Ustou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ustou
Vue à proximité du château de Mirabat
Vue à proximité du château de Mirabat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Couserans Est
Intercommunalité Couserans - Pyrénées
Maire
Mandat
Alain Servat
2014-2020
Code postal 09140
Code commune 09322
Démographie
Gentilé Ustouens
Population
municipale
311 hab. (2014)
Densité 3,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 47′ 59″ nord, 1° 15′ 52″ est
Altitude Min. 560 m – Max. 2 803 m
Superficie 98,34 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ariège

Voir sur la carte administrative de l'Ariège
City locator 14.svg
Ustou

Géolocalisation sur la carte : Ariège

Voir sur la carte topographique de l'Ariège
City locator 14.svg
Ustou

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Ustou

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Ustou

Ustou (en occitan Uston) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Ustouens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans les Pyrénées en Couserans sur l'Alet.

Ustou se situe en Ariège dans le Haut-Couserans et dans le canton d’Oust entre les vallées du Garbet (Aulus-les-Bains) et du Haut-Salat (Salau). La route qui traverse la vallée part du Pont-de-la-Taule jusqu’au col de Latrape qui permet de rejoindre Aulus-les-Bains. Elle est traversée par les rivières l'Ossèse et l'Alet qui se jette dans le Salat au niveau du Pont-de-la-Taule.

La commune d’Ustou qui s’étale tout le long de la vallée est composée de quelques villages (Saint-Lizier, Le Trein et Sérac), chacun ayant son église et son cimetière, ainsi que de multiples hameaux (Escots, Bieille…). À noter que le hameau de Rouze qui domine Couflens et la vallée du Haut-Salat dépend de la commune d’Ustou.

La station de ski de Guzet-neige qui est la seule station du Couserans, est sur le territoire de la commune.

La vallée est frontalière avec l’Espagne. On peut se rendre en Espagne à pied par les Ports du Marterat (2 217 m) et du Couillac (2 416 m). Depuis quelques années se déroule la transfrontalière Ustou - Tavascan durant laquelle une course passant par le Port du Marterat permet de rejoindre Saint-Lizier d'Ustou à Tavascan en Espagne.

La vallée se termine par le cirque de Cagateille, deuxième cirque des Pyrénées après Gavarnie.

La mairie se trouve à Saint-Lizier d'Ustou ainsi que le monument aux morts.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ustou[1]
Seix Oust Ercé
Couflens Ustou[1] Aulus-les-Bains
Espagne

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation de la vallée datent du Néolithique : des archéologues amateurs ont signalé avoir trouvé, près de l'entrée de la grotte de Font Sainte et d'une autre anfractuosité située de l'autre côté de la rivière, des outils taillés et des ossements enfouis. Par ailleurs, plusieurs "peyros quillados" (pierres levées) sont signalées dans la vallée, ainsi que des formations de type cromlechs à de plus hautes altitudes.

La toponymie des villages révèle des influences gallo-romaine (Bielle, Sérac, Portet), pré-indo européennes (Ariail, Alet), puis plus contemporaines (Le Trein, Escots, Pont de la Taule), indiquant une occupation humaine continue depuis au moins 2000 ans.

De l'époque romaine, la vallée ne conserve qu'un pont (pont d'Ocques, dit "pont romain" à Saint Lizier d'Ustou), des monnaies vespasiennes retrouvées près du hameau de Rouze, et une stèle de marbre gravée exhumée près de la source de Font Sainte où un autel primitif devait exister avant la christianisation. Le Moyen Âge a conservé de nombreuses mais discrètes traces, la plus secrète étant l'existence possible autour de l'An Mil, d'une place forte au sommet de la colline boisée stratégiquement placée au centre de la vallée et nommée aujourd'hui "tuc de Gaspard" (voir au sommet, présence de dolmens -non authentifiés-) sobriquet qui pourrait avoir été le fruit de la transformation du terme "As pards" pour "Las pareds" (=les murs). Le rôle de la vallée, passage vers l'Espagne, s'est confirmé au cours des siècles et la route vers le port de Marterat a été à la fois celle des échanges et des invasions, aussi plusieurs châteaux et tours à feux plus ou moins élaborés ont été édifiés pour la surveiller et transmettre des signes d'alerte à la cité d'Austria (aujourd'hui Saint Lizier en Couserans). A signaler notamment les belles et anciennes ruines des châteaux de La Garde, aux remparts et au donjon bien conservés), et Mirabat (dit "château de Charlemagne", l'un des plus hauts des Pyrénées françaises). A signaler également sur les points hauts, d'anciennes tours de guets aujourd'hui disparues au tuc de Peyre mensongère (la pierre messagère) et au picou de la Mire (le sommet du guet).

La vallée compte quatre églises, toutes récentes (XVIIe et XVIIIe siècles), ayant remplacé des édifices plus anciens dont le seul encore visible est la vieille église du Trein, datée du XIIe ou XIIIe siècle au vu de sa facture romane primitive et des restes de fresques sur les murs du chœur, près des ruines du château des Pointis. De nombreuses chapelles et oratoires témoignent de la foi des habitants de la vallée.L'église de Saint Lizier possède des fresques de Lalanne,peintre installé dans le Couserans,celle-ci représentent des moments plus ou moins romancés de la commune (Tel l'évêque St Lizier dont l'âne fut tué par l'OURS..)

La vallée a été maintes fois pillée et envahie jusqu'au XVIIIe siècle où les Miquelets incendièrent le château du Trein et emmenèrent le seigneur du lieu avant de le libérer contre rançon. Plus tard, la "Guerre des Demoiselles" a éclaté entre les habitants et les propriétaires qui s'étaient accaparé les forêts pour alimenter les forges. Des mines ont été exploitées dans la montagne, notamment vers Ossèse, Cagateille et Carboire où le dernier puits (tungstène, plomb argentifère) a fermé en 1953.

La vallée d’Ustou était surtout connue au XIXe siècle pour ses montreurs d’ours ainsi que ses colporteurs.

En 1971, création au col de Latrappe des premières remontées mécaniques de la station de ski de Guzet*

(il avait été créé dans les années 1950/1955 l' O.U.R.S. -Olympique Ustouéens Rapid Ski- pour les pistes de "La Trappe"

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Alain Servat PS Employé
2001 2008 Serge Aragon    
1971 2001 Gaby Servat    
1965 1971 Jacques Aulus    
1953 1965 Jean Itté    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 311 habitants, en diminution de -8,8 % par rapport à 2009 (Ariège : 0,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 014 3 097 3 028 3 176 2 897 3 358 3 361 3 391 3 153
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 104 3 035 3 046 2 836 2 657 2 524 2 521 2 409 2 284
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 138 2 115 1 943 1 590 1 446 1 238 1 124 877 691
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
575 502 428 520 351 299 355 341 311
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Très peuplée au XIXe siècle, la vallée s’est progressivement vidée de ses habitants au XXe siècle, surtout à cause de la révolution industrielle et de la Première Guerre mondiale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :