Carcassonne

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville du Sud de la France. Pour les autres significations, voir Carcassonne (homonymie).
Carcassonne
Image illustrative de l'article Carcassonne
Blason de Carcassonne
Blason
Carcassonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude (préfecture)
Arrondissement Carcassonne (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de quatre cantons
Intercommunalité Carcassonne Agglo
Maire
Mandat
Gérard Larrat
2014-2020
Code postal 11000
Code commune 11069
Démographie
Gentilé Carcassonnais
Population
municipale
47 268 hab. (2011)
Densité 726 hab./km2
Population
aire urbaine
96 420 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 47″ N 2° 21′ 07″ E / 43.21306, 2.352028 ()43° 12′ 47″ Nord 2° 21′ 07″ Est / 43.21306, 2.352028 ()  
Altitude Min. 81 m – Max. 250 m
Superficie 65,08 km2
Localisation

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Carcassonne
Liens
Site web Site officiel

Carcassonne est une commune française, préfecture du département de l'Aude dans la région Languedoc-Roussillon.

Ses 47 419 habitants sont appelés les Carcassonnais. Carcassonne est la ville principale de la Carcassonne Agglo 105 104 habitants (2010), de l'aire urbaine de Carcassonne 96 420 habitants (2009)[1] et de son unité urbaine qui compte 50 343 (2009).

Occupée depuis le Néolithique Carcassonne se trouve dans la plaine de l'Aude entre deux grands axes de circulation reliant l'Atlantique à la mer Méditerranée et le Massif central aux Pyrénées.

La ville est connue pour la Cité de Carcassonne, ensemble architectural médiéval restauré par Viollet-le-Duc au XIXe siècle et inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Plan de situation de Carcassonne
L’Aude, le pont Vieux et la cité médiévale

Carcassonne est située dans le sud de la France à 80 kilomètres à l'est de Toulouse. Son emplacement stratégique sur la route entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique est connue depuis le Néolithique. La ville se trouve dans un couloir entre la montagne Noire au nord et les Corbières à l'est, la plaine du Lauragais à l'ouest et la vallée de l'Aude au sud. Cette région naturelle est appelée le Carcassès ou le Carcassonnais.

La superficie de la commune est de 65 km2, ce qui est une grande commune comparée aux nombreuses petites communes de l'Aude. La ville est traversée par l'Aude, le Fresquel et le canal du Midi.

Les communes limitrophes de Carcassonne sont :

Rose des vents Pennautier
Pezens
Villemoustaussou Villalier
Villedubert
Rose des vents
Caux-et-Sauzens N Berriac
Trèbes
O    Carcassonne    E
S
Lavalette
Roullens
Alairac
Cavanac
Cazilhac
Palaja
Montirat

Climat[modifier | modifier le code]

La station météorologique de Carcassonne-Salvaza mesure quotidiennement plusieurs paramètres météorologiques depuis 1948[3]. Mais des mesures régulières sont faites depuis 1849 sous l'initiative de Don de Cépian, un ingénieur du département, qui plaça un pluviomètre à Carcassonne. Théodore Rousseau prend le relais en 1873, puis en 1897, les Ponts et Chaussées et l'école normale de Carcassonne jusqu'en 1914. Ces données permettent de connaître les conditions météorologiques de la fin du XIXe siècle.

Selon la classification de Köppen, le climat y est de type « cfa » ou subtropical humide tel qu'on peut le trouver sur la façade orientale d'un continent (comme au sud-est des États-Unis). Ce climat se démarque de la France métropolitaine, où le climat est majoritairement, hors régions d'altitude, de type cfb ou csa, de plus Carcassonne est situé sur la façade occidentale du continent, le climat de Carcassonne est un climat de transition, ce qui empêche de le considérer formellement comme un climat méditerranéen pur (csa).

  • La lettre c indique qu'il s'agit d'un climat tempéré : les températures moyennes y sont supérieures à - 3° durant la saison froide.
  • La lettre f indique qu'il s'agit d'un climat humide : les pluies sont réparties sur toute l'année. En effet, malgré un mois de juillet relativement sec, l'écart entre les précipitations du mois le plus sec et du mois le plus pluvieux, n'est pas suffisant pour qu'on puisse réellement parler de saison sèche.
  • La lettre a indique qu'il y a un été chaud : le mois de juillet a une température supérieure à 22°.

Toutefois, d'après la classification de Gaussen (P < 2T), Carcassonne a 2 mois secs et donc posséderait un climat supra méditerranéen.

Le climat de Carcassonne se caractérise donc par des étés relativement chauds, dont un mois de juillet sec et chaud, avec situation de sécheresse, des automnes et des hivers doux avec des gels relativement rares. Les pluies sont réparties à peu près équitablement du mois d'octobre au mois de mai.

La neige y est rare, il en tombe en moyenne sept jours par an entre décembre et mars, et elle fond très rapidement. L'ensoleillement est assez élevé, puisque supérieur, en moyenne, à 2 190 heures par an sur la période 1961 - 1990.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Carcassonne 2 190 h/an 695 mm/an 7 j/an 19 j/an 14 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Les précipitations y sont les plus fortes en automne au mois d'octobre et au printemps au mois d'avril. Les pluies d'été sont sous forme d'orages parfois violents se transformant en orages de grêle fatals aux vignes.

Le vent est très présent à Carcassonne, une moyenne de plus de 117 jours par an de vents de plus de 55 km/h y est relevée. Ce sont des vents d'est, vents marins, ou des vents d'ouest appelés Cers.

Carcassonne subit plusieurs inondations de l'Aude en 1872 et 1875. Les inondations de l'année 1891 sont parmi les plus importantes avec une montée des eaux de huit mètres[4] envahissant tout le quartier bas de la ville. En août 1912, Carcassonne est frappé par une tornade occasionnant de nombreux dégâts : platanes sectionnés, toitures détruites, etc.

Relevé météorologique de Carcassonne
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,1 3,5 5,6 7,7 11,4 14,8 17,2 17 14 11,2 6,6 3,8 9,7
Température moyenne (°C) 6,4 7,3 10 12,3 16,2 20,1 22,9 22,6 19,2 15,2 10 7 14,2
Température maximale moyenne (°C) 9,7 11,1 14,4 17 21 25,4 28,6 28,3 24,5 19,3 13,5 10,2 18,6
Record de froid (°C)
date du record
-12,5
16/01/1985
-15,2
04/02/1963
-7,5
01/03/2005
-1,6
08/04/1956
0,9
04/05/2010
6
01/06/1949
8,4
04/07/1948
8,2
30/08/1986
2,9
27/09/1972
-2
29/10/1949
-6,8
22/11/1998
-12
28/12/1962
-15,2
04/02/1963
Record de chaleur (°C)
date du record
21,1
15/01/1955
23,6
15/02/1998
27,3
21/03/1990
31
13/04/1949
35,2
30/05/2001
39,8
21/06/2003
40,2
06/07/1982
41,9
13/08/2003
36,4
07/09/1988
31
10/10/1967
26,2
13/11/1948
22,4
18/12/1989
41,9
13/08/2003
Nombre de jours avec gel 7,6 5,1 2,7 0,1 0 0 0 0 0 0 2,5 6,5 24,5
Ensoleillement (h) 97 120 173 188 215 240 275 260 213 145 102 92 2 120
Record de vent (km/h)
date du record
122
14/01/2004
130
08/02/1996
104
07/03/1988
112
07/04/1994
94
28/05/1999
86
13/06/1982
108
28/07/1990
119
16/08/1983
97
26/09/1992
97
11/10/2006
101
07/11/1982
140
27/12/1999
140
27/12/1999
Précipitations (mm) 67,3 67,7 64,8 71,5 62,3 43 29,1 43,2 46,1 74 56,7 69,4 695,1
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
77,2
29/01/2006
86,4
12/02/1990
60,6
04/03/1969
81,6
27/04/1993
74,3
18/05/1977
67,6
05/06/1963
90,4
28/07/1990
107,4
26/08/1990
79,9
13/09/1963
151,3
11/10/1970
168,6
12/11/1999
113,6
03/12/2003
168,6
12/11/1999
Nombre de jours avec précipitations 10 9,4 9,6 9,7 8,5 5,9 4,5 5,4 5,6 7,5 8,5 9,3 93,9
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 4,3 4,5 4,1 4,4 3,9 2,7 1,8 2,4 2,6 3,3 3 4,2 41,2
Humidité relative (%) 82 79 74 74 72 69 64 68 73 80 82 84 75,08
Nombre de jours avec neige 2,1 2,1 0,9 0,3 0 0 0 0 0 0 0,6 1,4 7,4
Nombre de jours d'orage 0,3 0,3 0,8 1,5 2,2 2,9 3,8 3,8 2,1 1,1 0,1 0,2 19,1
Nombre de jours avec brouillard 2,8 1,6 0,9 0,5 0,4 0,2 0,3 0,3 0,9 1,9 2,1 2,2 14,1
Source : Infoclimat, Météo-France et Lameteo.org
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9.7
3.1
67.3
 
 
 
11.1
3.5
67.7
 
 
 
14.4
5.6
64.8
 
 
 
17
7.7
71.5
 
 
 
21
11.4
62.3
 
 
 
25.4
14.8
43
 
 
 
28.6
17.2
29.1
 
 
 
28.3
17
43.2
 
 
 
24.5
14
46.1
 
 
 
19.3
11.2
74
 
 
 
13.5
6.6
56.7
 
 
 
10.2
3.8
69.4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Gare SNCF de Carcassonne
Transport en commun Agglo'bus de Carcassonne

Carcassonne est située sur l'axe majeur de communication entre Toulouse et la côte méditerranéenne. Le canal du Midi datant du XVIIe siècle était autrefois un axe fluvial très emprunté. Aujourd'hui, l'autoroute des Deux Mers et plus précisément le tronçon est de l'A61 passe au sud de la ville permettant un accès direct depuis Toulouse ou Montpellier. Deux sorties (sortie 23 et sortie 24) desservent la commune. Sur le réseau secondaire, la route départementale 6113 (ancienne route nationale 113) traverse Carcassonne et permet de rejoindre Toulouse à l'ouest et Narbonne à l'est. Au sud, la route départementale 118 permet d'emprunter la vallée de l'Aude et de rejoindre Limoux et Quillan. Au nord, cette même départementale 118 continue vers la montagne Noire et rejoint Mazamet.

Carcassonne est aussi accessible par le train grâce à la liaison Toulouse-Sète en passant par Narbonne. La ville est aussi reliée à Quillan via une portion rénovée de l'ancienne ligne Carcassonne-Rivesaltes.

Article détaillé : gare de Carcassonne.

La construction de cette gare marque le début du tourisme vers la cité de Carcassonne. L'hôtel Terminus inauguré en 1914 par l'architecte Belin est un bâtiment remarquable du quartier de la gare[5] qui a profité de cet afflux touristique pour se développer.

Article détaillé : Aéroport de Carcassonne Salvaza.

L'aéroport de Carcassonne Salvaza, rebaptisé « aéroport de Carcassonne en Pays Cathare - Sud de France », en 2010, est situé à l'ouest de la ville dans la zone d'activité de Salvaza. Il permet de s'envoler vers l'Angleterre (Londres, Liverpool, Bournemouth, et Nottingham), vers l'Irlande (Dublin, Cork), vers l'Écosse (Glasgow), vers la Belgique (Charleroi), vers le Danemark (Billund) et vers le Portugal (Porto) via la compagnie aérienne Ryanair[6]. En 2002, des travaux ont permis d'allonger la piste principale afin de recevoir de plus gros avions. L'aéroport a reçu 426 798 passagers en 2006, 466 305 passagers en 2007, 444 702 passagers en 2008 et 452 158 passagers en 2009[7],[8]. En 2010, de gros travaux vont être entrepris pour augmenter la capacité de l'aéroport avec la création d'une nouvelle aire de stationnement permettant d'accueillir simultanément 4 aéronefs, construction d'une nouvelle caserne de pompiers, renouvellement du matériel d'exploitation, création d'un nouveau hangar pour le matériel de piste, adaptation des infrastructures terminales pour garantir le cheminement des passagers, agrandissement des salles d'embarquement[9].

En centre-ville, la voiture est le moyen de transport privilégié des Carcassonnais. La circulation aux heures de pointe y est pourtant assez difficile, surtout en été avec l'afflux de touristes. La route départementale 6113 (ex-route nationale 113) qui débouche directement en ville est très vite saturée. Un premier tronçon routier est construit en 1980 avec la rocade ouest permettant de joindre la sortie d'autoroute 23 et la route départementale 6113. La rocade nord-est est ouverte depuis le 18 décembre 2008 et permet de dévier le trafic de la RD 6113 grâce à un contournement par le nord. Ces travaux ont nécessité la construction d'un viaduc au-dessus de l'Aude et des trois ponts[10]. En centre-ville, trois parkings souterrains (le parking André-Chénier de 340 places, le parking des Jacobins de 211 places et depuis le 25 février 2008 le parking Gambetta de 403 places) permettent d'accueillir jusqu'à 954 voitures[11]. L'aménagement de l'esplanade du square Gambetta est actuellement terminé[8].

Du côté des transports en commun, onze lignes de bus sillonnent la ville de Carcassonne et desservent l'ensemble de la ville dont l'aéroport de Carcassonne[12]. La société Agglo'Bus gère l'ensemble du parc des autobus pour la communauté d'agglomération du Carcassonnais. Durant la période estivale, la bastide Saint-Louis est desservie par de petites navettes électriques gratuites dénommées « Les Toucs ».

Site[modifier | modifier le code]

Carcassonne est située sur les bords du fleuve de l'Aude. La commune est traditionnellement divisée en deux, la ville basse qui occupe les berges du fleuve à l'ouest et la ville haute (ou cité) qui occupe la colline surplombant l'Aude. La cité est construite sur un petit plateau constitué par le creusement de l'Aude à environ 150 mètres d'altitude au-dessus de la ville basse[13]. La ville basse se situe au niveau de l'Aude dont l'altitude est de 100 mètres.

L'Aude arrive à Carcassonne après son périple montagneux dans les gorges de la haute-vallée de l'Aude et devient alors un fleuve plus tranquille. Elle passe au Païcherou, longe le cimetière Saint-Michel puis se sépare en deux bras formant une île appelée « l'île du Roy ». Quatre ponts permettent de la franchir : le pont Garigliano, le pont-Vieux accessible qu'aux piétons, le pont Neuf et le pont de l'Avenir. Le canal du Midi passe également au nord de la ville entre la gare et le jardin André-Chénier jouxtant la bastide Saint-Louis.

La ville se situe dans un couloir entre la montagne Noire au nord et la chaîne des Pyrénées au sud. La plaine est constituée de dépôts récents amenés par l'Aude et provenant des Pyrénées. Il s'agit de la molasse de Carcassonne, qui se caractérise par une alternance de grès, de conglomérats et de marnes gréseuses fluviatiles datant de l'Éocène.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Vue du quartier de la Trivalle et de la ville basse depuis la cité de Carcassonne

Les deux quartiers les plus importants sont la cité ou ville haute et la bastide ou ville basse. Ils sont réunis par celui de la Trivalle avec le pont Vieux traversant l'Aude[14]. La Cité est sise sur un promontoire élevé et entouré d'épais remparts depuis le Moyen Âge. Aussi l'habitat y est dense et vieux. La circulation y est difficile, réglementée et interdite en juillet et en août. La ville basse est une ancienne bastide dont l'organisation suit un plan régulier d'un hexagone aux angles flanqués de bastions. Les rues se coupent en angles droits et sont organisées autour d'une place centrale, la place Carnot. Un boulevard ceinture l'ensemble de cette bastide en suivant les anciens remparts de la ville détruits en 1764 sur ordre de l'évêque Armand Bazin de Bezons. Ce boulevard est large et ouvert contrairement aux rues de la bastide qui sont plus étroites. Plusieurs de ces rues de la bastide sont piétonnes.

Le reste de la ville est découpé en quartiers : La Conte et Joliot-Curie, Ozanam et Saint-Saëns, Saint-Georges, le Viguier, Saint-Jacques, la Cité Fleming, Grazailles-la Reille, la Cité la Prade, la Cité Albignac, le Palais, Gambetta, le Plateau, les Capucins, Bellevue et Pasteur.

La ville possède de nombreux hameaux : Montlegun, Montredon, Grèzes, Herminis, Maquens et Villalbe.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le logement[modifier | modifier le code]

Logements du quartier de la Trivalle

Carcassonne comptait 25 632 logements en 2007. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en 1999, seulement 8,9 % des résidences principales étaient postérieures à 1990. A contrario, les constructions antérieures à 1949 représentaient 29,2 % du parc.

86,6 % des logements sont des résidences principales, réparties à 51,3 % en maisons individuelles et à 47,8 % en appartements (respectivement 57,7 % et 40,5 % dans la région). 48 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 49,8 % qui ne sont que locataires et 2,2 % logés gratuitement(respectivement 58,5 % et 41,5 % dans la région)[15],[16].

À noter qu’avec 3 771 logements HLM soit 19,4 % du parc en 1999 (9,6 % dans la région), la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez important en 1999 avec 9,4 % du parc contre seulement 7,7 % dans la région. L'office HLM de l'Aude a participé à des programmes d'amélioration des logements en 1988 en construisant des résidences intégrant la domotique. Ainsi, les résidences « l'étoile » et « Roosevelt » à Carcassonne sont les premiers logements HLM de ce type[17]. Les quartiers du Viguier et de La Conte regroupent la grande partie des logements sociaux de la ville dont la population est majoritairement composée d'habitants immigrés ou d'origine immigrée. Ces quartiers sont composés de logements HLM ainsi que de pavillons.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (62,4 %), ou 3 pièces (18,8 %), puis 2 pièces (13,5 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 5,3 %). La ville possède par conséquent des logements de taille importante du fait de l'espace immobilier non restreint, permettant de grandes constructions, et du fait de la demande faible en petits logements[18],[19]. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 89,9 % ont le chauffage central et 57,4 % possèdent un garage, box ou parking (respectivement 76,5 % et 61,7 % pour la région).

Projets d’aménagement[modifier | modifier le code]

Plusieurs projets d'aménagement de la commune sont en cours de réalisation au nord-est de la ville. Il s'agit de mettre en place de nouvelles zones d'activité commerciale afin d'attirer de nouvelles entreprises à Carcassonne ainsi que l'implantation de nouvelles zones résidentielles. La ZAC (zone d'aménagement concerté) des Hauts de Grazailles située entre la rocade et le canal du Midi est en cours de réflexion et permettrait d'ajouter entre 500 et 700 logements ainsi que des services publics (groupes scolaires) sur 27 hectares. La ZAC de Montredon est un nouveau quartier qui sera créé avec la délocalisation de l’hôpital en 2012. Le site accueillerait le nouveau pôle santé ainsi que des logements et des équipements publics. Enfin, le lotissement de Montredon est en cours de réalisation sur un site de 17 hectares au hameau de Montredon pour la construction de logements sociaux et de pavillons[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cité de Carcassonne.
Médaille représentant la cité de Carcassonne, signée Roger Baron, 68 mm, 1986
Revers de la médaille avec les armes de la ville et Raymond VI ainsi que Simon de Monfort s'affrontant en tenue de chevalier à cheval

L'histoire de Carcassonne est directement liée à celle de la cité. C'est en 1247 que la ville s'étend réellement hors de la cité. Il s'agit de la ville basse ou bastide Saint-Louis.

Au sud de la cité, cinq châteaux forts (château de Termes, château d'Aguilar, château de Quéribus, château de Peyrepertuse et château de Puilaurens), désignés comme les « cinq fils de Carcassonne », dont les ruines subsistent encore, défendaient le passage du Languedoc contre les Espagnols.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La premier toponyme connu de la ville est Carcasso. Pline l'Ancien cite ce nom, plus précisément il cite Carcaso Volcarum Tectosage, au Ier siècle av. J.-C. mais il semble que le terme existait déjà au VIe siècle av. J.-C.[21]. En occitan le nom de la ville est directement dérivé de sa forme latine, ce qui donne Carcassona [karka'suno].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Carcassonne - blason actuel
Il se décrit ainsi : d'azur semé de fleurs de lys d'or au portail de ville flanqué de deux tours couvertes d'argent, maçonné, ajouré et ouvert de sable, la porte coulissée aussi d'argent surmontée d'un écusson de gueules chargé d'un agneau pascal d'argent à la tête contournée nimbée d'or, portant un panonceau aussi d'argent surchargé d'une croisette du champ
Ce blason est le résultat d'une recomposition à partir des blasons jadis distincts, de la ville haute et de la ville basse, celui de la ville basse remplaçant au-dessus de la porte un précédent "de France moderne".

Toutefois on trouve de nombreuses variantes.

  • Le champ de l'écu n'est pas toujours semé de fleurs de lis;
  • Les tours sont parfois blasonnées comme couvertes, en précisant "en clocher"
  • Le champ de l'écusson est parfois lui aussi semé de fleur de lys d'or, et même bordé "cousu" d'azur… (reste du précédent "de France" : azur et fleurs de lis ?...)
  • L'agneau pascal et ses accessoires sont très variablement décrits (tête contournée ou non, nimbé ou non, lequel nimbe est parfois crucifère, et ainsi que la croix, tantôt d'argent, tantôt d'or).

La raison invoquée pour ses nombreuses variations, en particulier pour l'écusson, est sa petite taille rendant difficile la lecture des détails.

blason

Carcassonne - ville haute

  • selon Malte-Brun (la France illustrée, 1882) : D'azur, à un portail de ville, accompagné de deux tours crénelées d'argent et surmonté d'un écusson d'azur à trois fleurs de lis d'or, 2 et 1.

Malte-Brun ne donne pas toujours des blasonnements rigoureux : ici le portail de ville (qui est une muraille équipée d'une porte) est confondu avec la porte elle-même : c'est la porte qui est surmontée de l'écusson, non le portail, ce dernier flanqué et non accompagné de deux tours.
Ces armoiries de la ville haute représentent le pouvoir.

blason

Carcassonne - ville basse

  • selon Malte-Brun (la France illustrée, 1882) : D'azur, semée de fleurs de lis d'or sans nombre, au besant d'or mis en cœur, chargé d'un tourteau de gueules, surchargé d'un agneau pascal d'argent supportant une croix d'or avec un guidon d'argent chargé d'une croix de sable.
  • Devise : « HIC OVES BENE NATÆ AGNUM COMITANTUR »

Ici aussi ainsi, on trouve deux anomalies: "Sans nombre", synonyme de "Semé" fait pléonasme; "supportant" signifie "posé dessus" ce qui n'est pas le cas de la croix, qui est en fait simplement "portée" - si on n'utilise pas le terme spécifique de "croisé" normalement utilisé ici. Un blasonnement plus correct serait : D'azur, semée de fleurs de lis d'or, au besant du même mis en cœur, chargé d'un tourteau de gueules, surchargé d'un agneau pascal d'argent croisé d'or, le guidon aussi d'argent chargé d'une croix de sable.
Ces armoiries de la ville basse représentent l'industrie de la laine très puissante.

Les origines de Carcassonne[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Hache polie néolithique en néphrite – Carcassonne – Muséum de Toulouse

Le site était déjà habité au Néolithique et a livré des objets notamment une hache en néphrite, qui a appartenu au XIXe siècle au minéralogiste Alexis Damour, conservée au Muséum de Toulouse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carcassonne était très tôt l'emplacement d'un site protohistorique très actif situé près du fleuve Atax (l'Aude). C'est la première apparition connue du toponyme Carcasso (voir supra au § Toponymie) « Dans l'intérieur des terres, colonies : Arles de la sixième légion, Béziers de la septième, Orange de la seconde ; dans le territoire des Cavares, Valence, des Allobroges Vienne ; villes latines : Aix des Salluviens, Avignon des Cavares, Apta Julia des Vulgientes, Alébécé des Reies Apollinaires, Alba des Helves, Augusta des Tricastins, Anatilia, Aeria, Bormanni, Comacina, Cabellio, Carcasum des Volces Tectosages, Cessero, Carpentoracte des Mémines, Ies Caenicendes, les Cambolectres, surnommés Atlantiques, Forum Voconii, Glanum Livii »[22]

Le site originel de Carcassonne se trouvait sur le plateau où passe l'actuelle autoroute A61. Il s'est ensuite déplacé au VIe siècle vers l'emplacement actuel de la cité de Carcassonne sans raison connue. À la fin du IIe siècle av. J.-C., le lieu est déjà un oppidum avec des fossés et héberge des habitations gauloises. En 118 av. J.-C., les Romains s’emparent du lieu occupé par les Volques Tectosages et fortifient l’oppidum.

Ensuite les Wisigoths s’emparent de l’oppidum au Ve siècle[23], puis les Sarrasins au VIIIe siècle qui resteront environ trente ans avant d'être chassés par les Francs. Ces derniers laisseront le nom de Karkashuna. D'autres noms apparaissent comme Carcasona ou Carcassione[24]. Après l’éclatement de l'Empire Carolingien, l’époque féodale s’instaure avec à la tête de la ville la famille Trencavel qui va y régner en dynastie du XIe siècle au XIIIe siècle. Carcassonne prospère et prend une place stratégique très importante dans le Languedoc.

Légende[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dame Carcas.
Dame Carcas accueille les touristes à l'entrée de la cité de Carcassonne

La ville de Carcassonne entretient la légende selon laquelle le nom de la ville de Carcassonne daterait du début du IXe siècle. Au moment des faits, la ville aurait été sarrasine. Charlemagne aurait fait le siège, mais la maîtresse des lieux, dame Carcas, aurait fort résisté. Les deux armées seraient devenues affamées. Tandis qu'il n'aurait resté qu'une mesure de blé et un petit cochon dans la cité, la dame Carcas aurait eu l'idée de démoraliser ses adversaires.

Le porcelet aurait été engraissé, puis projeté par dessus les remparts. Pensant que la ville avait encore beaucoup de nourriture, Charlemagne aurait fait lever le siège. À ce moment, dame Carcas aurait fait sonner les trompettes et, Charlemagne revenant sur ses pas, la dame Carcas lui aurait proposé la paix. D'où l'expression « Carcas sonne ».

Historiquement, la reconquête des terres du Languedoc par Charlemagne remonte à son père, Pépin le Bref, au milieu du VIIIe siècle.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Reste de rempart de la Bastide construite sous le règne de saint Louis

Le catharisme atteint Carcassonne qui aura beaucoup d'adeptes dans ses murs. Les cathares étant protégés par le vicomte Raimond-Roger Trencavel, la ville devient terre d’hérésie aux yeux du pape. En conséquence, elle subira de plein fouet les feux de la croisade bientôt dirigée par Simon de Montfort après la chute de la ville (auparavant c'était Arnaud Amaury légat du pape qui dirigeait la croisade). C'est ainsi qu'au mois d'août 1209, l'armée des croisés met le siège devant Carcassonne. Les deux bourgs tombent rapidement, ils sont brûlés et détruits. L'enceinte de la Cité va résister à l'assaillant. C'est la sécheresse et la soif qui feront capituler le vicomte de Carcassonne au bout de deux semaines de siège. En effet Trencavel ne prit aucune disposition pour défendre l'accès aux points d'eau situés en dehors de l'enceinte, croyant que les assiégés seraient secourus rapidement. Il sera aussitôt jeté en prison où il mourra très vite[25]. Dès la prise de la Cité les terres des Trencavel sont attribuées à un des Barons du nord, le célèbre Simon de Montfort. Son fils donnera ses terres au roi de France, qui les intégrera au domaine royal en 1224[26]. Un tribunal d'inquisition est installé dans la ville en 1234.

Ce dernier événement est majeur dans l'histoire de Carcassonne. Après la tentative de révolte des Carcassonnais menée par le fils du vicomte Trencavel en 1240, saint Louis chasse la population de la ville, et l'autorise à s'établir sur l'autre rive du fleuve : c'est la création d’une ville nouvelle. Une bastide est alors créée en contrebas de la Cité de Carcassonne[27]. Carcassonne devient alors une ville bicéphale où une concurrence acharnée a lieu économiquement et socialement entre Cité et Bastide. Progressivement, la Bastide Saint-Louis va prospérer économiquement au point de surpasser la Cité qui perd au fur et à mesure tous ses pouvoirs et son rayonnement politique.

La ville basse est dotée d'un consulat en 1248. Six consuls gouvernent la ville aidés par des notables. Au XIVe siècle, la ville est le premier centre de production textile du royaume, dont la matière première utilisée est la laine. Elle provient des élevages de la Montagne Noire et des Corbières. Les productions étaient exportées vers les grands comptoirs européens comme Constantinople ou Alexandrie[28].

En 1348, la ville est touchée par la peste comme le reste du pays et l'épidémie est récurrente jusqu'au siècle suivant. À cette même période, la guerre de Cent Ans provoque de nombreux dégâts. Le prince Noir dévasta par le feu la ville basse en 1355 en épargnant la cité de Carcassonne[29]. Un siège aurait été trop long et l'aurait ralenti dans son entreprise de pillage. La bastide fut reconstruite (mais seulement la moitié de la bastide) et fortifiée en 1359. L'industrie du drap reprend et se développe.

Quoique la ville de Carcassonne ne connût pas le roi Louis XI (1423-1461-1483), ce dernier n'hésita pas à confirmer ses privilèges et défendre la ville en mars 1462 (1461 v. st.)[30],[31],[32].

Du XVIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Carcassonne vers 1780 (carte de Cassini) avec la bastide à l'ouest de l'Aude et la cité sur les hauteurs à l'est de l'Aude

À partir de cette période, la ville basse connaît une croissance supérieure à celle de la cité qui perd son rôle militaire. En 1531, le protestantisme fait son apparition, mais les calvinistes sont chassés de la ville basse qui se fortifie de plus belle. C'est une base pour les catholiques qui partent en guerre contre les villages protestants de la région : Limoux, Bram… De plus des rivalités apparaissent entre la cité et la ville basse provoquant des destructions de la ville basse. Au début des années 1560, les protestants de la ville sont massacrés[33]. Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[33].

Un passage de l'Histoire générale de Languedoc de Dom Vaissète offre un intéressant compte-rendu de la réunion des États de Languedoc [dont il est possible de visualiser la gravure d'une séance solennelle plus tardive en note[34]] de 1569 qui se tint, en pleine guerres de religion, à Carcassonne dans le grand réfectoire des Augustins de la ville basse, sous la présidence par ordonnance royale, d'Antoine II de Dax, évêque d'Alet (1565-†1579). Ce texte illustre bien le type de tâches et de débats qui animaient les réunions des États, il est lisible par la note[35]. La tenue des États à Carcassonne permet aussi de vérifier que la ville conservait toujours une place et un rôle politique en Languedoc, Pays d'états, au XVIe siècle.

Petit à petit la Cité perd de son importance avec le transfert de nombreuses institutions à la ville basse croissante. La richesse due au commerce drapier permet d'embellir la ville. La manufacture de draps des Saptes fut créée, ou plutôt relancée, en 1667 par Colbert pour développer ce qu'avaient créé les frères Saptes, venus de Tuchan, qui s'installèrent au XVIe siècle près de Conques, puis Carcassonne, où ils concentrèrent en un même lieu toutes les opérations nécessaires à la fabrication des tissus, ce qui valut une grande prospérité à la famille, dont la troisième génération abandonna la fabrique pour la magistrature.

Des hôtels luxueux sont construits, l'eau est amenée jusqu'à la ville, le pavage et l'éclairage des rues rendent la ville plus moderne. Les vieux remparts et portes de la ville basse sont démolis au XVIIIe siècle, le portail des Jacobins est construit à cette époque. Malheureusement, de nombreux problèmes causent la perte de cette mono-industrie. Sous la Restauration, l'activité est mécanisée et les salaires sont tirés vers le bas. La viticulture rentre en concurrence et la misère gagne la cité de Carcassonne et ses derniers tisserands.

À la Révolution française, la ville est peu engagée et l'industrie drapière est concurrencée par les Anglais provoquant des baisses de salaires importantes. Le , le département de l'Aude est créé et Carcassonne en devient le chef-lieu[36]. Elle devient aussi chef-lieu de district. Mais les prix de la nourriture augmentent, la famine et le mécontentement populaire se font sentir.

Carcassonne absorbe Carcassonne-Cité entre 1795 et 1800.

XIXe au XXIe siècles[modifier | modifier le code]

Place Davilla à Carcassonne

Au XIXe siècle, un changement dans les mentalités intervient et une prise de conscience pour les monuments historiques s'annonce. On veut restaurer et valoriser le patrimoine français. La Cité, complètement ruinée et miséreuse va recevoir le soutien d’érudits audois et carcassonnais tel Jean-Pierre Cros-Mayrevieille[Note 1] soutenu par Prosper Mérimée, inspecteur des monuments historiques. Les premiers travaux de restauration portent sur la Basilique Saint-Nazaire-et-Saint-Celse.

De nombreuses expropriations ont ensuite lieu, supprimant la totalité de l’habitat construit dans les lices et excluant une partie de la population de la Cité. Un demi-siècle de travaux aura lieu pour restituer toute la grandeur du XIIIe siècle au plus grand ensemble de fortification du Moyen Âge d’Occident. L’architecte Viollet-le-Duc, spécialiste des restaurations en France, portera ce chantier avec réussite mais déclenchera parfois une certaine polémique sur ses choix de restaurations et sur ses initiatives personnelles assez particulières. Il n'en demeure pas moins que la Cité de Carcassonne est globalement très bien restaurée, la restauration portant sur seulement 15 % du bâti (crénelages, toitures).

En 1907, les vignerons carcassonnais participent à la révolte des vignerons pour dénoncer les problèmes qui affectent la viticulture du Languedoc. La fraude récurrente de certains producteurs, la surproduction, le mildiou et la concurrence provoquent leur colère et ils demandent à l'État, qui dans un premier temps ne réagit pas, de mettre en place une réglementation sur les productions viticoles. Carcassonne rejoint en septembre 2007 la Confédération générale de vignerons du Midi (CGV), la première union syndicale[37].

En 1944, la cité de Carcassonne est occupée par les troupes allemandes qui utilisent le château comtal comme une réserve de munitions et d'explosifs. Les habitants sont expulsés de la Cité. Joë Bousquet, commandeur de la Légion d'honneur, s'indigne de cette occupation et demande par lettre au préfet la libération de la Cité considérée par tous les pays comme une œuvre d'art qu'il faut respecter et laisser libre[38].

En avril 1996, Rémy Cazals organise le colloque de Carcassonne sur la Première Guerre mondiale, qui permettra de publier Traces de 14-18[39] et de faire avancer l'historiographie de la Première Guerre mondiale.

En 1997, la Cité de Carcassonne atteint la consécration en obtenant son classement sur la liste des sites au patrimoine mondial de l'humanité par l’Unesco et la ville basse de Carcassonne « La Bastide Saint-Louis » est classée secteur sauvegardé. Aujourd’hui, plus de trois millions de touristes en font un des lieux les plus visités d’Europe[40].

Le 6 novembre 2003 eut lieu à Carcassonne dans l'hôtel de la Cité le 16e sommet franco-espagnol[41] en présence de José María Aznar, chef du gouvernement espagnol, de Jacques Chirac, président de la République et de 13 ministres des deux pays[42].

Le 29 juin 2008 pendant les journées « portes ouvertes » à Carcassonne du 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (3e RPIMa), à la suite d'une erreur d'approvisionnement de tir (balles réelles au lieu de balles à blanc), un accident provoque des blessures graves sur 17 personnes dans le public. Cette affaire devenue nationale après la visite sur place du président de la République, Nicolas Sarkozy, accompagné de son ministre de la Défense, entraîna la démission du chef d'état-major des armées[43].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Circonscriptions de l'Aude
Palais de Justice de Carcassonne

Carcassonne est le chef-lieu de quatre cantons :

C'est aussi la préfecture du département de l'Aude dont les locaux sont hébergés dans un bâtiment de 1760 de style Louis XV[44]. La ville fait aussi partie de la première circonscription de l'Aude qui contient 10 cantons et 99 717 électeurs.

Elle abrite plusieurs administrations et services publics sur son territoire : un bureau de poste (40, rue Jean-Bringer), un hôtel de police, une direction départementale des renseignements généraux, une compagnie républicaine de sécurité, un groupement de gendarmerie[45], un poste de douane présent à l'aéroport de Carcassonne Salvaza, un centre des impôts[46] ainsi qu'une caserne de sapeurs-pompiers[47]. D'autres services publics sont disponibles comme un centre de sécurité sociale, une agence nationale pour l’emploi (ANPE)[48], un point d’accueil EDF-GDF et la caisse d'allocation familiale de l'Aude[49].

Carcassonne fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance et de commerce de Carcassonne, ainsi que de la cour d'appel de Montpellier[50]. La ville possède son propre palais de justice sur le boulevard jean Jaurès. De plus, l'armée est très bien implantée à Carcassonne avec des détachements de l'armée de Terre : le 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (3e RPIMa) hébergé à la caserne Laperrine datant du XVIIIe siècle, une délégation militaire départementale de l'Aude et le centre d'information et de recrutement de l'armée de Terre[51].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de quarante-trois membres, dont le maire et onze adjoints[52]. Le maire est secondé par vingt vice-présidents[53]. De plus, un conseil municipal des enfants est formé de 44 élèves de classes de CM1 et CM2 de vingt-deux écoles[54].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politiquement, Carcassonne était plutôt une ville de droite jusqu'en 2009, les électeurs ayant voté majoritairement à droite pour les élections municipales depuis 1983. L'ancien maire de la commune de 2005 à 2009, Gérard Larrat, était de droite (UMP), il avait succédé à Raymond Chesa lui-même de droite (UMP) après sa mort à la suite d'une longue maladie[55]. Cependant l'élection présidentielle de 2007 a montré une nette préférence pour la candidate de gauche au premier tour et une quasi-égalité droite/gauche au second tour. Depuis 2009, la mairie de Carcassonne est à nouveau tenue par la gauche, comme avant 1981. La ville passe à nouveau à droite en mars 2014.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jean-Marie Le Pen avec 23,50 %, suivi de Lionel Jospin avec 20,15 %, puis de Jacques Chirac avec 17,93 % et enfin Jean-Pierre Chevènement avec 5,36 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 77,15 % pour Jacques Chirac contre 22,85 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 17,27 %, résultat assez proche des tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) avec cependant cinq points supplémentaires pour Jean-Marie Le Pen[56].

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les Carcassonnais ont largement voté contre la Constitution européenne, avec 59,63 % de Non contre 40,37 % de Oui avec un taux d’abstention de 29,84 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont assez conformes à la tendance départementale de l'Aude (Non à 64,62 % ; Oui à 35,38 %) mais légèrement supérieurs à la moyenne du département démontrant le caractère privilégié des habitants de la ville par rapport au reste du département rural, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation[57].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Ségolène Royal avec 31,13 %, suivi par Nicolas Sarkozy avec 29,60 %, François Bayrou avec 13,71 %, Jean-Marie Le Pen avec 13,33 %, puis Olivier Besancenot avec 3,75 %, et enfin Marie-George Buffet avec 2,29 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 50,30 % (résultat national : 53,06 %) contre 49,70 % pour Ségolène Royal (national : 46,94 %)[58]. La victoire au premier tour de la gauche à Carcassonne montre un retournement depuis plusieurs années de la dominance de la droite.

En mars 2008, le maire sortant Gérard Larrat (UMP) gagne l'élection de 56 voix face au député Jean-Claude Perez (PS) mais à la suite de nombreuses irrégularités dans le scrutin, cette victoire est contestée par la liste adverse. Le 29 mai 2009, en appel, le Conseil d'État prononce l'annulation des élections municipales. Au premier tour des nouvelles élections, le 6 septembre 2009, la liste de Jean-Claude Perez (PS) arrive en tête avec 45,9 % des voix, suivi par celle de Gérard Larrat (UMP) avec 39 % des voix. Le 13 septembre, la liste de Jean-Claude Perez remporte l'élection avec 54,03 % des suffrages, contre 45,96 % pour celle de Gérard Larrat[59] (avec 36,71 % d'abstentionnistes).

Les maires de Carcassonne[modifier | modifier le code]

Liste des consuls de Carcassonne de 1294 à 1740, se référer infra au § « Liens externes »

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
avril 1945 octobre 1947 Henri Gout Parti républicain, radical et radical-socialiste Médecin, député, président du Comité de Libération
27 octobre 1947 mars 1950 Philippe Soum Radical-socialiste Médecin généraliste et légiste, démissionnaire en mars 1950
mai 1950 janvier 1953 Marcel Itart-Longueville   Avocat
janvier 1953 septembre 1968 Jules Fil SFIO Enseignant, conseiller général, député puis sénateur
octobre 1968 mars 1981 Antoine Gayraud SFIO puis PS Pharmacien, conseiller général, conseiller régional, député
mars 1981 mars 1983 Fernand Ancely PS Cadre bancaire, adjoint du maire, il assure l'intérim à la mort d'Antoine Gayraud
mars 1983 11 janvier 2005 Raymond Chesa RPR puis UMP Professeur, conseiller général, conseiller régional, député européen
janvier 2005 mai 2009 Gérard Larrat UMP Avocat, ancien député, maire adjoint, il assure l'intérim à la mort de Raymond Chesa puis est élu maire. Réélu lors des élections de mars 2008, elles sont annulées par le Conseil d’État le 29 mai 2009.
10 juin 2009 20 septembre 2009 Jean-Pierre Pech   Premier président honoraire de cour d’appel, président de la délégation spéciale[60]
20 septembre 2009 6 avril 2014 Jean-Claude Perez PS Député de l'Aude
6 avril 2014 en cours Gérard Larrat DVD Avocat, ancien député

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Habitations du quartier de la Trivalle

Les quatre taxes de 2006 furent votées par le conseil municipal de Carcassonne pour des taux de : 15,23 % pour la taxe d'habitation, 39,82 % pour la taxe foncière bâti, 107,99 % pour la taxe foncière non bâti, et 21,33 % pour la taxe professionnelle (taux intercommunal)[61]. Les taux départementaux étaient respectivement la même année de 9,43 %, 21,17 %, 54,93 % et 14,68 %.

Cette fiscalité est très supérieure à la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Ces taux sont à titre de comparaison et respectivement 11,44 %, 28,63 %, 67,79 % et 14,37 % pour Narbonne. Narbonne est de taille équivalente à Carcassonne mais possède un dynamisme et une économie liée au tourisme et à des entreprises privées plus nombreuses.

Le taux de la fiscalité directe locale est de 15,23 % en 2006 ce qui est là aussi supérieur au taux départemental avec 9,43 %[62].

Le taux de la taxe d’habitation de 13,82 % en 2003 et 15,23 % 2006 comme les autres taxes est en augmentation constante depuis plusieurs années[61], contrairement à Narbonne qui a réussi à maintenir ces taux entre 2003 et 2006, notamment les taxes foncières et professionnelles qui n'ont pas bougé.

Enfin, la municipalité a dû supporter le poids de la dette « Orta »entre 1989 et 2009[63]. Cette dette vient d'un projet de centre international de congrès financé par la municipalité lors du mandat de Raymond Chesa. La construction du site a été confiée un promoteur immobilier appelé « Orta ». Le promoteur s'est enfui avec le financement et la municipalité a été condamnée à rembourser l'argent emprunté. Cette dette est à l'origine d'une partie de l'augmentation. Mais Carcassonne doit aussi rattraper son retard par rapport à Narbonne car elle a connu une période d'immobilisme durant laquelle aucun investissement n'avait été fait sur la commune[64]. Aujourd'hui, de nombreux projets d'aménagement et d'infrastructures sont en cours.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Le taux de criminalité de la circonscription de police de Carcassonne est de 108,60 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus élevé de l'Aude, très largement supérieur à la moyenne nationale (83/1000). Ce taux correspond au taux de criminalité de la région Languedoc-Roussillon (109,31/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 24,51 %, le plus faible du département et de la région mais proche des moyennes régionale (26,79 %) et nationale (28,76 %)[65].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville réalise plusieurs projets de gestion de l'environnement. Un tri sélectif a été mis en place en 2005 et a permis de traiter 750 tonnes d'ordures ménagères. Ce dispositif a nécessité la mise en place de la déchèterie de La Fajolle, de faire des campagnes de sensibilisation auprès des citoyens et des écoles, et l'extension de l'aire de compostage au pôle environnemental de Salvaza[8]. La ville a investi 28 000 000 d'euros dans la station d’épuration et l'usine de compostage de Saint-Jean.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelages en projet:

D'après[69]:

et:[70]:

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 47 268 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 400 15 219 14 985 15 752 20 997 22 623 21 333 21 607 20 005
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
19 915 20 644 22 173 24 407 25 971 27 512 29 330 28 235 29 298
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
30 720 30 976 30 689 29 314 33 974 34 921 33 441 38 139 37 035
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
40 897 43 616 42 154 41 153 43 470 43 950 46 639 47 268 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[71] puis Insee à partir de 2004[72])
Histogramme de l'évolution démographique


Carcassonne est la deuxième ville la plus peuplée de l'Aude après Narbonne (51 039 hab). La densité de la commune est de 729 hab/km2. C'est aussi la plus densément peuplée par rapport à Limoux (313 hab/km2), Narbonne (295 hab/km2) ou Castelnaudary (246 hab/km2). Mais cette densité est largement inférieure à des villes comme Toulouse (3 735 hab/km2), Montpellier (4 524 hab/km2) ou Perpignan (1 725 hab/km2). C'est aussi l'aire urbaine la plus peuplée du département avec 96 420 habitants avant Narbonne (88 745 hab), Castelnaudary (21 106 hab) et Limoux (15 458 hab)[73].

L'évolution démographique (source : Insee[74]) de la ville est régulière et en augmentation depuis le XIXe siècle en passant de 15 219 habitants en 1800 à 47 854 habitants en 2009. Dans le milieu du XXe siècle, cette progression stagne. En 1968, le nombre total d'habitants était de 43 616 habitants. Il descend à 41 153 habitants en 1982. Ce recul de la population s'explique par un solde migratoire négatif au profit des villes de Toulouse ou de Montpellier dans lesquelles l'économie et l'emploi sont plus attractifs.

Cependant depuis 1982, la population augmente à nouveau puisque celle-ci est passée de 41 153 habitants en 1982 à 47 854 habitants en 2009[75].

Un autre phénomène est l'arrivée des Britanniques à Carcassonne. L'Insee a noté une augmentation nette passant de 0,42 Britannique pour 1 000 habitants en 1975 à 2,4 en 1999. La proportion dans le département de l'Aude est plus forte avec 3 pour mille en 1999[75].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Carcassonne en 1999[76] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
Avant 1904
0,5 
8,4 
1905-1924
13,3 
13,4 
1925–1939
15,5 
18,1 
1940-1954
17,6 
20,8 
1955-1969
19,6 
20,8 
1970-1984
18,2 
18,3 
1985-1999
15,3 

La ville suit exactement les mêmes tendances que la région Languedoc-Roussillon. Les parts des 15-29 ans et des 30-44 ans sont les plus représentées avec 20,8 % pour les deux en 1999 (respectivement : 19,8 et 20,9 % pour la région). Les personnes âgées sont peu représentées avec 8,4 % en 1999 comme dans le reste de la région (7,5 %)[77],[78].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ancienne école des filles de Carcassonne

Carcassonne possède seize écoles maternelles, quatorze écoles élémentaires et quatre écoles primaires. Cela représente 4 250 élèves dans les écoles publiques et 750 élèves dans le privé[79].

La ville possède six collèges publics : les collèges André-Chenier, de Grazailles, Alain, Jules-Verne (ancien « la conte »), le Bastion et Varsovie ; et quatre lycées publics : Charles-Cros, lycée agricole Charlemagne, Jules-Fil et Paul-Sabatier.

La commune compte en outre trois établissements privés : le collège Jeanne-d'Arc, le lycée Saint-Stanislas et le lycée d'enseignement professionnel Saint-François.

Carcassonne est équipée de quelques établissements d'enseignement supérieur comme un Institut de formation en soins infirmiers, une antenne de l'École nationale de l'aviation civile, un IUFM et deux départements de l'IUT de Perpignan en « STatistique et Informatique Décisionnelle » (STID) et en « techniques de commercialisation ».

Santé[modifier | modifier le code]

Le premier centre de santé de Carcassonne date de 1648. Il est situé au pied du pont vieux du côté de la bastide Saint-Louis. Il s'agit de l'ancien hôpital général qui est devenu aujourd'hui le centre de séjour du pont Vieux qui dépend du centre hospitalier Antoine-Gayraud[80]. La ville possède un établissement privé, la clinique Montréal, et un établissement public, le centre hospitalier de Carcassonne. Un pôle Santé est en cours de réalisation sur la zone d'activité de Montredon. Elle comprendra un pôle logistique et un secteur hospitalier[8].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Embrasement de la cité de Carcassonne lors du 14 juillet 2012
  • Avril - Semaine du Jazz
  • Mai-août - Festival d'Orgues:"les Vents D'Anges".
  • 21 juin - Fête de la musique
  • Juin-juillet-août - Festival de Carcassonne
  • Juillet-août - Les estivales d'Orgue de la Cité.
  • 14 juillet - Embrasement de la cité
  • Fin août - Féria "Carcassonne fête le Sud"
  • Juillet-août - Grand tournoi de chevalerie
  • Octobre - Festival international de la Magie
  • Octobre - Fête du vin
  • Décembre - Animations: "La magie de Noël"

La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XIII[modifier | modifier le code]

Le club Association Sportive Carcassonne XIII dit (ASC) est le club de rugby à XIII de la ville de Carcassonne.Auparavant, ce club crée en 1899 jouait au rugby à XV et a d'ailleurs participé à la finale en 1925, défaite devant l'U.S.Perpignanaise (5 à 0). Le club évolue en première division nationale de rugby à XIII depuis 1938. C'est une des équipes de rugby à XIII qui a eu son heure de gloire durant les années 1945-1954 avec la famille Taillefer[81]. Les joueurs Édouard Ponsinet, Puig-Aubert et Gilbert Benausse étaient des figures emblématiques du rugby à XIII carcassonnais[82]. L'ASC XIII est le club le plus titré de France avec 11 titres de champion de France et 13 coupes nationales. L'ensemble des équipes évoluent au stade Albert-Domec.

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

Le club de rugby à XV Union sportive carcassonnaise XV (USC). La structure a créé une école de rugby, l'école de Rugby Bassin Carcassonnais pour former les jeunes de la région[83]. Son palmarès n'est pas très important et le club a rétrogradé en division honneur en 1951. Le renouveau à lieu en 2008 avec l'arrivée de Christian Labit, il accède à la Fédérale 1 (3e division nationale) en remportant le titre de champion de France de Fédérale 2. Il enlève en 2010 celui de Fédérale 1 avec la montée en PRO D2 qui lui permet de figurer sur la liste des 30 meilleurs clubs français.

Autres sports et infrastructures[modifier | modifier le code]

La ville possède aussi des clubs de football, le Football Agglomération Carcassonne fondé en 1947, de basket-ball, Sport Olympique Carcassonnais Basket, de handball, le Handball Club Carcassonnais et de triathlon le Triathlon Club Carcassonnais tccarcassonne.com(TCC) qui organise chaque année deux épreuves  : le triathlon au lac de la Cavayère et le duathlon au pied des murailles de la Cité médiévale.

Au niveau des infrastructures sportives, Carcassonne propose dix stades dont le stade Albert-Domec pouvant accueillir 10 000 personnes. Elle possède aussi des aires de jeux, un centre omnisports de 6 500 m2 où l'on peut pratiquer les sports de raquette, les arts martiaux et la gymnastique et centre de remise en forme avec la possibilité de faire du tir à l'arc, de la boxe et du tae kwon do. La ville possède aussi six gymnases et une salle polyvalente ainsi que trois piscines dont 2 couvertes et enfin trente courts de tennis (couverts et de plein air). Il existe aussi un golf de 18 trous et un hippodrome[84].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse est représentée majoritairement par les grands quotidiens régionaux L'Indépendant, Midi libre et La Dépêche du Midi. En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par de nombreuses stations locales dont Contact FM, 100 pour 100, Radio Marseillette ou nationales avec décrochage local, comme Chérie FM et Radios chrétiennes francophones (R.C.F pays d'Aude). Une télévision locale diffuse des émissions sur Internet. Il s'agit de TV Carcassonne, et aussi sur internet depuis 2007, des informations au quotidien sur le site du "Magazine" www.cathare.net

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

à la Renaissance[modifier | modifier le code]

période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Cros-Mayrevieille (1810-1876), né à la Trivalle, mort à Narbonne. Historien et archéologue, inspecteur des Monuments historiques.
  • Edouard Ourliac (1813 - † 1848) est un écrivain né à Carcassonne.
  • Fortuné Henry (1821-1882), poète et militant socialiste utopiste, membre de la Commune de Paris. Pendant son séjour à Carcassonne entre 1859 et 1862, il crée et dirige un hebdomadaire satirique intitulé Panurge.
  • Paul Lacombe, compositeur, né à Carcassonne en 1837 et décédé à Carcassonne en 1927. Cofondateur de la Société nationale de musique.
  • Pierre Germain (1817-1891), compositeur, auteur de 3 opéras dont Simon de Montfort.
  • Armand Raynaud, compositeur et chef d'orchestre du Théâtre du Capitole de Toulouse, né à Carcassonne en 1847 et décédé à Toulouse en 1900

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Paul Sabatier, prix Nobel de chimie, né à Carcassonne
  • Paul Sabatier (1854 - † 1941), prix Nobel de chimie 1912, est né à Carcassonne.
  • Maurice Sarrail (1856 - † 1929) est un général français né à Carcassonne.
  • abbé Gabriel Sarraute (1893 - † 1991), aumonier militaire des troupes françaises en 1940 (Paris, Lorraine...), deviendra plus tard chanoine de la cathédrale de Carcassonne et conservateur des trésors culturels de l’Aude. Auteur de divers ouvrages.
  • Fortunat Strowski (1866-1952), historien de la littérature, est né à Carcassonne.
  • Jacques Ourtal (1868 – † 1962) était un peintre qui s'inspira des paysages de l'Aude.
  • François-Paul Alibert (1873-1953), poète carcassonnais, grand ami d'André Gide
  • Joë Bousquet (1897 - † 1950 à Carcassonne), poète et ami de Louis Aragon, André Gide, Paul Éluard, Hans Bellmer, Max Ernst René Nelli, il vit alité à Carcassonne où il écrit de nombreux poèmes après avoir reçu une balle, lors de la Première Guerre mondiale, dans la moelle épinière.
  • René Iché (1897 - † 1954) était un sculpteur et un résistant qui a vécu plusieurs années à Carcassonne et laisse plusieurs œuvres à la commune.
  • Albert Domec, joueur de rugby à XV né à Saint-Pé-de-Bigorre le 7 octobre 1901 et décédé à Carcassonne le 20 novembre 1948.
  • René Nelli (1906 - † 1982) était un poète en occitan, un ethnologue et un enseignant spécialiste du catharisme. Il est né et mort à Carcassonne.
  • Ferdinand Alquié né en 1906 à Carcassonne et décédé en 1985 était un philosophe, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques
  • André Cayatte (1909 à Carcassonne - † 1989 à Paris) était un cinéaste qui a réalisé une trentaine de films.
  • Georges Guille (1909-1985), parlementaire (1945/1973), président du conseil général de l'Aude (1945/1973) ministre chargé de l'énergie nucléaire, l'un des créateurs du Festival de la Cité.
  • Jean Bringer (1916 - † 1944) était un chef départemental des FFI de l'Aude.
  • Aimé Ramond, (1918 - † 1944) était un résistant et un policier du commissariat de Carcassonne.
  • Jean Deschamps (1920-2007) est un acteur de théâtre, membre du TNP de Jean Vilar en 1951 et de la Comédie-Française de 1956 à 1957. Il dirigea de 1957 à 1974 le Festival de la Cité de Carcassonne. Le grand théâtre de la Cité porte son nom depuis 2006.
  • Germain Raynaud né le 28/12/1897 à Carcassonne et décédé le 24/06/1977. Il a été champion de France de rugby avec Quillan en 1929 et trois fois finaliste : en 1925 avec Carcassonne et en 1928 et 1930 avec Quillan. Il jouait deuxième ligne (1,90 m 98 kg). Il est le frère de Joseph Raynaud lui aussi joueur de rugby.
  • Joseph Raynaud né le 21/10/1901 à Carcassonne et décédé le 10/09/1984. Il a été vice-champion de France de rugby avec Carcassonne en 1925 et avec Quillan en 1930. Il jouait deuxième ligne (1,80 m 85). Il est le frère de Germain Raynaud lui aussi joueur de rugby.
  • Pierre Bordas, né à Carcassonne le 5 juillet 1913 et mort à Barbizon le 5 octobre 2000. Il a été le fondateur des éditions Bordas. éditeur, parmi d'autres novateurs ouvrages scolaires, des célèbres manuels de littérature Lagarde et Michard
  • Jacques Roubaud, poète, mathématicien, membre de l'Oulipo, y a passé sa jeunesse.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Olivia Ruiz, artiste née à Carcassonne

Économie[modifier | modifier le code]

La rue commerçante de Verdun dans la bastide
La cité de Carcassonne, le moteur du tourisme carcassonnais
Hôtel de la cité

Au XVIIIe siècle, la ville était une grande ville industrielle grâce à la production de textiles de toutes sortes. Aujourd'hui, Carcassonne ne vit que de commerce local lié au tourisme et de ses fonctions administratives.

Carcassonne est aussi le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Carcassonne-Limoux-Castelnaudary.

Prédominance du commerce[modifier | modifier le code]

L'économie industrielle est faible, l'industrie lourde est inexistante et la ville tente d'attirer de nouvelles industries[87]. Quelques entreprises sont présentes en agro-alimentaire comme ROLLAND-PILPA (fabrication de crèmes glacées), le groupe UCCOAR (usine d'embouteillage) dont le chiffre d'affaires est de 92 M d'euros[88] et Aude Coop (Coopérative des producteurs du terroir d'Oc)[89].

L'artisanat est bien représenté à Carcassonne avec 936 entreprises regroupant 2700 actifs[90]. L'agriculture est peu représentée et se limite majoritairement à la viticulture. Le tourisme est aussi un apport économique important grâce à l'attrait mondial de la cité de Carcassonne et du canal du Midi. Il représente un taux d'emploi comparable à celui de la côte languedocienne[91]. La commune a donc développé son offre d'accueil avec de nombreux restaurants et 1200 chambres réparties dans 34 établissements[92] dont deux hôtels de luxe, un cinq étoiles, l'hôtel de la Cité et un quatre étoiles, le Domaine d'Auriac. Carcassonne possède aussi un camping trois étoiles et de nombreux gîtes. Au milieu de la cité, se trouve aussi une auberge de jeunesse.

Comme dans tout le reste de la France, le commerce de détail de Carcassonne a régressé au profit du commerce de grande surface. La grande surface gagnait 14,1 emplois pour 1 000 habitants entre 1975 et 1999 tandis que le reste du commerce de détail en perdait 16,3 pour 1 000. Le commerce de détail reste tout de même majoritaire avec 68 % des emplois commerciaux tandis que les grandes surfaces représentaient 32 % dans l’ensemble des communes 25 km autour de Carcassonne[93].

Viticulture[modifier | modifier le code]

Vignoble au pied de la Cité de Carcassonne

Un vin porte le nom de cette ville : Cité-de-carcassonne (IGP). Comme son nom l'indique, Carcassonne est une commune viticole du vignoble du Languedoc. Cependant le vin plus connu qui peut y être produit est l'AOC Malepère, mais cette commune à l'autorisation d'y produire les IGP Pays d'Oc, Pays Cathare et Aude[94].

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition de l'emploi[95]
Tertiaire Industrie Construction Agriculture
Carcassonne 84,97 % 7,66 % 5,52 % 1,85 %
Moyenne nationale 71,5% 18,3% 6,1% 4,1 %

L'agriculture est très peu représentée parmi les emplois Carcassonnais avec 1,9 %. Cet emploi a beaucoup régressé depuis 1990 comme une grande partie de la France[91]. L'industrie et la construction représentent aussi peu d'emploi avec respectivement 7,7 % et 5,5 % des emplois. Ces taux sont le résultat de plusieurs années de désindustrialisation comme à Limoux[91]. Le secteur tertiaire regroupe pratiquement la totalité de l'emploi avec un taux de 85 %[96]. Le taux de Carcassonnais ayant suivi des études supérieures est de 17,4 %, contre 18,1 % en moyenne en France métropolitaine[97]. Le taux de chômage est d’environ 10,6 % (estimation 2005), soit légèrement supérieur à la moyenne nationale (9,6 %), et le revenu moyen par ménage est d'environ 13 650 € par an (moyenne nationale : 20 363 € par an).

En 1999, 85,8 % des actifs Carcassonnais ayant un emploi travaillaient dans la commune[98]. La plupart des actifs travaillent à Carcassonne car la ville regroupe la plus grande partie du bassin d'emploi de la région. 74 % des actifs avec emploi utilisent leur voiture particulière pour leur trajet domicile / lieu de travail. Carcassonne rencontre assez peu de difficultés de circulation et les transports en commun sont peu développés ce qui favorise l'utilisation de ce mode de transport.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cité de Carcassonne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : cité de Carcassonne.

La Cité de Carcassonne, sur la rive droite de l'Aude a été classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1997. C'est le haut lieu touristique de la ville avec près de 4 millions de visiteurs chaque année dont près de 500 000 visites du château comtal et des remparts[99]. C'est le deuxième site touristique le plus visité de France après le Mont-Saint-Michel.

C'est un ensemble médiéval unique en Europe de par sa taille et son état de conservation. La cité est ceinturée de deux rangées de remparts et possède un château, le château comtal, et la basilique Saint-Nazaire.

La Cité de Carcassonne et le pont Vieux traversant l'Aude

Le château comtal[modifier | modifier le code]

La basilique Saint-Nazaire
La basilique Saint Nazaire au cœur de la Cité

Situé au sein de la cité de Carcassonne, le château comtal est une forteresse qui hébergeait les vicomtes de Carcassonne. Certaines de ses fondations reposent sur une domus du Ier siècle. Très tôt, cet emplacement devient un lieu de pouvoir. Le nouveau château comtal est bâti au début du XIIe siècle ; il en reste aujourd’hui une partie du donjon. Il connaît de nombreuses modifications au cours des siècles en particulier en 1229 où, aux mains du pouvoir royal, il devient le siège de la Sénéchaussée. De 1240 à 1250, la construction de l’enceinte est entreprise pour le fortifier. Cette ceinture est constituée d’une courtine, de tours rondes, du châtelet d'entrée, de la barbacane ainsi que du fossé.

Le château se visite toute l'année et permet d'accéder aux remparts de la cité. Il contient en outre un musée lapidaire et une exposition permanente sur la restauration de la Cité au XIXe siècle.

Du 14 au 16 mars 2014, le château comtal de Carcassonne accueillera une convention non officielle dédiée à la série télévisée Game of Thrones.

La basilique Saint-Nazaire[modifier | modifier le code]

La basilique Saint-Nazaire est une église d'origine romane datant du XIe siècle. C'est tout d'abord une simple église bénie et consacrée cathédrale par le pape Urbain II en 1096[100],[101]. Sur son emplacement se trouvait une cathédrale carolingienne dont il ne reste aucune trace aujourd'hui[102]. La crypte date aussi de l'époque de la construction de la nouvelle cathédrale par la famille Trencavel malgré son état dégradé qui fait penser le contraire. Les vitraux originaux de la basilique se trouvent dans la Sainte-Chapelle à Paris.

La cathédrale est construite en grès à l'extérieur. Elle est agrandie entre 1269 et 1330 dans le style gothique imposé par les Français devenus maîtres de la région, avec un transept et un chœur très élancés, un décor de sculptures et un ensemble de vitraux qui comptent parmi les plus beaux du sud de la France. Un prélat bâtisseur, Pierre de Rochefort, est à l'origine financière d'une grande partie des décors et de l'achèvement des voûtes. Ses armoiries sont visibles dans le chœur, l'abside et le bras sud du transept, tandis que la chapelle du collatéral nord contient le monument commémoratif de la mort du contributeur. Un autre personnage, Pierre Rodier archevêque de Carcassonne, possède son blason dans la chapelle du collatéral sud[103].

La basilique Saint-Nazaire est classée au titre des monuments historiques par la liste de 1840[104]. Les rénovations d'Eugène Viollet-le-Duc ont largement transformé son extérieur, mais l'intérieur est le plus remarquable. On observe alors les deux styles, gothique et roman, sur les vitraux, les sculptures et tous les décors de l'église. De nombreux vitraux du XIIIe siècle et du XIVe siècle sont présents sur les façades. Elles représentent des scènes de la vie du christ et de ses apôtres. En 1801, l'église est déchue de son rang de cathédrale de Carcassonne au profit de l’église Saint-Michel, située dans la bastide. Ce transfert se déroule dans un contexte de changements avec l'abandon de la cité et l'expansion de la ville basse. Elle devient basilique en 1898, par un bref du pape Léon XIII[105].

Une communauté de chanoines vivait à proximité de la cathédrale avec une salle capitulaire et le dortoir à l'est, le réfectoire et les cuisines au sud et les caves et écuries à l'ouest. Mais l'ensemble des bâtiments est démoli en 1792.

Le canal du Midi[modifier | modifier le code]

Quai du canal du Midi à Carcassonne
Article détaillé : canal du Midi.

Le canal du Midi, appelé aussi canal des Deux-Mers car il relie la mer Méditerranée à l'océan Atlantique, est une voie fluviale classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996. À l'origine, en 1681, le canal ne passe pas à Carcassonne et se trouve à plus de deux kilomètres de la cité à cause d'un désaccord de négociation entre Pierre-Paul Riquet qui réclamait aux consuls de Carcassonne une aide financière de 100 000 livres pour faire passer le canal dans la ville. Cette erreur des dirigeants de la ville eut un impact sur l'économie de la ville puisque le trafic fluvial ne s'arrêtait pas à Carcassonne. Cette dernière ne s'épanouissait pas autant que Castelnaudary. Un nouveau tracé est alors proposé pour détourner le canal dans la ville et pour construire un port fluvial. En 1810, le canal du Midi passe définitivement par Carcassonne. La ville possède désormais un axe majeur de navigation fluvial du XIXe siècle, le bassin du port, et trois ponts que sont le pont Marengo, le pont de la Paix et le pont d'Iéna[106].

L'arrivée du canal du Midi est générateur de nombreuses transformations urbaines dans la ville basse. Les fossés entourant les remparts de la bastide sont comblés afin de construire des grands boulevards. En 1812, un grand projet permet d'urbaniser la partie située entre le canal et la bastide. Des logements sont construits ainsi que des bâtiments pour le fonctionnement du canal durant les années qui suivirent[107].

La bastide Saint-Louis[modifier | modifier le code]

La fontaine de Neptune, place Carnot
La Porte Monumental des Jacobins
Le clocher de l'église Saint-Vincent, qui domine toute la bastide à une hauteur de 54 mètres, abrite un important carillon de 54 cloches
Jardin Maria et Pierre-Sire

Plus communément appelée « ville basse », elle est le centre marchand et résidentiel de Carcassonne. C'est Louis IX (saint Louis) qui autorise la construction en 1247 d'un bourg sommairement fortifié pour loger les Carcassonnais. L’enceinte longue de 2 800 m qui entoure la ville est construite de 1355 à 1359, sous les ordres du comte d’Armagnac[108]. La ville basse fut saccagée par Édouard de Galles, le Prince Noir, en 1355. En 1539, la bastide fut modifiée et prit son aspect actuel.

La bastide Saint-Louis était entourée de remparts dont il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges, notamment à l'est de la ville, les remparts du bastion. Le plan de la ville basse est un plan en damier centré sur la place Carnot. Les rues étroites se coupent à angle droit et courent d'un bout à l'autre de la ville, plan typique des bastides du sud de la France. Ce découpage permettait aux défenseurs du Moyen Âge de parcourir sans obstacle la ville à cheval afin de défendre les remparts attaqués. Au centre de la ville se trouve la place Carnot, qui est encore aujourd'hui la place du marché. Vers la fin du XVIe siècle, les murailles sont renforcées de quatre bastions : le bastion Saint-Martin, le bastion du Calvaire, le bastion de Montmorency et le bastion de la Tour Grosse ou des Moulins[108]. Ces travaux interviennent durant les guerres de religion afin de renforcer les protections de la ville basse.

Aujourd'hui, la bastide est constituée de rues piétonnières possédant de nombreux commerces. La place Carnot centrale accueille en été une scène pour le festival de la Bastide proposant plusieurs spectacles gratuits[109].

La porte monumentale des Jacobins est l'une des quatre dernières portes qui se situaient aux quatre points cardinaux de la bastide. Ces portes permettaient le contrôle des entrées dans la bastide quand cette dernière était fortifiée.

Un seul film de cinéma a été tourné uniquement dans la Bastide, il s'agit de Sans famille de Marc Allégret en 1934.

Lieux sacrés[modifier | modifier le code]

Entre la ville basse et la ville haute, Carcassonne possède plusieurs lieux sacrés. Deux églises, la cathédrale Saint-Michel et l'église Saint-Vincent[110], datent de l'extension de deux villages, Saint-Vincent et Saint-Michel, hors de murs de la cité durant l'époque médiévale. La cathédrale Saint-Michel est le lieu de culte de la bastide Saint-Louis construit en 1247. C'est une église gothique de style languedocien qui devient cathédrale en 1803[111] à la suite de la destitution de la basilique Saint-Nazaire (décrite plus haut) située dans la cité. La partie sud de la cathédrale reposait contre une muraille construite après la destruction du Bourg en 1355. Le clocher se compose de trois étages rectangulaires et massifs et un quatrième octogonal. La cathédrale a été restaurée plusieurs fois par Eugène Viollet-le-Duc. L'église Saint-Vincent, pour sa part, a été construite en 1269, elle possède la 2e nef a travée unique la plus large de France (20 m), seulement devancée par la cathédrale de Mirepoix (20,50 m)[112].

L'église Saint-Gimer est située dans le quartier de la Barbacane au pied de la cité. Elle est plus récente car elle a été construite par Eugène Viollet-le-Duc de 1854 à 1859[113] à la place de la barbacane d'Aude qui a été détruite pour l'occasion[114]. La chapelle Saint-Gimer existait dans le quartier avant la construction de l'église. Elle a été érigée au XVIIe siècle sur l’emplacement de la maison natale de saint Gimer, évêque de Carcassonne au début du Xe siècle[115].

Des chapelles sont aussi présentes en ville comme la chapelle Notre-Dame-de-la-Santé qui date de 1527 grâce à l'argent du legs de Jean de Saix. Elle faisait partie de l'hôpital des pestiférés[116] situé près du pont vieux. Une autre chapelle, la chapelle des Carmes, est située dans la bastide Saint-Louis. Elle a été reconstruite plusieurs fois au XIVe siècle, puis au XVIIe siècle et enfin au XVIIIe siècle[117].

Enfin, un temple protestant est situé dans la rue Antoine-Marty et a été inauguré en 1890. Sa façade est sobre et ressemble à une église anglicane[118].

La mosquée As-Salam a été inaugurée le 24 juin 2000 dans le quartier La Conte.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

La ville possède de nombreux espaces verts dont :

  • Le jardin Maria-et-Pierre-Sire est un espace vert situé devant les bâtiments administratifs du quartier de la Trivalle au pied du pont de l'Aude. Son nom rend hommage à deux écrivains renommés de Carcassonne, Pierre Sire, instituteur, et Maria Sire, directrice de l'école de la Cité[119]. Le jardin possède une stèle en leur souvenir.
  • Le jardin André-Chénier est situé entre le canal du Midi et la route nationale 113 en face de la gare SNCF. Il date de 1821 et honore l'abdication de Napoléon et l’entrée de Louis XVIII à Paris[120].

Carcassonne possède deux fleurs en tant que ville fleurie par le Conseil national des villes et villages fleuris de France[121].

Hôtels particuliers[modifier | modifier le code]

Carcassonne possède de nombreux hôtels bourgeois témoins de son passé industriel et commerçant. Ces hôtels datent de l'industrie du textile entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. La rue de Verdun (ancienne rue Mage) regroupe plusieurs de ces hôtels comme l'hôtel Besaucèle, l'hôtel Bourlat et l'hôtel de Roux d'Alzonne qui renferme le collège André-Chénier. Quelques hôtels sortent du lot comme l'hôtel de Franc de Cahuzac, l'hôtel Castanier-Laporterie ou l'hôtel de Murat.

Enfin d'autres hôtels particuliers peuvent être signalés comme l'hôtel de Pelletier du Claux, l'hôtel de Rolland qui renferme l'actuel hôtel de la mairie, l'hôtel de Saix, l'hôtel Roques-Guilhem, l'hôtel de Maistre et l'hôtel Saint-André.

Autres édifices[modifier | modifier le code]

D'autres édifices sont caractéristiques de l'histoire et du patrimoine de la ville. Le pont Vieux est un pont d'une longueur de 225 mètres enjambant l'Aude qui fut le premier pont à relier la cité à la bastide. Il est aujourd'hui réservé aux piétons. Il permet d'avoir une belle vue sur les remparts de la cité et sur le quartier de la Trivalle situé en contrebas de la cité. C'est dans ce quartier que se trouve la manufacture royale de La Trivalle qui était un ensemble d'usines destiné à la confection de draps. Cette manufacture a été mise en place en 1696 par Colbert pour favoriser l'exportation de textile de qualité en Méditerranée orientale. Le seul bâtiment conservé se situe à l’extrémité du pont Vieux. Il est aujourd'hui intégré aux bâtiments de la cité administrative[122].

Au cœur de la bastide Saint-Louis, se trouve la halle aux grains qui date de 1769[123]. Enfin, le monument à la Résistance est une œuvre de René Iché dont la sculpture monumentale, située boulevard Marcou, représente deux Lutteurs s'affrontant.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Plat de cassoulet de Carcassonne dans un restaurant

La cuisine de Carcassonne est une cuisine typiquement du sud-ouest basée sur des produits fermiers tels que les volailles et légumes. Ainsi, des spécialités de Carcassonne comme le jambonneau, les gésiers de volailles confits, le confits d’oie et de canard, les petits carcassonnais, les chocolats de la Cité, les pavés de la Cité, le grès de la Cité et les briques de la Cité, peuvent être dégustés en ville[124]. Les petits carcassonnais, les chocolats de la Cité, les pavés de la Cité, le grès de la Cité et les briques de la Cité sont des friandises à base de sucre ou de chocolat que l'on peut trouver dans les boutiques de la cité de Carcassonne.

La région carcassonnaise offre d'autres spécialités comme les pâtés de foies d'oie ou de canard, la salade d'artichaut au foie sec, le cassoulet (composé de haricots secs, de couennes et de viandes de porc, de saucisse et de confits d'oie ou de canard) et les fricassées de haricots ou de fèves. Le cassoulet de Carcassonne se différencie de ses homologues de Castelnaudary et de Toulouse par l'ajout de viande de perdrix.

D'autres spécialités sont proches du terroir languedocien comme les escargots à la Languedocienne (composés d'oignons, de jambon, de tomates, et de persillade), la bourride de Bages, les bouillabaisses et le flan de Saint-Jean du Minervois (composé de muscat de Saint-Jean, de miel des Corbières et d’œufs).

Plusieurs vignobles autour de Carcassonne produisent des vins de terroirs utilisés dans de nombreuses spécialités comme les daubes ou civets au vin des Corbières ou du Minervois. Ainsi, on retrouve près de Carcassonne le vignoble du Cabardès situé au nord, le vignoble des Corbières situé au sud-est, le vignoble des Côtes de la Malepère qui entoure Carcassonne et le vignoble du Minervois au nord-est.

La distillerie Sabatier, fondée par Michel Sabatier en 1885 fabriquait la Micheline, une liqueur, et l'Or-Kina, un apéritif[125]. En 2008, ils sont produits par la maison Cabanel[126].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Cinéma le Colisée géré par Cap Cinéma Carcassonne

La ville de Carcassonne possède plusieurs installations pour promouvoir la culture. Deux théâtres existent dans la ville. Le théâtre Jean-Deschamps[127] à ciel ouvert installé au cœur de la cité offre un lieu de spectacle privilégié pour le festival de la cité qui se déroule chaque été[128]. Le théâtre municipal Jean-Alary propose aussi plusieurs pièces tout au long de l'année. C'est un théâtre aux caractéristiques de l'entre-deux-guerres (sobre et fonctionnel), construit en 1933 par les architectes R. Esparseil et M. Oudin, il se trouve sur l'emplacement de l'ancien couvent des Dominicains. Les décors intérieurs peints sont les œuvres de J.-N. Garrigues et de G.-J. Jaulmes. Immeuble classé sur la liste des Monuments historiques. Deux autres salles de spectacles existent : l'auditorium dans l'ancienne chapelle du collège des Jésuites et le Chapeau rouge rue Trivalle au pied de la Cité.

Le musée des beaux-arts de Carcassonne est situé dans l’ancien Présidial sur les boulevards plantés de platanes de la ville basse. Il abrite, notamment, une longue vue ayant servi à Napoléon lors de son voyage retour de l'île d'Elbe en 1815. L'objet avait été oublié après l'incendie des archives du musée en 1942. Il est réapparu en janvier 2011 grâce à une lecture d'Alain Pignon, animateur du blog Chroniques de Carcassonne[129]. Le musée offre une collection de peinture occidentale des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, une collection de faïences, des tapisseries et des objets d’art[130].

La bibliothèque, placée depuis janvier 2010 sous la tutelle de la communauté d'agglomération du Carcassonnais, possède un fonds important de documents anciens et précieux. Elle abrite par exemple le seul manuscrit connu du Roman de Flamenca, considéré comme un prototype de l'amour courtois, ou les archives du philosophe Ferdinand Alquié. Un projet de grande médiathèque est en cours mais il est repoussé depuis de nombreuses années, tout comme les autres chantiers attenants (constitution d'un catalogue informatisé, mise à jour des collections, etc.). En 2010, la nouvelle majorité a brusquement mis fin au projet du site prat-mary, en phase finale du concours d'architecte. Depuis 2010, la plupart des fonds ne sont plus accessibles au public. De l'ancienne bibliothèque municipale, il subsiste une section pour enfant, baptisée "Grain d'Aile" et située sous les halles couvertes. En août 2011, la mise au rebut accidentelle d'ouvrages patrimoniaux a suscité une importante polémique[131].

Le multiplexe Cap'Cinéma a ouvert ses portes dans la zone du Pont Rouge depuis le 27 octobre 2007 avec neuf salles de cinéma soit 1 828 places, une halte garderie et plusieurs restaurants. Dans le futur, un bowling et une patinoire doivent également s'installer sur le même site[8]. Carcassonne possède également cinq salles de cinéma en centre-ville, cinéma le Colisée, gérées également par la société Cap Cinéma Carcassonne. Ce cinéma se consacre essentiellement à l'art et l'essai[132]. En réalité, l'association "Les Amis du Cinoch'" loue la salle à Cap Cinéma afin de diffuser sa programmation art et essai. La société Cap Cinéma possédait une autre salle le cinéma l'Odéum qui a fermé ses portes lors de l'ouverture du multiplexe. Cette salle, dont la façade est de style Art déco, a été rachetée par la mairie pour en faire un centre de congrès, dont le réaménagement a été annulé pour cause d'amiante

Un ancien secrétaire de la mairie de Carcassonne Edouard Lacombe a composé un hymne à la cité La carcassouneso. Il était originaire de Venerque dans la Haute-Garonne où il repose dans son cimetière.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. « Ville fortifiée historique de Carcassonne - UNESCO World Heritage Centre : », Patrimoine mondiale de l'UNESCO (consulté en 23/05/2007)
  3. [PDF] Divers aspects du climat de Carcassonne au cours du XIXe siècle et début du XXe siècle par Henri Castel
  4. [PDF] Divers aspects du climat de Carcassonne au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle par Henri Castel, page 153
  5. [PDF] Carcassonne - Une Bastide méconnue. L'architecture contemporaine (XIXe et XXe siècles) de la Bastide Saint-Louis
  6. « Aéroport de Carcassonne », CCI Carcassonne (consulté en 21/05/2007)
  7. [PDF] Rapport sur les transports en Languedoc-Roussillon
  8. a, b, c, d et e [PDF] Ville de Carcassonne
  9. [1]
  10. [ppt] SETRA
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  12. « Transports en Commun », site officiel de la ville de Carcassonne (consulté en 6/06/2007)
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  14. « La ville aux deux sites classés au Patrimoine Mondial », Site officiel de la ville de Carcassonne (consulté en 21/05/2007)
  15. Carcassonne (11069 - Commune) - Thème : Logement
  16. Languedoc-Roussillon (91 - Région) - Thème : Logement
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  21. Histoire de Carcassonne de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, (ISBN 2-7089-8328-8), page 4
  22. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, III, 5, 6
  23. Les dates sont différentes suivant les sources : Histoire de Carcassonne de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, (ISBN 2-7089-8328-8), page 39 donne la date de 462
  24. Histoire de Carcassonne de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, (ISBN 2-7089-8328-8), page 41
  25. Histoire de Carcassonne de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, (ISBN 2-7089-8328-8), page 56
  26. Emmanuel Leroy Ladurie, Histoire du Languedoc, éd. Presses universitaires de France, coll. Que sais-je ?, 1982, page 42
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  31. http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA407
  32. http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA220 Lettres patentes de Louis XI, Dieppe, juillet 1464
  33. a et b Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 255
  34. se référer à ce lien
  35. se référer à ce lien
  36. Histoire de Carcassonne de Jean Guilaine et Daniel Fabre, édition Privat, (ISBN 2-7089-8328-8), page 164
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  78. Insee : pyramide des âges 1999 - Région Languedoc-Roussillon
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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il possède sa statue dans la Cité
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gauthier Langlois (dir. et scénario), Yigaël (dessin), Charles Peytavie (scénario), Jean-Michel Arroyo (dessin), Éric Lambert (dessin), Emmanuel Nhieu (dessin), Claude-Marie Robion (scénario), Christian Boube (dessin), Yves Renda (dessin), Fabienne Calvayrac (scénario) et Weissengel (dessin), Au fil des siècles : Histoire(s) de Carcassonne, Albi, Grand Sud, coll. « Histoire(s) »,‎ 2013, 24 cm × 32 cm, couverture couleur, relié, 42 p. (ISBN 978-2-36378-043-0, présentation en ligne)
  • Gauthier Langlois, La rébellion contre le roi, le siège de la Cité de Carcassonne (1240), dans Archéothéma no 23, juillet août 2012, p. 45-50.
  • Martial Andrieu, Carcassonne, mémoire en images tome 3 éditions Alan Sutton (2011)
  • Claude Marti et Patrice Cartier, Je t'écris de Carcassonne (1905-1914), Éditions du Mont (2011), (ISBN 978-2-915652-44-4)
  • Martial Andrieu, Carcassonne, mémoire en images tome 2 éditions Alan Sutton (2008)
  • Claude Marquié, Carcassonne, hommes et métiers au fil du temps, édition du Lions Club Carcassonne Cité, (2008)
  • Jean-Louis Bonnet, La Bastide de Carcassonne en poche, édition La Tour Gile, (2007), (ISBN 978-2-87802-430-2)
  • Charles Peytavie, Le siège et la reddition de Carcassonne(1er-15 août 1209) dans : Les Grandes bataille méridionales (1209-1271), Privat, 2005, p. 39-60 et p. 107-124.
  • Jean-Louis Bonnet, Carcassonne d'hier à aujourd'hui, édition La Tour Gile, (2005), (ISBN 2-87802-420-6)
  • Laurence Catinot-Crost, Autrefois Carcassonne, Édition Atlantica, (2003)
  • Henry Alaux, Carcassonne, quartiers et faubourgs, édition du Lions Club Carcassonne-Cité, (2002)
  • Philippe Benoist Carcassonne pays cathare, éditions Déclic, (2002) (ISBN 2-84768-005-5)
  • Jean Guilaine et Daniel Fabre, Histoire de Carcassonne, édition Privat (2001) (ISBN 2-7089-8328-8)
  • Jean-Pierre Panouillé, Carcassonne, Sud-Ouest, coll. « Connaître »,‎ (2000) (ISBN 2879010365)
  • Collectif, Carcassonne, mémoire en images tome 1 éditions Alan Sutton (2000)
  • Claude Marquié, Carcassonne : hôtels et maisons du Moyen Âge à la Révolution, édité par l'Amicale Laïque de Carcassonne, (1998), (ISBN 2-9502965-0-9)
  • Betty Robion et Caroline Delerue, Carcassonne métamorphoses, Édition Équinoxe, (1990)
  • René Nelli et Henri Alaux Carcassonne d'heureuse rencontre, éditions Edisud, (1980)
  • René Descadeillas, Carcassonne, éditions Saep, (1972)
  • Gustave Mot, Carcassonne, ville basse 1247-1962, édité par la Société d’études scientifiques de l’Aude, (1963)
  • Collectif, Mémoires de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne, 2e Série, T2, Carcassonne, N.B. : une parution par année, (1906) [3]
  • Mahul, Cartulaire et archives des communes de l'ancien diocèse et de l'arrondissement administratif de Carcassonne, plusieurs volumes, Paris, (1867) [4][5][6]
  • Thomas Augustin Bourges, Histoire ecclésiastique et civile de la ville et diocèse de Carcassonne, Paris, (1761), N.B. : cet ouvrage comprend, entre autres listes, la liste complète des consuls de la Ville de Carcassonne de l'an 1294 à l'an 1740 extraite du Livre de l'hôtel de ville appelé le Juratoire, p. 471-496 [7]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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