Institut d'études politiques de Toulouse

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Sciences Po Toulouse
Image illustrative de l'article Institut d'études politiques de Toulouse
Informations
Fondation 1948
Type Institut d'études politiques (EPA)
Budget 8,9 millions d'euros Sciences Po Toulouse en chiffres pour l'année 2015
Localisation
Coordonnées 43° 36′ 27″ N 1° 26′ 17″ E / 43.607556, 1.43800743° 36′ 27″ Nord 1° 26′ 17″ Est / 43.607556, 1.438007
Ville Toulouse
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Direction
Directeur Philippe Raimbault
Chiffres clés
Personnel 49 Sciences Po Toulouse en chiffres pour l'année 2015
Enseignants 52 enseignants chercheurs titulaires ou contractuels, 300 chargés d'enseignement vacataires Sciences Po Toulouse en chiffres pour l'année 2015
Divers
Affiliation CGE, Université de Toulouse, Sciences Po Concours communs
Site web http://www.sciencespo-toulouse.fr/

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Sciences Po Toulouse

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Sciences Po Toulouse

L’institut d’études politiques de Toulouse (IEP), également nommé « Sciences Po Toulouse », est un établissement français public d'enseignement supérieur. Créé en 1948 et situé à Toulouse, il est associé à l'Université Toulouse I et membre associé du PRES Université de Toulouse.

Il fait partie des dix instituts d’études politiques de France. Il organise des concours communs d'entrée en 1ère et 2ème année avec 6 autres IEP de région : Aix, Saint-Germain- en-Laye, Lille, Lyon, Rennes et Strasbourg.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'IEP est un établissement public à caractère administratif rattaché à l'université de Toulouse-I par convention. Son statut est fixé par le décret du 18 décembre 1989[1]. À ce titre, il est membre associé du pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) Université de Toulouse dès sa création en 2007[2]. Avec la transformation du PRES en COMUE, Sciences Po Toulouse en devient membre associé (http://www.univ-toulouse.fr/universite/presentation/etablissements-membres). En 2015, le budget annuel de l'IEP de Toulouse atteint 8,9 millions d'euros.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'établissement est créé par décret le [3] sous le nom d'« Institut d'études politiques de l'université de Toulouse ». Il prend son nom d'institut d’études politiques de Toulouse en application du décret du [4].

Situation immobilière[modifier | modifier le code]

Sciences Po Toulouse est logé depuis 1956 dans des bâtiments de centre-ville, 2 ter rue des Puits Creusés, face à l’université Toulouse 1 Capitole, à laquelle l’établissement est associé. L’école souffre de l’obsolescence et de l’exiguïté de ces locaux, qui gênent son fonctionnement quotidien et empêchent son développement.

En juillet 2010, la Commission de sécurité a émis d’un avis défavorable à la poursuite de l’exploitation assorti d’une mise en demeure préalable à une fermeture administrative. Des mesures de compensation (travaux immédiats, présence d’agents de sécurité…) ont permis de poursuivre l’exploitation des lieux pour l’accueil du public.

Des solutions de relogement - provisoires et/ou définitives - ont été recherchées, permettant le repérage d’un bâtiment au 10 Quai St-Pierre, face au Bazacle en bord de Garonne, et proche de la Manufacture des tabacs où est également implantée l’université Toulouse 1 Capitole. La Communauté urbaine Toulouse Métropole a accepté d’opérer une préemption, pour permettre, après revente à l’université, l’installation de l’IEP dans cet espace, une fois celui-ci réaménagé. Cependant, en juillet 2014, la mairie de Toulouse a émis un avis négatif au sujet de l'implantation de l'école sur le Quai Saint-Pierre. Il a été par la suite acté que l'établissement occuperait une partie de la Manufacture des Tabacs une fois que la TSE qui y est installée aurait pu intégrer ses nouveaux bâtiments, à la rentrée 2018.


Directeurs[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration est présidé à partir de 1998 par Élisabeth Mitterrand, devenue par ailleurs conseillère régionale PS du Gers la même année[7].

Études[modifier | modifier le code]

Admission[modifier | modifier le code]

Concours[modifier | modifier le code]

En et en , le concours d'entrée a été commun avec l'Institut d'études politiques de Rennes.

À partir de 2008, les six instituts d'études politiques d'Aix-en-Provence, Lyon, Lille, Rennes, Strasbourg et Toulouse organisent un concours d'entrée commun d'accès en première année ouvert aux terminales et aux bacheliers de l'année précédente[8].

En 2013, Sciences Po Saint-Germain-en-Laye (créé en 2013) rejoint le réseau des Sciences Po des concours communs après un vote favorable des Conseils d'Administration des autres établissements en réseau (http://www.sciencespo-concourscommuns.fr/IMG/pdf/cp_7_iep.pdf).

En 2014, un concours commun en 2ème année aux Sciences Po des concours communs a été mis en place, il concernera tous les établissements, y compris Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, à compter de 2016 (http://www.sciencespo-concourscommuns.fr/+2014-2-concours-communs-6-ecoles+).

En 2015, l085 candidats ont été admis au concours commun d'entrée en 1ère année pour 8868 inscrits tandis que 225 étudiants ont été admis au concours communs d'entrée en 2ème année pour 1902 inscrits (http://www.sciencespo-toulouse.fr/les-chiffres-cles-460925.kjsp?RH=nous).

L'accès direct quatrième année est également possible par concours pour les titulaires respectivement d'un bac+3 (http://www.sciencespo-toulouse.fr/entree-en-4e-annee-candidats-francais-et-etrangers--472603.kjsp?RH=formations). En 2015, 14 étudiants ont été admis à Toulouse, pour 103 inscrits (http://www.sciencespo-toulouse.fr/les-chiffres-cles-460925.kjsp?RH=nous).


Admission sur titre[modifier | modifier le code]

Chaque année, Sciences Po Toulouse offre par ailleurs vingt places par an aux nouveaux bacheliers titulaires d'un baccalauréat général avec une moyenne supérieure à 16/20. Après une sélection des dossiers par une commission, les élèves rentrent en première année du diplôme (http://www.sciencespo-toulouse.fr/entree-en-1ere-annee-admission-sur-titre-472602.kjsp?RH=formations).

Cursus[modifier | modifier le code]

En , la maquette du diplôme est refondue alors que la durée du cursus est relevée de quatre à cinq ans. Après une année de transition en 2008, la première promotion en cinq ans est sortie en 2009[9].

L'établissement accueille en 2015 1 609 étudiants (http://www.sciencespo-toulouse.fr/les-chiffres-cles-460925.kjsp?RH=nous).

Conférant le grade de master dans le cadre de la réforme dite du LMD, le nouveau cursus s'articule en trois étapes[10] :

  1. les deux premières années, à caractère généraliste, sont consacrées à l'acquisition d'une culture générale de base, avec des matières très diverses (économie politique, histoire, sociologie, droit constitutionnel, droit administratif, philosophie politique, science politique, géographie urbaine, microéconomie, macroéconomie, ...).
  2. la troisième année est consacrée à la mobilité thématique (stages, études dans une université à l'étranger, ...) ou à la préparation d'une licence d'administration publique.
  3. les deux dernières années équivalentes à celles du master (M1 et M2).

Les étudiants sont diplômés en trois ans avant 2002, en quatre ans entre 2003 et 2007[11].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Préparation aux concours[modifier | modifier le code]

L'IEP prépare aussi aux concours administratifs (École nationale d'administration (ENA), Institut national des études territoriales (INET), EHESP - directeur d'hôpital). Deux centres de préparation aux concours existent à l'IEP : un centre de préparation à la haute fonction publique, un Centre de préparation à l'administration générale (CPAG).

Centres de recherche[modifier | modifier le code]


Programme d'égalité des chances[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, suite à un projet de loi voté en 2006 à l'Assemblée nationale,Sciences Po Toulouse développe un programme d’égalité des chances : DISPO (Dynamiques de l’Innovation Sociale et POlitique). Il a pour mission de révéler et d’accompagner les ambitions des élèves vers les études supérieures longues. Un défi quotidien qui vise à briser les représentations. Il s’adresse à des élèves en situation de défaveur, que ce soit pour des raisons économiques, sociales, familiales, culturelles, de handicaps, de genre ou encore territoriales qui contribuent à produire des conditions d’inégalités des chances préjudiciables à la réussite scolaire et universitaire. Le programme, labellisé Cordée de la réussite en 2008 par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[12], s’inscrit dans la politique de démocratisation nationale du réseau des sept IEP de région sous l’égide du programme PEI (Programme d'études intégrées). Ce dernier se caractérise par une démarche de projet, d’évaluation continue et de co-construction avec les différents acteurs du dispositif.

Les multiples opérations organisées par le dispositif se déroulent tout au long de l’année scolaire et ont vocation à ouvrir le champ des possibles aux élèves sélectionnés par le programme qui réunit 21 lycées et 6 collèges partenaires au sein des 8 départements de Midi-Pyrénées. Dans chaque niveau de classe (de la troisième à la terminale), des actions permettent aux élèves de développer des compétences orales ainsi qu’écrites et d’acquérir une méthodologie de travail indispensable à l’obtention du baccalauréat et à une insertion réussie dans les études supérieures avec le soutien du ministère de l'Éducation nationale, de la BNP Paribas, la SNCF ou encore le Théâtre national de Toulouse[13].

Étudiants[modifier | modifier le code]

Pour l'année 2014/2015, l'IEP de Toulouse compte 1 581 étudiants en formation initiale, auxquels s'ajoutent 28 stagiaires en formation continue.

Observatoire de l'insertion professionnelle[modifier | modifier le code]

L'IEP de Toulouse est le premier institut d'études politiques à disposer en son sein d'une Cellule d'Insertion professionnelle (créée en octobre 2006) visant à proposer un maximum d’offres d’emploi à l’issue de la formation de ses étudiants[11]. Face au constat que les employeurs méconnaissent les débouchés actuels du Diplôme de Sciences Po suite aux récentes évolutions, l’IEP de Toulouse inaugure en octobre 2007 son Observatoire de l'insertion professionnelle (OIP)[11].

Depuis, chaque année, un bilan est réalisé afin de mieux connaître les parcours professionnels des étudiants et de mieux appréhender leur insertion sur le marché du travail (http://www.sciencespo-toulouse.fr/medias/fichier/bilan-oip-2015_1433237702340-pdf).

Nom de promotion[modifier | modifier le code]

À la fin de leur quatrième année, les étudiants de Sciences Po Toulouse choisissent un nom pour leur promotion[réf. nécessaire].

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Créée en 1957, l'association des diplômés de Sciences Po Toulouse, membre de la Fédération des associations des diplômés des IEP, structure le réseau des diplômés de l'établissement. Elle fournit régulièrement un annuaire de contacts professionnels pour faciliter l'entrée dans le monde du travail de ses membres voire leur carrière[15].

Vie associative[modifier | modifier le code]

Sciences Po Toulouse comporte plusieurs associations étudiants et syndicats[16], comme l'association Aparté qui gère le pure-player toulousain Aparté.com, les Airs Solidaires qui organisent annuellement un festival, la webradio Good Morning Toulouse, le BDE qui rythme la vie étudiante de l'établissement (intégration, gala, etc) et le BDS qui organise des sorties sportives, dont notamment le critérium inter-IEP. La liste des associations est disponible sur le site de Sciences Po Toulouse.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Décret n°89-901 du 18 décembre 1989 relatif aux instituts d'études politiques sur www.legifrance.gouv.fr et Décret n°89-902 du 18 décembre 1989 relatif aux instituts d'études politiques dotés d'un statut d'établissement public administratif rattachés à une université sur www.legifrance.gouv.fr
  2. (fr) « Présentation », sur univ-toulouse.fr (consulté le 28 février 2010)
  3. (fr) Décret n° 48–780 du 4 mai 1948 portant création de l'institut d'études politiques de l'université de Toulouse, publié au Journal officiel de la République française du 5 mai 1948, p. 4363
  4. (fr) Décret n° 69-56 du 18 janvier 1969 relatif aux instituts d'études politiques d'Aix, de Bordeaux, de Grenoble, de Lyon, de Strasbourg et de Toulouse (abrogé)
  5. (fr) [PDF] « Les plaques d’amphi », sur univ-tlse1.fr,‎ , p.3
  6. a, b et c (fr) André Cabanis, « Éléments d'archives de la direction de l'IEP Toulouse, de 1980 à 1995 », sur univ-tlse1.fr (consulté le 19 mars 2010)
  7. (fr) « Qui sont vos six nouveaux conseillers régionaux », sur La Dépêche du Midi,‎
  8. (fr) [PDF] « Communiqué de presse : un seul concours pour six instituts » sur le site internet de Sciences Po Toulouse,
  9. Deuxième bilan de l'OIP 2010, p. 4
  10. (fr) Caractères (journal des étudiants), « Projet de réforme du diplôme de l’IEP », sur Caractères,‎
  11. a, b et c Deuxième bilan de l'OIP 2010, p. 3
  12. (fr) dossier de presse du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, « Les Cordées de la réussite », sur enseignementsup-recherche.gouv.fr,‎
  13. (fr) Sciences Po Toulouse, « Programme Dispo », sur sciencespo-toulouse.fr (consulté le 25 août 2015)
  14. a et b (fr) « Les étudiants de 4° année ont choisi leur nom de promo », sur sciencespo-toulouse.fr,‎
  15. (fr) Sciences Po Toulouse, « Association des Diplômés de Sciences Po Toulouse », sur ad-sciencespotoulouse.fr/ (consulté le 25 août 2015)
  16. (fr) Sciences Po Toulouse, « Vie étudiante - Associations », sur sciencespo-toulouse.fr (consulté le 25 août 2015)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]