Julien Sanchez

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Julien Sanchez
Illustration.
Julien Sanchez en 2016.
Fonctions
Porte-parole du Rassemblement national[1]
En fonction depuis le
(1 an, 11 mois et 22 jours)
Avec Sébastien Chenu
Jordan Bardella
(en) Laurent Jacobelli
Président Marine Le Pen
Maire de Beaucaire
En fonction depuis le
(5 ans, 5 mois et 7 jours)
Élection
Prédécesseur Jacques Bourbousson
Conseiller régional
de Languedoc-Roussillon puis d'Occitanie
En fonction depuis le
(9 ans, 5 mois et 17 jours)
Élection 21 mars 2010
Réélection 13 décembre 2015
Circonscription Gard
Président Georges Frêche
Christian Bourquin
Damien Alary
Carole Delga
Groupe politique FN puis RN
(président depuis 2017)
Biographie
Date de naissance (35 ans)
Lieu de naissance Argenteuil (Val-d'Oise)
Nationalité Français
Parti politique FN (2000-2018)
RN (depuis 2018)
Religion Catholicisme

Julien Sanchez
Maires de Beaucaire

Julien Sanchez, né le à Argenteuil, est un homme politique français.

Membre du Front national depuis 2000, il en est le porte-parole depuis 2017. Il est également maire de Beaucaire (Gard) et président du groupe Rassemblement national au conseil régional d'Occitanie.

Origines et études[modifier | modifier le code]

Julien Sanchez naît le à Argenteuil, dans le Val-d'Oise[2]. Il est issu d'une famille de pieds-noirs d'origine espagnole. Son père est plombier et sa mère agent hospitalier[3].

Après avoir passé sa scolarité à Alès (Gard), il étudie en licence d'administration économique et sociale (AES) à l'université de Montpellier[4].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Julien Sanchez adhère au Front national en 2000, à l'âge de 16 ans[3],[5]. Ses parents, engagés à la CGT, sont communistes et ses grands-parents souverainistes[6].

Il est repéré par Alain Jamet et par sa fille France, qui lui proposent en 2002 de travailler comme assistant du groupe FN au conseil régional du Languedoc-Roussillon[7]. En 2004, Marine Le Pen l'engage comme assistant au conseil régional d'Île-de-France, à Paris.

Quelques mois plus tard, Jean-Marie Le Pen lui propose de s’occuper de la stratégie internet du FN ; pendant sept ans, il contribue ainsi à dynamiser l’image de son parti politique, réalisant également des interviews, reportages, émissions et suivant les principaux dirigeants du mouvement dans leurs déplacements. Il anime également pendant plusieurs années le blog hebdomadaire de Jean-Marie Le Pen[8]. Qualifié de « communicant très habile » au sein du parti[9], il travaille au total pendant dix ans au service communication du FN[10].

Lors de la campagne présidentielle de 2012, Marine Le Pen lui confie une partie de ses relations presse puis les actions catégorielles du FN. Il continue en même temps à travailler pour Jean-Marie Le Pen.

Engagement en Île-de-France[modifier | modifier le code]

En 2006, Julien Sanchez est nommé responsable Front national de la 7e circonscription de Seine-et-Marne. Il se présente dans cette circonscription lors des élections législatives en 2007, à l'issue desquelles il recueille 5,33 % des suffrages exprimés[11]. À l'occasion des élections cantonales de 2008, il obtient 10,73 % des voix dans le canton de Claye-Souilly[12].

Il adopte plusieurs prises de position qui rencontrent un certain écho en Île-de-France. Ainsi, en mars 2009, il s'indigne du souhait du maire PS de Chelles, Jean-Paul Planchou, d'implanter une école islamique sur un terrain public[13].

Implantation dans le Gard[modifier | modifier le code]

Conseiller régional[modifier | modifier le code]

Julien Sanchez en 2007.

En 2010, il est élu sur la liste de France Jamet au conseil régional du Languedoc-Roussillon, dont il devient le benjamin[14],[15].

Lors des élections cantonales de 2011, il obtient 42,84 % des suffrages au second tour dans le canton de Nîmes-5, où il est battu par le candidat UMP[16],[17].

Candidat aux élections législatives de 2012 dans la première circonscription du Gard, il se qualifie au second tour pour une triangulaire, à l'issue de laquelle il termine à la troisième place, avec 23,85 %, derrière Françoise Dumas et le député sortant Yvan Lachaud[18].

À l'occasion des élections régionales de 2015, il est élu au conseil régional d'Occitanie sur la liste de Louis Aliot dans le Gard[19].

Le , à la suite de l'entrée de France Jamet au Parlement européen, il est élu président du groupe Front national - Rassemblement bleu Marine au conseil régional[20].

Maire de Beaucaire[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection municipale de 2014 à Beaucaire, la liste qu'il conduit arrive en tête du second tour dans le cadre d'une quadrangulaire, avec 39,8 % des voix[21]. Il est ensuite élu maire de Beaucaire par le nouveau conseil municipal[22] et devient vice-président de la communauté de communes Beaucaire Terre d'Argence. Il démissionne quelques semaines plus tard de toute fonction professionnelle rémunérée pour se consacrer à temps plein à ses mandats électifs, comme il s’y était engagé au cours de la campagne.

Il prend comme directeur de cabinet Yoann Gillet, autre responsable du FN dans le Gard[23]. Dès son arrivée à la mairie, il augmente les effectifs de la police municipale[24], met en place des relations avec les habitants par des rencontres en mairie sans rendez-vous[25], prive de subventions un foyer social-culturel (la "Maison du vivre ensemble") et met fin aux impayés dans les cantines scolaires de la ville[26]. En juin 2014, il organise une consultation locale des parents d'élèves sur la réforme des rythmes scolaires[27]. Après avoir gelé les embauches à la mairie dans le but de réaliser des économies budgétaires, il embauche des contractuels, dont Damien Rieu, porte-parole du mouvement d'extrême droite Génération identitaire, au poste nouvellement créé de directeur adjoint de la communication de la ville de Beaucaire[5],[28].

À l'occasion des attentats de janvier 2015 en France, il organise un rassemblement sur la place de la mairie, en présence de Marine Le Pen, de Gilbert Collard et de plus d'un millier de personnes[29].

Plusieurs de ses actions suscitent la controverse. En 2015, il débaptise la rue du 19-Mars-1962 en la remplaçant par la rue du 5-Juillet-1962, en référence au massacre d'Oran[30]. En 2016, il est reproché à Julien Sanchez d'avoir pris des « mesures discriminatoires » en interdisant l'ouverture de magasins la nuit[31], mais la justice le relaxe l'année suivante de faits de discrimination[32]. Toujours en 2016, il choisit de nommer une artère de la commune « rue du Brexit »[33],[34].

Il est en conflit avec la présidente socialiste du conseil régional d'Occitanie, Carole Delga, pour obtenir la rénovation de la gare de Beaucaire et l'ouverture d'un lycée général dans la commune[35].

Début 2018, il annonce que les cantines scolaires municipales des écoles primaires serviront du porc tous les lundis sans menu de substitution[36].

Cadre du Front national[modifier | modifier le code]

Il est membre du comité central du Front national depuis 2007, délégué national et présentateur des grandes manifestations du Front national (congrès, conventions, universités d’été, 1er mai).

En 2016, Marine Le Pen le nomme membre de son conseil stratégique pour l'élection présidentielle aux côtés d'une trentaine de cadres nationaux du Front national[37]. Il est ensuite porte-parole de la campagne du FN aux élections législatives de 2017[38]. Après le départ de Florian Philippot du FN, le , il est nommé porte-parole du parti, aux côtés de Sébastien Chenu et Jordan Bardella[39].

Marine Le Pen le nomme également, en décembre 2017, coordinateur national chargé des élus municipaux.

En mars 2018, à l'occasion du XVIe congrès du Front national, Julien Sanchez, déjà membre du bureau national du Front national[40], est réélu par les adhérents au Conseil national (ex-Comité central), passant de la 15e (en 2014) à la 6e position[41].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Fonction politique[modifier | modifier le code]

  • Depuis le  : porte-parole du Front national (FN) puis du Rassemblement national (RN)
  • Depuis décembre 2017 : coordinateur national du FN puis du RN chargé des élus municipaux
  • Depuis le  : membre du Bureau national du FN puis du RN

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Porte-parole du Front national du 21 septembre 2017 au 1er juin 2018.
  2. Fabrice Dubault, « Gillet candidat à Nîmes, Sanchez à Beaucaire et probablement Collard à Saint-Gilles », France 3 Languedoc-Roussillon, .
  3. a et b Christel Brigaudeau, « Parents gauchistes, fils frontiste », Le Parisien, .
  4. « Julien Sanchez, Maire de Beaucaire », sur beaucaire.fr (consulté le 23 mars 2017).
  5. a et b Vincent Michelon, « Cinq choses à savoir sur Julien Sanchez, le maire FN qui a affronté Benoît Hamon sur France 2 », sur LCI, (consulté le 16 juin 2019).
  6. Hélène Favier, « Julien Sanchez, candidat permanent au FN », BFM TV, .
  7. « Julien Sanchez, candidat permanent au FN », sur bfmtv.com, .
  8. Alain Piffaretti, « Beaucaire: Julien Sanchez, un jeune loup du FN à la mairie », L'Express, .
  9. Emilien Urbach, « À Beaucaire, l’extrémisme municipal à pas de loup du maire Julien Sanchez », L'Humanité, .
  10. Olivier Faye, «  À Beaucaire, le maire FN Julien Sanchez rêve de se créer un fief », Le Monde, .
  11. Ministère de l'Intérieur (France), « Résultats des élections législatives 2007 », sur interieur.gouv.fr, .
  12. Ministère de l'Intérieur (France), « Résultats des élections cantonales 2008 », sur interieur.gouv.fr, .
  13. « Projet d'école musulmane : le FN lance la polémique », leparisien.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 23 mars 2017).
  14. Grégor Brandy, « Qui sont les 12 nouveaux maires Front national ? Julien Sanchez », Slate, .
  15. Isabelle Petit-Felix, « Julien Sanchez, maire de Beaucaire et patron du FN dans le Gard », France 3 Languedoc-Roussillon, .
  16. Jean Lazuech, « À Nîmes, les 15 politiques nîmois les plus influents : Julien Sanchez », L'Expansion, .
  17. Ministère de l'Intérieur (France), « Résultats des élections cantonales 2011 ».
  18. Fabrice Dubault, « Record : 6 femmes du Languedoc-Roussillon députées », France 3 Languedoc-Roussillon, .
  19. Régionales : les noms des vingt élus du Gard, Midi libre, .
  20. « Julien Sanchez succède à France Jamet à la tête du groupe FN RBM Occitanie », sur www.fn-occitanie.fr, (consulté le 15 septembre 2017).
  21. Ministère de l'Intérieur (France), « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr, .
  22. Abel Mestre, « Beaucaire : Julien Sanchez (FN) élu maire », Le Monde, .
  23. Coralie Mollaret, « Gard Yoann Gillet quitte la tête du FN », sur Objectif Gard, (consulté le 16 juin 2019).
  24. Thierry Allard, « Sécurité : quelles villes ont recruté (ou pas) des policiers municipaux ? », sur Objectif Gard, (consulté le 23 mars 2017).
  25. « Permanence sans rendez-vous du Maire », sur beaucaire.fr (consulté le 23 mars 2017).
  26. Mathilde Siraud, « Soutien scolaire, cantines : les mesures choc du maire FN de Beaucaire », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 23 mars 2017).
  27. Coralie Mollaret, « Beaucaire Après consultation, la ville met en place sa réforme des rythmes scolaires », sur Objectif Gard, (consulté le 23 mars 2017).
  28. Mathilde Siraud, « Les municipalités FN recrutent des identitaires », Le Figaro, (consulté le 16 juin 2019).
  29. « A Beaucaire, la marche républicaine réunit avant tout des frontistes », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 23 mars 2017).
  30. « Le maire FN de Beaucaire débaptise la rue du 19 Mars 1962 », sur midilibre.fr (consulté le 23 mars 2017).
  31. Eugénie Bastié, « Accusé de discrimination, le maire FN de Beaucaire jugé à Nîmes », Le Figaro, (consulté le 31 janvier 2017).
  32. Reuters, « Le maire FN de Beaucaire relaxé des faits de discrimination », sur europe1.fr, (consulté le 23 mars 2017).
  33. (en) Henry Samuel, « French town to get 'Brexit street' to pay 'tribute to the sovereign British people' says Front National mayor », sur telegraph.co.uk, (consulté le 31 janvier 2017).
  34. (en) Julian Robinson, « Far-right French mayor names road in his town Brexit Street to 'pay tribute to the sovereign British people' who voted to leave the EU », sur dailymail.co.uk, (consulté le 31 janvier 2017).
  35. Béatrice Houchard, « Le Front national accuse Carole Delga de vouloir punir Beaucaire », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le 23 mars 2017).
  36. Sylvain Chazot, « Le maire FN de Beaucaire Julien Sanchez impose le porc à la cantine tous les lundis et sans menu de substitution », europe1.fr, (consulté le 8 janvier 2018).
  37. Abdel Samari, « Présidentielle 2017 Gilbert Collard et Julien Sanchez au conseil stratégique de Marine Le Pen », sur Objectif Gard, (consulté le 23 mars 2017).
  38. AFP, « L'accord entre Le Pen et Dupont-Aignan réduit à la portion congrue »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Libération, (consulté le 16 juin 2019).
  39. Le Monde.fr avec AFP, « David Rachline remplace Florian Philippot à la communication du FN », sur lemonde.fr, (consulté le 21 septembre 2017).
  40. Stéphanie Marin, « Le FN à Uzès : Rendez-vous en terre inconnue… », sur Objectif Gard, (consulté le 16 juin 2019).
  41. AFP et Philippe Huguen, « Marine Le Pen réélue sans surprise présidente du Front national », sur capital.fr, (consulté le 5 mars 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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