La Grand-Combe

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La Grand-Combe
La Grand-Combe
Chevalement du Puits Ricard.
Blason de La Grand-Combe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Patrick Malavieille
2020-2026
Code postal 30110
Code commune 30132
Démographie
Gentilé Grand-Combien; Grand-Combienne
Population
municipale
5 021 hab. (2018 en diminution de 2,99 % par rapport à 2013)
Densité 418 hab./km2
Population
agglomération
9 547 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 44° 12′ 40″ nord, 4° 01′ 46″ est
Altitude Min. 169 m
Max. 623 m
Superficie 12,01 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine La Grand-Combe
(ville-centre)
Aire d'attraction Alès
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Grand-Combe
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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La Grand-Combe
Liens
Site web lagrandcombe.fr

La Grand-Combe est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le nord du département du Gard, au pied des hautes Cévennes gardoises, à une dizaine de kilomètres au nord nord-ouest d'Alès.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Le Gardon d'Alès à La Grand-Combe.

La commune est située sur la rive gauche du Gardon d'Alès.

Climat[modifier | modifier le code]

La Grand-Combe bénéficie d'un climat méditerranéen modérée, la température y est agréable tout le long de l'année, Cela dit, des tempêtes et des orages très violents s'abattent sur elle à une période bien précise de l'année : de la mi octobre à la fin novembre, la construction d'une digue au bord du Gardon d'Alès a été nécessaire pour éviter les inondations qui restent malgré tout assez fréquentes dans les environs à cette période appelée "Épisode cévenol" la température moyenne est de 17,3°.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Grand'Combe-La Pise et la gare de La Levade, toutes deux dans le territoire communal de la Grand-Combe, sont situées sur la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac.

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par les Nouveaux Transports en Communs Cévenols, aussi appelés NTECC, officiellement rebaptisés ALES'Y depuis le 22 avril 2021.

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 16,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 17,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 241 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 7,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3,9 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[1].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Salindres », sur la commune de Salindres, mise en service en 1915[6] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[7],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 13,5 °C et la hauteur de précipitations de 1 068,8 mm pour la période 1981-2010[8]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Lanas Syn », sur la commune de Lanas, dans le département de l'Ardèche, mise en service en 1990 et à 46 km[9], la température moyenne annuelle évolue de 13,6 °C pour la période 1971-2000[10], à 13,5 °C pour 1981-2010[11], puis à 13,9 °C pour 1991-2020[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Grand-Combe est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[13],[14],[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Grand-Combe, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[16] et 9 567 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Alès, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (77,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (49,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (73,5 %), zones urbanisées (17,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,1 %), mines, décharges et chantiers (0,4 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'élément Combe représente une francisation du terme occitan combo, mot féminin, signifiant « vallée ». Il remonte au gaulois * cumba de même sens. Ce mot est aussi attesté anciennement en français, où il a été employé par des écrivains, mais il s'agit d'un emprunt au franco-provençal ou à l'occitan. C'est pourquoi il est absent des toponymies médiévales et plus contemporaines du Nord de la France. En revanche, le type la Combe (la Co(u)me en Gascogne) est fréquent dans la toponymie du Midi, des Alpes et du Jura[22].

En français moderne, combe a pris le sens savant et spécialisé de « vallée creusée le long d'une structure anticlinale ». La forme Grand-Combe sans e final à grand est un archaïsme datant de l'époque où cet adjectif était invariable. On le retrouve dans grand-mère, grand-messe, grand-rue, La Grand-Croix (Loire), Grand-Croix de la Légion d'honneur, « ce n'est pas grand-chose ». Il n'y a pas eu élision du e mais cette lettre a été ajoutée en français moderne pour uniformiser tous les féminins. L'apostrophe, souvent utilisée dans ce cas au XIXe siècle, n'a donc pas lieu d'être. C'est pourquoi elle a été remplacée au XXe siècle par un trait d'union.

Mais aussi selon Frédéric Mistral et Jules Ronjat :
Occitan La Grand-Coumbo, du bas latin Grandis Cumba[23].
Racine occitane coumbo, coumo (en gascon), coume (en béarnais), combo (en dauphinois), du roman cumba, comba, coma, du bas latin cumba, du sanscrit kumba : vallée profonde et resserrée, vallée encaissée[23]. En français moderne, combe est un terme de géomorphologie, son antonyme est cluse.
Racine occitane grand, grond (en rouergat et dauphimois), du roman gran (catalan), grande (espagnol, portugais et italien), du latin grandis : grand. Grand en occitan s'emploie souvent invariable : un ome grand, un homme grand ; uno grando bouco ou uno grand bouco, une grande bouche ; uno grand persouno, une grande personne[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Dolmen du Ronc Traoucat.

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

?
Pont de Soustelle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La maison du Mineur,
ancien site de la mine du puits Ricard.

Ville surgie pendant la révolution Industrielle, celle-ci est érigée en commune en 1846[24], à partir des territoires des communes de Laval, Portes, Sainte-Cécile-d'Andorge et Les Salles-du-Gardon. La vallée fut l'un des berceaux de l'exploitation des Mines de charbon des Cévennes, dès le Moyen Âge, mais c'est véritablement vers 1780 sous l'impulsion de Pierre-François Tubeuf que démarra une exploitation proto industrielle beaucoup plus rationalisée avec fonçage de puits, boisage des galeries etc.

La compagnie des Mines de la Grand’Combe et des chemins de fer du Gard fut créée en 1836 par le capitaine d'industrie Paulin Talabot (1799-1885). Ainsi dès 1841, La Grand-Combe et Alès sont reliées au réseau sur l'actuelle ligne des Cévennes, pour désenclaver les gisements de charbon du bassin houiller d'Alès. La « Ligne des Cévennes » est prolongée en 1867 jusqu'à Villefort via Chamborigaud puis en 1870 jusqu'à Brioude via Langogne. La Grand-Combe devient chef-lieu de canton en 1858. Tout au long de son histoire, la Compagnie des mines de la Grand-Combe est prospère. C'est une entreprise commerciale de premier plan qui alimente en charbon la marine nationale et marchande, ainsi que les chemins de fer. Elle flanque ses briquettes d'une ancre de marine, qui est sa marque en Méditerranée. Son « boulet le croissant » chauffe les maisons à Marseille et dans de nombreuses villes en France. La Compagnie de la Grand'Combe a en outre porté à sa perfection le « paternalisme », une doctrine sociale fondée sur la satisfaction des besoins matériels et spirituels de la main-d'œuvre qu'elle veut s'attacher. L'ouvrier est pris en charge de la naissance à la mort : il a droit à la gratuité du logement, du chauffage, de la scolarité, des soins, à des vivres à prix coûtant, il touche un très bon salaire. En échange il doit se plier à une morale et une pratique religieuse sans faille. De sorte qu'on peut dire qu'il y a eu à la Grand-Combe une alliance entre le trône et l'autel jusqu'à la Première Guerre mondiale. Son église édifiée de 1856 à 1864 en est la meilleure preuve. La plus grande église du Gard est une véritable cathédrale. Les protestants ne sont toutefois pas oubliés puisque la Compagnie construit pour eux en 1868 un temple à colonnades au quartier de Trescol. La prospérité est aussi dans la Culture, un grand kiosque à musique est construit sur l'esplanade de l'église à la "Belle Époque".

Après 1918, la ville tend à élire des maires plus indépendants de la compagnie, et se dote de municipalités socialistes puis, plus récemment, communistes. Les luttes et les grèves y sont plus fréquentes. Tandis que le niveau des rendements des autres compagnies minières stagne, celui de la Compagnie des mines de la Grand'Combe reste élevée (près de 1 000 000 de tonnes annuellement). La nationalisation intervenue en 1946 regroupe toutes les compagnies privées.

Lors de la grande grève des mineurs de 1948, des affrontements ont lieu entre grévistes qui occupent le puits Ricard avec un piquet de grève, et la compagnie républicaine de sécurité (CRS) no 161, de Marseille. Le matin du , le carreau de mine est expulsé sur ordre du ministre socialiste Jules Moch. L'après-midi, une importante manifestation de mineurs pour la réoccupation du puits a lieu. Les affrontements sont extrêmement violents, et les manifestants débordent les CRS qui sont submergés et battus par les mineurs. Refluant, ils sautent ou sont jetés du haut d'un mur de 6 ou 10 mètres de haut. 14 CRS sont gravement blessés, 56 plus légèrement. Aucun coup de feu n'est tiré ce jour-là, et on ne connait pas le bilan des blessés chez les mineurs. Les grévistes occupant le puits Ricard seront finalement évacués à l'aide de blindés[25],[26].

Les Houillères du bassin des Cévennes créées par la nationalisation embauchent et modernisent certains puits jugés plus rentables. Un record de production est atteint en 1958 avec 3 300 000 tonnes avec un effectif de 20 000 ouvriers sur l'ensemble du bassin houiller d'Alès-La Grand-Combe. La ville atteint 17 000 habitants en 1960. De nombreux logements sociaux et immeubles modernes pour loger les ouvriers sont construits à cette époque, notamment au quartier du Trescol. Ce quartier, bien que fortement réhabilité au début des années 2000 est aujourd'hui défavorisé (plus de 50 % de taux de chômage) et est classé en zone urbaine sensible (ZUS)[27].

Cependant, cette période euphorique n'est que de courte durée. La concurrence d'autres sources d'énergie, le pétrole notamment, et les plans quinquennaux qui programment la fin du charbon en France contribuent à des fermetures de puits. Et l'on parle très vite de licenciements, de reconversions... et à nouveau d'exode pour les Cévenols qui s'étaient accrochés au pays et à leur métier hors norme.

Au cours des années 1960 et 70, les puits ferment les uns après les autres. En 1968, le site de Rochebelle à Alès est fermé, en 1978 fermeture du puits Ricard, le puits Destival (sur Alès) en 1984 et la fermeture du puits des Oules en 1985 marque la fin de l'exploitation du charbon dans les Cévennes.

La Grand-Combe reste une ville très sinistrée depuis la cessation des activités des mines, la ville se vide peu à peu de plus de la moitié de ses habitants et atteint aujourd'hui à peine 5 150 habitants. Le taux de chômage y est très important (près de 40 %).

Cependant, depuis quelques années, l'hémorragie semble s'être freinée, le déclin s'est arrêté et La Grand-Combe peut regarder l'avenir avec beaucoup plus d'optimisme. L'activité économique se tourne aujourd'hui vers les nouvelles technologie de pointe et vers le tourisme.

L'ensemble des installations minières du puits Ricard est classé monument historique depuis un arrêté du . Ainsi, l'empreinte sociale et industrielle minière de ce territoire est reconnue comme patrimoine national et va avoir les moyens de parcourir le temps.

Chevalement de la mine du puits Ricard.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1965 Germain Soustelle SFIO Conseiller général du canton de La Grand-Combe (1951-1964)
1965 1989 Maurice Larguier PS  
1989 1995 Jean Azzopardi UDF-CDS  
1995 2001 Patrick Malavieille PCF Député (1997-2002)
Conseiller général du canton de La Grand-Combe depuis 1988
2001 2008 Denis Aigon PCF  
2008 En cours Patrick Malavieille PCF Vice-président du Conseil général
Vice-président de l'Association des maires du Gard
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Solms (Allemagne)[28]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1846. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[30].

En 2018, la commune comptait 5 021 habitants[Note 5], en diminution de 2,99 % par rapport à 2013 (Gard : +1,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
4 0114 7306 3157 7809 3628 87210 15212 13811 341
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
13 14113 35811 48411 29211 54711 23212 37812 11612 343
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
14 16514 56514 44013 24010 4528 3297 1075 8005 332
2007 2012 2017 2018 - - - - -
5 2665 2295 0415 021-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

En moins de cinquante ans, La Grand-Combe a perdu près des deux tiers de ses habitants. Ce qui donne un côté grande ville avec de nombreux immeubles modernes et barres HLM, pour cette commune peuplée seulement de 5021 habitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La ville est dotée d’une maison de santé inaugurée en 2018 sous le nom de « maison de santé Simone Veil ». Celle-ci dispose d’une grande variété de professions médicales et paramédicales.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La ville est fière de disposer d’un stade nommé "André Drulhon", d’une salle nommée "Denis Aigon" où se déroule toutes sortes d’activités, handball, basket-ball ou encore gala de musique/danse, et du camp de la planète aussi appelé "le camp planète" où peuvent se jouer, le basket-ball, le tennis, la course à pied, et même le football, dans un cadre entouré de pin afin de profiter au maximum de son activité.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

A cause du taux de chômage extrêmement élevé, le revenu moyen des ménages de La Grand-Combe est faible[33]. Le taux de pauvreté y était de 39% en 2016[33],[34]. Et seuls 20% des ménages sont imposés[34], c'est-à-dire trois fois moins que la moyenne nationale[33].

Emploi[modifier | modifier le code]

L'économie de la ville était entièrement basée sur les mines, jusqu'à leur fermeture dans les années 1970, ce qui a indirectement entraîné la fermeture des usines dans les années 1990, ce qui a sinistré l'économie de La Grand-Combe pour les décennies suivantes[33]. En 2019, le taux de chômage était de 40.2%[34], ce qui en fait le plus haut taux de chômage pour une ville de plus de 1000 habitants en France métropolitaine[33].

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

En 2015, il y avait 337 établissements actifs à La Grand-Combe[34].

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2015, 0.3% des établissements actifs à La Grand-Combe travaillait dans l'agriculture[34].

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

En 2015, 7.4% des établissements actifs à La Grand-Combe travaillait dans l'industrie[34].

Activités de service[modifier | modifier le code]

En 2015, 54.9% des établissements à La Grand-Combe travaillait dans le commerce, les transports ou les services divers[34].

Administration publique, enseignement, santé et action sociale[modifier | modifier le code]

En 2015, 24.6% des établissements actifs à La Grand-Combe travaillaient en relation avec l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale[34]. En 2019-2020, les principaux employeurs de la commune sont la mairie, la maison de retraite et les établissements scolaires[33].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-de-l'Immaculée-Conception.
  • Église Notre-Dame de l'Immaculée Conception dans le style des églises de l'est de la France édifiée de 1857 à 1864 en grès par la Compagnie des Mines par l'architecte Pierre Prosper Chabrol. Il s'agit de la plus vaste église catholique du département. Imposante nef dont la charpente est métallique et de grande portée. Bel orgue Vincent Cavaillé-Coll datant de 1880 et très nombreux vitraux conférant à l'édifice une belle luminosité. Son puissant clocher en façade à la flèche à 4 pans en pierre culmine à 55 mètres de hauteur.
  • Ruines de la chapelle Saint-Andéol de Trouillas.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Musée du mineur : la « Maison du mineur » propose une rétrospective réaliste du travail et de l’univers des « mans negros pan blan » (mains noires mais pain blanc) sur l'ancien carreau du puits Ricard (dont le chevalement en béton a été conçu par Charles Tournay). Une découverte émouvante du patrimoine et de l’histoire du bassin minier de La Grand-Combe notamment dans la « salle des lavabos » appelée dans le Nord « salle des pendus » où les mineurs, avant la descente jusqu’à 800 mètres de profondeur, suspendaient leurs habits dans des paniers métalliques. On peut aussi, aux abords du puits Ricard, visiter la salle des machines électriques datant de 1935. Accompagnement facultatif par des guides, rencontre possible avec des anciens mineurs dans la mesure de leur disponibilité.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Vue de La Grand-Combe depuis Les Salles-du-Gardon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Mathieu Lacroix, poète maçon, d'origine nîmoise, dont la commune est la patrie d'adoption, est né à Nîmes en 1819 et mort à La Grand-Combe en 1864[35], un des premiers Félibres, ami de Frédéric Mistral et d'Alphonse Daudet qu'il initie aux vers provençaux quand ce dernier est au collège d'Alès (Gard). Mathieu Lacroix, est le fils d'Anne Lacroix, fille mère, originaire de la commune de Rochegude. Ce poète ouvrier qui a connu une enfance difficile d'orphelin, a été publié de son vivant. Pauvro Martino qui raconte une tragédie minière, un coup de grisou, fut publié en 1855 par Casimir Bousquet, alors bibliothécaire de la ville de Marseille. La ville de La Grand-Combe avait érigé à Mathieu Lacroix un buste en 1899 du sculpteur Tony Noël, Grand Prix de Rome.
  • Victor Fumat (1842-1907), ingénieur inventeur d'une lampe de mineur, chef d'exploitation de la Compagnie des mines de La Grand-Combe de 1864 à 1897.
  • Léo Larguier (1878-1950), poète. Le collège de la ville porte son nom.
  • Michel Rodde (1913-2009), artiste peintre né à la Grand-Combe. Il partagea avec Jean Commère le prix Othon-Friesz en 1952.
  • René Rieubon (1918-2011), homme politique.
  • Aimé Vielzeuf (1922 -2007) : figure de la résistance durant la seconde guerre mondiale.
  • Georges E. Delannoy (1922-2011), ingénieur en chef de la Cie des Mines de La Grand-Combe (1947-1964), directeur général des Houillères du Centre Midi (1981-1985).
  • Jacques Lataste (1922-2011), escrimeur, double champion olympique, né à La Grand-Combe.
  • Xercès Louis (1926-1978) : ancien international de football né en Martinique, il est mort à La Grand-Combe où il fut professeur de sport.
  • Pierre Reinhart (1932-2011), religieux.
  • Bernard Vielzeuf, géographe, né en 1939.
  • Myriam Abel, chanteuse, née en 1981.
  • Charles Tournay, ingénieur et architecte industriel belge spécialisé dans la construction de chevalements en béton armé, a réalisé celui du puits Ricard, il y est mort pendant la construction, d'une chute depuis le sommet.
  • Marie IVASSICH, née à La Grand-Combe, championne du monde des siffleurs en 2012 à Louisburg, en Caroline du Nord aux États-Unis[36]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de La Grand-Combe Blason
De sinople au pairle cousu de sable chargé, en chef, de deux pics affrontés et, en pointe, d'une lanterne de mineur, le tout d'or, et accompagné de trois châteaux du même ouverts et ajourés aussi de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Bien que la commune fut reconnue officiellement en 1846, son blason n'a été créé qu'en , par un artiste peintre local, Marcel Feydédié ; les 3 châteaux sont : le château de Portes qui a été rénové, le château de Trouillas qui était encore visible en 1957 mais complètement en ruine 40 ans plus tard, situé sur la commune de Laval-Pradel, et le château de Trescol démoli probablement au XIXe siècle pour laisser place au puits de mine de Trescol. L'emblème de la commune est inscrite sous le blason : « mans negros pan blan » (mains noires, pain blanc), cela faisait allusion au fait que les mineurs avaient les mains noires à cause du charbon , qui leur permettait de gagner suffisamment bien leur vie pour s'acheter du pain blanc.

  • Notice de Marcel Feydédié:

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

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