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Lunel

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Lunel
Lunel
L'hôtel de ville de Lunel.
Blason de Lunel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lunel
(siège)
Maire
Mandat
Pierre Soujol
2020-2026
Code postal 34400
Code commune 34145
Démographie
Gentilé Lunellois
Population
municipale
26 185 hab. (2021 en augmentation de 4 % par rapport à 2015)
Densité 1 134 hab./km2
Population
agglomération
52 664 hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 40″ nord, 4° 08′ 10″ est
Altitude 12 m
Min. 2 m
Max. 53 m
Superficie 23,09 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Lunel
(ville-centre)
Aire d'attraction Montpellier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lunel
(bureau centralisateur)
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Lunel
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Lunel
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Lunel
Liens
Site web www.lunel.com

Lunel [ly.nɛl] (en occitan Lunèl [ly.'nɛl]) est une commune française située dans l'est du département de l'Hérault, en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Vidourle, le canal d'irrigation du Bas-Rhône Languedoc et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« le Vidourle »), un espace protégé (les « Costières de Nimes ») et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Lunel est une commune urbaine qui compte 26 185 habitants en 2021, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est ville-centre de l'agglomération de Lunel et fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier. Ses habitants sont appelés les Lunellois ou Lunelloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue aérienne.

La commune est située à 21 km à l'est de Montpellier et 28 km au sud-ouest de Nîmes (Gard), sur la voie ferrée et la route nationale RN113 reliant les deux préfectures de département.

Sur la rive droite et héraultaise du Vidourle, son territoire est principalement constitué d'une plaine alluviale entre la plaine de Mauguio et celle de Petite Camargue qui permet l'élevage des taureaux noirs et des chevaux blancs de la race Camargue des manadiers, dans les mas du Pays de Lunel. On dit à propos que Lunel est « la porte de la Petite Camargue »[1]. La plaine littorale et les coteaux accueillent des activités viticoles, maraîchères et arboricoles, ainsi que la ville de Lunel. Le sud est de plus en plus humide en direction des communes de Marsillargues, des Cabanes de Lunel en bordure de l'étang, et de Saint-Nazaire-de-Pézan. Au nord, commencent les collines de garrigue au pied desquelles se trouve le canal d'irrigation du Bas-Rhône-Languedoc qui permit le développement de l'activité fruitière dans la partie orientale de l'Hérault.

Administrativement, la commune est limitrophe de Saturargues et Villetelle (Hérault) au nord, du fleuve Vidourle qui la sépare de Gallargues-le-Montueux et Aimargues (Gard) au nord-est, de Marsillargues à l'est et au sud, de Saint-Nazaire-de-Pézan et Saint-Just au sud-ouest, et Lunel-Viel à l'ouest. Les communes héraultaises limitrophes font partie du canton de Lunel.

Carte

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lunel
(Distances : à vol d'oiseau / par la route)[2]
Saturargues (5.60 / 9,87 km)
Vérargues (5.32 / 7,60 km)
Villetelle
(6.61 / 11,01 km)
Gallargues-le-Montueux (6.11 / 8,84 km)
Aimargues (6.15 / 10,74 km)
Lunel-Viel (3.61 / 3,97 km)
Valergues (5.90 / 6,80 km)
Lunel Le Cailar
(8.14 / 12,95 km)
Lansargues (5.65 / 7,01 km)
Saint-Just (2.58 / 3,20 km)
Saint-Nazaire-de-Pézan (3.58 / 4,81 km)
Le Grau-du-Roi
(15.40 / 21,48 km)
Marsillargues (3.72 / 5,22 km)
Saint-Laurent-d'Aigouze
(6.64 / 9,71 km)

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 667 mm, avec 6,3 jours de précipitations en janvier et 2,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Marsillargues à 4 km à vol d'oiseau[5], est de 15,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 617,6 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Relief[modifier | modifier le code]

Lunel ne subit pas de relief particulier du fait de sa proximité avec la mer Méditerranée, en effet le point culminant est de seulement 103m d'altitude[9], son altitude moyenne est de 18m ce qui est relativement peu élevé[9].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Liste des cours d'eau présents sur la commune, dont les eaux de surface sous surveillance et les cours d'eau non maintenus :

  • Fleuve le Vidourle (Y34-0400)[10] ;
  • Canal de Lunel (Y3345002)[10] ;
  • Ruisseau du Bouzanquet[11] ;
  • Ruisseau des Cabanettes (Y3341120)[10] ;
  • Ruisseau de la Capoullière ;
  • Ruisseau le Dardaillon (Y3340500)[10] ;
  • Ruisseau le Gazon (Y3340540)[10] ;
  • Ruisseau de la Laune ;
  • Ruisseau Vudier.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[12],[13].

Un espace protégé est présent sur la commune : les « Costières de Nimes », un terrain acquis (ou assimilé) par un conservatoire d'espaces naturels, d'une superficie de 2 027 ha[14].

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 1]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « le Vidourle »[16], d'une superficie de 209 ha, présentant un intérêt biologique tout particulier au regard de l'existence d'espèces aquatiques et palustres remarquables et singulières par rapport à d'autres cours d'eau de la région. Le Gomphe de Graslin, libellule d'intérêt communautaire, justifie notamment l'inscription du Vidourle au réseau Natura 2000[17].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 2] sont recensées sur la commune[18] : le « cours du Vidourle de Salinelles à Gallargues » (153 ha), couvrant 10 communes dont six dans le Gard et quatre dans l'Hérault[19] et les « garrigues d'Ambrussum » (369 ha), couvrant 3 communes du département[20] et une ZNIEFF de type 2[Note 3],[18] : la « vallée du Vidourle de Sauve aux étangs » (691 ha), couvrant 21 communes dont 16 dans le Gard et cinq dans l'Hérault[21].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Lunel est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lunel[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant neuf communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (44,7 %), zones urbanisées (26 %), cultures permanentes (19,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,9 %), terres arables (1,5 %), forêts (1,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Lunel est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[23]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[24].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du territoire à risques importants d'inondation (TRI) de Montpellier-Lunel-Maugio-Palavas, regroupant 49 communes du bassin de vie de Montpellier et s'étendant sur les départements de l'Hérault et du Gard, un des 31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur le bassin Rhône-Méditerranée[25], retenu au regard des risques de submersions marines et de débordements du Vistre, du Vidourle, du Lez et de la Mosson. Parmi les événements significatifs antérieurs à 2019 qui ont touché le territoire, peuvent être citées les crues de septembre 2002 et de septembre 2003 (Vidourle) et les tempêtes de novembre 1982 et décembre 1997 qui ont touché le littoral. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue de temps de retour de 10 ans à 30 ans), moyen (temps de retour de 100 ans à 300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[26]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1991, 1992, 1994, 1995, 2002, 2003, 2005, 2014 et 2021[27],[23].

Lunel est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en juin 2013 et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 7],[28].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Lunel.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 96,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 6 967 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 6 934 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 85 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[29],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[30].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[31].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

En 115 av. J.-C., la plaine marécageuse de Lunel devient territoire romain sous le consulat de Quintus Fabius Maximus. Il est difficile de dater avec précision la naissance de Lunel[32]. Vers 68, sous l'empereur Vespasien vainqueur de la ville, arrivée probable d'un groupe de Juifs originaires de Jéricho (de Luna qui, en hébreu, signifierait Nouvelle Jéricho).

En 2001, 2003 et 2006, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir un établissement agricole gallo-romain au Mas de Fourques, très probablement à l'origine une villa, si l'on considère la proximité de la via Domitia et du site romain d'Ambrussum. La fouille a en outre révélé l’existence d’un four de potier du début du IIe siècle avant notre ère[33].

En 589, Sidoine Apollinaire est le premier à parler, dans le IVe canon du concile de Narbonne, de « l'antique usage » de l'ensevelissement des Juifs de Lunel.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sceau de Raymond Gaucelin de Lunel, 1242, publié par Tassin, bibliothèque Carnegie (Reims).

Au Moyen Âge, Lunel dépend de l'évêché de Maguelone.

En 888, sous le règne du roi Eudes à l'origine des seigneuries sur le modèle des sénioriats, premières organisations municipales instituées par les Romains[34], Lunel est érigée en baronnie regroupant treize villages. Au seuil de l'an 1000, elle appartient à Bernard d'Anduze, baron de Sauve, qui cède la seigneurie à la famille des Gaucelm d'où est issu saint Gérard[35], natif de Lunel qui ira vivre en ermite au pont du Gard.

Au Moyen Âge, Lunel est un important centre philosophique juif : elle est surnommée « la petite Jérusalem médiévale »[36]. Son école de médecine, qui est aussi très réputée, serait à l'origine de la Faculté de médecine de Montpellier et de son jardin botanique utile à la pharmacopée médiévale. On situe le quartier juif à la périphérie de l'actuel hôtel de Bernis, près des anciens remparts. Il reste une trace attestée de la présence juive, dans le centre historique de la ville sur une borne totem érigée en 2007. En section D du cadastre, on trouve le cimetière juif ; des familles porteront le patronyme de Lunel après leur bannissement, pour le sud du royaume, par lettres patentes de Philippe Le Bel, en 1319[37].

Vue de Lunel. Gravure par Tassin, 1634.

Un sceau de Louis XI atteste le privilège royal accordé à Lunel de faire le commerce du sel.

En 1622, Lunel, qui est protestante, est assiégée par l’armée royale. En 1632, à la suite de la paix d'Alès, les fortifications sont démantelées.

XVIIIe et XIXe siècles[modifier | modifier le code]

Abandonnée depuis deux siècles, l'église de Dassargues est démolie en 1714[38]. En 1728, s'achèvent les travaux d'un canal et d'un port reliant Lunel à la côte. Cet ouvrage est utilisé pendant près de deux siècles pour le transport du vin et du sel, en particulier. Il est en partie comblé dans un souci prophylactique, partiellement en 1941, puis tout à fait en 1972, victime notamment de la concurrence des transports ferroviaires et routiers.

Sous la Révolution française, Lunel est un centre d'échanges et de communication très important, le deuxième en importance après Montpellier. Son relais de poste, tenu par une veuve, Élisabeth Garnier, ouvert en permanence, nuit et jour, toute l'année, compte vingt-deux chevaux. Quant aux voyageurs transportés par les messageries, ils se restaurent à l'« auberge du pont de Lunel », tenue par l'oncle paternel de Louis Médard, où ont fait étape, en période pré-révolutionnaire, John Locke ou Jean-Jacques Rousseau[39]. Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire » en l’an II[40].

La ville est aussi le lieu de violents affrontements entre compagnons. En 1816, les tailleurs de pierre « enfants de Salomon » s'affrontant contre les tailleurs de « maître Jacques »[41].

Occupation[modifier | modifier le code]

Pendant l'Occupation, en dépit des restrictions subies par la population, des Juifs et des gitans sont cachés à Lunel dont Manitas de Plata. Les Juifs de Montpellier et de Lunel qui furent arrêtés et déportés à Auschwitz étaient, à leur arrivée, contraints à une marche de la mort, dépouillés, puis gazés et incinérés à la Ferme rouge (Bunker I)[42],[43].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Depuis 1962 et l'arrivée de vagues migratoires d'Afrique du Nord, la population de Lunel a triplé. Cela s'est accompagné d'une reconfiguration de la répartition de la population dans l'espace urbain avec un départ à la périphérie des classes aisées et un délabrement progressif du centre-ville. Le démographe Hervé Le Bras relève en cela que « la désertification du centre-ville de Lunel est très caractéristique de ce qui se passe dans l'ensemble du sud de la France. Dans un premier temps, le centre se vide de ses commerces, qui ferment ou sont repris par des affaires plus précaires. Progressivement, les migrants se l'approprient. C'est typique des petites villes. Ça n'arrive jamais dans les métropoles ». Il laisse en suspens la question de savoir « si le centre se vide à cause de l'arrivée de migrants, ou bien les migrants s'installent parce que le centre s'est vidé et leur a laissé la place », notant que dans de nombreuses villes suivant le même schéma, le développement de supermarchés en périphérie a fait fermer les commerces de proximité, faisant perdre aux gens les repères de la vie de village, cela expliquant en partie la montée du Front national depuis les années 1980 dans la région (lors des élections municipales de 2014, le FN se classait deuxième)[44].

Depuis la fin des années 1990, la ville est évoquée dans la presse pour illustrer le développement de l'islamisme radical en France, avec la filière de Lunel. En 2014-2015, le nom de Lunel est en effet à plusieurs reprises mentionné dans les médias nationaux et internationaux à la suite du départ, « dans une ville où vit une importante population d’origine maghrébine », de plusieurs de ses habitants pour participer à la guerre civile en Syrie, dans les rangs des djihadistes de l'État islamique[45],[46],[47],[48].

Légendes[modifier | modifier le code]

L'anguille aimant chasser dans l'obscurité des nuits sans lune, les pêcheurs ne la pêchent que lors des nuits les plus sombres. Comme l'astre nocturne se faisait de plus en plus discret on en déduisit que les gens des marais l'avaient tout simplement pêchée. Ainsi naquit la légende des pêcheurs de lune, ce qui en occitan donne les « Pescalunes »[49].Autre version: Ninon et Albin s'aimaient malgré le désaccord de leurs parents ; le couple raconta qu'il avait vu la lune. Au milieu de l'eau lors de leur promenade, on confectionna une canne à pêcher qui comportait un grand panier d'osier, mais la Lune ne put être récupérée. Alors le rabbin touché par Albin lui donna la solution pour ramener la lune au-dessus de Lunel, Ninon devait devenir sa fiancée[50].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Voici les résultats du second tour de l'élection présidentielle à Lunel : Emmanuel Macron (En Marche!) est en tête des suffrages avec 54,22 % des voix. Marine Le Pen (Front national) arrive en seconde position, comptant 45,78 % des voix.

Sur l'ensemble des votants, 5,46 % ont voté blanc et 3 % ont voté nul[51].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maire de Lunel en cours d'exercice.
Période Identité Étiquette Qualité
4 juillet 2020 En cours
(au 29 juin 2020)
Pierre Soujol[52],[53] SE  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[54],[Note 8].

En 2021, la commune comptait 26 185 habitants[Note 9], en augmentation de 4 % par rapport à 2015 (Hérault : +7,29 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 1704 2274 1965 5546 2606 3206 3856 6396 392
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 7126 7376 9897 2818 3156 4876 6676 7937 203
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 5327 4897 7307 5398 2688 4357 6657 7757 758
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8 87210 73513 45215 64818 40422 35223 91425 56526 002
2021 - - - - - - - -
26 185--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2006[56].)
Histogramme de l'évolution démographique

Selon l'Insee, la population compte 3 338 immigrés en 2009 soit un peu plus de 13 % de sa population[I 6].

Données fiscales[modifier | modifier le code]

Le niveau de vie médian annuel des Lunellois s'élève à 15 482 €. Celui-ci est plus bas que le revenu médian du pays.

25,1 % des Lunellois sont en dessous du seuil de pauvreté (estimé à 13,9 % pour l'Hexagone).

La localité compte 56,6 % de foyers fiscaux non imposables[57].

Sécurité[modifier | modifier le code]

L'ensemble de la commune de Lunel est classée depuis 2012 en zone de sécurité prioritaire, avec renforcement des effectifs de la gendarmerie nationale.

Centrale solaire photovoltaïque[modifier | modifier le code]

En septembre 2008, la première centrale photovoltaïque au sol française a été mise en service à Lunel par le groupe Valeco[58],[59]. Sur 1,5 hectare, les 6 500 modules d'une puissance électrique totale de 505 kWc, devraient fournir chaque année 605 900 kWh. L'intégralité de la production sera injectée dans le réseau de distribution national, sur la ligne à haute tension de 20 000 volts souterraine qui borde le site[59],[60]. Les panneaux sont fournis par First Solar et le terrain est désherbé par des moutons[58].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le muscat et la gardianne sont les deux spécialités gastronomiques emblématiques de Lunel[61],[62].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le Lunel Athlétisme[63] évolue en Nationale 2 et compte plus de 300 athlètes dont une championne du monde (Anne-Cécile Fontaine), et a pu compter dans ses rangs des athlètes de renommée internationale (Nadir El Fassi - Zoubaa Khalid - David Laget et bien d'autres) ;
  • Le tennis club de Lunel est en national 3 ;
  • Le Cercle des nageurs de Lunel de la Fédération française de natation prépare, à la piscine Aqualuna, des compétitions au niveau départemental et régional ;
  • C'est à Lunel qu'a été créé en 1860 le premier club de balle au tambourin, sport dérivé du jeu de paume ;
  • Le Rugby olympique lunellois est pensionnaire de troisième division fédérale ;
  • Le Handball club Lunel-Marsillargues[64] évolue en Pré-national pour les filles et en Départemental pour les garçons ;
  • Le Lunel Tennis de Table (Lunel T.T.) évolue chaque année avec 2 équipes en régional (R2 et R4) et 5 équipes en départemental (D1 à D4). Le club rassemble chaque année de nouveaux joueurs, loisirs et compétition, de 5 à 80 ans ; Plusieurs compétiteurs et compétitrices évoluent en individuel dans les échelons départementaux, régionaux et nationaux.
  • Le Gallia Club, équipe de football évoluant en DH, existe depuis 1916. Club formateur de Kader Ferhaoui, Laurent Castro et Manuel Amoros.
  • Chaque année se déroule à Lunel et dans ses environs une course cyclotouriste parrainée par Luc Leblanc, La Cigale Luc Leblanc ;
  • La « saison taurine » annonce le programme, au printemps et en été, des courses camarguaises où les hommes affrontent les taureaux, des spectacles taurins et des corridas dans les arènes San Juan, situées près du Pavillon qui était à l'origine la chapelle Saint-Antoine, au temps du port de Lunel. Le nouvel Espace des arènes a été inauguré le  ;
  • La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises ;
  • Les « Black Lions Football Américain » de Lunel[65] ;
  • Le club « Escrime Pays de Lunel » a ouvert ses portes en [66],[67].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 11 158 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 26 593 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 150 [I 7] (20 330  dans le département[I 8]). 38 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 11] (45,8 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 9] 13,2 % 13,7 % 13,8 %
Département[I 10] 10,1 % 11,9 % 12 %
France entière[I 11] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 15 745 personnes, parmi lesquelles on compte 69,8 % d'actifs (56 % ayant un emploi et 13,8 % de chômeurs) et 30,2 % d'inactifs[Note 12],[I 9]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Montpellier, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 12]. Elle compte 8 619 emplois en 2018, contre 8 237 en 2013 et 7 876 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 8 960, soit un indicateur de concentration d'emploi de 96,2 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 52,7 %[I 13].

Sur ces 8 960 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 3 458 travaillent dans la commune, soit 39 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 79,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 6,4 % les transports en commun, 10,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3,5 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

3 102 établissements[Note 13] sont implantés à Lunel au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 14],[I 16].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 3 102 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
166 5,4 % (6,7 %)
Construction 566 18,2 % (14,1 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
939 30,3 % (28 %)
Information et communication 76 2,5 % (3,3 %)
Activités financières et d'assurance 104 3,4 % (3,2 %)
Activités immobilières 122 3,9 % (5,3 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
465 15 % (17,1 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
420 13,5 % (14,2 %)
Autres activités de services 244 7,9 % (8,1 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 30,3 % du nombre total d'établissements de la commune (939 sur les 3102 entreprises implantées à Lunel), contre 28 % au niveau départemental[I 17].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[68] :

  • Arpel, hypermarchés (46 298 k€)
  • Preal, hypermarchés (22 128 k€)
  • Languedoc Roussillon Materiaux - LRM, exploitation de gravières et sablières, extraction d'argiles et de kaolin (16 056 k€)
  • Alliance Environnement Exploitation, collecte et traitement des eaux usées (15 474 k€)
  • Berto Languedoc Roussillon SAS, location de camions avec chauffeur (13 966 k€)

Emploi[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans la « Plaine viticole », une petite région agricole occupant la bande côtière du département de l'Hérault[69]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 171 101 66 35
SAU[Note 16] (ha) 1 245 1 000 820 582

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 171 lors du recensement agricole de 1988[Note 17] à 101 en 2000 puis à 66 en 2010[71] et enfin à 35 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 80 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 67 % de ses exploitations[72],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1245 ha en 1988 à 582 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 7 à 17 ha[71].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune de Lunel rassemble 7 zones d’activités artisanales et commerciales regroupant 450 entreprises sur un territoire de 53 hectares[73]. Une nouvelle impulsion vient d'être confirmée par le bureau de la Communauté de Communes[73].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Une société d'histoire locale, l'Association pour la maintenance du patrimoine lunellois, existe depuis 1990[74].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les halles métalliques de type baltard, construites entre 1908 et 1910, furent inaugurées le premier jour de 1911.
  • L'orgue Aristide Cavaillé-Coll (1856)[75], dans l'église Notre-Dame-du-Lac, édifice reconstruit à la fin du XVIIe siècle par Augustin-Charles d'Aviler dont seul le clocher récemment restauré, ancienne tour de guet au temps des Romains, est d'origine médiévale.
  • L'église Notre-Dame-du-Lac, édifiée sur un lac souterrain est sur la place des Martyrs-de-la-Résistance qui abrite deux anciens hôtels de ville. Elle a été reconstruite au XVIIe siècle à la suite des graves dommages subis durant les guerres de religion ; sa façade est de style jésuite. Son clocher composé de cinq carillons, tour massive, conserve sa base médiévale. Cette église abrite un orgue Cavaille-Coll construit en 1856 classé au titre de monument historique.
  • Temple de l'Église protestante unie de France de Lunel.
  • La maison, dite hôtel de Philippe le Bel, des XIIIe et XIVe siècles, classée au titre de monument historique.
  • L'actuel musée de France Médard présente le cabinet du bibliophile Louis Médard, protestant natif de Lunel où sa famille faisait le commerce du vin. Lui-même fut un négociant montpelliérain en tissus, celui en particulier des Indiennes.
  • Le terme « caladons » désigne le passage voûté à l'arrière de ce bâtiment. Ces voûtes correspondent à l'ancienne commanderie de l'ordre du Temple démolie sur ordre de Guillaume de Nogaret quand Lunel passa à la Couronne de France, sous le règne de Philippe le Bel.
  • Les anciennes casernes de la fin du XVIIe siècle, au début de la route de Nîmes, par Augustin-Charles d'Aviler.
  • La statue du capitaine Charles Ménard au centre de la place Jean-Jaurès.
  • La statue de « La liberté éclairant le monde » (sur le modèle réduit de la célèbre sculpture d'Auguste Bartholdi) au centre de la place de la République. Commandée en 1889 par les Lunellois pour la commémoration de la Révolution française, elle fut fondue pendant la Seconde Guerre mondiale. Une réplique a pu être érigée à nouveau à l'occasion des fêtes du Bicentenaire.
  • Le château de la famille Gaucelm près de la Porte nord, dite Notre-Dame, une des entrées médiévales aux 4 points cardinaux de Lunel lorsque la cité était entourée de remparts.
  • La chapelle des Pénitents, dont le clocher est une ancienne tour de guet à proximité de remparts encore visibles de nos jours, accueillait à partir du XIIIe siècle, une communauté de Frères carmes chassés à la Révolution de 1789. Les Pénitents blancs de Lunel, communauté de laïcs dont l'existence remonterait, en France, au XIIe siècle, rachètent la chapelle dite, dès lors, des Pénitents, au début du XIXe siècle[32].
  • Le mas de Fourques. Propriété de la famille de Moynier de Fourques, qui use du titre de baron, il devient, par héritage, propriété des Ménard-Dorian, puis de la famille Hugo. Demeure du peintre Jean Hugo[76], arrière-petit-fils de Victor Hugo, la « lointaine maison de campagne du Tout-Paris »[77] a accueilli, dans l'entre-deux-guerres, Pablo Picasso, Erik Satie, Marcel Proust, Jean Cocteau, Salvador Dalí, Jacques Maritain, Léon Daudet, Marie-Laure de Noailles, Max Jacob[réf. nécessaire].
  • Le groupe scolaire Sainte-Thérèse - qui comprend écoles maternelle et primaire et un collège - se trouve sur le site de l'hôtel particulier de Brignac des XVIIe et XVIIIe siècles de la famille de Saizieu qui, en l'absence d'héritiers (3 fils tués pendant la guerre de 1914-1918), en fit don aux Filles de la Charité. Ces Sœurs de Saint Vincent de Paul se consacraient aux malades et à l'instruction des enfants.
  • La gare SNCF, située sur la ligne de Tarascon à Sète-Ville est l'endroit le plus élevé de la commune, c'est pourquoi on choisit d'y installer le premier télégraphe Chappe qui relayait celui de la tour de la Babotte à Montpellier, celui de la tour de Farges, et de la tour Royale de Gallargues-le-Montueux.
  • Le canal, au cœur des marais, bénéficiant d'une situation géographique privilégiée, Lunel devint un point stratégique dans les échanges commerciaux dès le Moyen Âge ; ainsi en 1298 Philippe le Bel accorda à la ville le monopole de la vente de sel. Aux alentours de 1300 commença la construction d'un canal depuis l'étang de l'Or qui atteindra la ville en 1718. Blés, fourrage, charbon, bois transitaient par le port. À la suite du déclin du commerce portuaire lunellois, le canal a été déclassé comme voie navigable en 1937. Le port a été comblé en 1942. Le canal longé actuellement est le témoignage de plusieurs siècles de prospérité.
  • Le musée de la Tour des Prisons qui montre de nombreux graffitis tracés par les prisonniers[78].

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Folquet de Lunel, troubadour né vers 1244 à Lunel. Amoureux de Josserande qui vit au château des Gaucelm, les seigneurs de Lunel, il s'exile en Lombardie pour ne pas offenser ou compromettre sa muse[réf. nécessaire].
  • Guillaume Veirieu (1757 à Lunel - 1798 à Carcassonne) homme politique.
  • Jean Augustin Masson (1749-1808), général des armées de la République et de l'Empire, né le 13 mars 1749 à Lunel et décédé à Morlaix.
  • Charles Ménard, militaire tué dans l'ancien Soudan français, actuel Mali. Une statue représente le capitaine en plein combat, pistolet au poing, au centre de la place Jean Jaurès.
  • Joseph Ménard, homme politique, frère du précédent.
  • Paul-François Ménard, dit Ménard-Dorian, armateur, maître des forges, député. Père de Pauline Ménard-Dorian.
  • Pauline Ménard-Dorian, femme de lettres, propriétaire du mas de Fourques.
  • Pierre Ménard, médecin, inventeur.
  • Le commerçant et bibliophile Jean-Louis Médard né en 1768 à Lunel et qui légua, en 1841, une collection exceptionnelle de 5 000 livres rares à sa ville natale. Le fonds Médard a été installé en 1858. Il est conservé dans l'hôtel particulier du XVIIIe siècle des Paulet devenu musée de France situé dans les locaux de ce qui fut la bibliothèque municipale (ancienne mairie).
  • Guillaume Marc Antoine Marguerite Baumes (1786-1871), homme politique, préfet du Lot, de Lot-et-Garonne, député de l'Yonne de 1837 à 1846.
  • Charles de Tourtoulon, historien et homme politique, membre des fondateurs du Mouvement occitan.
  • Jean-Pierre Marcou (1858-1939), évêque au Tonkin en Indochine, y est né.
  • Le metteur en scène Jacques Rouche, y est né le 16 novembre 1862. Auteur de L'Art théâtral moderne, il a été directeur de l'Opéra de Paris en 1914.
  • Louis Feuillade, cinéaste, est né à Lunel le et repose au cimetière Saint Gérard. On lui doit par exemple les Fantômas, ou encore Les Vampires. Il a donné son nom à un des lycées de la ville.
  • Louis Abric, écrivain cévenol, installé à Lunel comme boulanger au début du XXe siècle. Il appartient au mouvement du Félibrige, qui regroupe autour de la chanson de « la Coupo santo », les auteurs provençaux, languedociens et catalans dans la mouvance d'Alphonse Daudet et de Frédéric Mistral. Entre deux fournées, Louis Abric s'adonne à l'écriture en provençal, alternant poésies et comédies de mœurs. Une salle lui est dédiée à l'espace Feuillade.
  • Emmanuelle Seyboldt, née en 1970 à Lunel, présidente du conseil national de l'Église protestante unie de France.
  • Julien Doré, chanteur, gagnant de la nouvelle star 2007, fit ses études au lycée Louis-Feuillade, où il passa son bac littéraire option Arts plastiques.
  • Jean Hugo, peintre et mémorialiste, mort le 21 juin 1984 au mas de Fourques, son bien matrilinéaire près de Lunel. Il est enterré au cimetière Saint-Gérard. Le parc municipal de Lunel est nommé « parc Jean-Hugo ». Il est le père d'Adèle et de Marie Hugo également peintres.
  • Henri de Bornier, auteur dramatique, poète et romancier, né à Lunel le 25 décembre 1825 ; il fut membre de l'Académie française. Un buste commémoratif se trouve à une des entrées principales du Parc Jean Hugo.
  • Frédéric Lopez, animateur de télévision français, fit ses études au lycée Louis-Feuillade, où il passa son bac ES.
  • Patrick Castro, raseteur et footballeur, repose à Lunel où il a vécu.
  • Claude Pelet. Dessinateur, illustrateur et peintre. Sa ville natale lui consacre, en 2016, une rétrospective à l'espace Louis-Feuillade de Lunel.
  • Jean-Pierre Védrines, poète[79] et romancier contemporain né à Lunel, auteur de contes et de nombreux ouvrages inspirés par l'histoire régionale du XXe siècle. Ancien président des Écrivains Méditerranéens, il anima la revue de poésie Souffles avant de fonder La Main millénaire, à Lunel.
  • Fernand Brunel (1907-1927), international français de football.
  • Pierre Ramadier (1902-1983), perchiste français, champion de France à 11 reprises.
  • Ellyes Skhiri, né en 1995 à Lunel, est un footballeur franco-tunisien du 1. FC Cologne.
  • Henri Naundorff (1899-1960), prétendant au Trône de France sous le nom de Henri V, est né à Lunel.
  • David Maillard (1970 -), né à Paris, ancien escrimeur vit à Lunel depuis 2008. Il a créé le club d'escrime du Pays de Lunel dont il est le président d'honneur.
  • Alfred Frank de Prades, né Anacharsis François Prestreau (1825-1885), peintre et graveur français, actif en Grande-Bretagne, y est né.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Les armoiries de Lunel se blasonnent ainsi : d'azur au croissant d'argent surmonté d'une étoile d'or.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[15].
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  5. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Lunel, il y a une ville-centre et huit communes de banlieue.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Le débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 5 mètres de part et d’autre des voies privées y donnant accès.
  8. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  13. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  14. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  15. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  16. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  17. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[70].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  2. « Unité urbaine 2020 de Lunel », sur insee.fr (consulté le ).
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  6. Commune : Lunel - 34145 IMG1A - Population par sexe, âge et situation quant à l'immigration RP 2009
  7. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Lunel » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Distances vers : Villetelle, Gallargues-le-Montueux, Aimargues, Le Cailar, Marsillargues, Saint-Laurent-d'Aigouze, Le Grau-du-Roi, Saint-Nazaire-de-Pézan, Saint-Just, Lansargues, Valergues, Lunel-Viel, Vérargues et Saturargues, publié sur le site fr.distance.to (consulté le ).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Emilie Lapaque, Voyages pescalunes. Nouvelles et poèmes sur Lunel en Petite Camargue, éd. du Mistral, Castries, 2004
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  • Madeleine Ribot-Vinas, Lunel, la Kabbale et l'Etoile. La psalmodie du secret. Ed. Laly, 2008
  • Adolphe Rouet, Étude sur l'école juive de Lunel au Moyen Âge, Ed. J.Martel, Montpellier, 1878
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  • Jean-Pierre Védrines, Chroniques rouges. Lunel et son canal au début du XXe siècle (1904-1992). Ed. Mémoire d'Oc, 2003
  • Jean-Pierre Védrines, Lunel dans la guerre : vie quotidienne sous l'occupation, 1939-1945. Ed. Mémoire d'Oc, 2007
  • Les douze Bulletins de l'Association pour la maintenance du patrimoine lunellois, parus entre 1991 et 2000 (lire en ligne)

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

  • Série : Délibérations consulaires et communales (1379-1922) [53 registes]. Fonds : Archives communales de Lunel; Cote : 101 PUB, 147 PUB. Lunel : Mairie de Lunel (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]