Comté de Foix

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Comté de Foix

1012 – 1607

Blason
Description de cette image, également commentée ci-après

La carte du comté en vert clair en 1477

Informations générales
Capitale Foix
(comté de Foix)
Tarbes
(comté de Bigorre)
Pau
(vicomté de Béarn)
Mont-de-Marsan
(vicomté de Marsan)
Andorre-la-Vieille
(Andorre)
Narbonne
(vicomté de Narbonne)
Pampelune
(royaume de Navarre)
Langue Occitan, Béarnais, Gascon, Catalan et Basque
Histoire et événements
1012 Le comte de Carcassonne, Roger le Vieux donne une partie du territoire à son fils Bernard-Roger.
vers 1105 Roger II construit la ville de Pamiers.
1237 Roger IV devient seigneur d'Andorre à la mort de sa mère Ermessinde.
8 septembre 1278 Roger-Bernard III devient le premier coprince français d'Andorre avec le coprince épiscopal Pere d'Urtx.
26 avril 1290 Le vicomté de Béarn est rattaché au comté de Foix à la mort de Gaston VII de Béarn, beau-père de Roger-Bernard III et père de Marguerite de Béarn.
1310 Le vicomté de Marsan est rattaché au comté de Foix à la mort de Constance de Moncade, la tante de Gaston Ier et sœur de Marguerite de Béarn.
1425 Le comté de Bigorre est rattaché au comté de Foix suite au traité de Brétigny à Jean Ier.
1447 Le vicomté de Narbonne est racheté par Gaston IV.
12 février 1479 François Phébus est roi de Navarre à la mort de sa grand-mère Éléonore de Navarre.
2 août 1589 Henri III devient roi de France
1607 Henri III rattache le comté à la couronne de France
Comte
(1e) 1012-1034 Bernard-Roger
(De) 1572-1607 Henri III

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le comté de Foix[1] est un ancien comté français créé vers [1] à partir du comté de Carcassonne pour Bernard Roger[1], fils de Roger le Vieux[1]. En , le comté passe à la maison de Grailly[1] et, en , le roi Charles VII l'érige en parie en faveur du comte Gaston IV[2]. Le comté-parie passe à maison d'Albret en [1] puis à celle de Bourbon-Vendôme en [1]. En , le roi Henri IV réunit la comté au domaine de la Couronne[1].

Depuis la Révolution, le comté est entièrement compris dans le département de l'Ariège.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le comté de Foix faisait partie du pays des Volques Tectosages sous les Romains ; se divisait en haut et en bas pays de Foix, et avait pour places principales : dans le haut-pays, Foix, Tarascon, Ax ; dans le bas-pays, Pamiers, Saverdun, Lézat-sur-Lèze, Le Mas-d'Azil.

Le pays de Foix, après avoir fait partie de l'Empire romain, du royaume des wisigoths, de la monarchie mérovingienne, du duché d'Aquitaine, de l'empire carolingien, et enfin du comté de Carcassonne, fut détaché de ce dernier au XIe siècle, forma d'abord une seigneurie, et fut ensuite érigé en comté en 1050 en faveur de Roger Ier de Foix, fils de Bernard-Roger de Couserans et petit-fils de Roger Ier le Vieux, comte de Carcassonne, de Comminges, et de Couserans. À partir du comté de Foix a été créé la vicomté de Couserans (d'abord comté), ce qui prouve sa localisation en Languedoc.

S'ils sont tout d'abord vassaux des comtes de Toulouse, les comtes de Foix voient s'accroître leur puissance du XIe siècle au XVe siècle.

Le comté fut uni en 1290 à la vicomté de Béarn. En 1398, Isabelle de Foix, héritière du comté de Foix, le porta dans la maison de Grailly, par son mariage avec Archambaud de Grailly. Aux XIIIe et XIVe siècles les comtes de Foix comptent parmi les plus puissants féodaux du royaume de France.

Le comté est érigé en comté-pairie en 1458.

En 1479, Éléonore Ire de Navarre, reine de Navarre, qui avait épousé Gaston IV de Foix, comte de Foix, mourut, en choisissant pour son successeur son petit-fils François Phébus; mais celui-ci mourut fort jeune, et sa sœur Catherine de Navarre, en épousant Jean, sire d'Albret, fit passer dans cette maison le comté de Foix, ainsi que la couronne de Navarre. De ce moment, les destinées de ce comté se confondent avec celles de la Navarre.

En 1607, le comté de Foix a été rattaché au domaine royal français.

Les premiers comtes de Foix portaient : D'or à trois pals de gueules.

Après l'union avec la vicomté de Béarn, ils ont écartelé les armes de Foix avec celles du Béarn, ce qui donne : Écartelé en 1 et 4 d'or aux trois pals de gueules et en 2 et 3 d'or aux deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre

Article détaillé : Histoire de l'Ariège.

Évolution historique du comté de Foix[modifier | modifier le code]

Le pays formait anciennement une sénéchaussée comtale siégeant à Foix.

Il comprenait le comté proprement dit et ses annexes.

Le comté était divisé en Haut- et Bas-Comté et comprenait seize châtellenies :

  • le Haut-Comté ou Haut-Foix comprenait les dix châtellenies de Foix, Tarrascon, Quié, Castelverdun, Mérens, Ax, Montaillou, Lordat, Saint-Paul et Montgailliard ;
  • le Bas-Comté ou Bas-Foix comprenait les six châtellenies de Varilles, La Bastide-de-Sérou, Saverdun, Le Carlat, Saint-Ybars et Camarade.

Les annexes du comté de Foix étaient :

  • la cour de Mazères, paréage entre le comte et l'abbé de Boulbonne ;
  • la cour de Pamiers, paréage entre le comte et l'évêque de Pamiers ;
  • Lézat (aujourd'hui, Lézat-sur-Lèze) qui ne relevait d'aucune châtellenie ;
  • l'Andorre, en paréage avec l'évêque d'Urgell. C'est en tant qu'héritiers des droits des derniers comtes de Foix, transmis aux rois de France, que les présidents de la République français sont co-princes d'Andorre.

Armes[modifier | modifier le code]

Philatélie[modifier | modifier le code]

En 1955 la poste émet un timbre postal de 50 centimes, noir, vert, jaune et rouge représentant les armoiries du comté qui porte la référence YT 1044. Il fait partie de la VIIIe série des Armoiries de provinces[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Entrée « comté de Foix », sur Encyclopédie Larousse en ligne, Larousse (consulté le 27 février 2016).
  2. Guy Antonetti, « Les princes étrangers », dans Jean-Pierre Bardet, Dominique Dinet, Jean-Pierre Poussou et Marie-Catherine Vignal (dir.), État et société en France aux XVIIe et XVIIIe siècles : mélanges offerts à Yves Durand (monographie), Paris, Presses de l'université Paris-Sorbonne, coll. « Collection du Centre Roland Mousnier »,‎ , 548 p., 24 cm (ISBN 2-84050-151-1 et 978-2-84050-151-0, OCLC 410534101, notice BnF no FRBNF37679313), p. 34 [lire en ligne (page consultée le 27 février 2016)].
  3. Catalogue Yvert et Tellier, Tome 1

Sources partielles[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens extrernes[modifier | modifier le code]