Ustou

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Ustou
Vue à proximité du château de Mirabat
Vue à proximité du château de Mirabat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Couserans Est
Intercommunalité Couserans - Pyrénées
Maire
Mandat
Alain Servat
2014-2020
Code postal 09140
Code commune 09322
Démographie
Gentilé Ustouens
Population
municipale
314 hab. (2015 en diminution de 5,99 % par rapport à 2010)
Densité 3,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 47′ 59″ nord, 1° 15′ 52″ est
Altitude Min. 560 m
Max. 2 803 m
Superficie 98,34 km2
Localisation

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Ustou (en occitan Uston) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Ustouens.

La commune fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune touristique de montagne située dans les Pyrénées centrales, en Couserans, Ustou se situe dans le canton Couserans-Est entre les vallées du Garbet (Aulus-les-Bains) et du Haut-Salat (Salau).

La route qui traverse la vallée part du Pont-de-la-Taule jusqu’au col de Latrape qui permet de rejoindre Aulus-les-Bains. Elle est traversée par les rivières l'Ossèse et l'Alet qui se jettent dans le Salat au Pont-de-la-Taule.

La commune d’Ustou qui s’étale tout le long de la vallée est composée des villages de Saint-Lizier, du Trein et de Sérac, chacun ayant son église et son cimetière, ainsi que de multiples hameaux (Escots, Bieille…). À noter que le hameau de Rouze, qui domine Couflens et la vallée du Haut-Salat, dépend de la commune d’Ustou.

La station de ski de Guzet, la seule du Couserans, est sur le territoire de la commune.

La commune est frontalière avec l’Espagne. On peut se rendre en Espagne uniquement à pied par les ports de Marterat (2 217 m) et de Couillac (2 416 m). En 2004 a été créée la transfrontalière Ustou - Tavascan durant laquelle une course passant par le port de Marterat permet de rejoindre Ossèse à Tavascan en Espagne.

La vallée se termine par le cirque de Cagateille, deuxième cirque des Pyrénées après Gavarnie.

La mairie se trouve à Saint-Lizier d'Ustou ainsi que le monument aux morts.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ustou[1],[2]
Seix Oust Ercé
Couflens Ustou Aulus-les-Bains
Lladorre (Espagne)

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation de la vallée datent du néolithique : des archéologues amateurs ont signalé avoir trouvé, près de l'entrée de la grotte de Font Sainte et d'une autre anfractuosité située de l'autre côté de la rivière, des outils taillés et des ossements enfouis. Par ailleurs, plusieurs "peyros quillados" (pierres levées) sont signalées dans la vallée, ainsi que des formations de type cromlechs à de plus hautes altitudes.

La toponymie des villages révèle des influences gallo-romaine (Bielle, Sérac, Portet), pré-indo-européennes (Ariail, Alet), puis plus contemporaines (Le Trein, Escots, Pont de la Taule), indiquant une occupation humaine continue depuis au moins 2000 ans.

De l'époque romaine, la vallée ne conserve qu'un pont (pont d'Ocques, dit "pont romain" à Saint Lizier d'Ustou), des monnaies vespasiennes retrouvées près du hameau de Rouze, et une stèle de marbre gravée exhumée près de la source de Font Sainte où un autel primitif devait exister avant la christianisation.

Le Moyen Âge a conservé de nombreuses mais discrètes traces, la plus secrète étant l'existence possible autour de l'An Mil, d'une place forte au sommet de la colline boisée stratégiquement placée au centre de la vallée et nommée aujourd'hui "tuc de Gaspard" (voir au sommet, présence de dolmens - non authentifiés -) sobriquet qui pourrait avoir été le fruit de la transformation du terme "As pards" pour "Las pareds" (les murs). Le rôle de la vallée, passage vers l'Espagne, s'est confirmé au cours des siècles et la route vers le port de Marterat a été à la fois celle des échanges et des invasions. Aussi plusieurs châteaux et tours à feux plus ou moins élaborés ont été édifiés pour la surveiller et transmettre des signes d'alerte à la cité de Saint-Lizier, à l'époque capitale du Couserans. A signaler notamment les belles et anciennes ruines des châteaux de La Garde, aux remparts et au donjon bien conservés), et Mirabat, dit "château de Charlemagne", l'un des plus hauts des Pyrénées françaises. A signaler également sur les points hauts, d'anciennes tours de guets aujourd'hui disparues au tuc de Peyre mensongère (la pierre messagère) et au picou de la Mire (le sommet du guet).

La vallée a été maintes fois pillée et envahie jusqu'au XVIIIe siècle où les Miquelets incendièrent le château du Trein et emmenèrent le seigneur du lieu avant de le libérer contre rançon. Plus tard, la « Guerre des Demoiselles » a éclaté entre les habitants et les propriétaires qui avaient accaparé les forêts pour alimenter les forges.

La vallée compte quatre églises, datant des XVIIe et XVIIIe siècles, ayant remplacé des édifices plus anciens dont le seul encore visible est la vieille église du Trein, datée du XIIe ou XIIIe siècle au vu de sa facture romane primitive et des restes de fresques sur les murs du chœur, près des ruines du château des Pointis. De nombreuses chapelles et oratoires témoignent de la foi des habitants de la vallée. L'église de Saint-Lizier d'Ustou possède des fresques de Jean-Bernard Lalanne, peintre saint-gironnais, celle-ci représentent des moments plus ou moins romancés de la commune (tel l'évêque St-Lizier dont l'âne fut tué par l'ours..)

La vallée d’Ustou était surtout connue au XIXe siècle pour ses montreurs d’ours ainsi que ses colporteurs. Au XIXe siècle, alors que la surpopulation entraînait une pénurie de travail, le port de Marterat était traversé par les saisonniers pour aller louer leurs bras en Catalogne, notamment pour les moissons vers la Séu de Urgell et l'Alt Urgell...

Des mines ont été exploitées dans la montagne, notamment vers Ossèse, Cagateille et Carboire où le dernier puits (tungstène, plomb argentifère) a fermé en 1953.

En 1971, création au col de Latrape des premières remontées mécaniques de la station de ski de Guzet. Il avait été créé dans les années 1950/1955 l'O.U.R.S. (Olympique Ustouéens Rapid Ski) pour les pistes de "La Trappe". La station s'est progressivement développée par des modes de gestion tantôt confiés au secteur privés, tantôt au secteur public. Avec une intégration très réussie dans l'environnement, une liaison train-bus depuis Toulouse, Guzet compte aujourd'hui 40 km de pistes diverses, un dispositif de neige artificielle (canons à neige...) et des infrastructures adaptées.

En juillet et août 2014, après plus de 100 ans d'absence, le bouquetin ibérique (Capra pyrenaica) a été réintroduit[3] par plusieurs lâchers dans les Pyrénées françaises en divers lieux et notamment à Ustou, au cirque de Cagateille. Cette année là, ce sont 13 femelles et 9 mâles, capturés dans la Sierra de Guadarrama qui ont été lâchés, l’un d’entre eux n’a pas survécu, vraisemblablement victime d’un choc thermique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Alain Servat PS Employé
2001 2008 Serge Aragon    
1971 2001 Gaby Servat    
1965 1971 Jacques Aulus    
1953 1965 Jean Itté    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2015, la commune comptait 314 habitants[Note 1], en diminution de 5,99 % par rapport à 2010 (Ariège (département) : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 014 3 097 3 028 3 176 2 897 3 358 3 361 3 391 3 153
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 104 3 035 3 046 2 836 2 657 2 524 2 521 2 409 2 284
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 138 2 115 1 943 1 590 1 446 1 238 1 124 877 691
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
575 502 428 520 351 299 355 341 311
2015 - - - - - - - -
314 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Très peuplée au XIXe siècle, la vallée s’est progressivement vidée de ses habitants au XXe siècle, surtout à cause de la révolution industrielle et de la Première Guerre mondiale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Châteaux de Mirabat et de la Garde qui sont d’anciens postes de garde pour prévenir des invasions.
  • De nombreuses randonnées sont possibles dans la vallée, entre autres : Étang de la Hillette, cirque de Cagateille, Port de Marterat...

Économie[modifier | modifier le code]

Restaurants et locations touristiques à Guzet (fermeture probable hors saison hivernale)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hippolyte Cazaux (1770-1846),né à Ustou, colonel de la révolution et de l'empire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 2 février 2018)
  3. « Le retour du bouquetin dans les Pyrénées », sur Bouquetin-pyrenees
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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