour le prolongement dans les rues adjacentes. Ces deux axes devaient constituer les nouveaux axes de circulation principaux de la ville. La première grande rue, d'abord connue sous la dénomination de rue Transversale, prendra ensuite le nom de rue de Metz. La deuxième rue qui lui est perpendiculaire, la rue Longitudinale, prendra par la suite le nom de rue Alsace-Lorraine le 26 novembre 1872 par décision du Conseil Municipal[2]. Ce nom fait écho aux événements contemporains, puisqu'il fait référence à l'Alsace et la Lorraine, deux territoires qui ont été perdus par la France en 1871.

La mise en œuvre de ce projet entraîna de nombreuses expropriations, puisqu'il demanda de percer à travers les moulons (maisons voisines délimitées par des croisements de rues) en plein cœur d'un tissu urbain très dense.

Pour ce qui est du financement, le maire Campaigno reçu de l'aide du Crédit foncier Belge qui apporta les fonds nécessaires.

Malgré une forte opposition à ce projet, notamment de la part de la population, le projet fut quand même mis en œuvre et approuvé par décret Impérial le 17 juin 1868.

Le projet de percement s’amorça en 1868 avec les premiers achats de terrain et les expropriations. Les premières maisons furent élevées dès 1871 dans la rue Alsace-Lorraine, mais il faudra attendre 1878 pour que le 1er immeuble de cette rue soit achevé. Les chaussées quant à elles furent terminées en 1873.

Tous ces immeubles, conçus avant tout pour le rapport, introduisaient à Toulouse la notion de la vie en appartements, peu répandue avant cette période. Des vastes magasins étaient prévus dans tous les rez-de-chaussée de ces bâtiments, ce qui eu pour effet d'attirer des commerces de luxe[2].

À noter aussi que le 7 mars 1873, le Conseil Municipal décida la mise en place de l'éclairage au gaz sur les 600 mètres de la nouvelle rue, entre la rue Lafayette et la place Rouaix.

Pendant l'Occupation, l'état-major principal de liaison HVS 564 allemand chargé d'administrer le territoire occupé loge au Grand Hôtel de la Poste situé au 38 de cette rue[3]. Aujourd'hui, cet immeuble est le siège du Consulat de la République de Slovénie.

La rue d'Alsace-Lorraine subit des travaux d'urbanisme en 2007 en vue de l'accueil par Toulouse de la coupe du monde de rugby à XV 2007 puis à nouveau en 2012, pour devenir piétonne sur presque toute sa longueur, de la rue Bayard à la Place Esquirol.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernad, Jungblut et Monna 2001, p. 27
  2. a et b Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse
  3. Destrem et Llabres 1994, p. 128
  4. PA00094510
  5. A31000010

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Destrem et Claude Llabres, Toulouse en noir et blanc : Les années de guerre 1939 / 1944, Editions Milan, (ISBN 2-84113-010-X) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gilles Bernad, Guy Jungblut et Armand Monna, Toulouse, métamorphoses du siècle, Éditions Empreintes, (ISBN 2-913319-13-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article