Benoît Hamon

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Benoît Hamon
Benoît Hamon en 2016.
Benoît Hamon en 2016.
Fonctions
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le
(1 an 1 mois et 3 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Valérie Pécresse
Député de la 11e circonscription des Yvelines
En fonction depuis le
(2 ans 3 mois et 25 jours)
Législature XIVe
Prédécesseur Jean-Philippe Mallé

(1 mois et 1 jour)
Élection
Prédécesseur Jean-Michel Fourgous
Successeur Jean-Philippe Mallé
Ministre de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

(4 mois et 23 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls I
Prédécesseur Vincent Peillon (Éducation nationale)
Geneviève Fioraso (Enseignement supérieur et Recherche)
Successeur Najat Vallaud-Belkacem
Ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire et à la Consommation[1]

(1 an 10 mois et 15 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Successeur Valérie Fourneyron
Porte-parole du Parti socialiste

(3 ans 5 mois et 10 jours)
Prédécesseur Julien Dray
Successeur David Assouline
Député européen

(4 ans 11 mois et 23 jours)
Élection 13 juin 2004
Législature 6e
Président du Mouvement des
Jeunes socialistes

(2 ans et 24 jours)
Prédécesseur Poste créé
Successeur Régis Juanico
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Saint-Renan (Finistère)
Nationalité Française
Parti politique PS (depuis 1986)
Diplômé de Université de Bretagne-Occidentale
Religion Catholique[2]

Benoît Hamon, né le à Saint-Renan (Finistère), est un homme politique français. Ancien député européen, il est porte-parole du Parti socialiste de 2008 à 2012.

Élu député de la onzième circonscription des Yvelines en 2012, il est membre du gouvernement du au , en tant que ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire et à la consommation puis ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Il est candidat à la primaire citoyenne de 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Benoît Hamon est né d'une mère secrétaire et d'un père ingénieur, ayant travaillé toute sa carrière aux arsenaux[3] de la Direction des constructions navales (DCN) de Brest[4].

Il vit ses premières années rue Véronèse à Brest, puis de 1976 à 1980, il emménage avec ses parents à Dakar au Sénégal, où il suit sa scolarité du CE2 à la 5e au cours Sainte-Marie de Hann, un établissement catholique des Pères maristes[5]. Il revient en Bretagne après le divorce de ses parents. Il est pacsé avec Gabrielle Guallar, cadre supérieure chez LVMH[6].

Benoît Hamon s'engage en politique à 19 ans lors des manifestations estudiantines contre le projet de loi du ministre de l'enseignement d'Alain Devaquet (hiver 1986-1987). Il milite alors à la section de Brest du Parti socialiste et au sein du courant rocardien. Membre des clubs Forum (jeunes rocardiens, présidés par Manuel Valls), il y anime le réseau à l'intérieur des Jeunesses socialistes.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu une licence d'histoire à l'Université de Bretagne-Occidentale[4], il commence sa carrière en 1991 comme assistant parlementaire du député PS (rocardien) de la Gironde Pierre Brana[7]. Alors lui-même classé comme rocardien[8], il devient le premier président du Mouvement des jeunes socialistes refondé en , lorsque Michel Rocard, premier secrétaire du PS, accorde son autonomie à l'organisation de jeunesse[9].

En 1994, il se déclare « choqué » par les révélations de Pierre Péan concernant l'amitié de René Bousquet et François Mitterrand et le passé vichyste de ce dernier[8]. Régis Juanico lui succède à la tête du MJS lors de son congrès tenu à Orléans.

Il devient délégué national du PS chargé des problèmes de jeunesse (1994)[10], puis conseiller pour la jeunesse auprès de Lionel Jospin lors de l'élection présidentielle de 1995[7]. Premier secrétaire du Parti socialiste de 1995 à 1997. Il se présente aux élections législatives de 1997 dans la deuxième circonscription du Morbihan (Auray). Au second tour, il est battu par le député sortant, le centriste Aimé Kergueris, qui obtient 54,35 % des voix[11]. Il entre ensuite au cabinet de Martine Aubry[7], ministre de l'Emploi et de la Solidarité, comme conseiller technique chargé de l'emploi des jeunes (1997-1998), puis comme conseiller chargé des affaires politiques (1998-2000).

Il est directeur du planning stratégique de l'institut de sondages Ipsos de 2001 à 2004[12].

Il est conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge (Essonne) de 2001 à 2008 et député européen de , à , représentant de la circonscription Est[13].

Carrière au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Benoît Hamon entre au bureau national du Parti socialiste. Il cofonde, en 1993 la tendance Nouvelle Gauche. Il est aussi cofondateur (avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon) du courant Nouveau Parti socialiste (NPS), dont il devient l'un des porte-parole ; mais ce trio explose lors de la synthèse du congrès du Mans, puis lors de la primaire présidentielle de 2007 (Montebourg et Peillon soutiennent Ségolène Royal, Hamon soutient Laurent Fabius).

Déjà partisan du « non » au Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe tenu le sur le traité de Rome de 2004, il se prononce en faveur de la synthèse lors du congrès du Mans le . Il est nommé secrétaire national du Parti socialiste, chargé du projet européen. Le 6 novembre 2007, il démissionne de ce poste après la décision du Bureau national du Parti socialiste de soutenir le traité modificatif européen lors de la procédure d'adoption parlementaire[14], considérant que cette décision est en contradiction avec la synthèse du congrès du Mans et la campagne présidentielle de Ségolène Royal qui demandait un nouveau référendum.

En tant que député européen de la circonscription Est durant la législature 2004-2009, il est membre de la commission des affaires économiques et monétaires, membre suppléant de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, vice-président de la délégation pour les relations avec les États-Unis, et membre suppléant de la délégation pour les relations avec Israël. Il retient l'attention par deux rapports parlementaires majeurs : la révision stratégique du Fonds monétaire international et la révision de la directive sur la fiscalité de l'épargne.

En mai et , il est porte-parole du Parti socialiste pour les élections législatives de 2007. En juillet, il fonde avec Noël Mamère le cercle de réflexion La Forge.

Il se représente en troisième position sur la liste du PS en Île-de-France aux élections européennes du 7 juin 2009 mais n'est pas réélu député européen. Il renoue avec une activité professionnelle en 2009 en travaillant comme consultant au sein d'une petite structure d'analyse de l'opinion, Le Fil[12].

D'octobre 2008 à septembre 2009, il est membre du conseil d'administration de l'université Paris-VIII, en tant que personnalité extérieure[15], puis il devient professeur des universités associé et assure un enseignement concernant les organisations internationales et les processus décisionnels dans l'UE à l'Institut d'études européennes de l'université Paris-VIII.

Congrès de Reims[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du congrès de Reims du Parti socialiste, il dépose avec Henri Emmanuelli, le , une contribution intitulée Reconquêtes[16], au nom du Nouveau Parti socialiste (NPS).

Benoît Hamon en compagnie de Martine Aubry et Harlem Désir lors d’une manifestation, le 29 janvier 2009, à Paris.

Dans l'optique du dépôt des motions, les courants Ambition socialiste (autour de Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès), Démocratie et Socialisme (autour de Gérard Filoche) ainsi que Jacques Fleury (auteur de la contribution « Et si le parti restait socialiste ! ») acceptent de fusionner leurs contributions avec celle du NPS. Après plusieurs contacts avec Martine Aubry, ils décident de ne pas poursuivre le rapprochement à cause de son alliance avec les strauss-kahniens[17]. Après discussions, Trait d'union (autour de Jean-Luc Mélenchon), Forces militantes (autour de Marc Dolez) et le NPS font motion commune le matin même de la date de dépôt de la motion. Avec le ralliement de Nouvelle Gauche (autour de Pierre Larrouturou) la veille, toute l'aile gauche du PS s'est ainsi réunie sur la motion C intitulée « Un Monde d'Avance : reconstruire l’espoir à gauche », dont le premier signataire est Benoît Hamon. Jean-Luc Mélenchon a qualifié cette union d'« événement historique »[18].

Benoît Hamon annonce dans la foulée sa candidature au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, poussé par ses proches[19]. Le 7 novembre, lors du vote des militants sur les motions, celle qu'il conduit arrive en quatrième position avec 18,52 % des suffrages exprimés, derrière la motion E soutenue par Ségolène Royal (29,08 %) et Vincent Peillon[20], la motion A conduite par Bertrand Delanoë (25,24 %) et la motion D conduite par Martine Aubry (24,32 %)[21].

Satisfait du score de sa motion[22] et alors que les signataires issus des courants Trait d'union et Forces militantes décident en majorité de quitter le PS pour fonder le Parti de gauche[23], Benoît Hamon précise qu'il ne signera aucune synthèse ne refusant pas explicitement l'alliance du PS avec le centre, et maintient sa candidature au poste de Premier secrétaire[24]. Benoît Hamon obtient 22,6 % des voix lors du premier tour du vote pour le poste de premier secrétaire le 20 novembre et arrive en 3e position, derrière Martine Aubry et Ségolène Royal. Il demande aux militants ayant voté pour lui de voter « massivement » pour Aubry au second tour[20].

À l'issue du congrès de Reims, la motion Un Monde d'Avance est transformée en courant structuré dans les fédérations du Parti socialiste. Ce courant réunit des militants issus de la Gauche socialiste, du Nouveau Monde et du NPS avec Henri Emmanuelli et Pascal Cherki, qui en est le secrétaire général.

Le , il est nommé porte-parole du parti par la nouvelle première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry, succédant à Julien Dray[25]. Une de ses premières déclarations proposant de rétablir une « forme d'autorisation administrative de licenciement » fait débat dans le monde politique et syndical[26]. Il est élu conseiller régional d'Île-de-France lors des élections régionales de 2010, mandat qu'il assure jusqu'en octobre 2014[27].

Il publie en 2011 Tourner la page; livre dans lequel il appelle à un profond changement de modèle de développement libéral, dans lequel il estime que la social-démocratie a eu sa part de responsabilité dans les années 90. Il y met en avant la nécessité d’une relance du processus de construction de l’union politique européenne et rejette les politiques d’austérité de l'Union européenne[28]. Lors de la primaire citoyenne de 2011 qui se tient peu après, il n'est pas candidat et apporte son soutien à Martine Aubry[29]. Il s'implante politiquement à Trappes (Yvelines) aidé par un militant du MJS, Ali Rabeh, qui deviendra son assistant parlementaire, membre de son cabinet ministériel puis sera élu maire-adjoint en 2014[30].

Carrière ministérielle[modifier | modifier le code]

Gouvernement Ayrault[modifier | modifier le code]

Le 16 mai 2012, il est nommé ministre délégué chargé de l'économie sociale et solidaire auprès de Pierre Moscovici, ministre de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur, dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Il est remplacé par David Assouline, Guillaume Bachelay et Charlotte Brun au poste de porte-parole du Parti socialiste[31], puis à partir de juillet 2012, par le seul David Assouline.

Benoît Hamon en 2012.

Benoît Hamon est candidat dans la onzième circonscription des Yvelines lors des élections législatives de 2012. Il obtient 45,3 % des suffrages exprimés au premier tour, devant le député sortant (UMP), Jean-Michel Fourgous (34,26 %). Au second tour, il l'emporte avec 55,38 % des voix (Fourgous : 44,62 % )[32]. En raison de sa nomination au gouvernement, il laisse son siège à son suppléant Jean-Philippe Mallé.

Benoît Hamon prépare et fait adopter une loi pour développer l'économie sociale et solidaire. Elle définit le périmètre de l’ESS en intégrant pour la première fois l’entrepreneuriat social en plus des autres grandes familles qui composent l’ESS : les coopératives, les mutuelles, les associations et les fondations. La loi propose une série de dispositions destinées à consolider et favoriser le financement et le développement des entreprises de l’économie sociale. Afin de faciliter la reprise en société coopérative et participative, la loi crée la SCOP d’amorçage qui permet aux salariés de reprendre leur entreprise en SCOP en disposant d’une majorité des droits de vote en dépit d’une minorité au capital sur une période transitoire de sept ans. La loi reconnaît les coopératives d’activité et d’emploi, facilite la création des SCIC en augmentant la part pouvant être détenue par les collectivités locales. La loi rend obligatoire la révision coopérative qui vérifie la conformité du fonctionnement des sociétés coopératives avec les principes de gouvernance démocratique qui fondent le mouvement coopératif. La loi, en donnant une définition à la subvention, sécurise le financement des associations et satisfait une demande historique du mouvement associatif[33],[34]. La loi crée un droit pour tous les salariés à être informés en cas de cession de leur entreprise pour faciliter les reprises de société par ses salariés. Toutefois, ce droit est modifié peu après dans un sens plus restrictif par la loi Macron[35].

Article détaillé : Loi Hamon.

À l'été 2013, il défend et fait voter un projet de loi sur la consommation qui vise à mettre en place des outils économiques pour « rééquilibrer les pouvoirs entre consommateurs et professionnels »[36]. À cette occasion, il défend une plus grande concurrence de la vente des produits d'optique, ce que L'Opinion présente comme « un début de conversion au libéralisme »[37]. La mesure phare du texte est la mise en place dans le droit national d'une action de groupe au civil pour les consommateurs mais contient aussi des articles sur le renforcement de la DGCCRF, la lutte contre le surendettement ainsi qu'une traçabilité renforcée des produits agricoles et agroalimentaires[38],[36],[39]. La loi comporte une multitude de dispositions sectorielles. La loi est promulguée le .

Il figure en mars 2014 sur la liste du maire PS Guy Malandain et est est élu conseiller municipal de Trappes et conseiller communautaire de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines. Il quitte ces mandats en janvier 2016 après avoir été élu conseiller régional[40].

Gouvernement Valls[modifier | modifier le code]

Dès l'automne 2013, il organise avec d'autres ministres, dont Arnaud Montebourg et Manuel Valls, un ensemble d'actions afin d'inciter le président de la République François Hollande à changer de Premier ministre et de politique économique[41]. Relayée dès novembre 2013 au sein du cabinet présidentiel par Aquilino Morelle, la recomposition souhaitée a lieu près le revers électoral des municipales en mars 2014. Manuel Valls est nommé à Matignon et Arnaud Montebourg voit son portefeuille ministériel enrichi de l'économie[42],[41].

Le 2 avril 2014, Benoît Hamon est nommé ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, dans le gouvernement de Manuel Valls[43]. Durant ses 147 jours rue de Grenelle, il cherche à apaiser les oppositions nées des projets de Vincent Peillon en autorisant des aménagements à la réforme des rythmes scolaires et en annonçant, le , la non-application généralisée de l'ABCD de l'égalité, en lui substituant un programme de formation continue à l'égalité de la totalité des enseignants du premier degré et l'inscription d'un module égalité dans la formation initiale des enseignants sans pour autant faire taire les critiques. Sous la menace d'une grève des enseignants, il choisit de repousser la rentrée des élèves du 1er au 2 septembre. Il négocie le budget triennal de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la période 2014-2017. Le premier budget de l'État restera programmé à la hausse en dépit de la rigueur budgétaire. Il relance le dossier de l'évaluation des élèves, souhaitant limiter le recours à la « note sanction »[44]

À la suite de ses prises de positions avec Arnaud Montebourg, contraires à la ligne du gouvernement, tous deux ainsi que la ministre de la culture Aurélie Filippetti sont évincés du gouvernement, quelques jours avant la rentrée scolaire[45]. Justifiant son renvoi du gouvernement, Benoît Hamon plaide pour un ralentissement dans la réduction des déficits et une relance de la demande en contrepoint de la politique de l'offre choisie par l'exécutif[46].

Après sa sortie du gouvernement[modifier | modifier le code]

Député des Yvelines[modifier | modifier le code]

Après son éviction du gouvernement, Benoît Hamon reprend son siège de député et siège pour la première fois à l'Assemblée nationale le et intègre la commission des Affaires étrangères[7]. Il est membre du XV parlementaire de rugby[47].

Il est élu conseiller régional d'Île-de-France en décembre 2015, sur la liste départementale des Yvelines menée au niveau régional par Claude Bartolone[7].

Benoît Hamon milite pour une forte intervention de l'État dans l'économie, ainsi que pour des réglementations permettant d'encadrer l'économie. Il propose notamment la nationalisation d'établissements bancaires afin de créer un pôle financier public, et au niveau européen, plaide pour des restrictions au libre-échange[48]. En 2010, il se prononce en faveur d'un âge de la retraite à parti de 60 ans sans augmentation de la durée de cotisation[49].

Il est opposé à la GPA[50]. Le 22 novembre 2010, la fondation Terra Nova (proche du PS et de nombreux membres du parti socialiste) publie le texte Mères porteuses : extension du domaine de l'aliénation. Benoît Hamon fait partie du groupe de réflexion à l'origine de ce texte, qui dénonce la proposition d'encadrement législatif de la gestation pour autrui[51].

En 2014, il est à l'initiative de la résolution en faveur de la reconnaissance de l'état de Palestine qui est votée par les députés le 2 décembre par 339 voix contre 151[52].

Début 2015, il s'oppose avec d'autres députés au projet de loi Macron, poussant le gouvernement à recourir à l'article 49-3 de la Constitution[53]. Lors d'une interview le au journal l'Humanité il déclare : « Oui. S’il devait y avoir une primaire à gauche, je n’exclus pas d’y participer »[54].

Au même moment, débute son combat pour que le syndrome d'épuisement professionnel — ou « burnout » — puisse être reconnu comme maladie professionnelle. Il dépose plusieurs amendements à la loi sur le dialogue social pour permettre la reconnaissance des maladies psychiques[55]. Puis, en 2016, il dépose, avec 84 députés socialistes, une proposition de loi permettant de faciliter la reconnaissance des cas de burnout en France[56].

En décembre 2015, lors de l'examen de la réforme constitutionnelle voulue par le président de la République François Hollande, il s'oppose à l'inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité pour les Français binationaux. Il dépose dans le même temps un amendement voulant ouvrir le droit de vote des étrangers aux élections locales[57].

Candidature à la primaire présidentielle de 2017[modifier | modifier le code]

Le , il annonce qu'il sera candidat à la primaire citoyenne[58]. Il critique l'absence de volonté de François Hollande pour appliquer ses propres engagements : « Ce quinquennat s'est d'abord joué sur des choix. Des choix parfaitement conscients. Et là où il a échoué de la manière la plus éclatante, cela est la conséquence d'une impuissance volontaire » et estime qu'appeler à « voter pour le moins pire » comme le dirait le PS ne peut assurer une victoire du président sortant[59]. Parmi ses propositions figurent la reprise du « processus continu de réduction du temps de travail », la mise en œuvre d'un « revenu universel d'existence » et le développement des « formes alternatives d'entrepreneuriat ». Fin septembre, il se rend aux États-Unis pour rencontrer le sénateur démocrate Bernie Sanders, des experts et des militants sociaux dans son optique de renouveler le débat politique en France : « Sanders a réussi, partiellement mais fortement, à remettre la question sociale au centre de la campagne des démocrates pour la présidentielle américaine. Il a parlé des salaires, des conditions de vie des travailleurs ou des étudiants. Comme lui, je pense qu’il est nécessaire de procéder à un tournant dans la ligne économique et sociale du Parti démocrate américain et des partis sociaux-démocrates européens[60] ». Durant ce séjour, il explique avoir « a travaillé ensemble sur ce qui est dans mon projet aujourd’hui, dont le revenu universel d’existence, dont la légalisation du cannabis, dont la taxe sur les robots, dont la constitutionnalisation des biens communs[61]. »

Benoît Hamon avec le démocrate américain Bernie Sanders en septembre 2016.

Se démarquant de la droite et du premier ministre Manuel Valls durant l'été 2016 à propos de la polémique sur le burkini, il reproche à François Hollande la tiédeur de sa position de « ni provocation, ni stigmatisation » : « Jusqu'où va-t-on aller dans la stigmatisation des musulmans Français dès lors qu'ils montrent qu'ils appartiennent à une religion? Jusqu'où va-t-on aller dans le silence du président de la République ? »[62]. Le 31 octobre, Benoît Hamon avait souhaité que François Hollande soit candidat à la présidentielle de 2017, estimant qu'il faudrait que le président sortant « dise la vérité aux Français[63] ».

Profitant des désistements de François Hollande puis Manuel Valls[64], il est invité en heure de grande écoute (ou « prime time ») de L'Émission politique sur France 2 le [65]. Si l'audience est faible à cause de sa notoriété naissante, il obtient cependant de très bons scores nettement supérieurs à Arnaud Montebourg[66]. Il y reconnaît assumer « des passerelles » avec le programme de Jean-Luc Mélenchon mais s'en différencier sur son rapport à l’Union européenne, disant ne pas croire qu’il faille établir « un rapport de force » avec Bruxelles et les partenaires européens : « Le protectionnisme [doit] s’exercer aux frontières de l’Europe » et non pas à l’intérieur. Prenant acte que tous les emplois détruits par la robotisation et la numérisation ne seront pas recréés, il pense que ces évolutions « vont amener les hommes et les femmes à travailler moins » amenant à la mise en place progressive d’un revenu universel d’existence estimant ce virage comme allant vers « une nouvelle Sécurité sociale »[65],[67]. Souhaitant « continuer à investir [dans] l’éducation nationale », il veut étendre la réforme de l’éducation prioritaire aux lycées[65].

Il veut faire « émerger une conscience populaire de l’écologie », accélérer la transition écologique en allant vers 50 % d’énergies renouvelables dès 2025, ainsi que lutter contre les pesticides et les perturbateurs endocriniens. Opposé au projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il veut en « abroger la déclaration d’utilité publique et l'arrêter immédiatement[68] ». Mettant de plus en plus en avant ses propositions écologiques en affirmant « Je le répète pour que tout le monde comprenne bien : je ne serai plus socialiste sans être écologiste. Je ne négocierai pas le bout de mon programme écolo »[69], il reçoit le soutien de l'ancien ministre de l'Écologie Philippe Martin car s'appuyant sur les acquis du mandat présidentiel comme l’école ou l'Accord de Paris conclu lors de la COP 21 et « parce que je considère, comme lui, que l’on ne peut plus être socialiste sans être écologiste[70] ». Sa ligne est ainsi qualifiée de social-écologiste[70],[71] ou d'écosocialiste[72].

Vu d'abord comme « troisième homme de la primaire », ses thèmes de campagne différenciants (revenu universel, légalisation du cannabis, visas humanitaires pour les réfugiés...) forcent ses concurrents à se positionner par rapport à son programme, favorisant une dynamique inattendue[73]. En décembre et janvier, il fait salles combles plusieurs fois par semaine et évoque le mouvement suscité quelques mois plus tôt aux USA : « ce qui m’avait frappé dans la force du mouvement autour de Bernie Sanders, mais qu’on retrouve partout en Europe, c’est celle de cette salle aujourd’hui, où une génération nouvelle est en train de décider de ne pas rater le rendez-vous qui est celui de la société dans laquelle elle va vivre[61]. » Lors du deuxième débat télévisé de la primaire, Benoît Hamon plaide pour la création d'un visa humanitaire à destination des migrants[74] après avoir affirmé plus tôt que « le seul terrain sur lequel nous pouvons être à la hauteur des drames qui se passent à Alep, c'est l'asile »[75].

Il reçoit fin décembre le soutien du député européen et ancien syndicaliste CFDT de l'usine ArcelorMittal de Florange Édouard Martin « contrairement aux autres, a souligné l’importance d’une Europe plus sociale. Et je me suis dit, tiens, ce n’est pas le vilain gaucho qui est contre tout, comme certains aiment le décrire[76] », puis celui d'Olivier Le Bras, ancien délégué FO de l'entreprise bretonne Gad, qui a été l'objet d'un conflit social très médiatisé en 2014[77].

Sur les questions de sécurité, il veut une loi d’orientation commune à la sécurité intérieure et à la défense, le budget de ces domaines rassemblés devant atteindre 3 % du PIB d’ici à 2022[78]. Il estime que l'appartenance de la France au commandement intégré de l'OTAN est « neutre », tout en affirmant que « ce ne peut pas être l'OTAN qui fait la politique étrangère de l'Union européenne »[79]. Face à la menace terroriste, il plaide pour une meilleure mutualisation des services de renseignement et pour la création d’une agence européenne, mais ne souhaite pas pérenniser l'état d'urgence[78]. Il se dit favorable à l'encadrement de la distribution du cannabis[80], préférant « consacrer l’argent mobilisé sur la répression à la prévention[65] » et rétablir une police de proximité[78]. Lors du dernier débat télévisé, il est jugé le participant le plus convaincant par l'institut Elabe pour 29% des sondés, un point devant Arnaud Montebourg et sept devant Manuel Valls avec un avantage encore plus net chez les sympathisants de gauche à 34% contre 24% pour Manuel Valls et 23% pour Arnaud Montebourg[81].

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Commandeur des palmes académiques au titre d'ancien ministre de l’Éducation nationale
  • Commandeur de Ordre de l'Aigle aztèque

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Portefeuille de la Consommation rajouté à partir du 21 juin 2012
  2. http://fr.aleteia.org/2016/12/19/devinez-qui-est-le-seul-catholique-de-la-primaire-de-la-gauche/
  3. Benoît Hamon, Sous les pavés, la grève, Paris Match, 12 août 2009, consulté sur www.parismatch.com le 3 janvier 2013.
  4. a et b Michel Revol, « Le frondeur du PS », Le Point, 9 août 2007, consulté sur www.lepoint.fr le 19 avril 2011.
  5. Sur les traces de Benoît Hamon, l'Africain, leparisien.fr, 8 février 2011.
  6. « Benoît Hamon : Voilà pourquoi Benoît Hamon en campagne cache sa compagne », politiquematin.fr,‎ 27octobre 2016.
  7. a, b, c, d et e « Benoît Hamon », nouvelobs.com (consulté le 7 janvier 2017)
  8. a et b « La gauche face au passé pétainiste du président de la République M. Jospin: " On voudrait rêver d'un itinéraire plus simple et plus clair " », sur lemonde.fr,‎ .
  9. « PS : les Jeunes socialistes acquièrent leur autonomie », sur lemonde.fr,‎ .
  10. « Le PS La nouvelle direction », sur lemonde.fr,‎ .
  11. « Résultats des élections législatives de 1997 », sur Assemblée nationale (consulté le 26 octobre 2012).
  12. a et b Muriel Jaouën, « Benoît Hamon retourne à ses chères études », strategies.fr,‎ (consulté le 7 janvier 2017)
  13. Listes du PS aux élections européennes de 2004.
  14. « PS : Benoît Hamon démissionne de son poste de secrétaire national », Agence France-Presse, 6 novembre 2007.
  15. « Benoît Hamon à Paris VIII », 10 octobre 2008.
  16. « Reconquêtes », reconquetes.eu.
  17. France Info, chronique « L'invité de la mi-journée », 24 septembre 2008.
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]