Pyrénées-Orientales

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Pyrénées-Orientales
Image illustrative de l'article Pyrénées-Orientales
Pyrénées-Orientales
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Perpignan
Sous-préfectures Céret
Prades
Présidente du
conseil départemental
Hermeline Malherbe-Laurent (PS)
Préfet Philippe Vignes[1]
Code Insee 66
Code ISO 3166-2 FR-66
Démographie
Population 462 705 hab. (2013)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Superficie 4 116 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 4
Cantons 17
Intercommunalités 13
Communes 226

Le département des Pyrénées-Orientales est un département situé au sud de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Sa limite sud est à la frontière de l'Espagne (province de Gérone). Son territoire correspond à l'ancienne province du Roussillon agrandi du pays des Fenouillèdes (pays de tradition languedocienne). Les autres pays traditionnels du département sont la plaine du Roussillon, la Haute Cerdagne, le Conflent, le Vallespir, les Aspres, les Albères, la Salanque et le Capcir[2].

L'Insee et la Poste lui attribuent le code 66.

Les habitants des Pyrénées-Orientales sont appelés les Pyrénaliens et Pyrénaliennes ou Catalans et Catalanes[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le département des Pyrénées-Orientales fait partie de la région Languedoc-Roussillon. Ses frontières sont constituées de la mer Méditerranée à l'est, l'Espagne (province de Gérone) au sud, du département de l'Aude au nord, de l'Andorre et du département de l'Ariège à l'ouest.

Il fait partie des rares départements français (avec les Alpes-Maritimes, les Pyrénées-Atlantiques, l'Aude et la Corse) qui permettent à leurs habitants et aux touristes de profiter à la fois de la montagne et de la mer.

Points extrêmes du département des Pyrénées-Orientales :

C'est sur le territoire de la commune de Finestret que se trouve le centre géographique des Pyrénées-Orientales, à proximité du Puig des Feixes (42° 36′ N 2° 31.2′ E / 42.6, 2.52)[4].

Population
  • Commune la plus peuplée : Perpignan (118 238 habitants en 2011)
  • Commune la moins peuplée : Urbanya (10 habitants en 2011)
Superficie

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le point culminant est le pic Carlit (2 921 m), mais la montagne la plus connue reste le pic du Canigou.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les Pyrénées-Orientales sont traversées d'ouest en est par trois fleuves parallèles, le Tech, la Têt et l'Agly. C'est également dans les Pyrénées-Orientales que l'Aude prend sa source.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Pyrénées-Orientales.

Le climat, de type méditerranéen, permet d'avoir des hivers relativement doux, les chutes de neige étant très rares en plaine. Les étés sont chauds. Les vents jouent un grand rôle, en particulier la Tramontane, vent du nord-ouest, qui atteint fréquemment des vitesses supérieures à 100 km/h. Le vent marin (la Marinade) apporte pour sa part grisaille et pluie.

  • ensoleillement : en moyenne 300 jours par an
  • pluviosité : 60 jours

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : TER Languedoc-Roussillon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

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En catalan, le département se nomme Pirineus Orientals, et en occitan Pirenèus Orientals.

Les catalanistes donnent aux Pyrénées-Orientales le nom de Catalogne Nord (ou Catalogne du Nord), voire de Catalogne française. Ce premier terme a été inventé dans les années 1930 par Alphonse Mias, militant catalaniste et fondateur de la revue-mouvement Nostra Terra, qui souhaitait rappeler les liens historiques et culturels de cette région avec le reste des territoires catalans. Le choix des noms Catalogne Nord, Catalogne du Nord, Roussillon ou Pyrénées-Orientales, traduit plus ou moins l'attachement à une identité catalane[8].

L'Institut d'Estudis Catalan (IEC), l'académie normative de la langue catalane dont le siège est à Barcelone a officialisé le toponyme Catalunya del Nord en lieu et place de Catalunya Nord depuis le 19 juin 2007[9]. À compter de cette date l'ensemble des médias, administrations publiques et universités de tous les Pays Catalans utilisent le terme Catalunya del Nord pour désigner le territoire des Pyrénées-Orientales.

Le terme Catalogne Nord a obtenu une première forme de reconnaissance officielle lors de la session du conseil départemental des Pyrénées-Orientales du , où a été approuvée une Charte en faveur du catalan. Celle-ci déclare en préambule que « La langue catalane, née il y a plus de mille ans, constitue un des piliers de notre identité, du patrimoine et de la richesse du département des Pyrénées-Orientales (Catalunya Nord) ». Le terme Catalogne Nord, écrit toutefois en catalan et non en français, apparaît ainsi pour la première fois sur un document officiel.

Son usage tend donc aujourd'hui à être plus courant, en particulier dans son usage par les touristes de la Catalogne Sud.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Pyrénées-Orientales.
Les Pyrénées-Orientales et les provinces qui occupaient son territoire avant 1790 : le Roussillon et le Languedoc (Fenouillèdes).

Le département des Pyrénées-Orientales est créé, à la Révolution française, en application de la loi du , à partir de la province du Roussillon et d'une partie du Languedoc appelée Fenouillèdes.

Le , Jean-Xavier Bureau de Pusy présente à la Constituante un Rapport sommaire sur la nouvelle division du royaume[10], assortit d'un Tableau des départements, suivant l'ordre du travail[11] dans lequel il propose que « le Roussillon, agrandi par une petite cession du Languedoc », forme un département « termin(ant) la chaîne des Pyrénées ». Il convient de l'exiguïté d'un tel département qui n'aurait que « deux cents lieues (carrées) » de superficie ; mais la justifie par « sa position physique (qui) ne permet pas de l'étendre sans tomber dans une contradiction manifeste avec les motifs qui ont déterminé la division (du royaume) en départements ». « En effet, poursuit-il, le Roussillon, borné au midi par la grande chaîne des Pyrénées, est séparé à l'ouest du pays de Foix, par des montagnes presque incommunicables ; au nord, il est séparé du Languedoc par une autre chaîne de montagnes, et sa limite orientale est bornée part la mer (Méditerranée) ».

Le 9 février suivant, l'Assemblée nationale constituante prend un « décret particulier », portant création d'un « département du Roussillon » ayant la ville de Perpignan pour chef-lieu et divisé en trois « districts » ayant respectivement Perpignan, Céret et Prades pour chefs-lieux.

Elle le réitère le 26 février suivant, dans son « décret général », relatif à la division du royaume en quatre-vingt-trois département, dont l'article 65 du titre II crée le département des Pyrénées-Orientales, ayant Perpignan pour chef-lieu et siège de son assemblée, et divisé en trois districts ayant respectivement Perpignan, Céret et Prades pour chefs-lieux.

Sanctionné par lettre-patente du 3 mars 1790, ce décret général devient la loi des 26 février – 3 mars 1790.

Deux dates permettent de mieux comprendre l'histoire de ce département :

Catalogne (1812-1814).
Département des Pyrénées-Orientales.
  • 1258 : le traité de Corbeil fixe la frontière entre les royaumes de France et d'Aragon, aux Corbières, les Fenouillèdes sortent de la zone d'influence du roi d'Aragon alors que le Roussillon s'y maintient comme toute la Catalogne. Les habitants de l'actuel département appartiennent à deux pays différents et parlent deux langues proches, le catalan en Roussillon, Conflent, Vallespir et Cerdagne et l'occitan aux Fenouillèdes.
  • 1659 : la province du Roussillon et une partie de la Cerdagne sont cédées par l’Espagne à la couronne de France au traité des Pyrénées, à l’exception de l'enclave de Llívia. La frontière politique de 1258 devient alors une limite entre deux provinces du royaume de France.

Malgré la création du département en 1790, les différences se sont maintenues entre les deux entités. Les Catalans utilisent le terme péjoratif de gavatxos pour désigner les habitants des Fenouillèdes et de l'Aude. En fait, ce terme est toujours très répandu en Espagne sous les formes gavatx (en catalan) et gabacho (en castillan). Gavatx pourrait être assimilé au mot Boche en français. Mais il désigne les Français[12]. Il est encore vivace car la dernière invasion de l'Espagne date des guerres napoléoniennes. Dans la partie catalonophone des Pyrénées-Orientales, ce terme a perdu sa connotation agressive et est devenu moqueur, il est plus assimilable au franchouillard usité par les Français, ou au mot Teuton que ceux-ci emploient pour désigner les Allemands.

La couronne espagnole, désireuse de retrouver son ancienne possession, envahit avec ses troupes le département en avril 1793, mais la France le récupéra treize mois plus tard, avec la guerre du Roussillon.

Au XIXe siècle, les Pyrénées-Orientales furent l'un des départements les plus républicains de France. François Arago, homme politique et savant né à Estagel, en est le symbole.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Les 4 circonscriptions des Pyrénées-Orientales.

Actuellement, la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales est Hermeline Malherbe-Laurent (PS), la tête du département depuis novembre 2010.

Administration[modifier | modifier le code]

Les 3 arrondissements des Pyrénées-Orientales.

Pays[modifier | modifier le code]

Les Pyrénées-Orientales sont organisés en 4 pays :

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie du département repose traditionnellement sur l'agriculture, dominée par l'arboriculture (nombreux vergers de pêchers, d'abricotiers et de cerisiers), le maraîchage (salades, artichauts notamment) et la viticulture. Dans ce domaine, les Pyrénées-Orientales se distinguent par une importante production de VDN (vins doux naturels), avec quatre appellations prestigieuses : Banyuls, Maury, Rivesaltes, Muscat de Rivesaltes, sans compter le Byrrh, élaboré dans les caves de Thuir. On produit aussi de nombreux vins secs AOC, rouges surtout, dont l'appellation Collioure est sans doute la plus connue.

L'élevage, en recul pendant plusieurs décennies, semble trouver une nouvelle vitalité, en particulier celui des bovins (production de viande de veau IGP Rosée des Pyrénées catalanes et Vedell des Pyrénées catalanes).

L'Agriculture Biologique trouve dans les Pyrénées-Orientales un lieu de prédilection puisque ce sont près de 10 % de la SAU du département qui sont aujourd'hui convertie à ce mode de production respectueux de l'environnement.

Il faut cependant préciser qu'à peine plus de 8 000 personnes, si on excepte les saisonniers, vivent de l'agriculture. Les entreprises industrielles sont peu nombreuses, et ne peuvent constituer une ressource suffisante pour le département, qui connaît un important taux de chômage (plus de 15 % de la population active). La majorité de la population travaille dans le secteur tertiaire (administration, services, distribution, tourisme**). Le recensement de 1999 donnait les chiffres suivants dans la répartition des actifs :

  • agriculture : 8 227,
  • industrie : 10 389,
  • construction : 8 460,
  • tertiaire : 97 673.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le département compte 454 737 habitants[13]. La ville de Perpignan en regroupe plus d'un quart à elle seule, et plus de la moitié avec sa banlieue. C'est la seule ville importante, et seules les villes de Canet-en-Roussillon, Saint-Estève, Saint-Cyprien et Argelès-sur-Mer dépassent les 10 000 habitants. Les autres villes importantes sont Rivesaltes, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Bompas, Cabestany, Thuir, Céret, Elne et Prades, comptant chacune entre 7 000 et 10 000 habitants. L'arrondissement de Perpignan, avec 337 487 habitants, est celui qui compte le plus d'habitants dans le département. En effet, les deux autres, les arrondissements de Céret et de Prades, comptent respectivement 73 052 habitants et 44 198 habitants.

La répartition par tranches d'âge montre un nombre relativement élevé de personnes âgées de 60 ans et plus (29 % de la population contre 21,3 % pour l'ensemble de la France).

Cette vieillesse de la population a pour conséquence un taux de mortalité supérieur à celui des naissances. Pourtant la population est en augmentation constante depuis plusieurs décennies grâce à un solde migratoire nettement positif. Le département attire en particulier des retraités grâce à son climat agréable, ce qui contribue à la fois à l'augmentation de la population et à son vieillissement[14].

L'évolution de la population du département :

           Évolution de la population  [modifier]
1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
- 110 732 126 692 143 054 151 372 157 052 164 325 173 592 180 794
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
181 955 183 056 181 763 189 490 191 856 197 940 208 855 211 187 210 125
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
208 348 212 121 213 171 212 986 217 503 229 979 238 647 233 347 228 776
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008
230 285 251 231 281 976 299 506 334 557 363 796 392 803 432 112 441 387
2011 2013 - - - - - - -
452 530 462 705 - - - - - - -
Les données proposées pour les années antérieures à 2004 sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie communale en vigueur au 8 mars 1999.
(Sources : Insee, Population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[15] puis population sans doubles comptes à partir de 1962[16] puis population municipale à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les 15 principales villes (population 2009) :

Immigration[modifier | modifier le code]

En 2012, le département comptait 45 726 immigrés[18].

Langues et culture[modifier | modifier le code]

La sardane de la féria de Millas.

La plus grande partie du département est culturellement catalane, sauf dans le Fenouillèdes, au nord, de culture occitane. Le français est la langue communément parlée dans le département, on estime cependant qu'un quart de la population peut parler le catalan[19].

D'après Abel Hugo, en 1835, la langue catalane était la seule en usage parmi le peuple du Roussillon[20].

L'État a historiquement imposé le français comme seule langue d'usage et de scolarisation[21]. Au cours du XXe siècle, beaucoup de Catalans ont encouragé leurs enfants à parler uniquement français. Ils ne leur ont pas toujours transmis la langue catalane de peur qu'elle ne nuise à la maîtrise de la langue nationale[réf. nécessaire].

Édit d'imposition de la langue française dans les actes administratifs au détriment du catalan en Roussillon par Louis XIV.

Néanmoins, la langue catalane reste vivace en comparaison à de nombreuses autres langues régionales. De nombreux rassemblements populaires (aplecs) ont lieu dans le département, et les danses traditionnelles y sont très appréciées, en particulier la sardane. Tous les ans se tient à Prades, l'Universitat Catalana d'Estiu (Université Catalane d'Été). La langue catalane est également enseignée (jusqu'à aujourd'hui sans grand soutien de la part des autorités[réf. nécessaire]) dans les écoles primaires, lycées et collèges, à l'université, ainsi que dans des écoles où l'enseignement se fait en langues catalane et française (écoles primaires la Bressola et Arrels, collèges col·legi Comte Guifré col.legi Pompeu Fabra la bressola).

Durant le XXe siècle, le déclin du catalan a été continu (comme pour toutes les autres langues dites régionales). Certains facteurs récents comme la bonne santé économique de la Catalogne du Sud et l'arrivée du TGV Barcelone-Perpignan, pourraient peut-être inverser cette tendance[réf. nécessaire]. Le conseil général des Pyrénées-Orientales, en sa session du , a approuvé la Charte en Faveur du Catalan[22]. C'est la première fois qu'une collectivité territoriale prend ce genre de position.

Peinture[modifier | modifier le code]

Plusieurs grands peintres sont venus vivre en Roussillon au début du XXe siècle, soit à Céret, soit à Collioure. C'est en grande partie à Collioure, où ont séjourné Henri Matisse et André Derain, qu'est né le fauvisme. Le cubisme s'est quant à lui développé à Céret, fréquenté par Pablo Picasso et Georges Braque à partir de 1911. Aristide Maillol est né dans ce pays et y est resté, sculptant sur le thème de la femme. Céret abrite aujourd'hui un important musée d'art moderne de Céret, fondé en 1950 par Pierre Brune.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Les Pyrénées-Orientales sont un lieu privilégié pour les tournages de films, en particulier depuis les années 2000 grâce à la Commission du film Languedoc-Roussillon Cinéma à Montpellier[23].

Depuis les années 1920, une culture cinéphile dense, avec une longue histoire de ciné-clubs et de nombreuses salles de projections à Perpignan. L'Institut Jean-Vigo, est un lieu unique en France, pour la conservation, la formation et l'animation de cette culture cinématographique[24].

Le département accueille également depuis 1981, l'un des plus importants festivals de courts métrages en France les Rencontres internationales du court-métrage Image In Cabestany qui offre à des réalisateurs amateur ou semi-professionnel la possibilité de diffuser leur création.

Photographie[modifier | modifier le code]

Le festival photographique Visa pour l'image a lieu chaque année à Perpignan.

Musique[modifier | modifier le code]

Musiques traditionnelles[modifier | modifier le code]

  • La sardane, répandue dans tous les pays catalans, est toujours vivace dans les Pyrénées-Orientales.
  • La rumba catalane, originaire de Catalogne, est présente parmi les populations gitanes du département.

Musiques populaires[modifier | modifier le code]

De nombreux artistes sont issus du département, parmi lesquels Cali ou Pascal Comelade, signe d'une scène musicale populaire locale encore riche à ce jour.

Musique classique[modifier | modifier le code]

Pablo Casals ou Déodat de Séverac ont longtemps séjourné dans les Pyrénées-Orientales.

Festivals[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Un exemple de site protégé par le conservatoire du littoral : Paulilles.

Dans les années 1960, le Languedoc-Roussillon a été aménagé pour permettre le tourisme de masse. La Côte Vermeille s'est couverte d'immeubles. Le tourisme s'est beaucoup développé dans le département, notamment avec des stations balnéaires comme Canet-en-Roussillon, Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le Barcarès, qui accueillent de nombreux campings, et de nombreux hôtels, attirés par les longues plages de sable fin. Qui dit tourisme dit attractions touristiques, et pour cela le département est bien équipé ; en effet, il accueille de nombreuses attractions de grimpe aux arbres dans la montagne, de canyoning (naturel et artificiel), ainsi que le plus grand circuit de karting du monde : le Circuit du Roussillon[28].

Patrimoine des Pyrénées-Orientales[modifier | modifier le code]

Perpignan[modifier | modifier le code]

Le Vallespir[modifier | modifier le code]

Les Albères et Côte Vermeille[modifier | modifier le code]

Les Aspres[modifier | modifier le code]

Le Capcir[modifier | modifier le code]

La Cerdagne[modifier | modifier le code]

Le Conflent[modifier | modifier le code]

Le Fenouillèdes[modifier | modifier le code]

  • Site préhistorique du Caune de l'Arago, sur la commune de Tautavel où a été découvert l'Homme de Tautavel[40].
  • CLMH, 2005 L'aqueduc d'Ansignan : pont-aquaduc aux bases romaines (IIIe siècle)
  • CLMH, 2005 Le Chapitre à Saint-Paul de Fenouillet (VIIIe siècle) : décor de gypseries et clocheton heptagonal (XVIIe siècle),
  • CLMH, 2005 Le château cathare Saint-Pierre à Fenouillet (XIe siècle) : seul vestige cathare non remanié par les troupes françaises après son annexion au royaume de France par le traité de Corbeil (1258)
  • Les Gorges de Galamus et l'Ermitage Saint-Antoine, abri troglodyte entre Saint-Paul de Fenouillet et Cubières sur Cinoble (Ve siècle)
  • La forêt de Boucheville (trois influences climatiques : méditerranéenne, atlantique et montagnarde)
  • CLMH, 2005 Notre-Dame de Laval (Xe siècle, XVIIe siècle) à Caudiès-de-Fenouillèdes : retable remarquable (XIVe siècle)
  • Le lac de l'Agly

Le Ribéral[modifier | modifier le code]

La Salanque[modifier | modifier le code]

La plaine du Roussillon[modifier | modifier le code]

Les résidences secondaires[modifier | modifier le code]

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 30,1 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes des Pyrénées-Orientales dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique-Marie-Joseph Henry, Le Guide en Roussillon : ou Itinéraire du voyageur dans le département des Pyrénées-Orientales, Perpignan, J.-B. Alzine, , 354 p. (notice BnF no FRBNF36385065)
  • Jean Villanove, Histoire populaire des Catalans : des origines au XVe siècle, t. 1, J. Villanove, , XII-339 p. (notice BnF no FRBNF34685697)
  • Jean Villanove, Histoire populaire des Catalans : du XVIe siècle à 1714, t. 2, J. Villanove, , 326 p. (notice BnF no FRBNF34715572)
  • Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 1, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 1-573 p. (ISBN 2904610014)
  • Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  • Michel Cadé, Guerre et révolution en Roussillon 1793-1795, Perpignan, Direction des Services d'Archives, , 255 p. (ISBN 2860660208)
  • Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  • Fabricio Cárdenas, 66 petites histoires du Pays Catalan, Perpignan, Ultima Necat, coll. « Les vieux papiers », , 141 p. (ISBN 978-2-36771-006-8, notice BnF no FRBNF43886275)
  • Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
  • Atlas des châteaux et fortifications des Pyrénées-Orientales, Strasbourg, Castrum Europe, Châteaux-forts d’Europe (ISSN 1253-6008)
    Editions du Centre d'étude des châteaux-forts, no 29 / 31
  • Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Montpellier, Les Presses du Languedoc, , 334 p. (ISBN 978-2-8599-8244-7, présentation en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le préfet Philippe Vignes quitte la Mayenne », lecourrierdelamayenne.fr,‎ (consulté le 21 avril 2016)
  2. (Pays de tradition catalane)
  3. habitants.fr, « Nom des habitants des Pyrénées-Orientales »,‎ (consulté le 8 février 2014)
  4. « L'IGN calcule le centre géographique des 96 départements métropolitains », sur www.ign.fr,‎ (consulté le 11 avril 2016)
  5. http://www.ter-sncf.com/languedoc/index.asp
  6. http://ctpm.perpignan.free.fr/news/news.php
  7. http://www.frogbus.com/fr
  8. (ca) Alà Baylac-Ferrer, « L'espai nord-català », sur Site consacré à l'histoire des Nord-Catalans.
  9. (ca) « Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord », sur www.iec.cat,‎ (consulté le 30 juillet 2014)
  10. (fr) Rapport sommaire sur la nouvelle division du royaume, dans Archives parlementaires de 1787 à 1860, première série : de 1787 à 1799, tome XI : du 24 décembre 1789 au 1er mars 1790, pp. 119-120 (consulté le 8 janvier 2014)
  11. (fr) Tableau des départements, suivant l'ordre de travail, Modèle:Opt. cit, pp. 120-125 (consulté le 8 janvier 2014)
  12. Pour les habitants des plaines du Languedoc, les Gavaches sont les habitants de l'arrière pays : Tarn, Aveyron, Lozère. Ces personnes (considérées comme rustres) n'ont cessé de venir peupler les plaines tout au cours des siècles.
  13. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/departement.asp?dep=66&annee=2009
  14. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/departement.asp?dep=66
  15. Structure de la population du département de 1968 à l'année de la dernière population légale connue
  16. Structure de la population du département de 1968 à l'année de la dernière population légale connue
  17. Fiches Insee - Populations légales du département pour les années 2006, 2013
  18. Les immigrés par sexe, âge et pays de naissance, INSEE
  19. CRUSCAT - El coneixement del català
  20. Abel Hugo, France pittoresque ou description pittoresque, topographique et statistique des départements et colonies de la France, Paris, Delloye,
  21. L'interdiction de la langue catalane en Roussillon par Louis XIV.
  22. http://www.cg66.fr/culture/patrimoine_catalanite/catalanite/charte_catalan.pdf Charte pour le catalan en document .pdf
  23. http://www.languedoc-roussillon-cinema.fr/fr/commission/index.php
  24. http://www.inst-jeanvigo.eu/
  25. Site officiel du Festival Pablo Casals
  26. Argeles-sur-mer.com
  27. Pro-festivals.com
  28. http://www.cdt-66.com/static/fr/master/index
  29. http://www.cg66.fr/culture/patrimoine_catalanite/monuments/palais_majorque/index.html
  30. http://www.musee-ceret.com/
  31. Site du Musée d'art moderne de Céret
  32. http://www.cg66.fr/culture/patrimoine_catalanite/monuments/chateau_royal/index.html
  33. http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/ChateauDeValmy.php
  34. http://www.languedoc-roussillon.culture.gouv.fr/fr/0index/01actu/protection_historique/fiches66/ceret_chateau_aubriry.htm
  35. http://www.cg66.fr/environnement/espaces_naturels/paulilles/index.html
  36. http://www.cg66.fr/environnement/espaces_naturels/reserve_marine/index.html
  37. http://fr.argeles-sur-mer.com/articles-mairie-11/37-28-centre-interpretation-albera/
  38. http://www.cg66.fr/culture/patrimoine_catalanite/monuments/serrabone/index.html
  39. http://www.parc-pyrenees-catalanes.fr/
  40. http://www.tautavel.culture.gouv.fr/
  41. http://www.ille-sur-tet.com/le_tourisme/orgues.htm
  42. http://salses.monuments-nationaux.fr/fr/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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