Gare de Perpignan

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le tableau de Salvador Dalí, voir La Gare de Perpignan.
Perpignan
Image illustrative de l'article Gare de Perpignan
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Perpignan
Quartier La Gare - Saint-Assiscle
Adresse 1, place Salvador-Dalí
66000 Perpignan
Coordonnées géographiques 42° 41′ 46″ nord, 2° 52′ 46″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV, TER Languedoc-Roussillon
Caractéristiques
Ligne(s) Narbonne à Port-Bou (frontière)
Perpignan à Figuéras (LGV)
Perpignan à Villefranche-Vernet-les-B.
Perpignan à Thuir
Voies 6
Quais 4
Transit annuel 1 534 080 voy/an (2014)
Altitude 37 m
Historique
Mise en service 12 juillet 1858
Architecte Classique
Correspondances
Bus de ville (CTPM) 2, 6, 8, 9, 13, 14, 15, 17
Bus départementaux Gare routière

Géolocalisation sur la carte : France

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Perpignan

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Perpignan

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(Voir situation sur carte : Pyrénées-Orientales)
Perpignan

La gare de Perpignan est une gare ferroviaire française, située à proximité du centre ville de Perpignan, dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie.

Elle est mise en service en 1858 par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne. Le peintre Salvador Dalí voyait l'univers « semblable par sa structure à la gare de Perpignan ».

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des TGV et des trains express régionaux TER Languedoc-Roussillon.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de bifurcation, elle est située au point kilométrique (PK) 467,512 de la Ligne de Narbonne à Port-Bou (frontière) et au même PK de la Ligne de Perpignan à Villefranche - Vernet-les-Bains. Elle était l'origine de la ligne de Perpignan à Thuir, ligne privée aujourd'hui déposée. Son altitude est de 37 mètres.

La ligne de Perpignan à Figueras (LGV) s'embranche sur la ligne de Perpignan à Villefranche - Vernet-les-Bains à 3,6 km de la gare de Perpignan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le chemin de fer arrive à Perpignan, en 1858, avec l'ouverture au trafic de la voie ferrée de Narbonne à Perpignan, première section de la ligne de Narbonne à Port-Bou (frontière). Lors de sa mise en service[1] le 20 février les trains s'arrêtent dans une station terminus provisoire établie au Vernet, aujourd'hui un quartier de Perpignan[2], en attendant la fin de la construction du pont sur la Têt. Une première traversée du pont a lieu le 10 juillet[1] et le 20 du même mois la décision est prise pour la création d'une gare proche de la ville, mais en campagne hors des remparts[3]. Les premiers bâtiments sont construits[4] provisoirement en bois[1].

En 1860 on ouvre[3] la route départementale 8 bis, pour faciliter la liaison avec la ville et son centre, cela favorise des constructions d'habitations implantées sans autorisation autour de la gare et le long de la route. Pour organiser l'urbanisation, la ville établit un plan d'alignement du quartier mais les servitudes militaires et les remparts sont un frein au développement pourtant encouragé par des réalisations de voirie comme le tunnel piéton réalisé sous le remblais pour faciliter la relation avec le quartier Saint-Assiscle[3].

Elle devient une gare de passage, lors de la mise en service, le , du prolongement de la ligne jusqu'à Collioure, par la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne. Les travaux de construction de ce prolongement ont été financés et réalisés par l'État, du fait de son importance estimé plus stratégique qu'économique[5]. Dans les années 1880, l'ambiance du quartier est encore très rurale et la circulation pour les piétons autour de la gare est réputée dangereuse du fait à la fois de l'absence d'éclairage public ainsi que de la présence de nombreuses charrettes et de troupeaux de bœufs[6].

En 2014, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare était de 1 534 080 voyageurs[7].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Situé à proximité du centre ville, le bâtiment voyageurs dispose de guichets ouverts tous les jours[8], des distributeurs automates sont également disponibles.

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par tous les trains de voyageurs qui y passent.

TGV[modifier | modifier le code]

Carte schématique du réseau des trains Renfe-SNCF en Coopération gérés par Elipsos, juin 2014
AVE Marseille Madrid à Perpignan

AVE[modifier | modifier le code]

TER Languedoc-Roussillon[modifier | modifier le code]

  • Avignon - Nîmes - Montpellier - Sète - Agde - Béziers - Perpignan - Cerbère - Port-Bou
  • Toulouse - Perpignan - Cerbère
  • Perpignan - Villefranche-de-Conflent
  • Cerbère - Perpignan - Montpellier - Marseille
Un TER s'apprête à effectuer son service jusqu'à Avignon dans le Vaucluse.

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Le service du fret est assuré par la gare de Perpignan-Saint-Charles[9].

LGV Perpignan - Barcelone[modifier | modifier le code]

AVE Marseille Madrid en gare de Perpignan

Nouvelle ligne[modifier | modifier le code]

Une ligne à grande vitesse est construite entre le 15 novembre 2004 et la mise en service du tronçon Perpignan-Figueres le 19 décembre 2010. La liaison à grande vitesse vers Barcelone et Madrid est assurée à partir du 15 décembre 2013.

Nouvelle gare[modifier | modifier le code]

Dans l'attente de l'ouverture de la ligne nouvelle vers l'Espagne, la ville s'est lancée dans le projet de rénovation du quartier historique de la gare, au niveau de la Basse et de l'ancienne gare de triage. Le projet consiste en un nouveau bâtiment, tout en conservant l'ancien, en cours de travaux de rénovation, une gare routière (pour l'heure terminée), et un nouveau quartier d'affaires autour de la gare. Le projet est terminé en 2011[10].

L'ouverture de la ligne vers Barcelone est en service commercial depuis le

La gare et Salvador Dalí[modifier | modifier le code]

Pour le tableau, voir : La Gare de Perpignan.

Salvador Dalí considérait la gare de Perpignan comme le lieu privilégié de son inspiration : « C'est toujours à la gare de Perpignan […] que me viennent les idées les plus géniales de ma vie […] L'arrivée à la gare de Perpignan est l'occasion d'une véritable éjaculation mentale qui atteint alors sa plus grande et sublime hauteur spéculative […] Eh bien, ce 19 septembre, j'ai eu à la gare de Perpignan une espèce d'extase cosmogonique plus forte que les précédentes. J'ai eu une vision exacte de la constitution de l'univers. L'univers qui est l'une des choses les plus limitées qui existe serait, toutes proportions gardées, semblable par sa structure à la gare de Perpignan[11]. »

À partir de 1960, Dalí se référa à plusieurs reprises à la gare comme « centre cosmique de l'univers », entre autres formules. La première d'entre elles[pas clair] fut liée, selon le peintre, à l'intuition d'une représentation de la troisième dimension à base de stéréoscopie[12],[13]. Cette citation fut reprise lors d'une conférence en 1983 à propos de La Queue d'aronde[14] avec le mathématicien René Thom, qui assura au peintre « que l'Espagne pivote précisément – pas dans la zone de – mais exactement là où se trouve l'actuelle gare de Perpignan »[12].

En retour, la rénovation de la gare effectuée à la fin du XXe siècle intègre plusieurs éléments de l'univers du peintre. En 1982, le plafond du hall est peint dans son style (maquette de Robert d'Hoosche peinte par Jacques Charansonnet sur commande de la SNCF)[15] et le dallage posé devant la station s'inspire du tableau La Gare de Perpignan[16]. Le centre commercial créé à partir de 2010 est baptisé el Centre del Món (ce qui signifie « le centre du monde » en catalan)[17]. Toutefois, fin 2013 le plafond dalinien est supprimé, simplement repeint en blanc[15].

Autres mentions[modifier | modifier le code]

Charles Trenet fait mention de la gare dans sa chanson À la gare de Perpignan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site mairie de Perpignan, historique de la gare lire en ligne (consulté le 28 mai 2010).
  2. Le Vernet, sur le site histoireduroussillon.free.fr]
  3. a, b et c Anne-Laure Fabre, mémoire cité en bibliographie résumé en ligne (consulté le 28 mai 2010).
  4. La gare provisoire en bois était située à l'emplacement de la gare actuelle.
  5. François et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 3 (1864-1870), Palau, , 239 p. (ISBN 2-950-9421-3-X), « 9.3. Perpignan-Collioure, 21 mars 1866 », p. 60-61.
  6. Fabricio Cardenas, « Circulation périlleuse autour de la gare de Perpignan en 1882 », sur Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, (consulté le 9 janvier 2017)
  7. « Fréquentation en gares en 2014 – Perpignan », sur SNCF Open Data, traitement du 26 avril 2016 (onglet informations) (consulté le 3 novembre 2016).
  8. SNCF Ter Languedoc-Roussillon, « Informations pratiques sur les gares : Gare de Perpignan » (consulté le 28 mai 2010)
  9. Site Fret SNCF : la gare de Perpignan-Saint-Charles.
  10. Mairie de Perpignan, « Le projet urbain de la gare »
  11. Salvador Dalí, Journal d'un génie, La Table ronde, 1964, p. 238, à la date du 19 septembre 1963.
  12. a et b Descharnes et Neret p. 736
  13. Robert Descharnes et Gilles Néret 2001, p.560
  14. Salvador Dalí, Gala, Velázquez et la toison d'or (9 mai 1979). partiellement reproduite dans Robert Descharnes, Dalí, l’œuvre, l'homme Lausanne: Edita, 1984.
  15. a et b V. Pons, « Gare de Perpignan : fini le plafond "dalinien" (Etes-vous d'accord avec cette décision ?) », L'Indépendant,‎ (lire en ligne)
  16. « Comment évoquer le Centre du monde si cher à Dali sans parler de son histoire ? », sur mairie-perpignan.fr.
  17. Le "Centre del Món" de la gare TGV de Perpignan, enfin lancé, La Clau, 8 décembre 2010

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne-Laure Fabre, La création du quartier de la Gare à Perpignan, de 1858 à 1914 : mémoire de master 1, Perpignan, Université de Perpignan,
  • Daniel Hamelin, Du Mythe à la Réalité, t. 2 : Chronique du projet urbain de la gare de Perpignan, Saint-Estève, Les Presses Littéraires, , 1e éd., 152 p. (ISBN 978-2350734040)
  • Ville de Perpignan, Du Mataburros au TGV : Perpignan (1858-2010), t. 1 : Le chemin de fer et ses quartiers - la Gare et Saint-Assiscle (1858-1993), Saint-Estève, Les Presses Littéraires, , 1e éd., 280 p. (ISBN 978-2350733760)

Robert Descharnes et Gilles Néret, Salvador Dalí : œuvre peint, Taschen, (ISBN 3-8228-1208-0)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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