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Coupe de France de football

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Coupe de France
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo de la Coupe de France de football depuis 2025.
Généralités
Sport Football
Création 1917
Autre(s) nom(s) Coupe Charles-Simon
(1917-1919 et 1940-1944)
Organisateur(s) CFI (1917-1919)
FFF (depuis 1919)
Éditions 109 (en 2025-2026)
Périodicité Annuelle
Nations Drapeau de la France France
Drapeau de Monaco Monaco
Participants Tous les clubs affiliés à la FFF
Statut des participants Amateur et professionnel
Site web officiel fff.fr

Palmarès
Tenant du titre Paris Saint-Germain
Plus titré(s) Paris Saint-Germain (16)
Meilleur(s) buteur(s) Jean Boyer (89)
Pour la compétition en cours voir :
Coupe de France de football 2025-2026

La Coupe de France de football est une compétition de football à élimination directe, organisée annuellement par la Fédération française de football (FFF) et ouverte à tous les clubs qui lui sont affiliés jusqu'au dernier niveau amateur, y compris ceux d'outre-mer.

À sa création en 1917, la compétition prend le nom provisoire de Coupe Charles-Simon en attendant la fin de la Première Guerre mondiale. La Coupe reprend ce nom pendant la Seconde Guerre mondiale entre 1940 et 1944. En 2025, parrainée par le Crédit agricole, elle devient pour trois ans la « Coupe de France - Crédit Agricole »[1].

La compétition est créée pour soutenir l'unité du pays en proie à la Première Guerre mondiale, dans l'esprit de l'Union sacrée. Toutes les fédérations existantes, en lutte d'influence depuis le milieu des années 1900, mettent leurs vieux différends de côté et y participent, sous l'égide du Comité français interfédéral (CFI). Son nom provisoire est un hommage à Charles Simon, le secrétaire général du CFI au déclenchement de la guerre, mort pour la France en 1915. Sa première édition est remportée en 1918 par l'Olympique, club de la Ligue de football association.

La compétition, reprise en 1919 par la Fédération française de football association nouvellement créée, et désormais appelée « Coupe de France », reste la seule compétition française d'envergure jusqu'à la création du championnat de France en 1932, son vainqueur étant régulièrement qualifié de « champion de France » par la presse. Le Red Star FC et l'Olympique de Marseille l'emportent trois fois pendant cette période.

Malgré la concurrence du championnat, la Coupe a conservé toute son importance, notamment grâce au gain d'une place qualificative pour la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de 1961 à 1998, puis pour la Ligue Europa depuis 1999. Les surprises qu'elle engendre, lorsqu'un club professionnel est éliminé par un club amateur, sont entrées dans le folklore et font le « charme de la Coupe ».

Son palmarès est notamment marqué par un premier triplé du Red-Star entre 1921 et 1923 puis celui du LOSC Lille entre 1945 et 1947, un quadruplé du Paris Saint-Germain entre 2015 et 2018 (club le plus titré avec seize trophées), par les victoires du Havre AC en 1959 et de l'En avant de Guingamp en 2009 (seuls clubs de deuxième division à avoir remporté la Coupe) ou encore par l'aventure du Calais RUFC, club de quatrième division arrivé en finale en 2000.

La compétition se déroule actuellement en huit tours préliminaires avant l'entrée des clubs de Ligue 1 en 32e de finale. La finale se déroule traditionnellement à Paris ou dans sa banlieue (au Stade de France depuis 1998) et en présence du président de la République depuis 1927.

Antécédents

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Trophée de France

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Le Trophée de France, disputé chaque année entre 1907 et 1914 sous l'égide du Comité français interfédéral (CFI), met aux prises en fin de saison le champion de chacune des fédérations qui le composent.

Coupe de France 1916

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En 1916, un tournoi est organisé selon le format du Trophée de France. La presse spécialisée[2],[3],[4],[5] et généraliste[6] de l’époque l'appelle « Coupe de France ».

La Coupe de France de football est créée au 5 place Saint-Thomas d'Aquin, le 15 janvier 1917.

La compétition actuellement connue sous le nom de « Coupe de France » est créée le 15 janvier 1917 au 5, place Saint-Thomas-d'Aquin à Paris dans les locaux de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF)[7],[8] par le Comité français interfédéral (CFI, ancêtre de la Fédération française de football) sous l'impulsion d'Henri Delaunay, secrétaire général dudit CFI et de la FGSPF[9]. L'événement, dont le but est d'affirmer l'unité du pays et d'aider au développement de la jeunesse, est soutenu financièrement par la maison Hachette qui s'engage par contrat au versement de 5 000 francs pendant cinq ans[10] via le magazine Lectures pour tous[11]. Pour des raisons mémorielles[12], elle reçoit le nom de Coupe Charles-Simon[13] en mémoire du fondateur du CFI, Charles Simon, tombé au champ d'honneur en 1915 et dont Henri Delaunay a repris les fonctions[14]. Le trophée, offert par le docteur Paul Michaux, président de la FGSPF, est créé en 1917 par un ouvrier joaillier de Ménilmontant, M. Chovillon[13].

Finale Coupe de France 1919-1920 opposant le CA Paris et le Havre AC.

À l'image de l'Union sacrée, alors de mise durant la Première Guerre mondiale, cette compétition est ouverte à tous les clubs membres des quatre fédérations régissant alors le football en France[15]. Cette ouverture fait une partie du charme de l'épreuve qui rassemble 48 clubs à sa première édition en 1917, plus de 1 000 en 1949 et plus de 7 000 en 2013[16]. En 1919, la Coupe Charles-Simon est reprise par Fédération française de football association nouvellement créée et adopte alors définitivement le vocable de Coupe de France en conservant jusqu'à ce jour le même objet d'art comme trophée.

Photo d'une action de jeu d'un match de football.
Dans un véritable derby, le Red Star affronte l'Olympique de Paris en demi-finale de la Coupe de France 1922-1923 au stade Pershing à Paris. Paul Nicolas (au centre) et ses coéquipiers s'imposent par 1-0.

Les exigences pour participer à l'épreuve sont minimalistes : être licencié à la fédération, payer les droits d'inscription de l'épreuve et disposer d'un terrain homologué. C'est ce dernier point qui pose un problème aux deux tiers des clubs français, non inscrits. Les « grands clubs » tentent, dès les années 1920, de limiter l'accès à l'épreuve à une élite élargie comme pour le modèle anglais mais la fédération reste inflexible[17]. L'inflation du nombre d'inscrits oblige l'organisation à mettre en place des tours préliminaires avant les trente-deuxièmes de finale. Un premier tour préliminaire est ajouté lors de l'édition 1919-1920 puis un deuxième dans l'édition 1920-1921.

Le président de la République Albert Lebrun saluant les joueurs du RC Strasbourg lors de la finale de 1937 au stade Yves-du-Manoir de Colombes.

Évolution du règlement

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Différentes règles apparaissent, disparaissent ou évoluent au fil des éditions de la coupe. À partir de la première édition (1917-1918), chaque confrontation se déroule en un match unique à élimination directe et se joue sur la pelouse d'un des deux clubs. En cas de match nul à la fin du temps réglementaire, deux prolongations de 15 minutes chacune sont disputées. En cas de nul à la fin de ces prolongations, le match est rejoué jusqu'à ce qu'un club l'emporte. Il n'existe pas de tirage au sort, les rencontres sont désignées par la commission de la Coupe Charles-Simon, qui prend soin de répartir les rencontres entre équipes voisines. La finale se déroule sur un match et est rejoué en cas de match nul[18].

Lors de l'édition 1921-1922, à partir des 8e de finale, le processus du tirage au sort est mis en place pour déterminer les confrontations. De plus, les rencontres se jouent sur terrain neutre à partir de ce tour[18].

En 1926-1927, les ramasseurs de balle font leur apparition[18].

L'édition 1928-1929 voit les matchs se jouer sur terrain neutre à partir des 16e de finale[18].

Lors de la coupe de France 1932-1933, les (nouveaux) clubs professionnels ne peuvent se rencontrer qu'à partir des 16e de finale de la coupe. Ce traitement particulier des clubs professionnels est suspendu à partir de l'édition 1939-1940[18].

L'arrivée du second conflit mondial et de l'Occupation amène la fédération à modifier certaines règles (ces modifications sont propres au conflit et sont abandonnées une fois le conflit terminé) . En effet, le tirage au sort est abandonné, les matchs étant de nouveau désignés en fonction de la proximité géographique des clubs, car certains déplacements sont difficiles à effectuer. De plus, la règle du match sur terrain neutre (censée favoriser l'équité) est suspendue dans une démarche de simplification du déroulement de la compétition. Exemple de cette période de chamboulement : lors de l'édition 1940-1941, l'épreuve est divisée en zones, les vainqueurs de ces zones s'affrontant ensuite pour remporter la coupe Charles-Simon[18].

Lors de la première édition d'après-guerre (1945-1946), les numéros apparaissent sur les maillots[18].

En 1947-1948, le tirage au sort des confrontations se fait dès les 32e de finale[18].

À partir de l'édition 1964-1965, un tirage au sort est réalisé si deux équipes ne peuvent se départager après 3 rencontres disputées. Cette nouvelle règle est mise en place à cause du match en 16e de finale de l'édition 1963-1964 entre le CS Pierrots Strasbourg et le RC Agde qui a été joué pas moins de quatre fois (après prolongations) avant de voir un des deux clubs l'emporter[18].

Le après trois matchs nuls en demi-finales, l'Olympique lyonnais et l'AS Angoulême sont départagés à la pièce pour accéder en finale (l'OL remporte le pile ou face)[19].

La possibilité d'effectuer le remplacement d'un joueur au cours d'un match parmi deux réservistes sur le banc apparaît en 1967-1968[18].

L'édition suivante (1968-1969) voit l'apparition des tirs au but. Plus précisément : au niveau des 32e et 16e de finales, ils se jouent toujours sur un match sec. En cas de match nul, le match est rejoué. Cependant, au bout du troisième match nul, une séance de tirs au but est alors disputée. Concernant les oppositions à partir des 8e de finales, les confrontations se jouent sous la forme aller-retour (sur le modèle de la Coupe des clubs champions européens[20]). En cas d'égalité après les deux matchs joués, un match d'appui sur terrain neutre est disputé. En cas de nouveau match nul, une séance de tirs au but est alors effectuée. La règle du tirage au sort pour départager deux équipes est de fait supprimée, car jugée injuste. La finale se dispute toujours sur un match (rejoué en cas d'égalité au terme de la prolongation)[18].

À partir de l'édition 1970-1971, les 32e et 16e de finales se disputent toujours sur un match sec. Un match d'appui est disputé en cas de match nul. En cas de nul à la fin de de match d'appui, une séance de tirs au but est effectuée. À partir des 8e de finales, les tirs au but sont disputés en cas de match nul après la prolongation du match retour. Le mode de déroulement de la finale ne change pas[18].

Trois nouveautés accompagnent l'édition 1973-1974 : premièrement, les confrontations se déroulent désormais en matchs aller-retour dès les 16e de finales (et plus seulement à partir des 8e de finales comme auparavant). Deuxièmement, les demi-finales se déroulent sur un seul match. Troisièmement, la finale se dispute à présent le samedi soir (et plus le dimanche à 15 heures comme lors des éditions précédentes)[18].

Petite nouveauté au niveau du règlement en 1975-1976 : en 32e de finale, en cas de match nul après les prolongations, une séance de tirs au but est disputée (auparavant, le match était alors rejoué)[18].

À partir de l'édition 1976-1977, la règle des buts marqués à l'extérieur est adoptée lors des confrontations en aller-retour (donc à partir des 16e de finale). De plus, les demi-finales se déroulent à nouveau en matchs aller-retour[18].

Lors de l'édition suivante (1977-1978), un second remplacement en cours de match est autorisé[18].

Lors de l'édition 1981-1982, la fédération procède à quelques ajustements en vue de la tenue à la fin de la saison de la Coupe du monde 1982 : les demi-finales se disputent sur un match sec, sur terrain neutre[21] (comme lors des éditions 1973-1974 à 1975-1976). Cette règle s'applique seulement lors de cette édition. En addition, la finale de la coupe n'est pas rejouée en cas de match nul à l'issue des prolongations : une séance de tirs au but est alors disputée. Cette dernière règle est conservée et devient le mode de déroulement de la finale pour les saisons à venir[18].

À partir de l'édition 1989-1990, les matchs en aller-retour sont supprimés, laissant la place à un match unique par tour. De plus, seuls les 32e de finales se disputent désormais sur terrain neutre[18].

Lors de l'édition suivante (1990-1991), les matchs sur terrain neutre sont supprimés[18].

Une nouvelle règle concernant le tirage au sort est adoptée en 1992-1993 : chaque match est à présent joué sur le terrain du premier club tiré au sort. Petite subtilité : lorsque les deux clubs tirés sont issus de divisions différentes, la rencontre est alors jouée sur la pelouse du club de la division inférieure[18].

Un petit changement du règlement concernant le tirage au sort est effectué en 1993-1994 : lors du tirage au sort des confrontations, le premier club tiré au sort a toujours le bénéfice du terrain. Cependant, s'il y a au moins deux divisions d'écart entre les deux clubs tirés au sort, le match se déroule sur la pelouse du club issu de la division inférieure[18].

Un troisième remplacement au cours d'une rencontre est autorisé à partir de l'édition 1995-1996[18].

Depuis l'édition 2020-2021, les prolongations sont supprimées (excepté pour la finale). Par conséquent, en cas de nul à la fin du temps réglementaire, une séance de tirs au but est alors effectuée[22].

Lieux des finales

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Traditionnellement, la finale de la Coupe de France se dispute à Paris ou dans sa banlieue. De 1918 à 1998, six enceintes parisiennes ont accueilli au moins une finale : le stade de la rue Olivier-de-Serres (1918), le Parc des Princes (1919, 1938, 1940, 1943, 1944, 1963, 1965 à 1967, 1972 à 1997), le stade Bergeyre (1920) et le stade Pershing (1921 à 1924) à Paris, le stade olympique Yves-du-Manoir à Colombes (1925 à 1937, 1939, 1942, 1945 à 1964, 1968 à 1971) et le stade Bauer à Saint-Ouen-sur-Seine (1941). Depuis son ouverture en 1998, c'est toujours au Stade de France à Saint-Denis que se déroule la finale. En raison des travaux de mise à niveau du stade de France pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, la finale 2024 est délocalisée au stade Pierre-Mauroy. C'est la première fois dans l'histoire de la compétition qu'une finale est disputée en province.

Le club amateur algérien d'El Biar, vainqueur contre le club professionnel du Stade de Reims en 1957 au Stadium de Toulouse.

Les surprises historiques de la coupe

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Les rencontres opposant les professionnels et les amateurs produisent régulièrement des surprises mettant alors en lumière un petit club, surnommé « Petit Poucet » ou « Cendrillon » de la Coupe de France. Lorsque cette situation se présente, on parle souvent de la « magie de la coupe » pour qualifier le fait que des équipes de divisions inférieures parviennent sur un match à mettre en difficulté des équipes théoriquement supérieures. Ainsi, le , le club algérien du SCU El Biar élimine le Stade de Reims, finaliste de la précédente coupe des clubs champions européens[23]. D'autres formations amateures ont éliminé des équipes professionnelles, parmi lesquelles l'US Quevilly qui est finaliste en 1927, puis victorieux en huitième de finale de l'Olympique lyonnais en 1968 avant d'enchaîner deux séries mémorables en trois ans : en 2010 face au Angers SCO, au Stade rennais FC et à l'US Boulogne avant de perdre en demi-finale 1-0 contre le Paris Saint-Germain; puis en 2012 face au Angers SCO, à l'Olympique de Marseille et au Stade rennais FC avant d'échouer 1-0 contre l'Olympique lyonnais en finale.

Cependant depuis les débuts de la Coupe de France, seuls Le Havre AC (Division 2) en 1959 et l'En avant de Guingamp (Ligue 2) en 2009 l'ont gagnée en étant pensionnaires d'une division inférieure.

De son côté, la Ligue de football professionnel se dote d'une coupe : la Coupe de la Ligue, réservée aux seuls clubs professionnels. Ces derniers participent toujours à la Coupe de France, beaucoup moins dotée que sa concurrente mais beaucoup plus prestigieuse. Le fait de voir des amateurs affronter des professionnels conduit « mécaniquement » l'opinion publique à prendre la plupart du temps fait et cause pour les amateurs lors de ces matchs, comme ce fut le cas lors de l'épopée du Calais RUFC en 2000. Guy Lacombe, entraîneur du club professionnel de l'AS Monaco, s'est énervé publiquement de cette logique en 2011 après l'élimination de son équipe par le Stade olympique de Chambéry en 32e de finale (aux tirs au but), match où son équipe s'est vu refuser deux buts selon lui valables. Il a notamment qualifié la compétition de « dérive populiste », estimant qu'« il fallait que les petits passent car les médias sont là ».

Déroulement de la compétition

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La compétition est répartie en treize tours plus une finale où chaque division entre une à une en jeu[24]:

  • les clubs de districts départementaux (à partir de Départemental 1) entrent au premier tour, sauf exception selon le nombre de clubs par district ;
  • les clubs de ligues régionales (De Régional 1 à Régional 3) entrent au deuxième tour, sauf exception selon le nombre de clubs par Ligue ;
  • les clubs de National 3 entrent en compétition au troisième tour ;
  • les clubs de National 2 entrent en compétition au quatrième tour ;
  • les clubs de National entrent en compétition au cinquième tour.

Ces six premiers tours sont organisés par les Ligues régionales. Chaque Ligue dispose d'un nombre de qualifiés (stable depuis plusieurs années) définis en fonction du nombre de clubs engagés et du nombre d'équipes participant à des compétitions nationales. En fonction de cette répartition, elles gèrent l'organisation des six premiers tours, parfois avec un tour préliminaire :

  • les clubs de Ligue 2 et d'outre-mer entrent en compétition au septième tour ;
  • les clubs de Ligue 1 ainsi que le tenant du titre, s'il n'évolue pas en Ligue 1, entrent en compétition au neuvième tour (trente-deuxièmes de finale).

Ce dernier cas s'est produit en 2009-2010 où l'En avant de Guingamp, tenant du titre de la compétition et évoluant en seconde division, a été automatiquement qualifié pour les 1/32e. Lors de l'édition 2000-2001, le finaliste héroïque de quatrième division, le Calais RUFC avait été invité par la Fédération à entrer directement en 1/32e de finale au lieu du 4e tour. Cette invitation était pourtant en contradiction avec le règlement, aucun article ne prévoyant la possibilité pour ce club de ne pas débuter avec les autres équipes de CFA. De même, l'Amiens SC, finaliste en 2001 alors qu'il évoluait en troisième division, a été invité en 32e de finale en édition 2001-2002.

Dans le cas des six premiers tours organisés par les ligues régionales, si, par suite de l’obscurité, de la pluie, de la neige, du gel, du brouillard et, en général, de toute intempérie, l’épreuve de tirs au but ne pouvait se dérouler, le club de la série inférieure ou, si les deux clubs appartiennent à la même série, le club visiteur est qualifié (est considéré comme club visiteur le club désigné initialement par la Commission, quel que soit le lieu de la rencontre)[24].

Les inversions de match après tirage au sort ont lieu seulement s'il y a deux divisions d'écarts entre les deux clubs[25], ce qui permet à la plus petite équipe de recevoir les équipes évoluant dans de meilleures divisions. À noter qu'entre 1995 et 1999, la FFF avait mis en place le principe carton bleu, qui récompensait le fair-play. Des points étaient attribués à chaque club en fonction du nombre de cartons reçus, du comportement du public… À chaque tirage au sort, le club ayant le plus de points était bénéficiaire du carton bleu et assuré de recevoir (même avec plus de deux divisions d’écart)[26].

Pour les trente-deuxièmes de finale, les équipes encore en lice sont réparties en groupes, puis à compter des seizièmes de finale le tirage au sort devient intégral.

Les matchs se jouent en un aller simple à élimination directe où une équipe est éliminée lorsqu'elle perd un match. En cas d'égalité à l'issue du temps réglementaire (deux fois quarante-cinq minutes), le match se poursuit avec une prolongation de deux fois quinze minutes. Si l'égalité persiste, une séance de tirs au but a lieu. Depuis l'édition 2020-2021, les tirs au but ont lieu directement en cas d'égalité après quatre-vingt-dix minutes (sauf pour la finale).

La Coupe de France assure aujourd'hui à son vainqueur une qualification directe pour la phase de groupes de l'édition suivante de la Ligue Europa. Si le vainqueur vient à se qualifier pour la Ligue des champions, cette place qualificative est attribuée selon le classement de la Ligue 1. Un temps évoquée avec l'élection de Michel Platini à la tête de l'UEFA, l'option d'autoriser les vainqueurs des coupes nationales à intégrer la Ligue des champions de l'UEFA formulée au cours de l'année 2007 est abandonnée.

La finale de la Coupe Gambardella, qui est l'équivalent de la Coupe de France pour les moins de 18 ans, se joue en lever de rideau de la finale de celle-ci.

Identité visuelle

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Depuis sa fondation, la Coupe de France a connu différents logos.

La Coupe de France.

La coupe Charles-Simon originelle (avec le socle), a été créée en 1916 et conçue dans l'atelier des établissements Chobillon au 155 rue de Ménilmontant (dans le 20e arrondissement de Paris). Le docteur Paul Michaux, fondateur de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France, l'a commandée puis offerte. Sa valeur était de 2 000 francs[18].

Elle pèse 18,2 kilos, mesure 48 centimètres et a un diamètre de 33 centimètres. Elle est en argent massif ciselé sur socle de marbre blanc des Pyrénées. Le nom de chaque club vainqueur de la compétition est gravé sur le socle. Sur la face principale, entre les deux anses, il y est inscrit : « A la glorieuse mémoire de Charles Simon, président fondateur du CFI, mort au champ d'honneur le 15 juin 1915 »[18].

Cette coupe est mise en jeu entre 1917 et 1967. Lors de l'année 1967, une réplique (sans le socle en marbre) est créée afin de célébrer les 50 ans de la Coupe de France. Par conséquent, ce trophée-là ne pèse plus que 3,2 kilos. C'est cette réplique qui est présentée au club vainqueur de la coupe depuis cette année-là[18].

Ce trophée est conservé une année par le club vainqueur puis revient à la Fédération pour une petite restauration avant d'être remis en jeu. La coupe est volée une fois en 1979, après la première victoire nantaise, mais elle est rapidement retrouvée. Un modèle réduit est donné définitivement au vainqueur tandis que tous les finalistes et l'arbitre reçoivent une médaille en argent[27].

Le président de la République remet traditionnellement le trophée au capitaine vainqueur. C'est Gaston Doumergue qui inaugure cette tradition[28] (que tous les présidents suivants s'attacheront à suivre[note 1]) le , la remettant au capitaine marseillais Ernest Clère. L'image de Charles de Gaulle lors de la finale de 1967 au Parc des Princes renvoyant le ballon depuis la tribune où il avait été dégagé est restée célèbre[28]. Le président François Mitterrand sera présent lors des 14 éditions s'étant déroulé sous son mandat, record de présence d'un président en fonction[28]. En 2002, lors de la finale opposant Lorient à Bastia, le président Jacques Chirac quitte provisoirement la tribune : des supporters bastiais ayant sifflé La Marseillaise[28].

En 2017, la valeur théorique de la coupe est estimée à 43 000 euros. Cependant, de par son histoire, les symboles qu'elle véhicule, la passion qu'elle matérialise, sa véritable cote est sûrement supérieure à cette valeur, voire même inestimable[18].

Palmarès par édition

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Palmarès par édition[29]
Édition Vainqueur Score de la finale Finaliste Lieu de la finale Affluence[30]
1 1918 Olympique 3 - 0 FC Lyon Stade de la rue Olivier-de-Serres 2 000
2 1919 CA Sports généraux 3 - 2 a.p. Olympique Parc des Princes 10 000
3 1920 CA Paris 2 - 1 Le Havre AC Stade Bergeyre 7 000
4 1921 Red Star AC 2 - 1 Olympique Stade Pershing 18 000
5 1922 Red Star AC (2) 2 - 0 Stade rennais UC 25 000
6 1923 Red Star AC (3) 4 - 2 FC Sète 20 000
7 1924 Olympique de Marseille 3 - 2 a.p. FC Sète 20 000
8 1925 CA Sports généraux (2) 1 - 1 a.p.
3 - 2[n 1]
FC Rouen Stade olympique Yves-du-Manoir 20 000
18 000
9 1926 Olympique de Marseille (2) 4 - 1 AS Valentigney 30 000
10 1927 Olympique de Marseille (3) 3 - 0 US Quevilly 23 800
11 1928 Red Star Olympique (4) 3 - 1 CA Paris 30 000
12 1929 SO montpelliérain 2 - 0 FC Sète 25 000
13 1930 FC Sète 3 - 1 a.p. RC France 35 000
14 1931 Club français 3 - 0 SO montpelliérain 30 000
15 1932 AS Cannes 1 - 0 RC Roubaix 36 143
16 1933 Excelsior AC 3 - 1 RC Roubaix 38 000
17 1934 FC Sète (2) 2 - 1 Olympique de Marseille 40 600
18 1935 Olympique de Marseille (4) 3 - 0 Stade rennais UC 40 008
19 1936 RC Paris 1 - 0 FCO Charleville 39 725
20 1937 FC Sochaux-Montbéliard 2 - 1 RC Strasbourg 39 538
21 1938 Olympique de Marseille (5) 2 - 1 a.p. FC Metz Parc des Princes 33 044
22 1939 RC Paris (2) 3 - 1 Olympique lillois Stade olympique Yves-du-Manoir 52 431
23 1940 RC Paris (3) 2 - 1 Olympique de Marseille Parc des Princes 25 969
24 1941 Girondins AS Port 2 - 0 SC Fives Stade Bauer 15 230
25 1942 Red Star Olympique (5) 2 - 0 FC Sète Stade olympique Yves-du-Manoir 44 654
26 1943 Olympique de Marseille (6) 2 - 2 a.p.
4 - 0[n 1]
Girondins AS Port 32 005
32 212
27 1944 É.F. Nancy-Lorraine 4 - 0 É.F. Reims-Champagne Parc des Princes 31 995
28 1945 RC Paris (4) 3 - 0 LOSC Lille Stade olympique Yves-du-Manoir 49 983
29 1946 LOSC Lille 4 - 2 Red Star Olympique 59 692
30 1947 LOSC Lille (2) 2 - 0 RC Strasbourg 59 852
31 1948 LOSC Lille (3) 3 - 2 RC Lens 60 739
32 1949 RC Paris (5) 5 - 2 LOSC Lille 61 473
33 1950 Stade de Reims 2 - 0 RC Paris 61 722
34 1951 RC Strasbourg 3 - 0 US Valenciennes 61 492
35 1952 OGC Nice 5 - 3 Girondins de Bordeaux 61 485
36 1953 LOSC Lille (4) 2 - 1 FC Nancy 58 993
37 1954 OGC Nice (2) 2 - 1 Olympique de Marseille 56 803
38 1955 LOSC Lille (5) 5 - 2 Girondins de Bordeaux 49 411
39 1956 UA Sedan-Torcy 3 - 1 AS Troyes-Savinienne 47 258
40 1957 Toulouse FC (1937-1967)[note 2] 6 - 3 Angers SCO 43 125
41 1958 Stade de Reims (2) 3 - 1 Nîmes Olympique 56 523
42 1959 Le Havre AC 2 - 2 a.p.
3 - 0[n 1]
FC Sochaux-Montbéliard 50 778
36 655
43 1960 AS Monaco 4 - 2 a.p. AS Saint-Étienne 38 298
44 1961 UA Sedan-Torcy (2) 3 - 1 Nîmes Olympique 39 070
45 1962 AS Saint-Étienne 1 - 0 FC Nancy 30 654
46 1963 AS Monaco (2) 0 - 0 a.p.
2 - 0[n 1]
Olympique lyonnais Stade olympique Yves-du-Manoir
Parc des Princes
32 923
24 910
47 1964 Olympique lyonnais 2 - 0 Girondins de Bordeaux Stade olympique Yves-du-Manoir 32 777
48 1965 Stade rennais UC 2 - 2 a.p.
3 - 1[n 1]
UA Sedan-Torcy Parc des Princes 36 789
26 792
49 1966 RC Strasbourg (2) 1 - 0 FC Nantes 36 285
50 1967 Olympique lyonnais (2) 3 - 1 FC Sochaux-Montbéliard 32 523
51 1968 AS Saint-Étienne (2) 2 - 1 Girondins de Bordeaux Stade olympique Yves-du-Manoir 33 959
52 1969 Olympique de Marseille (7) 2 - 0 Girondins de Bordeaux 39 460
53 1970 AS Saint-Étienne (3) 5 - 0 FC Nantes 32 894
54 1971 Stade rennais UC (2) 1 - 0 Olympique lyonnais 46 801
55 1972 Olympique de Marseille (8) 2 - 1 SEC Bastia Parc des Princes 44 069
56 1973 Olympique lyonnais (3) 2 - 1 FC Nantes 45 734
57 1974 AS Saint-Étienne (4) 2 - 1 AS Monaco 45 813
58 1975 AS Saint-Étienne (5) 2 - 0 RC Lens 44 725
59 1976 Olympique de Marseille (9) 2 - 0 Olympique lyonnais 45 661
60 1977 AS Saint-Étienne (6) 2 - 1 Stade de Reims 45 454
61 1978 AS Nancy-Lorraine 1 - 0 OGC Nice 45 998
62 1979 FC Nantes 4 - 1 a.p. AJ Auxerre 46 070
63 1980 AS Monaco (3) 3 - 1 US Orléans 46 136
64 1981 SEC Bastia 2 - 1 AS Saint-Étienne 46 155
65 1982 Paris Saint-Germain 2 - 2 a.p. (6 - 5 t.a.b) AS Saint-Étienne 46 160
66 1983 Paris Saint-Germain (2) 3 - 2 FC Nantes 46 203
67 1984 FC Metz 2 - 0 a.p. AS Monaco 45 384
68 1985 AS Monaco (4) 1 - 0 Paris Saint-Germain 45 711
69 1986 Girondins de Bordeaux (2) 2 - 1 a.p. Olympique de Marseille 45 429
70 1987 Girondins de Bordeaux (3) 2 - 0 Olympique de Marseille 45 145
71 1988 FC Metz (2) 1 - 1 a.p. (5 - 4 t.a.b) FC Sochaux-Montbéliard 44 531
72 1989 Olympique de Marseille (10) 4 - 3 AS Monaco 44 448
73 1990 Montpellier HSC (2) 2 - 1 a.p. RC Paris 44 067
74 1991 AS Monaco (5) 1 - 0 Olympique de Marseille 44 123
75 1992 Coupe non attribuée : la finale fut annulée en raison de la catastrophe de Furiani.
76 1993 Paris Saint-Germain (3) 3 - 0 FC Nantes Parc des Princes 48 789
77 1994 AJ Auxerre 3 - 0 Montpellier HSC 39 932
78 1995 Paris Saint-Germain (4) 1 - 0 RC Strasbourg 41 278
79 1996 AJ Auxerre (2) 2 - 1 Nîmes Olympique 38 916
80 1997 OGC Nice (3) 1 - 1 a.p. (4 - 3 t.a.b) EA Guingamp 39 378
81 1998 Paris Saint-Germain (5) 2 - 1 RC Lens Stade de France 76 766
82 1999 FC Nantes (2) 1 - 0 CS Sedan Ardennes 78 610
83 2000 FC Nantes (3) 2 - 1 Calais RUFC 78 717
84 2001 RC Strasbourg (3) 0 - 0 a.p. (5 - 4 t.a.b) Amiens SC 78 641
85 2002 FC Lorient 1 - 0 SC Bastia 66 215
86 2003 AJ Auxerre (3) 2 - 1 Paris Saint-Germain 78 316
87 2004 Paris Saint-Germain (6) 1 - 0 LB Châteauroux 78 853
88 2005 AJ Auxerre (4) 2 - 1 CS Sedan Ardennes 77 617
89 2006 Paris Saint-Germain (7) 2 - 1 Olympique de Marseille 79 065
90 2007 FC Sochaux-Montbéliard (2) 2 - 2 a.p. (5 - 4 t.a.b) Olympique de Marseille 79 797
91 2008 Olympique lyonnais (4) 1 - 0 a.p. Paris Saint-Germain 79 087
92 2009 EA Guingamp 2 - 1 Stade rennais FC 80 056
93 2010 Paris Saint-Germain (8) 1 - 0 a.p. AS Monaco 72 011
94 2011 LOSC Lille (6) 1 - 0 Paris Saint-Germain 78 023
95 2012 Olympique lyonnais (5) 1 - 0 US Quevilly 76 183
96 2013 Girondins de Bordeaux (4) 3 - 2 Évian Thonon Gaillard 72 682
97 2014 EA Guingamp (2) 2 - 0 Stade rennais FC 77 619
98 2015 Paris Saint-Germain (9) 1 - 0 AJ Auxerre 77 542
99 2016 Paris Saint-Germain (10) 4 - 2 Olympique de Marseille 78 179
100 2017 Paris Saint-Germain (11) 1 - 0 Angers SCO 70 866
101 2018 Paris Saint-Germain (12) 2 - 0 Vendée Les Herbiers 73 772
102 2019 Stade rennais FC (3) 2 - 2 a.p. (6 - 5 t.a.b) Paris Saint-Germain 78 000
103 2020 Paris Saint-Germain (13) 1 - 0 AS Saint-Étienne 4 000[n 2]
104 2021 Paris Saint-Germain (14) 2 - 0 AS Monaco 1 000[n 3]
105 2022 FC Nantes (4) 1 - 0 OGC Nice 78 000
106 2023 Toulouse FC[note 2] 5 - 1 FC Nantes 78 038
107 2024 Paris Saint-Germain (15) 2 - 1 Olympique lyonnais Stade Pierre-Mauroy[note 3] 46 577
108 2025 Paris Saint-Germain (16) 3 - 0 Stade de Reims Stade de France 77 101
  1. a b c d et e Match rejoué.
  2. Match limité à 4 000 spectateurs en raison de la pandémie de Covid-19.
  3. Match limité à 1 000 spectateurs en raison de la pandémie de Covid-19.

Palmarès par club

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Palmarès par club[33]
Rang Clubs Titres (éditions) Finales perdues (éditions)
1 Paris Saint-Germain 16 (1982, 1983, 1993, 1995, 1998, 2004, 2006, 2010, 2015, 2016, 2017, 2018, 2020, 2021, 2024, 2025) 5 (1985, 2003, 2008, 2011, 2019)
2 Olympique de Marseille 10 (1924, 1926, 1927, 1935, 1938, 1943, 1969, 1972, 1976, 1989) 9 (1934, 1940, 1954, 1986, 1987, 1991, 2006, 2007, 2016)
3 AS Saint-Étienne 6 (1962, 1968, 1970, 1974, 1975, 1977) 4 (1960, 1981, 1982, 2020)
4 LOSC Lille 6 (1946, 1947, 1948, 1953, 1955, 2011) 2 (1945, 1949)
5 AS Monaco 5 (1960, 1963, 1980, 1985, 1991) 5 (1974, 1984, 1989, 2010, 2021)
6 Olympique lyonnais 5 (1964, 1967, 1973, 2008, 2012) 4 (1963, 1971, 1976, 2024)
7 RC Paris 5 (1936, 1939, 1940, 1945, 1949) 3 (1930, 1950, 1990)
8 Red Star FC 5 (1921, 1922, 1923, 1928, 1942) 1 (1946)
9 Girondins de Bordeaux 4 (1941, 1986, 1987, 2013) 6 (1943, 1952, 1955, 1964, 1968, 1969)
FC Nantes 4 (1979, 1999, 2000, 2022) 6 (1966, 1970, 1973, 1983, 1993, 2023)
11 AJ Auxerre 4 (1994, 1996, 2003, 2005) 2 (1979, 2015)
12 Stade rennais FC 3 (1965, 1971, 2019) 4 (1922, 1935, 2009, 2014)
13 RC Strasbourg 3 (1951, 1966, 2001) 3 (1937, 1947, 1995)
14 OGC Nice 3 (1952, 1954, 1997) 2 (1978, 2022)
15 FC Sète 2 (1930, 1934) 4 (1923, 1924, 1929, 1942)
16 CS Sedan Ardennes 2 (1956, 1961) 3 (1965, 1999, 2005)
FC Sochaux-Montbéliard 2 (1937, 2007) 3 (1959, 1967, 1988)
18 Montpellier HSC 2 (1929, 1990) 2 (1931, 1994)
Stade de Reims 2 (1950, 1958) 2 (1977, 2025)
20 FC Metz 2 (1984, 1988) 1 (1938)
EA Guingamp 2 (2009, 2014) 1 (1997)
22 CA Sports généraux 2 (1919, 1925) 0
23 Olympique de Paris 1 (1918) 2 (1919, 1921)
SC Bastia 1 (1981) 2 (1972, 2002)
25 CA Paris 1 (1920) 1 (1928)
Le Havre AC 1 (1959) 1 (1920)
27 Club français 1 (1931) 0
AS Cannes 1 (1932) 0
EAC Roubaix 1 (1933) 0
É.F. Nancy-Lorraine 1 (1944) 0
Toulouse FC (1937-1967)[note 2] 1 (1957) 0
AS Nancy-Lorraine 1 (1978) 0
FC Lorient 1 (2002) 0
Toulouse FC[note 2] 1 (2023) 0
35 Nîmes Olympique 0 3 (1958, 1961, 1996)
RC Lens 0 3 (1948, 1975, 1998)
37 RC Roubaix 0 2 (1932, 1933)
FC Nancy 0 2 (1953, 1962)
US Quevilly 0 2 (1927, 2012)
Angers SCO 0 2 (1957, 2017)
41 FC Lyon 0 1 (1918)
FC Rouen 0 1 (1925)
AS Valentigney 0 1 (1926)
FCO Charleville 0 1 (1936)
Olympique lillois 0 1 (1939)
SC Fives 0 1 (1941)
É.F. Reims-Champagne 0 1 (1944)
Valenciennes FC 0 1 (1951)
AS Troyes-Savinienne 0 1 (1956)
US Orléans 0 1 (1980)
Calais RUFC 0 1 (2000)
Amiens SC 0 1 (2001)
LB Châteauroux 0 1 (2004)
Évian Thonon Gaillard FC 0 1 (2013)
Vendée Les Herbiers 0 1 (2018)

Statistiques

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Plus grand nombre de victoires

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Il n'existe ni palmarès officiel concernant les joueurs, le cas n'étant pas prévu dans le réglement de l'épreuve, ni de consensus quant à considérer si un joueur d'un club vainqueur n'ayant pas disputé la finale est à considérer comme vainqueur ou pas. Ainsi, dans son ouvrage Le guide français et international du football, le journaliste de France Football Eric Lemaire dresse une liste des joueurs vainqueurs en ne retenant que les joueurs ayant disputé les finales[37].

Ainsi, Marquinhos a remporté sept Coupe de France avec le Paris Saint-Germain FC en 2016, 2017, 2018, 2020, 2021, 2024 et 2025. En 2015, il était également présent sur la feuille de match lors de la victoire parisienne, mais il n'a pas disputé le match.

Meilleur buteur

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Le meilleur buteur est Jean Boyer avec 89 buts.

Le 23 janvier 2023, à la suite d'un quintuplé de Kylian Mbappé en 32e de finale de la Coupe de France 2022-2023, de nombreux médias comme Onze Mondial[38], Le Parisien[39], Le Monde[40], RMC[41], ont annoncé que Mbappé et Jean-Pierre Papin étaient les meilleurs buteurs de la compétition avec 29 réalisations. Cette assertion était fausse[note 4].

Il est par exemple certifié que Jean Boyer, triple vainqueur de l'épreuve avec l'Olympique de Marseille dans les années 1920, a marqué 52 buts en phase finale rien qu'avec l'OM entre 1923 et 1935, plus 19 buts sur la même période en tours préliminaires[47]. Jean Boyer, également vainqueur en 1919 avec le CA sports généraux, a en fait marqué pas moins de 89 buts en 70 matchs de Coupe de France, ce qui en fait le vrai meilleur buteur de l'histoire de la Coupe de France[48]. Stefan Dembicki, meilleur buteur de l'histoire du RC Lens, a quant à lui marqué 81 buts en Coupe avec son club entre 1936 et 1949, notamment grâce à 16 buts marqués dans le même match en décembre 1942 lors d'un 32-0 face à Auby-Asturies[49]. Parmi les autres grand buteurs, on peut noter Jules Devaquez, triple vainqueur de l'épreuve pour cinq finales entre 1918 et 1927 avec l'Olympique et l'Olympique de Marseille, 61 buts en 61 matchs de Coupe entre 1917 et 1932[50], Jean Baratte, quadruple vainqueur avec le Lille OSC après-guerre, 57 buts[51], André Simonyi, 56 buts[52], ou encore le quadruple vainqueur Paul Nicolas, 54 buts entre 1919 et 1935 avec le Red Star et l'Amiens AC[53].

Entraineurs

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Notes et références

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  1. En 1945, juste après la libération de la France, il n'y a pas de président de la République en fonction, C'est le général Koenig, gouverneur militaire de Paris, qui remet la coupe. En 1959, première finale sous la Ve République, Charles de Gaulle assiste au match entre le FC Sochaux-Montbéliard et Le Havre AC mais celui-ci se termine par un match nul (2-2) et doit être rejoué deux semaines plus tard. Le président se fait alors représenter par son ministre des sports Maurice Herzog. Il n'assistera pas ensuite à toutes les finales ; s'il est présent à celle de 1967, année du cinquantenaire, il ne l'est ainsi pas l'année suivante, la finale se déroulant en plein mai 1968. C'est Jacques Chaban-Delmas, président de l'Assemblée nationale qui remet la coupe.
  2. a b c et d La commission de la Coupe de France de la Fédération française de football fait la distinction entre le Toulouse Football Club créé en 1937 et disparu en 1967 et le Toulouse Football Club fondé en 1970, qui ont deux numéros d'affiliation distincts. Le club actuel du TFC revendique quant à lui le palmarès du premier Toulouse FC[31].
  3. En raison des travaux de mise à niveau du stade de France pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, la finale est délocalisée[32].
  4. En réalité, la liste complète des meilleurs buteurs de la compétition n'est pas connue, car il n'existe pas de base de données référençant tous les buteurs de la Coupe de France depuis la première édition. La statistique sur Mbappé et Papin que ces médias ont repris sans vérification ne s’appuyait en fait que sur une base de données très incomplète du site Transfermarkt[42], dont les buteurs avant les années 1980 n'était presque pas référencés[43]. Il était pourtant facilement vérifiable que des grands noms du football français, comme le triple ballon d'or Michel Platini et Delio Onnis, meilleur buteur de l'histoire du championnat de France, avaient marqués respectivement 44 et 46 buts en Coupe de France[44],[45]. Le 8 janvier 2024, à la suite d'un triplé de Kylian Mbappé en 32e de finale de la Coupe de France 2022-2023, L’Équipe publie dans son édition papier une infographie sur le Top 5 des buteurs en Coupe de France, une nouvelle fois erronée, basée sur une mise à jour du site Transfermarkt avec les buteurs depuis les années 1970[42]. Mbappé y est cette fois crédité de la 5e place, tandis que Platini et Onnis le sont de la 1er avec 44 buts, et ce alors que Onnis en a en réalité marqué 46[46]. Mbappé, Platini et Onnis sont en réalité loin d'être les meilleurs buteurs en Coupe de France. Les meilleurs buteurs se trouvent en fait parmi les grands buteurs d'avant la Seconde Guerre mondiale, à une époque où la Coupe était la seule grande compétition nationale (1917-1932), puis considérée comme aussi importante que le championnat (1932-1939). Les meilleurs joueurs disputaient ainsi tous les matchs de Coupe, à une époque où ils faisaient toute leur carrière en France.

Références

[modifier | modifier le code]
  1. « La Coupe de France devient la Coupe de France-Crédit Agricole », sur fff.fr (consulté le ).
  2. Les Jeunes : Football association
  3. L’Auto du 13 mai
  4. L’Auto du 14 mai.
  5. L’Auto du 15 mai.
  6. Le Petit Parisien : La vie sportive, football association.
  7. « La première coupe de France de football », sur lhistoire.fr.
  8. « Recueil des Commémorations nationales 2017 », sur francearchives.fr.
  9. « Historique de la coupe de France », sur fff.fr.
  10. Cinquantenaire de la Coupe de France de football (1917-1967), Paris, Amphora, 1967, pages 18 et 27-28
  11. « La chronique de Xavier Mauduit du 26 fevrier 2017 », sur franceinter.fr.
  12. "Le temps que la France redevienne toute la France", en ces temps de guerre - L'Écho d'Alger, 28 avril 1917.
  13. a et b Jean Cornu, « La petite histoire de la Coupe de France », Football Magazine, no 4,‎ , p. 8.
  14. « La Coupe de France 1917-1918 », sur om4ever.com.
  15. Collectif, « La Coupe a 50 ans », Les Cahiers de l'Équipe, 1967 (p. 3).
  16. « Progression des engagements », sur fff.fr.
  17. Le Ballon Rond, n° 80, 29 mars 1921 (p. 2) Première tentative dans ce sens en mars 1921, par le FC Cette qui propose d'exempter les grands clubs des tours préliminaires et de limiter l'entrée en lice aux seuls clubs inscrits en championnat.
  18. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y et z Coupe de France: 100 ans de passion, Cherche midi, , 176 p. (ISBN 978-2-7491-5507-4), p. 14 à 17
  19. Collectif, La Coupe de France de football de Jean-Michel Cazal, Pierre Cazal et Michel Oreggia, 1993 (p.205).
  20. Collectif, La Coupe de France de football, de Jean-Michel Cazal, Pierre Cazal et Michel Oreggia, 1993 (p. 213).
  21. Collectif, La Coupe de France de football de Jean-Michel Cazal, Pierre Cazal et Michel Oreggia, 1993 (p. 276).
  22. « Coupe de France : la FFF supprime, en douce, les prolongations » Accès libre (article), sur https://www.ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le )
  23. Collectif, La Coupe de France de football de Jean-Michel Cazal, Pierre Cazal et Michel Oreggia, 1993 (p. 164).
  24. a et b « Règlement de la Coupe de France 2018-2019 », sur fff.fr.
  25. « Coupe de France, réforme de l'inversion des matches », sur francetvsport.fr.
  26. « Opération carton bleu », sur liberation.fr.
  27. « La Coupe Ch. Simon », L'Auto, no 6311,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  28. a b c et d Comprendre... Le président de la République en finale de la coupe de France, L’Équipe.
  29. « Le nombre de spectateurs ayant assisté à chaque finale de Coupe de France », sur fff.fr.
  30. « Nombre de spectateurs par finale », sur fff.fr.
  31. Hugues Sionis, « Quel âge a vraiment le club de Toulouse ? », sur lequipe.fr, (consulté le ).
  32. « Coupe de France. Pourquoi ne sait-on toujours pas où se tiendra la finale en 2024 ? », sur ouest-france.fr, (consulté le ).
  33. « Palmarès des clubs », sur fff.fr.
  34. « Chiffres de la Coupe de France », sur fff.fr.
  35. « Le PSG vise toujours plus de records en Coupe de France », sur www.lequipe.fr, (consulté le ).
  36. « Le triomphe du PSG est total », sur Eurosport.fr, .
  37. Eric Lemaire, Le guide français et international du football, Paris, Éditions de Vecchi, , 639 p. (ISBN 2-7328-6810-8), p. 336.
  38. Alvin Tourdes, « Mbappé égale Papin et entre dans l'histoire de la Coupe de France ! », sur Onze Mondial, .
  39. Stéphane Bianchi, « Pays de Cassel-PSG (0-7) : Mbappé écrit un nouveau moment d’histoire », sur Le Parisien, .
  40. https://www.lemonde.fr/sport/article/2023/01/24/coupe-de-france-le-psg-ne-laisse-aucune-chance-aux-amateurs-de-l-us-pays-de-cassel-7-0-avant-de-retrouver-marseille_6159019_3242.html.
  41. https://rmcsport.bfmtv.com/football/coupe-de-trfrance/psg-mbappe-signe-le-tout-premier-quintuple-du-club-et-devient-co-meilleur-buteur-de-l-histoire-de-la-coupe-de-france_AV-202301230754.html.
  42. a et b https://www.transfermarkt.fr/coupe-de-france/ewigetorschuetzenliste/pokalwettbewerb/FRC.
  43. https://www.transfermarkt.fr/coupe-de-france/ewigetorschuetzenliste/pokalwettbewerb/FRC/plus/0/galerie/0?saisonIdVon=1917&saisonIdBis=1974&land_id=0.
  44. https://www.footballdatabase.eu/fr/joueur/details/15257-michel-platini
  45. https://www.footballdatabase.eu/fr/joueur/details/41903-delio-onnis.
  46. Arnaud Hermant, « Capitaine glouton », L’Équipe,‎ , p. 2.
  47. Gilles Castagno, Olympique de Marseille : Histoire encyclopédique, t. 1 (1900-1939), Marseille, G. Castagno, (ISBN 978-2-9540023-0-9), p. 548-549 et 559.
  48. https://www.pari-et-gagne.com/joueur/jean_boyer.html
  49. http://www.pari-et-gagne.com/joueur/stanis_dembicki.html.
  50. https://www.pari-et-gagne.com/joueur/jules_dewaquez.html.
  51. https://www.pari-et-gagne.com/joueur/jean_baratte.html.
  52. https://www.pari-et-gagne.com/joueur/andre_simonyi.html
  53. https://www.pari-et-gagne.com/joueur/paul_nicolas.html.

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • coll., Coupe de France, la folle épopée, Paris, L'Équipe, 2007
  • Jean-Michel Cazal, Pierre Cazal et Michel Oreggia, La Coupe de France de football, Paris, FFF, 1993 +livret 1992-1995, publié en 1995
  • Hubert Beaudet, L'aventure fantastique de la Coupe de France de football, Paris, Carrère, 1989
  • JP Oudot, La Coupe de France, Genève, Famot, 1979
  • coll., La Coupe, 50 ans, Paris, L'Équipe, 1967
  • coll., Cinquantenaire de la Coupe de France de football (1917-1967), Paris, Amphora, 1967
  • coll., Le livre d'or de la Coupe de France de football (1917-1936), Saint-Brieuc, Louis Aubert, 1936

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