La Roque-sur-Cèze

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La Roque-sur-Cèze
La Roque-sur-Cèze
Point de vue à proximité du pont sur la Cèze.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Canton de Bagnols-sur-Cèze
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Gard rhodanien
Maire
Mandat
Edmond Jouvenel
2014-2020
Code postal 30200
Code commune 30222
Démographie
Population
municipale
182 hab. (2015 en augmentation de 5,2 % par rapport à 2010)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 11′ 40″ nord, 4° 31′ 13″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 247 m
Superficie 8,37 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la Mairie de La Roque sur Cèze

La Roque-sur-Cèze est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce petit village médiéval est construit sur un piton rocheux près des cascades du Sautadet. Ce site aujourd´hui classé en zone naturelle. Ces roches calcaires ont cinq millions d'années.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La Roque-sur-Cèze fut construite sur un piton rocheux afin d'assurer sa sécurité. La partie la plus ancienne se trouve entre le château et les tours de fortifications.

Le château, qui date du XIIe siècle est une propriété privée qui ne se visite pas. On sait peu de choses sur son histoire. Le château fut brûlé en 1573 par les Huguenots et fut abandonné à la fin de XIXe siècle. La chapelle romane qu'il possède a été vendue par la commune en 1955.

À l'époque médiévale fut construit le pont qui enjambe la Cèze et qui est parfois abusivement dénommé "Pont Charles Martel".

Arrivés près de la vallée du Rhône, au début de 1382, les Tuchins campèrent dans les gorges de la Cèze où ils furent rejoints par des nobles dont Régis de Saint-Michel-d'Euzet, Étienne Augier, dit Ferragut du Pin, Vachon de Pont-Saint-Esprit et Verchère de Vénéjan qui prirent leur tête. Ils s’emparèrent alors de Cavillargues, Chusclan et Tresques, avant de piller les châteaux de Sabran, La Roque-sur-Cèze, Saint-Laurent-des-Arbres et Cornillon. Dans ce dernier château se trouvait le trésor de Clément VI. Son neveu, Guillaume III Roger de Beaufort, alors Lieutenant des armes du Sénéchal de Beaucaire, organisa la répression. En , il recruta des mercenaires et fit venir une compagnie d’arbalétriers d’Avignon. Ses troupes cantonnées à Bagnols-sur-Cèze attaquèrent alors Cornillon. Dirigées par Gantonnet d'Abzac, Commandant du Saint-Père pour le Païs de Saint-Esprit, elles semèrent la terreur. Guillaume III fit ensuite intervenir son capitaine des gardes de Bagnols, Jean Coq. Ce dernier réussit à pacifier le pays en expulsant les chefs du Tuchinat. Ce qui permit de signer la paix en février 1383[1].

En 1790, le village dépend de l'Évêque d'Uzès.

En 1883, construction de l'église actuelle, au bas du village.

En 1958, La Roque est inscrit à l'inventaire des sites de France.

En 1993, les Cascades du Sautadet et plus de 400 hectares de la commune sont classés en zone naturelle.

En 2007, le village obtient le label de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Robert Gautier DVG  
mars 2008 en cours Edmond Jouvenel DVG[2] Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2015, la commune comptait 182 habitants[Note 1], en augmentation de 5,2 % par rapport à 2010 (Gard : +4,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
284262369311325337338331353
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
325329330310297294263262247
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
221176181152112154118104101
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
132122104133153194186173182
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les cascades du Sautadet sont un site exceptionnel mais dangereux. Les "marmites de géants" sont des cavités cylindriques creusées dans le lit rocheux de la rivière par le mouvement en tourbillons des galets.
  • Le pont Charles-Martel, classé monument historique.
  • La chapelle romane de l'ancien château. Construite au cours du XIIe siècle (consécration en 1156 par l'évêque d'Uzès),cette chapelle castrale se présente sous la forme d'une nef unique pourvue à son extrémité d'une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four ; une cloche unique surmonte le pignon.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Roque-sur-Cèze (La) Blason D'or à la bande losangée d'or et de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chantal Frach, Un village languedocien au XIXe siècle: La Roque sur Cèze, La Ròca, 1984
  • Monique Frach Descazaux, Vivre à La Roque sur Cèze, entre Cévennes et Provence, au XVIIIe siècle, autoédition, juillet 2011, 412 pages
  • Hélène Gilles, De La Roque à La-Roque-sur-Cèze, Histoire d'un petit village pittoresque, entre Cévennes et vallée du Rhone au XXe siècle, avril 2015

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Saltarelli, Les seigneurs de Cornillon au XIVe siècle, 1997, sur le site de la commune de Cornillon en ligne
  2. https://www.lemonde.fr/languedoc-roussillon-midi-pyrenees/gard,30/la-roque-sur-ceze,30222/
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.