Montredon (Lot)

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Montredon
Montredon  - Vue d'ensemble.
Montredon - Vue d'ensemble.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Figeac-2
Intercommunalité Communauté de communes du Grand-Figeac - Haut-Ségala - Balaguier d'Olt
Maire
Mandat
Michel Delbos
2014-2020
Code postal 46270
Code commune 46207
Démographie
Population
municipale
291 hab. (2015 en augmentation de 2,11 % par rapport à 2010)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 37′ 09″ nord, 2° 11′ 32″ est
Altitude Min. 240 m
Max. 505 m
Superficie 11,78 km2
Localisation

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Montredon est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montredon est un petit village pittoresque étagé sur un mamelon et dominé par l'église Saint-Michel. C'est l'emplacement d'un prieuré Saint-Michel qui dépendait de l'abbaye de La Chaise-Dieu.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe des départements de l'Aveyron et du Cantal.

Communes limitrophes de Montredon[1]
Bagnac-sur-Célé Saint-Santin-de-Maurs
(Cantal)
Felzins Montredon[1] Montmurat
(Cantal)
Bouillac
(Aveyron)
Livinhac-le-Haut
(Aveyron)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Montredon (en occitan Montredond) est basé sur le mot latin montem qui désigne un endroit élevé et sur redond qui qualifie une forme arrondie : le mont arrondi[2].

Le Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, on vient de Livinhac-le-Haut ; la prochaine commune est Saint-Félix, et son église romane Sainte-Radegonde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le carrefour était autrefois le croisement de la route Bourges-Toulouse et du chemin de Figeac à Rodez, celui de Cahors à Rodez portait le nom de chemin Romipête.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
an 3 (1794-1795) an 3 (1794-1795) Antoine Blanc    
1802 1813 Pierre Gratacap    
1813 1834 Jean Baptiste Boutaric    
1834 1881 Antoine Gratacap    
1881 1901 Antoine Casimir Gratacap    
1901 1935 Adolphe Gratacap    
mars 2001 2014 Michèle Buze sans étiquette  
2014 en cours Michel Delbos sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

La famille Gatacap a tenu la mairie pendant très longtemps : 100 ans d'affilée de père en fils entre 1834 et 1935 ! Pour commémorer cet événement, une plaque a été apposée sur la maison familiale, où elle est toujours visible aujourd'hui.

plaque commémorant le centaire de la famille GRATACAP à la mairie
Plaque commémorant les 100 ans de la famille GRATACAP en tant que maire de Montredon

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 291 habitants[Note 1], en augmentation de 2,11 % par rapport à 2010 (Lot : -0,67 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
614 602 628 631 663 676 683 688 709
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
735 742 759 716 697 651 632 566 555
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
540 534 509 438 456 420 405 393 339
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
322 302 301 288 263 286 290 283 291
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Michel[modifier | modifier le code]

L'église actuelle n'a été construite qu'entre 1876 et 1883 par l'architecte Poujade de Figeac (46) mais elle a remplacé un édifice plus ancien qui portait la même dédicace à Saint-Michel. Le bâtiment apparaît très dégradé dans tous les documents où on le trouve mentionné. L'ancienne église occupait le même terrain que le bâtiment actuel sur la place du village mais elle était entourée du cimetière tel qu'il apparaît sur le cadastre de 1833. Celui-ci a été déplacé en 1856 à son emplacement actuel.

Montredon - Église Saint Michel

La chapelle Notre-Dame-de-Pitié[modifier | modifier le code]

Au bas du village, la chapelle Notre-Dame, dite du carrefour, rebâtie en 1958, remplace une chapelle plus ancienne dont on conserve une statue de pierre fin XVe siècle, et classée en 1910.

la chapelle ND de Pitié de Montredon vers 1900
la chapelle vers 1900
la chapelle ND de Pitié de Montredon vers 1950
la chapelle vers 1950
la chapelle ND de Pitié de Montredon en 2009
la chapelle en 2009
L'évolution de la chapelle ND de Pitié au fil du temps

Il existe un pèlerinage dédié à N.D de Pitié ou plutôt à la statue qu'elle abrite : une Piéta en pierre polychrome du XVIe siècle. Sa manière de parvenir en possession de la paroisse est on-ne-peut-plus rocambolesque : Elle appartenait à l'origine à la paroisse de Laroque, commune de Livinhac le Haut. Voici le récit de son acquisition tel qu'il a été transcrit par l'abbé Fau dans le cahier-journal de la paroisse :

« Ce village bâti sur la rive droite du Lot remonte à plusieurs siècles. Il a été remarquable par son château seigneurial et par une belle « Mater Dolorosa », statue en pierre de 75cm de haut et de 78cm à la base, placée dans son église. Les habitants du village de Laroque reçoivent aujourd'hui en abondance l'or des usines toutes voisines. Il n'en était pas de même avant la Révolution. La montagne à pic qui domine les maisons est à peu près aride. Du côté du levant seulement elle est propice à la vigne et peut nourrir quelques maigres châtaigniers.

Quand la France était affamée les habitants de Laroque devaient être dans une misère extrême.

Telle était leur situation quelques années avant le mouvement révolutionnaire. Poussés par la faim, les paroissiens de Laroque vinrent trouver les habitants de Montredon, leurs voisins et leur dirent : « Donnez-nous du blé nous vous livrerons notre statue de la Vierge » Le marché fut conclu. Les Montredonais prenant la précieuse madone la portèrent en triomphe et la placèrent dans un rustique oratoire érigé au carrefour sur le chemin de Figeac à Livinhac. Le grand nombre des paroissiens de Laroque accueillirent fort mal ce contrat. Cinglés de quolibets […], les vendeurs n'y tenant plus allèrent durant la nuit reprendre leur ancienne statue,  mais ils ne purent rendre le blé et leur acte fut regardé par leurs voisins comme un vol sacrilège. Dans leur indignation les habitants de Montredon tinrent conseil et envoyèrent un explorateur à Laroque. Celui-ci vit la statue sur un socle adossé très haut au mur intérieur de la nef de l'église du côté des rochers de la montagne. Quelques jours après quatre courageux chrétiens de Montredon partent la nuit pour Laroque, descendent la montagne de roche en roche, percent le mur de l'église et remontent péniblement emportant leur précieux fardeau [qui pèse tout de même 94kg].

Cette fois la Vierge fut mise en sûreté dans l'église paroissiale et y resta jusqu'après la Révolution. Quand le culte fut rétabli on replaça la statue en son premier endroit mais dans un oratoire plus digne de la Vierge […]. »

Pietà de la chapelle ND de Pitié de Montredon (46) Pierre peinte du 16ème siècle
Pietà de la chapelle ND de Pitié de Montredon (46) Pierre peinte du 16ème siècle

Le presbytère[modifier | modifier le code]

Au presbytère, sur le linteau de la porte, on remarque une croix de Malte sculptée, souvenir d'un établissement des Hospitaliers de Saint-Jean.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le 08 octobre 1911 paraît dans le journal La Défense un article relatant la guérison de Marie Fabre, du lieu-dit Lalun :

« Il y a trois ans environ, Auguste Fabre, ouvrier de l'usine de Penchot, but par mégarde plusieurs gorgées d'un corrosif quelconque. On disait ses jours comptés. Il fut pourtant soigné à Viviez par les religieuses de l'hospice de la Vieille Montagne et se remit. Mais sa femme, totalement bouleversée d'émotion, à partir de ce jour perdit la santé. Quatre médecins furent appelés mais ne la guérirent pas. Le curé fut appelé pour lui administrer les derniers sacrements mais elle continua à vivre. Malgré ses 32 ans, elle dépérissait à vue d’œil. Désespérant des remèdes humains, elle voulu partir pour les Roches Massabielles avec le pélerinage conduit par monsieur l'abbé Fabre, curé de Viviez. Elle partit le 24 septembre et Albert Delbos, du Bouyssou, offrit sa voiture pour conduire la malade à la station de Penchot. Les lundi, mardi et mercredi elle fut transportée avec les autres malades à la grotte, aux piscines et sur le passage du Saint Sacrement. Mercredi soir, à la fin de la procession, elle se levait brusquement et marchait hors des rangs des malades. L'automobile de l'hospitalisation s'avançait immédiatement pour l'arracher à la foule accourue autour d'elle et la conduire au bureau médical. Invitée à y monter sans aide, elle s'y est élancée d'un bond agile aux applaudissements de 10 000 spectateurs au moins dont l'enthousiasme est indescriptible. […] Elle était donc guérie. Montredon le 1er octobre 1911, Fau Curé »


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 66.
  3. « Les maires de Montredon », sur Site francegenweb, (consulté le 25 octobre 2017).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • www.ign.fr Montredon sur le site de l'Institut géographique national (en cache)