Lunel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lunel (homonymie).
Lunel
L'hôtel de ville de Lunel
L'hôtel de ville de Lunel
Blason de Lunel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Lunel
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lunel
(siège)
Maire
Mandat
Claude Arnaud
2014-2020
Code postal 34400
Code commune 34145
Démographie
Gentilé Lunellois
Population
municipale
25 006 hab. (2013)
Densité 1 083 hab./km2
Population
aire urbaine
48 613 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 40″ Nord 4° 08′ 10″ Est / 43.6777777778, 4.13611111111
Altitude 12 m (min. : 2 m) (max. : 53 m)
Superficie 23,09 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte administrative de l'Hérault
City locator 14.svg
Lunel

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte topographique de l'Hérault
City locator 14.svg
Lunel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lunel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lunel
Liens
Site web www.lunel.com

Lunel (en occitan : Lunèl, version provençale Lunèu) est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées:l'Occitanie depuis 2016.

Ses habitants sont les Lunellois et les habitants natifs de la ville sont appelés Pescalunes, littéralement les Pêcheurs de Lune en occitan. Ce nom est associé à une "chanson des gens de Lunel " et également à un poème d' Antoine Roux (1842-1915). Cette histoire remonte ainsi au temps où l'on pouvait prendre une barque et se diriger vers le Grau-du-Roi par la voie fluviale ou vers le port de Sète en rejoignant le littoral . La légende, en lien avec la tradition bien réelle de piéger les anguilles à la pleine Lune, fait allusion à un pêcheur qui aurait tenté de pêcher la Lune avec une nasse trouée, au bord du canal de Lunel.

Le muscat et la gardianne sont les deux spécialités gastronomiques emblématiques de Lunel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

La commune est située à 21 km à l'est de Montpellier et 28 km au sud-ouest de Nîmes (Gard), sur la voie ferrée et la route nationale RN113 reliant les deux préfectures de département.

Sur la rive droite et héraultaise du Vidourle, son territoire est principalement constitué d'une plaine alluviale entre la plaine de Mauguio et celle de Petite Camargue qui permet l'élevage des taureaux noirs et des chevaux blancs de la race Camargue des manadiers, dans les mas du Pays de Lunel.

On dit à propos que Lunel est " la porte de la Petite Camargue " ; les anciens disaient : " la reine " !

La plaine littorale et les coteaux accueillent des activités viticoles , maraîchères et arboricoles, ainsi que la ville de Lunel. Le sud est de plus en plus humide en direction des communes de Marsillargues , des Cabanes de Lunel en bordure de l'étang, et de Saint-Nazaire-de-Pézan. Au nord, commencent les collines de garrigue au pied desquelles se trouve le canal d'irrigation du Bas-Rhône-Languedoc qui permit le développement de l'activité fruitière dans la partie orientale de l'Hérault.

Administrativement, la commune est limitrophe de Saturargues et Villetelle (Hérault) au nord, du fleuve Vidourle qui la sépare de Gallargues-le-Montueux et Aimargues (Gard) au nord-est, de Marsillargues à l'est et au sud, de Saint-Nazaire-de-Pézan et Saint-Just au sud-ouest, et Lunel-Viel à l'ouest. Les communes héraultaises limitrophes font partie du canton de Lunel.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lunel
Lunel-Viel Saturargues, Villetelle Gallargues-le-Montueux, Aimargues
Lunel-Viel Lunel Marsillargues
Saint-Nazaire-de-Pézan, Saint-Just Marsillargues Marsillargues

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme toute ville installée dans une région qui fut marécageuse, il est difficile de dater avec précision la naissance de Lunel [1]. La légende veut qu'elle ait été fondée en 68 par un groupe de juifs originaires de Jéricho.

Toutefois en 2001, 2003 et 2006 des fouilles archéologiques ont permis de découvrir un établissement agricole gallo-romain au Mas de Fourques, très probablement à l'origine une " villae ", si l'on considère la proximité de la via Domitia et du site romain d'Ambrussum. La fouille a en outre révélé l’existence d’un four de potier du début du IIe siècle avant notre ère[2].

En 888, Lunel est érigée en baronnie regroupant 13 villages. Au seuil de l'an 1000, elle appartient à Bernard d'Anduze, baron de Sauve qui cède la seigneurie à la famille des Gaucelm d'où est issu Saint Gérard [3] natif de Lunel qui ira vivre en ermite au Pont du Gard.

Lunel a été un important centre philosophique juif au Moyen Âge : elle a été surnommée « la petite Jérusalem médiévale » (voir tibbonides et Histoire des Juifs à Lunel). Son école de médecine qui était aussi très réputée serait à l'origine de la Faculté de médecine de Montpellier et de son jardin botanique utile à la pharmacopée médiévale.

On situe ce quartier juif à la périphérie de l'actuel Hôtel de Bernis près des anciens remparts mais, aujourd'hui, il ne reste presque aucune trace attestée de cette présence dans la ville.

Un sceau de Louis XI atteste le privilège royal accordé à Lunel de faire le commerce du sel.

En 1622, Lunel est assiégée par l’armée royale, car protestante. En 1632, à la suite de la paix d'Alès, les fortifications sont démantelées.

Un siècle plus tard, en 1728, s'achèvent les travaux d'un canal et d'un port reliant Lunel à la côte. Cet ouvrage, utilisé pendant près de deux siècles pour le transport du vin et du sel, en particulier, est en partie comblé dans un souci prophylactique en 1941 puis tout à fait en 1972, victime notamment de la concurrence des transports ferroviaires et routiers.

Lors de la Révolution française, Lunel est un très important centre d'échanges et de communication, le deuxième en importance après Montpellier. Son relais de poste, tenu par une veuve, Elisabeth Garnier, ouvert en permanence, nuit et jour, toute l'année, compte 22 chevaux. Quant aux voyageurs transportés par Les messageries, ils se restaurent à "L'auberge du pont de Lunel "où ont fait étape, en période pré-révolutionnaire, John Locke ou Jean-Jacques Rousseau. [4]. Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire » en l’an II[5].

La ville fut aussi le lieu de violents affrontements entre compagnons. En 1816, les tailleurs de pierre « enfants de Salomon » s'affrontant contre les tailleurs de « maître Jacques »[6].

Pendant la seconde guerre mondiale, en dépit des restrictions subies par la population, des juifs et des gitans seront cachés à Lunel dont Manitas de Plata.Les juifs de Montpellier et de Lunel qui furent arrêtés et déportés à Auschwitz étaient, à leur arrivée, contraints à une marche forcée, dépouillés, puis gazés et incinérés à la Ferme rouge (Bunker I)[7][8].

Depuis 1962 et l'arrivée de vagues migratoires d'Afrique du Nord, la population de Lunel a triplé. Cela s'est accompagné d'une reconfiguration de la répartition de la population sur l'espace urbain avec un départ à la périphérie des classes aisées et un délabrement progressif du centre-ville. Le démographe Hervé Le Bras relève en cela que « la désertification du centre-ville de Lunel est très caractéristique de ce qui se passe dans l'ensemble du sud de la France. Dans un premier temps, le centre se vide de ses commerces, qui ferment ou sont repris par des affaires plus précaires. Progressivement, les migrants se l'approprient. C'est typique des petites villes. Ça n'arrive jamais dans les métropoles ». Il laisse en suspens la question de savoir « si le centre se vide à cause de l'arrivée de migrants, ou bien les migrants s'installent parce que le centre s'est vidé et leur a laissé la place », notant que dans de nombreuses villes suivant le même schéma, le développement de supermarchés en périphérie a fait fermer les commerces de proximité, faisant perdre aux gens les repères de la vie de village, cela expliquant en partie la montée du Front national depuis les années 1980 dans la région (lors des élections municipales de 2014, le FN se classait deuxième)[9].

Depuis la fin des années 1990, la ville est évoquée dans la presse pour illustrer le développement de l'islamisme radical en France. En 2014-2015, le nom de Lunel est à plusieurs reprises mentionné dans les médias nationaux et internationaux à la suite du départ, « dans une ville où vit une importante population d’origine maghrébine », de plusieurs de ses habitants pour participer à la guerre civile en Syrie dans les rangs des djihadistes de l'État islamique[10],[11],[12],[13]. Cet épisode a été nommé filière de Lunel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Lunel.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1959 Bruno Brunel    
1959 1965 Paul Valentin    
mars 1965 mars 1977 René Parry    
mars 1977 mars 1983 Élie Rauzier PS Conseiller général du canton de Lunel (1973-1979)
mars 1983 mars 1989 Henri Canitrot RPR  
mars 1989 mars 2001 Claude Barral PS Conseiller général du canton de Lunel depuis 1985,
ancien vice-président du conseil général de l'Hérault et
conseiller régional du Languedoc-Roussillon (1988-1992)
mars 2001 en cours Claude Arnaud DVD Président de la Communauté de communes du Pays de Lunel

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 25 006 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 170 4 227 4 196 5 554 6 260 6 320 6 385 6 639 6 392
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 712 6 737 6 989 7 281 8 315 6 487 6 667 6 793 7 203
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 532 7 489 7 730 7 539 8 268 8 435 7 665 7 775 7 758
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
8 872 10 735 13 452 15 648 18 404 22 352 23 914 24 417 25 565
2013 - - - - - - - -
25 006 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Selon l'Insee, la population compte 3 338 immigrés en 2009 soit un peu plus de 13 % de sa population[16].

Transports[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Lunel possède une gare desservie par des trains express régionaux TER Languedoc-Roussillon.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un réseau de bus de ville, ainsi que de minibus mis gratuitement au service des scolaires, des personnes âgées ou malades.

Transports intercommunaux[modifier | modifier le code]

Ils sont assurés par le réseau Hérault - transport, celui des Courriers du Midi et celui d'Ed-Gard en direction de Lunel, à partir de toutes les communes environnantes dans les deux départements et pour le ramassage des scolaires.

ÉCONOMIE[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

Appellation Muscat de Lunel pour les vins de muscat doux ou secs.

Centrale solaire photovoltaïque[modifier | modifier le code]

En septembre 2008, une centrale photovoltaïque a été mise en service à Lunel par le groupe Valeco[17]. Cette centrale est l'une des plus importante de l'Hexagone, représentant un investissement de 2,2 millions d'euros. Sur 1,5 hectare, les 6 500 modules d'une puissance électrique totale de 505 kWc, devraient fournir chaque année 605 900 kWh. L'intégralité de la production sera injectée dans le réseau de distribution national, sur la ligne à haute tension de 20 000 volts souterraine qui borde le site [18].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le Lunel Athlétisme évolue en Nationale 2 et compte plus de 300 athlètes dont une championne du Monde (Anne-Cécile Fontaine), et a pu compter dans ses rangs des athlètes de renommée internationale (Nadir El Fassi - Zoubaa Khalid - David Laget et bien d'autres)
  • Le tennis club de Lunel est en national 3.
  • Le Cercle des nageurs de Lunel de la Fédération française de natation prépare, à la piscine Aqualuna, des compétitions au niveau départemental et régional.
  • C'est à Lunel qu'a été créé en 1860 le premier club de balle au tambourin, sport dérivé du jeu de paume.
  • Le Rugby olympique lunellois est pensionnaire de troisième division fédérale.
  • Le Handball club Lunel-Marsillargues évolue en Pré-national pour les filles et en Départemental pour les garçons.
  • Le Lunel tennis de table évolue en Régional et rassemble chaque année de nouveaux joueurs, loisirs ou compétition.
  • Le Gallia Club, équipe de football évoluant en DH, existe depuis 1916. Club formateur de Kader Ferhaoui, Laurent Castro et Manuel Amoros.
  • Chaque année se déroule à Lunel et dans ses environs une course cyclotouriste parrainée par Luc Leblanc, La Cigale Luc Leblanc.
  • La " saison taurine " annonce le programme, au printemps et en été, des courses camarguaises où les hommes affrontent les taureaux, des spectacles taurins et des corridas dans les arènes San Juan, situées près du Pavillon qui était à l'origine la chapelle Saint Antoine, au temps du port de Lunel. La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les halles métalliques de type baltard construites entre 1908 et 1910, furent inaugurées le premier jour de 1911.
  • L'orgue Aristide Cavaillé-Coll (1856) [19] , dans l'église Notre-Dame-du-Lac, édifice reconstruit à la fin du XVIIe siècle par Augustin-Charles d'Aviler dont seul le clocher récemment restauré, ancienne tour de guet au temps des Romains, est d'origine médiévale.
  • Autour de l'église Notre-Dame-du-Lac - édifiée sur un lac souterrain -s'étend la place des Martyrs-de-la-Résistance qui abrite deux anciens hôtels de ville.
  • L'un d'eux, actuel musée Médard présente le cabinet du bibliophile Louis Médard, natif de Lunel où sa famille faisait le commerce du vin. Lui-même fut un négociant montpelliérain en tissus, celui en particulier des Indiennes.
  • Le terme « caladons » désigne le passage vouté à l'arrière de ce bâtiment. Ces voûtes correspondent à l'ancienne commanderie de l'ordre des Templiers démolie sur ordre de Guillaume de Nogaret quand Lunel passa à la Couronne de France, sous le règne de Philippe le Bel.
  • Les anciennes casernes de la fin du XVIIe siècle, au début de la route de Nîmes, par Augustin-Charles d'Aviler.
  • La statue du capitaine Charles Ménard au centre de la place Jean Jaurès.
  • La statue de " La liberté éclairant le monde " (sur le modèle réduit de la célèbre sculpture d'Auguste Bartholdi) au centre de la Place de la République. Commandée, en 1889, par les Lunellois pour la commémoration de la Révolution française, elle fut fondue pendant la seconde guerre mondiale. Une réplique a pu être érigée à nouveau à l'occasion des fêtes du Bicentenaire.
  • Le château de la famille Gaucelm près de la Porte Notre Dame, une des entrées médiévales de Lunel lorsque la cité était entourée de remparts.
  • La chapelle des Pénitents - dont le clocher est une ancienne tour de guet à proximité de remparts encore visibles de nos jours - accueillait, à partir du XIIIe siècle , une communauté de Frères Carmes chassés à la Révolution de 1789. Les Pénitents blancs de Lunel, communauté de laïcs dont l'existence remonterait, en France, au XIIe siècle, rachètent la chapelle dite, dès lors, des Pénitents, au début du XIXe siècle. [1]
  • Le mas de Fourques. Propriété de la famille de Moynier de Fourques, qui use du titre de baron, il devient, par héritage, propriété des Ménard-Dorian puis de la famille Hugo.

Demeure du peintre Jean Hugo [20], arrière petit fils de Victor Hugo, la « lointaine maison de campagne du Tout-Paris »[réf. nécessaire] a accueilli Pablo Picasso, Erik Satie, Marcel Proust, Jean Cocteau, Salvador Dalí, Jacques Maritain, Léon Daudet, Marie-Laure de Noailles, Max Jacob[réf. nécessaire]

  • Le groupe scolaire Sainte-Thérèse - qui comprend écoles maternelle et primaire et un collège - se trouve sur le site de l'Hôtel particulier des XVII et XVIII eme s de la famille de Brignac qui, en l'absence d'héritiers, en fit don aux Filles de la Charité. Ces Sœurs de Saint Vincent de Paul se consacraient aux malades et à l'instruction des enfants.
  • La gare SNCF, située sur la ligne de Tarascon à Sète-Ville est l'endroit le plus élevé de la commune, c'est pourquoi on choisit d'y installer le premier télégraphe Chappe qui relayait celui de la tour de la Babotte à Montpellier, celui de la tour de Farges, et de la tour Royale de Gallargues-le-Montueux.
  • Le Musée de la Tour des Prisons qui montre de nombreux graffitis tracés par les prisonniers.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Folquet de Lunel, troubadour né vers 1244 à Lunel.
  • Jean Augustin Masson (1749-1808), général des armées de la République et de l'Empire, né le 13 mars 1749 à Lunel et décédé à Morlaix.
  • Charles Ménard, militaire tué dans l'ancien Soudan français, actuel Mali. Une statue le représente, en plein combat, pistolet au poing, au centre de la place Jean Jaurès.
  • Joseph Ménard, homme politique, frère du précédent.
  • Paul-François Ménard, dit Ménard-Dorian, armateur, maître des forges, député. Père de Pauline Ménard-Dorian.
  • Pauline Ménard-Dorian, femme de lettres, propriétaire du mas de Fourques.
  • Pierre Ménard, médecin, inventeur.
  • Aline Ménard-Dorian, modèle probable de Proust pour Mme Verdurin, vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme.
  • Le commerçant et bibliophile Jean-Louis Médard né en 1768 à Lunel et qui légua, en 1841, une collection exceptionnelle de 5000 livres rares à sa ville natale. Le fonds Médard a été installé en 1858. Il est conservé dans le musée éponyme situé dans les locaux de ce qui fut la Bibliothèque municipale (ancienne mairie).
  • Charles de Tourtoulon, historien et homme politique, membre des fondateurs du Mouvement occitan.
  • Jean-Pierre Marcou (1858-1939), évêque au Tonkin en Indochine, y est né.
  • Le metteur en scène Jacques Rouche, y est né le 16 novembre 1862. Auteur de L'Art théâtral moderne, il a été directeur de l'Opéra de Paris en 1914.
  • Louis Feuillade, cinéaste, y est né le . On lui doit par exemple les Fantômas, ou encore Les Vampires. Il a donné son nom à un des Lycées de la ville.
  • Louis Abric, écrivain cévenol, installé à Lunel comme boulanger au début du XXe siècle. Il appartient au mouvement du Felibrige, qui regroupe autour de la chanson de " la Coupo santo ", les auteurs provençaux, languedociens et catalans dans la mouvance d' Alphonse Daudet et de Frédéric Mistral . Entre deux fournées, Louis Abric s'adonne à l'écriture en provençal, alternant poésies et comédies de mœurs. Une salle lui est dédiée à l' Espace Feuillade.
  • Julien Doré, chanteur, gagnant de la nouvelle star 2007, fit ses études au lycée Louis-Feuillade, où il passa son bac littéraire option Arts plastiques.
  • Jean Hugo, artiste peintre, mort le 21 juin 1984 au mas de Fourques, son bien matrilinéaire près de Lunel. Il est enterré au cimetière Saint Gérard . Le parc municipal de Lunel est nommé « parc Jean-Hugo ». Il est le père d'Adèle et de Marie Hugo également artistes peintres.
  • Henri de Bornier, auteur dramatique, poète et romancier, né à Lunel le 25 décembre 1825 ; il fut membre de l'Académie française. Un buste commémoratif se trouve à une des entrées principales du Parc Jean Hugo.
  • Frédéric Lopez, animateur de télévision français, fit ses études au lycée Louis-Feuillade, où il passa son bac ES.
  • Patrick Castro, raseteur et footballeur, repose à Lunel où il a vécu.
  • Régine Cerda, peintre pescalune surtout portraitiste, dessinatrice, illustratrice et quelquefois même styliste. A été la compagne, durant plusieurs années, et jusqu'à sa mort en 2009, du célèbre musicien gitan Hippolyte Baliardo, le frère cadet de Manitas de Plata. La ville de Lunel a rendu hommage avec " Parler d'instants " à son œuvre picturale en 2014 et l'a médaillée.
  • Gaëtan Biard né à Coutances, vit et enseigne à Lunel. Inspiré par la musique mais aussi la Provence, la Petite Camargue et les Hautes Corbières « terres d'élection ». Peintre abstrait et illustrateur [21], entre expressionnisme gestuel et minimalisme[22].
  • Martine Biard, poète [1], écrivain, essayiste et historienne [23]. Toulousaine, vit et enseigne à Lunel où elle anime des conférences et des cafés littéraires. Elle fut à l'initiative, à la fin des années 1980, des premiers parcours scolaires commentés dans le centre - historique de Lunel et de la mise en scène de saynètes inspirées par le passé médiéval de Lunel, en collaboration avec l'association locale Douves et Donjons. Elle a été élue, en 2014, Présidente des Parents Indépendants des Lycées de Lunel. Martine Biard reçoit, chaque année, un écrivain à l'occasion du Printemps des poètes [24] , en lien avec le service culturel de la ville.
  • Max Brunel[25], écrivain et essayiste, cinéphile, vit à Lunel où il est l'auteur de chroniques d'histoire locale pour le journal Midi Libre. Il a fondé le Salon du livre de Lunel qui existe, aujourd'hui, grâce au partenariat de La Boutique d'écriture de Lunel.
  • Nadine Costa née aux Caladons, auteur de romans, de pièces de théâtre et comédienne. Elle préside et anime, chaque été, depuis 2001, Festilune, le festival de théâtre amateur du Pays de Lunel.
  • Goro, Muriel Goroneskoul, galeriste, artiste plasticienne, céramiste, vit et travaille à Lunel.
  • Jean-François Menteyne [26]. Pescalune, auteur de livres de mémoire illustrés de photographies personnelles sur le passé de la ville.
  • Claude Pelet. Dessinateur, illustrateur et peintre. Sa ville natale lui consacre, en 2016, une retrospective à l'Espace Louis Feuillade de Lunel.
  • Madeleine Ribot -Vinas [27] . La famille maternelle de son père, l'écrivain et poète André Vinas, était de Lunel. Chercheuse médiéviste, spécialiste de la Kabbale. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages sur le passé juif de Lunel . Elle a eu l'initiative de la borne qui rappelle les noms prestigieux des juifs de Lunel.
  • Jean-Pierre Védrines , poète et romancier contemporain né à Lunel, auteur de contes et de nombreux ouvrages inspirés par l'histoire régionale du XX me siècle.Ancien président des Écrivains Méditerranéens, il anima la revue de poésie Souffles avant de fonder La main millénaire, à Lunel.

Vue aérienne[modifier | modifier le code]

Vue aérienne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Thomas Millerot, Histoire de la ville de Lunel, depuis son origine jusqu'en 1789., Nîmes, Editions C. Lacour., 1993, réimpression de l'édition de 1891., 520 pages p. (ISBN 9 782 869 7187 84)
  2. rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 94
  3. Abbé A. Roüet, Notice sur la ville de Lunel et vie de Saint Gérard, seigneur de cette ville au XIII me siècle., Nîmes, Editions C. Lacour, 1994, réimpression de l'édition de 1878., 455 pages p. (ISBN 9 782 841 490 561)
  4. ' ' Postes et Messageries en Languedoc de Louis XIV à la Révolution de 1789 ' ' de Martine Biard. Préface de Louis Secondy. Essai d'histoire moderne, 2011. P.167-168.
  5. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 413.
  6. Gabriel Tarde, « L'esprit de groupe. » Conférence faite au Collège libre des sciences sociales, le 6 novembre 1899, p.14-16
  7. Jean-Pierre Védrines, Lunel dans la guerre, vie quotidienne 1939-1945., Mémoire d' Oc,
  8. Tal Bruttmann, Auschwitz, Edition La découverte, (ISBN 978-2-7071-8522-8), p. 46 - 47 et 50.
  9. Thierry Dugeon, « La face cachée de Lunel », Vanity Fair n°23, mai 2015, pages 72-79.
  10. A Lunel, embarras et déni après la mort en Syrie de cinq djihadistes, lemonde.fr, 13 décembre 2014
  11. Hérault: Un habitant de Lunel dépose plainte après la mort de son fils, parti faire le djihad en Syrie, 20minutes.fr, 12 mars 2015
  12. Hérault : nouveaux soupçons de départs en Syrie à Lunel, leparisien.fr, 6 juin 2015
  13. (en) A French Town Linked to Jihad Asks Itself Why, nytimes.com, 16 janvier 2015
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  16. Commune : Lunel - 34145 IMG1A - Population par sexe, âge et situation quant à l'immigration RP 2009
  17. Groupe Valeco
  18. Le Moniteur no 5471 du 3 octobre 2008 page 11
  19. 3 claviers et pédales, 30 jeux. L'Association des Amis de l'Orgue de Lunel et la ville de Lunel s'occupent de son entretien depuis 1975.
  20. Robert Faure, Avec Jean Hugo, Les Presses du Languedoc, (ISBN 2-85998-257-4)
  21. Martine Biard, Fragments épars du temps, 93 Saint-Denis, Editions Aparis-Edilivre, , 150 p p. (ISBN 978-2-332-75948-1), P. 19, 31, 36, 46, 52, 64, 86, 112 et 136.
  22. « Rétrospective sur trente ans de création artistique. », sur http://www.artmajeur.com/fr/member/gaetanbiard (consulté le 5 juillet 2016)
  23. « Biobibliographie BNF », sur http://data.bnf.fr/16177169/martine_biard/ (consulté le 24 mai 2016)
  24. « Angela Nache-Mamier au Printemps des poètes de Lunel », sur Journal Thau - info,‎ printemps des poètes 2015 (consulté le 24 juin 2016)
  25. « Biobibliographie de Max Brunel. », sur http://data.bnf.fr/13093165/max_brunel/ (consulté le 24 mai 2016)
  26. « Bibliographie », sur http://data.bnf.fr/14425011/jean-francois_menteyne/ (consulté le 24 mai 2016)
  27. « BiobibliographieBNF », sur http://data.bnf.fr/14458343/madeleine_ribotvinas/ (consulté le 24 mai 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]