35e régiment d'artillerie parachutiste

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35e régiment
Image illustrative de l’article 35e régiment d'artillerie parachutiste

Création
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Artillerie parachutiste
Type Régiment
Rôle Artillerie d'urgence
Fait partie de 11e brigade parachutiste de la 3e division
Garnison Tarbes
Ancienne dénomination 35e régiment d'artillerie (35e RA)
35e régiment d'artillerie de campagne (35e RAC)
régiment de marche 35/28e RAC
35e régiment d'artillerie divisionnaire (35e RAD)
35e régiment d'artillerie légère parachutiste (35e RALP)
35e régiment d'artillerie interarmes
Devise "Droit devant"
Inscriptions
sur l’emblème
Saint-Gond 1914
Champagne 1915
La Malmaison 1917
Noyon 1918
Somme-Py 1918
AFN 1952-1962
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Opérations extérieures
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
Décorations Croix de guerre 1914-1918 quatre palmes
Croix de la valeur militaire
une palme,une étoile d'argent,deux étoiles de bronze
Commandant Colonel Arnaud Ruyant
Commandant historique Colonel Ferdinand Foch

Le 35e régiment d'artillerie parachutiste (35e RAP)[1],[2] est l'héritier de l'unité d'artillerie créée en 1873 à Vannes sous le nom de 35e régiment d'artillerie (35e RA).

Le 35e RAP est l'unique régiment d'artillerie parachutiste de l'armée française[3],[4]. Sa devise est : « Droit Devant ». Régiment d’appui de la 11e brigade parachutiste (11e BP )[5], il arme l’échelon national d’urgence des troupes aéroportées (ENU TAP), constamment en alerte à 12h et 48h (contrat opérationnel) au sein de la Force de réaction rapide, encore appelée Guépard (QRF TAP : Quick reaction force)[6].

Le régiment est porteur de nombreuses traditions militaires[7] parachutistes, qu'elles soient mémorielles[8],[9],[10],[11], sportives, artistiques ou festives[12],[13]. Deux d'entre elles sont essentielles : le chant et la musique. Elles sont illustrées, la première par « Le chant du 35e RAP/Droit Devant[14] » et la seconde par « La marche régimentaire du 35e RAP[15] ».

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  •  : création du 35e régiment d'artillerie
  • 1912 : devient 35e régiment d'artillerie de campagne
  • 1925 : devient 35e régiment d'artillerie divisionnaire
  • 1940 : devient 35e régiment d'artillerie de campagne
  • 1945 : devient 35e régiment d'artillerie de campagne
  • 1947 : devient 35e régiment d'artillerie légère parachutiste
  • 1956 : devient 35e régiment d'artillerie
  • 1961 : devient 35e régiment d'artillerie parachutiste
  • 1971 : devient 35e régiment d'artillerie interarmes
  • 1975 : devient 35e régiment d'artillerie parachutiste

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Le colonel Ferdinand Foch, commandant le 35e RA, en 1903.

Les colonels, chefs de corps commandant le régiment, sont les suivants[16].

35e régiment d'artillerie (35e RA)
  •  : colonel Ludovic Marie François de Noüe
  • 1882 : colonel Thiou
  • 1889 : colonel Biffe
  • 1895 : colonel Clément
  • 1898 : colonel Barbé
  • 1901 : colonel d'Apvril
  • 1903 : colonel Ferdinand Foch
  • 1905 : colonel Beiz
  • 1907 : colonel Fournier
  • 1909 : colonel Delmotte
35e régiment d'artillerie de campagne (35e RAC)
  • 1912 : colonel Ely
  • 1917 : colonel Julliard
  • 1919 : colonel Sutterlin
  • 1921 : colonel Jean Louis Albert Linard
  • 1922 : colonel Peignier
35e régiment d'artillerie divisionnaire (35e RAD)
  • 1925 : colonel Fédary
  • 1927 : colonel Blot
  • 1929 : colonel Husson
  • 1932 : colonel Babron
  • 1935 : colonel Louis Bailly
  • 1939 : colonel Morel
35e régiment d'artillerie de campagne (35e RAC)
  • 1940 : colonel Joubert
  • 1940 : colonel de Lobit
  • 1941 : colonel Baschung
  • 1942 : colonel de Mierry.
35e régiment d'artillerie (35e RA)
  • 1945 : colonel Trébous
  • 1946 : colonel Texier
35e régiment d'artillerie légère parachutiste (35e RALP)
35e régiment d'artillerie (35e RA)
  • 1956 : Colonel Lacabe Plasteig
  • 1957 : Colonel Touyeras
  • 1959 : Colonel Millot
35e régiment d'artillerie parachutiste (35e RAP)
  • 1961 : Colonel Buttner
  • 1962 : Colonel Buisson
  • 1963 : Colonel Caillat
  • 1966 : Colonel Marty
  • 1967 : Lieutenant-colonel Valayer
  • 1969 : Colonel Faulle
35e régiment d'artillerie interarmes
  • 1971 : Colonel Creux
  • 1973 : Colonel Cuq
35e régiment d'artillerie parachutiste (35e RAP)
  • 1975 : Colonel Rodriguez
  • 1977 : Colonel Le Guen
  • 1979 : Colonel Marc Monchal
  • 1981 : Colonel Waymel
  • 1983 : Colonel Japiot
  • 1985 : Colonel de Gestas
  • 1987 : Colonel Zeller
  • 1989 : Colonel Perruche
  • 1991 : Colonel Faugère
  • 1993 : Colonel Coat
  • 1995 : Colonel L'Huillier
  • 1997 : Colonel Arnaud
  • 1999 : Colonel Léonard
  • 2001 : Colonel Nichini
  • 2003 : Colonel Nicaise
  • 2005 : Colonel Delion
  • 2007 : Colonel Pellerin
  • 2009 : Colonel Guilloton
  • 2011 : Colonel Charles
  • 2013 : Colonel Durieux
  • 2015 : Colonel Marchand
  • 2017 : Colonel de Crevoisier
  • 2019 : Colonel Costanzo
  • Depuis le  : Colonel Ruyant

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

De 1873 à 1914[modifier | modifier le code]

Le 35e régiment d'artillerie est formé à Nantes le [17] lors de la réorganisation des corps d'artillerie français, avec :

Le régiment fait partie de la 11e brigade d'artillerie.

Le régiment rejoint la garnison de Vannes entre le et le .

En  : fin de la phase de mise sur pied, le 35e RA compte alors un effectif de 817 hommes, 435 chevaux, 6 batteries montées et 3 batteries à cheval. Les canons sont des canons de 90 mm de Bange modèle 1877.

En 1881 et 1882, deux unités élémentaires participent à campagne de Tunisie et sont engagées dans la prise de Gabès et la marche sur Kairouan.

De 1903 à 1905, le régiment est commandé par le colonel Ferdinand Foch[18],[19].

Première Guerre mondiale : la Grande Guerre[modifier | modifier le code]

Caserné à Vannes, le 35e régiment d'artillerie de campagne fait partie de la 11e brigade d'artillerie et est attaché à la 22e division d'infanterie.

Le 35e régiment d'artillerie de campagne (35e RAC)[20], dont la devise est Mourir en chantant, compte 9 batteries équipées du célèbre canon de 75 mm modèle 1897. Pour sa conduite et son action exemplaires dans les batailles de Saint-Gond 1914, de Champagne 1915, de La Malmaison 1917, de Noyon 1918 et de Somme-Py 1918, le régiment sera titulaire de 4 citations à l'ordre de l'armée et son étendard décoré de la croix de guerre 1914 - 1918 avec 4 palmes. Le , le régiment recevra le privilège de pouvoir porter la fourragère aux couleurs de la Médaille militaire[21].

1914[modifier | modifier le code]

Le premier engagement du 35e RAC se déroule à Maissin (Belgique) le .

Puis il prend une part active à la défense de la Meuse les 25,26 et . Il participe aux combats de Mourmelon et de Moronvilliers.

En , les combats de Lenharrée - Fère Champenoise- Marais de Saint Gond sont terribles, en particulier pour le 2e Groupe du 35e RAC. Le régiment est cité à l'ordre de l'Armée à cette occasion.

Il participe ensuite à la course à la mer (), traverse la Marne et arrive dans la Somme. C'est le début de la guerre de position et de tranchées[22],[23].

1915[modifier | modifier le code]

En , retour en Champagne. Le régiment prend position au nord de Suippes dans le secteur de Perthes, Mesnil-les-Hurlus face à Tahure. Le régiment participe à la grande offensive de Champagne. Pour son courage exemplaire, le 35e RAC est à nouveau cité à l'ordre de l'armée[22],[23].

1916[modifier | modifier le code]

Il est engagé dans la bataille de Verdun[24] dès le . Le régiment paye un lourd tribut durant quatre semaines notamment dans le secteur de Douaumont, au ravin des Vignes au sud de la côte de Froideterre. En mai le régiment est relevé et passe quelques mois à l'arrière. En novembre il retrouve le front et participe à la reprise du fort de Vaux le [22],[23].

1917[modifier | modifier le code]

Il est engagé dans la bataille du Chemin des Dames du au . Il participe également à la bataille de la Somme, se bat à nouveau sur le Chemin des Dames. Puis ce sont les combats de Fayet (10 et ) et de La Malmaison le . Le régiment appuie en particulier l'assaut qui permet la reprise du fort de la Malmaison. Le 35e RAC est à nouveau cité à l'ordre de l'armée pour sa conduite remarquable[22],[23].

1918[modifier | modifier le code]

En mars, devant l'offensive allemande, il est engagé pour colmater les brèches ouvertes par l'ennemi. Lors de la deuxième offensive allemande du , le régiment est au repos à Euilly. C'est le jour le plus sombre de l'histoire du régiment. Les hommes vivent l'enfer sous des tonnes d'obus et les gaz ennemis ; les canons et les documents sont détruits. En juin le régiment est mis au repos en Alsace. Il lui faut deux mois pour se réorganiser afin de participer aux derniers combats de la guerre. En octobre il épaule l'offensive sur Somme-Py[25]. Le régiment sera à nouveau cité à l'ordre de l'armée pour sa bravoure lors des derniers combats du au [22],[23].

Entre-deux-guerres : 1919 - 1939[modifier | modifier le code]

Après l'armistice, le 35e RAC rejoint la garnison de Vannes. Le , il prend le nom de 35e régiment d'artillerie divisionnaire (35e RAD). C'est la vie de garnison qui prévaut pendant cette période.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Appartenant à la 21e division, le 35e RAD est sur la ligne Maginot (août - ) dans la région de Sarreguemines. Pendant l'hiver 39-40, le régiment est stationné dans la région de Saint-Omer. En , il se trouve dans le secteur d'Anvers pour vivre l'invasion allemande et participer à la tragique Campagne de France. Il combat vaillamment à Anvers et Boulogne-sur-Mer. Fidèle à sa devise « Mourir en chantant », il est anéanti aux deux tiers alors qu'il couvre la retraite et l'embarquement des forces alliées à Dunkerque.

Affiche de recrutement pour le 35e RAD sous Vichy.

Régiment de l'Armée d'armistice, le 35e RAD est reconstitué le . Il sera dissous en novembre 1942 lors de l'invasion de la zone libre par l'ennemi. Cette période de la Seconde Guerre mondiale est illustrée dans le livre régimentaire de référence[16] par les récits suivants : La mort héroïque du sous-lieutenant Delattre ; « L'occupation de la zone libre » par le colonel de Mierry commandant le régiment en 1942 ; Carnet de guerre du capitaine Roussilhe commandant le 3e Groupe du 35e RAD dans la campagne des Flandres en 1940 ; « Ma Guerre » par le maréchal des logis-chef Chazard du 35e RAD ; Extraits du cahier de prisonnier de René Cheneval - ancien de la B.H.R. du 35e RAD en 1939 - 1940.

De 1945 à 1953[modifier | modifier le code]

Le régiment est recréé à Vannes le puis dissous à nouveau le . Il est reconstitué à Waldsee en Allemagne le avec le nom de 35e régiment d'artillerie (35e RA). En , il devient le 35e régiment d'artillerie légère parachutiste (35e RALP), le colonel Mengus réussissant avec succès la transformation du régiment en unité parachutiste qui sera intégrée au sein du groupement aéroporté n°3 (GAP n°3) de la 25e division d'infanterie aéroportée (25e DIAP). Il est transféré à Tarbes en . Cette période est illustrée dans le livre régimentaire de référence[16] par les récits suivants : « De Waldsee à Tarbes » par le brigadier-chef Pierre Thomas ; Le général Pierre Mengus (biographie) ; « Il y a 50 ans, le 35e RALP » par Marcel Hirel appelé de la 47/2.

Guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

Entre 1953 et 1954, le 35e RALP prend part à la guerre d'Indochine. Fin 1953, le groupe de marche du 35e (GM 35), équipé de canons 75 SR et 105[26], est installé à Ha Duong dans la région de Hanoï. Le , des détachements du GM 35 participent à l'opération Castor et sautent sur Dien Bien Phu. Ils resteront dans la cuvette jusqu'au avec des relèves particulièrement difficiles. D'autres éléments du GM 35 interviennent sur l'ensemble du territoire indochinois : opération Seno au Laos ( - ), opération Atlante ( - ), opérations de secteur dans le "Delta" (mars à ). Le , le GM 35 quitte l'Indochine. Cette période de la guerre d'Indochine est illustrée dans le livre régimentaire de référence[16] par les récits suivants : Récit d'évasion de Dien Bien Phu du MDL Delobel, du BRI Charrier et du Cst Nallet en  ; « Evasion de Dien Bien Phu par 3 hommes du GM 35e RALP : MDL Delobel, AP Charrier et Nallet » par le maréchal-des-logis Delobel ; Compte-rendu du lieutenant Juteau sur son séjour à Dien Bien Phu du au  ; Compte-rendu d'opération du lieutenant Ysiquel, chef du détachement du GM35e RALP ; « DLO lors de l'opération Castor avec le 1er BEP et le 5e BPVN » par les lieutenant Bommard, capitaine Clairfond et adjudant Gazet du GM 35e RALP.

Guerre d'Algérie : campagnes d'Algérie et de Tunisie[modifier | modifier le code]

Après avoir quitté l'Indochine, le GM 35 se retrouve aussitôt en Algérie pour donner naissance au 20e groupe d'artillerie parachutiste, régiment d'appui feux de la 10e division parachutiste (10e DP). Simultanément, en , à Tarbes, le 35e met sur pied le groupement d'artillerie légère parachutiste (GALAP 35) qui sera intégré à la 25e DIAP pour former un groupement aéroporté appelé Blizzard aussitôt engagé dans les Aurès en ce mois de novembre et ce jusqu'en . En septembre de cette même année 1955, est créé le groupe de marche du 35e RALP (GM 35e RALP) qui interviendra en Tunisie d' à . Au cours de ce mois de , le 35e rejoint l'Algérie avec le nom de 1/35e RA, incorporant le GM 35 de retour de Tunisie. Le 1/35e RA sera le régiment d'appui feux de la 25e DP. Il participera aux opérations sur le théâtre de à . Cette période de la guerre d'Algérie est illustrée dans le livre régimentaire de référence[16] par les récits suivants : « La 2e batterie et ses mulets » par le maréchal-des-logis - major Canu de la 2e batterie du 35e RA à la mémoire du brigadier Gamba de la section « Portée » tombé au Champ d'honneur le  ; « L'assaut du djebel Harraba le  » par les officiers du régiment : le lieutenant Depoix, les sous-lieutenants Pierre (contingent 57/2B), Corviole et Rambeaux. En 1995, Claude Depoix rédige et publie, sous l'égide de l'Amicale[27], la plaquette Artilleurs paras dans les djebels consacrée à la campagne du 1/35e en Algérie.

De 1961 à nos jours[modifier | modifier le code]

En , le 1/35e RA quitte l'Algérie et rejoint sa garnison métropolitaine à Verdun.

En , le régiment s'installe à Tarbes. Il est basé dans le quartier de La Gespe, secteur de la Courte Boule, à Tarbes[28] (canton de Tarbes 3), dans le département des Hautes-Pyrénées[29],[30],[31], en région Occitanie.

La caserne qui regroupe les principales infrastructures régimentaires porte le nom de Quartier Soult.

Le , le 1/35e devient le 35e régiment d'artillerie parachutiste (35e RAP).

Période interarmes : 1971 - 1975[modifier | modifier le code]

Le régiment change une nouvelle fois d'appellation et devient le 35e régiment d'artillerie interarmes, stationné à Auch dès le mois de , composé d'une batterie, d'une compagnie du génie et d'un escadron de reconnaissance. Il appartient à la 1re brigade parachutiste (1re BP) de la 11e division parachutiste (11e DP). Le jeudi , après un intermède de quatre ans, le régiment retrouve sa garnison de Tarbes. C'est seulement en 1976 qu'il retrouvera son appellation de 35e régiment d'artillerie parachutiste.

Missions de courte durée (MCD)[modifier | modifier le code]

Appelées autrefois "compagnies tournantes", elles sont toujours la base de l'engagement opérationnel des unités d'intervention en général et du 35e RAP en particulier auprès des forces prépositionnées sur les territoires suivants : Côte d'Ivoire (FFCI : forces françaises en Côte d'Ivoire [32]), Djibouti (FFDj : forces françaises stationnées à Djibouti[33]), Somalie, Gabon (EFG : éléments français au Gabon[34]), Emirats Arabes Unis (FFEAU : forces françaises aux Emirats Arabes Unis[35]), Sénégal (EFS : éléments français au Sénégal [36]) et les départements et territoires d'outre-mer (DOM-TOM).

Opérations extérieures (OPEX)[modifier | modifier le code]

Le 35e RAP participera à toutes les opérations extérieures de l'armée française[37] sur les théâtres suivants : Afghanistan, Balkans, Côte d'Ivoire, ex-Yougoslavie, Golfe (Arabie Saoudite et Irak, Koweït), Liban, Mali, République Centrafricaine, Rwanda et Tchad. La première OPEX, après le conflit algérien, est celle de 1978 appelée opération Tacaud au Tchad.

  • Tchad 1978 : Opération Tacaud[38].

D'avril à , la 1re batterie participe à l'opération Tacaud, au Tchad, décidée dans le cadre des accords de défense, ayant pour but de soutenir le gouvernement du général Malloum contre les rebelles du nord dirigés par Hissène Habré. Le vendredi à 21 h, la projection opérationnelle de l'unité est déclenchée à partir de Toulouse-Francazal à destination de N'Djaména avec neuf Transall C160. C'est la première opération aérotransportée significative d'une formation parachutiste après la guerre d'Algérie. La 1re batterie, sous les ordres du capitaine Litique, sera stationnée à Moussoro, la garnison la plus septentrionale tenue par les forces armées tchadiennes qu'elle rejoint le dimanche , surlendemain de son aérotransport de métropole. Deux jours après, le mardi , elle participera aux combats de Salal à une centaine de kilomètres au nord de Moussoro. Elle poursuivra ses missions opérationnelles faites de nombreuses périodes de tension jusqu'au . Trois mois plus tard, le , la 1re batterie est citée à l'ordre de l'armée. Dans les années 1980, des batteries du régiment participeront à l'opération Manta puis Épervier[39],[40],[41].

  • Liban : Opération « Diodon » (1982-1984).

Cette opération se déroule dans le cadre de la force multinationale de sécurité à Beyrouth (FMSB) dont la mission est d'aider l'armée libanaise à restaurer l'autorité du gouvernement libanais, de pourvoir à son instruction et d'assurer la protection des populations. « Diodon IV », qui verra la participation de la section de mortiers lourds (SML) du 35e RAP au sein du 6e régiment d'infanterie parachutiste (6e RIP), restera la mission de tous les dangers. Elle connaîtra la tragédie de l'attentat du Drakkar le dimanche . Cette opération est illustrée dans le livre régimentaire de référence[16] par le récit suivant : « La mission artillerie durant Diodon IV » par le lieutenant Vergniolle de Chantal, commandant la SML/35e RAP du 6e RIP, dans son rapport de fin de mission.

  • Guerre du Golfe : Arabie Saoudite et Irak - (1991).

La batterie sol-air du régiment (4e Batterie) participe à l'opération Tempête du désert au sein des régiments de mêlée de la Division Daguet du (jour J) au (cessez-le-feu). Les commandos (CRAP) du régiment sont également engagés sur le théâtre du au , au sein du groupement commando parachutiste de la 11e division parachutiste (11e DP). Le , cinq d'entre-eux sont blessés lors de la prise du fort d'Al Salman. Leur action se termine à Koweit City par la reprise de l'ambassade de France. Pour son engagement et sa haute valeur opérationnelle, la 4e Batterie sera citée à l'ordre du corps d'armée avec attribution de la croix de guerre des TOE avec étoile de vermeil.

  • Théâtre afghan (2002 - 2012).

C'est le cadre des missions d'instruction, d'encadrement et de conseil au niveau tactique d'unités de l'armée locale. Ces missions portent le nom de operational mentoring and liaison team (OMLT). La plupart sont particulièrement dramatiques, parfois meurtrières. C'est le cas de l'OMLT de à au cours de laquelle le capitaine Sonzogni[42],[43] est tué sur le coup, son conducteur le brigadier-chef Rodrigues très grièvement blessé, leur véhicule ayant été pulvérisé par l'explosion d'un engin explosif improvisé ou de circonstance IED (improvised explosive device). Au cours de ces années passées sur ce théâtre, le tribut payé est très lourd : un mort et quatorze blessés dont plusieurs handicapés à vie. Pour l'engagement total des artilleurs parachutistes, leurs sacrifices et leurs hauts faits d'armes, le régiment sera cité à l’ordre de l’armée, sa cinquième citation dans cet ordre prestigieux. Cette période d'opérations extérieures en territoire afghan est parfaitement illustrée dans le livre régimentaire de référence[16] par le récit suivant : « L'embuscade de Sper Kundaï, vue de l'artilleur parachutiste » par le capitaine Ruyant.

Le 35e RAP est présent sur le théâtre centrafricain depuis le , date de la création de l'élément français d'assistance opérationnelle (EFAO), plateforme stratégique et force d'intervention capable d'être projetée sur l'ensemble du continent africain. Le , c'est le déploiement de la mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), pour une période de douze mois, sous mandat de l'ONU et sous la conduite africaine, avec l'appui des forces françaises « Sangaris ». Il s'agit de rétablir l'ordre et l'état de droit en neutralisant les tensions interconfessionnelles entre les anti-Balaka, milices d'autodéfense chrétiennes, et les ex-Séléka, rebelles favorables aux musulmans. Le , Bangui est en cours de stabilisation. La force « Sangaris », en étroite coopération avec la MISCA, poursuivra son effort pour maintenir une sécurité minimale en RCA. Fin de l'opération en 2016.

Étendard[modifier | modifier le code]

L'étendard décoré de la croix de la Valeur Militaire avec 1 palme, 1 étoile d'argent, 2 étoiles de bronze

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[45],[46] : Saint Gond 1914 - Champagne 1915 - La Malmaison 1917 - Noyon 1918 - Somme Py 1918 - AFN 1952 - 1962.

Titulaire de quatre citations à l'ordre de l'Armée, il est décoré de la croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes. Sa cravate porte la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille Militaire. Il est décoré également de la médaille de la ville de Dunkerque pour son comportement héroïque lors de la Campagne de France en 1940.

En 2004, il est autorisé à porter la mention : AFN 1952 - 1962 pour comportement exemplaire en ces douloureuses années et pour rendre hommage aux 43 hommes qui ont tout donné pour la France.

Le , il est décoré de la croix de la Valeur Militaire avec palme au titre des opérations extérieures, avec citation à l'ordre de l'Armée pour l'intervention en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF).

L'étendard est également décoré de la croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze, le régiment ayant été cité à l'ordre de la Brigade pour son engagement remarquable dans le cadre de l'opération Barkhane au Mali.

Le , le régiment est cité à l'ordre de la Division. Cette citation comporte l'attribution de la croix de la Valeur Militaire avec étoile d'argent pour son action déterminante dans le cadre de son engagement au sein du sous groupement tactique d'artillerie (SGTA) de la "Task Force Wagram" de l'opération Chammal en Irak de juin à octobre 2018.

Le , l'étendard est décoré de la croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze, le régiment ayant été cité à l'ordre de la Brigade pour son engagement dans l'opération Sangaris, décoration « brillamment obtenue en Centrafrique, sur ce théâtre d'opération bien connue de toutes les générations d'artilleurs parachutistes » (Ordre du jour n°11 du GCA Michel Delion).

Régiment aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Missions[modifier | modifier le code]

Le 35e RAP[47],[48],[49] est le spécialiste de l’artillerie et des appuis d’urgence avec la possibilité de mises en place par la 3e dimension (aérolargage, poser d’assaut, aérotransport, héliportage) de ses parachutistes et de ses matériels, ainsi que de ses capteurs de renseignement. Il est aussi expert de la coordination des appuis-feux de toutes natures au profit de la 11e BP. Il est aujourd’hui l’unique régiment d’artillerie à armer une alerte permanente à 12h et 48h (contrat opérationnel) dans le cadre de l’échelon national d’urgence (ENU TAP).

  • Opérations nationales et internationales[50] auxquelles participent des détachements opérationnels du régiment, plus ou moins importants, selon les périodes et les événements :

1. au sein de l’ONU[51] ;

2. au sein de l’UE : les EUTM (missions militaires de formation de l'Union européenne) ;

3. forces de souveraineté[52] : Guadeloupe, Martinique, Guyane française, Polynésie française, Mayotte, La Réunion, Nouvelle Calédonie ;

4. forces en présence : Emirats Arabes Unis (FFEAU), Djibouti (FFDj), Gabon (EFSG), République de Côte d’Ivoire (FFCI) ;

5. territoire national : opérations intérieures : protection du territoire et des Français : opérations Sentinelle[53] en France métropolitaine et Titan en Guyane, soutien à la population ;

6. opération Chammal[54](Irak[55] et Syrie) : lancée le , l’opération a pour mission de lutter contre l'Etat Islamique.

7. opération Barkhane[56],[57] (bande sahélo-saharienne) : lancée le , l’opération Barkhane a pour mission de favoriser l’appropriation par les partenaires du G5 Sahel de la lutte contre les groupes armés terroristes.

8. Mission AIGLE[58] dans le cadre du renforcement de la posture défensive et dissuasive de l'OTAN sur le flanc oriental de l'Europe[59].

Composition[modifier | modifier le code]

Rassemblant des femmes et des hommes de très haute valeur opérationnelle[60],[61],[62], rompus à toutes les formes de combat terrestre[63],[64],[65],[66],[67],[68], le régiment compte : 1 batterie de commandement et de logistique (B.C.L), 1 batterie d’acquisition et de surveillance (B.A.S), 3 batteries d’appuis sol-sol (B1, B2, B3), 1 batterie de défense anti-aérienne sol-air (B4), 1 batterie de réserve (B5), 1 groupe de commandos parachutistes (GCP) spécialiste de l’action dans la profondeur [69],[70].

  • Instruction et formation des jeunes engagés volontaires[71]

La formation générale initiale (FGI) se déroule depuis l’été 2010 de manière centralisée au Centre de Formation Initiale Militaire[72] (CFIM) de CAYLUS. Cette formation dure 13 semaines et permet aux jeunes recrues d’acquérir les fondamentaux indispensables à tout combattant des forces terrestres (tir, secourisme, technique d’intervention opérationnelle rapprochée, vie en campagne, sport, apprentissage du code du soldat,…). Les engagés volontaires initiaux rejoignent définitivement la garnison de Tarbes à l’issue de leur FGI. Puis les jeunes recrues passent leur Brevet de Parachutiste Militaire (BPM) au sein de l’Ecole des Troupes Aéroportées[73]de Pau durant deux semaines et avant leur 6 premiers mois de service afin d’entrer pleinement dans le monde des parachutistes. A l’issue de la FGI, les jeunes engagés suivent une formation de spécialisation initiale de 4 semaines dans leurs unités afin d’être formé au métier qu’ils occuperont au régiment : opérateur artillerie, servant sur pièce, conducteur poids lourd (PL), véhicule léger (VL) ou sur engin blindé, secrétaire comptable, cuisinier, mécanicien, opérateur radar, transmetteur, infirmier, etc.

Groupement commando parachutiste (GCP 35)[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Le GCP 35[74] est d'abord l'héritier des spécialistes du saut opérationnel à grande hauteur (SOGH), encore appelés chuteurs opérationnels (chutops), engagés en Mauritanie (1977-1978) et au Tchad (1965-1979), puis des commandos de recherche et d'action dans la profondeur (CRAP) affectés alors sur différents postes au sein du régiment. L'équipe CRAP regroupant ces différents spécialistes est créée officiellement en juin 1987. Elle deviendra "GCP 35" en 1999. Depuis le 11 février 2011, le GCP 35 porte le nom du chef d'escadron Sonzogni tombé au champ d'honneur en Afghanistan le 11 février 2009.

Engagements opérationnels du "Commando Sonzogni"[modifier | modifier le code]

Le GCP 35 "Commando Sonzogni" a été engagé en Irak (1991), en Somalie (1992), au Tchad (1993 et 2015), au Rwanda (1994), à Sarajevo (1995), en Bosnie-Herzégovine (3 fois de 1996 à 2005), en Centrafrique (6 fois de 1998 à 2015), à Brazzaville (1999), en Macédoine (4 fois de 1999 à 2003), au Kosovo (4 fois de 2001 à 2006 au sein du "BATFRA13/TF Hermine" armé par le 35), en République de Côte d'Ivoire (2002 et 2006), en Afghanistan au sein des OMLT (de 2007 à 2011) et en permanence au Sahel depuis le déclenchement de l'opération Serval en 2013, puis Barkhane au sein du groupement Cobra.

Matériels[modifier | modifier le code]

VAB VOA (observation d'artillerie) du 35e RAP en 2005.

Camions équipés du système d’artillerie (CAESAR), mortiers de 120 mm, drones de reconnaissance au contact (DRAC[75]), missiles transportable anti-aérien léger (MISTRAL), radars de tir de l’artillerie de campagne (RATAC), radars de surveillance des intervalles (RASIT), radar de météo, station intégrée radar d’observation continue des courants aérologiques (SIROCCO), radars sol-air MARTHA NC1, petits véhicules protégés (PVP), véhicules de l’avant blindé (VAB).

Stationnement[modifier | modifier le code]

35e régiment d'artillerie parachutiste
Quartier Soult- BP 1430
65014 Tarbes Cedex
Cellule communication/recrutement : 05.62.56.81.29

Régiments frères du 35e RAP au sein de l'artillerie parachutiste[16],[27][modifier | modifier le code]

  • 36e groupe des forces terrestres antiaériennes (36e GFTA). En , est affecté à la 25e division d'infanterie (25e DI) future 25e division d'infanterie aéroportée (25e DIAP). Dissous le .
  • 5e régiment d'artillerie de campagne aéroportée (5e RACAP). Créé le à Koléa en Algérie. Dissous le .
  • 6e régiment d'artillerie légère parachutiste (6e RALP). Créé le à Guelma en Algérie. Dissous le . Cette période est illustrée dans le livre régimentaire de référence[16] par le récit suivant : "Le 6e RALP à Mogador" par le chef d'escadron Le Gall.
  • 20e régiment d'artillerie parachutiste (20e RAP), période 1946-1947, créé à partie du 20e RA. Devient 20e régiment d'artillerie légère parachutiste (20e RALP), années 1947-1948. Puis 20e groupe aéroporté (20e GAP), période 1948-1961. Cette période est illustrée dans le livre régimentaire de référence[16] par le récit suivant : "Le 20e GAP à Suez" par le sous-lieutenant de Lambert.
  • 475e groupe d'artillerie antiaérienne légère (475e GAAL). Créé à Albi le . Dissous le .

Amicale du 35e RAP et de l'artillerie parachutiste[27][modifier | modifier le code]

L'amicale, association loi 1901, a été créée en 1970 par le colonel Roger Faulle. Elle rassemble le personnel, actif et retraité, servant et ayant servi au 35e RAP et régiments frères de l'artillerie parachutiste. Avec ses 1640 adhésions depuis sa création, elle est l'une des plus importantes associations régimentaires de l'artillerie et des unités parachutistes. Elle est la seule à animer une section de collectionneurs d'insignes militaires regroupant une centaine de membres. Elle s'associe à la vie de l'Entraide parachutiste [76] et elle adhère également au Musée de l'artillerie[77] de Draguignan, au Musée des Parachutistes[78] de Pau et au Comité du souvenir du Maréchal Foch. Son président actuel est le chef d'escadron (R) Philippe Formosa.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le 35e : Régiment d'Artillerie - 1873 - 1946 | Régiment d'Artillerie Parachutiste - 1947 - 2015 -Lieutenant-Colonel Bernard Delaval - Tarbes - 2017.
  • Par le ciel et par le feu : les artilleurs paras du 35e RAP - Tome 1 : 1947-1991 : la vocation parachutiste, de Dien Bien Phu au Golfe - Bande dessinée - Auteurs : Geraldo Balsa et Patrice Deschamps - Ed : Triomphe - 2021.
  • Les artilleurs français en Irak - Auteur : Eric Mauger - Préface du général d’armée Thierry Burkhard, chef d’état-major de l’armée de Terre - Ed : Economica - 2019.
  • Dictionnaire des opérations extérieures de l'armée française[37] (Dicopex) - Sous la direction de Philippe Chapleau et Jean-Marc Marill - Nouveau monde éditions - 2018.
  • Forces Spéciales - Leur histoire, les opérations connues, les unités, les matériels, les métiers - Auteur : Jean-Marc Tanguy - Ed : Gründ - 2020.
  • Corps et âme[79] - Nicolas Zeller : un médecin des forces spéciales témoigne - Préface d'Erik Orsenna - Ed : Taillandier - 2021.
  • Le soldat XXe – XXIe siècle - Sous la direction du général François Lecointre, CEMA - Ed : Gallimard, collection Folio histoire, 400 pages - 2018.
  • Paroles de nos soldats. L'épreuve du feu. XXe – XXIe siècles - J.P. Guéno - Nouveau Monde éditions - 2018.
  • Pierre Schoendoerffer ou la guerre - S. Delaporte - Nouveau Monde éditions - 2018.
  • Souvenirs sur les maréchaux Foch et Pétain - Général Léon Zeller - Préface du général d'armée Jean-Louis Georgelin - Introduction du général d'armée Louis Zeller - Présenté et annoté par le colonel Claude Franc - Editions Economica - 2018.
  • Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon.
  • Historique de l'artillerie française, H. Kauffert.
  • Historique du 35e régiment d'artillerie de campagne :, Vannes, Imprimerie du commerce, , 30 p., lire en ligne sur Gallica.
  • Historique du 35e Régiment d’Artillerie
  • 1873 – LA NAISSANCE DU RÉGIMENT

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vidéo : Le 35e régiment d'artillerie parachutiste
  2. Ministère des Armées : Le 35e régiment d'artillerie parachutiste
  3. Ministère des armées : Le 35e régiment d'artillerie parachutiste
  4. Vidéo : Le 35e RAP : un métier : l'artillerie, une spécialité : parachutistes
  5. Ministère des armées : La 11e brigade parachutiste
  6. Vidéo : La Force de réaction rapide
  7. Ministère des armées : L'artillerie : entre tradition et modernité
  8. Site internet : Chemin de mémoire des parachutistes
  9. Vidéo : Commémoration anniversaire du 35e RAP
  10. Vidéo : Commémoration du 35e RAP
  11. Document : Photos souvenirs
  12. Vidéo : Sainte Barbe
  13. Vidéo : Saint-Michel
  14. Vidéo : Le chant du 35e RAP/Droit Devant
  15. Vidéo : La marche régimentaire du 35e RAP
  16. a b c d e f g h i et j Livre : Le 35e : régiment d'artillerie - 1873 - 1946 | régiment d'artillerie parachutiste - 1947 - 2015 - Lieutenant-Colonel Delaval - 2017
  17. Création du 35e régiment d'artillerie
  18. Livre : Œuvres Complètes - Ferdinand FOCH - 1934 - Ed : Economica
  19. Document : Ferdinand FOCH, cadet de Gascogne
  20. Site web de "Theatrum Belli" : Historique du 35eme RAC - Galerie de photos du savoir-faire opérationnel du 35e RAP
  21. Document : Ordre général de la 4e Armée n° 1445 du 12 novembre 1918
  22. a b c d et e Livre : Mémoires pour servir à l'histoire de la guerre de 1914-1918 - Maréchal Foch - 1931
  23. a b c d et e Livre : Souvenirs sur les maréchaux Foch et Pétain - Général Léon Zeller - Préface du général d'armée Jean-Louis Georgelin - Introduction du général d'armée Louis Zeller - Présenté et annoté par le colonel Claude Franc - Editions Economica - 2018
  24. Vidéo : La bataille de Verdun
  25. Document : Enquête sur les soldats du 35e RAC morts pour la France (1914-1918) - Lieutenant-Colonel Frédéric Gontier - Tarbes - 2005
  26. Entretien du Docteur Jacques Chêneau avec Didier de Trarieux-Lumière (LumièreBro) le 9 avril 2013.
  27. a b et c Site internet : L'amicale du 35e RAP et de l'artillerie parachutiste
  28. Vidéo : Ville de Tarbes : inauguration du canon TRF1 en 2019
  29. Vidéo : 35e RAP : dans les Pyrénées, l'armée de terre prend de la hauteur
  30. Vidéo : Chant Parachutiste : dans le ciel des Pyrénées
  31. Vidéo : De nos Pyrénées jolies, chant 35e RAP
  32. Ministère des Armées : Les forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI)
  33. Ministère des Armées : Les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj)
  34. Ministère des Armées : Les éléments français au Gabon (EFG)
  35. Ministère des Armées : Les forces françaises aux Emirats Arabes Unis (FFEAU)
  36. Ministère des Armées : Les éléments français au Sénégal (EFS)
  37. a et b Livre : Dictionnaire des opérations extérieures de l'armée française (Dicopex) - Nouveau monde éditions - 2018
  38. Opération Tacaud : Tchad 1978 - Sources : livre : « Le 35eme : Régiment d'Artillerie - 1873 - 1946 | Régiment d'Artillerie Parachutiste - 1947 - 2015 » - Edition 2017 ; bulletin de l'Amicale du 35e RAP : 1ere batterie du 35eme RAP - Tchad 1978 - Opération Tacaud
  39. Stéphane Mantoux, Les guerres du Tchad, 1969-1987, Chamalières, Lemme edit, , 63e éd., 108 p. (ISBN 978-2-917575-49-9)
  40. Colonel Petit, « 53) Les bombardements du 10 septembre 1987 », http://www.air-insignes.fr/ (consulté le )
  41. (en) Arnaud Delalande, « The Ghost Plane of Faya-Largeau », sur https://warisboring.com/, (consulté le )
  42. Vidéo : Le 35e RAP rend hommage au chef d'escadron Sonzogni
  43. Vidéo : Hommage et respect au chef d'escadron Patrice Songzoni
  44. Vidéo : l'opération Sangaris
  45. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards - Bulletin officiel des armées - n°27 du 9 novembre 2007
  46. Arrêté du 19 novembre 2004 relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards
  47. Vidéo : Le 35e régiment d'artillerie parachutiste
  48. Vidéo : La préparation opérationnelle au 35e RAP
  49. Toutes les plus belles photos des artilleurs paras du 35e régiment d'artillerie parachutiste
  50. Opérations en cours
  51. L'ONU, outil international de maintien de la paix
  52. Ministère des Armées : Les forces de souveraineté
  53. Opération Sentinelle
  54. Opération Chammal
  55. Livre : Les artilleurs français en Irak - Auteur : Eric Mauger - Préface du général d’armée Thierry Burkhard, chef d’état-major de l’armée de Terre - Ed : Economica
  56. Opération Barkhane
  57. Vidéo : Préparation opérationnelle Barkhane : Canjuers 2018
  58. Ministère des Armées : Mission AIGLE
  59. Ministère des Armées : Renforcement du flanc est de l'OTAN
  60. Vidéo : Lieutenant au 35e RAP
  61. Vidéo : Un officier féminin commandant la 1e batterie
  62. Vidéo : Marie de Lazzer, capitaine commandant la 1e batterie
  63. Vidéo : 35e RAP : le grand saut!
  64. Vidéo : Une séquence de combat terrestre
  65. Vidéo : Saut avec le 35e RAP
  66. Vidéo : Rétrospective 2021
  67. Vidéo : Immersion dans les phases d'entraînement du 35eRAP
  68. Message "twitt" : Le 35e RAP au cours de l'année 2018
  69. Vidéo : Les forces spéciales Terre
  70. Livre : Les Forces spéciales - Auteur : J.M. Tanguy - Ed : Gründ - 2020
  71. Vidéo : Les débuts d'un artilleur parachutiste
  72. Fiche synthèse : Les centres de formation initiale
  73. Vidéo : L'Ecole des troupes aéroportées de Pau
  74. Ministère des Armées : Le GCP 35 "Commando Sonzogni"
  75. Vidéo : Drone de reconnaissance au contact (DRAC)
  76. Site internet : L'entraide parachutiste
  77. Site internet : Le Musée de l'artillerie de Draguignan
  78. Site internet : Le Musée des Parachutistes de Pau
  79. Livre : Corps et âme - Nicolas Zeller : un médecin-chef des forces spéciales témoigne - Ed : Taillandier - 2021

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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