Institut d'études politiques de Toulouse

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Sciences Po Toulouse
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Histoire et statut
Fondation
4 mai 1948
Type
Régime linguistique
Directeur
Olivier Brossard
(depuis 2016)
Devise
« Il n'y a pas de réussite facile ni d'échec définitif »
Membre de
Site web
Chiffres-clés
Enseignants
52 enseignants chercheurs
300 chargés d'enseignement
Budget
8,9 millions d'euros
Localisation
Campus
Ville
Pays
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L’Institut d’études politiques (IEP) de Toulouse ou Sciences Po Toulouse, est un établissement français d'enseignement supérieur et de recherche, fondé à Toulouse en 1948.

Associé à l'université Toulouse-I-Capitole (UT1) et membre de la Communauté d'universités et établissements de l'université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées, l'IEP forme notamment ses étudiants aux sciences humaines ainsi qu'aux relations internationales.

C'est l'un des dix instituts d'études politiques de France et il fait à ce titre partie des grandes écoles. Le 30 avril 2020, la Conférence des grandes écoles (CGE) approuve la demande d'adhésion de l'établissement[2].

Sciences Po Toulouse est accessible grâce à un concours ouvert chaque année aux bacheliers de l'année en cours et à ceux de l'année précédente. Le concours d'entrée en première année est organisé de manière commune avec six autres IEP[3]. L'école est aussi accessible sur concours spécifique directement en quatrième année.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'établissement est créé par décret le [4] sous le nom d'« Institut d'études politiques de l'université de Toulouse »[5].

Sciences Po Toulouse est inspiré de l'École libre des sciences politiques, créée par Émile Boutmy en 1872[6]. C'est un établissement public à caractère administratif dont le statut est fixé par le décret du [7].

L'IEP de Toulouse est ainsi légalement autorisé à se servir de la marque « Sciences Po » en vertu d'un accord signé avec la Fondation Nationale des Sciences Politiques[8]. Il ne peut toutefois le faire sans y accoler le nom de la ville, afin de ne pas entretenir de confusion avec l'IEP de Paris.

Insertion professionnelle[modifier | modifier le code]

L'IEP de Toulouse est le premier Institut d'Études Politiques à s'être doté d'une cellule d'insertion professionnelle permettant à l'établissement de proposer un maximum d'offre d'emploi à ses étudiants[9].

Organisation de Sciences Po Toulouse[modifier | modifier le code]

Statut[modifier | modifier le code]

En application de la loi Faure du sur l'enseignement supérieur, l'IEP de Toulouse prend le statut d’unité d'enseignement et de recherche érigée en établissement public à caractère scientifique, culturel et son nom actuel en 1969[10]. Il devient ensuite, en application de la Loi Savary, un établissement public à caractère administratif rattaché à l'université Toulouse-I-Capitole en 1989[11].

L’institut d'études politiques de Toulouse est membre associé du pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) de l'Université de Toulouse depuis sa création, en 2007[12][source insuffisante]. Ce PRES est devenu la COMUE de l'Université fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées en 2015 et l’institut est alors devenu associé à l’université Toulouse-I et à l’université fédérale[13].

Administration[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration (CA) est « chargé entre autres d'approuver le contrat d'établissement, de voter le budget et d’approuver les comptes, les accords et conventions, et d’adopter le règlement intérieur »[14].

À partir de 1998, le Conseil d'administration est présidé par Élisabeth Mitterrand, devenue par ailleurs conseillère régionale PS du Gers la même année[15].

À partir de 2015[16], la présidence du conseil d'administration est confiée à Nicole Belloubet, alors membre du Conseil constitutionnel, jusqu'à sa nomination en 2017 au Ministère de la Justice[17],[18].

Depuis 2017, le conseil d'administration de Sciences Po Toulouse est présidé par Philippe Bélaval, membre du Conseil d'État depuis 1979[19] et diplômé de l'établissement (promo 1975)[20],[16].

Directeurs[modifier | modifier le code]

  • 1948 - 1955[21] : Paul Couzinet
  • 1955 - 1980[22] : Paul Ourliac (historien)
  • 1980-1995[22] : André Cabanis (historien du droit)
  • 1995 - 2000[22] : Christian Hen (maître de conférence en droit public)[23]
  • 2000 - 2010 : Laure Ortiz (professeure agrégée des universités en droit public)[24]
  • 2010 - 2016 : Philippe Raimbault (docteur en droit public)[25]
  • Depuis 2016 : Olivier Brossard (économiste)[26]

Admission et enseignement[modifier | modifier le code]

L'admission se déroule via un concours commun aux IEP du réseau ScPo, à Bac+0 ou à Bac+1. À Sciences Po Toulouse, l'admission est possible depuis septembre 2019 en quatrième année (M1), après au moins une licence dans le domaine des sciences sociales.[27] À la suite de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, le réseau Sciences Po annule son concours commun, au profit d'une sélection par dossier pour la rentrée universitaire 2020-2021[28].

Conférant le grade de master dans le cadre de la réforme dite du LMD, le nouveau cursus s'articule en trois étapes[29] :

  1. Les deux premières années, à caractère généraliste, sont consacrées à l'acquisition d'une culture générale de base, avec des matières très diverses (économie politique, histoire, sociologie, droit constitutionnel, droit administratif, philosophie politique, science politique, géographie urbaine, microéconomie, macroéconomie).
  2. La troisième année est consacrée à la mobilité thématique (stages, études dans une université à l'étranger...) ou à la préparation d'une licence d'administration publique.
  3. Les deux dernières années sont équivalentes à celles du master (M1 et M2)

Recherche[modifier | modifier le code]

Sciences Po Toulouse comporte deux laboratoires, « reconnus au niveau national » selon La Dépêche du Midi[30] et La Tribune[31] :

  • Laboratoire des sciences sociales du politique (LaSSP)[32]
  • Laboratoire d’étude et de recherche sur l’économie, les politiques et les systèmes sociaux (LEREPS)[33]

Programme d'égalité des chances[modifier | modifier le code]

À la suite de la loi du pour l'égalité des chances, Sciences Po Toulouse développe le programme Dynamiques de l’Innovation Sociale et Politique (DISPO). Le programme, labellisé Cordée de la réussite en 2008 par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[34], s’inscrit dans la politique de démocratisation nationale du réseau des sept IEP de région sous l’égide du programme PEI (Programme d'études intégrées)[35].

Associations étudiantes[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations étudiantes et syndicats animent la vie étudiante de l'établissement[36].

Parmi elle, Cactus organise, depuis sa création en 2004[37], des conférences, des débats et des simulations, en présence de personnalités publiques, d'universitaires et d'élus, notamment Benoît Hamon[38] puis Christiane Taubira[39] en 2017 et Laurent Fabius en 2019[40].

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Anciens élèves notables[modifier | modifier le code]

L'IEP de Toulouse a notamment formé Laurence Arribagé (femme politique), Céline Charlès (dessinatrice), Audrey Crespo-Mara (journaliste), Bernard Maris (économiste), Philippe Folliot (homme politique), Gérard Mestrallet (chef d'entreprise), Isabelle Sima (haute-fonctionnaire), Jacques de Peretti (chef d'entreprise), et Claude Jorda (Président du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie).

Association Sciences Po Toulouse Alumni[modifier | modifier le code]

Créée en 1957, Sciences Po Toulouse Alumni, l'association des diplômés de Sciences Po Toulouse, structure le réseau des diplômés de l'établissement : elle fédère « les anciens étudiants afin de renforcer les liens entre diplômés, constituer un réseau d’entraide et concourir à la promotion de Sciences Po Toulouse »[41]. L'association est notamment présente à la cérémonie de remise des diplômes[42].

Nom de promotion[modifier | modifier le code]

Depuis la promotion 2006, les étudiants de Sciences Po Toulouse choisissent un nom pour leur promotion à la fin de leur quatrième année[43],[44],[45].

Par ailleurs, la promotion 1989 a choisi de se baptisée a posteriori André Malraux[58].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ÉTABLISSEMENTS MEMBRES
  2. « Sciences Po Toulouse et NYU Paris (association NYU in France), nouveaux membres de la CGE », sur CGE (consulté le 2 mai 2020)
  3. « Sciences Po Concours Communs », sur www.sciencespo-concourscommuns.fr (consulté le 28 mai 2018)
  4. Décret no 48-780 du CREATION DE L'INSTITUT D'ETUDES POLITIQUES DE L'UNIVERSITE DE TOULOUSE
  5. Décret du 4 mai 1948
  6. François Leblond et Renaud Leblond, Emile Boutmy, le père de Sciences Po, Anne Carrière, , 229 p. (ISBN 978-2-84337-698-6 et 2-84337-698-X).
  7. Décret n° 89-902 du 18 décembre 1989 relatif aux instituts d'études politiques dotés d'un statut d'établissement public administratif rattachés à une université, (lire en ligne).
  8. « Sciences po : les IEP signent un accord pour utiliser ce nom », digiSchool media,‎ (lire en ligne, consulté le 28 mai 2018).
  9. Nicolas Guerrero, Bien préparer Sciences Po, Levallois-Perret, Studyrama, , 411 p. (ISBN 978-2-7590-2061-4), p. 193
  10. Décret no 69-56 du 18 janvier 1969 relatif aux instituts d'études politiques d'Aix, de Bordeaux, de Grenoble, de Lyon, de Strasbourg et de Toulouse (abrogé), publié au JO le 19 janvier 1969
  11. Décret du 18 décembre 1989
  12. Décret no 2007-385 du 21 mars 2007 portant création de l'établissement public de coopération scientifique « Université de Toulouse »
  13. Décret no 2016-468 du 14 avril 2016 portant association d'établissements du site toulousain
  14. « sciencespo-toulouse.fr » (consulté le 26 mars 2021)
  15. (fr) « Qui sont vos six nouveaux conseillers régionaux », sur La Dépêche du Midi,
  16. a et b Sciences Po Toulouse Alumni, « Philippe Bélaval (promo 1975) élu président du Conseil d’administration de Sciences Po Toulouse »,
  17. « Quand Nicole Belloubet siégeait au conseil municipal de Toulouse », sur ladepeche.fr (consulté le 17 septembre 2020)
  18. « La Toulousaine Nicole Belloubet nommée ministre de la Justice », sur France 3 Occitanie (consulté le 17 septembre 2020)
  19. « Philippe Bélaval élu président du conseil d'administration de Sciences Po Toulouse », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 28 mai 2018)
  20. « Philippe Bélaval élu président du conseil d'administration de Sciences Po Toulouse », sur ladepeche.fr (consulté le 17 septembre 2020)
  21. (fr) [PDF] « Les plaques d’amphi », sur univ-tlse1.fr, , p. 3
  22. a b et c (fr) André Cabanis, « Éléments d'archives de la direction de l'IEP Toulouse, de 1980 à 1995 », sur univ-tlse1.fr (consulté le 19 mars 2010)
  23. Le Parefeuille, « Christian Hen », sur www.le-parefeuille.com (consulté le 28 mai 2018)
  24. « Laure ORTIZ: biographie et actualités sur EducPros », sur www.letudiant.fr (consulté le 28 mai 2018)
  25. « Philippe RAIMBAULT: biographie et actualités sur EducPros », sur www.letudiant.fr (consulté le 28 mai 2018)
  26. « Olivier Brossard, nouveau directeur de Sciences Po Toulouse », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le 28 mai 2018)
  27. Isabelle Meijers, « Sciences Po Toulouse fait le plein de nouveautés », sur ToulÉco, (consulté le 17 septembre 2020)
  28. « Parcoursup : le recrutement sur dossier dans sept Sciences Po de région critiqué », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 17 septembre 2020)
  29. (fr) Caractères (journal des étudiants), « Projet de réforme du diplôme de l’IEP », sur Caractères,
  30. Sylvie Roux, « Toulouse. Sciences Po va ouvrir une section franco-espagnole et une boutique en ligne », sur ladepeche.fr
  31. Sophie Arutunian, « 5 choses inattendues à savoir sur Sciences Po Toulouse », sur latribune.fr,
  32. « Le Laboratoire des Sciences Sociales du Politique », sur lassp.sciencespo-toulouse.fr (consulté le 28 mai 2018)
  33. « LEREPS », sur lereps.sciencespo-toulouse.fr (consulté le 29 mai 2018)
  34. (fr) dossier de presse du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, « Les Cordées de la réussite », sur enseignementsup-recherche.gouv.fr,
  35. Banc d’essai des IEP : pourquoi choisir Sciences po Toulouse
  36. Sciences Po Toulouse, « Vie étudiante - Associations », sur sciencespo-toulouse.fr (consulté le 26 mars 2021)
  37. « Cactus », sur sciencespo-toulouse.fr (consulté le 26 mars 2021)
  38. « Toulouse. Benoît Hamon devant 250 étudiants de Sciences po », sur ladepeche.fr (consulté le 14 octobre 2017)
  39. « Toulouse. Taubira : «J'investis un espoir colossal en la jeunesse» », sur ladepeche.fr,
  40. « Toulouse. Sciences Po : Laurent Fabius explique le Conseil constitutionnel », sur ladepeche.fr,
  41. (fr) Sciences Po Toulouse Alumni, « L’association », sur sciencespotoulouse-alumni.fr (consulté le 25 août 2015)
  42. a et b « Sciences Po Toulouse : les nouveaux promus de 2014 », sur La Dépêche du Midi,
  43. a b c d e f g h et i Sciences Po Toulouse Alumni, « La promo 2017 baptisée Malala Yousafzai », sur sciencespotoulouse-alumni.fr,
  44. a b c d e et f « Toulouse. Science Po donnera à sa promotion 2019 le nom de Latifa Ibn Ziaten », sur actu.fr,
  45. a et b Cyril Brioulet, « La prochaine promo de Science-Po Toulouse portera le nom de Latifa Ibn Ziaten », sur La Dépêche du Midi,
  46. « Sciences Po Toulouse : la promo 2011 s’appellera Saint-Exupéry », sur antoinedesaintexupery.com (consulté le 28 mars 2021)
  47. a et b (fr) « Les étudiants de 4° année ont choisi leur nom de promo », sur sciencespo-toulouse.fr,
  48. Sciences Po Toulouse Alumni, « Cérémonie de remise des diplômés pour la promo 2014 », sur sciencespotoulouse-alumni.fr,
  49. Sciences Po Toulouse Alumni, « Cérémonie de remise des diplômes pour la promo 2015 », sur sciencespotoulouse-alumni.fr,
  50. « Patrick Pelloux à Toulouse le 29 avril pour Bernard Maris », sur ladepeche.fr,
  51. « Toulouse. IEP : la promotion «Malala Yousafzai» diplômée », sur ladepeche.fr,
  52. Sciences Po Toulouse Alumni, « La promo 2018 baptisée Angela Davis », sur sciencespotoulouse-alumni.fr,
  53. Sciences Po Toulouse Alumni, « La promo 2019 baptisée Latifa Ibn Ziaten », sur sciencespotoulouse-alumni.fr,
  54. a et b « Sciences Po Toulouse, la promo 2021 nommée Simone Veil », sur toulouse7.com,
  55. Sciences Po Toulouse Alumni, « La promo 2020 baptisée Marielle Franco », sur sciencespotoulouse-alumni.fr,
  56. Sciences Po Toulouse Alumni, « La promo 2021 baptisée Simone Veil », sur sciencespotoulouse-alumni.fr,
  57. Sciences Po Toulouse Alumni, « La promo 2022 baptisée Nelson Mandela », sur sciencespotoulouse-alumni.fr,
  58. Sciences Po Toulouse Alumni, « Promo 1989, des retrouvailles au passé, présent et futur », sur sciencespotoulouse-alumni.fr, (consulté le 6 août 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]